Catégorie : Événements/salons de vins – plusieurs vins dans chaque article (Page 1 of 16)

Le voyage vinicole d’une vie!! Ou… deux sommeliers québécois dans les vignes de France et d’Italie.

Il y a dans la vie des fois de ces rêves qu’on se doit de réaliser. Un peu comme un feu qui brûle à l’intérieur de soi. Et depuis quelques temps voire des années, je caressais ce rêve d’un vrai voyage vinicole. J’avais déjà fait plusieurs voyages où on visitait quelques vignobles. Mais cette fois-ci, je parle d’un voyage où on ne fait que ça. Un voyage où on s’immerse complètement dans le vin, dans les histoires et la vie des vignerons. Un voyage pour apprendre. Je ne voulais pas le faire seul et je me suis mis à la recherche de qui voulait bien me suivre et avait le temps de faire un tel voyage.

Luc Marier et Claude Lalonde (Vinformateur)

Et s’est présenté Luc Marier, sommelier (j’ai suivi mon cours avec lui), retraité et disponible. On s’est donc attablé à la Brulerie des Monts à St-Sauveur et on s’est mis à en parler et à échafauder les détails de ce voyage entre plusieurs cafés. Il fallait arrimer les deux visions de ce voyage. Moi, particulièrement intense, je me voyais rencontrer 2 vignerons chaque journée alors que lui suggérait qu’on se limite à un seul. De plus il suggérait qu’on se garde des journées de libre…Quoi…? Je voulais optimiser ce voyage, en faire le plus possible.

Puis finalement, vous savez quoi? Il avait totalement raison. Pour moi c’est la première grande leçon de ce voyage. Alors que je voulais tout faire, je me suis aperçu que lorsqu’on se laisse du temps, on se laisse la chance de mieux goûter à la vie et d’ouvrir la porte aux opportunités insoupçonnées. Nous avons pris le temps de respirer, de vivre un peu plus le moment présent et  d’ajuster notre horaire à celui du vigneron ce qui nous a permis de vivre des expériences incroyables.

La planification

Au tout début de notre planification, le voyage n’était que pour une semaine. Je voulais absolument et prioritairement faire le Piémont qui me fascine depuis longtemps. Puis au cours des discussions s’est ajouté la Bourgogne et après quelques cafés on s’est mutuellement demandé : et si on partait 3 semaines ou voudrait-on aller? Et d’un commun accord nous sommes tombés sur la Loire. Cette région m’a aussi toujours fait rêver. Alors on partait pour 3 semaines avec environ 5 jours dans la Loire, 6 jours dans le Piémont et 8 jours dans la Bourgogne et la Vallée du Rhône Septentrionale. À cela s’est ajouté 3 escales à Paris ou on transitait. Nos ports d’attaches étaient à Angers dans la Loire, à Barolo dans le Piémont et à Beaune et à Lyon en Bourgogne. Nous préférions ne pas avoir à changer constamment d’endroit.

Cartes vinicoles

Et quels vignerons allions-nous visiter? Il fallait faire un choix entre les clients de l’agence pour laquelle Luc travaille (Mon Caviste) et les vignerons que j’avais déjà rencontré à Montréal lors de dégustations et ceux que je jugeais incontournables. J’étais à la recherche de nouvelles expériences mais aussi de contenu pour le blogue et autres publications. Et quel heureux choix nous avons fait! Nous avons procédé par email à céduler des rencontres qui se sont avérées fabuleuses. Une des grandes chances que nous avons eu était de faire ce voyage entre deux très grands événements viticoles. Le Prowein et Vinitaly, deux des plus grands salons de vins sur la planète. Puisque nous étions entre les deux, les vignerons étaient des plus accessibles. De plus, les grands travaux du printemps de la vigne étaient pratiquement tous faits. Alors les vignerons étaient disponibles à nous rencontrer.

Le voyage

La Loire

Arrivés à Paris le 19 mars, nous avons pris le train le 20 pour Angers vers notre Air B&B de Mme Rabier à Saint-Martin-du-Fouilloux à 10-15 mins d’Angers. Dans la Loire nous avons visité le mythique Nicolas Joly (grand prêtre de la biodynamie) des vignobles de la Coulée de Serrant (Savennières), puis Jacky Blot du vignoble De la Taille aux Loups (Montlouis sur Loire) avec Jean-Philippe Blot et Jacky Blot, Henry Marionnet du Domaine La Charmoise (Soings-en-Sologne) avec Jean-Sébastien Marionnet, producteur de l’année selon Bettane Dessauve qui fait des vins sans souffre avec des vignes franc de pied. Nous avons aussi visité le Domaine des Galloires (à côté d’Ancenis) suite à la recommandation d’un vendeur de saucisson à Ancenis…

Nous avons tenté sans succès de rencontrer le Domaine de l’Écu alors que le vigneron se trouvait…à Montréal. Quant à notre fameux ‘’temps libre’’…il nous a permis de visiter la ville d’Angers ainsi que son Château et sa fameuse tenture, la plus importante et la plus vieille de France. Nous avons aussi visité Clisson (ne manquez pas ce charmant village), Ancennis et Savennières. Nous avons visité un château celui de Serrant et lorsque nous sommes arrivés, il était fermé. C’est malheureux mais de toute façon nous étions là pour le vin.

Je retiens de la Loire cette petite région de Montlouis sur Loire avec au-delà de 50% de ses vignobles en bio! Ses vins de Sauvignon Blanc et de Chenin fabuleux, ses rouges de Gamay et de Cabernet Franc croquants et juteux. Je retiens aussi la grande présence agricole (je m’attendais à ne voir que de la vigne comme en Bourgogne et dans le Piémont) et la grande distance entre les vignobles. Je retiens aussi l’impact des changements climatiques avec un débourrement très hâtif qui rendait les vignerons anxieux de gels printaniers qui peuvent dévaster une récolte en une journée. Et comme de fait, le gel a fait récemment fait des ravages.

Le Piémont

De retour vers Paris le 24 pour prendre l’avion vers Turin le 25. Location d’auto à l’aéroport qui nous amène à Barolo…et Wow!! Je me souvenais des paysages de la Toscane ou je suis allé il y  deux ans, mais là avec les montagnes en fond de scène…les vignobles qui s’étendaient à perte de vue aussi loin qu’on puisse voir! J’étais ébloui avec comme une petite larme…Oui j’avoue. J’ai été pris par beaucoup d’émotions. Je vous en reparlerai avec plus de détails dans une autre chronique.

Arrivés à notre Air B&B à Barolo chez Beppe (vraiment superbe!!) nous avons visité le Domaine Poderi Colla avec Frederica Colla. Et quelle visite!! Si vous allez dans la région ne manquez surtout pas de visiter ce petit domaine. Puis nous avons visité Batasiolo avec Gabriele Pezzuto (La Morra) ou nous avons été accueillis avec beaucoup de chaleur et Azienda Agricola Mossio Fratelli avec Valerio Mossio (à Rodello), un autre à ne pas manquer qui nous a fait découvrir des Dolcetto hors-normes absolument incroyables ainsi que le principe de ‘’Anima’’, c’est-à-dire faire des vins avec âme. En fin nous avons rencontré Pio Cesare avec Davide (Alba) et dégusté leurs vins légendaires.

La Bourgogne

De retour à Paris le 31 mars nous sommes partis le lendemain en train vers Beaune à notre Air B&B chez Léa qui était situé en plein centre de Beaune à quelques minutes à pied des Hospices de Beaune. Nous avons loué une voiture qui nous a amené dans le cœur de cette région mythique. Quel choc et que d’émotions que de voir toutes ces parcelles entassées les unes sur les autres quelquefois pas plus grosse qu’un terrain de football et même souvent plus petites, travaillées toutes différemment selon la philosophie et l’humeur de chaque vigneron. La période de l’année ou nous y sommes allés (le feuillage n’était pas encore sorti) nous a permis de voir le travail de la vigne et du sol de chaque vigneron.

Nous avons fait en voiture les 60 km entre Santenay et Marsannay ce qui permet de visiter via la Route des Grands Crus la majorité des grandes appellations. Que d’émotions!! Nous sommes allés payer nos hommages au vignoble Romanée-Conti, visité le Château du Clos de Vougeot ainsi que le vignoble Méo Camuzet qui y est attenant, l’Abbaye de Citeaux ou l’aventure bourguignonne a commencé avec les moines Cisterciens, le Château de Meursault ou nous avons rencontré un groupe de sommeliers français qui débutaient leur carrière comme guide au Château. Luc m’a ammené au restaurant Georges Blanc (3 macarons) à Vonas ou il a effectué un stage en sommellerie il y a de ça 4-5 ans. Que de retrouvailles et quelle belle visite de la cave avec ses 145,000 bouteilles dont 40,000 au restaurant!!

Nous avons visité les vignerons suivants : Domaine des Tilleuls (Philippe Livera) à Gevrey-Chambertin, le Domaine Matrot à Meursault avec Gael le maître de chai, le domaine Joseph Drouhin à Beaune ou nous avons rencontré Cyril Ponelle et visité les caves historiques. Mon Dieu, que de bon jus!!

Puis nous avons quitté pour Lyon afin de se rapprocher du Mâconnais et de la Vallée du Rhône Nord. Encore une fois nous avons opté pour un Air B&B chez Déborah à 20 minutes de marche du vieux Lyon. Nous avons visité à Cruzille Julien Guillot du Clos des Vignes du Maynes. Ce dernier nous a invité à participer à une session de travail d’environ 4 heures à déguster des vins d’une quarantaine de barriques avec le tonnellier Francis Miquel. Quelle expérience!!

Domaines des Vignes du Maynes, Julien Guillot, Pearl, Francis Miquel

Je retiens de la Bourgogne ses vins mythiques, sa myriade de parcelles disséminées dans des appellations aussi prestigieuses les unes que les autres, la facilité avec laquelle on peut la visiter, la beauté de ses sites et l’histoire qui s’en dégage. D’une telle beauté !

La Vallée du Rhône Septentrionale

Enfin notre dernière rencontre s’est faite chez E, Guigal à Ampuis ou nous avons eu la chance de déguster les vins mythiques du Domaine. Quels paysages à couper le souffle lorsqu’on contemple du haut des vignes tellement pentues! Qui eut cru qu’on puisse faire pousser de la vigne dans de tels endroits.

Domaine E. Guigal

Lors de notre dernière journée nous avons pris le temps de visiter Lyon et sa myriade de restaurants. Nous avons aussi gravi les centaines de marches afin de visiter Notre-Dame de Fourvière…ouf!

Paris

Durant ce voyage nous avons transité trois fois via Paris ou nous sommes demeurés dans de très petits hôtels tout près des gares ce qui facilitait nos déplacements. Nous avons pris le temps de marcher pendant des heures à partir de la gare de Montparnasse, vers St-Germain puis vers Notre Dame de Paris ou nous avons visité la crypte avant que tout flambe malheureusement. Puis vers Trocadero en revenant sur les Champs Élysées. Durant nos séjours à Paris nous avons rencontrés des amis de Luc qui nous ont gentiment reçus à leur appartement à Paris. Mes amis, quelle lasagne nous avons dégustée!!

Qui eut pensé que quelques jours plus tard…

Le retour au bercail

Et au bout de 21 jours, c’était le retour à Montréal. Et quelle satisfaction, et quels souvenirs. Nous avons eu tellement de chance de notre côté ce qui nous a permis de vivre des expériences incroyables. Je ne sais pas si le fait qu’on allumait des lampions dans les églises qu’on a visitées a quelque chose à voir avec ça, mais bon, on le saura jamais. Luc lui dira que c’était à cause de notre planification parfaite. J’aime mieux penser que c’est à cause des lampions…

Les lampions…

Cet article servira de prélude à une série de chroniques qui iront plus en détails sur les vignerons que nous avons visités et les expériences et anecdotes que nous avons vécues. Et il y en pas mal!!

Merci de me lire!

16 vins Coups de cœur en Bio !!

Cette semaine avait lieu la dégustation de 30 vins bio organisée par A3Q l’organisme qui représente les agences de vins, bières et spiritueux au Québec. Pour vous aider à vous retrouver dans ces différentes catégories, vous trouverez quelques tableaux que j’ai développé en fin d’article.

Disons d’emblée que l’ensemble des vins étaient très bons et que ça été une très belle dégustation. La majorité des vins étaient issus de l’agriculture biologique ou en biodynamie. Pas ou peu de vins dits  »nature » qui peuvent parfois être instables et présenter de drôles d’odeurs. Ces vins plus souvent qu’autrement utiliseront beaucoup moins de sulfites, aucun produit chimique et auront tendance à laisser plus de place aux arômes de fruits.

Les vins blancs

Balzi, Grillo, Casa Vinicola Natale Verga, Bio, Italie, Sicile, 2017, $18.00, code SAQ : 13640584.

Agence Tocade

J’ai trouvé ce vin différent des autres blancs. Il avait au nez comme une note de cèdre, de fruits exotiques ainsi que des notes bien florales ainsi que des notes légèrement herbacées. En bouche beaucoup de fraîcheur, un rappel des notes perçues en bouche, beaucoup d’équilibre et une longueur moyenne.


Balzi, Grillo, Casa Vinicola Natale Verga, Bio, Italie, Sicile, 2017

Casal di Serra, Verdicchio dei Castelli di Jesi, Umani Rochi, Italie, Les Marches, Bio, 2017, $19.90, code SAQ : 10254725.

Agence Montalvin

Au nez des notes légèrement beurrées qui s’estompent assez rapidement pour laisser la place aux notes de fruits blancs et exotiques d’intensité moyennement aromatique. En bouche la texture est assez riche, légèrement grasse et l’acidité est équilibrée. Ce vin présente une belle structure et produit une belle sensation de minéralité. La longueur en bouche est des plus appréciable. Un vin à acheter assurément!


Casal di Serra, Verdicchio dei Castelli di Jesi, Umani Rochi, Italie, Les Marches, Bio, 2017

Domaine de la Garrelière, Cuvée Cendrillon, Vallée de la Loire, Touraine, 2017, Bio, $27.40, cépage : Sauvignon blanc, code SAQ : 10211397.

Agence Bambara

Au nez, des notes de miel, des notes florales, moyennement aromatiques avec un soupçon d’agrumes et de notes herbacées. En bouche, la texture est riche, légèrement grasse avec une belle acidité fraîche. De belles notes de pêches, d’agrumes et de pommes se laissent découvrir ainsi qu’une belle sensation de minéralité. Ce vin doté d’une belle structure et présente une longueur appréciable.


Domaine de la Garrelière, Cuvée Cendrillon, Vallée de la Loire, Touraine, 2017

Blés, Blanco, Bodega Aranleon, Espagne, Valencia, Joven, Bio, 2018, cépages : Macabeo 60%, Sauvignon blanc 40%, $13.95, code SAQ : 13792422.

Agence Univins

J’ai rencontré la productrice l’année dernière et lors de la dégustation j’en avais conclu que ce vin représentait une valeur sûre. Cette dégustation me le confirme. Au nez, le vin est bien aromatique avec ses belles notes florales et ses notes de fruits blancs et exotiques. En bouche c’est tout en équilibre avec un beau moelleux, une acidité presque équilibrée, de superbes notes de fruits frais et une légère amertume en fin de bouche. Vraiment le meilleur des deux mondes avec le Macabeo et le Sauvignon blanc!


Blés, Blanco, Bodega Aranleon, Espagne, Valencia, Joven, Bio, 2018

Verdejo, Paso a Paso, Bodegas Volver, Espagne, La Mancha, 2018, Bio, $14.85 (spécial $13.85), code SAQ : 13466803.

Agence La Céleste Levure

Au nez j’avais l’impression de boire un Riesling du au fait que le vins dégageait comme des odeurs légèrement pétrolées typiques à ce cépage. Un vin bien droit comme je les aime avec de belles notes citronnées. En bouche la texture est légèrement grasse et l’acidité bien fraîche. Vraiment cette sensation de minéralité colle à la peau de ce vin avec un rappel des notes d’agrumes. Vraiment une belle longueur. Tout ça pour un vin sous la barre des $15.00!! Excellent rapport qualité/prix.


Verdejo, Paso a Paso, Bodegas Volver, Espagne, La Mancha, 2018

Chardonnay, Bonterra, Californie, Mendocino, Bio, 2018, $18.95, cépages : Chardonnay 89%, Viognier 6%, Muscat 3%, Roussanne 2%, code SAQ : 342436.

Agence Escalade

Que ce vin est aromatique et charmeur! L’ajout des cépages rhodaniens y est certainement pour quelque chose! Au nez, ce vin est très floral et bien aromatique avec des notes de fruits blancs surtout sur des notes de pêches. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité équilibrée avec des notes quelque peu boisées qui se mélangent aux notes de fruits blancs bien mûrs. Beaucoup de charme dans ce vin! Un vin passe-partout. Un bel achat à ce prix!


Chardonnay, Bonterra, Californie, Mendocino, Bio, 2018

Chardonnay, Morning Fog, Wente Wineyards, Californie, Central Coast, 2017, Bio, $18.90, code SAQ: 10754084.

Agence Importation Épicurienne 

Un de mes préférés de la dégustation! J’ai rencontré la propriétaire du Domaine l’année dernière et j’avais grandement apprécié ses vins qui étaient assez aériens et tout sur le fruit! Ce que je retiens de ce vin c’est son équilibre le gras de sa texture et sa longueur en bouche. Tout ça pour un vin sous la barre des $20.00.

Au nez, le vin est bien aromatique sur les fruits bien mûrs surtout sur la pêche avec des notes légèrement boisées bien intégrées…et pas trop. En bouche la texture est assez grasse avec une acidité équilibrée qui offre une belle dualité entre les deux. Beaucoup de fruit en bouche avec en finale une longueur appréciable. J’aime bien ce vin et je suis sûr que vous aussi l’apprécierez.


Chardonnay, Morning Fog, Wente Wineyards, Californie, Central Coast, 2017

Le rosé

Buti, Nages, Michel Gassier, Costières de Nîmes, 2018, Bio, $14.80, code SAQ : 427625.

VinsFins l’Agence

Bien aromatique ce rosé de Michel Gassier. Au nez c’est un rosé bien charmeur avec ses notes florales et de petits fruits rouges. La texture est légèrement grasse pour un rosé avec une belle acidité ce qui lui donne beaucoup de fraîcheur. En bouche il a comme un petit goût bonbon vraiment pas vilain, c’est très goûteux et des plus agréable.


Buti, Nages, Michel Gassier, Costières de Nîmes, 2018

Les Rouges

Perrin Nature, Côtes du Rhône, 2016, Bio, $18.55, cépages : Grenache 95%, Syrah 5%, code SAQ : 918821.

Agence Authentic

Ce vin m’a impressionné car je le goûtais après un vin assez puissant de presque $50.00 et je me suis comme noté mentalement qu’il allait se faire écraser par le vin précédent. Eh que non!  Au nez des notes animales sur le cuir ainsi que quelques notes de fruits noirs comme la mûre. En bouche c’est le côté sphérique du vin allié à l’intensité des notes de fruits qui m’ont séduit. Alors que le moelleux et l’acidité sont des plus équilibrés c’est le juteux et le croquant des notes de fruits qui s’éclatent en votre bouche. Beaucoup de fraîcheur et d’intensité. Vraiment surprenant. Un de mes préférés de la dégustation. Achetez ça à la caisse!


Perrin Nature, Côtes du Rhône, 2016

Château Coupe Roses, Les Plots, Languedoc-Roussillon, 2017, $20.55, Bio, cépages : Syrah 60%, Grenache 25%, Mourvèdre 15%, code SAQ : 914275.

Agence Rézin

Au nez, des notes de fruits rouges frais et bien mûrs qui lui donnent un petit côté bien charmeur. La texture et l’acidité sont bien équilibrées alors que les tannins sont charpentés et tissés bien serré, bien présents mais pas trop. En bouche on retrouve des notes d’épices, de fruits noirs bien juteux qui sauront vous satisfaire.


Château Coupe Roses, Les Plots, Languedoc-Roussillon, 2017

Domaine de Petit Roubié, Syrah, Languedoc-Roussillon, 2017, Bio, $18.00, code SAQ : 11703502.

Agence Sélections Oeno

Un de mes préférés! Au nez, de belles notes de fruit rouges bien frais (fraises et framboises) ainsi que de fruits noirs (mûres) et d’épices douces. Ce vin est tout en équilibre avec des tannins légèrement charpentés avec comme une certaine élégance et un côté féminin vraiment agréable. C’est juteux, croquant, plein de notes fruitées et d’épices avec son petit côté poivré. À $18.00, on achète ça à la caisse!


Domaine de Petit Roubié, Syrah, Languedoc-Roussillon, 2017

Nero d’Avola, I Balzi, Casa Vinicola Verga, Sicile, 2018, $16.55, Bio, code SAQ: 13806134.

Agence Tocade

Un Nero d’Avola un peu moins typé mais des plus satisfaisant. Au nez, des notes animales sur le cuir ainsi que des notes de fruits rouges bien mûrs. En bouche les tannins légèrement rustiques sont particulièrement charpentés sans être asséchants. Les saveurs en bouche sont particulièrement intenses surtout sur les fruits rouges bien mûrs. Mettons que c’est goûteux! C’est juteux, croquant et tout sur le fruit! Pour les amateurs de ce cépage…Moi j’ai bien aimé!


Nero d’Avola, I Balzi, Casa Vinicola Verga, Sicile, 2018

Monastrell, Luzon, Organic, 2017, Espagne, Jumilla, Bio, $15.30, code SAQ : 10985780.

Agence Univins

Un vin Wow! Un nez des plus charmeur avec de belles notes de fruits frais (fraises et framboises). En bouche le moelleux et l’acidité sont en un bel équilibre avec des tannins charpentés. C’est l’intensité des saveurs et des arômes qui étonne avec quelques notes herbacées bien fraîches, beaucoup de fruits noirs bien frais et quel volume en bouche! Avec une longueur assez intense. Il ne m’a pas laissé indifférent! Superbe rapport qualité/prix! Surprenant.


Monastrell, Luzon, Organic, 2017, Espagne, Jumilla

Petite, Petit, Michael David Winery, Californie, Lodi, 2016, $25.95, Bio, cépages : Petite Syrah 85%, Petit Verdot 15%, code SAQ : 12182551.

Agence Importation Épicurienne

Un autre vin que j’ai bien aimé. Au nez bien aromatique avec des notes de fruits rouges mûrs, de notes boisées, de moka et en filigrane une note herbacée. Vraiment très charmeur. Les tannins c’est entendu (la petite syrah étant un cépage tannique) sont particulièrement charpentés mais pas asséchants et le volume en bouche hallucinant avec beaucoup d’intensité sur les notes de fruits. Pas mal beau!


Petite, Petit, Michael David Winery, Californie, Lodi, 2016

Domaine de Thalabert, Crozes Hermitage, Paul Jaboulet Aîné, Vallée du Rhône Septentrionale, 2016, Bio, $47.50, code SAQ : 14024935.

Agence LBV International

Ce vin était clairement dans une classe à part de par son prix, son appellation et de par la réputation de la maison. Un vin tout en puissance et en élégance. Au nez des notes de poivre ainsi que des notes boisées et animales sur le cuir. En bouche c’est la volupté, le charme du vin qui étonnent.  C’est l’harmonie entre le moelleux assez riche, l’acidité bien présente et les tannins charpentés et tissés bien serré. Et quelle longueur …


Domaine de Thalabert, Crozes Hermitage, Paul Jaboulet Aîné, Vallée du Rhône Septentrionale, 2016

Le limoncello

Pallini, Limoncello, 500 ml, $20.45, code SAQ : 12104878.

Agence InVino

Je ne suis pas connaisseur de Limoncello mais j’ai bien apprécié celui-ci. Très aromatique au nez avec comme des notes de tartes au citron bien fraîche et quelques notes lactées. La texture est assez consistante, les saveurs très persistantes et d’une belle longueur. Très bon!


Pallini, Limoncello

Vins Bios – tableaux

Superbes expressions de Chablis! Les vins des Domaines Jean Durup Père et Fils – Château de Maligny.

Il faut que je dise d’emblée! Les vins blancs de l’appellation Chablis en Bourgogne sont parmi mes préférés surtout ceux qui ne touchent pas le bois. Ils sont caractérisés par une belle sensation de minéralité, de notes pierreuses quelquefois de silex (pierre à feu) avec de belles notes pures de fruits blancs, parfois exotiques. Et ceux des Domaines Paul Durup Père et Fils sont un parfait exemple de ces vins qui me charment.

J’ai eu a chance de déguster 9 de ces vins dont 4 sont disponibles à la SAQ soit en spécialité en continu soit en spécialité par lot. Et quel bonheur d’écouter les commentaires et anecdotes de M. Jean-Paul Durup propriétaire des Domaines. Un conteur hors pair qui sait saupoudrer les descriptions de ses vins de propos des plus savoureux autant historiques qu’anecdotiques. Quelle belle expérience!

L’invitation provenait de l’agence Charton Hobbs.

Jean-Paul Durup et Claude Lalonde (Vinformateur)

Domaines Paul Durup, Père et Filsh

Château de Maligny

Avec ses 205 hectares dans l’appellation Chablis, c’est le Domaine le plus étendu en Bourgogne distribué sur 11 des 17 communes de Chablis et avec 35 hectares en Chablis 1er Cru. Les parcelles sont parmi les plus belles de l’appellation du au fait que le père de Jean-Paul a su reconnaître le potentiel de la région.

L’histoire dit que suite au phylloxéra plusieurs vignes avaient été abandonnées dans la région. Il y a approximativement 50 ans le Domaine était propriétaire de 2 hectares et allait procéder à la vente de ces vignobles. Le père de Jean-Paul a alors décidé de garder ces 2 hectares et de procéder à l’acquisition de parcelles dont personne ne voulait à l’époque. Celles-ci étant très pentues, certaines entre 45 et 52 degrés, elles étaient jugées trop difficiles à travailler. Ce sont ces parcelles qui de nos jours sont considérées parmi les plus qualitatives. Pas mal pour un type qu’on appelait ‘’Le Fou de Maligny’’.

Domaines Paul Durup Père et Fils

Il est à noter que les vins de Château de Maligny ne touchent pas le bois i.e. ils ne sont pas vieillis en barriques. Parmi les raisons évoquées on note le désir de préserver le caractère fruité et minéral des vins. Son côté organoleptique. Il faut savoir que lorsqu’on utilise la barrique, les premiers éléments affectés par le bois sont la fraîcheur et la minéralité lesquels sont considérés comme les pierres angulaires du style de la maison. Alors on vinifie en cuves inox.


Domaines Paul Durup Père et Fils

La maison produit environ 1,500,000 bouteilles avec 12 vins différents dont un en négoce. La maison ne produit pas de Grand Cru. Cette quantité varie passablement d’année en année du au fait que la région a connu depuis 3 ans des conditions climatiques extrêmes qui ont grandement affecté les quantités de vins produits. Par exemple en 2017 on a perdu les 2/3 de la récolte et en 2016 les rendements ont été pratiquement réduits de 50% et plus. Pas facile de faire du vin à Chablis! Malgré ces conditions difficiles les meilleures maisons se démarquent toujours. On en a un vibrant exemple avec les vins du Château de Maligny.

Par contre, l’année 2018 s’annonce sublime autant en qualité qu’en quantité. Pour 2019, le débourrement des vignes a jusqu’à date été hâtif et on annonce en fin de semaine des possibilités de gel assez importantes. Avec seulement 40 hectares de protégés soit par aspersion ou avec des bougies, il y a lieu d’être quelque peu anxieux.

La dégustation

Dégustation Château de Maligny, Chablis

Nous avons dégusté 9 vins du millésime 2017 tous excellents et bien typés provenant des appellations Petit Chablis, Chablis et Chablis 1er Cru. Évidemment les vins sont tous issus du cépage chardonnay.

Quatre de ces vins sont disponibles à la SAQ. Ils représentent à mon avis un très beau rapport qualité/prix bien qu’entre $24.95 et $40.75. La dégustation avait lieu au restaurant La Chronique sur la rue Laurier.

Alors commençons par les vins disponibles à la SAQ :

Château de Maligny, La Vigne de la Reine, Chablis, 2017, $24.95, code SAQ : 560763. Disponible en continu à la SAQ (75 succursales).

Un vin des plus soyeux, des plus élégants et tout en équilibre. On a au nez des notes de fruits blancs légèrement sur la pêche ainsi que de belles notes florales. En bouche le moelleux est légèrement gras et l’acidité bien équilibrée. Très belle longueur et belle sensation de minéralité. Ce vin représente un excellent rapport qualité/prix. Un vin qu’il vous faut acheter!!

Château de Maligny, La Vigne de la Reine, Chablis 1er CRu, 2017

Les 3 vins suivants sont des Chablis 1er Crus provenant de parcelles des plus qualitatives.

Château de Maligny, Montée de Tonnerre, Chablis 1er Cru, 2017, $40.75, code SAQ : 895110. Disponible à la SAQ en spécialité par lot dont 110 caisses arriveront en octobre 2019. Présent dans 20 succursales.

Le plus frais, le plus minéral, le plus iodé et pierreux des 3 1er Crus. C’est un vin qui a du caractère tout en étant élégant. Au nez, de belles notes de fruits blancs bien mûrs. En bouche la texture est équilibrée avec une acidité bien fraîche. La sensation de minéralité est bien présente dans ce vin avec des notes de silex (pierre à fusil) et d’agrumes. D’une longueur plus qu’appréciable !!


Château de Maligny, Montée de Tonnerre, Chablis 1er Cru, 2017

Château de Maligny, Homme Mort, Chablis 1er Cru, 2017, $40.25, code SAQ : 872986. Disponible à la SAQ en spécialité par lot dont 110 caisses arriveront en octobre 2019. Présent dans 32 succursales.

Beaucoup de minéralité, intense et bien droit! Ce vin provient d’un des lieux dits ou le calcaire est omniprésent. La texture est légèrement grasse et riche et l’acidité bien fraîche. Quelques notes d’agrumes et d’une superbe longueur!


Château de Maligny, Homme Mort, Chablis 1er Cru, 2017

Château de Maligny, Fourchaume, Chablis 1er Cru, 2017, $38.25, code SAQ : 480145. Disponible à la SAQ en spécialité par lot dont 110 caisses arriveront en octobre 2019. N’est pas présent actuellement à la SAQ.

C’est le plus floral, le plus élégant et le plus délicat des 1er Crus. C’est aussi un vin qui a malgré tout ‘’des épaules’’, une belle structure. Un peu plus austère au nez, il se laisse découvrir avec ses belles notes florales et quelques notes d’agrumes. En bouche c’est frais et bien minéral avec une finale sur le zeste de citron. Superbe!


Château de Maligny, Fourchaume, Chablis 1er Cru, 2017

Les autres vins dégustés ne sont malheureusement pas disponibles à la SAQ :

Château de Maligny, Petit Chablis, 2017

Petit est ici un terme affectif et non pas une version moindre de l’appellation Chablis. C’est le vin d’entrée de gamme qui offre une belle droiture, minéralité et de belles notes de poires. Un beau vin de soif.


Château de Maligny, Petit Chablis, 2017

Château Maligny, La Marche du Roi, Chablis, 2017

Un peu plus austère mais avec un beau caractère fruité avec un fruit un peu plus mûr et un aspect un peu plus rond. Très belle sensation de minéralité.


Château Maligny, La Marche du Roi, Chablis, 2017

Château de Maligny, Carré de César, Chablis, 2017

Probablement le plus typé des 3 Chablis avec de belles notes d’agrumes ainsi qu’une belle minéralité et beaucoup de fraîcheur. Beaucoup d’équilibre!


Château de Maligny, Carré de César, Chablis, 2017

Château de Maligny, Vieilles Vignes, Chablis, 2017

Ici, changement de registre! Bien aromatique au nez avec une perception de fruits plus mûrs beaucoup de richesse et d’une belle intensité.


Château de Maligny, Vieilles Vignes, Chablis, 2017

Château de Maligny, Vau de Vey, Chablis 1er Cru, 2017

Coup de cœur que ce vin!! Chaleureux et bien riche et tout en équilibre! Quelques pointe d’agrumes sur le pamplemousse. C’est minéral et d’une belle finesse. Superbe structure et acidité bien fraîche. J’aimerais bien voir et boire ce vin dans 20 ans.


Château de Maligny, Vau de Vey, Chablis 1er Cru, 2017

Restaurant La Chroniqueh

Arrivée à Paris!

Ça y est nous arrivons à Paris vers 09:00 le matin avec une assez bonne de jet lag dans mon cas . Après avoir été chercher à l’aéroport ma carte SIM bonne pour l’ensemble des pays de l’EU (2 sem. 40 euros) nous partons pour rejoindre notre petit hôtel (Hôtel Aviatic) tout près de la Gare Montparnasse. Il ne paye pas de mine mais il n’est pas cher et est bien central. On y laisse alors les bagages pour aller commencer une bonne marche de plusieurs kilomètres qui nous amènera vers la Tour Eiffel, le Champ de Mars, les Invalides, le Trocadéro. Quelques café bien tasses bu ici nous permettent de bien absorber le fait qu’effectivement nous somme à Paris et que le voyage que nous attendions tant est bien commencé.

En soirée nous allons avec des amis de Luc qui nous amènent dans un « bar clandestin » le Moonshine Bar situé dans la quartier de la Bastille. Quel concept! A l’entrée un beau petit restaurant italien d’une vingtaine de la places. Pour accéder au bar il faut passer par la chambre froide qui est comme cachée et qui ouvre la porte d’un bar dit « clandestin ». La faune de Paris s’y retrouve pour déguster des cocktails tous aussi variés les uns que les autres tous et qui couten de 10 à 15 euros. Et ils étaient très bons. Puis on retourne vers la Restaurant pour la pizza qui était excellente et des plus généreuse en ingrédients de qualité. Je vous le dis c’est un endroit à visiter absolument.

Ce matin nous quittons pour Angers dans la Loire où nous rencontrerons Julien Fouet du Domaine Fouet. A+

Voyage vinicole de 21 jours en France et en Italie !!

Deux sommeliers québécois dans la Loire, la Bourgogne, le Beaujolais, la Vallée du Rhône Septentrionale et le Piedmont!!

Et voila pour moi le voyage d’une vie!! Ça faisait longtemps que je voulais faire un voyage de vin ! Pas de musées, pas de grandes villes, que des vignobles dans la campagne à discuter avec des vignerons, à déguster leurs vins et à écouter leurs histoires. Le genre de voyage ou on se laisse porter par la grande aventure du vin.

Alors je pars avec un collègue sommelier, Luc Marier, avec qui j’ai fait mon cours en sommellerie. Ce sera l’immersion des senteurs et des odeurs du vin et de la campagne avec le Chenin Blanc et le Sauvignon Blanc de la Loire, le Pinot Noir et le Chardonnay de la Bourgogne, le Gamay du Beaujolais, la Syrah de la Vallée du Rhône et le Nebbiolo du Piedmont.

Luc et Claude (Vinformateur) lors d’un souper de notre classe de sommellerie – les deux gars en chemise bleue à gauche de la photo.

J’essaierai le plus possible de partager avec vous cette belle aventure sur une base quotidienne. Alors le départ est demain soir avec arrivée à Paris vers 9:00 hres mardi matin. On se repose du décalage horaire à Paris et on repart mercredi matin pour la Loire avec par la suite des visites chez Domaine Fouet, Nicolas Joly et sa Coulée de Serrant, Domaine Beaumard, Henry Marionnet Domaine de la Charmoise, Jacky Blot et le Domaine de la Taille aux Loups et finalement le Domaine de l’Écu le tout saupoudré de quelques châteaux et quelques bons souper avec de bonnes fioles…

Je vous en reparle!!!

Des vins de Bordeaux en biodynamie !! Les superbes vins de Château Roland La Garde, Blaye, Côtes de Bordeaux.

cLors du Salon Slow Food (vins bio, en biodynamie, vegan et ‘’nature’’) qui s’est tenu à Montréal, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Guillaume Martin du Château Roland La Garde de l’appellation Blaye, Côtes de Bordeaux avec ses domaines en biodynamie. Alors cet article se subdivise en 3 sections. La première porte sur le domaine. La deuxième sur les notes de dégustation de 3 vins du Château et enfin la dernière est une entrevue effectuée avec Guillaume. Et puisque nous allons parler de biodynamie, si vous voulez en savoir un peu plus sur cette philosophie, allez à la fin de l’article ou vous trouverez un résumé de quelques notions importantes à savoir. Bonne lecture et merci pour vos commentaires.

Agence Divin Paradis

Château Roland La Garde

Château Roland La Garde

Situés sur deux magnifiques terroirs du Nord de la Gironde à Blaye et Saint Seurin de Cursac, Le Château Roland La Garde et Le Château Sainte-Luce Bellevue se trouvent sur l’appellation Blaye, Côtes de Bordeaux. Ce qui les distingue des autres vignobles à Bordeaux c’est le fait qu’ils appliquent les principes de la biodynamie depuis 2008 sur l’ensemble du vignoble. Il faut savoir que les cahiers de charge de la biodynamie sont beaucoup plus contraignants que ceux des vins conventionnels et même de l’agriculture dite bio.

Château Roland La Garde s’étend aujourd’hui sur 29 hectares avec des vignes datant d’une vingtaine d’années en moyenne sur un terroir calcaire. Cultivant à 74% des Merlots, 20% des Cabernets Sauvignons et 6% Malbec, ces cépages permettent de produire une gamme à 3 vins rouges dont vous trouverez les notes de dégustation.

Château Roland La Garde

Comme le dit Guillaume Martin :  ‘’Etre au plus proche de la nature et de ce qu’elle nous donne chaque année a toujours été notre priorité. Faire les plus beaux vins le plus naturellement possible et permettre à nos terroirs de s’exprimer sans artifices est une de nos motivations.

Guillaume Martin, Château Roland La Garde

«Depuis toujours la culture de la vigne a existé sur notre propriété. De nombreuses parcelles ont été regroupées pour former une belle entité. Les sols ont été labourés avec le cheval puis avec les tracteurs mais jamais mon père ou moi n’avons songé à utiliser du désherbant chimique. La vie du sol a été respectée.

Château Roland La Garde

Fort de ces pratiques, nous passons tout l’ensemble du vignoble en culture biologique et ce n’est qu’une étape. On a une transmission à faire à nos enfants, il ne s’agit pas d’offrir un cadeau empoisonné.
On veut simplement respecter les lois naturelles de la nature. L’objectif reste le vin : sa valeur, son originalité et sa pureté.
‘’Le vin a un sens, il est vivant, il doit nous envahir de son énergie. Le chemin de la découverte est encore long et j’espère que la voie de la biodynamie nous aidera.
Pour moi vigneron, ma vie c’est le vin, je ne regrette jamais tout ce que je peux lui donner. Il faut avoir des convictions et ne jamais céder à la facilité ».

La dégustation

Château Roland La Garde, Tradition, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $19.95, cépages : Merlot 80%, Cabernet-Sauvignon 20%, code SAQ : 10388344.

Des notes de fruits rouges frais bien mûrs de fruits rouges (fraises, framboises), soupçon de fruits noirs (mûres). L’utilisation du bois est très bien dosé et ne masque pas les notes de fruits en lui ajoutant une certaine complexité. En bouche, tout est en équilibre avec une texture bien lisse et veloutée, une acidité équilibrée et des tannins charpentés mais pas trop. Beau rappel des notes de fruits ainsi que quelques notes épicées. Très beau rapport qualité/prix!


Château Roland La Garde, Tradition, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Prestige, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $25.65, cépages : Merlot 75%, Cabernet-Sauvignon 20%, Malbec 5%, code SAQ : 10388336.

De belles notes de fruits bien mûrs et frais sur les fruits noirs et rouges avec une belle touche de vanille et de torréfaction. En bouche, ce vin a un peu plus de structure que le Tradition et est d’un bel équilibre avec des tannins un peu plus structurés et charpentés sans être asséchants. De belles notes de cacao et d’épices douces viennent couronner le tout. Très beau respect du fruit et belle longueur. Assez incroyable que ce vin soit à ce prix.


Château Roland La Garde, Prestige, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Grand Vin, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $39.75, cépages : Merlot 70%, Cabernet-Sauvignon 20%, Malbec 10%, code SAQ : 912907.

J’ai dans mon cellier un 2000, ma dernière bouteille d’une caisse de 12 qui m’attends. Croyez-moi ce vin sait durer et livrer de superbes notes tertiaires tout en conservant son fruit. Et avec l’apport de la biodynamie, le caractère du fruit n’en est que rehaussé.

Au nez de belles notes de fruits bien frais surtout sur les fruits rouges avec belle torréfaction bien dosée et bien intégrée. En bouche c’est superbe avec un moelleux bien riche, une acidité des plus équilibrée et des tannins bien structurés, charpentés et d’une belle finesse. Le vin est sphérique avec un beau volume et une belle amplitude. Rt quelle longueur…Vraiment très beau! Faites comme moi et achetez-en une caisse et regardez le évoluer au fil des années.


Château Roland La Garde, Grand Vin, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Grand Vin, 2000

Entrevue avec Guillaume Martin :

Guillaume Martin, Château Roland La Garde, Salon Slow Food Montréal

Vinformateur (V) : Je ne savais pas que Château Roland La Garde était en biodynamie. Vous êtes en biodynamie depuis combien de temps?

Guillaume (G) : Alors nous sommes certifiés agriculture biologique depuis 2012 et nous somme certifiés Demeter depuis 2014. Mon père a commencé la conversion de ses labels depuis 2008.

V : Et la conversion s’est opérée sur combien d’années?

G : Elle s’est passée sur 3 ans. Trois ans pour le bio et trois ans pour Demeter. Nous avons toujours eu un historique à travailler sainement la vigne et d’utiliser le moins d’intrants possible et mon père en 2007 a rencontré un autre vigneron qui travaillait en biodynamie à St-Émilion (M. Moueix) . Lui travaillait en biodynamie depuis pas mal de temps et donc il a montré à mon père à quoi ça correspondait la biodynamie , comment il s’occupait de ses vignes, comment il s’occupait des vins etc. Et pour mon père ça a été le déclic tout de suite. C’était ce qu’il voulait faire. Par la suite nous avons commencé sur nos propriétés.

V : Etes-vous passé de l’agriculture raisonnée à la biodynamie ou de bio à la biodynamie ?

G : Nous étions bio sans être certifés disons et nous sommes passés à la biodynamie. Nous sommes passés par la phase bio certifiée parce que c’est obligatoire pour accéder à la biodynamie. On ne peut avoir le label Demeter si on n’est pas certifié au préalable bio. Donc on est passé de 3 ans de certification en bio puis en biodynamie. Déjà on appliquait plusieurs des principes de la biodynamie.

V : Combien d’hectares possédez-vous?

G : Au total on a 40 hectares de vignes qui sont à 100% en biodynamie.

V : Avez-vous eu des baisses de rendement ou des impacts économiques suite à votre conversion?

G : Alors pas forcément pour nous car on avait déjà des habitudes d’agriculture bio et biodynamie depuis quelque temps. On travaillait déjà sainement les vignes et on avait déjà des rendements plus bas que la moyenne. On a toujours eu de l’herbe entre les rangs de vignes, on a toujours préféré la qualité à la quantité donc on avait des rendements qui étaient plus raisonnables que la moyenne et en dessous de ce qui est autorisé. Donc passer en biodynamie, nos vignes n’ont pas eu de contrecoups violents parce que la base du travail était déjà faite. Donc, on n’a pas eu de changements de rendements et on a avancé en biodynamie sans craindre d’avoir trop de pertes.

Château Roland la Garde

V : Trouvez-vous que c’est un avantage point de vue consommateur ou est-ce quelque chose que vous mettez de l’avant de toute façon ?

G : Je crois que de nos jours les consommateurs recherchent de plus en plus ce style de produit mais ce n’est pas ce qui nous a motivé. La motivation vient de l’aspect cultural de la vigne. Pour nous un vrai agriculteur c’est quelqu’un qui soutient ses sols, qui les cultive avec respect, qui les préserve et non pas les tuer avec des tonnes de produits. Cette philosophie là on la suit pendant la vinification de nos vins pour avoir en final un vin qui vient ultimement que du raisin et pas de 36,000 autres produits.

V : Etes-vous entouré de vignerons encore en conventionnel? Comment ça vous affecte?

G : Nous sommes entourés par des vignerons encore en conventionnel avec une seule voisine en bio. Ça fait une grosse différence avec nous. Moi ce que je dis toujours, notre force ce qu’on a une grande surface pratiquement d’un seul tenant, d’un seul bloc. Donc les perturbations apportées par nos voisins on s’en ressent moins. On lutte assez pour limiter l’impact de nos voisins. Si on a des parcelles trop proches d’un voisin en chimique on va élargir les allées, on va gérer le végétal. Si on peut racheter des morceaux de vignes alors on le fait. Notre grande force c’est les 30 hectares de Roland La Garde qui sont d’un seul tenant. Sinon ce serait plus difficile.

V : Donc pas d’écoulement de produits chimiques de la part des voisins?

G : Nous sommes situés les plus haut sur une petite butte et donc le plus en hauteur. Tout le secteur nord Gironde est assez plat et il y a très peu d’altitude et nous on a la chance d’être dans un petit village qui domine le secteur. Donc on a que des coteaux descendants ce qui donne de bonnes expositions, de très beaux terroirs et on rien au-dessus de nous.

V : Quelle est donc la réaction des autres vignerons à votre approche en biodynamie?

G : Autour de nous je dirais que les Girondins ont tendance à être très conservateurs et traditionalistes alors au début ça a beaucoup surpris que de gens comme nous allions dans cette direction. Peut-être parce qu’ils ne comprenaient pas encore ce que ça voulait dire et ce que ça impliquait. Je pense qu’on a eu beaucoup d’information sur ce mode de culture là dernièrement et sur l’utilisation à outrance de produits chimiques qui sont très dangereux. Donc je pense qu’il y a une prise de conscience. C’est pour ça qu’on voit de plus en plus de conversions vers le bio mais ce n’est pas encore majoritaire mais ça arrive de plus en plus.

V : Il doit y avoir très peu de vignerons à Bordeaux qui vont carrément vers la biodynamie?

G : À Bordeaux il n’y en a que très peu. Le climat fait que ce n’est pas évident de maîtriser la vigne. Il y a beaucoup de maladies de la vigne avec un climat océanique et humide et parfois chaud en même temps alors que le niveau de prolifération de mildiou peut-être élevé. On est quelquefois dans les pires conditions qui existent. L’année dernière on a perdu presque 50% de notre production. Même les vignerons en conventionnel ont beaucoup perdu aussi. La maladie a été tellement puissante que même les produits chimiques n’ont pu lutter contre tout ça. Quand je vois des années comme ça pourquoi utiliser des tonnes de produits chimiques pour essayer de lutter contre la maladie alors qu’au final ça ne change rien. Le produit chimique il a aussi ses limites.

V : Et la limitation du Glyphosate en France qu’en est-il?

G : On y a droit encore pour 5 ans mais bon dans 5 ans il y aura toujours beaucoup de discussions. Il y a des très gros producteurs qui comptent beaucoup sur ce type de produit pour continuer à cultiver. Ces gens-là ont une puissance énorme. Les discussions ne sont pas encore terminées. Il faudra de l’accompagnement beaucoup plus sérieux pour ceux qui veulent s’en départir. Des gens qui utilisent ces produits depuis des générations pour un maximum de rendement devront se remettre en question un moment donné. Le glyphosate c’est une sécurisation des cultures pour plusieurs. Les effets sur la terre sont très très nocifs.

V : Selon vous les applications de la biodynamie sont-elles les mêmes partout dans le monde?

G :  L’approche n’est pas technique, elle est philosophique et conséquemment tous, à quelques exceptions près, suivent les préceptes de cette philosophie qui est la même pour tout le monde. C’est ça qui est intéressant. Moi je trouve qu’on peut aller parler à un vigneron qui vient d’Argentine, de France d’Espagne ou autre et il aura les mêmes fondamentaux. Chaque vigneron aura sa façon de faire qui va s’adapter à son terroir, son eco-système, son environnement qui va s’appuyer sur les mêmes principes de base.

V : Que se passe-t-il avec les vins dits ‘’nature’’?

G : Il y a effectivement un mouvement sur les vins nature. Pour moi je suis assez méfiant sur cette appellation parce que c’est pas reconnu par quoi que ce soit. C’est pas contrôlé c’est pas labellisé. Donc pour nos vins on ne verra pas vin nature à moins qu’un jour il y ait une règlementation qui nous convienne. Présentement ce n’est qu’un argument commercial. Le côté économique et commercial a pris le dessus sur le vin lui-même et on s’est attaché à faire un vin qui n’aura pas de sulfite, qui n’aura pas quoi pour vendre absolument. Au final, le vin est instable, il peut-être oxydé avec tout un tas de trucs. Non c’est pas ça le vin. Le vin que ce soit en conventionnel, bio, en nature ou biodynamie il faut que ce soit stable, que le vin puisse voyager et qu’on puisse le garder à peu près dans les mêmes conditions ou qu’on soit.

V : Quel pourcentage des vins de Bordeaux sont bio?

G : En bio c’est 6% donc c’est pas beaucoup. On est la région la plus en retard de France la moyenne nationale de mémoire est entre 10 et 11% de vin bio. Et après la biodynamie je n’ai pas de pourcentage mais à Bordeaux on est à peu près 40 producteurs certifiés 100% Demeter sur près de 10,000 donc c’est vraimment pas beaucoup.

V : Est-ce que les vignerons en biodynamie et bio se rencontrent de temps à autres?

G : On se regroupe avec d’autres vignerons pour produire les préparation ensemble. C’est des choses qu’on peut acheter qui sont prêtes et qui sont vendues par des organismes dont c’est le rôle de préparer ce genre de chose la en accord avec les principes de la biodynamie. Nous on a pas un regroupement ou un club mais on se retrouve avec plusieurs vignerons une deux ou trois fois par an pour faire ces préparations. Les quantités sont alors subdivisées selon les besoins de chaque propriété. Ça réduit les coûts et ça permet en dehors des coûts des échanges et des discussions intéressantes pour faire évoluer certaines choses.

V : Petite question sur les cornes et la bouse de vache? Qui fait ça?

G : Les cornes elles arrivent vides et c’est nous qui remplissons une à une chaque corne avec un petit bâton et de la bouse de vache. Ça fait partie de la biodynamie. On pourrait le faire faire par quelqu’un d’autre ou par une entreprise mais alors là ça perd de son sens. Les cornes remplies de bouse il faut les enterrer dans le sol et creuser le trou avec des pelles parce qu’avec un tracto-pelle ça perd tout son sens. Ce genre de chose, ça paraît pas ragoûtant de premier abord mais c’est quelque chose qu’on fait un après-midi tous ensemble. Souvent les vignerons amènent des amis et enfants pour qu’ils comprennent à quoi ça sert et c’est un moment convivial.

Château Roland La Garde

V : Oui mais des cornes pour 40 hectares ça en beaucoup?

G : Ça prend pas tant de cornes que ça. Une fois desséché ça en prend quelques grammes par hectare. Toutes les préparations qu’on va utiliser s’apparentent à de l’homéopathie. On va pas miser sur de l’inondation de matières. Pour donner quelque chose on va miser sur la diffusion d’information. On va détecter une carence dans la vigne et alors on va aller chercher telle plante parce qu’elle contient tel élément et on va apporter cette information à notre vigne, on va la pulvériser à quelques grammes par hectare et on va penser que la vigne va intégrer ce message plus facilement si c’est des petites quantités. C’est l’imprégnation d’information. La biodynamie ce n’est pas que ça, c’est un tout. Il faut suivre le calendrier lunaire, pas utiliser de produits chimiques. C’est tout ce bloc la qui fait que la vigne se sent de mieux en mieux et réagit positivement à tous les stimuli qu’on peut lui envoyer.

Château Roland La Garde

V : Et les variations extrêmes de climat, la biodynamie elle aide comment?

G : La biodynamie ça rend le vigneron plus observateur, plus critique de ce qui se passe sur son terroir. On va ressentir plus ces variations plus que les autres vignerons. On se dit alors il faut changer quelque chose, il faut s’adapter. Dans ma région à Bordeaux, avec mon père, ça fait des années qu’on se dit que le merlot allait être compliqué à cultiver dans les dizaines d’années qui viennent. On ramasse des merlots de plus en plus mûrs, de plus en plus sucrés alors ça fait des vins de plus en plus alcooleux. Donc c’est très compliqué.

Avec mon père on a commencé une transition ou on plante de plus en plus de cabernet-sauvignon, cabernet franc et malbec. Et même on commence à se poser des questions à peut-être planter des cépages qui ne sont pas encore à Bordeaux qui viennent de pays ou les climats sont beaucoup plus chauds. On espère que les INAO vont peut-être aussi évoluer un jour. Parce que ça fait X années qu’ils sont bloqués dans leur système. Va falloir avancer. On prévoit faire des tests.

Bruno Martin, Château Roland La Garde

‘’On est une famille implantée sur ces terres depuis longtemps, la huitième génération, on est attaché à nos terres et on veut pouvoir cultiver demain. On ne veut pas faire des millions et des millions de bouteilles. On veut faire la juste quantité que la vigne veut bien nous donner. Mais si on ne s’adapte pas, on ne pourra pas. Donc il faut réfléchir par en avant, plus vite que les organisations bordelaises et d’autres endroits et peut-être un peu forcer la main dans certaines voies pour une agriculture plus saine, de nouveaux pieds de vigne, des cépages, des hybrides, des pieds oubliés. Avec ça, peut-être on pourra continuer à produire des vins qui ressembleront à du Bordeaux mais qui seront plus adaptés au climat de demain. Maintenant c’est chaque année qu’on a des catastrophes dans la région.

V : Merci beaucoup de votre temps.

G : Avec grand plaisir

La Biodynamie

Source: site du Château Roland La Garde

C’est en 1924, lors de 8 conférences données à des agriculteurs, que le philosophe Rudolf Steiner énonce pour la première fois les principes de la Biodynamie. Cette nouvelle façon de penser l’agriculture résulte de l’inquiétude grandissante des agriculteurs et agronomes sur les effets des méthodes de culture de l’époque notamment sur la faune et la flore.
La biodynamie fonde ses principe sur le fait que l’ont ne doit pas considérer uniquement que la plante que l’on cultive mais tout son organisme environnant comme faisant partie d’une seule et unique entité (plante, terre, faune). 
En conséquent, Rudolf Steiner explique que si l’on regarde l’environnement de notre plante comme un tout, la maladie de cette plante ne pourrait être en fait que la résultante d’un déséquilibre situé ailleurs dans le système autour de cette plante.

Le but de la biodynamie est donc de conserver ou recréer un environnement non pollué et non hostile à la faune, la flore, et à la terre de nos cultures. Il faut aussi éviter à terme un épuisement des sols à cause d’exploitations intensives et non réfléchies. 
La biodynamie prévoit plusieurs préparats issus de matières végétales, animales et minérales que l’on peut appliquer sur nos cultures afin de renforcer les échange entre la plante et le sol. Grâce à sa proximité avec la Terre, la Lune ainsi que les astres influent sur la plante, la faune, la terre.
La  biodynamie est tout d’abord une prise de conscience des interactions existantes à tous les niveaux. Une vigne est définie par la plante,son sol son espace ,son environnement, sa relation avec la faune et la flore , le vigneron.

Les travaux réalisés par Maria Thun ont prouvé l’impact des mouvements cosmiques sur la pousse d’une plante. Cet impact est lié à plusieurs facteurs tels que la position de la Lune par rapport à la Terre, la position du Soleil et des planètes par rapport aux constellations.
Ainsi Maria Thun a pu établir un calendrier grâce à ses observations. 
Ce calendrier a permis de définir plusieurs types de jours qui favorisent une partie différente de la plante :

Jour fleur / Jour feuille / Jour racine / Jour fruit 

 Ces quatre parties de la plante vont être stimulées à différentes périodes suivant tous les paramètres énoncés ci dessus.
Le calendrier de Maria Thun est aujourd’hui un outil très utilisé par les biodynamistes car il regroupe toutes les informations nécessaires pour optimiser les actions que l’homme va vouloir effectuer sur sa plante.

Comme avec d’autres cultures, l’utilisation de la biodynamie dans la vigne permet de renforcer les interactions entre le sol et la plante dans son système racinaire et foliaire. 

Deux préparats sont particulièrement utilisés :

               – Préparation 500 à base de bouse de corne : renforcement et structuration du sol et des racines
               – Préparation 501 à base de silice de corne / renforcement de la partie aérienne de plante

Il existe d’autres préparations utilisées dont la plupart à base de plante, chacune avec pour but de régler un déséquilibre précis. Toutes les préparations utilisées sur la vigne doivent être dynamisées, c’est à dire qu’elles sont diluées dans de l’eau de pluie dans une dynamiseur puis mis sous agitation très rapide de façon à former un vortex et en changeant de sens d’agitation subitement une fois le vortex formé, afin de créer un chaos énergique. Ces préparations dynamisées sont ensuite pulvérisées directement sur la vigne.

Les vins bio
Les vins bio

Découvrez le classicisme des vins des Vignobles de Larose. Superbes Crus Bourgeois!

J’ai eu le plaisir de déguster quelques vins des Vignobles de Larose au restaurant La Prunelle avec le Directeur Général et Maître de Chai, Franck Bijon, l’ambassadrice de la marque Manon Morel et  Kenneth Edward Gunn de l’agence Marchands des Amériques. 

Franck Bijon, Claude Lalonde (Vinformateur)

Nous avons en fait dégusté 5 vins, tous des Crus Bourgeois, dont le Château Larose Trintaudon 2011 et 2015, Château Larose Perganson 2008 ainsi que les nouveaux arrivages pour le marché du Québec du Château Arnauld 2012 et 2014.

Vignobles de Larose

Tous les vins exhibaient la finesse, l’élégance et l’équilibre résultats d’une maîtrise quasi-parfaite du processus de vinification qui comporte entre autres, une ‘’extraction maîtrisée’’, un contrôle minutieux de la maturation des raisins, l’instauration d’une agriculture durable exemplaire et des investissements importants avec un objectif qualitatif. Étant donné le haut niveau de qualité des vins, on peut dire sans se tromper, que ces derniers offrent un excellent rapport qualité/prix.

La dégustation

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2011, cépages : Merlot 58%, Cabernet-Sauvignon 42%, $33.01.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence: https://goo.gl/jy3hEP

Le millésime 2011 est considéré comme un millésime classique tout comme les 85, 88, 2001 et 2011. Le climat a été frais ce qui a ralenti la maturation des raisins et par le fait même, a donné ce qu’on pourrait appeler ‘’le vrai profil d’un vin de Bordeaux’’.

Des notes de fruits rouges mûrs (fraises) et bien frais, des notes épicées, de cèdre, de tabac ainsi qu’un soupçon de vanille et de notes boisées bien intégrées. En bouche, le vin est sphérique avec un beau volume, une texture riche et des tannins charpentés tissés bien serré. Des notes de fruits sur le cassis, la cerise, bien juteux et croquant. Superbe longueur, bien aérien et d’une grande buvabilité. Essayez de n’en boire qu’une bouteille… Excellent rapport qualité/prix.


Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2011

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2015, $26.80, cépages : Merlot 60%, Cabernet-Sauvignon 40%, code SAQ : 11835388.

Le millésime 2016 sera disponible à l’automne 2019 en approvisionnement continu.

Le millésime 2015 est caractérisé par un profil aromatique particulièrement intense avec beaucoup de charme et de séduction. Un excellent millésime qui a permis de produire des vins sphériques tout en fraîcheur avec des tannins soyeux et bien enrobés et d’une longueur interminable.

L’équilibre est quasi-parfait entre les tannins d’un grain bien fin et la délicatesse et l’élégance. Il a été élaboré selon une extraction bien maîtrisée qui ne produit rien de sec ni de dur. En fait, rien d’asséchant ici.

Des notes de fruits mûrs bien frais bien dominantes et quelques notes boisées bien intégrées qui ajoutent à la complexité du vin sans masquer le fruit. En bouche, la texture est bien riche, l’acidité bien fraîche et les tannins presque charpentés, assez ronds et tissés serré. Beaucoup d’équilibre, de finesse et d’élégance pour un vin de ce prix. En fait, si vous avez un vin de Bordeaux à acheter, ce serait bien celui-ci!


Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2015

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2008, $39.08, cépages : cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%.

Le millésime 2008 est disponible en importation privée en contactant l’agence. Pour les autres millésimes, ce vin est disponible à la SAQ en approvisionnement par lots. Le millésime 2010 ($34.75) est disponible dans 11 succursales SAQ. Le 2012 sera disponible en 2019. À suivre…

Le millésime 2008 a été un peu plus difficile et plus compliqué surtout quant à l’obtention de la maturité des raisins pour le Cabernet-Sauvignon. On aura réussi à faire du très beau malgré le climat.

Au nez des notes viandées, de cèdre, de tabac avec quelques notes d’évolution et de notes boisées bien intégrées. En bouche le vin est assez intense et d’une matière plus dense avec passablement de volume et d’amplitude et des tannins plus charpentés et tissés bien serré. De belles notes de fruits noirs bien juteux et croquants et quelques notes sur les noyaux de cerises.


Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc

Les vins de Château Arnaud – une nouveauté au Québec

Château Arnaud

‘’C’est au cœur du Médoc, sur le plateau d’Arcins, que nous avons choisi de faire renaître religieusement le Château Arnaud, un cru d’exception, d’un terroir d’exception. Entre Margaux et Moulis, cette propriété est située sur une des plus belles croupes de graves qui fait aussi la réputation de ses voisins, les Châteaux Chasse-Spleen et Poujeaux’’.

Cette propriété de 17 hectares a été acquise en 2007 et est constituée de vignes qui ont en moyenne 45 ans plantées avec 10,000 pieds de vignes à l’hectare tout comme les Grands Crus (Mouton Rothschild par exemple). Les vins de ce Château sont vendangées à la main, les raisins sont sélectionnés avec tri optique, ils sont vinifié avec macération à froid puis vieillissement dans des barriques 100% neuves.

Château Arnaud

Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2012, autour de $60.00, , cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, disponible à la SAQ début mai 2019.

Quelques notes mentholées, de cèdre et de fruits rouges et noirs frais et bien mûrs. En bouche, beaucoup d’équilibre et d’élégance avec des tannins charpentés bien souples et tissés serré. ‘’Une main de fer dans un gant de velours’’. Pratiquement les deux-tiers de ce vin sont élaborés avec du Cabernet-Sauvignon ce qui lui donne plus de puissance et de tension. Très belle réussite!


Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2012

Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2014, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%.

Ce millésime est disponible en importation privée en contactant l’agence.

Au nez quelques notes mentholées et herbacées bien fraîches ainsi qu’un soupçon de torréfaction. D’un très bel équilibre avec des tannins charnus assez puissants bien élégants et des notes de fruits noirs et réglissées. Superbe longueur…


Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2014

Vignobles de Larose

Restaurant La Prunelle

La structure, la finesse et l’élégance des vins de Paul Jaboulet Aîné!

Hier avait lieu une dégustation des vins de Domaines Paul Jaboulet Aîné avec M. Adrien Laurent, Directeur de Opérations du Domaine. Maison fondée en 1834, cette dernière a été vendue à la famille Frey en 2006 et Caroline Frey Oenologue et propriétaire, en a l’entière responsabilité. Fait à noter, elle a donné une impulsion qualitative et bio au Domaine lequel est entièrement bio depuis 2016. Même les vignobles de Crozes-Hermitage et de l’Hermitage sont en biodynamie. L’agence LBV organisait cette dégustation à leurs nouvelles facilités à Beloeil. http://www.lbvinternational.com/

Caroline Frey, Oenologue et propriétaire

Un total de 9 vins étaient à déguster provenant autant de la Vallée du Rhône Septentrionale que Méridionale. En général, ils étaient tous d’un très bel équilibfre entre la structure et la finesse et l’élégance surtout en ce qui concerne les vins de Crozes-Hermitage et de Saint-Joseph. Le rapport qualité/prix de l’ensemble des vins dégustés est vraiment très bon.

Dégustation des vins de Domaine Paul Jaboulet Aîné, agence LBV

La dégustation

Vin Blanc

Les Sauvagères, 2017, Saint-Péray, Vallée du Rhône Septentrionale, $28.75, cépages : Marsanne, Roussanne.

Disponible en importation privée en contactant l’agence. Ce vin est à venir

Belle sensation de minéralité avec des notes de fruits blancs, de noisettes avec un soupçon d’agrumes. En bouche c’est cette sensation de minéralité qui prédomine avec une texture assez riche, un soupçon d’agrumes ainsi qu’une très belle longueur.


Les Sauvagères, 2017, Saint-Péray, Vallée du Rhône Septentrionale

Vin Rouges

Les Traverses. 2016, Ventoux, Vallée du Rhône Méridionale, $16.70, cépages : Grenache 80%, Syrah 20%, code SAQ : 543934. Spécialité par lot.

De belles notes de cerises, de fraises, de framboises avec un léger soupçon de fruits noirs. En fait c’est le fruit qui prédomine. En bouche, c’est d’un bel équilibre avec une belle fraîcheur et des tannins équilibrés. On a un rappel des notes de fruits bien frais sur la cerise, c’est juteux, croquant avec un peu de notes épicées. Ce vin offre un excellent rapport qualité/prix.

Les Traverses, 2016, Ventoux

Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône, $16.05, cépages : Grenache 60%, Syrah 40%, code SAQ : 332304. Produit courant.

La cuvée de ce vin suit le mouvement apporté à l’ensemble du Domaine et devient maintenant en bio. Le label sera maintenant identifié avec une abeille, emblème de l’engagement de la maison dans l’agriculture biologique.


Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône

Au nez, des notes de cerises, de noyaux de cerises et de fruits rouges bien frais comme on le retrouve souvent dans les vins issus de l’agriculture bio. Toute la place est laissée aux fruits. En bouche, on ressent les notes de la Syrah avec des tannins plus structurés et des notes d’épices qui s’entremêlent avec les notes de fruits noirs et un soupçon de notes herbacées. Une valeur sûre dans le paysage vinicole !!


Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône

Biographie, 2015, Côtes du Rhône, $22.55, cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence.

Au nez, comme une crème de fruits rouges et de fruits noirs avec une dose de fraîcheur qui provient de notes d’eucalyptus. En bouche, bel équilibre entre la texture et l’acidité bien fraîche et les tannins presque charpentés. Quelques notes chocolatées entremêlées de notes d’eucalyptus qui lui confèrent cette belle fraîcheur. Vraiment très beau!


Biographie, 2015, Côtes du Rhône

De Père en Filles, 2016, Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu, $26.45, cépages : Grenache 80%, Syrah 10%, Mourvèdre 10%.

Ce vin disponible en importation privée en contactant l’agence. À venir.

Des notes d’épices, de prunes ainsi qu’un soupçon de caramel. En bouche la texture est riche et le vin est généreux avec un beau volume et une belle amplitude. Belle structure avec des tannins charpentés et une longueur appréciable. Un de mes préférés!


De Père en Filles, 2016, Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu

Les Jalets, 2015, Crozes-Hermitage, $27.85, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 13390597. Spécialité par lot.

De belles notes animales, viandées ainsi que des notes de fruits noirs, de prunes et de réglisse. En bouche la texture est bien riche avec des tannins bien charpentés tissés bien serré. Beaucoup de volume et d’amplitude, c’est juteux et délicieux!


Les Jalets, 2015, Crozes-Hermitage

Les Cyprès, 2016, Vacqueyras, $28.95, cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence. À venir.

Des notes de prunes, de mûres bien mûres ainsi qu’un soupçon de cassis. D’un bel équilibre, les tannins sont bien charpentés avec quelques notes de cèdre, de notes herbacées, d’épices et beaucoup de fraîcheur, de volume et d’amplitude.


Les Cyprès, 2016, Vacqueyras

Le Grand Pompée, 2016, Saint-Joseph, $32.50, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 14095371. Spécialité par lot. À venir.

Des notes animales, viandées bien typées, de fruits rouges bien mûrs ainsi qu’une note de réglisse. D’un superbe équilibre entre la structure et la finesse du vin. Belle élégance!!


Le Grand Pompée, 2016, Saint-Joseph

Domaine de Thalabert, 2016, Crozes-Hermitage, $47.50, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 12746571. Spécialité par lot.

De belles animales, viandées, de fruits noirs bien mûrs, d’olives noires et d’épices. Mon vin préféré avec son bel équilibre entre la puissance et la finesse et l’élégance. D’une superbe structure avec des tannins fins mais bien présents. Bel exemple d’un très beau Crozes-Hermitage.


Domaine de Thalabert, 2016, Crozes-Hermitage

Pour en savoir plus sur le Domaine Paul Jaboulet Aîné : https://www.paul-jaboulet-aine.fr/

M. Adrien Laurent, Directeur des Opérations, Paul Jaboulet Aîné, La Chapelle Hermitage, Château La Lagune, Château Corton C.

De très beaux coups de cœur de par le monde !!

Cette semaine avait lieu la dégustation de divers produits de l’agence Trialto. Lors de cet événement nous avons eu de plus l’occasion de déguster les Zinfandels de la maison Turley avec nulle autre que Christina Turley. Vous trouverez les notes de cette dégustation dans un article séparé en cliquant sur le lien: https://goo.gl/p3h7je

Alors je vous fait part des vins qui ont retenu le plus mon attention sur l’ensemble de cette dégustation. Je vous souhaite de belles émotions!

Dégustation des vins de l’agence Trialto

Les blancs

Huber, Riesling Engelsberg, Basse-Autriche, Traisental, 2017, $22.65, sucre : 7.7 g/l, code SAQ : 13675841.

Vraiment différent ce vin! Au premier abord il était peu aromatique puis après quelques minutes se dégage une note particulièrement minérale typique au Riesling. Puis se pointent des notes d’agrumes et de fruits blancs qui créent une belle complexité avec cette belle sensation de minéralité. En bouche l’acidité est bien fraîche et les notes d’agrumes reprennent le dessus avec un soupçon de zeste le tout culminant en une belle longueur.


Huber, Riesling Engelsberg, Basse-Autriche, Traisental, 2017

Montresor, Soave, Fattorie Soave Classico, Italie, Vénitie, 2017, $20.00, cépage : Garganega 100%, code SAQ : 13863745.

J’aime beaucoup les Soave et en particulier celui-ci. Au nez, de belles notes de pêches, d’abricots, quelques notes florales et comme une petite sucrosité genre bonbon vraiment pas vilaine. En bouche la texture est riche un peu grasse avec une acidité assez fraîche. Franchement agréable!


Montresor, Soave, Fattorie Soave Classico, Italie, Vénitie, 2017

Les rouges

Montresor, Valpolicella, Fattorie Classico Superiore, Italie, Vénitie, $24.00, 2015, cépages : Corvina 50%, Rondinella 50%, code SAQ : 13863737.

Au nez des notes de fruits bien mûrs comme une crème de fruits rouges et quelques notes d’épices. En bouche tout est en équilibre avec des tannins presque charpentés et d’une belle structure. Belles notes d’épices avec des arôme fruités d’une belle profondeur.


Montresor, Valpolicella, Fattorie Classico Superiore, Italie, Vénitie, 2015

Lungarotti, Torgiano, Rubesco, Italie, Ombrie, 2013, $18.20, cépages : Sangiovese 90%, Colorino 10%,  code SAQ : 41947. Le 2014 est disponible à $19.00.

Au nez de belles notes de fruits bien mûrs mais pas du tout confiturés surtout sur la cerise avec quelques notes épicées. Bien équilibré, ce vin possède des tannins charpentés tissés bien serré. En bouche de beaux arômes floraux ainsi qu’un rappel des notes de fruits rouges et noirs. Belle amplitude et volume.


Lungarotti, Torgiano, Rubesco, Italie, Ombrie, 2013

Fanti, Brunello di Montalcino, 2013, 2013, $71.50, cépage : Sangiovese 100%, code SAQ : 11191885.

Au nez des notes bien typées de Brunello avec du tabac, des prunes, oserais-je dire aussi comme un soupçon de banane très mûre. En bouche c’est opulent, d’une texture bien riche avec des tannins charpentés tissés bien serré. Et quelle longueur…et quel volume en bouche.


Fanti, Brunello di Montalcino, 2013

Ortas Prestige, Cave de Rasteau, Rasteau, 2013, $24.95, cépages : Grenache 50%, Syrah 35%, Mourvèdre 15%, code SAQ : 952705.

Un de mes préférés pour ‘’l’ensemble de son œuvre’’ et pour son excellent rapport qualité/prix, même à ce prix !!  Au nez, comme une crème de fruits très mûrs sur les prunes et les mûres avec une touche de vanille et quelques notes épicées. En bouche la texture est assez moelleuse et les tannins bien charpentés. J’ai beaucoup apprécié son volume et amplitude en bouche et l’impression de générosité qu’il laisse. À acheter à la caisse!!!


Ortas Prestige, Cave de Rasteau, Rasteau, 2013

Jean-Louis Chave, Sélection Hermitage, Farconnet, 2014, $77.75, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 13899810.

On parle ici d’une grosse pointure! Tout un vin! Au nez comme des notes animales qui se dissipent pour laisser toute la place aux notes de fruits noirs sur la mûre, les épices et de belles notes florales. En bouche c’est une merveille d’équilibre et de profondeur des arômes, toujours en finesse et en élégance. Beaucoup de volume et d’amplitude avec des tannins bien charpentés. Simplement wow!


Jean-Louis Chave, Sélection Hermitage, Farconnet, 2014

Déguster les Champagnes Vintage et La Grande Dame Veuve Clicquot. Une expérience inoubliable!!

Champagnes Veuve Clicquot

Quelle jouissance que de déguster les grands Champagnes de Veuve Clicquot en compagnie de Dominique Demarville, Chef de Caves Veuve Clicquot. L’invitation nous provenait de l’agence Moet Hennessy du groupe Charton Hobbs. Nous nous sommes donc rencontrés à l’Auberge Le St-Gabriel dans le Vieux Montréal afin de déguster 5 des champagnes Veuve Clicquot soient : le Veuve Clicquot, Vintage 2008 en Brut et en Brut Rosé, La Grande Dame, 2008 en Brut et en Brut Rosé ainsi que La Grande Dame, 2006, Brut.

Dégustation Champagnes Veuve Clicquot

Fait à noter, nous avons eu droit à déguster en primeur le champagne La Grande Dame millésime 2008 en Brut et en Brut rosé qui seront disponibles en deuxième partie d’année à la SAQ. Ces derniers ont été élaborés par Dominique Demarville dont c’était la première cuvée sous son entière responsabilité. Comme il le dit lui-même : ‘’Présenter un nouveau millésime de Grand Dame ça n’arrive pas si souvent surtout quand c’est le premier dans sa carrière. C’est assez émouvant!’’.

Dominique Demarville et Claude Lalonde (Vinformateur)

Une brève histoire de Veuve Clicquot : https://www.veuveclicquot.com/fr-ca

A l’âge de 27 ans en 1805, Barbe Nicole – Veuve Clicquot reprend de son mari qui vient de décéder, les rennes de l’entreprise Maison Clicquot. Femme d’audace, de rigueur de ténacité et d’intuition, elle fera de Maison Clicquot un succès planétaire avec son produit phare : Carte Jaune. ‘’La Grande dame de la Champagne’’ est une pionnière : c’est elle qui introduit le premier champagne millésimé, le premier champagne rosé, qui introduit la table de remuage qui permet d’améliorer la clarté de ses champagnes.

Madame Clicquot

Veuve Clicquot possède une collection de vins de réserve des plus imposantes en Champagne, composée d’environ 400 cuves sur 17 millésimes et divers cépages. Ceci permet à Veuve Clicquot d’assurer lors des assemblages, la constance recherchée au niveau du goût Veuve Clicquot, de lui assurer une belle minéralité/tension ainsi que de l’harmonie – les trois piliers du développement chez Veuve Clicquot.

Les Crayères Veuve Clicquot

Au-dela de 350 hectares de vignes fournissent approximativement 20% des besoins de la maison alors que des ententes avec des partenaires-vignerons fournissent le restant des besoins en raisins.

Ce qui est aussi intéressant à noter c’est le mouvement généralisé vers une agriculture plus raisonnée presque bio. Chez Veuve Clicquot on utilise présentement aucun herbicide et on vise à n’utiliser aucun anti-botrytis ni aucun anti-mildiou le tout dans le respect du sol.

Champagne Carte Jaune, Brut

On ne peut pas parler de Veuve Clicquot sans parler du Carte Jaune lequel est d’une importance capitale pour la Maison puisqu’il représente approximativement 85% du volume vendu sur la planète. Le Champagne Carte Jaune, Brut, non millésimé est le plus complexe à élaborer. De 60 à 80 crus différents peuvent être utilisés lors de son élaboration. On peut assembler jusqu’à 400 vins différents. Traditionnellement, il est composé de 50-55% de pinot noir, de 15-20% de pinot meunier et 28-33% de chardonnay. De 30 à 45% de vins de réserve sont utilisés de la collection afin d’en assurer la continuité du style. Le pinot noir lui donnera sa structure, sa générosité, le chardonnay lui donne un côté aérien, de l’agrume, un côté tendu et exotique alors que le pinot meunier lui ajoutera de la gourmandise, un côté croquant.

Champagne Carte Jaune, Brut, Veuve Clicquot

Il est important d’assurer la régularité et la pérennité de la signature du goût ce qui peut être un gros challenge quand on a deux millésimes (par exemple le 2017 et le 2018) extrêmement différents d’une année à l’autre, 2017 étant plus difficile alors qu’en 2018 tout est bon. Les vins de réserve sont indispensables pour régulariser ces différences qui peuvent être majeures d’une année à l’autre.

Bien que nous n’ayons pas dégusté ce Champagne lors de cette dégustation, je vous fais part de mes dernières notes de dégustation : ‘’Quel plaisir à déguster !! Suivent de si belles bulles, de belles notes briochées, des notes de fruits blancs et exotiques, de l’élégance, une belle acidité, un côté croquant et en même temps crémeux! Puissance aromatique, délicatesse et beaucoup de fraîcheur’’.

Le millésime 2008

Puisque le millésime 2008 était en primeur pour La Grande Dame, voyons le de plus près avec les mots de Dominique Demarville : ‘’Le millésime 2008 est à retenir. Tout s’est bien passé cette année-là. À part le printemps qui a été très pluvieux, très froid, dès le mois de juin les conditions sont devenues idéales et on a obtenu une maturité qui s’est déroulée très lentement et très naturellement, sans excès avec des journées chaudes et des nuits très fraîches, ce qu’on aime beaucoup en Champagne pour la maturité des raisins. On a pu cueillir les raisins dans des conditions sanitaires parfaites, pas de pourriture, avec un bel équilibre au niveau du degré et de l’acidité.

Les premières dégustations sur les vins de base, cette qualité de 2008 on ne l’a pas vu venir tout de suite. Ça a pris quelques mois pour s’apercevoir de la très grande qualité du millésime et plus on dégustait les vins, plus on s’est rendu compte qu’on avait un véritable trésor entre les mains. On sentait que les vins étaient légèrement fermés qu’ils prenaient un certain temps pour s’ouvrir. Mais ceci est parfois le signe d’un beau potentiel et quand ils sont ouverts ils sont vraiment superbes’’.

Le millésime 2008 marque aussi le retour de la vinification sous-bois. Cette vinification sous-bois avait été abandonnée dans les années 60 chez Veuve Clicquot. Une quarantaine de foudres neuves ont été achetées et environ 5% des vins ont été vinifiés dans ces foudres. Ce bas pourcentage a été choisi car les foudres étaient encore neuves et avaient tendance à boiser les vins un peu trop et on ne voulait surtout pas masquer le vin. On ne voit pas le bois dans les vins. On le perçoit un peu dans quelques notes toastées.

Pour le millésime 2008 on recherchait l’intensité, la complexité et une certaine corpulence et c’est ce qu’on y retrouve. Ce millésime offre un très beau potentiel de garde.

Dominique Demarville

Fort de son diplôme en Viticulture et en Œnologie et de son expérience dans d’autres maisons champenoises, Dominique est arrivé chez Veuve Clicquot en 2006 et est devenu Chef de Caves en 2009. Il a eu la chance de travailler pendant 2.5 ans avec son prédécesseur Jacques Peters qui est parti à la retraite en mars 2009. Six mois avant de quitter, Jacques dit à Dominique que dans six mois c’est lui qui allait élaborer La Grande Dame en commençant évidement avec La Carte Jaune, produit phare de la Maison. Dix ans après, Dominique inaugure sa première cuvée de La Grande Dame ce qui est un moment assez émouvant.

Dominique Demarville, Chef de Caves Veuve Clicquot

La dégustation

Veuve Clicquot, Vintage, Brut, 2008, $101.50, cépages : Pinot Noir 61%, Chardonnay 34%, Pinot Meunier 5%), code SAQ : 508614.

Disponible dans 74 succursales de la SAQ.

Un champagne millésimé correspond à un grand champagne résultant d’une année exceptionnelle et provenant uniquement de la récolte de l’année. C’est ainsi la marque d’une cuvée de grande qualité. Et ce 2008 est d’une qualité exceptionnelle et d’un très bon potentiel de garde. Ce vin est un assemblage d’une vingtaine de Grands Crus et de Premiers Crus dont la grande majorité provient de Montagne de Reims et de Côte des Blancs pour le Chardonnay. 


D’une couleur or clair et brillant, de fines bulles persistantes, quelques notes très aromatiques de fruits blancs (pêche, abricot) sur fond d’agrumes (citron confit), aromatique, légèrement oxydatif (c’est quand même un 2008) ainsi que de belles notes toastées et de pain d’épices. Superbe structure et longueur en bouche, très belle acidité, superbe sensation de minéralité, bien défini et ciselé. Un champagne de gastronomie qui allie puissance, fraîcheur et délicatesse! ‘’Un vin qui a des épaules’’…et qui a du volume. Très beau potentiel de garde. Définitivement un champagne pour de grands plats !!


Veuve Clicquot, Vintage, Brut, 2008

Veuve Clicquot, Vintage Rosé, 2008, $108.25, cépages : Pinot Noir 45%, Pinot Meunier 35%, Chardonnay 20%, code SAQ : 325688.

Disponible dans 85 succursales de la SAQ.

Ce champagne a comme un côté masculin, bien droit avec une belle structure ainsi qu’une bonne dose de minéralité. En dégustation, ce qui surprend ce sont les tannins assez présents et charnus de ce champagne qui soutiennent des arômes de fruits rouges (fraises, framboises, cerises), un soupçon d’agrumes ainsi que quelques notes briochées et épicées. D’ailleurs dans l’assemblage de Pinots Noirs on aura tendance à les sélectionner sur la Côte de Beaune genre Pommards bien assis, bien structurés alors que pour La Grande Dame on ira vers les Chambolle qui sont un peu plus aériens.


Veuve Clicquot, Vintage Rosé, 2008

Veuve Clicquot, La Grande Dame, Brut, 2008, $276.50, cépages : Pinot Noir 92%, Chardonnay 8%, code SAQ : 354779.

Le millésime 2006 est disponible dans 66 succursales de la SAQ. Le 2008 sera disponible vers le milieu de l’année 2019.

On a passablement augmenté la proportion de Pinot Noir dans ce millésime à 92% alors que le 2006 en avait 53%. Ce vin est élaboré à partir de 100% Grands Crus sur 5 Grands Crus de Pinot et un de Chardonnay. Cette évolution vers une importance plus marquée de Pinot Noir est un peu une révolution chez Veuve Clicquot! On recherche le tranchant, la finesse, l’élégance et la tension. On ne veut pas des Pinots qui soient trop vineux ou trop structurés. On veut en faire un vin de plaisir, un vin apéritif. On a aussi changé l’habillage avec une étiquette plus rectangulaire et avec plus d’emphase sur la Marque La Grande Dame ce qui rend ce vin plus distinctif.

Cette prépondérance sur le Pinot Noir lui confère une superbe sensation de minéralité, de tension avec beaucoup de structure. Cet assemblage en fait un champagne bien droit, ciselé, tout en finesse et en élégance. Surprenant pour un vin à 92% de Pinot Noir. À la première approche le champagne était fermé et on doit lentement le laisser venir vers nous. Au nez quelques notes de fruits blancs et un soupçon de notes toastées. En bouche la texture est bien riche et crémeuse et l’acidité fraîche même un peu vive avec de beaux arômes d’agrumes qui viennent charmer notre palais. Une réussite que cette nouvelle Grande Dame !! Très grand potentiel de garde.


Veuve Clicquot, La Grande Dame, Brut, 2008

Veuve Clicquot, La Grande Dame, Rosé, Brut, 2008, $521.00, cépages : Pinot Noir 92%, Chardonnay 8%, code SAQ : 464966.

Le millésime 2004 est disponible dans 27 succursales de la SAQ. Le 2008 sera disponible vers le milieu de l’année 2019.

Un Champagne de base à 92% de Pinot Noir ainsi qu’un assemblage de 14% de Pinot Noir du Clos Colin lui confèrent beaucoup de structure, de minéralité ainsi que des arômes assez intenses de fruits rouges, de pain d’épices ainsi que quelques notes florales et toastées.  En bouche la texture est des plus riche, l’acidité bien fraîche et les tannins tissés serré. On sent bien la touche de Pinot Noir dans cette superbe structure.


Veuve Clicquot, La Grande Dame, Rosé, Brut, 2008

Veuve Clicquot, La Grande Dame, 2006, $276.50, cépages : Pinot Noir 53%, Chardonnay 47%, code SAQ : 354779.

Ce millésime est disponible dans 66 succursales de la SAQ.

Ce millésime a été le dernier élaboré par Jacques Peters. Ce millésime a été très solaire et assez riche avec un profil comme celui de 1989 et de 2002 des années assez chaudes. Au nez, de belles notes de fruits blancs, d’agrumes et de notes briochées et de noisettes. Beaucoup de complexité et de longueur en bouche. Une merveille!


Veuve Clicquot, La Grande Dame, 2006



Page 1 of 16

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén