Catégorie : Événements/salons de vins – plusieurs vins dans chaque article (Page 1 of 20)

Rencontre et entrevue avec Nicolas Joly

Nicolas Joly et Claude Lalonde (Vinformateur) au Château de la Roche aux Moines, Savennières

Lors de mon voyage dans la Loire avec mon comparse Luc, nous avons eu la chance de rencontrer Nicolas Joly que certains appellent le ‘’Grand Pape’’ de la biodynamie. En fait c’est avec acharnement et conviction qu’il applique depuis 35 ans les principes et la philosophie de la biodynamie au Château de la Roche aux Moine et ses vignobles de La Coulée de Serrant situés dans le très beau village de Savennières.

Nous devions le rencontrer le jeudi et déjà le mardi nous faisions du repérage alors que nous étions dans la région. Nous avons donc fait un ‘’petit croche’’ pour aller brièvement voir le Domaine sans vouloir déranger personne et nous sommes tombés par hasard sur M. Joly. Nous nous sommes présentés un peu surpris de le rencontrer ainsi et du coup il nous dit ‘’mais pourquoi attendre à jeudi, faisons ça maintenant!’’. Et quelle générosité! Il nous accordé près de deux heures de son temps à répondre à nos questions, à nous faire goûter ses vins sublimes et à nous raconter des histoires et anecdotes.

Quelquefois ce n’était pas facile de le suivre dans ses explications qui frisaient à certains moments un certain niveau d’ésotérisme. Car il faut le dire, pour lui la philosophie de la biodynamie ce n’est pas une simple forme d’agriculture, mais bien une philosophie globale de vie. Et quand on parle de la vie sur terre et de l’influence des énergies solaires, stellaires et terrestres sur cette vie qu’elle soit humaine, animale ou végétale, ça peut mener loin.

Si j’avais à résumer ce que j’en ai retenu : c’est que la vie (on parle surtout de vie végétale ici) est le produit d’influences énergétiques fondamentales tant solaires, terrestres et stellaires. Cette vie s’est développée pendant des milliers d’années en symbiose avec ces énergies. Cependant, depuis une cinquantaine d’années, l’industrie phytosanitaire a inondé le monde de la viticulture avec des produits chimiques qui bloquent ces énergies si nécessaires au développement tant au niveau racinaire que du feuillage. La viticulture est devenue complètement dépendante de ces produits chimiques pour générer des rendements aux dépens de la qualité des vins et de la vérité du goût du vin. Ces produits ont complètement changé et masqué au fil du temps le ‘’vrai goût du vin’’. Les vins sont de plus en plus élaborés par des chimistes du vin, des ‘’œnologues’’ qui modifient le profil aromatique du vin.

Château de la Roche aux Moines

De plus la philosophie de la recherche absolue des rendements a amené la viticulture vers une monoculture absolue et à l’utilisation de produits phytosanitaires à l’excès ce qui rend la vigne des plus vulnérable. On sait que les choses vivantes sont toujours intégrées des écosystèmes. Si on enlève cet ecosystème, on augmente les risques de maladies et autres car la vigne n’aura plus développé des mécanismes de défense. Donc selon M. Joly, il faut enttre autres, ramener cette diversité dans la vigne autant dans sa forme végétale qu’animale. Car ce sont ces diverses énergies qui aideront la vigne à prospérer pour longtemps . Il faut cesser cette folie et retourner vers des pratiques qui sont en harmonie avec la nature.

Vignoble de la Coulée de Serrant

Selon M. Joly, le consommateur se fait berner depuis longtemps avec des vins trafiqués qui ne témoignent plus des lieux et appellations desquels ils sont issus. Selon lui, il faut revenir aux vraies valeurs et la biodynamie est une des réponses. Selon lui, il est grand temps que ça cesse.

‘’La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail  et qui agissent comme des catalyseurs de forces.

Si la biodynamie se développe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des goûts que l’on avait oublié, des goûts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des goûts de terroir…Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.’’

‘’Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques.’’

Si vous voulez en savoir plus, eh bien lisez cette entrevue et allez sur le lien suivant qui se trouve sur le site du Domaine : https://coulee-de-serrant.com/la-biodynamie-demystifiee/

Alors, suite à cette belle rencontre nous sommes retournés quand même le vendredi de la même semaine car nous voulions marcher dans le vignoble et nous imprégner des lieux. Quel lieu mythique! Vous ne trouverez pas de vignes comme on en trouve dans certains vignobles ou tout est propret, sans un brin d’herbe entre les rangs. Ici c’est un peu en broussaille avec plein de fleurs partout. On sent et on voit la biodiversité. Des abeilles (le Domaine possède ses propres ruches) et d’autres insectes partout. Et le silence…Vraiment très beau!

Alors que nous revenions vers le Château suite à notre marche, Nicolas Joly revient vers nous avec son camion. Il arrête et nous dit : ‘’J’ai réfléchi à cette question que vous m’avez posée et…’’. Et la conversation reprend pour une autre demi-heure lui assis dans son camion et nous debout dans ses vignes. Finalement, petite anecdote, la conversation a convergée vers la production de sirop de bouleau et de sirop d’érable…Et Luc quelques mois plus tard, a fait parvenir 3 caisses de sirop d’érable ‘’biologique’’, il va sans dire, à Nicolas pour son plus grand plaisir.


Vignoble de la Coulée de Serrant

La biodynamie pour revenir à la vérité du goût

En visitant le Domaine, je suis tombé sur un cadre dans lequel se trouvait comme une lettre qui expliquait la philosophie du Domaine. Je vous l’ai retranscrite :

N’ayant recours au cellier à aucune ‘’chirurgie esthétique’’ qui rend le vin flatteur souvent au détriment de son originalité, tout au long de l’année nous agissons pour aider la vigne à se nourrir de la particularité de nos sols de schistes (prise par les racines) et du microclimat saisit par les feuilles.

Outre les préparations en biodynamie, tout au long de l’hiver nous amenons les moutons d’Ouessant qui nous nettoient les vignes comme de véritables jardiniers tout en les ‘’fumants’’. Dès le printemps nous passons différentes tisanes pour calmer les possibles excès climatiques. Le thym ou des labiés plus globalement (lavande, origan, sarriettes, sauge) réchauffent les sols et peuvent constituer une protection contre le gel. Les nombreuses tisanes d’orties soutiennent l’activité de la sève surtout en période de sécheresse ce qui permet de renforcer la photosynthèse et donc de marquer le raisin des originalités climatiques du millésime. Nous utilisons aussi l’ail qui est une grande amie de la vigne, la grande cousoudre etc.

Pour limiter les effets négatifs de la monoculture qu’est la vigne, volontairement, des parcelles qui ont droit à l’appellation sont laissées en prairie ou en boqueteaux avec présence permanente de différents animaux (ânes, chevaux, chèvres). Un troupeau de 10 vaches et un taureau Nantais – race menacée d’extinction en 1985 – élevé sur les terres du domaine, nous fournit la fumure annuelle nécessaire.

Nous pratiquons cela depuis 35 ans et grâce à la qualité de nos terroirs nos vins peuvent exprimer des goûts 100% issus de la nature.

À ce stade, un vin est thérapeutique.’’

Dégustation des 3 vins

Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC, $69.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924608.

Sur des notes florales, de poires confites, de tabac blond avec comme un soupçon de note acétyle. En bouche la texture est grasse, l’acidité est vive et la longueur…simplement incroyable!


Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC

Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017, $84.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924616.

Sur des notes de coing, d’abricots et de notes florales. La bouche est de plus expressive et légèrement grasse, pratiquement opulente, de plus goûteuse et d’une longueur impressionnante.


Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017

Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015, code SAQ : 11763441

Simplement sublime! Au nez, des notes de pêches, d’abricots, de cire d’abeille, de belles notes florales et un soupçon d’ananas. En bouche c’est l’énergie du vin qui étonne! D’une texture légèrement grasse avec une acidité bien fraîche et d’une longueur incroyable. C’est d’une finesse et d’une fraîcheur. Tellement bon!


Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015

Entrevue complète avec Nicolas Joly

VF : Que pensez-vous de la mode des vins nature?

NJ : Écoutez, vin nature ça ne veut rien dire. Vous pouvez être en chimie intensive et vous pouvez l’appeler vin nature. Ce nom n’est pas protégé, le consommateur se fait piéger. Vous avez des gens qui sont en vin nature qui sont bien vous savez mais beaucoup qui ne veulent pas faire l’effort d’être en bio ou en biodynamie. Ça fait des vins nature qui attrapent le marché et c’est rien. Ça ne veut absolument rien dire.

Ce qu’il faut comprendre c’est en amont. Premier temps, il nous faut parler des changements climatiques. La vie ce qu’on appelle la vie, le printemps ou tout sort de terre, la santé etc. La vie n’appartient pas à la terre. C’est ça le truc clé. La terre reçoit la vie parce qu’elle est un membre du système solaire. C’est ça la clé. Donc aussitôt que vous dites que la terre est un membre du système solaire alors comment ça marche. Eh bien ça marche par des fréquences cosmiques, des longueurs d’onde qui vont réveiller le perce-neige au mois de janvier et la primevère au mois de mars par exemple.

Qu’est-ce qui se passe actuellement? On intensifie d’une manière colossale des ondes qui n’ont rien à voir mais qui sont proches des fréquences cosmiques sous forme de satellites dans toutes couches de la terre. Claude Bourguignon a fait un travail remarquable pour dire que le sol est organisé en couches. Mais l’atmosphère est organisée en couche, tous les scientifiques le savent. Et cette atmosphère actuellement dans toutes les couches vous avez un niveau de pollution via les ondes générées par les GPS de chaque voiture, des téléphone intelligents, les SMS etc. Qu’est-ce qui se passe? Cette intensification des ondes, cette pollution hertzienne autour de la terre ralentit le lien de la terre au système solaire.

Donc, ralentissement du lien de la terre au système solaire. Et qu’elle est la défense de la terre alors qu’elle reçoit moins sa vie? Que font nos gouvernements et les lobbies etc.? Ils donnent le pouvoir à quelques scientifiques qui pensent à seulement 180 degrés. Donc la vie n’appartient pas à la terre. Quand la terre ne reçoit pas la vie, inversion partielle des polarités magnétiques, ça on ne le sait pas, mais quand on vous dit que le CO2 est le responsable, eh bien ce n’est que 5 à 10% du problème. Et on fait des gros marchés, on foute les vieilles bagnoles à la casse et on en achète d’autres. En réalité, la terre reçoit moins la vie qu’avant.

Quand il y a moins de vie, il y a plus de maladies c’est toujours l’équilibre qui se perd. C’est la que la biodynamie joue son rôle, c’est pour ça qu’elle fait le tour de la planète en viticulture. La biodynamie a 10,000 explications, en réalité elle est simple. Chaque préparation c’est un numéro de téléphone portable sur une planète. Et le soleil il a deux numéros de téléphone portable. Chaque préparation est une connexion qui est énergétique à une force particulière. Ça sera comme une aiguille d’acuponcture pour la terre s’il n’y a pas de pollution autour, ça ira très loin. S’il y a utilisation de produits chimiques tout près, la biodynamie ça s’arrêtera comme contre un mur.

Il ne faut jamais faire une expérimentation en biodynamie sans être séparé par au moins 30 mètres d’un autre voisin. Si le voisin au-dessus de vous désherbe chimiquement alors ça n’aide pas. Mais vous avez quand même ramené quand même un peu de vie. L’idéal c’est d’avoir son autonomie et ici je suis presque totalement séparé de mes voisins sauf sur peut-être 100 mètres d’une parcelle de Savennières même le type tout à côté est en bio alors ça fait l’affaire et c’est moins grave.

On fait un autre éclairage. Je vous pose la question suivante. Ou est le millésime 2019? Il ne se passe pas grand-chose, ça commence à peine à sortir de 2mm. Moi je vais avoir plusieurs tonnes de matière végétale qui vont apparaître dans les six mois je l’espère. Ce qu’il faut bien retenir, ces tonnes de matières qui apparaissent chaque année pour un hectare. Ça s’appelle de la matière sèche. 94% c’est de la photo-synthèse. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que mon millésime 2019 lui il est intangible, il est dans l’air. La vigne elle va saisir dans les mois qui viennent c’est de l’intangible. Est-ce que c’est du solaire, planétaire, stellaire? C’est intangible. Elle va l’amener à un niveau visible matériel qu’on peut toucher avec nos doigts, avec nos sens. Et c’est là dans cette transformation d’énergie en matière que la biodynamie existe.

Quand ce que j’appelle cette musique, c’est des harmonies (c’est Kepler qui au 17ième sciècle appelait cette musique …) quand cette organisation musicale est bien amenée il n’y a rien à faire au cellier. Par contre, les 4 drames de la vigne. On m’a conseillé au tout début un désherbant, je l’ai fait un an seulement. C’est quoi? Un désherbant ça tue les micro-organismes du sol. Ça l’attaque par la racine, par la plante ça tue les micro-organismes du sol. L’autre règle d’or : Aucune plante de notre bonne planète n’est capable de se nourrir d’un sol sans l’aide de micro-organismes. C’est-à-dire, je vous sers la sur la table du caviar le plus fin et le plus raffiné je vous mets un sparadrap sur la bouche et je vous attache les mains dans le dos vous n’y avez pas droit. C’est ça un désherbant.

Deuxième temps : on nourrit avec quoi? Des engrais chimiques! C’est quoi un engrais chimique? C’est un sel. Tiens vous pouvez vous faire l’expérience d’un engrais chimique. Vous allez prendre une demi-cuiller à table de sel, vous l’avalez et au bout de 20 minutes vous crevez de soif. Donc le sel chimique appelle l’eau. Donc quand une plante se gorge d’eau, le gros chou que vous achetez au marché vous rendra un litre de flotte. C’est de l’eau qu’on a forcé dans la plante. Aujourd’hui il y a cette chose merveilleuse qu’on veut éradiquer. Les maladies.

Les maladies des plantes ça se combat pas, ça se comprend. Aujourd’hui on les interdit. Donc les maladies arrivent, et on sort les produits traditionnels comme la bouillie bordelaise et la chaux.  L’industrie phytosanitaire a présenté depuis 20 ans des produits qui ne sont plus maintenant suffisants. On a maintenant les produits systémiques qui passent en une demi-heure dans la sève qui l’empoisonnent et qui empêchent ainsi la plante de capter la photosynthèse. Vous n’avez plus le sol, vous n’avez plus la climatologie, qu’est-ce qui vous reste? La technologie. Et cette technologie, elle fait des bons vins mais qui sont apatrides! Ils ne savent plus d’où ils viennent. On peut parfois reconnaître le cépage et encore pas toujours…

C’est ça qui a effectué un retour à la bio et à la biodynamie avec une animosité féroce. Au jourd’hui les gens dépensent 1,500 euros par hectare en produits phytosanitaires. Ça coûte diablement cher! Notre bon Parker, qui est un type très honnête d’ailleurs, il aimait bien le bois neuf. C’est son droit. Moi je dis que lorsqu’un vin est vrai il n’a pas besoin de ce support du bois neuf. Si vous en voulez vraiment allez cueillir des chênes et faites-vous une tisane et vous l’aurez entièrement.

On est arrivé à deux sortes de vins. Le premier, bon et parfaitement technologique et l’autre le vin authentique. Mais pour avoir droit à l’appellation, vous vous placez devant un comité. Des gens bien conventionnels qui jugent les vins (et ça change depuis 2-3 ans). La bio et la biodynamie c’est des ennemis pour eux. On est en train de mettre des spots sur toutes ces bidouilles légales. C’est tout à fait légal. C’est quand même des bidouilles. Immorales mais légales! Donc on a plein de ces gens qui me disent : ‘’Tu nous emmerde avec ta biodynamie. Tu continues l’année prochaine et on les refuse!’’. Au lieu de revenir vers l’origine véritable d’une appellation qui garantissait sur toute la planète l’origine d’un goût ,ça ca été foutu en l’air. Et comme on a appris dans les écoles à goûter le vin en quarante tranches, chaque tranche est remplie par la technologie. C’est comme de la chirurgie esthétique. L’essentiel du vin, son âme n’est pas là.

Quand on regarde le groupe Renaissance et qu’on goûte des vins, première question : soit il y a quelqu’un la-dedans soit ah oui c’est bien mais c’est comme un peu un mannequin qui a été refait avec de la chirurgie esthétique. Un vin fait au silicone. Tout ça pour dire, la presse, ou est la presse? Combien d’articles vous voyez sur les vins aux goûts artificiels. Dans l’industrie alimentaire, dès que vous avez changé quelque chose dans le produit, vous devez le dire. Alors qu’en viticulture elle est exempte de toute transparence. Alors l’omelette aux truffes que vous pouvez acheter dans les restaurants, vous avez une chance sur deux qu’elle soit faite avec de vraies truffes.

La seule chose que je dis c’est que le consommateur a le droit de savoir. Quand vous vendez des bouteilles 200 euros, très souvent elles sont le produit de l’œnologie. C’est un scandale! Alors combien je rajoute de tannins, je fais mon osmose, les bidons de 200 litres qui apportent du gras parce qu’on a appris que c’est ce que les gens recherchent, les levures aromatiques, le phosphate etc. Ces levures quand vous les relevurez, elles veulent crever. On les oblige à vivre en mettant des produits qui ne leur permettent pas de mourir.

Avant les années 1980, il n’y avait que des sélections massales. Chaque variété pouvait avoir jusqu’à 300 espèces, une qui était précoce, l’autre qui était résistante à la maladie etc. On avait de la variété. On a commencé à lancer cet imbécile de clone. Ce qui est intéressant c’est la diversité pas la monoculture. Et ce clone c’est rendu 85% à 90% des vins qui sont fabriqués. Ces clones, ils se réveillent en même temps, ils fleurissent en même temps, ils se récoltent en même temps. Moi je n’ai que des massales pour préserver le goût d’ici. Les vignes ne se vendangent pas nécessairement en même temps. Pour la même variété je peux étaler sur 3 semaines.

Beaucoup de gens pour éviter des niveaux d’alcool trop élevés vendangent trop tôt quand c’est pas mûr. Moi je commence à vendanger à Savennières quand les autres ont fini pour avoir 12.5, 13% sur l’étiquette. C’est des conneries. Vous ne coupez pas une fleur avant qu’elle ne soit ouverte. Donc dans les vins d’ici, quand vous comparez même maturité, même lieu, absolument identique à une semaine d’écart on a des vins bien différents. Ce que je retiens c’est la presse qui ne dit pas la vérité en disant vous avez des bons goûts bidon. Maintenant pour vous consommateurs comment faire pour savoir si c’est vrai, si c’est bon? C’est facile. 

Prenez une bouteille, vous prenez un fond de verre tous les jours, et vous continuez pendant 15 jours. Vous refermez la bouteille et vous ne mettez pas au frigo. Un vin qui est vrai, quand il a reçu la vie, il a été agressé par l’air. S’il est en santé ce vin, eh bien il se défend contre l’oxydation. S’il a été tué par une agriculture stupide et je dirais artificiellement créé beau par une œnologie brillante, au bout de deux à trois jours il s’effondre. Et ces bouteilles là vous les achetez aux enchères à des prix ridicules. Et on se fait dire de ces vins, attendez attendez au moins 5 ans, vous verrez ils seront bien meilleurs plus tard! Et le consommateur achète et se fait avoir.

Mais le test à l’oxydation c’est de loin le mieux. Vous verrez à l’hiver surtout dans les climats froids ou vous êtes il va durer de 2 à 3 semaines (en parlant de ses vins). À l’été un peu moins car les énergies ne sont pas pareilles. Je dirais qu’il durera alors de 8 à 10 jours. Mais c’est un test qu’il faut absolument faire et idéalement vous le faites à l’aveugle. Vous achetez deux bons vins traditionnels et deux bons en biodynamie. Vos premières vous les ouvrez comme ça et vous mettez vos notes de dégustation. Les autres vous vous videz un verre (la bouteille sera environ au tiers). Vous allez la reboucher car vous l’avez ouvert 10 jours avant. Vous servez la bouteille et vous verrez des notes complètement différentes.

Et c’est incroyable. Tout ce qu’on entend : ‘’Protégez ce vin! Enlevez l’air! Mettez du gaz! Achetez-vous un aspirateur à air!’’.  Moi je réponds vous avez une viticulture qui est stupide à ce point? Ce sont deux mondes différents. Je le respecte mais ce n’est pas normal que le consommateur soit ainsi floué. Complètement floué. C’est ça qui est grave. Donc, ça c’est le résultat des courses. Une fermentation c’est pas fait pour durer de 8 à 10 jours. Ils ont tellement peur que ça dérape durant les fermentations. C’est normal, ils n’ont fait que des conneries avant. Les fermentations ne peuvent que partir en peur!

Alors sur les formes c‘est très intéressant! L’onde de forme, chaque forme (c’est la loi des harmoniques). Je mets mille diapasons, j’en sonne un et les mille se mettent à sonner. Donc chaque forme appelle une énergie particulière. Pour moi la barrique c’est le mieux. Parce que vous avez une voute vers le haut pour capter les énergies cosmiques et une autre vers le bas qui tires les énergies terrestres.

L’amphore elle est complètement terrestre. Ce sont comme des antennes. Le clocher d’une église c’est une amphore à l’envers. La vigne elle est déjà très terrestre et pour utiliser une amphore eh bien il faut l’enterrer. Non enterrée elle ne capte pas le terrestre. Pour moi c’est un peu excessif et ça devient une mode. Le vieillissement sous l’eau c’est de la pub. Juste une autre énergie différente.

Ce qui est important c’est qu’un vin exprime un lieu! Si vous voulez qu’un vin exprime un lieu, il faut que votre cave soit en dessous du niveau de la terre. Et les énergies sous la terre c’est important. Les nouvelles caves ne respectent les lois sacrées, ne sont pas en contact avec les énergies terrestres et ce sont ce que j’appelle des cercueils. Il n’y a que du béton et plus aucun lien avec l’extérieur. C’est triste!

Tout ça c’est de la musique. Quand on a compris la philosophie de départ ou l’intangible devient tangible. Comment cela se passe-t-il? Vous avez 3 facteurs. C’est exactement de la musique. Dans la musique qu’est-ce que vous avez? L’acoustique, le musicien, l’instrument de musique. Votre instrument de musique c’est votre lieu, votre vignoble, votre terroir. Il y a des gens qui ont des Stradivarius et qui désherbent. Je connais des vignerons qui n’ont pas de Stradivarius qui savent faire de la très belle musique. Le musicien c’est vos décisions. L’agriculture ce n’est que l’acoustique. Quand vous vous promènerez dans mes vignes essayez d’écouter la qualité du silence. Le silence c’est la capacité d’un lieu à recevoir toutes ces énergies qui vont devenir de la matière. L’intangible qui devient tangible.

…Le premier danger de la biodynamie c’est la monoculture. Si je vous dis quel est votre plat préféré, vous me dites c’est les lentilles et les saucisses, je vous le sers tous les jours. Au bout de 15 jours vous me dites j’en veux plus! La nature, la monoculture elle n’en veut pas. Dons la question quand vous faites des vignes, c’est comment lutter contre la monoculture.

…L’apport du monde animal c’est un secret. Ça change tout quand on ajoute des animaux dans votre lieu. Ça change quoi? Parce que vous mettez le monde animal en contact avec le monde végétal. Il n’y a pas que sa fumure. C’est sa simple présence. Parce qu’au niveau énergétique toutes ces forces sont en interférence permanente. Donc la biodynamie, il faut multiplier le monde animal, c’est les vaches, les chèvres, les moutons, les chevaux et les ânes. À chaque fois que vous amenez le monde animal, sur votre lieu c’est comme si vous ajoutiez une corde à votre instrument de musique.

Prenez un grand chanteur. Son instrument de musique c’est sa voix. Mettez-le à New York à 6 heures le soir dans le métro, il n’y a rien qui se passera. Il faut donc créer un lieu ou il doit y avoir une qualité d’écoute avec deux préparations de biodynamie qui aident à cette réception des énergies (la 502 et la 503). Je suis en train justement de faire un type de préparation biodynamique la semaine prochaine quand les températures deviennent plus bien, on aura franchi l’équinoxe, les lois de l’attraction solaire sont plus fortes que les lois de l’attraction terrestre. Donc le monde peut sortir de terre. C’est une lutte permanente entre le soleil et la terre. C’est extraordinaire! On peut se servir de ces forces.

Donc si vous voulez qu’une biodynamie s’exprime bien, il faut des préparations. Moi je fais les miennes, je ne les achète pas. C’est comme si vous achetiez de la nourriture étrangère pour vous. Mieux vaut utiliser la nourriture du lieu. Tous ces facteurs font que la musique va être plus profonde, plus grande, plus liée au lieu. Et après, je vous donne cet exemple.

Je donne un cours au Japon dans la montagne près de à Tokyo qui est magnifique. Je montre toujours quand je fais des cours comment les énergies interfèrent avec celles de la terre et celles solaires, la lumière, comment ça change la forme des feuilles tout ça c’est très important. Et là vous comprenez les choses plus en profondeur. Les gens ne veulent qu’on parle des solutions gratuites de la biodynamie. Les engrais qu’on utilise ce sont des engrais foliaires alors que la feuille est faite pour bouffer de la lumière. Tout est à contresens aujourd’hui.

CL/LM : La semaine dernière un vigneron en biodynamie nous disait que lorsqu’il écoute sa vigne et qu’elle semble avoir un problème il lui donne de l’information via les préparats. Qu’en est-il vraiment?

NJ : Oui bien oui! La vie sur terre c’est de l’information. Comment on donne de l’information? En premier temps c’est issu du règne humain, puis celui de l’animal, du végétal. À une certaine époque et Steinert vous le dit, à partir du nouvel an, de Noel, les jours commencent à rallonger. Faut un certain pour que dessous ça se mette en marche. Mais entre le 15 janvier et le 15 février, la machine est bien lancée. Rien ne se voit mais tout est là. C’est quoi? C’est ce qui va devenir de la matière. Mais ça dépend encore de la matière. Ce n’est que de l’énergie informée dans un mouvement ascendant. En pensant votre lieu, entre le 15 janvier et le 15 février, vous pouvez guérir des maladies que vous avez chez vous.

…Chaque note de musique a comme arrière-plan une planète. Le LA c’est le soleil. Après quelle octave? Toute la musique classique est développée en 432 hertz jusqu’à la dernière guerre à peu près. Sur une plaque de verre vous mettez du sable. Vous jouez une note de musique. Chaque note donne une forme différente. C’est une force qui est gratuite. La biodynamie est une agriculture gratuite. C’est pour contrer un peu les autres. Ça revient à l’information dont on parlait. Quand je vais au cellier, le LA c’est le soleil. Le 440 hertz au test donne zéro forme. Le 442 ça va plus vite, les gens applaudissent. Mais en 432 vous avez une forme magnifique.

Donc j’ai commandé un diapason en 432 et je commande le Ré. Je joue le LA en 432 et vous prenez un rythme qui est encore plus fort. Vous guérissez le vin! Vous faites baisser l’acidité volatile. C’est extraordinaire! Je le mets sur le dessus de chaque barrique pendant le deuxième tiers de la fermentation pendant environ 5 minutes. Je fais le 1,3,5,7,12 qui est encore plus puissant. La musicothérapie de demain! Ça ne doit pas être de l’électronique, de l’enregistré.

CL/LM : Avez-vous testé avec diapason et sans diapason pour voir les différences?

NJ : Alors c’est très intéressant! Je me souviens on avait une analyse sur une tonne  – je vendange tard alors je cours le risque que la volatile monte – j’étais à 70-75. Alors j’ai fait ça et normalement la volatile ça ne baisse pas. Avec cette technique j’ai perdu 15 points! Juste en faisant ça. Parce que le soleil c’est le milieu du système solaire. C’est celui qui ordonne toutes les planètes. La volatile qui monte c’est une force. Quand vous faites résonner le LA c’est le contact avec les forces solaires. Les principes sont là. Ça sera ça l’oenologie de demain.

Aux œnologues, je leur dis vous savez je trouve très important de voir un médecin de famille. S’il y a une urgence on sait qu’il est là. Si vous regardez, si vous comprenez en profondeur les lois qui permettent d’aboutir à un raisin qui n’existe pas 6 mois avant, le travail de l’œnologue on en a pas besoin. Le vigneron n’a qu’à bien incarner sa vigne après vous n’avez pas besoin d’artifices. C’est moins rentable. Vous savez quels sont les rendements en Champagne présentement? C’est 120 hecto/hectare. C’est du pipi de chat! Alors vous faites passer l’œnologue qui met les levures, qui met le gras et plein de trucs pour un paquet de couillons qui étudient le vin en 40 points et on l’a coupé en tranches de saucisson. Chaque point est bien noté puisque l’œnologue y a vu. Le vin est peut-être parfait mais il n’est pas là. Il est apatride, il est absent. Il n’a pas d’émotions. Pour ce marché là, ça marche.

Quand vous êtes passionné de vin le tout est tellement baratiné, du baratin! Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques. La vigne comme toutes les plantes médicinales ce sont des plantes atypiques. Or la vigne c’est une grosse terrestre. Elle sait plonger et du fait qu’elle plonge elle rêve d’être en haut mais elle n’arrive pas à monter. Alors il faut des tuteurs, des machins. Goûtez au Portugal, la vigne qui poussait jusqu’à 4 à 5 mètres sur des arbres morts. Et la même vigne qui reste au ras du sol, c’est le même sol, le même climat. Vous avez ce monde qui tire en haut et ce monde qui tire en bas.

Redécouvrir l’originalité des plantes, comment vous en servir. Exemple : 5 semaines avant les vendanges vous vous baladez dans vos vignes et vous goûtez le raisin. Vous recrachez car c’est hideux, dégoutant, c’est amer, ça vous bouffe la langue. La vigne elle a 5 semaines pour faire du bon raisin. Et vous pouvez l’aider. Moi je prends 50 grammes de miel (un sucre noble) par hectare, j’ajoute la rose sauvage et vous faites ce lien. Je dynamise pendant 20 minutes et je passe sur les vignes 5 semaines avant. C’est la même chose que quand le matin vous allez au boulot, vous vous êtes couché un peu tard, vous êtes un peu endormi, vous passez près d’un boulanger qui fait cuire son pain et ça vous met en appétit. C’est le même truc pour la vigne. Ça marche bien.

Une fois encore, la vigne ce n’est pas une mécanique, un moteur, C’est un être vivant simple et en lui apportant des choses simples. Et en vous adressant à ce système qui créé des résultats vous avez beaucoup plus d’effets que si vous vous adressez au plan matériel. La biodynamie c’est une gigantesque attaque contre des intérêts financiers colossaux et l’industrie phytosanitaire.

On n’est pas une secte, on est perçu comme l’est la médecine alternative. Mais on ne pourra interdire la vérité. Par contre on peut la retarder. On est au stade ou tous les passionnés de vins se disent mais voilà vous être foutus de nous. Les goûts que vous nous avez décrit sont bidons. C’est pas le goût du lieu, c’est pas le goût de l’AOC. Et là le marché change vite d’où la terrible inquiétude de Bordeaux.

La nouvelle génération est incarnée pour changer des choses. Cette jeunesse sait qu’on ne lui a pas dit la vérité. Elle la cherche. Et quelqu’un qui cherche la vérité finit bien par la trouver. Toute l’éducation qu’on a donnée depuis 50 ans a été géreé par les lois de l’argent.

Moi j’ai reçu ce vignoble de mes parents. Je n’ai jamais eu de soucis de banque. Je viens de le donner à mes enfants. Avec le niveau des transactions les gens ont de la difficulté à faire de l’argent.

CL/LM : Est-ce que vous considérez vos vins comme élitiques?

NJ : C’est élitique. Mais je me demande est-ce que c’est juste d’envoyer mon vin jusqu’en Australie? Probablement pas. Le système est la même s’il est appelé un jour à tomber. Tant qu’il est là on s’en sert. Mais de toute façon, mon rôle est maintenant de parler de biodynamie à ceux qui cherchent un autre son de cloche. Si ça peut les aider dans leur parcours tant mieux. Mais tant qu’il y a ces bidouilles qui sont du vol moral je dis qu’il faut dénoncer. J’ai plein d’ennemis. Ça m’est égal et je me dis que j’ai à transmettre les choses que j’ai appris de ces lois secrètes, comment elle peut créer une agriculture gratuite.

CL/LM : Que voulez-vous dire par agriculture gratuite?

NJ : Elle est gratuite parce que si vous ne dépassez pas un certain rendement, sur un certain lieu adapté à certains produits vous avez à partir du printemps quelque chose de visible, vous n’avez pas besoin de mettre d’engrais, très peu besoin de traiter, ça va aider à diminuer les intrants, surtout si vous donnez à votre vigne des énergies nobles. Si vous lui donnez des énergies destructrices la santé de votre vigne sera moins bonne. C’est pour ça que le monde pharmaceutique ne veut surtout pas entendre de biodynamie. Donc elle est gratuite dans ce sens que c’est la porte d’une agriculture énergétique. Vous ne mettez rien, vous ne mettez rien si le lieu a des rendements adaptés. Vous aurez ultimement un produit hyper sain.

La présence des animaux est aussi importante que leur fumure. Et à la fin je dirais que c’est un produit qui a des propriétés médicinales. Et vous vous dites, pourquoi c’est pas enseigné?

Si vous prenez en compte l’effet sur la santé de l’utilisation de tous ces produits phytosanitaires et ces intrants c’est de loin l’agriculture la moins chère, la meilleur marché même si elle est un peu plus chère. Elle frappe an plein dans le jackpot financier.

Il y a plusieurs expressions de la biodynamie. C’est comme un musicien qui s’achète un violon. Les premiers sons ne seront pas nécessairement les plus beaux. Mais les préparations si elles sont faites correctement auront immédiatement un effet positif sur le lieu. Il faut une certaine hydrométrie, il faut que ce soit le bon moment, il fat que les préparations soient bonnes etc. Ça renforcit la vie microbienne.

Steinert n’a pas créé de recettes. Il a créé des lois de la conscience vis à vis de la vie de la terre. Il a créé une agriculture hyper saine pour le consommateur par des lois énergétiques qui donne la vie à la terre. C’est un don. Après le rouleau compresseur a fait qu’on recherche des rendements optimaux. Mais à la base l’agriculture c’est art énergétique et gratuit. Le chemin il est là.

CL/LM : Est-ce que ce mouvement vers des vins issus de la biodynamie va être long?

NJ : On sent la lutte entre des intérêts opposés surtout à Bordeaux. Le jour qu’ils finiront par comprendre qu’il faut arrêter ces désherbants, d’utiliser ces clones, d’arracher les feuilles au début juillet, ces pratiques ridicules, alors ils comprendront que la vigne c’est un être vivant! Les 30 vignerons qui sont en biodynamie à Bordeaux ne disent pas la même chose que les autres. Aussi ils manquent d’expérience. Pour plusieurs il n’y a pas moyen de les faire bouger d’un millimètre. Le vin se fait avec l’oenologue, avec les levures avec toutes de sortes de machins. Tous ces gens qui font du vin ont droit à zéro risque. Vous avez alors des surtraitements pour assurer des rendements. Et vous n’avez pas l’expression d’un lieu, d’une personne qui vit avec le lieu. Beaucoup ne cessent de demander des dérogations à Demeter. Tous les Demeter n’ont pas les mêmes règles. C’est grotesque!

Et c’est la perception du consommateur qui va changer la donne! Parce que si vous devez faire un vin techno alors prenez-le bon marché. Pas besoin de l’acheter cher. En fait le consommateur a le droit de savoir si le vin est technologique ou s’il est vrai.

La vérité, le besoin de vrai goût c’est vital. Les faux vins sont faits en agriculture conventionnelle avec désherbage chimique, engrais chimiques, les systémiques qui empoisonnent le lien entre la terre et le climat. En fait il ne reste rien de l’appellation avec des œnologues qui passent faire des vins flatteurs. Ça c’est le faux vin.

Le vrai vin c’est aucun de ces artifices. En bio on arrive plus proche d’un vrai vin. Faut trouver un bon lieu avant, faut trouver un viticulteur qui a la fibre, qui soigne ses vignes à partir du cœur. Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.

CL/LM : Parlez-nous de la Renaissance des AOC

NJ : C’est un groupement que j’ai fait pour garantir aux consommateurs la vérité du goût, sa pleine expression car le consommateur il se fait baratiner. Les gens qui sont dans le groupe il y en a 230, et vous êtes sûrs que vous avez le goût du lieu dans leurs vins.

Dans l’ensemble par notre réseau on arrive à savoir ce qui se passe et on goûte constamment à l’aveugle. On s’assure qu’on ressent une émotion quand on goûte. Pas juste des dégustations œnologiques. Pas juste des dégustations par tranches. Car un vin ça doit créer une émotion. Moi le petit défaut dans un vin il ne me gêne pas si l’émotion est vraiment là. La vraie beauté n’est pas une beauté parfaite. Quand un vin est fait par un vigneron qui a des tripes alors le vin il est là. Moi ces vins là je les prend parce qu’ils parlent. Je ne suis pas dans la notion ou il faut que ce soit parfait. Dans les 230 il y en a environ de 30 à 40 qui sont exceptionnels. Si vous voulez la liste tapez Renaissance des AOC (Return to Terroir) et vous avez tout le listing. Tout est gratuit. On a fait deux fois le Québec.

CL/LM : Est-ce qu’un vin en biodynamie a un meilleur potentiel de garde? Est-ce qu’il se bonifie avec le temps?

NJ : Moi mes bouteilles vous pouvez les garder 40 ans. Mais attention. Pas dans des caves électriques. Des vraies conneries bourrées de 50-60 hertz. Il ne faut pas que le sol soit cimenté si vous voulez entrer en contact avec les énergies terrestres. Et j’en garde en altitude. Le potentiel de vieillissement dépend de tellement de facteurs. La biodynamie elle est pour surexprimer l’acoustique du lieu.

Quand je goûte un vin je me pose quelques questions : ou est le lieu, ou est le bonhomme qui l’a fait, ou est la viticulture, ou est la cave? Ça c’est très important.

…Quant au bois neuf, ça a servi à masquer la dilution liée aux rendements.

…Dans le chenin vous avez deux catégories différentes. Vous avez les années de chaleur 95, 97, 2003, 2007 qui caricaturent le vin genre regardez mes gros muscles. Alors les gens adorent. Quand vous allez à l’autre extrême, les années très lumineuses avec moins de chaleur 2002, 2008, 2009, 2016, 2017, ça vous fait des vins beaucoup plus féminins, avec de la dentelle. Alors 2009 est une année plus en lumière et 2007 est une année de chaleur.

CL/LM : Et finalement quelles sont les leçons que vous avez apprises?

NJ : Pour moi en regardant en arrière, ce que la biodynamie m’a apportée c’est la découverte de ce système secret. Et cette découverte conduit bien au-delà de la sphère du vin. Ça vous conduit dans l’éducation de vos enfants, une autre alimentation, ça vous conduit dans vos réflections, vous percevez les choses différemment. Ça apporte des changements colossaux. Je ne voulais pas de dogmes. C’était à l’opposé de ma philosophie. Je dirais par la biodynamie, au lieu de rester dans le vestibule je me suis rendu compte qu’il y avait une maison qui était grande et qui avait un charme extraordinaire. Voila!

La première règle, l’homme est un être libre. Ne jamais dire à quelqu’un tu dois aller dans une telle direction. À celui qui cherche on lui donne des réponses. Chacun doit découvrir ses vérités par lui-même.

Une dégustation ‘’presque parfaite’’…avec les Moustiquaires!

De gauche à droite: Stéphane, Bob, Ben et Claude (Vinformateur)

Les Moustiquaires, des amis de longue date, amoureux du vin, maniaques presque qui se rencontrent pratiquement bimensuellement pour déguster des vins superbes! Je vous les présente : Stéphane dit le Grand Groulx doté d’une mémoire olfactive incroyable, possiblement le meilleur du groupe pour les dégustations à l’aveugle, Benoît coiffé du titre ‘’Major’’ est un des conseillers en vin les plus expérimentés de la SAQ et possédant des connaissances vinicoles qui mériteraient d’être publiées, Bob qui est dans le vin depuis des années, possède une superbe cave surtout axée sur les vins Italiens; croyez-moi, il en a vu passer des quilles et puis il y a votre digne chroniqueur et blogueur.

Hier soir nous avons eu une dégustation d’anthologie avec des vins assez incroyables tous goûtés à l’aveugle. Stéphane nous a fait une bouffe à la hauteur de son talent : des pâtes fraîches avec saucisses chorizo ainsi qu’une key lime pie de son cru. Quel délice!

Ah les dégustations à l’aveugle! Pas évident et pas facile. Certains dépendent des éléments plus techniques tant au niveau visuel, olfactif et gustatif alors que d’autres se fient plus à leur mémoire organoleptique genre…tiens donc, j’ai déjà goûté à un vin comme celui-là…Moi je suis plus du genre technique. Par exemple hier soir, un des vins rouges était de couleur assez pâle et déjà le profil aromatique indiquait qu’il s’agissait soit d’un Barolo ou d’un Brunello de facture traditionnelle. Malgré cette observation initiale sur laquelle j’aurais dû me fier, je n’ai pu identifier le vin car les tannins m’ont fourvoyé. De plus difficulté supplémentaire, nous apportons généralement de vieux vins ce qui modifie passablement les caractéristiques d’un vin.

La dégustation

Bicicleta, Pinot Noir rosé, Reserva, Cono Sur, 2018

Comme vin de mise en bouche, Stéphane nous a offert un petit rosé du Chili, le Bicicleta de Cono Sur. Un beau rosé bien goûteux et très charmeur sur des notes de fruits rouges et doté d’une belle acidité. Petite sensation de minéralité en fin de bouche.


Bicicleta, Pinot Noir rosé, Reserva, Cono Sur, 2018

Tenuta dell’Orneillaia, Masseto, Toscane IGT, 2004, cépage : Merlot 100%

D’une facture bien classique on a d’abord cru à un vin français. Puis au fil de la dégustation nous nous sommes tournés vers l’Italie à cause d’un côté épicé. Finalement ces notes épicées étaient possiblement dues au vieillissement en barrique plutôt qu’au cépage car il s’agissait du Masseto!

Quelle expérience et que d’émotions! Des notes de prunes, de tabac et de raisins assez frais avec un soupçon de noix de coco. En bouche, beaucoup de finesse et d’élégance sur des tannins charpentés tissés bien serré, soyeux et bien enrobés. Et que dire de la longueur interminable en bouche avec une finale sur des notes boisées bien intégrées. Et que dire de son côté sphérique avec beaucoup d’amplitude. Assez incroyable! Comme disait Ben, ‘’C’est comme déguster un excellent scotch’’.


Tenuta dell’Orneillaia, Masseto, Toscane IGT, 2004

Casanova di Neri, Brunello di Montalcino, Tenuta Nuova, 2005, cépage : Sangiovese Grosso.

Pas facile les dégustations à l’aveugle car on croyait être en France dans la région de Bordeaux. Eh non! On était en Toscane!

Sur des notes de prunes, de tabac frais. En bouche la texture était veloutée, l’acidité assez fraîche typique de ce cépage et les tannins étaient particulièrement charpentés passablement plus que le Masseto. Un vin sphérique avec beaucoup d’amplitude et de longueur. On lui aurait donné un autre 10 ans de vieillissement.


Casanova di Neri, Brunello di Montalcino, Tenuta Nuova, 2005

Salvano, Barolo, Riserva, 2011, cépage : Nebbiolo 100%.

Alors là ce vin m’a dérouté! Alors que la couleur assez pâle m’amenait vers soit un Barolo ou un Brunello, les tannins tellement souples et le profil aromatique m’ont amené ailleurs. Il n’était pas typé Barolo avec ces tannins des plus équilibrés. Même alors que je savais que c’était un Barolo, je n’arrivais pas à me convaincre que c’en était un. D’une délicatesse et d’une finesse surprenantes.


Salvano, Barolo, Riserva, 2011

Vin de Constance, Klein Constantia, 1993, Afrique du Sud

Wow! Sur des notes de raisins très mûrs et encore frais, des notes de pêches bien mûres, un soupçon d’orange brûlée et passablement concentré en bouche!


Vin de Constance, Klein Constantia, 1993

Gin, Bar Hill, Juniper and Raw Honey, A Spirit of Vermont

Tellement aromatique ce gin! D’une texture bien grasse et d’une longueur en bouche surprenante. Le genre de gin qu’on boit sans rien ajouter d’autre.  


Gin, Bar Hill

14 vins Coups de coeur du Festival Vins et Histoire de Terrebonne !

Kiosque Arterra

Eh oui cet événement qui a lieu depuis 23 ans est un de mes préférés! Et pourquoi donc me demanderez-vous? Pour plusieurs raisons! Il a lieu à l’extérieur sur un lieu idyllique à la Place l’Ïle-des-Moulins à Terrebonne. En fait c’est l’événement vinicole extérieur le plus important au Québec. Au-dela de 1,000 vins peuvent y être dégustés et plusieurs sont disponibles à la SAQ. Bien que l’événement soit très populaire et attire beaucoup de monde, le nombre élevé de kiosques et l’étendue des lieux fait qu’on n’est pas tassés comme des sardines. On peut aisément se déplacer de kiosque en kiosque et prendre le temps de déguster sans se faire bousculer par d’autres personnes qui veulent y avoir accès.

La sélection des produits du terroir y est des plus intéressante et inspirante. Des camions de rue nous proposent une belle sélection de menus avec plein de tables pour manger. Vous voulez vous reposer? Il y a plein de coins détentes avec de gros coussins. Quant au stationnement, il y a beaucoup d’espaces tout juste à proximité du site incluant un service de navette. Et il fait pratiquement toujours beau! Là je ne sais pas comment ils font…Vraiment un de mes préférés!

Et j’en ai profité! J’y suis allé samedi jusqu’à 16:00 et j’ai goûté une cinquantaine de vins. Je vous fais part de ceux qui ont retenu mon attention. La majorité sont disponibles à la SAQ. Quelques-uns sont disponibles en importation privée (IP). On peut les commander en contactant l’agence qui les importe.

Les coups de coeur

Inniskillin, Tempranillo, Okanagan Vineyards, Discovery Series, 2015, $29.95, sucre: 7.6 g/l, code SAQ: 13980520. Agence Arterra

Super beau! Des tannins à mon goût bien charpentés et tout en équilibre. Surprenant pour un Tempranillo élaboré au Canada. Surprenant!


Inniskillin, Tempranillo, Okanagan Vineyards, Discovery Series, 2015

J. Drouhin, Mâcon-Lugny, Les Crays, 2018, Bourgogne, Maconnais, $21.60, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 13319061. Agence Dandurand

Bien aromatique, d’une texture légèrement grasse et belle sensation de minéralité. Et quel rapport qualité/prix! Superbe alternative aux vins blanc de Bourgogne plus chers.


J. Drouhin, Mâcon-Lugny, Les Crays, 2018, Bourgogne, Maconnais

Beronia, Gran Reserva, Rioja, 2010, $39.75, cépages : Tempranillo 90%, Mazuelo 8%, Graciano 2%, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 11688550. Agence Univins

Un vin sphérique qui offre beaucoup de volume et d’amplitude en bouche avec des notes de fruits bien mûrs. Vraiment très bon!


Beronia, Gran Reserva, Rioja, 2010

Girlan, 448 Alto Adige, Italie, 2017, $19.70, cépages : Chardonnay 40%, Pinot blanc 40%, Sauvignon blanc 20%, sucre : 4.7 g/l, code SAQ : 13916780. Agence LBV International. 

Un vin des plus aromatique, goûteux, vraiment un beau vin! Chaque cépage lui apporte une belle complexité.


Girlan, 448 Alto Adige, Italie, 2017

Ruffino, Libao, Chardonnay, Toscane, 2017, entre $17.00 et $19.00. Ce vin s’en vient à la SAQ!! Agence Arterra

De belles notes beurrées sur les noisettes sans notes de boisé ce qui laisse toute la place aux fruité. Très beau!


Ruffino, Libao, Chardonnay, Toscane, 2017

Clos Mont Blanc, Unic, Chardonnay, 2017, $29.95, disponible en importation privée (IP). Agence Vins ETC

J’ai aimé cette dualité créée par l’assemblage de ces deux cépages. Beau côté beurré, texture veloutée de belles saveurs de fruits bien mûrs et une acidité surprenante qui ajoute beaucoup de fraîcheur.


Clos Mont Blanc, Unic, Chardonnay, 2017

Brunello di Montalcino, Verbena, 2014, $62.95, disponible en importation privée (IP). Agence Vins ETC. 

Un très beau Brunello bien typé sur des tannins bien charpentés ainsi qu’une très belle acidité. Superbe amplitude en bouche et quelle longueur…!


Brunello di Montalcino, Verbena, 2014

Monopole Clasico, Blanco Seco, Espagne, Rioja Alta, 2016, $26.50, cépage : Viura 100%, sucre : 1.3 g/l, code SAQ : 13280646. Agence LBV International

D’une très belle minéralité, sur des notes fruitées et légèrement oxydées sur les noix et les amandes. Quel beau contraste! Vraiment différent.


Monopole Clasico, Blanco Seco, Espagne, Rioja Alta, 2016

Vins intéressants à découvrir!

Clos Mont Blanc, Conca de Barbera, Vin blanc, 2018, $12.65, cépages : Macabeo 60%, Chardonnay 40%, sucre : 2.8 g/l, code SAQ : 13565422. Agence Vins ETC. 

Bien aromatique sur des notes de pommes de pêches et de poires avec une très belle acidité.


Clos Mont Blanc, Conca de Barbera, Vin blanc, 2018

Don David, Reserva, El Esteco, Chardonnay, Argentine, 2018, $16.00, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 13918312. Agence Dandurand

Un très bon vin des plus polyvalent! Très belle minéralité sur des notes crayeuses. Très beau rapport qualité/prix!


Don David, Reserva, El Esteco, Chardonnay, Argentine, 2018

Michele Chiarlo, Roere Arneis, Le Madri, 2017, $20.00, Piedmont, cépage : Arneis 100%, sucre : 2.8 g/l, code SAQ : 13693643. Agence Univins

De belles notes fruitées sur les oranges, nectarines, menthe et tilleul. Différent et bien goûteux.


Michele Chiarlo, Roere Arneis, Le Madri, 2017

Vintage Collection, Umberto Cesari, Sangiovese, 2016, $22.75, sucre : 6.2 g/l, code SAQ : 13187126. Agence Univins

Un vin des plus charmeur comme Cesari sait les faire. De belles notes épicées sur des tannins presque charpentés. Belle amplitude en bouche.


Vintage Collection, Umberto Cesari, Sangiovese, 2016

Colossal, Reserva, Portugal, Casa Santos, $15.25, cépages : Syrah 30%, Tinta Roriz 30%, Touriga Nacional 30%, Alicante 10%, sucre : 7.0 g/l, code SAQ : 13576640. Agence Divin Paradis.

Beaucoup de concentration des arômes, de belles notes de fruits noirs, texture bien veloutée et très belle longueur. Délicieux!


Colossal, Reserva, Portugal, Casa Santos

La Chablisienne, Premier Cru, Grande Cuvée, Bourgogne, Chablis Premier Cru, 2017, $31.25, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 12794178. Agence LBV International

Notes de silex, belle sensation de minéralité. Très beau!


La Chablisienne, Premier Cru, Grande Cuvée, Bourgogne, Chablis Premier Cru, 2017

Un beau vin blanc avec un excellent rapport qualité/prix!

Carrelots des Amants, vin blanc, Sauvignon blanc et Gros Manseng, Côtes de Gascognes, Vignerons du Brulhois, 2018, $10.45, sucre : 2.2 g/l, code SAQ : 11675871.

Agence Sylvestre – échantillon

Il y a de ces régions ou on peut trouver de beaux rapports qualité/prix! Et la Gascogne dans le Sud-Ouest de la France en fait partie. Ce vin assez aromatique est des plus goûteux avec de belles notes franches d’agrumes surtout sur la lime avec un soupçon de pamplemousse ainsi que des notes herbacées. En bouche, le moelleux est équilibré avec des saveurs de fruits passablement concentrées. Très belle acidité et longueur moyenne. Assez incroyable pour un vin de $10.45 !! Avec poissons, crustacés et fromages de chèvre.


Carrelots des Amants, vin blanc, Sauvignon blanc et Gros Manseng, Côtes de Gascognes, Vignerons du Brulhois, 2018

Ce vin est aussi disponible en rosé ($12.70) et en rouge ($12.70) à la SAQ

Carrelots des Amants rosé et rouge

Domaine de la Charmoise. À la recherche de la pureté et de l’essence même du vin!

Jean-Sébastien Marionnet et Claude Lalonde (Vinformateur)

Lors de mon voyage en Loire avec mon comparse Luc Marier nous avons le plaisir de rencontrer Jean-Sébastien Marionnet propriétaire du Domaine de la Charmoise avec son père Henry Marionnet. Le Domaine est situé à Soings-en-Sologne à environ une heure de Tours dans la superbe Vallée de la Loire.

Des vignes Franc de Pied

Tout d’abord ce qui distingue le domaine des autres ce sont ce que j’appelle deux facteurs qualitatifs mais aussi qui peuvent comporter une certaine dose de risque. Environ 10% des vignes sont en Franc de Pied, c’est-à-dire non-greffées. Il faut savoir que cette terrible maladie qu’est le Phylloxéra a détruit l’entièreté du vignoble européen au début du sciècle dernier et que les vignes ont été replantées sur des porte-greffes américains. Celles chez Marionnet ne l’ont pas été (en partie) et sont donc possiblement plus à risque de contacter cette maladie. Par contre mes amis ça donne des vins éclatants avec une personnalité bien à eux.

Des vins sans souffre

De plus plusieurs vins sont élaborés sans souffre ce qui peut déstabiliser un vin si on ne sait pas comment s’y prendre ce qui n’est certainement pas le cas au Domaine de la Charmoise. Les vins sont tout en fruits, d’une belle pureté. Incroyable ce que ça peut donner quant c’est bien fait! D’ailleurs le Domaine a été reconnu comme producteur de l’année 2019 par Bettane + Dessauve!

Et quelle expérience nous avons vécue avec Jean-Sébastien lorsque nous avons dégusté les vins sur une base comparative entre ceux issus de vignes Franc de Pied et de vignes greffées et dans quelques cas de vins de vignes non-greffées et greffées. Incroyable de voir l’impact du porte-greffe sur le profil aromatique du vin.

Des vignes pour le Château de Chambord

Enfin et c’est toute une histoire, Jean-Sébastien et Henry Marionnet sont consultants dans le développement des vins du Château de Chambord qui sont élaborés à partir des vignes originelles de celles que François 1er a fait venir il y a environ 500 ans. En fait, Henry et Jean-Sébastien ont retracé l’origine de leur vieille vigne de Romorantin qu’ils possèdent sur leur Domaine et qui est l’arrière arrière petite fille de cette vigne originelle. Avec les vins produits à partir de cette vigne, c’est la boucle qui est bouclée!

Entrevue avec Jean-Sébastien Marionnet

Henry et Jean-Sébastien Marionnet

CL/LM (Claude lalonde et Luc Marier) : Vous avez une réputation de ne pas faire les choses comme les autres avec les vignes Franc de Pied, le sans souffre et autres. Est-ce un côté rebelle? Comment voyez-vous tout ça?

M (Jean-Sébastien Marionnet) : Rebelle c’est un bien grand mot. On essaye d’innover, toujours en quête du bon goût. Je ne vous apprends rien. Il faut innover pas seulement pour innover, on est dans la recherche du goût et il faut trouver ce qu’il y a de plus pur. Voila.

Il y a deux grandes particularités ici. Le fait d’avoir des vignes non greffées et de faire des vins sans sulfite améliorent le goût du vin. C’est indéniable! J’essaye de faire le vin à mon goût, un vin qui me plaise. J’en bois beaucoup et je veux qu’il soit bien digeste. Puis on veut le faire partager et le faire connaître.

CL/LM : Vous avez dit que vous recherchez ce qu’il y a de plus pur. C’est quoi selon vous la pureté?

M : C’est le raisin. Le fruit, le goût du raisin.

CL/LM : Et les intrants?

M : Moins vous y touchez moins vous en mettez et mieux ça vaut.

Vignes Domaine de la Charmoise

CL/LM : Donc vous êtes loin des labels comme bio?

M : Je n’ai pas besoin de labels de ce genre. Je crois que nous pourrions être considérés comme agriculture biologique. Ça aide toujours. Mais c’est vraiment une démarche commerciale et peux-être j’y viendrai un jour. Peu importe, on verra. Mais vous savez l’agriculture biologique ne parle que de la culture de la vigne. Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave, ils sont logés à la même enseigne que tout le monde. On peut y ajouter une liste d’intrants aussi longue qu’ailleurs. Peut-être avec des doses plus basses. C’est la même chose avec les vins sans souffre. Les gros faiseurs de vins qui arrivent à faire des vins sans souffre depuis quelques années mais quand on regarde leur mode opératoire c’est aberrant! Certes ils ne mettent pas de souffre mais il faut voir tout ce qu’ils mettent à côté pour essayer d’avoir des vinifications sans déviances et qui vont jusqu’au bout et sans problème. Autant mettre du souffre et pas tous ces produits œnologiques qui modifient le goût du vin et qui ne sont pas du tout bons à boire.

Le souffre c’est une avancée œnologique majeure qui a 200 ans qui a été utilisée pour la première fois au milieu du 19ième siècle. Et avant ça, les gens buvaient des vins piqués, dégueulasses et c’est pour ça que les rois de France buvaient des vins imbuvables et c’est pour ça qu’ils les coupaient avec de l’eau de mer, des épices, tout ce qu’ils trouvaient.

Vignoble Domaine de la Charmoise

CL/LM : Ici on s’en tire comment avec le sans souffre?

M : Avec le sans souffre, le premier millésime qui a été fait c’est il y a 30 ans en 1990. Moi je ne fais des vins sans souffre que sur le rouge et pas sur le blanc. Donc c’est la cuvée Première Vendange que vous devez connaître puisqu’il est commercialisé au Québec. Donc le premier millésime c’est 90, donc ce n’est pas moi, c’est mon père qui l’a fait. Il y est arrivé avec une qualité de raisins les meilleurs possible, les plus sains possible avec un bon équilibre richesse et acidité. Et puis vendanges manuelles forcément et ensuite être très rigoureux, très propre à la cave et utiliser des cuves inox (faire des vins sans souffre dans des barriques ce n’est pas conseillé), et il faut bien protéger le vin.

Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave tout est saturé de gaz carbonique. Le jus de raisin, le moût n’entrent jamais en contact avec l’oxygène, l’air. Ensuite en pleine fermentation on fait des analyses quotidiennes de chaque cuve pour voir s’il n’y a pas de déviances et le paramètre le plus sensible, le plus critique c’est l’acidité volatile (la piqure acétique).


Vignoble Domaine de la Charmoise

CL/LM : Quand on goûte au Première Vendange on ne voit pas de différence dans les bouteilles d’une même caisse ni de différences quel que soit l’endroit ou on le déguste. Souvent les vins sans souffre donnent des odeurs plus ou moins agréables. Pourtant on ne retrouve pas ces problèmes chez vous. Qu’en est-il des conditions de transports qui impactent le vin et sur lesquels vous n’avez pas ou peu de contrôle?

M : Je n’ai jamais eu de soucis une fois que le vin a quitté notre maison. Les gros problèmes ne sont pas après que le vin a été fait. Les gros problèmes ils arrivent au niveau de la vinification. Pendant les fermentations pendant que vous avez du raisin en fermentation c’est là que ça peut dévier de façon fulgurante, et ça nous est déjà arrivé, et en une nuit vous pouvez perdre la cuve entière du fait de la montée de l’acidité volatile.

CL/LM : Qu’est-ce qui va créer ces conditions?

M : Alors ce sont plusieurs facteurs, mais le principal c’est que la malolactique se fasse avant la fermentation alcoolique. Une fois que la malo est faite et que la fermentation alcoolique n’est pas commencée les bactéries lactiques qui restent attaquent le sucre qui reste et en attaquant le sucre ça créé de la volatile et puis voila. Si ça se passe il n’y a que le souffre qui arrête tout.

CL/LM : Et un vin nature sans souffre est-ce que c’est réellement sans souffre?

M : Il n’y a pas de législation ou de cadre législatif pour les vins nature. Il n’y a pas de définition. N’importe qui peut en faire supposément. Un vin est nature c’est antinomique. C’est ce qu’il faut dire à vos lecteurs, si vous laissez un verre de vin fermenté naturellement dans un récipient, dans une cuve ou n’importe quoi, ça devient du vinaigre. S’il y a intervention de l’homme ce n’est plus nature. Ou alors, si on parle d’un vin nature, c’est un vinaigre. Celui qui fait des vins nature il le prouve comment? Il va te dire ‘’On utilise des levures naturelles, qu’on produit nous-même’’. Alors c’est pas vrai. Ils en produisent mais c’est infinitésimal. C’est de l’arnaque! En plus c’est assez sectaire, c’est idéologique, et en majorité, pour nous ce qu’on va trouver comme des défauts, pour eux ils verront ça comme des qualités. Alors on ne vit pas sur la même planète. On cause pas le même language. Il n’y a pas d’échanges. Il y a cette mouvance là et elle existe de plus en plus.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Et votre opinion sur la biodynamie?

M : Je ne sais pas. Nous on est plus dans le bio que dans la biodynamie. Mais vous savez c’est assez proche. La biodynamie est en fonction des astres et autres, vous connaissez. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est le but de la viticulture qui est d’obtenir le raisin le plus sain possible. La parole d’Émile Peynaud ça été :’’Donnez-moi le meilleur raisin du monde je ferai le plus grand vin du monde’’. C’est notre travail de tous les jours. Ça commence par les rendements petits à moyens, ensuite il faut un état sanitaire irréprochable, il faut que ce soit aéré, il ne faut pas que les grappes se touchent l’une et l’autre.

CL/LM : Pourquoi planter Franc de Pied?

M : C’est mon père en 1992 qui a planté un hectare de Gamay. Et le premier millésime en 1995 on a vu la différence entre la vigne greffée et celle non-greffée. Et gustativement tout était en faveur des vignes non-greffées. Ça été une véritable révolution. Il y a toujours le risque du Phylloxéra mais pas ici car on a un sol sable avec argile. Alors on vit dans le risque avec le sans-souffre et avec les vignes Franc de Pied.

Suite à notre expérience avec le Franc de Pied, il y a des vignerons de la Loire qui se sont essayés. Mais ils ont malheureusement eu du Phylloxéra.

J’ai 5 parcelles non greffées pour les Franc de Pied dont Sauvignon, Gamay, Malbec, Chenin et Romorantin. Tout ça c’est vinifié à part et c’est qu’une parcelle. Premières Vendanges c’est un assemblage de plusieurs parcelles. J’ai 5 hectares et demi en Franc de Pied sur 62 hectares, presque 10%. Nous n’avons pas l’intention d’élargir le Franc de Pied. Vous savez si un jour il y a le Phylloxera…On ne veux pas prendre ce risque additionel.

À Chambord tous les Romorantin sont Franc de Pied (4 hectares provenant des boutures de la vieille vigne), un hectare en Sauvignon et un hectare en Hors Bois (Arbois) ce qui fait 6 hectares sur un total de 14. La proportion est plus élevée la que chez nous. Les vignes n’existaient plus à Chambord et c’est l’État qui nous a demandé conseil sur les solutions à entreprendre. En fait je suis consultant dans ce projet.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Utilisez-vous la grappe entière?

M : Moi j’utilise toujours la grappe entière. Depuis tout le temps.

CL/LM : Quels sont les implications de cette utilisation de la rafle entière?

M : Tout dépend du temps de macération, de la cuvaison. Si vous le faites sur une période 3 semaines vous pouvez avoir des problèmes de goût de rafle. Moi c’est 8 jours de macération. On décuve au bout de huit jours et je presse en grappe entière. C’est 62 hectares ramassés à la main (à un passage) dans les petites caisses de 15 kg et ça dure un mois. Si on a besoin de trier ce sera sur pied. Surtout pas de table de tri parce que le fait de vinifier en grappes entières il faut que la grappe arrive la plus intacte possible. Moins elle est manipulée moins il y a de raisins écrasés, le mieux ce sera. Car le but de la macération carbonique intra-cellulaires c’est que le jus fermente à l’intérieur de chaque baie de raisin.

Donc c’est ramassé dans des petites caisses et chacune de ces petites caisses sont vidées directement dans les cuves inox sous gaz carbonique. Et la macération est pour huit jours. La seule chose c’est que je règle la température à 30 degrés dès l’encuvage. Il n’y a pas de levures et il n’y a pas de souffre et il n’y a rien d’autre. Et là, la fermentation alcoolique elle explose. Plus besoin de faire autre chose. Et il n’y a pas de remontage. Je n’y touche pas. Donc cuve inox fermée et aucun vieillissement sous-bois.

CL/LM : Et vos rendements?

M : On est entre 40 et 45 hl/ha un peu moins en blanc qu’en rouge.

Gamay de Bouze

CL/LM : Parlez-nous des cépages oubliés.

M : J’en ai qu’un. Le Gamay de Bouze. On pourrait ajouter le Romorantin mais il n’est pas oublié celui-là. Nous étions parmi les seuls à en produire. C’est un cépage à jus rouge de Bouze-les-Beaune qui est un village au-dessus de Beaune et qui a été observé pour la première fois au milieu du XIX siècle et il a été planté dans ma région ainsi qu’en Beaujolais et bien sûr un peu en Bourgogne. On en voyait au milieu de la Côte de Nuit avec le Pinot Noir et il y a 25 à 30 ans en arrière il avait droit à l’appellation AOC Touraine. Puis il a été déclassé de l’appellation par l’INAO et est maintenant classé en IGP. Les gens l’ont arraché pour replanter en Gamay Noir à jus blanc classique. Et c’est comme ça qu’il a complètement disparu. Et nous on en a toujours fait avec un bon hectare de vigne et toujours fait une cuvée à part.

CLLM : Quelles sont les raisons qui vous motivent à ramener un tel cépage?

M : Déjà c’était un cépage traditionnel de Touraine, mon père en avait planté au début de sa vie. Donc au départ il avait droit à l’appellation et on mélangeait avec le Gamay Noir à jus blanc. Et une fois sorti de l’appellation il en a fait une cuvée à part. Ça donne un goût vraiment différent du Gamay et il n’est qu’en mono-cépage. Il ne faut ressortir un cépage sur le seul fait qu’il a été oublié. Il faut qu’il soit de qualité. C’est déjà fastidieux et très long. Il faut attendre de 20 à 25 ans pour savoir si ça donnera quelque chose d’intéressant.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Quel est l’âge des vignes?

M : Les premières ont 60 ans. En fait ça va de 60 à 40 ans. Après il y a de jeunes vignes qu’on a replantées.

CL/LM : Il y a toujours eu de la vigne ici?

M : Alors moi je suis la 3ième génération car c’est mon grand-père qui en 1921 a débuté le tout. Il a fait la guerre 14-18 et il s’est marié avec ma grand-mère et c’est un terrain de ma grand-mère paternelle.

CL/LM : Et les changements climatiques ça vous affecte comment?

M : Dans la Loire nous sommes quand même la partie la plus septentrionale de la France. Ça a plus de bon que de mauvais pour nous. Depuis le début des années 2000 c’est plus facile. Déjà on vendange plus tôt et c’est mûr. Il y a eu des années ou on ramassait à peine mûr. Les vins s’en trouvent grandement améliorés.

En 2018, ça été très pluvieux puis le restant de l’été ça été plein soleil. Puis on a eu des problèmes de sécheresse sur certaines parcelles et de jeunes vignes. Vers la fin août la maturité a été bloquée tellement il faisait chaud et la vigne avait soif. Puis ça c’est débloqué et on des maturités dingues et un bel équilibre. Et depuis 2014 c’est la qualité incroyable dans la Loire. La dernière année difficile ça été 2013.

Alors on va boire un coup? … Alors on va commencer par le Romorantin puis il y a les Sauvignons.

La dégustation

Jean-Sébastien Marionnet

Les blancs

La Pucelle de Romorantin, vin blanc de garde, 2016, $35.00, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12825798.

M : On a la chance d’avoir la plus vigne de France qui a 180 ans qui fait partie d’une toute petite parcelle que l’on a. Donc c’est du cépage Romorantin et il y a 10 ans on a fait du bouturage que l’on a multiplié en pépinière et sans être greffées. Au bout d’un an la pépinière nous les a redonnées et on les a plantées tout à côté de cette très vieille parcelle (sa mère). Et donc on l’a appelée La Pucelle de Romorantin car c’est la fille de Provignage (le nom de cette vieille vigne). Je le sers avant le Sauvignon car ce dernier est très exhubérant et plus aromatique.

C’est François 1er qui il y a près de 500 ans a fait venir du Romorantin pour les planter au Château de Chambord. Il a fait venir 85,000 plants de vignes de Beaune pour un vin blanc et semble-t-il que c’était du Romorantin. Ce qui fait que notre vigne est l’arrière arrière petite fille de cette vigne qu’a fait venir ce monarque.

On a fait expertiser ces vignes pour s’assurer de leur provenance. Le Romorantin est un fils direct du Pinot Noir et du Gouais Blanc tout comme le Chardonnay comme le Gamay et comme le Melon de Bourgogne. Il y en a en fait 13 descendants.

Notes de dégustation (tous) : Peu aromatique ce vin s’exprime pleinement en bouche. Vin de plus goûteux bien délicat avec un moelleux un peu ferme, une acidité assez fraîche sur des notes de noyaux et de zeste de citron. Petit côté mielleux avec une belle profondeur aromatique. Ce vin provient d’un sol argilo-calcaire. C’est le seul terroir qui est comme ça, alors que les autres parcelles sont argile et silex. Le Romorantin fait de vrais vins de garde et le vin doit vieillir quelques années en bouteille (3-4 ans) avant de l’ouvrir. Ce vin a 3 ans et il commence à être bien.

Il provient de pressurage en grappes entières et en cuve inox et il n’y a pas de malo. Ce vin ne se prêterait pas à la malo car y a beaucoup d’acidité dans ce cépage.


La Pucelle de Romorantin, vin blanc de garde, 2016

Nous avons dégusté les deux prochains vins en comparaison : Vinifera Sauvignon Blanc 2017 (non- greffé) et le Sauvignon blanc Classique (greffé) afin de déterminer l’impact du porte greffe sur le profil aromatique des vins.

Domaine de la Charmoise, Sauvignon blanc, 2017, $19.20, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 12562529.

Le Vinifera Sauvignon blanc n’est malheureusement pas disponible pour le moment.

Maintenant on passe au Sauvignon Blanc 2017 greffé et non-greffé ou tout le reste est identique. C’est en souvenir de la souche-mère européenne Vitis Vinifera. Toute la gamme Vinifera est non greffée.

Notes de dégusattion (tous) : Voyons voir l’influence du porte-greffe. Les non-greffées sont bien aromatiques mais avec un profil un peu moins explosif avec plus de matière avec une texture légèrement plus grasse. Le profil aromatique est plus profond et plus tendu. La chair du vin est différente et plus ferme. Le Sauvignon Blanc greffé lui est très aromatique est très beau avec des notes d’agrumes. Les vins de vignes non-greffées demeurent jeunes plus longtemps dans le temps. L’autre va commencer à décliner alors que l’autre demeurera stable. Ce vin non-greffé est approximativement 60% plus cher que le greffé.

Le Sauvignon de vignes greffées sont produits à 100,000 bouteilles alors que les non-greffées à 6,500 bouteilles.  En 2018 on a tout pressé directement et passé à la cuve.

Vinifera Chenin Blanc 2017, ce vin n’est malheureusement pas disponible pour le moment.

Franc de Pied (planté en 1979) également en Chenin sec. Chenin c’est une toute petite parcelle d’un quart d’hectare. En général les producteurs de Chenin dans la Loire produiront un assortiment assez complet des vins secs au liquoreux. Nous on en a peu et on le fait strictement en sec. Et les moelleux ça se vent moins parce que probablement trop sucrés. Comme les Sauternes qui se vendent moins.

Le nez est bien différent des Chenin typés. Bien difficile d’identifier un tel vin à l’aveugle. Possiblement comme un cépage blanc du Sud-Ouest de la France. Quelques notes de pommes vertes, soupçon de miel, plus pâle que le Sauvignon avec une très belle acidité assez vive pour un Chenin. Vraiment excellent!!


Vinifera Chenin Blanc 2017

Les rouges

Henry Marionnet, Premières Vendanges 2017, $25.35, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 12517875.

Gamay à jus blanc 100%, sans sulfites, qui a été fait pour la première fois en 1990. Premières Vendanges pour témoigner des premières vendanges faites au début de notre histoire. Les vins alors n’étaient faits qu’avec du raisin et pas de produits œnologiques. Ça sent le raisin! Un peu comme si on se mettait le nez dans un casseau de fruits tant au nez qu’en bouche. C’est ce qu’il y a de plus pur! Un vin à boire un peu frais et il faut le préciser. Donc à servir de 12 à 14C. Un vin à acheter !!


Henry Marionnet, Premières Vendanges 2017

Henry Marionnet, Renaissance Gamay 2018 (2017 disponible),$30.75, sucre : 4.2 g/l, code SAQ : 13196815.

Premières vignes plantées par mon père en Franc de Pied en 1992 et est vinifié sans sulfite. Le premier millésime était en 1995. Premières Vendanges c’est greffé et sans sulfites alors que celui-ci est non-greffé et sans sulfites. C’est toujours en Gamay Noir à jus blanc.

Beaucoup de fruits rouges avec quelques notes épicées (cannelle) ainsi que quelques notes de bonbon anglais. On y voit l’influence du porte-greffe entre le Premières Vendanges et le Renaissance. On parle du même terroir mais pas du même millésime. Tout les reste est identique sauf l’âge des vignes ou celles-ci ont 27 ans alors que les précédentes ont environ 50 ans. Le potentiel de vieillissement est élevé car c’est celui qui se garde le mieux.


Henry Marionnet, Renaissance Gamay 2018

Gamay de Bouze – Cépages Oubliés. Ce vin n’est pas disponible au Québec.

Ce cépage provient de Bouze les Beaune qui est situé au-dessus de Beaune. Il a été observé au milieu du XIX siècle en Beaujolais, en Touraine. On pouvait aussi en trouver en Côte de Nuit en Bourgogne. Il servait à colorer les autres vins, à leur donner du corps et de la matière. Il était appelé cépage médecin car il corrigeait les défauts des autres vins. En Loire on avait le droit de l’assembler avec le Gamay à jus blanc. On peut le reconnaître lors des vendanges car son feuillage devient tout rouge.

De couleur plus foncé presque opaque avec des tannins tissés bien serré et bien présents. Vraiment très bon! Avec des plats en sauce, viandes avec sauce ou farce aux canneberges.


Gamay de Bouze – Cépages Oubliés

Autres vins disponibles à la SAQ mais non dégustés lors de notre visite.

Henry Marionnet, Provignage, 2014, $86.00, disponible en exclusivité à la SAQ Signature.


Henry Marionnet, Provignage, 2014

Domaine de la Charmoise, Gamay, 2018, $17.70, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 329532.


Domaine de la Charmoise, Gamay, 2018

Henry Marionnet, Vinifera, Gamay, 2014, $23.55, sucre: 2.2 g/l, code SAQ : 11844591. Ce produit est épuisé et malheureusement non disponible.

Le futur – les projets

CL/LM : Quels sont les projets futurs?

M : J’ai beaucoup de projets et de cuvées. Beaucoup de travail avec les vins sans souffre et les vignes non-greffées. Beaucoup de travail avec les vieilles vignes et les cépages oubliés. On vise un virage encore plus qualitatif dans tous les aspects viticoles et vinicoles du vin et non pas strictement plus de volume.

CL/LM : Merci beaucoup de votre générosité ça été un réel plaisir de vous rencontrer!!

Découvrez la créativité, la finesse et l’élégance des vins de Te Awa et de Villa Maria de Nouvelle-Zélande!

Vignobles Te Awa

La Nouvelle-Zélande…Serait-ce le paradis sur terre? Avec ses paysages incroyables et sa faune particulière comme nulle part ailleurs, c’est un endroit bien singulier et quelque peu mystérieux. Et ajoutez à tout cela ses vins d’un charme et d’une finesse étonnants. Comme c’est le cas chez les vignobles Te Awa et Villa Maria.

J’ai fait la rencontre de Richard Painter Winemaker chez Te Awa vignoble d’environ 150 hectares dont 100 sont plantés de vignes dont la maison mère Villa Maria a fait l’acquisition en 2012 ce qui en a fait le plus grand propriétaire de vignoble de la sous-région de Gimblett Gravels de Hawkes Bay en Nouvelle-Zélande. Lors de cette rencontre nous avons donc dégusté les vins de ces deux maisons.

Richard Painter, winemaker Te Awa

Plus spécifiquement, le site de Te Awa était traditionnellement utilisé pour le pâturage des moutons et d’autres activités agricoles. Il a été intégré dans les activités viticoles en raison de la consistance unique de son sol graveleux déposé par l’ancien fleuve Ngaruroro, qui ont été exposés après une énorme inondation dans les années 1860.

Carte vignoble Te Awa

Les sols sont d’ailleurs composés d’alluvions, de limon et de sable ce qui leur confère des caractéristiques inhérentes à leur profil aromatique distinctif dont une grande finesse et une belle profondeur. Les températures chaudes, les faibles précipitations et la perméabilité des sols créent un mélange presque paradoxal de cohérence et de complexité. En fait, la région produit certains des Cabernet Sauvignon, Merlot, Syrah et Chardonnay les plus recherchés de Nouvelle-Zélande.

Vignoble Te Awa

Les parcelles et vins de Kidnapper Cliffs, Te Awa Single Estate et Left Field ont tous des racines profondes sur le site de Te Awa. La dégustation des vins de Te Awa a portée surtout sur les vins de Left Field nom bien intéressant qui a sa source dans le baseball américain. L’expression Left Field indique une dose de folie et de créativité qu’on retrouve non seulement dans les vins mais aussi dans les habillages des différents vins.

Logo Left Field

La dégustation

Dégustation des vins de Villa Maria et Te Awa – agence Dandurand

Cette dégustation a eu lieu sans avoir aucune notion des prix. Ce n’est qu’une fois terminée qu’on a su à quel point le rapport qualité/prix de ces vins était exceptionnel! J’ai beaucoup apprécié ces vins que j’ai trouvé en finesse, laissant pas mal toute la place aux notes de fruits. On est loin des blockbusters de fruits confiturés. En fait ils avaient en général beaucoup de fraîcheur avec une certaine élégance pour des vins qui oscillent sous la barre des $20.00.

Elle avait lieu au restaurant SeaSalt & Ceviche Bar et était organisée par l’agence Dandurand.

Villa Maria, Private Bin, Sauvignon Blanc, 2018, $17.75, sucre : 5.1 g/l, code SAQ : 11974951.

Des notes dominantes de pamplemousse et d’agrumes genre tarte au citron avec comme un côté limonade. C’est très goûteux, d’une belle longueur quand même surprenante pour un vin de ce prix avec une acidité vive. Je l’ai bien aimé!


Villa Maria, Private Bin, Sauvignon Blanc

Left Field, Sauvignon blanc, 2018, $19.95. Disponibilité à la SAQ à confirmer.

Un peu plus élégant que le précédent avec une acidité plus douce bien que présente avec des notes de lime, quelques notes herbacées mais pas trop. D’une belle longueur avec une structure plus serrée et une finale sur le zeste de citron. Vraiment très beau vin!


Left Field, Sauvignon blanc, 2018

Left Field, Albarino, 2017, $19.95, sucre: 3.6 g/l, code SAQ: 13619515. Le 2018 sera disponible en Septembre prochain.

Belles notes de pêches, de melon, de fruits exotiques et d’agrumes avec une acidité bien douce. En bouche ce sont les notes de noix et de noyaux de pêche qui se distinguent.


Left Field, Albarino, 2017

Villa Maria, Private Bin, Pinot Noir, 2017, $19.95, code SAQ: 14191557.

D’un genre et d’une personnalité bien spécifique à Te Awa avec des notes de fruits bien mûrs sur la cerise, les prunes avec quelques notes d’épices douces. En bouche les tannins sont équilibrés et tissés serré avec une finale sur les fruits bien juteux et croquants.


Villa Maria, Private Bin, Pinot Noir, 2017

Left Field, Pinot Noir, 2017, $18.55, sucre: 2.9 g/l, code SAQ: 13448816.L

Plus typé Pinot Noir bien floral avec des notes de cerises et quelques notes d’épices douces (cannelle). En bouche, on retrouve une certaine élégance sur des notes de noyaux de cerise. Bien délicat et en finesse. Je l’ai beaucoup aimé!


Left Field, Pinot Noir, 2017

Les trois vins suivants ne sont pas disponibles au Québec. TBD en pré-commande en importation privée.

Villa Maria, Pinot Gris, 2017

Sur des notes de poires et d’épices douces. Belle texture en bouche bien veloutée sur des notes de vanille et de nectarines.


Villa Maria, Pinot Gris, 2017

Left Field, Syrah, 2015

J’ai adoré ce vin qui ressemblait à s’y méprendre à un Crozes-Hermitage sur des  notes florales, bien poivré et tout en finesse et en élégance.


Left Field, Syrah, 2015

Te Awa, Syrah, Single Estate, 2017

Un peu plus concentré que le précédent mais quand même toujours en finesse et en élégance.


Te Awa, Syrah, Single Estate, 2017

Restaurant SeaSalt & Ceviche

Chablis: L’expression cristalline d’un terroir!

Cette semaine j’étais invité par le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) à l’événement ‘’Les terroirs se mettent à table’’. J’admets d’emblée que c’est toujours un bonheur de déguster les vins de cette appellation qui font partie de mes vins préférés.

Dégustation des vins de Chablis

Nous étions conviés à une aventure champêtre orchestrée par le chef Marc-Olivier Frappier du Groupe Joe Beef et sa brigade du McKiernan. Les diverses appellations de Chablis ont été commentées par Grégory Viennois, directeur technique du Domaine Laroche et par Kler-Yann Bouteiller, ambassadeur des vins de Bourgogne et professeur de sommellerie à Québec.

Grégory Viennois – Domaine Laroche

Qu’y a-t-il donc à savoir de l’appellation Chablis?

Bourgogne /Chablis : L’Appellation Chablis fait partie de la Bourgogne et est située dans le nord de la France. Elle représente environ 18% des vins de Bourgogne.

Le terroir de Chablis est unique. Il est composé d’un sol calcaire, formé au Kimméridgien (il y a environ 150 millions d’années), lorsqu’une mer chaude et peu profonde recouvrait Chablis. Il contient des fossiles de petites huîtres appelées Exogyra virgula.

Un seul cépage est utilisé : le Chardonnay. Dans cet environnement, sol calcaire, climat semi-continental, la maturité du Chardonnay arrive à un équilibre unique et fragile, sans surmaturité. Il donne des vins élégants et minéraux qui lui confère une ‘’pureté cristalline’’.

Vignoble Chablis

Les Appellations : Les vins de Chablis se déclinent en deux Appellations Village: Petit Chablis (19% du volume produit) et Chablis (66%), une Appellation Village Premier Cru (14%) et une Appellation Grand Cru (1%).

Les vins:

Petit Chablis : ce sont des vins de plaisir immédiat, faciles à boire, accessibles à tous. Surtout, ne vous laissez pas influencer par le mot ‘’Petit’’. Ils reflètent le profil aromatique des Chablis.

Chablis : Ces vins se distinguent par leur pureté leur fraîcheur et leur minéralité. Excellent lors d’un repas ou en apéritif. Ils représentent une bonne aptitude au vieillissement.

Chablis Premier Cru : Ces vins offrent une palette aromatique sans pareille.

Chablis Grand Cru : L’émotion et la puissance. Ces vins proviennent de parcelles précisément délimitées (Climats) qui bénéficient de conditions climatiques spécifiques. On parle de vins très complexes qui offrent un excellent potentiel de vieillissement.

Ces 7 climats sont  : Blanchot : floral, souple et flatteur  12,7ha, Bougros : rond, minéral et souple 15ha, Les Clos : minéral et puissant, grand potentiel de vieillissement 25,9ha, Grenouilles : floral, fruité et gras 9,4ha, Preuses : long, puissant et concentré avec un potentiel de garde exceptionnel 10,8ha, Valmur : minéral, fruité, très équilibré 10,5ha, Vaudésir : vif, floral et rond 15,4ha

Les vins dégustés

Les vis dégustés – Chablis

Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017, $24.40, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13232599. Agence Symbiose.

Nous avons dégusté ce vin en apéritif. Très bon avec quelques notes d’agrumes ainsi qu’une belle sensation de minéralité. Belle pureté du fruit.


Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017

Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018, $25.90, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 114223. Agence Select Vins.

Sur des notes de fruits blancs et d’agrumes. Tout en équilibre avec une acidité moyenne et sensation de minéralité modérée. Un vin bien droit tout en finesse.


Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018

Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016, vin Bio, $47.75, sucre : 2.8 g/l. Ce produit est disponible en importation privée. Agence Rezin.

Un peu moins aromatique, sur des notes de fruits jaunes bien mûrs, quelques notes de silex. En bouche l’acidité est bien présente avec une très belle sensation de minéralité. Bien aimé!


Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016

Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017, $52.50, code SAQ : 13982234. Agence ab2vin.

Mon préféré! Bien aromatique avec beaucoup de profondeur et d’intensité. Des plus équilibré avec une acidité vive, bien goûteux et qui offre une belle sensation de minéralité.


Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017

Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017, $32.50. Disponible en importation privée en contactant l’agence LCC.

Un peu moins aromatique que le précédent avec de belles notes poires. D’un bel équilibre avec une acidité bien vive.  


Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017

Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre,2017, $58.00, disponible en importation privée en cont-actant l’agence Galleon.

Aromatique et charmeur, bien floral sur des notes de fruits jaunes. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité bien présente et doté d’une belle structure. Superbe longueur et bien goûteux.


Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre, 2017

Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014, $110.75, code SAQ : 13571574. Agence Trinque.

Sur des notes de fruits jaunes très mûrs, bel équilibre et fin de bouche sur les noyaux de pêches et notes de silex.


Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014

Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015, $54.00, code SAQ : 13825562. Agence Sylvestre.

Sur des notes de fruits jaunes, quelques notes d’épices et légèrement boisé tout en équilibre avec une acidité assez présente.


Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015

Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015, $106.50, disponible en IP (importation privée) en contactant l’agence 450-482-3777. Agence Bambara Sélections.

L’exemple parfait d’un Chablis Grand Cru!


Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015

Le menu

Le Menu – Chablis,  »Les terroirs se mettent à table »
Chablis – Les terroirs se mettent à table

The wines of Provence – Taste the Style !!

Vins de Provence

A real growth phenomenon in the world of wine, sales of Provence wines on an international basis have grown by 30% in the last 15 years and represent 5% of wine sales in the world. In addition, this demand is expected to grow by 50% in the next 15 to 20 years.

But what is there to know about these Vins de Provence?

Vignobles de Provence

These wines respond to changes in society and its needs. Consumers want more. They want to  discovery new wines, they are looking for friendship and are looking for originality. In addition, there is an increase in ethnic and casual cuisine and these wines are perfect with this type of food.

Rosé wines are a true specialty of the region and represent 90% of the production whereas the red wines represent only 6% and the whites 4%. This implies that the region dedicate virtually all their efforts towards the quality and technological development to these rosé wines.

Vignobles de Provence

Organic wines are quite popular and the wines of Provence are all overgrown on this area. For example, in France 9% of the wines are organic whereas 19% of the wines of Provence are.

The vineyards of Vins de Provence are the oldest in France. They stretch for nearly 200 km between the Mediterranean and the Alps through the departments of Bouches-du-Rhône, Var and Alpes-Maritimes.

Descending to the sea from the beautiful Provençal massifs, including Sainte-Victoire, Sainte-Baume, Moors or Estérel, the vineyard spreads over several altitude levels.

Map of Provence
Map of Propvence

The vineyard is both hot, sunny, with over 250 days of sunshine a year, and very dry. The wind is also very present, or rather the winds, either coming from the sea or from the north as the famous Mistral which brings a significant level of freshness.

The wines of Provence are produced according to rules of ‘’assemblage’’ which are registered in the specifications of its three appellations. The aromatic palette includes fifteen grape varieties, including several emblematic Provençal grape varieties: White grape varieties: Grenache Blanc, Clairette, Bourboulenc, Rolle, Sauvignon Blanc, Semillon, Ugni Blanc. Red grape varieties: cabernet sauvignon, carignan, cinsault, counoise, grenache, mourvèdre, syrah, tibouren. Grenache and cinsault account for approximately 50% of the grape varieties used.

Grape varietals – Provence

The appellations: 3 major appellations make up this region: Côtes de Provence (1977 and 71% of the volume), Coteaux d’Aix-en Provence (1985 and 18% of the volume) and Coteaux Varois in Provence (1993 and 11% of the volume) . The Côtes de Provence appellation is subdivided into 3 denominations of terroir: Sainte-Victoire, Fréjus, La Londe and Pierrefeu.

Major appellations

Two main winemaking methods are used either by direct pressing which gives a lighter and clearer color as well as by skin maceration which gives a more sustained color. The wines of Provence are generally quite dry with 4 grams of residual sugar or less.

And what about the diversity of aromas that cover citrus, floral notes, red and yellow fruits, plants and spices and more.

Vins de Provence

Rosés colours – In order of consumers preferences they are: Peach, Melon, Mango, Pomelo, Mandarin and Currant are the names of the 6 main colors of rosé wines elaborated in Provence.

Rosés de Provence – colours

Available wines Vins de Provence at the LCBO

Many Vins de Provence are available in Ontario at your LCBO stores.

Remember that you can Earn 1 AIR MILES® reward mile for every $30 you spend at the LCBO on a monthly cumulative basis, excluding taxes and container deposit fees.

For a limited time only you can double your AIR MILES® reward miles on the purchase of selected wines from Vins de Provence.

New: You can now use your AIR MILES Cash Miles towards the purchase of LCBO eVouchers for instant use in-store. Just visit www.airmiles.ca/LCBOeVoucher to use your Cash Miles toward a $10 LCBO eVoucher for use toward your favourite in-store purchases. LCBO eVouchers will be issued in denominations of $10 for 95 Cash Miles.

Terres De Saint Louis Rose Varois En Provence AOC, Rosé, 750 mL bottle  |   LCBO#:  234575, $13.40


Terres De Saint Louis Rose Varois En Provence AOC

La Coste Chateau Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017, 750 mL bottle  |   LCBO#:  643311, $30.90


La Coste Chateau Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017


La Coste Grand Vin Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017, Rosé, 750 mL bottle  |   LCBO#:  64339, $ 39.05


La Coste Grand Vin Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017

Rose & Roll IGP Mediterranee Rose 2016, Rose, 750 mL bottle  |   LCBO#:  367051, $19.30


Rose & Roll IGP Mediterranee Rose 2016

Terre D’Ocres Rose 2016, Carignan/Grenache, 750 mL bottle  |   LCBO#:  380781, $22.70


Terre D’Ocres Rose 2016

Villa Riviera Rose 2017, Mourvèdre Blend, 750 mL bottle  |   LCBO#:  540723, $32.00


Villa Riviera Rose 2017

La Coste Premiere Cuvee Rose d’une Nuit AOP Coteaux d’Aix 2017, Rosé, 750mL bottle  |   LCBO#:  643261, $26.90


La Coste Premiere Cuvee Rose d’une Nuit AOP Coteaux d’Aix 2017

Hecht & Bannier Côtes de Provence Rosé 2017, Rosé, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  410035, $16.25


Hecht & Bannier Côtes de Provence Rosé 2017

and many more…To access the whole list click on this link ➡️  http://bit.ly/2GcAl3e

Visiting Provence – wine tourism

Provence has got to be one of the most beautiful regions of France with its most beautiful medieval villages located on mountain tops and some of the most beautiful vineyard landscapes in the world. You’ll access guided tastings, walks through the vines, cellar and storehouse tours, table d’hôte, accommodation in the middle of vineyards, art exhibitions, spas, yoga, films and concerts amidst the grapevines, and more: Provence has pretty much something for everyone.

From the gates of Nice to those of the Camargue, nearly 430 winemakers and cooperatives open their doors to you. A thousand and one sunny, charming trails pass through heritage sites to lead you to hidden estates and welcoming winery shops. To prepare for your stay, I’d suggest you visit the Route des Vins de Provence website at www.routedesvinsdeprovence.com From there you can build your own Provence wine route!

Route des vins de Provence

You should consider visiting the following wineries:

Château Vignelaure:
https://www.vignelaure.com/

Château La Coste:
https://chateau-la-coste.com/en/

Château Léoube:
https://www.leoube.com/?lang=en

Château d’Esclans:
https://esclans.com/

Château la Tour l’Évêque:
https://www.toureveque.com/en/

Château la Lieue:
http://chateau-la-lieue.c.la/

Domaine Houchart:
http://www.famillequiot.com/domaines.php?idDom=1&langue=en

And what a great opportunity to redeem your Dream Miles and land in Marseilles your gate to Provence. You’ll want to rent a car as this is the best way to move around.

Enjoy your stay in Provence! You’ll remember this for the erst of your life!

Vino Nobile from Tuscany! Discover the Noble Wine!

I recently went to Tuscany in the Montepulciano region which is located about 90 minutes south of Florence and 2 hours from Rome in the heart of the production zone of ​​the famous Vino Nobile! It was at the invitation of the Unione Italia Vini and the Consorzio del Vino Nobile di Montepulciano that I went for 10 days to visit this beautiful region as well as several producers. The setting was one of the most important viticulture wine fairs in Italy ‘’Enovitis in Campo’’ which took place in Montepulciano at the Trerose vineyard which is part of the Bertani Group.

Tenuta Trerose

The region is among the most beautiful in Tuscany and possibly of all Italy. For 10 days I was able to admire the landscapes of this region consisting of beautiful undulating hills (which go up to about 600 meters altitude), valleys that extend as far as the eye can see and beautiful forests that still look well protected and preserved (no extreme deforestation as found in Barolo). What a sight! Vineyards everywhere, beautiful olive groves and nice roads bordered by tall cypresses. You can’t take a bad picture of Tuscany!!

Canneto

I stayed in Chianciano Terme which is a small medieval village about 15-20 minutes drive from Montepulciano which is mostly known for its spas, relaxation pools fed with a mineral rich water and its hotels. In fact in this area, all villages are pretty much close by.  However, it is imperative to have a car because public transport is quite rare. There are many small villages to visit along with many wine producers.  

Chianciano Terme

Montepulciano and Montalcino are a must and you should devote half a day to visit each. Make sure to visit the Fortezza along with the Enoteca while in Montepulciano. Should you have another day or two some great destinations are Pienza, San Quirico d’Orcia, Bagno Vignoni, Citta della Pieve, San Casciano dei Bagni and Cortona which is a bit further.

You should also take a few days to stay in Rome as I did and visit the Vatican, the Colosseum, the Trevi Fountain, the Spanish steps and the Borghese Gallery & Museum along with its beautiful gardens. You’ll need at least 2 days to properly visits these landmark

Take the opportunity to redeem your Dream Miles against airfare and Hotels in Rome.

So, what is there to know about the wines and production zone of ​​Vino Nobile di Montepulciano?

Vino Nobile di Montepulciano

History of Vino Nobile

They have been making wine in the area for some time. In fact, the oldest documented reference to the wine of Montepulciano is from 789: the cleric Arnipert offered the church of San Silvestro or San Salvatore at Lanciniano on Mt Amiata, a plot of land cultivated with vineyards in the estate of the castle of Policiano. Later, Repetti mentions a document in 1350 (in his “Historical and Geographical dictionary of Tuscany”) which drew up the terms for trade and exportation of Vino Nobile di Montepulciano.

Vino Nobile

But it was really in 1980 that Vino Nobile took off as it was among the first of a very few Italian regions to receive the top DOCG status . In addition to this, the Rosso di Montepulciano DOC was created to define the terms of yield per hectare, alcohol content and ageing, although the production zone remains the same. Individual producers were given the option to join one of these two DOCs according to the aspect of their land, the seasonal weather trend and all the other elements which may affect the suitability of the grapes used for the production of one or the other of these wines. Montepulciano’s glorious past and its links to the local terroir, its history and the Vino Nobile remain essential elements in order to guarantee present and future quality and authenticity to all that this “noble land” can yield.

Production zone

The production area is limited to a small portion of land in the municipal area that is specifically adapted to viticulture. There are 1,300 hectares of vineyards registered for the Vino Nobile di Montepulciano and around 550 for the Rosso di Montepulciano. This represents a production of about 8 million bottles per year, 85% of which is in Vino Nobile and 15% in the Riserva. This zone is subdivided into 4 sub-regions (north, south, east and west) all determined among others according to their soil typicity.

Regulations of production

The wines must be made from the Sangiovese grape (called « Prugnolo Gentile » in Montepulciano) with a minimum of 70% and it can be assembled with up to 30% by other varieties authorized for the Tuscany region. These varieties include a fairly wide range of grape varieties, including for example Merlot and Cabernet Sauvignon, as well as Mammolo and Cannaiolo. The eight vineyards I visited all used 85% or more of Prugnolo Gentile in their Vino Nobile with some using up to  100% of Prugnolo.

Sangiovese – Prugnolo Gentile

The maximum yield allowed per hectare is 80 quintals with an effective wine yield of 70%.

The wine can only be sold after aging for two years for Vino Nobile (including a minimum of 12 months in oak casks) and three years for Riserva (including 6 months in bottle). It must be approved after passing a series of tests including organoleptic tests conducted by a ministerial council. Vinification and aging must take place in the municipal area of ​​Montepulciano.

Braccesca – Marchesi Antinori

The Vino Nobile Consortium of Montepulciano – challenges and opportunities

Andrea Rossi – president of the Consorzio del Vino Nobile di Montepulciano

The Consorzio del Vino Nobile di Montepulciano was founded in 1965 with the aim of protecting and promoting the image of Vino Nobile di Montepulciano (and later the Rosso di Montepulciano and Vin Santo) in Italy and in the rest of the world. There are currently around 270 members in the consortium (including 78 bottlers) representing nearly all the vineyards.

I had the chance to meet Andrea Rossi the new president of the Consorzio since last May. I will later publish this complete interview. Suffice to say that together with his team, he faces some important challenges including but not limited to the following:

There is some confusion in the minds of consumers as to the brand identity of Vino Nobile. This confusion stems from the fact that Montepulciano is a village, that it is also a varietal (grape variety) and that another appellation Montepulciano d’Abruzzo promotes it based on its origin. Few people know that Vino Nobile comes from Tuscany and is made from Sangiovese (Prugnolo Gentile). Moreover, they do not really know that it is a DOCG the highest level of designation.

While the appellations Chianti and Brunello were most active in the 1980s to the present day, Vino Nobile’s was kind of inward looking during this time and as a result, it lost some ground over other wine regions. The Consorzio must therefore reclaim lost ground and this is what Mr. Rossi intends to do.

The appellation allows a minimum of 70% Sangiovese with 30% other varieties authorized by the Tuscany appellation. This includes as I mentioned, several international grape varieties such as Merlot and Cabernet Sauvignon. Many vineyards use these international grape varieties while others only use Sangiovese and other native grapes. This creates quite different styles between wines and can confuse the identity of what a Vino Nobile is.

Another consequence is the price variations between the various Vino Nobile on the market that come from the fact that the winemaking process can vary from one vineyard to another. See for yourself from the wines that are available at the LCBO with prices that range between $14.00 and $100.00.

Finally, soil types vary considerably from one subregion to another. In order to increase the quality of the wines, the Consorzio will be pushing for a greater understanding of soils and terroirs by wine growers and encourages them to optimize the quality by planting the appropriate grape varieties in the best soils.

It is therefore necessary for the new Consorzio to close ranks and ensure a common vision between the various players. Among other things, it is analyzing the impact of a potential increase in the percentage of Prugnolo Gentile in wines in order to increase quality and standardization. As for the identity of the Vino Nobile, the consorzio wishes to focus on the name Vino Nobile on bottling and communication. It has just recently officialized the fact that will add the mention that the wine comes from Tuscany in order to differentiate it from the Montepulciano d’Abruzzo which, as the name mentions, comes from Abruzzo. By adding the Tuscan origin on the bottle and its communication, the consorzio will  more clearly define the quality of Vino Nobile.

Vino Nobile, Trerose

Vino Nobile is truly unique compared to Chianti wines and the Brunellos from Montalcino. In fact, the aromatic profile is closer to Brunello but with a slightly more floral side, lower acidity and tannins more flexible and approachable. In full style wine that meets the new expectations of consumers who seek more freshness, finesse and balance. Which gives the Vino Nobile a definite advantage.

Finally, Vino Nobile offers an excellent price/value ratio.

Wine Producers we visited:

During these 10 days spent in Montepulciano, I had the chance to visit the following vineyards: Tenuta Trerose (eastern sector) which is part of Bertani group, Poliziano (eastern sector), Salcheto (eastern sector), Tenute del Cerro (sector south), Boscarelli (eastern sector), La Ciarliana (northern sector), Braccesca – Antinori (southern sector), Canneto (eastern sector) and Carpineto (southern sector).

Specific articles about each of these producers along with tasting notes will follow. Suffice to say that each of these wine producers were all without exception, quite convinced of the growing success and potential of Vino Nobile. The care given to viticulture and viniculture testifies to a constant search for quality. And as I said, all without exception used a greater proportion of Prugnolo Gentile (85% and more) while the decree indicates 70%. Obviously, the debate persists on the use or not of international grape varieties such as Merlot for example. Some persist to have only native grape varieties while others insist that the addition of Merlot ensures the desired aromatic profile.

 I have added the links to each wine producer. You can check all the details to organize your visits. I would personally recommend a maximum of 3 vineyards per day as there is so much to see. Just remember that you may need to book your visits ahead of time and that in general you’ll pay a fee that will vary depending on the type of visit you select. You can also contact the Consorzio del Vino Nobile di Montepulciano for help: https://www.consorziovinonobile.it/110-55/ENG/WHERE-WE-ARE-HOW-TO-REACH-US

Google Map – wineries

Tenuta Trerose (part of the Bertani group): https://tenutatrerose.it/en/guided-tours-and-tastings-our-winery.

Poliziano: https://carlettipoliziano.com/en/accoglienza/.

Salchetto: https://www.salcheto.it/en/

Fattoria del Cerro: http://www.tenutedelcerro.it/come-raggiungerci

Boscarelli: https://www.poderiboscarelli.com/en/visit-our-estate/

La Ciarliana: http://www.laciarliana.it/home_ing.htm

Braccesca – Marchesi Antinori:   https://www.antinori.it/en/tenuta/estates-italy/la-braccesca-estate/     https://www.antinori.it/en/experiences/  

Canneto: https://www.cannetowinetasting.com/en/wine-tasting-montepulciano-tuscany

Carpineto: http://www.carpineto.com/tasting-room?lang=en

Should you want to further explore (bike tours, walking tours etc.) the area I suggest this great site: https://www.valdichianaliving.it/en

Valdichiana Living

Wines – Vino Nobile

The following Vino Nobile wines are currently available in Ontario at your LCBO stores. I would suggest you contact your local store for product availability as these wines tend to be available at specific times of the year.

Remember that you can Earn 1 AIR MILES® reward mile for every $30 you spend at the LCBO on a monthly cumulative basis, excluding taxes and container deposit fees.

(This is a ficticious offer) – For a limited time only you can now double your AIR MILES® reward miles on the purchase of selected wines from Vino Nobile di Montepulciano at your LCBO store.

New: You can now use your AIR MILES Cash Miles towards the purchase of LCBO eVouchers for instant use in-store. Just visit www.airmiles.ca/LCBOeVoucher to use your Cash Miles toward a $10 LCBO eVoucher for use toward your favourite in-store purchases. LCBO eVouchers will be issued in denominations of $10 for 95 Cash Miles.

Bindella I Quadri Vino Nobile di Montepulciano 2015, Sangiovese, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  103937 $49.00


Bindella I Quadri Vino Nobile di Montepulciano 2015

Poliziano Asinone Vino Nobile di Montepulciano 2015, Sangiovese Blend, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  952473, $66.00


Poliziano Asinone Vino Nobile di Montepulciano 201

Avignonesi, Grandi Annate Vino Nobile di Montepulciano 2013, Sangiovese, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  633958, $128.00


Avignonesi, Grandi Annate Vino Nobile di Montepulciano 2013

Tenuta di Gracciano Della Seta Vino Nobile di Montepulciano 2012, 750 mL  bottle   |   VINTAGES#:  487074, $29.95


Tenuta di Gracciano Della Seta Vino Nobile di Montepulciano 2012

Carpineto Poggio Sant’Enrico Vino Nobile di Montepulciano 2001, Sangiovese, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  998211, $109.00


Carpineto Poggio Sant’Enrico Vino Nobile di Montepulciano 2001

Fattoria del Cerro Riserva Vino Nobile di Montepulciano 2013, 750 mL  bottle   |   VINTAGES#:  180059, $37.95T


Fattoria del Cerro Riserva Vino Nobile di Montepulciano 2013

Contucci Mulinvecchio Vino Nobile di Montepulciano 2014, Sangiovese Blend, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  10167, $44.95


Contucci Mulinvecchio Vino Nobile di Montepulciano 2014


Barberani Calcaia Muffa Nobile 2014, White Blend, 500 mL bottle  |   LCBO#:  342112 $71.40


Barberani Calcaia Muffa Nobile 2014

Palazzo Vecchio Maestro Vino Nobile di Montepulciano 2013, Sangiovese, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  348532, $25.25


Palazzo Vecchio Maestro Vino Nobile di Montepulciano 2013

Nobile Di Montepulciano DOCG Viti Nuove 2013, Sangiovese Blend, 750 mL bottle  |   LCBO#:  449636 $37.65$


Nobile Di Montepulciano DOCG Viti Nuove 2011

Salcheto Riserva Vino Nobile di Montepulciano 2012, Sangiovese, 750, mL bottle  |   VINTAGES#:  574244, $37.95


Salcheto Riserva Vino Nobile di Montepulciano 2012

Bindel Vallocaia Riserva Vino Nobile di Montepulciano 2013, Sangiovese, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  631895, $56.00

Metinella Burberosso Vino Nobile Di Montepulciano 2015, Sangiovese/Canaiolo, 750 mL bottle  |   LCBO#:  637198, $41.95


Metinella Burberosso Vino Nobile Di Montepulciano 2015

Icario Vino Nobile di Montepulciano 2011, Sangiovese, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  534602, $14.75


Icario Vino Nobile di Montepulciano 2011

Notre visite chez Poderi Colla à Alba avec Federica Colla!

Quelle belle rencontre avec Federica Colla dans leur vignoble d’Alba. J’y étais avec Luc Marier en avril dernier pour visiter le domaine et Frederica nous a reçu avec beaucoup de générosité. Nous avons passé une bonne partie de la journée avec elle à visiter les vignobles et à déguster les vins de la maison. J’avais eu l’opportunité de rencontrer Tino Colla en octobre dernier lors d’une dégustation des vins de la maison à Montréal. Vous pouvez lire cet article qui contient tous les détails sur la maison en cliquant sur le lien suivant : http://bit.ly/2XBDLHo

Cet article-ci se veut plutôt comme une entrevue avec Federica Colla. En fait, j’ai enregistré ses commentaires lors de notre visite et je vous en fait part dans un format un peu différent.

Federica Colla

Le tout commence lors de l’ascension du vignoble qui est assez pentu…Ouf…

F.Colla : ‘’On est chanceux aujourd’hui parce qu’on voit toutes les montagnes, même les Alpes. Comme vous savez on est au pied des Monts d’où l’origine du mot Piedmont. Ces temps-ci nous avons beaucoup de vent ce qui n’est pas normal dans la région. Normalement durant l’été il y a beaucoup d’humidité dans la région. À Alba c’est très humide. Il n’y a pas plus de 30 degrés Celsius mais avec 100% d’humidité. Durant l’été c’est préférable de loger dans les collines où ce sera plus frais.

Poderi Colla

CL/LM (Claude Lalonde, Luc Marier) : On voit que c’est très sec. Est-ce normal?

F.Colla : Malheureusement oui c’est très sec. Il y a eu un peu de neige en février ce qui a aidé un peu. Mais à part ça, pas d’eau. Cet hiver ça été affreux car on a eu très peu de neige ce qui fait pas mal moins d’eau pour les vignes. Ça fait donc plusieurs mois qu’on a ni pluie ni neige. Ça va être un problème si on ne reçoit pas plus d’eau.

CL/LM : Est-ce que cette humidité cause des maladies de la vigne. Comment les combattez-vous?

F.Colla : L’Oidium est une des pires maladies et il y en d’autres. Ici c’est très difficile de faire de la viticulture sans utiliser des produits chimiques. Tout d’abord parce qu’on n’a pas de vent pour assécher cette humidité. Puis les surfaces des vignobles sont passablement plus petites qu’en Toscane par exemple et sont disséminés un peu partout. Il est donc très difficile d’avoir une agriculture biologique. Cependant on essaye d’utiliser le moins qu’on peut de produits chimiques. On les utilise quand c’est nécessaire et où c’est nécessaire. Comme en 2014, il a fallu enlever beaucoup de feuilles pour pouvoir assécher le vignoble car il avait tellement plu. En 2018 on a eu beaucoup de soleil et il a fallu couvrir les raisins avec le feuillage pour empêcher les raisins de cuire sur la vigne.

Poderi Colla

CL/LM : Combien d’hectares avez-vous?

F.Colla : Au total nous avons 28 hectares divisés en 3 domaines. Un qui est dans la région d’Alba avec 25 hectares. On a des cépages typiques et moins typiques. Comme par exemple du Pinot Noir que nous avons planté en 1977. On a aussi du Riesling et du Dolcetto. Puis nous avons aussi du Nebbiolo. Dans le domaine de Barbaresco on a 11 hectares de Nebbiolo, Barbaresco et Barbera . A Monforte on a 8 hectares de Nebbiolo. Depuis 2 ans nous avons fait une nouvelle cave où nous sommes à tout concentrer nos opérations. Nous avons eu la permission ici de faire l’élevage de Barolo et Barbaresco hors de la région de production. Normalement pour les DOCG il faut vinifier les vins qui proviennent de la région de production. Sauf pour les caves qui ont pu démontrer la production de ces deux cépages avant l’officialisation du DOCG.

Ce domaine a fait partie de la même famille depuis 1721. On y a fait pendant longtemps du vin de Barbaresco et Barolo pour consommation personnelle, pas pour la vente. C’est pour cette raison qu’on nous a donné la permission.

Poderi Colla

CL/LM : On voit que le débourrement est déjà commencé. Est-ce normal en ce temps-ci de l’année?

F.Colla : Nous sommes en avance d’à peu près 3 semaines et le niveau de risque d’avoir du gel est très élevé. Ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences avec un débourrement hâtif. On a eu des températures de 25 degrés ce qui n’est pas normal pour ce temps-ci de l’année. Il peut y a voir des gelées en mars, avril et même en mai. Notre risque est moindre car nos vignobles sont plantés en milieu de coteau et même plus haut. L’humidité et le gel affectent surtout les vignobles plus bas.

Ici nous sommes orientés sud-ouest. Il ne faut pas planter au nord ou au moins être au sommet d’une colline pour avoir plus d’exposition au soleil. Vous voyez, ici il n’y avait pas de vignobles il y a 25 ans. Avec les changements climatiques, on a pu planter de la vigne et aller chercher la maturité nécessaire du raisin. Auparavant il y avait une bonne année par dix ans. Maintenant il y a neuf bonnes années sur dix. On voit quelquefois que le mois d’octobre peut être plus chaud que septembre ce qui est bon pour la maturation de raisins et est bon pour les vendanges.

On a même planté du Riesling vers 1974 dans des zones plus orientées vers le nord car ce cépage ne requiert pas autant de maturation afin de garder une belle acidité.

Federica Colla, Claude Lalonde

CL/LM : Et le Pinot Noir, est-il produit en vin de pays?

F.Colla : Il y a une longue histoire autour de ce cépage. Le vieux producteur de ce domaine un pharmacien d’Alba, était amoureux de la région et de ses vins. C’est à cause de lui qu’on peut maintenant visiter tous ces vignobles. Dans les années 40 et 50 il a fait beaucoup de recherche sur les cépages appropriés pour la région et pour redécouvrir les traditions viticoles. Ils ont commencé petit à petit à construire quelque chose. Et on a ce qu’on a maintenant. Grâce à lui et à mon père, lui pour la nourriture, mon père pour le vin. Ils ont constitué une association de Chevaliers de la Truffe.

Entre mon père et mon oncle il y a 20 ans de différence. Quand de dernier est devenu diplomé à l’école d’œnologie en 1969, mon père l’a envoyé faire des études en Bourgogne ce qui était assez rare à l’époque. Il a découvert des vins qui avaient le même équilibre et la même élégance que les vins de sa région élaboré à partir de Nebbiolo. Il a donc décidé de planter le Pinot Noir pour voir ce que ça allait donner (Langhe Pinot Nero). On a aussi ajouté le Riesling. De nos jours on utilise que les grands bois (foudres de chêne de Slavonie) pour vinifier les vins de Pinot Noir pour ne pas avoir de goût de bois lors de la dégustation.  Donc strictement pour le développement.

Poderi Colla

CL/LM :  Pinot Noir on l’appelle comment?

F.Colla : On l’appelle Langhe Pinot Nero. On peut faire du Langhe rouge, Langhe blanc, dans lequel on peut mettre pas mal n’importe quoi tant et aussi longtemps que les raisins proviennent du Langhe. Sinon il y a une liste de Langhe qui doit contenir 100% du cépage : Langhe Dolcetto, Langhe Nebbiolo, Langhe Riesling, Langhe Pinot Nero et autres. Et il y a aussi du Langhe Chardonnay.

CL/LM : Sur les pentes ici, est-ce qu’on a comme en Bourgogne une qualité plus élevée avec les milieux de pentes?

F.Colla : Non ce n’est pas la même chose. Quant au cahier de charge, ce n’est pas écrit. Quand on plante on ne dit pas si on doit le planter en haut ou en bas. C’est dommage car on a planté des raisins dans des sols et des régions plus ou moins appropriés. Pour le consommateur, il faut connaître le producteur pour savoir. Parce que maintenant avec les crus (ITG) ils ne veulent rien dire. Nous nous avons notre Barolo dans la région de Bussia. Quand mon père a commencé dans cette région, c’était considéré comme un des meilleurs Barolo pour le vieillissement, la finesse et l’élégance. Maintenant, Bussia ça ne veut rien dire du tout parce que c’est le deuxième plus grand cru dans la région de Barolo et on y trouve de tout et il faut connaître le producteur pour connaître la qualité. Car il y a beaucoup de différences dans les niveaux de qualité.

Poderi Colla

À ce stage-ci nous rencontrons Pietro le winemaker chez Poderi Colla :

Pietro : Hier soir il ventait à écorner des bœufs ce qui n’est vraiment pas normal. Plusieurs arbres ont été cassés par le vent.

CL/LM : Manquez-vous d’eau ces temps-ci?

Pietro : Oui en effet on manque d’eau. Il n’y a pas eu beaucoup de neige cet hiver et il ne pleut presque pas. Alors que l’année dernière en mai nous avons 26 jours consécutifs de pluie! Pas la même chose cette année.

CL/LM : Quels sont vos plus gros challenges quant à la vinification dans votre région?

Pietro/Colla : Tout est un challenge! Nous avons beaucoup de brouillard et d’humidité. Les températures sont sans cesse extrêmes ce qui cause d’énormes variations quant aux raisins. Il est difficile d’obtenir une qualité constante.

CL/LM : Quelles sont vos meilleures années?

Pietro : 2018 était très bien balancé avec une acidité bien équilibrée, 2017 était un millésime très chaud avec un niveau d’alcool élevé, le fruit était un peu confituré, 2016 était la meilleure année pour les vins de style traditionnel, 2015 était superbe, 2014 on a eu un climat plus froid avec une maturation plus tardive avec pas mal de pluie, dans ce cas, ça dépend des producteurs, ça été un millésime plus ou moins bon, ça dépend des producteurs. 2013 a produit des ‘’big wines’’ très bons pour le vieillissement et aussi excellents, 2012 a donné des vins équilibrés de style très Piedmontais, 2011 était assez étrange puisque ça été froid et bien arrosé de pluie jusqu’à août, puis l’été est arrivé avec beaucoup de chaleur en août et on réchappé les raisins. Ça a donné de drôles de vins quand même excellents et très fruités. 2010 a été un classique qui a donné des vins d’anthologie, les vins sont encore trop jeunes. 2009 était comme 2012 avec des vins tous en finesse, pas de gros vins. 2007 n’était pas trop chaud et la saison a débuté pas mal tôt sans hiver et nous avons vendangé très tôt cette année-là.

Alors les vins sont quand même passablement différents d’une année à l’autre. Ça dépend du style que vous préférez. Puis finalement 2002 selon moi était parmi les moins bons.

Poderi Colla

CL/LM : Quelle est la différence majeure entre le style moderne et le style plus traditionnel de Barolo?

Pietro : C’est dans la vinification qu’on retrouve la plus grande différence. C’est la façon qu’on traite les tannins. Le style plus moderne a des périodes de macérations très courtes avec des températures de fermentation plus élevées et vieillissement directement dans les barriques. La courte période macération réduit les tannins. Et les tannins c’est la meilleure partie du cépage Nebbiolo. Et alors les tannins viennent du vieillissement dans les barriques. Le style traditionnel c’est pas mal différent. Les périodes de macération sont plus longues de 20 à 30 jours quelquefois plus long, on va chercher ce que les raisins ont de mieux à offrir, on va chercher les tannins et la structure. Puis c’est la longue période de vieillissement sous-bois avec des foudres (3,000 litres) et des barriques usagées, jamais neuves.

CL/LM : Nous avons entendu parler de périodes de macération de 90 jours?

Pietro : La longueur de macération ne veut rien dire. Ça dépend de ce que vous faites durant cette période comme des pigeages et autres. Ça dépend aussi des cuves que vous utilisez. La vinification dépendra beaucoup du millésime et de la qualité des raisins que la nature nous donne. Comme en 2014, nous avons dûs écourter la période de macération et le nombre de pigeages.

Beaucoup de producteurs de vins plus modernes reviennent vers un style plus traditionnel car les consommateurs changent de goût et les vins de style plus traditionnels ont plus la cote. Ils retournent vers des barriques usagées et des périodes un peu plus longues de macération.

CL/LM : Quelle est la signature de la maison?

Pietro : La clé c’est la fraîcheur! Surtout avec le réchauffement climatique. Il nous faut vendanger au bon moment et on le fait sur une période d’environ 40 jours avec au maximum 12 vendangeurs! Et c’est pas facile avec les vendanges manuelles et 28 hectares. Le Pinot Noir (12 hectares) est toujours le premier vers la 3ième d’août. Puis viens le Dolcetto (2 hectares) puis en fin de ligne le Nebbiolo (60% de la surface plantée) dont la période vendange se retrouve plus hâtive d’année en année.

Nous quittons Pietro qui dois travailler…

Poderi Colla

F.Colla : Alors vous voyez au loin les noisettes qui constituent la deuxième plus grande production de la région après le vin. On les utilise pour les Rochers Ferrero avec des noisettes entières. Maintenant on se tourne vers les noisettes de la Turquie car elles coûtent un dixième de ce que coûtent celles de la région. Maintenant on les utilise pour faire des desserts haut de gamme. La production des noisettes est surtout importante dans le Alta Langhe alors que pour le Bas Langhe on peut planter jusqu’à 450m où il n’y a que des vignobles. Plus haut on peut retrouver des noisettes. En fait si le sol n’est pas adéquat pour le vin alors on plante des noisettes.

Le vignoble que vous voyez la bas le Dolcetto pour faire le Bricco del Drago (le bout de la colline – la position la meilleure) qui est le seul vin fait de Dolcetto et de Nebbiolo, donc 85% de Dolcetto et 15% de Nebbiolo et c’est un vin unique parce que normalement sur le bout de la colline on met que les cépages importants, pas de Dolcetto en général. Mais là-bas depuis toujours de 1700, 1800, on a toujours planté le Dolcetto car il y a une situation particulière. Le Dolcetto a quelque chose de différent et qui est nécessaire d’être vieilli dans le bois et el Dolcetto n’est jamais vieilli dans le bois parce que c’est un vin de tous les jours. Dans les premières années il est impossible de boire ce vin. Il faut le faire vieillir dans le bois et on ajoute 15% de Nebbiolo pour la raffiner un peu. Il a été fait pour la première fois en 1969 et ça donne un vin de très longue garde comme un Barolo. C’est le terroir qui fait la différence alors on ne peut en faire autant qu’on voudrait. Ce n’est pas la vinification qui fait la différence.

Poderi Colla

F.Colla : Parce que le Nebbiolo c’est le vignoble qui pousse le plus en hauteur, c’est le premier à commencer sa gestation et c’est le dernier à terminer sa maturation. Donc c’est la plus longue période. Il est taillé en Guillot Simple. Ici dans cette parcelle ce sont les vignes les plus jeunes car on les a plantés dans les années 2000 dans des sols composés d’argile et de calcaire comme on en a un peu partout sur nos parcelles.

…Au mois de juin tout en haut de la colline, on fait une fête pour les clients de la région. On fait un dîner avec un traiteur et on sort les bonnes bouteilles. On ne fait que boire et manger avec un peu de musique. Beaucoup de pâtes, d’agnolotti faits avec 3 types de viandes, de tajarin, beaucoup de bœuf, de lapin, des fromages. Vous savez qu’on a plus de types de fromages ici qu’en France. Et quelques desserts…

CL/LM : Selon vous quel est le meilleur accord mets/vin avec le Barolo?

F.Colla : On boit ça avec tout! Surtout avec de la viande rôtie ou des faisans.

Poderi Colla

F. Colla : …La conception des crus dans la région s’est retrouvée dans le développement de la notion des ‘’single vineyards’’ ce qui est une conception bien différente. C’est une notion qui a été développée par les producteurs. Ça vaut ce que ça vaut.

CL/LM : On a l’impression que le Langhe c’est le Nebbiolo. Cependant, quand on regarde le pourcentage des cépages plantés, il ne représente qu’environ 6%. Est-ce bien le cas?

F.Colla : Dans le Langhe le cépage le plus planté c’est le Barbera. Le Nebbiolo est le cépage le plus connu et le plus recherché. Ici le cépage qui était le plus planté c’est le Dolcetto parce que c’est le vin de table. Ce cépage est en train de vivre un moment difficile parce que de moins en moins de gens en veulent. C’est dommage car c’est un vin simple et sympa avec un fruit approchable. On a essayé avec le Consorzio de le faire revivre et d’en faire la promotion car c’est difficile pour nous de le vendre. C’est vraiment dommage! C’est un problème de notoriété.  Les producteurs se sont déplacés vers le Nebbiolo qui est beaucoup plus cher, vers le Barbera ou vers d’autres cépages qui ne sont pas le Dolcetto.

La dégustation

Dégustation Poderi Colla

Nous avons dégusté 7 vins de la maison dont le Dolcetto d’Alba 2017, Le Pino Nero 2016, le Nebbiolo d’Alba 2016, Le Tenuta Roncaglia, Barbaresco 2015, Le Barolo Bussia 2014, le fameux Bricco del Drago 2015 et le Vermouth Bonme.

Malheureusement pour le moment les commandes sont en attente à la SAQ et donc les quantités sont des plus rares. Le Poderi Colla, Piero Colla Extra Brut et le Poderi Colla, Campo Romano sont disponibles en importation privée. Vous pouvez contacter l’agence Montalvin pour commander :
https://www.montalvin.com/fr . Quant aux autres vins, je vous dirai quand les commandes arriveront.

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, 2017, $18.00, code SAQ : 13674362. Ce produit n’est présentement pas disponible.

Des notes de cerises, de fraises et de framboises. C’est très charmeur et floral. En bouche l’acidité est bien fraîche et les tannins sont équilibrés et quelque peu charpentés. Très beau! Le 2016 me semblait encore plus structuré alors que celui-ci est encore plus approchable.


Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, 2017

Pino Nero, Campo Romano, Cascine Drago,2016, $37.00. Ce vin est disponible en importation privée auprès de l’agence Montalvin.

Ce vin est très type avec passablement de notes épicées, de cerises et des notes viandées et animales. En bouche les tannins sont tissés bien serré assez charpentés et on a un rappel des notes de griottes, de cerises avec une superbe longueur. Belle amplitude.


Pino Nero, Campo Romano, Cascine Drago,2016

Poderi Colla, Nebbiolo d’Alba, Bacchus label, 2016, $25.40, code SAQ : 10860346. Ce produit n’est présentement pas disponible.

Des plus charmeur et bien floral sur des notes de cerises et de prunes. Très représentatif du Nebbiolo! Les tannins sont particulièrement charpentés avec une longueur plus qu’appréciable. Élaboré sur un style traditionnel avec une macération longue pour en extraire la beauté des tannins.


Poderi Colla, Nebbiolo d’Alba, Bacchus label, 2016

Poderi Colla, Tenuta Roncaglia, Barbaresco, 2015, $47.50, code SAQ: 11100120. Ce produit n’est présentement pas disponible.

Ce vin représente bien la puissance et le velours! Provenant d’une parcelle des plus qualitative il a ce qu’on appelle un côté ‘’féminin’’. De belles notes de tabac blond avec des notes de prunes et de fruits noirs sur la mûre. Les tannins sont assez charpentés souples et des plus veloutés.


Poderi Colla, Tenuta Roncaglia, Barbaresco, 2015

Poderi Colla, Dardi Le Rose, Barolo, Bussia, 2014, $54.50, code SAQ : 10816775. Ce produit n’est présentement pas disponible.

Bien floral sur des notes de tabac blond. Le plus beau des vins dégusté!!


Poderi Colla, Dardi Le Rose, Barolo, Bussia, 2014

Poderi Colla, Bricco del Drago, Langhe, 2015, $29.75, code SAQ : 927590. Ce produit n’est présentement pas disponible.

Sur la crème de fruits avec des notes de sous-bois. Les tannins sont des plus équilibrés, charpentés. Son profil aromatique était le plus international des vins dégustés. Charmant et goûteux!


Poderi Colla, Bricco del Drago, Langhe, 2015

Poderi Colla, Vermuth, Bonmè.

Superbe, wow! De style absynthe, élaboré en infusion, c’était ‘’out this world’’! J’en ai acheté…On en fait 3,000 bouteilles par an. Malheureusement ce produit n’est pas disponible.


Poderi Colla, Vermuth, Bonmè

Il ne me reste qu’à remercier Federica de nous avoir si bien reçu. Et si jamais vous allez dans la région, faite-vous un devoir d’aller visiter leur vignoble.

Page 1 of 20

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén