Coup de cœur! Pinot Noir, Saint Clair, 2018.

Saint Clair, Pinot Noir, Origin, Nouvelle-Zélande, Marlborough, 2018, $24.00, sucre : 1 .8 g/l, code SAQ : 10826543.

Cette semaine, je parlais justement de Pinot Noir d’Australie et de Nouvelle-Zélande avec un copain (Ben Major) qui était jusqu’à tout récemment un des conseillers en vin des plus expérimentés à la SAQ. On se rappelait quelques-uns de ces vins qu’on aimait particulièrement. C’étaient des vins qui avaient comme un petit côté viandé que j’aimais beaucoup. Cette harmonie entre ce côté viandé et les notes de cerises fraîches me charmait beaucoup.

Et oh surprise! C’est exactement ce que j’ai retrouvé avec ce vin avec en prime de beaux arômes floraux et un soupçon de grillottes. Bien élégant et d’une certaine finesse avec des tannins presque charpentés et tout en fraîcheur avec une belle acidité, ce vin dégage une belle finale sur des flaveurs d’épices douces, de noyaux de cerises et de légères notes boisées.

Vous ferez de beaux accords avec de la viande de canard, bœuf bourguignon, cailles farcies.

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Charmeur ce Sauvignon blanc de l’Oregon!

Bodewell, Sauvignon blanc, 2017

Bodewell, Sauvignon blanc, 2017, États-Unis, Oregon, 2017, $19.95, cépages : Sauvignon blanc 95.8%, Sémillon 4.2 %, sucre : 3 g/l, code SAQ : 14133971.

Cet assemblage de Sauvignon blanc et de Sémillon donne à ce vin un profil aromatique bien charmeur. Il s’ouvre sur des notes de silex qui s’estompent assez rapidement pour laisser la place à des arômes de tarte au citron, de pamplemousse ainsi que quelques accents herbacés qui lui donnent beaucoup de fraîcheur. Le tout se prolonge en bouche sur une texture assez veloutée et une acidité bien équilibrée entremêlées de saveurs légèrement mielleuses (le Sémillon) et une pointe de zeste de citron. Une belle finale sur une petite pointe d’amertume bien fraîche.

Vous ferez de beaux accords avec du saumon, poissons, sauces légèrement crémeuses, poulet grillé.

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Les  »classiques » de Poderi Colla maintenant en succursale!

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, ‘’Eticetta Gallo’’,/ »Rooster Label » Pian Balbo, 2017, $18.60, code SAQ : 13674362. Disponible dès maintenant en succursale.

Ce Dolcetto est d’un classicisme des plus typique de la région. C’est important à savoir car le Dolcetto a été un peu malmené dans les dernières années par les producteurs ce qui est bien dommage. Il a quelque peu perdu de son lustre et c’est en buvant des Dolcetto de Poderi Colla qu’on comprend ce que le produit doit être.

Sur des notes de fruits rouges (cerises) bien mûrs assez intenses, de notes d’épices douces d’un style plus sérieux que la moyenne mais toujours facile à boire. En bouche, la dominante est sur le fruit avec des tannins de peu à moyennement charpentés et une finale sur des notes de fruits noirs.

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, ‘’Eticetta Gallo’’,/ »Rooster Label » Pian Balbo, 2017

Poderi Colla, Barbera d’Alba, Costa Bruna, 2016, $25.90, cépage : Nebbiolo, code SAQ : 13674371. Disponible en succursale.

Un de mes vins préférés! Sur des notes d’épices douces, de fruits rouges (cerises, fraises), peu boisé, très complexe. Le genre de vin dont on dit qu’on reconnaît le ‘’caractère des raisins’’. Beaucoup de finesse, d’élégance, un vin généreux sur des tannins charpentés, tout en équilibre, souple. En bouche c’est juteux, croquant sur une acidité bien présente. J’en boirais tous les jours!

Poderi Colla, Barbera d’Alba, Costa Bruna, 2016

Quelques suggestions pour le temps des Fêtes!

Alastro, Azienda Agricola Planeta, Sicile, Italie, 2018, $19.95, vin blanc, cépages : Grecanico 70%, Sauvignon blanc 15%, Grillo 15%, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 11034361.

Un beau vin blanc bien aromatique qui s’ouvre sur des effluves de fleurs, de pêches, de miel et d’agrumes. La texture est légèrement grasse et l’acidité bien présente. Le tout créé une belle harmonie avec les flaveurs de miel, de citron et de zeste de citron.  

Alastro, Azienda Agricola Planeta, Sicile, Italie, 2018

Bodegas Breca, Grenache, Vieilles Vignes, Espagne, Calatayud, 2016, vin rouge, $22.95, cépages : Grenache 100%, sucre : 2.8 g/l, code SAQ : 11996456.

Un vin que j’ai particulièrement apprécié sur des arômes de fruits rouges (fraises et framboises) et noirs (mûres) bien frais ainsi qu’une bonne dose d’épices douces et un soupçon de notes boisées. Très frais en bouche avec une texture bien veloutée et des tannins charpentés et tissés serré. Bien équilibré, ce vin démontre une belle extraction et est particulièrement goûteux.

Bodegas Breca, Grenache, Vieilles Vignes, Espagne, Calatayud, 2016

Volver La Mancha, Bodegas Volver, Espagne, Castilla La Mancha, 2016, $22.55, vin rouge, cépage : Tempranillo 100%, sucre : 3.2 g/l, code SAQ : 11387327.

Au départ peu aromatique il s’ouvre par la suite sur des accents de fruits rouges (cerises) et de fruits noirs (mûres) très mûrs ainsi que des notes boisées et un petit côté empyreumatique (une certaine chaleur). Les tannins sont bien charpentés, c’est goûteux, tout en fraîcheur et d’une belle concentration dont les saveurs se prolongent de façon appréciable.

Volver La Mancha, Bodegas Volver, Espagne, Castilla La Mancha, 2016

Joseph Phelps, Innisfree, Cabernet-Sauvignon, Napa Valley, 2017, $39.75, vin rouge, cépages: Cabernet-Sauvignon 80%, Malbec 8%, Petit Verdot 7%, Merlot 5%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 11419616.

De facture très classique et élaboré sur le modèle Bordelais, ce vin exhibe des arômes de cassis, de cerises noires, un soupçon de caramel, de vanille, de chocolat au lait et de notes boisées bien intégrées à l’ensemble. Assez opulent en bouche, les tannins sont bien souples, veloutés, les saveurs sont d’une belle intensité avec passablement de volume et d’amplitude et la persistance en bouche est des plus satisfaisante. Le genre de vin qu’on peut boire maintenant et qu’on peut oublier quelques années dans le cellier.

Joseph Phelps, Innisfree, Cabernet-Sauvignon, Napa Valley, 2014

Emmolo, Merlot, Napa Valley, 2016, $70.00, vin rouge, code SAQ : 12930934.

Un vin des plus charmeur qui exhale des arômes d’eucalyptus (beaucoup de fraîcheur), de bleuets, de légères notes animales, un soupçon de torréfaction et de senteurs florales. Doté d’une belle amplitude sur des tannins charpentés, il laisse percevoir beaucoup de finesse et dégage une finale soutenue sur des flaveurs de torréfaction.

Emmolo, Merlot, Napa Valley, 2016

Patrick Piuze, Méthode Traditionnelle, Non dosé, vin effervescent, Bourgogne, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

Patrick Piuze, Méthode Traditionnelle, Non dosé, vin effervescent, Bourgogne

Champagne Henriot, Brut, Souverain, $57.50, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 8.3 g/l, code SAQ : 13828931.

Une valeur sûre que ce Champagne! Nez qui exhibe des arômes de fruits jaunes, d’agrumes, de poires, d’amandes et pain grillé. Rafraîchissant, aérien, un brin incisif et droit c’est un Champagne on ne peut plus classique.

Champagne Henriot, Brut, Souverain

Domaine Bott-Geyl, Crémant d’Alsace, extra Brut, $28.95, sucre : 4.8 g/l, cépages : Pinot blanc 50%, Chardonnay 30%, Pinot Noir 20%, code SAQ : 13032845.

Nez assez aromatique sur des arômes de fruits jaunes, de levures et de pain grillé. Beaucoup de rondeur et de complexité sur des bulles très fines. Belle sensation de minéralité, acidité assez vive pour du Pinot Blanc (50%) sur une finale bien goûteuse.

Domaine Bott-Geyl, Crémant d’Alsace, extra Brut

Un blanc et un rouge du Sud-Ouest de la France que vous apprécierez!

Cette région de la France représente de belles occasions de trouver des vins à prix raisonnables. De plus on y élabore des vins bien différents d’autres régions de France avec sa palette de cépages bien typiques de la région tels le Colombard et le Malbec. Ces deux vins sont le produit de deux producteurs des plus reconnus soient Bernard Magrez (l’homme au quarante châteaux) et Jean-Luc Baldès dans le Cahors.

L’Aurore en Gascogne, Côtes de Gascogne, France, Sud-Ouest, 2017, $17.00, cépages : Colombard 85%, Sauvignon blanc 15%, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 13331976.

Quel bel assemblage que le Colombard et le Savignon blanc. Ça donne des arômes de fruits exotiques, de fruits jaunes (abricots, pêches), de belles notes florales et des effluves de citron. Ce qui étonne c’est le niveau d’acidité de ce vin qui est assez vive et qui lui apporte comme un vent de fraîcheur. En fait il dégage un petit côté sûrette pas vilain avec des flaveurs de zeste de citron. Vous ferez de beaux accords avec des huîtres et autres fruits de mer nature (sans sauce crémeuse).

L’Aurore en Gascogne, Côtes de Gascogne, France, Sud-Ouest, 2017

Petit Clos Triguedina, Cahors, France, Sud-Ouest, 2016, $21.35, cépages : Malbec 85%, Merlot 15%, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 10778967.

Le Malbec peut produire des vins passablement tanniques. Celui-ci est plus sur la finesse avec une certaine dose d’élégance. D’un producteur réputé, ce vin exalte des effluves de fruits noirs bien mûrs (mûres) ainsi qu’un léger soupçon de menthe des plus rafraîchissant. En bouche ce qui m’a surpris c’est cette fraîcheur et cette finesse qui entourent des tannins presque charpentés mais tissés assez serré. Ce n’est pas une bombe de saveurs mais plutôt un vin qui exhibe une certaine retenue. Bien goûteux!

Vous ferez de beaux accords avec des pièces de bœuf, de viandes grillées et de gibiers.

Petit Clos Triguedina, Cahors, France, Sud-Ouest, 2016

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Une opportunité claire pour les vins issus d’une vitiviniculture durable. Quelle est donc la meilleure certification pour développer cette opportunité en Italie?

Vignoble Salcheto – Vino Nobile de Montepulciano – Equalitas

Dans tous les pays du monde et particulièrement en Italie les consommateurs demandent des vins issus d’une agriculture durable tels des vins bio, biodynamiques, des vins dits ‘’nature’’ et autres types (vins issus d’une agriculture durable). Déjà divers labels ont été mis sur pied afin de baliser les procédures visant à élaborer de tels vins afin d’en assurer la qualité et la provenance et permettre aux consommateurs de se retrouver dans cet univers grouillant de changements.

Simei: Une vitiviniculture durable – Une opportunité pour les entreprises et un potentiel de marché.

Durant le récent salon Simei qui se tenait à Milan (organisé par Unione Italia Vini) divers intervenants se sont réunis afin de faire le point sur ce sujet et plus particulièrement pour le marché de l’Italie. Car il faut savoir que plusieurs labels sont utilisés afin de produire et d’identifier de tels vins en Italie ce qui peut créer de la confusion pour les producteurs et les consommateurs. Des labels tels 3 ‘’R’’ (Reduce, Reuse, Recycle), Viva, SQNPI (Integrated Crop Management National Quality System SQNPI), Equalitas, Tergeo, Ecocert, Demeter et autres sont utilisés. Ne serait-il pas plus simple de n’en avoir qu’un seul et que ce soit clair et simple pour tout le monde? C’est le but visé par tous.

Ces intervenants étaient Giorgio Dell’Orefice (Il Sole 24 Ore), Emanuele di Faustino (Wine Monitor – Nomisma), Alessandro Barbieri (Valoritalia), Stefano Stefanucci (Equalitas), Giovanni Rizzotti (Unione Italia Vini) et se sont rencontrés sous le vocable – L’Agriculture durable – Une opportunité pour les entreprises, un potentiel de marché.

Ce que j’ai trouvé intéressant c’est l’analyse exécutée et compilée par Nomisma qui établissait et quantifiait hors de tout doute le potentiel de marché de ces types de vins. Car, alors que les vins bio, biodynamiques et ‘’nature’’ représentent approx. 10 – 12% des vins sur une base mondiale, il faut bien convaincre les autres producteurs du potentiel de marché pour les stimuler à se joindre au mouvement.

Les tendances consommateurs : quel est donc le potentiel des vins ‘’durables’’.

Emanuele di Faustino de la firme Nomisma nous a présenté les plus récentes tendances.

Tout d’abord alors que les ventes de vins connaissent une croissance de +2.1%, les vins effervescents croissent de +13% et les vins bio de +41% en 2018. Ces derniers représentent définitivement un potentiel.

Parmi les raisons qui motivent les achats accrus des consommateurs on retrouve : les vins qui proviennent de raisins autochtones (45%) et le fait qu’un vin soit de provenance biologique (38%).

Parmi les critères les plus importants qui guident l’achat on retrouve : la réputation du producteur et sa certification (44%) et le respect pour l’environnement (36%).

Que veut dire ‘’vin/agriculture durable’’ pour le consommateur italien? : Respect pour l’environnement (47%), un producteur qui minimise et conserve l’énergie (25%), respect du patrimoine (24%), pratique une agriculture bio (22%).

Cette pratique d’une agriculture durable améliore la perception du producteur et de ses vins tant au niveau prix, qualité que ses caractéristiques organoleptiques.

De plus en plus de consommateurs disent qu’ils achèteront des vins bio au courant de l’année qui vient : États-Unis 40%, Angleterre 34%, Belgique 22%, Chine 35%.

Le marché des États-Unis

Aux États-Unis, 17% des consommateurs achètent des vins certifiés durables (Napa Green, Lodi Certified Green, Certified California Sustainable etc.). Les attributs jugés les plus importants sont : la réduction des pesticides et des fertilisants, réduction de l’utilisation d’eau, respect de l’éco-système et de l’environnement etc.

De plus 43% des consommateurs disent que leur perception du producteur et de ses vins s’améliorent lorsqu’il adopte une telle pratique. Enfin ce sont surtout les milléniaux et génération X qui achètent ces produits. Ils ont tendance à être plus éduqués et ont des revenus supérieurs à la moyenne.

Parmi les non-acheteurs de vins bio, 86% présentent de l’intérêt pour de tels produits et 56% seraient prêts à dépenser plus pour un tel vin.

Observations et conclusions

La situation actuelle indique que ce type de vin est encore un marché de niche (mais promis à une forte croissance), le consommateur est confus quant à sa compréhension de ce qu’est ce type de vin et finalement il y trop de labels sur le marché.

Les opportunités : Les questions environnementales sont jugées très importantes et il faut les adresser avec les produits appropriés ce qui représente un fort potentiel. De plus, les milléniaux et les marchés étrangers représentent un fort potentiel de développement.

Ces observations et conclusions sont valables pour la majorité des marchés mondiaux et ce évidemment à divers degrés. Les vins issus de l’agriculture durable représentent un important potentiel de développement.

Voici donc en résumé les points clés des divers présentateurs :

Valoritalia – SQNPI

Valoritalia a été fondée en 2009 pour répondre à la nécessité de s’adapter au système de contrôle mis en place avec le nouvel OCM Vino, grâce à la collaboration de deux grandes sociétés internationales: Federdoc et CSQA Certificazioni. Par la suite, s’est ajoutée en 2017 la participation de Unione Italiana Vini qui a par la suite quitté la structure de l’entreprise.

Valoritalia est l’organisme de pointe de certification viniviticole en Italie dont les responsabilités sont le contrôle et la certification de l’ensemble des vins (DOC, DOCG, IGP et autres). Ils définissent comme agriculture durable celle ou on n’utilise pas d’OGM, d’engrais chimiques, de pesticides, de fongicides, d’herbicides ni aucun produit dérivé de pétrole.

Les objectifs visés sont : Maintenir la vitalité et la fertilité des sols, augmenter la biodiversité, protéger la santé des animaux et des plantes, stimuler les défenses naturelles et sélectionner des espèces adaptées aux conditions locales.

Depuis 2016, Valoritalia supporte le programme SQNPI (Integrated Crop Management National Quality System) qui est un programme volontaire d’agriculture ‘’intégrée ‘’ qui rencontre les principes précédents. Déjà 22,131 hectares (+111.70%) et 1445 producteurs (+73%) ont été certifiés en Italie.

Tous les producteurs certifiés peuvent s’identifier avec le logo de l’organisation.

Producteurs certifés – SQNPI

Equalitas

Equalitas a été fondée en 2015 par Federdoc et Unione Italiana Vini et plus tard supporté par l’organisme Valoritalia, Gambero Rosso et 3AVino dans le but d’appuyer le développement d’une agriculture durable et d’unir l’ensemble des divers programmes en cours. On dénotait selon diverses sources environ 15 programmes à ce moment.

L’objectif clé chez Equalitas est de diffuser, en Italie, une approche unique de développement durable dans l’industrie vitivinicole, fondée sur des piliers sociaux, environnementaux et économiques. Enfin de développer une marque offrant la meilleure garantie aux consommateurs.

Salcheto – 1er vignoble à être certifié Equalitas

Cette certification a été créé afin d’être appliquée à l’ensemble de la production du vin. Elle est passablement large car elle comprend les trois niveaux de production soient : le producteur (niveau corporatif), le produit fini (raisins, moût, vin) et le terroir/territoire. Elle est basée sur un système de gestion qui dot être intégré à l’ensemble de l’entreprise. Des objectifs mesurables sont identifiés et doivent être rencontrés sur une base annuelle. Ceci permet le développement de rapports qui quantifient l’atteinte de ces objectifs.

Cette approche promeut de bonnes pratiques agricoles : (irrigation, biodiversité etc.), des bonnes pratiques au niveau de la production : (vinification, embouteillage, emballage), de bonnes pratiques sociales : (droits des travailleurs, formation, satisfaction des employés, satisfaction de la communauté), de bonnes pratiques économiques : incl. incentifs pour atteindre des cibles environnementales ainsi que de bonnes pratiques de communication : responsabilité sociale, atteinte des cibles, développement d’une politique de durabilité.

Cette certification a été reconnue comme un modèle d’agriculture durable par Alko le monopole finlandais, orIGin et par la Federation Espanola del vino. Elle a de plus développé un partnership avec l’association Amfori.

Présentement, six Consorzios ont démontré un intérêt à adopter la certification Equalitas soient : Franciacorta, Lugana, Prosecco, Lambrusco, Castel del Monte et Vino Nobile di Montepulciano.

Dans le futur, Equalitas participera avec SQNPI, Viva et Tergeo à l’élaboration d’une norme unique dans le développement de la vitiviniculture durable.

Unione Italia Vini

Giovanni Rizzotti nous a présenté le point de vue l’Unione Italia Vini, organisme principal qui déterminera avec les instances gouvernementales cette pratique commune recherchée par tous les intervenants du milieu.

Cette opportunité de produits durables ne cesse d’être documentée. Une récente étude menée par l’UE (2019) indique que 85% des commerces ont augmenté leurs ventes de produits durables dans les 5 dernières années. Cette croissance était de 10% et plus pour 65% de ces commerces.

92% des commerces s’attendent à ce que ces produits continuent d’augmenter dans les 5 prochaines années. Cette croissance sera de 10% et plus pour 74% d’entre eux. Une étude Engage-minds Hub indique que 48% n’ont pas acheté un produit parce que jugé non durable.

L’organisme reconnaît d’emblée l’opportunité qui se présente à l’ensemble de l’industrie et le besoin d’une seule approche commune tant pour les divers joueurs dans l’industrie vitivinicole qu’au niveau des consommateurs. Pour ce faire, il faudra créer une atmosphère de collaboration entre les diverses parties autant au niveau gouvernemental qu’au niveau des divers Consorzios en Italie.

Il faut aussi reconnaître que les types d’agriculture bio et biodynamique ne sont probablement pas les solutions à long terme à cause de la problématique causée par l’accumulation de cuivre dans le sol avec la ‘’bouillie bordelaise’’. En fait, on note des accumulations de cuivre dans le sol ce qui à la longue l’appauvrit. Il faut donc trouver des solutions qui soient plus holistiques comme celle d’Equalitas par exemple.

Concentrations de cuivre – Tergeo

Selon Unione Italia Vini, la durabilité de la viticulture devrait être presque un impératif pour les régions du pays où la viticulture est plus répandue et où il y a des conflits entre les populations et les producteurs qui sont encore en agriculture conventionnelle avec l’utilisation de produits chimiques.

Conclusion

Compte tenu des changements constants au niveau de la classe politique en Italie et du grand nombre de Consorzios et des divers objectifs de tous et chacun, il me semble qu’il ne sera pas facile d’atteindre cet objectif d’un label commun qui certifiera un système d’agriculture durable. En fait, l’ensemble des joueurs aura à trancher entre les principaux systèmes soient Viva, SQPNI, Equalitas et Tergeo. Le programme Equalitas semble avoir une longueur d’avance.

D’un autre côté, l’importance de l’enjeu du point de vue économique mettra certainement de la pression sur les différents joueurs afin d’atteindre cet objectif. On leur souhaite bonne chance!

Sources:

https://www.ilsole24ore.com/art/vino-sostenibile-uno-standard-unico-filiera-ACYmXG1?fromSearch

https://www.unioneitalianavini.it/

https://www.equalitas.it/en/

http://wineobservatorysustainability.eu/en/sharing/VIVA-Sustainability-and-Culture.9/

www.valoritalia.it

www.tergeo.it

Un Pinot Noir de Niagara-on-the-Lake!

Pinot Noir, Château des Charmes, Niagara-on-the -Lake, Canada, 2017

Pinot Noir, Château des Charmes, Niagara-on-the -Lake, Canada, 2017, $16.95, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 10745495.

C’est un vin bien typé d’un Pinot Noir de climat froid, moyennement aromatique, honnête et bien fait, bien équilibré sur des arômes de cerises, de griottes, d’épices douces ainsi qu’une note de sous-bois. La texture est un peu ferme, les tannins sont peu charpentés (gouleyants) et bien souples et le profil gustatif est similaire à celui perçu au nez, d’où une belle harmonie. C’est juteux, simple et savoureux. Bon rapport qualité/prix!

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Une entrevue des plus enrichissante avec Andrea Sartori, président du Consorzio Tutela Vini Valpolicella.

Lors de mon plus récent voyage en Italie j’ai eu le plaisir de visiter le vignoble de Sartori di Verona dans le Valpolicella. J’en ai profité pour revoir Andrea Sartori propriétaire du vignoble et personnage des plus influent dans le domaine du vin en Italie ayant occupé des postes aussi prestigieux que président d’Unione Italia Vini. C’est en tant que président du Consorzio Tutela Vini Valpolicella que je le rencontrais à nouveau. Déjà en juin dernier, j’avais échangé avec lui lors d’un souper à Montréal et j’avais grandement apprécié son ouverture d’esprit et ses observations franches et songées.

Alors voici dans son entièreté cette entrevue avec Andrea Sartori. J’ai ajouté des notes en fin d’article afin de vous aider à mieux comprendre les divers types de vins et les appellations de la région.

Andrea Sartori, président du Consorzio Tutela Vini Valpolicella et propriétaire de la maison Sartori di Verona.

Entrevue avec Andrea Sartori

V (Vinformateur) : J’ai cru comprendre que vous aviez été président de Unione Italia Vini avant de devenir président du Consorzio Tutela Vini Valpolicella.

AS (Andrea Sartori) : Effectivement j’ai été président de Unione Italia Vini pendant 6 ans. C’était assez prenant comme position car j’ai dû entrer en contact avec un très grand nombre de producteurs, notre propre conseil d’administration était composé lui-même d’environ une quarantaine de producteurs provenant d’un territoire très large. Vous savez nous avions plusieurs bureaux dont Milan, Rome, Vérone entre autres et je devais voyager beaucoup. Alors quand on m’a offert le poste de président du Consorzio je me suis dit que ce serais plus simple comme mandat.

Le bureau du Consorzio n’est qu’à quelques kilomètres de note vignoble alors ça représentait pas mal moins de voyagement. Alors là, je me suis aperçu après quelque temps que ce ne serait pas si simple car le Consorzio est composé de beaucoup de membres de différents types de producteurs avec des points de vue bien différents.

V : La dernière fois que je vous ai rencontré, je crois que c’était fin mai à Montréal, vous disiez que vous aviez une rencontre des plus importante avec le Consorzio et que vous vouliez proposer des changements assez importants au niveau qualité, développement de l’appellation entre autres, qui ne feraient pas nécessairement l’affaire de tous. Qu’est-il arrivé?

AS : Nous avons proposés plusieurs choses qui finalement ont été acceptées et toutes les procédures ont été officialisées par Rome. Nous voulions entre autres, augmenter la qualité des Ripasso en s’assurant qu’un minimum de 10% du moût de l’Amarone serait utilisé lors de la fermentation alcoolique du Ripasso. Le règlement maintenant est de 10 à 15%. Vous avez le choix. Nous avons aussi mis un moratoire de 3 ans sur toute nouvelle plantation.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

V : Parlons du futur de la l’appellation. Le volume actuel provient surtout des vins d’Amarone et de Ripasso et puis des vins de Valpolicella. Ou se situe le plus grand potentiel de développement selon vous?

AS : Si on regarde la composition du volume actuellement, nous vendons dans le monde environ 60 millions de bouteilles. Approximativement 15 millions d’Amarone, 27 à 28 millions sont de Ripasso et le reste qui combine Valpolicella Classico, Superiore et autres représente environ 17 millions de bouteilles. Les ventes d’Amarone et de Ripasso performent très bien avec des augmentations de 7 à 8 % et les ventes de Valpolicella ont un peu plus de difficulté. En fait je crois que depuis le début de l’année nous avons perdu de 5 à 6 % et peut-être dans le meilleur des scénarios ont terminera l’année sans croissance.

Valpolicella est un peu la victime de son propre succès avec l’Amarone et le Ripasso. Conséquemment la majorité de nos efforts iront vers le support de l’Amarone, non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour l’image de la région. C’est un porte-étendard tout comme le sont le Barolo et le Brunello. C’est aussi un symbole pour l’Italie. Je crois qu’on doit travailler encore plus fort avec cette appellation. L’Amarone est distribué dans au-delà de 80 pays. Cependant ce ne sont pas tous les pays qui performent de la façon dont ils le devraient. Au Canada, les ventes vont très bien mais les États-Unis ne performent pas comme ils le devraient. Nous avons encore beaucoup de potentiel de développement dans ce marché.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

La même situation se présente en Europe. En Scandinavie et en Suisse, les ventes vont bien; l’Allemagne présente un bon potentiel ainsi que l’Angleterre, la Belgique et le Bénélux. Donc beaucoup de potentiel encore dans des marchés bien spécifiques. Je crois donc que ça vaut la peine de se pencher plus sur l’Amarone et le Ripasso. Et de plus, les pays asiatiques représentent un énorme potentiel.

Vous savez, le Ripasso c’est un vin unique avec une histoire unique et on y voit beaucoup de potentiel. Théoriquement le modèle pourrait être un niveau de qualité supérieur (NDLR : comme Gran Selezione dans le Chianti). Je ne dis pas qu’il ne faille pas mettre d’efforts sur les autres vins de Valpolicella. Vous savez, il faut se rappeler d’où nous venons. Il n’y a pas si longtemps, il y a environ 25 ans, on faisait des vins de Valpolicella bien simples qui étaient surtout des vins d’entrée de gamme. Alors le succès de l’Amarone et du Ripasso est assez récent comme depuis 15 ans seulement. Nous avons eu du succès avec l’Amarone et le Ripasso.

Quant au Valpolicella, il y en qui disent qu’on devrait limiter la production. Moi je crois qu’il y a de la place pour un bon Valpolicella. Nous sommes en compétition avec les vins de Chianti qui font des vins simples aussi, les vins de l’Australie et autres pays qui sont dans les même niveaux de prix que nous alors je ne crois pas que nous devrions baisser les bras avec les vins de Valpolicella.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

V : Je vois plusieurs pays qui font des vins à partir de la méthode appassimento (méthode utilisée pour l’Amarone et le Ripasso). Comment réagissez-vous à cette situation? L’autre question est selon-vous, quelle est la position de l’Amarone face à cette demande des consommateurs pour des vins moins lourds avec moins d’alcool et moins sucrés.

AS : Quant à la méthode appassimento, plusieurs d’entre nous utilisent des variations différentes. L’idée derrière était de créer un autre segment. Finalement je crois qu’au lieu de créer un segment nous cannibalisons les ventes de Ripasso dans certains marchés.

Dans le monde, on identifie cette méthode à notre région et vice-versa. Nous avons vu plusieurs producteurs d’autres régions ou pays utiliser cette méthode appassimento avec un certain succès. Donc nous courrons deux risques. Perdre cette identification régionale de la méthode appassimento et de cannibaliser les ventes de Ripasso qui va très bien.

Quant aux tendances des vins dans le monde, je ne crois pas que les consommateurs migrent vers des vins plus légers. Les consommateurs veulent des vins rouges robustes qui ont du corps et qui sont dotés d’une bonne structure. Cette tendance se retrouve en Asie, quelques pays d’Europe et certainement en Amérique du Nord. Plusieurs de ces vins ont des niveaux d’alcool de 14 à 15%.

Je ne suis pas pour les vins qui ont des niveaux d’alcool trop élevés ou excessifs. On trouve quelquefois des vins d’Amarone à 16 et 17% d’alcool. Ces vins ne sont pas le genre de vin que nous devrions produire. Il faut retourner à la formule originelle avec des niveaux d’alcool de 15 à 15.5% d’alcool. Je vois les consommateurs préférer des vins autour de 14% d’alcool et plus.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

Les marchés asiatiques aiment bien les vins plus robustes avec de hauts niveaux d’alcool car ils ont des habitudes de consommation axées surtout sur les spiritueux. En Chine, plusieurs boissons traditionnelles ont des niveaux d’alcool d’au moins 15%. Pour eux un vin plus léger ne correspond pas à leurs goûts. En fait, ils ne consomment pas de vin blanc. Les ventes de Champagnes ne sont pas très élevées. Donc ils veulent des vins robustes, goûteux avec des niveaux de sucre résiduel assez élevés de couleur assez foncée et bien fruités.

V : Et que se passe-t-il au niveau de l’agriculture durable dans le Valpolicella? Que se passe-t-il avec la recherche en Italie d’un seul et unique label qui identifie ces vins issus du bio ou autre?

AS : Nous demandons au gouvernement de mettre de l’ordre dans tous les efforts qui vont dans ce sens. Il y a trop d’agendas individuels. Ils visent sensiblement le même but mais c’est le fouillis total présentement. Nous avons présentement 5 à 6 différents protocoles. Dans le Valpolicella nous mettons en pratique les 3 ‘’R’’ (Reduce, Reuse, Recycle) qui est passablement restrictif. Nous avons aussi le SQNPI (Integrated Crop Management National Quality System SQNPI) lequel est moins restrictif. Il y aussi Equalitas, Tergeo, Ecocert, Demeter etc.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

Ce qu’on demande au gouvernement c’est d’identifier et de définir un seul concept, d’unir les producteurs derrière des cahiers de charge clairs et d’élaborer comment le mettre en place. Nos demandes sont très claires à ce sujet. Je ne sais pas quand ça arrivera, mais nous aurons alors une politique commune et une méthode d’identification commune dans notre communication.

Tous les labels existants sont tous bons et vont dans la bonne direction mais avec des niveaux différents de restrictions. Le gouvernement doit donc trancher. Malheureusement nous changeons fréquemment de gouvernement. J’étais tout dernièrement à Rome afin de rencontrer la nouvelle ministre. C’est une dame de Puglia qui est en charge du ministère depuis 2 mois et je ne sais pas combien de temps elle y sera. Dommage car j’avais d’excellentes relations avec le ministre précédent et il nous a beaucoup aidé avec le Consorzio. C’est un des problèmes en Italie. Difficile de faire avancer des dossiers car il y a trop de changements politiques.

V : En tant que président du Consorzio Tutela Vini Valpolicella, quels sont vos challenges les plus importants?

AS : Le plus grand challenge c’est de gérer un grand nombre de producteurs. Il y a maintenant environ 300 producteurs qui sont dans le marché avec des mentalités bien différentes. À partir du tout petit vignoble produisant de 20 à 30,000 bouteilles jusqu’aux plus gros qui produisent dans les millions de bouteilles ainsi que plusieurs coopératives qui sont très importantes. Ces dernières quelquefois n’ont pas de stratégies de développement bien arrêtées et peuvent produire des vins qui ne sont pas bien alignées avec notre stratégie à long terme. Leur priorité est souvent d’être prêt pour le prochain millésime et d’avoir la capacité pour le faire. Ils peuvent lester leurs produits dans le marché à des prix particulièrement bas. C’est une réalité avec laquelle nous devons composer. Une telle attitude ne nous fait pas avancer. On ne peut adéquatement développer l’image de la région avec des produits qui ne répondent pas à nos critères de qualité.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

Nous avons vu des Amarone développés par certaines de ces coopératives dans des magasins de type ‘’discount store’’ à des prix défiants toute logique comme à 9.90 euros. On parle de gros contrats avec ces ‘’discount stores’’.

V : Y a-t-il des développements dans la filière oeno-tourisme?

AS : Pas encore. Nous travaillons sur ce sujet. Nous recevons environ 17 millions de touristes par année à Véronne ce qui inclut Lac Garda et de ce nombre seulement 500,000 visitent les vignobles dans le Valpolicella ce qui est peu. Nous devons améliorer cette situation car le potentiel est énorme. Peu de producteurs investissent dans leur capacité touristique. De plus, ces producteurs sont fermés les fins de semaine, les magasins et vignobles sont fermés les dimanches et de plus, les petits producteurs n’ont pas de personnel qui parle des langues étrangères. Nous devons investir avec les ‘’tour operators’’.  C’est bien dommage car il y a beaucoup de potentiel.

V : Et quel message voudriez-vous envoyer aux consommateurs?

AS : Bien qu’on produise l’Amarone et le Ripasso depuis assez longtemps ce sont des vins possiblement les plus modernes d’Italie. Non pas parce qu’on a planifié cela de cette façon mais bien parce qu’ils sont naturellement modernes. Nous avons été finalement chanceux car nos vins sont modernes et ils rencontrent les besoins des consommateurs d’aujourd’hui. Ils sont axés sur le fruit, leurs tanins sont souples, veloutés et pas trop charpentés, ils sont assez robustes, présentent un beau volume en bouche et sont facile d’y associer divers plats. Tout est là! Ce produit était moderne il y a 100 ans et nous sommes chanceux de voir qu’il l’est demeuré. Un vrai miracle!

Vous savez les vins de Barolo et de Brunello d’il y a 50 ans n’étaient pas aussi agréables alors qu’ils le sont maintenant. Ils étaient très acides et très tanniques. Alors que pour l’Amarone, nous n’avons pas changé grand-chose. De nos jours, nous travaillons sur le niveau d’alcool que nous voudrions autour de 15 à 15.5% pas plus.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

Le climat a changé de façon drastique dans les dernières années. Il n’est pas facile de baisser les niveaux d’alcool avec ces changements. Il fait tellement chaud. Nous devons bien suivre le cycle de la vigne et le niveau de maturité des raisins. Nous devons maintenant irriguer les vignes de temps à autre et planter les vignes à des niveaux d’altitude plus élevés comme à 300 – 400 mètres. Même si nous avons un moratoire de 3 ans sur toute nouvelle plantation, vous pouvez transplanter à plus haute altitude. Cependant vous ne pouvez pas accroître votre nombre d’hectares de vignes. Nous avons approx 8,500 hectares de vignes et ce chiffre demeurera stable pour les 3 prochaines années.

Finalement, nous devons devenir des ‘’smarter marketers’’ ce que nous devons apprendre des Français. Nous devons focusser sur les marchés asiatiques car ils présentent beaucoup de potentiel et d’opportunités. Les vins italiens en Chine n’ont qu’environ 6 à 6.5% de part de marché et nous devons nous accaparer des parts de marché des vins français et des vins australiens.

De plus je ne crois pas que nous fassions le maximum pour bien promouvoir notre région et nous-mêmes les producteurs. Nous sommes encore orientés volume, nous ne sommes pas très orientés marque (brand), nous devons améliorer nos étiquettes et emballages qui sont quelquefois bien simples et trop traditionnels et nous devrions avoir plus d’ambassadeurs de marque. Il y a peu de producteurs qui ont des ambassadeurs de marque et plusieurs producteurs en ont les moyens. Nous devrions mieux apprécier ce que nous avons atteint comme région car quelquefois nous sommes notre pire ennemi.

Il nous est difficile d’ajouter de la valeur à nos produits, à nos marques. Je crois que le niveau de qualité y est. Ce n’est pas une question de changer le produit et notre technologie est définitivement à l’avant-garde. Tout est aligné pour le succès. Nous devons mieux ajouter de la valeur à nos produits et à notre proposition.

V : Merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous exposer vos points de vue sur la situation de la région de Valpolicella.

Un article sur ma visite du vignoble Sartori di Verona suivra sous peu incluant la dégustation des divers vins de la maison.

Sartori di Verona

Notes – Valpolicella

Source: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

La région de Valpolicella se subdivise en 4 appellations :

Amarone della Valpolicella DOCG

Valpolicella Ripasso DOC

Valpolicella DOC

Recioto della Valpolicella DOCG

L’Amarone est issu de la méthode appassimento. La particularité des vins d’Amarone c’est le fait qu’ils sont élaborés en deux phases bien distinctes. Lors des vendanges, les raisins sont d’abord récoltés lorsqu’ils ont un niveau d’acidité plus élevé que les autres raisins destinés aux autres vins de Valpolicella. Puis ils sont mis à sécher selon la méthode appassimento qui consiste à laisser sécher les raisins typiquement pendant plusieurs mois (de 100 à 120 jours) dans des caisses ou sur des grillages dans une pièce bien ventilée. Enfin, ils sont pressés une fois qu’ils ont perdu entre 40% et 50% de leur poids d’origine. Le temps de séchage peut varier d’un producteur à l’autre.

Crédit photo: Consorzio Tutela Vini Valpolicella

Contrairement à la plupart des vins de raisins secs, l’Amarone est pratiquement fermenté à sec, ce qui lui donne un taux d’alcool plus élevé (minimum potentiel de 14%). Il est ensuite vieilli pendant au moins deux ans ou, dans le cas de Riserva, quatre ans. Encore une fois, les meilleurs producteurs dépassent souvent ces minimums, parfois de plusieurs années.

Il se décline en Rosso et en Riserva et peut-être identifié comme provenant de la zone Classico (communes de Fumane, Marano, Negrar, San Pietro et Sant’Ambrogio) ou de Valpantena.

Le Ripasso (DOC en 2010) est obtenu en combinant le vin fermenté de Valpolicella DOC avec le moût de l’Amarone non pressé suite à son élaboration en tant qu’Amarone della Valpolicella DOCG d’où vient son nom : vin de ‘’repasse’’. La deuxième fermentation dure quelque jours et ajoute beaucoup de richesse au vin original de Valpolicella. Comme l’indique Andrea Sartori lors de cette entrevue, le niveau de moût provenant de l’Amarone oscille entre un minimum de 10% et un maximum de 15%.

Il se décline en Rosso et en Superiore et peut-être identifié comme provenant de la zone Classico (même que pour l’Amarone) ou Valpantena. Le niveau d’alcool minimum est de 12.5% pour le Rosso et de 13% pour le Superiore. Il doit avoir vieilli un minimum d’un an.

L’Amarone et le Ripasso sont considérés comme des vins de méthode – appassimento.

Les vins issus de Valpolicella DOC. Cette appellation a obtenu le niveau DOC en 1968. Il faut se rappeler que c’est en 2010, ce qui est quand même assez récent, que le Recioto della Valpolicella et l’Amarone della Valpolicella ont obtenu le niveau DOCG alors que le Valpolicella Ripasso a obtenu celui de DOC.

Ces vins se déclinent en Rosso et en Superiore. Ils peuvent être identifiés comme provenant de la zone Classico (même que pour l’Amarone) ou Valpantena. Le niveau d’alcool minimum pour le Rosso est de 11% alors qu’il est de 12% pour le Superiore. Pour le Superiore, le temps de vieillissement est d’un minimum d’un an. Longtemps considérés comme des vins d’entrée de gamme, on commence à voir de plus en plus des vins qui proviennent de parcelles uniques ce qui ajoute au niveau perçu de qualité.

Le Recioto peut-être élaboré en Spumante (vin effervescent) ou en vins de desserts ou vins de spécialité. Le niveau DOCG a été officialisé en 2010. Il peut être identifié comme provenant de la zone Classico (même que pour l’Amarone) ou Valpantena. Après les vendanges, les raisins sont séchés à l’air pendant de 100 à 200 jours (avec lesquels on peut aussi faire du Ripasso) afin d’atteindre un niveau potentiel d’alcool de 14%. Seules les grappes les plus mûres sont utilisées pour faire ce type de vin. Le niveau de sucre résiduel doit être d’un minimum de 50 g/l.

Sources : www.italienwinecentral.com, www.Federdoc.com http://consorziovalpolicella.it/en/consortium

Coup de coeur que ce Château des Laurets, Puisseguin Saint-Émilion!

Château des Laurets, Puisseguin Saint-Émilion, Bordeaux, 2015

Château des Laurets, Puisseguin Saint-Émilion, Bordeaux, 2015, $27.95, cépages : Merlot 80%, Cabernet franc 20%, sucre : 0.6 g/l, code SAQ : 14070579.

Charmante cette entrée en matière avec un nez sur des arômes de griottes, de cerises et de fraises bien mûres, des accents d’épices douces et ces notes boisées si bien intégrées à l’ensemble. Belle amplitude en bouche et bien goûteux avec des tannins bien structurés et charpentés (l’apport du Cabernet franc) , des flaveurs de fruits noirs et cette petite touche de vanille le tout en un bel équilibre. C’est élégant, d’une belle profondeur avec une finale qui se prolonge de façon bien soutenue. Le genre de vin qu’on peut déguster immédiatement mais qu’on aura plaisir à oublier dans le cellier pour en savourer son vieillissement. Très beau millésime.

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Alors…pourquoi ne pas réessayer un porto?

Barros, Colheita, 1989

Barros, Colheita, 1989, $64.75, cépages : Tinta Barroca 25%, Tinta Roriz 25%, Touriga Franca 25%, Touriga Nacional 25%, sucre résiduel : 132.70 g/l, code SAQ : 12243114.

Un Colheita c’est un porto de type Tawny issu d’un seul millésime dont tous les raisins proviennent de la même année. Il est élevé en barrique pendant au moins sept ans et est embouteillé selon la demande du marché. Quand je vous suggère de réessayer un porto, c’est que la tendance est d’éviter les vins plus ‘’sucrés’’.  Je trouve cela bien malheureux car chemin faisant, on délaisse des vins absolument superbes.

Et celui-ci en est un parfait exemple. Sur des arômes de raisins secs et confits, d’épices douces avec un brin d’alcool, sa texture en bouche est des plus suaves, bien grasse et forme une belle harmonie avec les flaveurs de cassonade, un joli soupçon de mélasse et saveurs de raisins secs. Ce Tawny est particulièrement doux, moyennement intense, tout en finesse et en élégance et des plus agréables à boire.

Et vous ferez de superbes accords avec un fondant au caramel, une tarte tatin, une crème brûlée et des fromages d’intensité moyenne.

Agence Sélections Fréchette – échantillon.

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