Catégorie : France (Page 1 of 6)

Rencontre et entrevue avec Nicolas Joly

Nicolas Joly et Claude Lalonde (Vinformateur) au Château de la Roche aux Moines, Savennières

Lors de mon voyage dans la Loire avec mon comparse Luc, nous avons eu la chance de rencontrer Nicolas Joly que certains appellent le ‘’Grand Pape’’ de la biodynamie. En fait c’est avec acharnement et conviction qu’il applique depuis 35 ans les principes et la philosophie de la biodynamie au Château de la Roche aux Moine et ses vignobles de La Coulée de Serrant situés dans le très beau village de Savennières.

Nous devions le rencontrer le jeudi et déjà le mardi nous faisions du repérage alors que nous étions dans la région. Nous avons donc fait un ‘’petit croche’’ pour aller brièvement voir le Domaine sans vouloir déranger personne et nous sommes tombés par hasard sur M. Joly. Nous nous sommes présentés un peu surpris de le rencontrer ainsi et du coup il nous dit ‘’mais pourquoi attendre à jeudi, faisons ça maintenant!’’. Et quelle générosité! Il nous accordé près de deux heures de son temps à répondre à nos questions, à nous faire goûter ses vins sublimes et à nous raconter des histoires et anecdotes.

Quelquefois ce n’était pas facile de le suivre dans ses explications qui frisaient à certains moments un certain niveau d’ésotérisme. Car il faut le dire, pour lui la philosophie de la biodynamie ce n’est pas une simple forme d’agriculture, mais bien une philosophie globale de vie. Et quand on parle de la vie sur terre et de l’influence des énergies solaires, stellaires et terrestres sur cette vie qu’elle soit humaine, animale ou végétale, ça peut mener loin.

Si j’avais à résumer ce que j’en ai retenu : c’est que la vie (on parle surtout de vie végétale ici) est le produit d’influences énergétiques fondamentales tant solaires, terrestres et stellaires. Cette vie s’est développée pendant des milliers d’années en symbiose avec ces énergies. Cependant, depuis une cinquantaine d’années, l’industrie phytosanitaire a inondé le monde de la viticulture avec des produits chimiques qui bloquent ces énergies si nécessaires au développement tant au niveau racinaire que du feuillage. La viticulture est devenue complètement dépendante de ces produits chimiques pour générer des rendements aux dépens de la qualité des vins et de la vérité du goût du vin. Ces produits ont complètement changé et masqué au fil du temps le ‘’vrai goût du vin’’. Les vins sont de plus en plus élaborés par des chimistes du vin, des ‘’œnologues’’ qui modifient le profil aromatique du vin.

Château de la Roche aux Moines

De plus la philosophie de la recherche absolue des rendements a amené la viticulture vers une monoculture absolue et à l’utilisation de produits phytosanitaires à l’excès ce qui rend la vigne des plus vulnérable. On sait que les choses vivantes sont toujours intégrées des écosystèmes. Si on enlève cet ecosystème, on augmente les risques de maladies et autres car la vigne n’aura plus développé des mécanismes de défense. Donc selon M. Joly, il faut enttre autres, ramener cette diversité dans la vigne autant dans sa forme végétale qu’animale. Car ce sont ces diverses énergies qui aideront la vigne à prospérer pour longtemps . Il faut cesser cette folie et retourner vers des pratiques qui sont en harmonie avec la nature.

Vignoble de la Coulée de Serrant

Selon M. Joly, le consommateur se fait berner depuis longtemps avec des vins trafiqués qui ne témoignent plus des lieux et appellations desquels ils sont issus. Selon lui, il faut revenir aux vraies valeurs et la biodynamie est une des réponses. Selon lui, il est grand temps que ça cesse.

‘’La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail  et qui agissent comme des catalyseurs de forces.

Si la biodynamie se développe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des goûts que l’on avait oublié, des goûts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des goûts de terroir…Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.’’

‘’Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques.’’

Si vous voulez en savoir plus, eh bien lisez cette entrevue et allez sur le lien suivant qui se trouve sur le site du Domaine : https://coulee-de-serrant.com/la-biodynamie-demystifiee/

Alors, suite à cette belle rencontre nous sommes retournés quand même le vendredi de la même semaine car nous voulions marcher dans le vignoble et nous imprégner des lieux. Quel lieu mythique! Vous ne trouverez pas de vignes comme on en trouve dans certains vignobles ou tout est propret, sans un brin d’herbe entre les rangs. Ici c’est un peu en broussaille avec plein de fleurs partout. On sent et on voit la biodiversité. Des abeilles (le Domaine possède ses propres ruches) et d’autres insectes partout. Et le silence…Vraiment très beau!

Alors que nous revenions vers le Château suite à notre marche, Nicolas Joly revient vers nous avec son camion. Il arrête et nous dit : ‘’J’ai réfléchi à cette question que vous m’avez posée et…’’. Et la conversation reprend pour une autre demi-heure lui assis dans son camion et nous debout dans ses vignes. Finalement, petite anecdote, la conversation a convergée vers la production de sirop de bouleau et de sirop d’érable…Et Luc quelques mois plus tard, a fait parvenir 3 caisses de sirop d’érable ‘’biologique’’, il va sans dire, à Nicolas pour son plus grand plaisir.


Vignoble de la Coulée de Serrant

La biodynamie pour revenir à la vérité du goût

En visitant le Domaine, je suis tombé sur un cadre dans lequel se trouvait comme une lettre qui expliquait la philosophie du Domaine. Je vous l’ai retranscrite :

N’ayant recours au cellier à aucune ‘’chirurgie esthétique’’ qui rend le vin flatteur souvent au détriment de son originalité, tout au long de l’année nous agissons pour aider la vigne à se nourrir de la particularité de nos sols de schistes (prise par les racines) et du microclimat saisit par les feuilles.

Outre les préparations en biodynamie, tout au long de l’hiver nous amenons les moutons d’Ouessant qui nous nettoient les vignes comme de véritables jardiniers tout en les ‘’fumants’’. Dès le printemps nous passons différentes tisanes pour calmer les possibles excès climatiques. Le thym ou des labiés plus globalement (lavande, origan, sarriettes, sauge) réchauffent les sols et peuvent constituer une protection contre le gel. Les nombreuses tisanes d’orties soutiennent l’activité de la sève surtout en période de sécheresse ce qui permet de renforcer la photosynthèse et donc de marquer le raisin des originalités climatiques du millésime. Nous utilisons aussi l’ail qui est une grande amie de la vigne, la grande cousoudre etc.

Pour limiter les effets négatifs de la monoculture qu’est la vigne, volontairement, des parcelles qui ont droit à l’appellation sont laissées en prairie ou en boqueteaux avec présence permanente de différents animaux (ânes, chevaux, chèvres). Un troupeau de 10 vaches et un taureau Nantais – race menacée d’extinction en 1985 – élevé sur les terres du domaine, nous fournit la fumure annuelle nécessaire.

Nous pratiquons cela depuis 35 ans et grâce à la qualité de nos terroirs nos vins peuvent exprimer des goûts 100% issus de la nature.

À ce stade, un vin est thérapeutique.’’

Dégustation des 3 vins

Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC, $69.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924608.

Sur des notes florales, de poires confites, de tabac blond avec comme un soupçon de note acétyle. En bouche la texture est grasse, l’acidité est vive et la longueur…simplement incroyable!


Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC

Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017, $84.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924616.

Sur des notes de coing, d’abricots et de notes florales. La bouche est de plus expressive et légèrement grasse, pratiquement opulente, de plus goûteuse et d’une longueur impressionnante.


Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017

Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015, code SAQ : 11763441

Simplement sublime! Au nez, des notes de pêches, d’abricots, de cire d’abeille, de belles notes florales et un soupçon d’ananas. En bouche c’est l’énergie du vin qui étonne! D’une texture légèrement grasse avec une acidité bien fraîche et d’une longueur incroyable. C’est d’une finesse et d’une fraîcheur. Tellement bon!


Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015

Entrevue complète avec Nicolas Joly

VF : Que pensez-vous de la mode des vins nature?

NJ : Écoutez, vin nature ça ne veut rien dire. Vous pouvez être en chimie intensive et vous pouvez l’appeler vin nature. Ce nom n’est pas protégé, le consommateur se fait piéger. Vous avez des gens qui sont en vin nature qui sont bien vous savez mais beaucoup qui ne veulent pas faire l’effort d’être en bio ou en biodynamie. Ça fait des vins nature qui attrapent le marché et c’est rien. Ça ne veut absolument rien dire.

Ce qu’il faut comprendre c’est en amont. Premier temps, il nous faut parler des changements climatiques. La vie ce qu’on appelle la vie, le printemps ou tout sort de terre, la santé etc. La vie n’appartient pas à la terre. C’est ça le truc clé. La terre reçoit la vie parce qu’elle est un membre du système solaire. C’est ça la clé. Donc aussitôt que vous dites que la terre est un membre du système solaire alors comment ça marche. Eh bien ça marche par des fréquences cosmiques, des longueurs d’onde qui vont réveiller le perce-neige au mois de janvier et la primevère au mois de mars par exemple.

Qu’est-ce qui se passe actuellement? On intensifie d’une manière colossale des ondes qui n’ont rien à voir mais qui sont proches des fréquences cosmiques sous forme de satellites dans toutes couches de la terre. Claude Bourguignon a fait un travail remarquable pour dire que le sol est organisé en couches. Mais l’atmosphère est organisée en couche, tous les scientifiques le savent. Et cette atmosphère actuellement dans toutes les couches vous avez un niveau de pollution via les ondes générées par les GPS de chaque voiture, des téléphone intelligents, les SMS etc. Qu’est-ce qui se passe? Cette intensification des ondes, cette pollution hertzienne autour de la terre ralentit le lien de la terre au système solaire.

Donc, ralentissement du lien de la terre au système solaire. Et qu’elle est la défense de la terre alors qu’elle reçoit moins sa vie? Que font nos gouvernements et les lobbies etc.? Ils donnent le pouvoir à quelques scientifiques qui pensent à seulement 180 degrés. Donc la vie n’appartient pas à la terre. Quand la terre ne reçoit pas la vie, inversion partielle des polarités magnétiques, ça on ne le sait pas, mais quand on vous dit que le CO2 est le responsable, eh bien ce n’est que 5 à 10% du problème. Et on fait des gros marchés, on foute les vieilles bagnoles à la casse et on en achète d’autres. En réalité, la terre reçoit moins la vie qu’avant.

Quand il y a moins de vie, il y a plus de maladies c’est toujours l’équilibre qui se perd. C’est la que la biodynamie joue son rôle, c’est pour ça qu’elle fait le tour de la planète en viticulture. La biodynamie a 10,000 explications, en réalité elle est simple. Chaque préparation c’est un numéro de téléphone portable sur une planète. Et le soleil il a deux numéros de téléphone portable. Chaque préparation est une connexion qui est énergétique à une force particulière. Ça sera comme une aiguille d’acuponcture pour la terre s’il n’y a pas de pollution autour, ça ira très loin. S’il y a utilisation de produits chimiques tout près, la biodynamie ça s’arrêtera comme contre un mur.

Il ne faut jamais faire une expérimentation en biodynamie sans être séparé par au moins 30 mètres d’un autre voisin. Si le voisin au-dessus de vous désherbe chimiquement alors ça n’aide pas. Mais vous avez quand même ramené quand même un peu de vie. L’idéal c’est d’avoir son autonomie et ici je suis presque totalement séparé de mes voisins sauf sur peut-être 100 mètres d’une parcelle de Savennières même le type tout à côté est en bio alors ça fait l’affaire et c’est moins grave.

On fait un autre éclairage. Je vous pose la question suivante. Ou est le millésime 2019? Il ne se passe pas grand-chose, ça commence à peine à sortir de 2mm. Moi je vais avoir plusieurs tonnes de matière végétale qui vont apparaître dans les six mois je l’espère. Ce qu’il faut bien retenir, ces tonnes de matières qui apparaissent chaque année pour un hectare. Ça s’appelle de la matière sèche. 94% c’est de la photo-synthèse. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que mon millésime 2019 lui il est intangible, il est dans l’air. La vigne elle va saisir dans les mois qui viennent c’est de l’intangible. Est-ce que c’est du solaire, planétaire, stellaire? C’est intangible. Elle va l’amener à un niveau visible matériel qu’on peut toucher avec nos doigts, avec nos sens. Et c’est là dans cette transformation d’énergie en matière que la biodynamie existe.

Quand ce que j’appelle cette musique, c’est des harmonies (c’est Kepler qui au 17ième sciècle appelait cette musique …) quand cette organisation musicale est bien amenée il n’y a rien à faire au cellier. Par contre, les 4 drames de la vigne. On m’a conseillé au tout début un désherbant, je l’ai fait un an seulement. C’est quoi? Un désherbant ça tue les micro-organismes du sol. Ça l’attaque par la racine, par la plante ça tue les micro-organismes du sol. L’autre règle d’or : Aucune plante de notre bonne planète n’est capable de se nourrir d’un sol sans l’aide de micro-organismes. C’est-à-dire, je vous sers la sur la table du caviar le plus fin et le plus raffiné je vous mets un sparadrap sur la bouche et je vous attache les mains dans le dos vous n’y avez pas droit. C’est ça un désherbant.

Deuxième temps : on nourrit avec quoi? Des engrais chimiques! C’est quoi un engrais chimique? C’est un sel. Tiens vous pouvez vous faire l’expérience d’un engrais chimique. Vous allez prendre une demi-cuiller à table de sel, vous l’avalez et au bout de 20 minutes vous crevez de soif. Donc le sel chimique appelle l’eau. Donc quand une plante se gorge d’eau, le gros chou que vous achetez au marché vous rendra un litre de flotte. C’est de l’eau qu’on a forcé dans la plante. Aujourd’hui il y a cette chose merveilleuse qu’on veut éradiquer. Les maladies.

Les maladies des plantes ça se combat pas, ça se comprend. Aujourd’hui on les interdit. Donc les maladies arrivent, et on sort les produits traditionnels comme la bouillie bordelaise et la chaux.  L’industrie phytosanitaire a présenté depuis 20 ans des produits qui ne sont plus maintenant suffisants. On a maintenant les produits systémiques qui passent en une demi-heure dans la sève qui l’empoisonnent et qui empêchent ainsi la plante de capter la photosynthèse. Vous n’avez plus le sol, vous n’avez plus la climatologie, qu’est-ce qui vous reste? La technologie. Et cette technologie, elle fait des bons vins mais qui sont apatrides! Ils ne savent plus d’où ils viennent. On peut parfois reconnaître le cépage et encore pas toujours…

C’est ça qui a effectué un retour à la bio et à la biodynamie avec une animosité féroce. Au jourd’hui les gens dépensent 1,500 euros par hectare en produits phytosanitaires. Ça coûte diablement cher! Notre bon Parker, qui est un type très honnête d’ailleurs, il aimait bien le bois neuf. C’est son droit. Moi je dis que lorsqu’un vin est vrai il n’a pas besoin de ce support du bois neuf. Si vous en voulez vraiment allez cueillir des chênes et faites-vous une tisane et vous l’aurez entièrement.

On est arrivé à deux sortes de vins. Le premier, bon et parfaitement technologique et l’autre le vin authentique. Mais pour avoir droit à l’appellation, vous vous placez devant un comité. Des gens bien conventionnels qui jugent les vins (et ça change depuis 2-3 ans). La bio et la biodynamie c’est des ennemis pour eux. On est en train de mettre des spots sur toutes ces bidouilles légales. C’est tout à fait légal. C’est quand même des bidouilles. Immorales mais légales! Donc on a plein de ces gens qui me disent : ‘’Tu nous emmerde avec ta biodynamie. Tu continues l’année prochaine et on les refuse!’’. Au lieu de revenir vers l’origine véritable d’une appellation qui garantissait sur toute la planète l’origine d’un goût ,ça ca été foutu en l’air. Et comme on a appris dans les écoles à goûter le vin en quarante tranches, chaque tranche est remplie par la technologie. C’est comme de la chirurgie esthétique. L’essentiel du vin, son âme n’est pas là.

Quand on regarde le groupe Renaissance et qu’on goûte des vins, première question : soit il y a quelqu’un la-dedans soit ah oui c’est bien mais c’est comme un peu un mannequin qui a été refait avec de la chirurgie esthétique. Un vin fait au silicone. Tout ça pour dire, la presse, ou est la presse? Combien d’articles vous voyez sur les vins aux goûts artificiels. Dans l’industrie alimentaire, dès que vous avez changé quelque chose dans le produit, vous devez le dire. Alors qu’en viticulture elle est exempte de toute transparence. Alors l’omelette aux truffes que vous pouvez acheter dans les restaurants, vous avez une chance sur deux qu’elle soit faite avec de vraies truffes.

La seule chose que je dis c’est que le consommateur a le droit de savoir. Quand vous vendez des bouteilles 200 euros, très souvent elles sont le produit de l’œnologie. C’est un scandale! Alors combien je rajoute de tannins, je fais mon osmose, les bidons de 200 litres qui apportent du gras parce qu’on a appris que c’est ce que les gens recherchent, les levures aromatiques, le phosphate etc. Ces levures quand vous les relevurez, elles veulent crever. On les oblige à vivre en mettant des produits qui ne leur permettent pas de mourir.

Avant les années 1980, il n’y avait que des sélections massales. Chaque variété pouvait avoir jusqu’à 300 espèces, une qui était précoce, l’autre qui était résistante à la maladie etc. On avait de la variété. On a commencé à lancer cet imbécile de clone. Ce qui est intéressant c’est la diversité pas la monoculture. Et ce clone c’est rendu 85% à 90% des vins qui sont fabriqués. Ces clones, ils se réveillent en même temps, ils fleurissent en même temps, ils se récoltent en même temps. Moi je n’ai que des massales pour préserver le goût d’ici. Les vignes ne se vendangent pas nécessairement en même temps. Pour la même variété je peux étaler sur 3 semaines.

Beaucoup de gens pour éviter des niveaux d’alcool trop élevés vendangent trop tôt quand c’est pas mûr. Moi je commence à vendanger à Savennières quand les autres ont fini pour avoir 12.5, 13% sur l’étiquette. C’est des conneries. Vous ne coupez pas une fleur avant qu’elle ne soit ouverte. Donc dans les vins d’ici, quand vous comparez même maturité, même lieu, absolument identique à une semaine d’écart on a des vins bien différents. Ce que je retiens c’est la presse qui ne dit pas la vérité en disant vous avez des bons goûts bidon. Maintenant pour vous consommateurs comment faire pour savoir si c’est vrai, si c’est bon? C’est facile. 

Prenez une bouteille, vous prenez un fond de verre tous les jours, et vous continuez pendant 15 jours. Vous refermez la bouteille et vous ne mettez pas au frigo. Un vin qui est vrai, quand il a reçu la vie, il a été agressé par l’air. S’il est en santé ce vin, eh bien il se défend contre l’oxydation. S’il a été tué par une agriculture stupide et je dirais artificiellement créé beau par une œnologie brillante, au bout de deux à trois jours il s’effondre. Et ces bouteilles là vous les achetez aux enchères à des prix ridicules. Et on se fait dire de ces vins, attendez attendez au moins 5 ans, vous verrez ils seront bien meilleurs plus tard! Et le consommateur achète et se fait avoir.

Mais le test à l’oxydation c’est de loin le mieux. Vous verrez à l’hiver surtout dans les climats froids ou vous êtes il va durer de 2 à 3 semaines (en parlant de ses vins). À l’été un peu moins car les énergies ne sont pas pareilles. Je dirais qu’il durera alors de 8 à 10 jours. Mais c’est un test qu’il faut absolument faire et idéalement vous le faites à l’aveugle. Vous achetez deux bons vins traditionnels et deux bons en biodynamie. Vos premières vous les ouvrez comme ça et vous mettez vos notes de dégustation. Les autres vous vous videz un verre (la bouteille sera environ au tiers). Vous allez la reboucher car vous l’avez ouvert 10 jours avant. Vous servez la bouteille et vous verrez des notes complètement différentes.

Et c’est incroyable. Tout ce qu’on entend : ‘’Protégez ce vin! Enlevez l’air! Mettez du gaz! Achetez-vous un aspirateur à air!’’.  Moi je réponds vous avez une viticulture qui est stupide à ce point? Ce sont deux mondes différents. Je le respecte mais ce n’est pas normal que le consommateur soit ainsi floué. Complètement floué. C’est ça qui est grave. Donc, ça c’est le résultat des courses. Une fermentation c’est pas fait pour durer de 8 à 10 jours. Ils ont tellement peur que ça dérape durant les fermentations. C’est normal, ils n’ont fait que des conneries avant. Les fermentations ne peuvent que partir en peur!

Alors sur les formes c‘est très intéressant! L’onde de forme, chaque forme (c’est la loi des harmoniques). Je mets mille diapasons, j’en sonne un et les mille se mettent à sonner. Donc chaque forme appelle une énergie particulière. Pour moi la barrique c’est le mieux. Parce que vous avez une voute vers le haut pour capter les énergies cosmiques et une autre vers le bas qui tires les énergies terrestres.

L’amphore elle est complètement terrestre. Ce sont comme des antennes. Le clocher d’une église c’est une amphore à l’envers. La vigne elle est déjà très terrestre et pour utiliser une amphore eh bien il faut l’enterrer. Non enterrée elle ne capte pas le terrestre. Pour moi c’est un peu excessif et ça devient une mode. Le vieillissement sous l’eau c’est de la pub. Juste une autre énergie différente.

Ce qui est important c’est qu’un vin exprime un lieu! Si vous voulez qu’un vin exprime un lieu, il faut que votre cave soit en dessous du niveau de la terre. Et les énergies sous la terre c’est important. Les nouvelles caves ne respectent les lois sacrées, ne sont pas en contact avec les énergies terrestres et ce sont ce que j’appelle des cercueils. Il n’y a que du béton et plus aucun lien avec l’extérieur. C’est triste!

Tout ça c’est de la musique. Quand on a compris la philosophie de départ ou l’intangible devient tangible. Comment cela se passe-t-il? Vous avez 3 facteurs. C’est exactement de la musique. Dans la musique qu’est-ce que vous avez? L’acoustique, le musicien, l’instrument de musique. Votre instrument de musique c’est votre lieu, votre vignoble, votre terroir. Il y a des gens qui ont des Stradivarius et qui désherbent. Je connais des vignerons qui n’ont pas de Stradivarius qui savent faire de la très belle musique. Le musicien c’est vos décisions. L’agriculture ce n’est que l’acoustique. Quand vous vous promènerez dans mes vignes essayez d’écouter la qualité du silence. Le silence c’est la capacité d’un lieu à recevoir toutes ces énergies qui vont devenir de la matière. L’intangible qui devient tangible.

…Le premier danger de la biodynamie c’est la monoculture. Si je vous dis quel est votre plat préféré, vous me dites c’est les lentilles et les saucisses, je vous le sers tous les jours. Au bout de 15 jours vous me dites j’en veux plus! La nature, la monoculture elle n’en veut pas. Dons la question quand vous faites des vignes, c’est comment lutter contre la monoculture.

…L’apport du monde animal c’est un secret. Ça change tout quand on ajoute des animaux dans votre lieu. Ça change quoi? Parce que vous mettez le monde animal en contact avec le monde végétal. Il n’y a pas que sa fumure. C’est sa simple présence. Parce qu’au niveau énergétique toutes ces forces sont en interférence permanente. Donc la biodynamie, il faut multiplier le monde animal, c’est les vaches, les chèvres, les moutons, les chevaux et les ânes. À chaque fois que vous amenez le monde animal, sur votre lieu c’est comme si vous ajoutiez une corde à votre instrument de musique.

Prenez un grand chanteur. Son instrument de musique c’est sa voix. Mettez-le à New York à 6 heures le soir dans le métro, il n’y a rien qui se passera. Il faut donc créer un lieu ou il doit y avoir une qualité d’écoute avec deux préparations de biodynamie qui aident à cette réception des énergies (la 502 et la 503). Je suis en train justement de faire un type de préparation biodynamique la semaine prochaine quand les températures deviennent plus bien, on aura franchi l’équinoxe, les lois de l’attraction solaire sont plus fortes que les lois de l’attraction terrestre. Donc le monde peut sortir de terre. C’est une lutte permanente entre le soleil et la terre. C’est extraordinaire! On peut se servir de ces forces.

Donc si vous voulez qu’une biodynamie s’exprime bien, il faut des préparations. Moi je fais les miennes, je ne les achète pas. C’est comme si vous achetiez de la nourriture étrangère pour vous. Mieux vaut utiliser la nourriture du lieu. Tous ces facteurs font que la musique va être plus profonde, plus grande, plus liée au lieu. Et après, je vous donne cet exemple.

Je donne un cours au Japon dans la montagne près de à Tokyo qui est magnifique. Je montre toujours quand je fais des cours comment les énergies interfèrent avec celles de la terre et celles solaires, la lumière, comment ça change la forme des feuilles tout ça c’est très important. Et là vous comprenez les choses plus en profondeur. Les gens ne veulent qu’on parle des solutions gratuites de la biodynamie. Les engrais qu’on utilise ce sont des engrais foliaires alors que la feuille est faite pour bouffer de la lumière. Tout est à contresens aujourd’hui.

CL/LM : La semaine dernière un vigneron en biodynamie nous disait que lorsqu’il écoute sa vigne et qu’elle semble avoir un problème il lui donne de l’information via les préparats. Qu’en est-il vraiment?

NJ : Oui bien oui! La vie sur terre c’est de l’information. Comment on donne de l’information? En premier temps c’est issu du règne humain, puis celui de l’animal, du végétal. À une certaine époque et Steinert vous le dit, à partir du nouvel an, de Noel, les jours commencent à rallonger. Faut un certain pour que dessous ça se mette en marche. Mais entre le 15 janvier et le 15 février, la machine est bien lancée. Rien ne se voit mais tout est là. C’est quoi? C’est ce qui va devenir de la matière. Mais ça dépend encore de la matière. Ce n’est que de l’énergie informée dans un mouvement ascendant. En pensant votre lieu, entre le 15 janvier et le 15 février, vous pouvez guérir des maladies que vous avez chez vous.

…Chaque note de musique a comme arrière-plan une planète. Le LA c’est le soleil. Après quelle octave? Toute la musique classique est développée en 432 hertz jusqu’à la dernière guerre à peu près. Sur une plaque de verre vous mettez du sable. Vous jouez une note de musique. Chaque note donne une forme différente. C’est une force qui est gratuite. La biodynamie est une agriculture gratuite. C’est pour contrer un peu les autres. Ça revient à l’information dont on parlait. Quand je vais au cellier, le LA c’est le soleil. Le 440 hertz au test donne zéro forme. Le 442 ça va plus vite, les gens applaudissent. Mais en 432 vous avez une forme magnifique.

Donc j’ai commandé un diapason en 432 et je commande le Ré. Je joue le LA en 432 et vous prenez un rythme qui est encore plus fort. Vous guérissez le vin! Vous faites baisser l’acidité volatile. C’est extraordinaire! Je le mets sur le dessus de chaque barrique pendant le deuxième tiers de la fermentation pendant environ 5 minutes. Je fais le 1,3,5,7,12 qui est encore plus puissant. La musicothérapie de demain! Ça ne doit pas être de l’électronique, de l’enregistré.

CL/LM : Avez-vous testé avec diapason et sans diapason pour voir les différences?

NJ : Alors c’est très intéressant! Je me souviens on avait une analyse sur une tonne  – je vendange tard alors je cours le risque que la volatile monte – j’étais à 70-75. Alors j’ai fait ça et normalement la volatile ça ne baisse pas. Avec cette technique j’ai perdu 15 points! Juste en faisant ça. Parce que le soleil c’est le milieu du système solaire. C’est celui qui ordonne toutes les planètes. La volatile qui monte c’est une force. Quand vous faites résonner le LA c’est le contact avec les forces solaires. Les principes sont là. Ça sera ça l’oenologie de demain.

Aux œnologues, je leur dis vous savez je trouve très important de voir un médecin de famille. S’il y a une urgence on sait qu’il est là. Si vous regardez, si vous comprenez en profondeur les lois qui permettent d’aboutir à un raisin qui n’existe pas 6 mois avant, le travail de l’œnologue on en a pas besoin. Le vigneron n’a qu’à bien incarner sa vigne après vous n’avez pas besoin d’artifices. C’est moins rentable. Vous savez quels sont les rendements en Champagne présentement? C’est 120 hecto/hectare. C’est du pipi de chat! Alors vous faites passer l’œnologue qui met les levures, qui met le gras et plein de trucs pour un paquet de couillons qui étudient le vin en 40 points et on l’a coupé en tranches de saucisson. Chaque point est bien noté puisque l’œnologue y a vu. Le vin est peut-être parfait mais il n’est pas là. Il est apatride, il est absent. Il n’a pas d’émotions. Pour ce marché là, ça marche.

Quand vous êtes passionné de vin le tout est tellement baratiné, du baratin! Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques. La vigne comme toutes les plantes médicinales ce sont des plantes atypiques. Or la vigne c’est une grosse terrestre. Elle sait plonger et du fait qu’elle plonge elle rêve d’être en haut mais elle n’arrive pas à monter. Alors il faut des tuteurs, des machins. Goûtez au Portugal, la vigne qui poussait jusqu’à 4 à 5 mètres sur des arbres morts. Et la même vigne qui reste au ras du sol, c’est le même sol, le même climat. Vous avez ce monde qui tire en haut et ce monde qui tire en bas.

Redécouvrir l’originalité des plantes, comment vous en servir. Exemple : 5 semaines avant les vendanges vous vous baladez dans vos vignes et vous goûtez le raisin. Vous recrachez car c’est hideux, dégoutant, c’est amer, ça vous bouffe la langue. La vigne elle a 5 semaines pour faire du bon raisin. Et vous pouvez l’aider. Moi je prends 50 grammes de miel (un sucre noble) par hectare, j’ajoute la rose sauvage et vous faites ce lien. Je dynamise pendant 20 minutes et je passe sur les vignes 5 semaines avant. C’est la même chose que quand le matin vous allez au boulot, vous vous êtes couché un peu tard, vous êtes un peu endormi, vous passez près d’un boulanger qui fait cuire son pain et ça vous met en appétit. C’est le même truc pour la vigne. Ça marche bien.

Une fois encore, la vigne ce n’est pas une mécanique, un moteur, C’est un être vivant simple et en lui apportant des choses simples. Et en vous adressant à ce système qui créé des résultats vous avez beaucoup plus d’effets que si vous vous adressez au plan matériel. La biodynamie c’est une gigantesque attaque contre des intérêts financiers colossaux et l’industrie phytosanitaire.

On n’est pas une secte, on est perçu comme l’est la médecine alternative. Mais on ne pourra interdire la vérité. Par contre on peut la retarder. On est au stade ou tous les passionnés de vins se disent mais voilà vous être foutus de nous. Les goûts que vous nous avez décrit sont bidons. C’est pas le goût du lieu, c’est pas le goût de l’AOC. Et là le marché change vite d’où la terrible inquiétude de Bordeaux.

La nouvelle génération est incarnée pour changer des choses. Cette jeunesse sait qu’on ne lui a pas dit la vérité. Elle la cherche. Et quelqu’un qui cherche la vérité finit bien par la trouver. Toute l’éducation qu’on a donnée depuis 50 ans a été géreé par les lois de l’argent.

Moi j’ai reçu ce vignoble de mes parents. Je n’ai jamais eu de soucis de banque. Je viens de le donner à mes enfants. Avec le niveau des transactions les gens ont de la difficulté à faire de l’argent.

CL/LM : Est-ce que vous considérez vos vins comme élitiques?

NJ : C’est élitique. Mais je me demande est-ce que c’est juste d’envoyer mon vin jusqu’en Australie? Probablement pas. Le système est la même s’il est appelé un jour à tomber. Tant qu’il est là on s’en sert. Mais de toute façon, mon rôle est maintenant de parler de biodynamie à ceux qui cherchent un autre son de cloche. Si ça peut les aider dans leur parcours tant mieux. Mais tant qu’il y a ces bidouilles qui sont du vol moral je dis qu’il faut dénoncer. J’ai plein d’ennemis. Ça m’est égal et je me dis que j’ai à transmettre les choses que j’ai appris de ces lois secrètes, comment elle peut créer une agriculture gratuite.

CL/LM : Que voulez-vous dire par agriculture gratuite?

NJ : Elle est gratuite parce que si vous ne dépassez pas un certain rendement, sur un certain lieu adapté à certains produits vous avez à partir du printemps quelque chose de visible, vous n’avez pas besoin de mettre d’engrais, très peu besoin de traiter, ça va aider à diminuer les intrants, surtout si vous donnez à votre vigne des énergies nobles. Si vous lui donnez des énergies destructrices la santé de votre vigne sera moins bonne. C’est pour ça que le monde pharmaceutique ne veut surtout pas entendre de biodynamie. Donc elle est gratuite dans ce sens que c’est la porte d’une agriculture énergétique. Vous ne mettez rien, vous ne mettez rien si le lieu a des rendements adaptés. Vous aurez ultimement un produit hyper sain.

La présence des animaux est aussi importante que leur fumure. Et à la fin je dirais que c’est un produit qui a des propriétés médicinales. Et vous vous dites, pourquoi c’est pas enseigné?

Si vous prenez en compte l’effet sur la santé de l’utilisation de tous ces produits phytosanitaires et ces intrants c’est de loin l’agriculture la moins chère, la meilleur marché même si elle est un peu plus chère. Elle frappe an plein dans le jackpot financier.

Il y a plusieurs expressions de la biodynamie. C’est comme un musicien qui s’achète un violon. Les premiers sons ne seront pas nécessairement les plus beaux. Mais les préparations si elles sont faites correctement auront immédiatement un effet positif sur le lieu. Il faut une certaine hydrométrie, il faut que ce soit le bon moment, il fat que les préparations soient bonnes etc. Ça renforcit la vie microbienne.

Steinert n’a pas créé de recettes. Il a créé des lois de la conscience vis à vis de la vie de la terre. Il a créé une agriculture hyper saine pour le consommateur par des lois énergétiques qui donne la vie à la terre. C’est un don. Après le rouleau compresseur a fait qu’on recherche des rendements optimaux. Mais à la base l’agriculture c’est art énergétique et gratuit. Le chemin il est là.

CL/LM : Est-ce que ce mouvement vers des vins issus de la biodynamie va être long?

NJ : On sent la lutte entre des intérêts opposés surtout à Bordeaux. Le jour qu’ils finiront par comprendre qu’il faut arrêter ces désherbants, d’utiliser ces clones, d’arracher les feuilles au début juillet, ces pratiques ridicules, alors ils comprendront que la vigne c’est un être vivant! Les 30 vignerons qui sont en biodynamie à Bordeaux ne disent pas la même chose que les autres. Aussi ils manquent d’expérience. Pour plusieurs il n’y a pas moyen de les faire bouger d’un millimètre. Le vin se fait avec l’oenologue, avec les levures avec toutes de sortes de machins. Tous ces gens qui font du vin ont droit à zéro risque. Vous avez alors des surtraitements pour assurer des rendements. Et vous n’avez pas l’expression d’un lieu, d’une personne qui vit avec le lieu. Beaucoup ne cessent de demander des dérogations à Demeter. Tous les Demeter n’ont pas les mêmes règles. C’est grotesque!

Et c’est la perception du consommateur qui va changer la donne! Parce que si vous devez faire un vin techno alors prenez-le bon marché. Pas besoin de l’acheter cher. En fait le consommateur a le droit de savoir si le vin est technologique ou s’il est vrai.

La vérité, le besoin de vrai goût c’est vital. Les faux vins sont faits en agriculture conventionnelle avec désherbage chimique, engrais chimiques, les systémiques qui empoisonnent le lien entre la terre et le climat. En fait il ne reste rien de l’appellation avec des œnologues qui passent faire des vins flatteurs. Ça c’est le faux vin.

Le vrai vin c’est aucun de ces artifices. En bio on arrive plus proche d’un vrai vin. Faut trouver un bon lieu avant, faut trouver un viticulteur qui a la fibre, qui soigne ses vignes à partir du cœur. Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.

CL/LM : Parlez-nous de la Renaissance des AOC

NJ : C’est un groupement que j’ai fait pour garantir aux consommateurs la vérité du goût, sa pleine expression car le consommateur il se fait baratiner. Les gens qui sont dans le groupe il y en a 230, et vous êtes sûrs que vous avez le goût du lieu dans leurs vins.

Dans l’ensemble par notre réseau on arrive à savoir ce qui se passe et on goûte constamment à l’aveugle. On s’assure qu’on ressent une émotion quand on goûte. Pas juste des dégustations œnologiques. Pas juste des dégustations par tranches. Car un vin ça doit créer une émotion. Moi le petit défaut dans un vin il ne me gêne pas si l’émotion est vraiment là. La vraie beauté n’est pas une beauté parfaite. Quand un vin est fait par un vigneron qui a des tripes alors le vin il est là. Moi ces vins là je les prend parce qu’ils parlent. Je ne suis pas dans la notion ou il faut que ce soit parfait. Dans les 230 il y en a environ de 30 à 40 qui sont exceptionnels. Si vous voulez la liste tapez Renaissance des AOC (Return to Terroir) et vous avez tout le listing. Tout est gratuit. On a fait deux fois le Québec.

CL/LM : Est-ce qu’un vin en biodynamie a un meilleur potentiel de garde? Est-ce qu’il se bonifie avec le temps?

NJ : Moi mes bouteilles vous pouvez les garder 40 ans. Mais attention. Pas dans des caves électriques. Des vraies conneries bourrées de 50-60 hertz. Il ne faut pas que le sol soit cimenté si vous voulez entrer en contact avec les énergies terrestres. Et j’en garde en altitude. Le potentiel de vieillissement dépend de tellement de facteurs. La biodynamie elle est pour surexprimer l’acoustique du lieu.

Quand je goûte un vin je me pose quelques questions : ou est le lieu, ou est le bonhomme qui l’a fait, ou est la viticulture, ou est la cave? Ça c’est très important.

…Quant au bois neuf, ça a servi à masquer la dilution liée aux rendements.

…Dans le chenin vous avez deux catégories différentes. Vous avez les années de chaleur 95, 97, 2003, 2007 qui caricaturent le vin genre regardez mes gros muscles. Alors les gens adorent. Quand vous allez à l’autre extrême, les années très lumineuses avec moins de chaleur 2002, 2008, 2009, 2016, 2017, ça vous fait des vins beaucoup plus féminins, avec de la dentelle. Alors 2009 est une année plus en lumière et 2007 est une année de chaleur.

CL/LM : Et finalement quelles sont les leçons que vous avez apprises?

NJ : Pour moi en regardant en arrière, ce que la biodynamie m’a apportée c’est la découverte de ce système secret. Et cette découverte conduit bien au-delà de la sphère du vin. Ça vous conduit dans l’éducation de vos enfants, une autre alimentation, ça vous conduit dans vos réflections, vous percevez les choses différemment. Ça apporte des changements colossaux. Je ne voulais pas de dogmes. C’était à l’opposé de ma philosophie. Je dirais par la biodynamie, au lieu de rester dans le vestibule je me suis rendu compte qu’il y avait une maison qui était grande et qui avait un charme extraordinaire. Voila!

La première règle, l’homme est un être libre. Ne jamais dire à quelqu’un tu dois aller dans une telle direction. À celui qui cherche on lui donne des réponses. Chacun doit découvrir ses vérités par lui-même.

Un beau vin blanc avec un excellent rapport qualité/prix!

Carrelots des Amants, vin blanc, Sauvignon blanc et Gros Manseng, Côtes de Gascognes, Vignerons du Brulhois, 2018, $10.45, sucre : 2.2 g/l, code SAQ : 11675871.

Agence Sylvestre – échantillon

Il y a de ces régions ou on peut trouver de beaux rapports qualité/prix! Et la Gascogne dans le Sud-Ouest de la France en fait partie. Ce vin assez aromatique est des plus goûteux avec de belles notes franches d’agrumes surtout sur la lime avec un soupçon de pamplemousse ainsi que des notes herbacées. En bouche, le moelleux est équilibré avec des saveurs de fruits passablement concentrées. Très belle acidité et longueur moyenne. Assez incroyable pour un vin de $10.45 !! Avec poissons, crustacés et fromages de chèvre.


Carrelots des Amants, vin blanc, Sauvignon blanc et Gros Manseng, Côtes de Gascognes, Vignerons du Brulhois, 2018

Ce vin est aussi disponible en rosé ($12.70) et en rouge ($12.70) à la SAQ

Carrelots des Amants rosé et rouge

Domaine de la Charmoise. À la recherche de la pureté et de l’essence même du vin!

Jean-Sébastien Marionnet et Claude Lalonde (Vinformateur)

Lors de mon voyage en Loire avec mon comparse Luc Marier nous avons le plaisir de rencontrer Jean-Sébastien Marionnet propriétaire du Domaine de la Charmoise avec son père Henry Marionnet. Le Domaine est situé à Soings-en-Sologne à environ une heure de Tours dans la superbe Vallée de la Loire.

Des vignes Franc de Pied

Tout d’abord ce qui distingue le domaine des autres ce sont ce que j’appelle deux facteurs qualitatifs mais aussi qui peuvent comporter une certaine dose de risque. Environ 10% des vignes sont en Franc de Pied, c’est-à-dire non-greffées. Il faut savoir que cette terrible maladie qu’est le Phylloxéra a détruit l’entièreté du vignoble européen au début du sciècle dernier et que les vignes ont été replantées sur des porte-greffes américains. Celles chez Marionnet ne l’ont pas été (en partie) et sont donc possiblement plus à risque de contacter cette maladie. Par contre mes amis ça donne des vins éclatants avec une personnalité bien à eux.

Des vins sans souffre

De plus plusieurs vins sont élaborés sans souffre ce qui peut déstabiliser un vin si on ne sait pas comment s’y prendre ce qui n’est certainement pas le cas au Domaine de la Charmoise. Les vins sont tout en fruits, d’une belle pureté. Incroyable ce que ça peut donner quant c’est bien fait! D’ailleurs le Domaine a été reconnu comme producteur de l’année 2019 par Bettane + Dessauve!

Et quelle expérience nous avons vécue avec Jean-Sébastien lorsque nous avons dégusté les vins sur une base comparative entre ceux issus de vignes Franc de Pied et de vignes greffées et dans quelques cas de vins de vignes non-greffées et greffées. Incroyable de voir l’impact du porte-greffe sur le profil aromatique du vin.

Des vignes pour le Château de Chambord

Enfin et c’est toute une histoire, Jean-Sébastien et Henry Marionnet sont consultants dans le développement des vins du Château de Chambord qui sont élaborés à partir des vignes originelles de celles que François 1er a fait venir il y a environ 500 ans. En fait, Henry et Jean-Sébastien ont retracé l’origine de leur vieille vigne de Romorantin qu’ils possèdent sur leur Domaine et qui est l’arrière arrière petite fille de cette vigne originelle. Avec les vins produits à partir de cette vigne, c’est la boucle qui est bouclée!

Entrevue avec Jean-Sébastien Marionnet

Henry et Jean-Sébastien Marionnet

CL/LM (Claude lalonde et Luc Marier) : Vous avez une réputation de ne pas faire les choses comme les autres avec les vignes Franc de Pied, le sans souffre et autres. Est-ce un côté rebelle? Comment voyez-vous tout ça?

M (Jean-Sébastien Marionnet) : Rebelle c’est un bien grand mot. On essaye d’innover, toujours en quête du bon goût. Je ne vous apprends rien. Il faut innover pas seulement pour innover, on est dans la recherche du goût et il faut trouver ce qu’il y a de plus pur. Voila.

Il y a deux grandes particularités ici. Le fait d’avoir des vignes non greffées et de faire des vins sans sulfite améliorent le goût du vin. C’est indéniable! J’essaye de faire le vin à mon goût, un vin qui me plaise. J’en bois beaucoup et je veux qu’il soit bien digeste. Puis on veut le faire partager et le faire connaître.

CL/LM : Vous avez dit que vous recherchez ce qu’il y a de plus pur. C’est quoi selon vous la pureté?

M : C’est le raisin. Le fruit, le goût du raisin.

CL/LM : Et les intrants?

M : Moins vous y touchez moins vous en mettez et mieux ça vaut.

Vignes Domaine de la Charmoise

CL/LM : Donc vous êtes loin des labels comme bio?

M : Je n’ai pas besoin de labels de ce genre. Je crois que nous pourrions être considérés comme agriculture biologique. Ça aide toujours. Mais c’est vraiment une démarche commerciale et peux-être j’y viendrai un jour. Peu importe, on verra. Mais vous savez l’agriculture biologique ne parle que de la culture de la vigne. Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave, ils sont logés à la même enseigne que tout le monde. On peut y ajouter une liste d’intrants aussi longue qu’ailleurs. Peut-être avec des doses plus basses. C’est la même chose avec les vins sans souffre. Les gros faiseurs de vins qui arrivent à faire des vins sans souffre depuis quelques années mais quand on regarde leur mode opératoire c’est aberrant! Certes ils ne mettent pas de souffre mais il faut voir tout ce qu’ils mettent à côté pour essayer d’avoir des vinifications sans déviances et qui vont jusqu’au bout et sans problème. Autant mettre du souffre et pas tous ces produits œnologiques qui modifient le goût du vin et qui ne sont pas du tout bons à boire.

Le souffre c’est une avancée œnologique majeure qui a 200 ans qui a été utilisée pour la première fois au milieu du 19ième siècle. Et avant ça, les gens buvaient des vins piqués, dégueulasses et c’est pour ça que les rois de France buvaient des vins imbuvables et c’est pour ça qu’ils les coupaient avec de l’eau de mer, des épices, tout ce qu’ils trouvaient.

Vignoble Domaine de la Charmoise

CL/LM : Ici on s’en tire comment avec le sans souffre?

M : Avec le sans souffre, le premier millésime qui a été fait c’est il y a 30 ans en 1990. Moi je ne fais des vins sans souffre que sur le rouge et pas sur le blanc. Donc c’est la cuvée Première Vendange que vous devez connaître puisqu’il est commercialisé au Québec. Donc le premier millésime c’est 90, donc ce n’est pas moi, c’est mon père qui l’a fait. Il y est arrivé avec une qualité de raisins les meilleurs possible, les plus sains possible avec un bon équilibre richesse et acidité. Et puis vendanges manuelles forcément et ensuite être très rigoureux, très propre à la cave et utiliser des cuves inox (faire des vins sans souffre dans des barriques ce n’est pas conseillé), et il faut bien protéger le vin.

Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave tout est saturé de gaz carbonique. Le jus de raisin, le moût n’entrent jamais en contact avec l’oxygène, l’air. Ensuite en pleine fermentation on fait des analyses quotidiennes de chaque cuve pour voir s’il n’y a pas de déviances et le paramètre le plus sensible, le plus critique c’est l’acidité volatile (la piqure acétique).


Vignoble Domaine de la Charmoise

CL/LM : Quand on goûte au Première Vendange on ne voit pas de différence dans les bouteilles d’une même caisse ni de différences quel que soit l’endroit ou on le déguste. Souvent les vins sans souffre donnent des odeurs plus ou moins agréables. Pourtant on ne retrouve pas ces problèmes chez vous. Qu’en est-il des conditions de transports qui impactent le vin et sur lesquels vous n’avez pas ou peu de contrôle?

M : Je n’ai jamais eu de soucis une fois que le vin a quitté notre maison. Les gros problèmes ne sont pas après que le vin a été fait. Les gros problèmes ils arrivent au niveau de la vinification. Pendant les fermentations pendant que vous avez du raisin en fermentation c’est là que ça peut dévier de façon fulgurante, et ça nous est déjà arrivé, et en une nuit vous pouvez perdre la cuve entière du fait de la montée de l’acidité volatile.

CL/LM : Qu’est-ce qui va créer ces conditions?

M : Alors ce sont plusieurs facteurs, mais le principal c’est que la malolactique se fasse avant la fermentation alcoolique. Une fois que la malo est faite et que la fermentation alcoolique n’est pas commencée les bactéries lactiques qui restent attaquent le sucre qui reste et en attaquant le sucre ça créé de la volatile et puis voila. Si ça se passe il n’y a que le souffre qui arrête tout.

CL/LM : Et un vin nature sans souffre est-ce que c’est réellement sans souffre?

M : Il n’y a pas de législation ou de cadre législatif pour les vins nature. Il n’y a pas de définition. N’importe qui peut en faire supposément. Un vin est nature c’est antinomique. C’est ce qu’il faut dire à vos lecteurs, si vous laissez un verre de vin fermenté naturellement dans un récipient, dans une cuve ou n’importe quoi, ça devient du vinaigre. S’il y a intervention de l’homme ce n’est plus nature. Ou alors, si on parle d’un vin nature, c’est un vinaigre. Celui qui fait des vins nature il le prouve comment? Il va te dire ‘’On utilise des levures naturelles, qu’on produit nous-même’’. Alors c’est pas vrai. Ils en produisent mais c’est infinitésimal. C’est de l’arnaque! En plus c’est assez sectaire, c’est idéologique, et en majorité, pour nous ce qu’on va trouver comme des défauts, pour eux ils verront ça comme des qualités. Alors on ne vit pas sur la même planète. On cause pas le même language. Il n’y a pas d’échanges. Il y a cette mouvance là et elle existe de plus en plus.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Et votre opinion sur la biodynamie?

M : Je ne sais pas. Nous on est plus dans le bio que dans la biodynamie. Mais vous savez c’est assez proche. La biodynamie est en fonction des astres et autres, vous connaissez. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est le but de la viticulture qui est d’obtenir le raisin le plus sain possible. La parole d’Émile Peynaud ça été :’’Donnez-moi le meilleur raisin du monde je ferai le plus grand vin du monde’’. C’est notre travail de tous les jours. Ça commence par les rendements petits à moyens, ensuite il faut un état sanitaire irréprochable, il faut que ce soit aéré, il ne faut pas que les grappes se touchent l’une et l’autre.

CL/LM : Pourquoi planter Franc de Pied?

M : C’est mon père en 1992 qui a planté un hectare de Gamay. Et le premier millésime en 1995 on a vu la différence entre la vigne greffée et celle non-greffée. Et gustativement tout était en faveur des vignes non-greffées. Ça été une véritable révolution. Il y a toujours le risque du Phylloxéra mais pas ici car on a un sol sable avec argile. Alors on vit dans le risque avec le sans-souffre et avec les vignes Franc de Pied.

Suite à notre expérience avec le Franc de Pied, il y a des vignerons de la Loire qui se sont essayés. Mais ils ont malheureusement eu du Phylloxéra.

J’ai 5 parcelles non greffées pour les Franc de Pied dont Sauvignon, Gamay, Malbec, Chenin et Romorantin. Tout ça c’est vinifié à part et c’est qu’une parcelle. Premières Vendanges c’est un assemblage de plusieurs parcelles. J’ai 5 hectares et demi en Franc de Pied sur 62 hectares, presque 10%. Nous n’avons pas l’intention d’élargir le Franc de Pied. Vous savez si un jour il y a le Phylloxera…On ne veux pas prendre ce risque additionel.

À Chambord tous les Romorantin sont Franc de Pied (4 hectares provenant des boutures de la vieille vigne), un hectare en Sauvignon et un hectare en Hors Bois (Arbois) ce qui fait 6 hectares sur un total de 14. La proportion est plus élevée la que chez nous. Les vignes n’existaient plus à Chambord et c’est l’État qui nous a demandé conseil sur les solutions à entreprendre. En fait je suis consultant dans ce projet.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Utilisez-vous la grappe entière?

M : Moi j’utilise toujours la grappe entière. Depuis tout le temps.

CL/LM : Quels sont les implications de cette utilisation de la rafle entière?

M : Tout dépend du temps de macération, de la cuvaison. Si vous le faites sur une période 3 semaines vous pouvez avoir des problèmes de goût de rafle. Moi c’est 8 jours de macération. On décuve au bout de huit jours et je presse en grappe entière. C’est 62 hectares ramassés à la main (à un passage) dans les petites caisses de 15 kg et ça dure un mois. Si on a besoin de trier ce sera sur pied. Surtout pas de table de tri parce que le fait de vinifier en grappes entières il faut que la grappe arrive la plus intacte possible. Moins elle est manipulée moins il y a de raisins écrasés, le mieux ce sera. Car le but de la macération carbonique intra-cellulaires c’est que le jus fermente à l’intérieur de chaque baie de raisin.

Donc c’est ramassé dans des petites caisses et chacune de ces petites caisses sont vidées directement dans les cuves inox sous gaz carbonique. Et la macération est pour huit jours. La seule chose c’est que je règle la température à 30 degrés dès l’encuvage. Il n’y a pas de levures et il n’y a pas de souffre et il n’y a rien d’autre. Et là, la fermentation alcoolique elle explose. Plus besoin de faire autre chose. Et il n’y a pas de remontage. Je n’y touche pas. Donc cuve inox fermée et aucun vieillissement sous-bois.

CL/LM : Et vos rendements?

M : On est entre 40 et 45 hl/ha un peu moins en blanc qu’en rouge.

Gamay de Bouze

CL/LM : Parlez-nous des cépages oubliés.

M : J’en ai qu’un. Le Gamay de Bouze. On pourrait ajouter le Romorantin mais il n’est pas oublié celui-là. Nous étions parmi les seuls à en produire. C’est un cépage à jus rouge de Bouze-les-Beaune qui est un village au-dessus de Beaune et qui a été observé pour la première fois au milieu du XIX siècle et il a été planté dans ma région ainsi qu’en Beaujolais et bien sûr un peu en Bourgogne. On en voyait au milieu de la Côte de Nuit avec le Pinot Noir et il y a 25 à 30 ans en arrière il avait droit à l’appellation AOC Touraine. Puis il a été déclassé de l’appellation par l’INAO et est maintenant classé en IGP. Les gens l’ont arraché pour replanter en Gamay Noir à jus blanc classique. Et c’est comme ça qu’il a complètement disparu. Et nous on en a toujours fait avec un bon hectare de vigne et toujours fait une cuvée à part.

CLLM : Quelles sont les raisons qui vous motivent à ramener un tel cépage?

M : Déjà c’était un cépage traditionnel de Touraine, mon père en avait planté au début de sa vie. Donc au départ il avait droit à l’appellation et on mélangeait avec le Gamay Noir à jus blanc. Et une fois sorti de l’appellation il en a fait une cuvée à part. Ça donne un goût vraiment différent du Gamay et il n’est qu’en mono-cépage. Il ne faut ressortir un cépage sur le seul fait qu’il a été oublié. Il faut qu’il soit de qualité. C’est déjà fastidieux et très long. Il faut attendre de 20 à 25 ans pour savoir si ça donnera quelque chose d’intéressant.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Quel est l’âge des vignes?

M : Les premières ont 60 ans. En fait ça va de 60 à 40 ans. Après il y a de jeunes vignes qu’on a replantées.

CL/LM : Il y a toujours eu de la vigne ici?

M : Alors moi je suis la 3ième génération car c’est mon grand-père qui en 1921 a débuté le tout. Il a fait la guerre 14-18 et il s’est marié avec ma grand-mère et c’est un terrain de ma grand-mère paternelle.

CL/LM : Et les changements climatiques ça vous affecte comment?

M : Dans la Loire nous sommes quand même la partie la plus septentrionale de la France. Ça a plus de bon que de mauvais pour nous. Depuis le début des années 2000 c’est plus facile. Déjà on vendange plus tôt et c’est mûr. Il y a eu des années ou on ramassait à peine mûr. Les vins s’en trouvent grandement améliorés.

En 2018, ça été très pluvieux puis le restant de l’été ça été plein soleil. Puis on a eu des problèmes de sécheresse sur certaines parcelles et de jeunes vignes. Vers la fin août la maturité a été bloquée tellement il faisait chaud et la vigne avait soif. Puis ça c’est débloqué et on des maturités dingues et un bel équilibre. Et depuis 2014 c’est la qualité incroyable dans la Loire. La dernière année difficile ça été 2013.

Alors on va boire un coup? … Alors on va commencer par le Romorantin puis il y a les Sauvignons.

La dégustation

Jean-Sébastien Marionnet

Les blancs

La Pucelle de Romorantin, vin blanc de garde, 2016, $35.00, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12825798.

M : On a la chance d’avoir la plus vigne de France qui a 180 ans qui fait partie d’une toute petite parcelle que l’on a. Donc c’est du cépage Romorantin et il y a 10 ans on a fait du bouturage que l’on a multiplié en pépinière et sans être greffées. Au bout d’un an la pépinière nous les a redonnées et on les a plantées tout à côté de cette très vieille parcelle (sa mère). Et donc on l’a appelée La Pucelle de Romorantin car c’est la fille de Provignage (le nom de cette vieille vigne). Je le sers avant le Sauvignon car ce dernier est très exhubérant et plus aromatique.

C’est François 1er qui il y a près de 500 ans a fait venir du Romorantin pour les planter au Château de Chambord. Il a fait venir 85,000 plants de vignes de Beaune pour un vin blanc et semble-t-il que c’était du Romorantin. Ce qui fait que notre vigne est l’arrière arrière petite fille de cette vigne qu’a fait venir ce monarque.

On a fait expertiser ces vignes pour s’assurer de leur provenance. Le Romorantin est un fils direct du Pinot Noir et du Gouais Blanc tout comme le Chardonnay comme le Gamay et comme le Melon de Bourgogne. Il y en a en fait 13 descendants.

Notes de dégustation (tous) : Peu aromatique ce vin s’exprime pleinement en bouche. Vin de plus goûteux bien délicat avec un moelleux un peu ferme, une acidité assez fraîche sur des notes de noyaux et de zeste de citron. Petit côté mielleux avec une belle profondeur aromatique. Ce vin provient d’un sol argilo-calcaire. C’est le seul terroir qui est comme ça, alors que les autres parcelles sont argile et silex. Le Romorantin fait de vrais vins de garde et le vin doit vieillir quelques années en bouteille (3-4 ans) avant de l’ouvrir. Ce vin a 3 ans et il commence à être bien.

Il provient de pressurage en grappes entières et en cuve inox et il n’y a pas de malo. Ce vin ne se prêterait pas à la malo car y a beaucoup d’acidité dans ce cépage.


La Pucelle de Romorantin, vin blanc de garde, 2016

Nous avons dégusté les deux prochains vins en comparaison : Vinifera Sauvignon Blanc 2017 (non- greffé) et le Sauvignon blanc Classique (greffé) afin de déterminer l’impact du porte greffe sur le profil aromatique des vins.

Domaine de la Charmoise, Sauvignon blanc, 2017, $19.20, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 12562529.

Le Vinifera Sauvignon blanc n’est malheureusement pas disponible pour le moment.

Maintenant on passe au Sauvignon Blanc 2017 greffé et non-greffé ou tout le reste est identique. C’est en souvenir de la souche-mère européenne Vitis Vinifera. Toute la gamme Vinifera est non greffée.

Notes de dégusattion (tous) : Voyons voir l’influence du porte-greffe. Les non-greffées sont bien aromatiques mais avec un profil un peu moins explosif avec plus de matière avec une texture légèrement plus grasse. Le profil aromatique est plus profond et plus tendu. La chair du vin est différente et plus ferme. Le Sauvignon Blanc greffé lui est très aromatique est très beau avec des notes d’agrumes. Les vins de vignes non-greffées demeurent jeunes plus longtemps dans le temps. L’autre va commencer à décliner alors que l’autre demeurera stable. Ce vin non-greffé est approximativement 60% plus cher que le greffé.

Le Sauvignon de vignes greffées sont produits à 100,000 bouteilles alors que les non-greffées à 6,500 bouteilles.  En 2018 on a tout pressé directement et passé à la cuve.

Vinifera Chenin Blanc 2017, ce vin n’est malheureusement pas disponible pour le moment.

Franc de Pied (planté en 1979) également en Chenin sec. Chenin c’est une toute petite parcelle d’un quart d’hectare. En général les producteurs de Chenin dans la Loire produiront un assortiment assez complet des vins secs au liquoreux. Nous on en a peu et on le fait strictement en sec. Et les moelleux ça se vent moins parce que probablement trop sucrés. Comme les Sauternes qui se vendent moins.

Le nez est bien différent des Chenin typés. Bien difficile d’identifier un tel vin à l’aveugle. Possiblement comme un cépage blanc du Sud-Ouest de la France. Quelques notes de pommes vertes, soupçon de miel, plus pâle que le Sauvignon avec une très belle acidité assez vive pour un Chenin. Vraiment excellent!!


Vinifera Chenin Blanc 2017

Les rouges

Henry Marionnet, Premières Vendanges 2017, $25.35, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 12517875.

Gamay à jus blanc 100%, sans sulfites, qui a été fait pour la première fois en 1990. Premières Vendanges pour témoigner des premières vendanges faites au début de notre histoire. Les vins alors n’étaient faits qu’avec du raisin et pas de produits œnologiques. Ça sent le raisin! Un peu comme si on se mettait le nez dans un casseau de fruits tant au nez qu’en bouche. C’est ce qu’il y a de plus pur! Un vin à boire un peu frais et il faut le préciser. Donc à servir de 12 à 14C. Un vin à acheter !!


Henry Marionnet, Premières Vendanges 2017

Henry Marionnet, Renaissance Gamay 2018 (2017 disponible),$30.75, sucre : 4.2 g/l, code SAQ : 13196815.

Premières vignes plantées par mon père en Franc de Pied en 1992 et est vinifié sans sulfite. Le premier millésime était en 1995. Premières Vendanges c’est greffé et sans sulfites alors que celui-ci est non-greffé et sans sulfites. C’est toujours en Gamay Noir à jus blanc.

Beaucoup de fruits rouges avec quelques notes épicées (cannelle) ainsi que quelques notes de bonbon anglais. On y voit l’influence du porte-greffe entre le Premières Vendanges et le Renaissance. On parle du même terroir mais pas du même millésime. Tout les reste est identique sauf l’âge des vignes ou celles-ci ont 27 ans alors que les précédentes ont environ 50 ans. Le potentiel de vieillissement est élevé car c’est celui qui se garde le mieux.


Henry Marionnet, Renaissance Gamay 2018

Gamay de Bouze – Cépages Oubliés. Ce vin n’est pas disponible au Québec.

Ce cépage provient de Bouze les Beaune qui est situé au-dessus de Beaune. Il a été observé au milieu du XIX siècle en Beaujolais, en Touraine. On pouvait aussi en trouver en Côte de Nuit en Bourgogne. Il servait à colorer les autres vins, à leur donner du corps et de la matière. Il était appelé cépage médecin car il corrigeait les défauts des autres vins. En Loire on avait le droit de l’assembler avec le Gamay à jus blanc. On peut le reconnaître lors des vendanges car son feuillage devient tout rouge.

De couleur plus foncé presque opaque avec des tannins tissés bien serré et bien présents. Vraiment très bon! Avec des plats en sauce, viandes avec sauce ou farce aux canneberges.


Gamay de Bouze – Cépages Oubliés

Autres vins disponibles à la SAQ mais non dégustés lors de notre visite.

Henry Marionnet, Provignage, 2014, $86.00, disponible en exclusivité à la SAQ Signature.


Henry Marionnet, Provignage, 2014

Domaine de la Charmoise, Gamay, 2018, $17.70, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 329532.


Domaine de la Charmoise, Gamay, 2018

Henry Marionnet, Vinifera, Gamay, 2014, $23.55, sucre: 2.2 g/l, code SAQ : 11844591. Ce produit est épuisé et malheureusement non disponible.

Le futur – les projets

CL/LM : Quels sont les projets futurs?

M : J’ai beaucoup de projets et de cuvées. Beaucoup de travail avec les vins sans souffre et les vignes non-greffées. Beaucoup de travail avec les vieilles vignes et les cépages oubliés. On vise un virage encore plus qualitatif dans tous les aspects viticoles et vinicoles du vin et non pas strictement plus de volume.

CL/LM : Merci beaucoup de votre générosité ça été un réel plaisir de vous rencontrer!!

Chablis: L’expression cristalline d’un terroir!

Cette semaine j’étais invité par le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) à l’événement ‘’Les terroirs se mettent à table’’. J’admets d’emblée que c’est toujours un bonheur de déguster les vins de cette appellation qui font partie de mes vins préférés.

Dégustation des vins de Chablis

Nous étions conviés à une aventure champêtre orchestrée par le chef Marc-Olivier Frappier du Groupe Joe Beef et sa brigade du McKiernan. Les diverses appellations de Chablis ont été commentées par Grégory Viennois, directeur technique du Domaine Laroche et par Kler-Yann Bouteiller, ambassadeur des vins de Bourgogne et professeur de sommellerie à Québec.

Grégory Viennois – Domaine Laroche

Qu’y a-t-il donc à savoir de l’appellation Chablis?

Bourgogne /Chablis : L’Appellation Chablis fait partie de la Bourgogne et est située dans le nord de la France. Elle représente environ 18% des vins de Bourgogne.

Le terroir de Chablis est unique. Il est composé d’un sol calcaire, formé au Kimméridgien (il y a environ 150 millions d’années), lorsqu’une mer chaude et peu profonde recouvrait Chablis. Il contient des fossiles de petites huîtres appelées Exogyra virgula.

Un seul cépage est utilisé : le Chardonnay. Dans cet environnement, sol calcaire, climat semi-continental, la maturité du Chardonnay arrive à un équilibre unique et fragile, sans surmaturité. Il donne des vins élégants et minéraux qui lui confère une ‘’pureté cristalline’’.

Vignoble Chablis

Les Appellations : Les vins de Chablis se déclinent en deux Appellations Village: Petit Chablis (19% du volume produit) et Chablis (66%), une Appellation Village Premier Cru (14%) et une Appellation Grand Cru (1%).

Les vins:

Petit Chablis : ce sont des vins de plaisir immédiat, faciles à boire, accessibles à tous. Surtout, ne vous laissez pas influencer par le mot ‘’Petit’’. Ils reflètent le profil aromatique des Chablis.

Chablis : Ces vins se distinguent par leur pureté leur fraîcheur et leur minéralité. Excellent lors d’un repas ou en apéritif. Ils représentent une bonne aptitude au vieillissement.

Chablis Premier Cru : Ces vins offrent une palette aromatique sans pareille.

Chablis Grand Cru : L’émotion et la puissance. Ces vins proviennent de parcelles précisément délimitées (Climats) qui bénéficient de conditions climatiques spécifiques. On parle de vins très complexes qui offrent un excellent potentiel de vieillissement.

Ces 7 climats sont  : Blanchot : floral, souple et flatteur  12,7ha, Bougros : rond, minéral et souple 15ha, Les Clos : minéral et puissant, grand potentiel de vieillissement 25,9ha, Grenouilles : floral, fruité et gras 9,4ha, Preuses : long, puissant et concentré avec un potentiel de garde exceptionnel 10,8ha, Valmur : minéral, fruité, très équilibré 10,5ha, Vaudésir : vif, floral et rond 15,4ha

Les vins dégustés

Les vis dégustés – Chablis

Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017, $24.40, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13232599. Agence Symbiose.

Nous avons dégusté ce vin en apéritif. Très bon avec quelques notes d’agrumes ainsi qu’une belle sensation de minéralité. Belle pureté du fruit.


Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017

Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018, $25.90, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 114223. Agence Select Vins.

Sur des notes de fruits blancs et d’agrumes. Tout en équilibre avec une acidité moyenne et sensation de minéralité modérée. Un vin bien droit tout en finesse.


Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018

Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016, vin Bio, $47.75, sucre : 2.8 g/l. Ce produit est disponible en importation privée. Agence Rezin.

Un peu moins aromatique, sur des notes de fruits jaunes bien mûrs, quelques notes de silex. En bouche l’acidité est bien présente avec une très belle sensation de minéralité. Bien aimé!


Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016

Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017, $52.50, code SAQ : 13982234. Agence ab2vin.

Mon préféré! Bien aromatique avec beaucoup de profondeur et d’intensité. Des plus équilibré avec une acidité vive, bien goûteux et qui offre une belle sensation de minéralité.


Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017

Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017, $32.50. Disponible en importation privée en contactant l’agence LCC.

Un peu moins aromatique que le précédent avec de belles notes poires. D’un bel équilibre avec une acidité bien vive.  


Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017

Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre,2017, $58.00, disponible en importation privée en cont-actant l’agence Galleon.

Aromatique et charmeur, bien floral sur des notes de fruits jaunes. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité bien présente et doté d’une belle structure. Superbe longueur et bien goûteux.


Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre, 2017

Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014, $110.75, code SAQ : 13571574. Agence Trinque.

Sur des notes de fruits jaunes très mûrs, bel équilibre et fin de bouche sur les noyaux de pêches et notes de silex.


Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014

Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015, $54.00, code SAQ : 13825562. Agence Sylvestre.

Sur des notes de fruits jaunes, quelques notes d’épices et légèrement boisé tout en équilibre avec une acidité assez présente.


Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015

Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015, $106.50, disponible en IP (importation privée) en contactant l’agence 450-482-3777. Agence Bambara Sélections.

L’exemple parfait d’un Chablis Grand Cru!


Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015

Le menu

Le Menu – Chablis,  »Les terroirs se mettent à table »
Chablis – Les terroirs se mettent à table

The wines of Provence – Taste the Style !!

Vins de Provence

A real growth phenomenon in the world of wine, sales of Provence wines on an international basis have grown by 30% in the last 15 years and represent 5% of wine sales in the world. In addition, this demand is expected to grow by 50% in the next 15 to 20 years.

But what is there to know about these Vins de Provence?

Vignobles de Provence

These wines respond to changes in society and its needs. Consumers want more. They want to  discovery new wines, they are looking for friendship and are looking for originality. In addition, there is an increase in ethnic and casual cuisine and these wines are perfect with this type of food.

Rosé wines are a true specialty of the region and represent 90% of the production whereas the red wines represent only 6% and the whites 4%. This implies that the region dedicate virtually all their efforts towards the quality and technological development to these rosé wines.

Vignobles de Provence

Organic wines are quite popular and the wines of Provence are all overgrown on this area. For example, in France 9% of the wines are organic whereas 19% of the wines of Provence are.

The vineyards of Vins de Provence are the oldest in France. They stretch for nearly 200 km between the Mediterranean and the Alps through the departments of Bouches-du-Rhône, Var and Alpes-Maritimes.

Descending to the sea from the beautiful Provençal massifs, including Sainte-Victoire, Sainte-Baume, Moors or Estérel, the vineyard spreads over several altitude levels.

Map of Provence
Map of Propvence

The vineyard is both hot, sunny, with over 250 days of sunshine a year, and very dry. The wind is also very present, or rather the winds, either coming from the sea or from the north as the famous Mistral which brings a significant level of freshness.

The wines of Provence are produced according to rules of ‘’assemblage’’ which are registered in the specifications of its three appellations. The aromatic palette includes fifteen grape varieties, including several emblematic Provençal grape varieties: White grape varieties: Grenache Blanc, Clairette, Bourboulenc, Rolle, Sauvignon Blanc, Semillon, Ugni Blanc. Red grape varieties: cabernet sauvignon, carignan, cinsault, counoise, grenache, mourvèdre, syrah, tibouren. Grenache and cinsault account for approximately 50% of the grape varieties used.

Grape varietals – Provence

The appellations: 3 major appellations make up this region: Côtes de Provence (1977 and 71% of the volume), Coteaux d’Aix-en Provence (1985 and 18% of the volume) and Coteaux Varois in Provence (1993 and 11% of the volume) . The Côtes de Provence appellation is subdivided into 3 denominations of terroir: Sainte-Victoire, Fréjus, La Londe and Pierrefeu.

Major appellations

Two main winemaking methods are used either by direct pressing which gives a lighter and clearer color as well as by skin maceration which gives a more sustained color. The wines of Provence are generally quite dry with 4 grams of residual sugar or less.

And what about the diversity of aromas that cover citrus, floral notes, red and yellow fruits, plants and spices and more.

Vins de Provence

Rosés colours – In order of consumers preferences they are: Peach, Melon, Mango, Pomelo, Mandarin and Currant are the names of the 6 main colors of rosé wines elaborated in Provence.

Rosés de Provence – colours

Available wines Vins de Provence at the LCBO

Many Vins de Provence are available in Ontario at your LCBO stores.

Remember that you can Earn 1 AIR MILES® reward mile for every $30 you spend at the LCBO on a monthly cumulative basis, excluding taxes and container deposit fees.

For a limited time only you can double your AIR MILES® reward miles on the purchase of selected wines from Vins de Provence.

New: You can now use your AIR MILES Cash Miles towards the purchase of LCBO eVouchers for instant use in-store. Just visit www.airmiles.ca/LCBOeVoucher to use your Cash Miles toward a $10 LCBO eVoucher for use toward your favourite in-store purchases. LCBO eVouchers will be issued in denominations of $10 for 95 Cash Miles.

Terres De Saint Louis Rose Varois En Provence AOC, Rosé, 750 mL bottle  |   LCBO#:  234575, $13.40


Terres De Saint Louis Rose Varois En Provence AOC

La Coste Chateau Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017, 750 mL bottle  |   LCBO#:  643311, $30.90


La Coste Chateau Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017


La Coste Grand Vin Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017, Rosé, 750 mL bottle  |   LCBO#:  64339, $ 39.05


La Coste Grand Vin Rose AOP Coteaux d’Aix en Provence 2017

Rose & Roll IGP Mediterranee Rose 2016, Rose, 750 mL bottle  |   LCBO#:  367051, $19.30


Rose & Roll IGP Mediterranee Rose 2016

Terre D’Ocres Rose 2016, Carignan/Grenache, 750 mL bottle  |   LCBO#:  380781, $22.70


Terre D’Ocres Rose 2016

Villa Riviera Rose 2017, Mourvèdre Blend, 750 mL bottle  |   LCBO#:  540723, $32.00


Villa Riviera Rose 2017

La Coste Premiere Cuvee Rose d’une Nuit AOP Coteaux d’Aix 2017, Rosé, 750mL bottle  |   LCBO#:  643261, $26.90


La Coste Premiere Cuvee Rose d’une Nuit AOP Coteaux d’Aix 2017

Hecht & Bannier Côtes de Provence Rosé 2017, Rosé, 750 mL bottle  |   VINTAGES#:  410035, $16.25


Hecht & Bannier Côtes de Provence Rosé 2017

and many more…To access the whole list click on this link ➡️  http://bit.ly/2GcAl3e

Visiting Provence – wine tourism

Provence has got to be one of the most beautiful regions of France with its most beautiful medieval villages located on mountain tops and some of the most beautiful vineyard landscapes in the world. You’ll access guided tastings, walks through the vines, cellar and storehouse tours, table d’hôte, accommodation in the middle of vineyards, art exhibitions, spas, yoga, films and concerts amidst the grapevines, and more: Provence has pretty much something for everyone.

From the gates of Nice to those of the Camargue, nearly 430 winemakers and cooperatives open their doors to you. A thousand and one sunny, charming trails pass through heritage sites to lead you to hidden estates and welcoming winery shops. To prepare for your stay, I’d suggest you visit the Route des Vins de Provence website at www.routedesvinsdeprovence.com From there you can build your own Provence wine route!

Route des vins de Provence

You should consider visiting the following wineries:

Château Vignelaure:
https://www.vignelaure.com/

Château La Coste:
https://chateau-la-coste.com/en/

Château Léoube:
https://www.leoube.com/?lang=en

Château d’Esclans:
https://esclans.com/

Château la Tour l’Évêque:
https://www.toureveque.com/en/

Château la Lieue:
http://chateau-la-lieue.c.la/

Domaine Houchart:
http://www.famillequiot.com/domaines.php?idDom=1&langue=en

And what a great opportunity to redeem your Dream Miles and land in Marseilles your gate to Provence. You’ll want to rent a car as this is the best way to move around.

Enjoy your stay in Provence! You’ll remember this for the erst of your life!

Les vins de Provence – Le goût du Style !!

Vins de Provence

Véritable phénomène de croissance dans le monde du vin, les ventes des vins de Provence sur une base internationale ont cru de 30% dans les 15 dernières années et représentent 5% des ventes de vin dans le monde. De plus on s’attend à ce que cette demande augmente de 50% dans les 15 à 20 prochaines années.

Mais qu’y a t-il donc à savoir sur ces vins de Provence?

Vignoble de Provence

Sources: présentation d’Élyse Lambert, site: vinsdeprovence.com, matériel promotionnel.

Ces vins répondent à des changements de société et à ses besoins. On a envie de plus en plus de découverte, de convivialité et d’originalité. De plus on note une augmentation de la cuisine ethnique et décontractée et ces vins s’accordent parfaitement avec ce type de mets et ce style de cuisine.

Véritable spécialité de la région qui représente 90% de la production alors que les vins rouges représentent que 6% et les blancs 4%. Ceci implique qu’on dédie pratiquement tous les efforts de qualité et de développement technologiques vers ces vins rosés.

Les vins bio ont la cote et les vins de Provence sont toutes proportions gardées surdéveloppés quant à ce développement. Par exemple en France 9% des vins sont bio alors que 19% des vins de Provence le sont.

Le vignoble des Vins de Provence, le plus ancien de France, s’étend, entre la Méditerranée et les Alpes, sur près de 200 km de long à travers les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes.

Descendant jusqu’à la mer depuis les beaux massifs provençaux, dont la Sainte-Victoire, la Sainte-Baume, les Maures ou l’Estérel, le vignoble, étagé sur plusieurs niveaux d’altitude, 6) recouvre de grands ensembles géologiques.

Le vignoble est à la fois chaud, ensoleillé, avec plus de 250 jours de soleil par an, et très sec. Le vent aussi est très présent, ou plutôt les vents, entrées maritimes ou vents venus du nord comme le célèbre Mistral qui apporte une appréciable fraîcheur.

Vignoble de Provence

Les Vins de Provence sont produits selon des règles d’assemblage, inscrites dans le cahier des charges de ses trois appellations. La palette comprend quinze cépages, dont plusieurs cépages provençaux emblématiques  : Les cépages blancs : grenache blanc, clairette, bourboulenc, rolle, sauvignon blanc, sémillon, ugni blanc. Les cépages rouges : cabernet sauvignon, carignan, cinsault, counoise, grenache, mourvèdre, syrah, tibouren. Le grenache et le cinsault représentent environ 50% des cépages utilisés.

Les cépages de Provence

Les appellations : 3 appellations majeures composent cette région : Côtes de Provence (1977 et 71% du volume), Coteaux d’Aix-en Provence (1985 et 18% du volume) et Coteaux Varois en Provence (1993 et 11% du volume). L’appellation Côtes de Provence se subdivise en 3 dénominations de terroir soient : Sainte-Victoire, Fréjus, La Londe et Pierrefeu.

Appellations de Provence

Deux principales méthodes de vinification sont utilisées soient  par le pressurage direct qui donne une couleur plus claire et limpide et par macération pelliculaire qui donne une couleur plus soutenue. Les vins de Provence sont en général bien secs avec 4 grammes de sucre résiduel ou moins.

Et que dire de la diversité des arômes en passant par les agrumes, les notes florales, de fruits rouges et jaunes, de plantes et d’épices.

Les couleurs: dans l’ordre de préférence des consommateurs : Pêche, Melon, Mangue, Pomelo, Mandarine et Groseille sont les noms des 6 principales couleurs des vins rosés élaborés en Provence.

Couleurs des vins de Provence

La dégustation

Nous avons dégusté 10 de ces vins regroupés selon quatre caractéristiques de climat soient : Mistral, Colline, Mer et Chaleur. Une présentation des vins de Provence a été faite par nulle autre qu’Élyse Lambert, personalité bien connue du monde vinicole. Cet événement a été mis sur pied par Sopexa et le Conseil Interprofessionnel des vins de Provence.

Élyse Lambert

Mistral

Domaine Les Béates, Les Béatines, Côteaux d’Aix-en-Provence, vin bio, 2018, $21.55, sucre : 1.4 g/l, code SAQ : 11232261.

Agence LaQV

Mon préféré cette année et l’année dernière! De belles notes florales et de fruits rouges. Ce sont son côté aromatique tout en finesse et son équilibre qui me plaisent dans ce vin.


Domaine Les Béates, Les Béatines, Côteaux d’Aix-en-Provence, vin bio, 2018

Caves d’Esclans, Whispering Angel, Côtes de Provence, 2018, $26.90, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 11416984.

Agence LBV International

Sur des notes de fruits rouges et des notes florales. Ce qui le distingue ce sont son moelleux un peu ferme et bien droit, sa structure et sa longueur en bouche. Un véritable rosé de bouffe.


Caves d’Esclans, Whispering Angel, Côtes de Provence, 2018

Colline

Font Freye, La Gordonne, Côtes de Provence, 2018, $16.95, sucre : 1.4 g/l, code SAQ : 13384832.

Agence Charton Hobbs

Sur des notes légèrement herbacées, des notes de fruits rouges assez discrètes et d’agrumes. Le moelleux est un peu ferme et bien droit, belle sensation de minéralité avec un peu d’amertume en fin de bouche.


Font Freye, La Gordonne, Côtes de Provence, 2018

Miraval, Jolie, Pitt et Perrin, Côtes de Provence, 2018, $22.55, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 12296988.

Agence Charton Hobbs

Le vin rosé des stars dont le vignoble est la propriété d’Angelina Jolie et Brad Pitts. Le vin est vinifié par la famille Perrin. J’aime bien ce vin des plus charmeur avec ses notes florales, son équilibre et sa longueur en bouche. Belle sensation de minéralité en fin de bouche.


Miraval, Jolie, Pitts et Perrin, Côtes de Provence, 2018

Léoube, Love by Léoube, Côtes de Provence, 2018, vin bio, $27.15, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 13711901.

Agence Bambara Sélections

Un autre que j’ai bien aimé! Son côté aromatique, ses notes de fruits rouges et de pêches assez intenses et son niveau d’acidité bien rafraîchissant sont des plus invitants.


Léoube, Love by Léoube, Côtes de Provence, 2018

Mer

Château La Tour de l’Évêque, Pétale de Rose, Côtes de Provence, 2018, vin bio, $20.60, sucre : 1.3 g/l, code SAQ : 425496.

Agence Charton Hobbs

Un Classique que ce vin! Toujours parmi les meilleurs année après année car Mme Sumeire utilise une grande variété de cépages qui lui permet d’offrir une stabilité de goût. Sur des notes de fruits rouges, des notes florales et quelques notes d’épices douces comme sur l’anis. Superbe équilibre et bien goûteux!


Château La Tour de l’Évêque, Pétale de Rose, Côtes de Provence, 2018

Mirabeau en Provence, Classic, Côtes de Provence, 2018, $19.95, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 13206121.

Agence Vintage et Ass.

Un peu moins aromatique et il n’en est pas moins bon. Bien satisfaisant avec ses notes de fruits rouges son acidité assez relevée et son bel équilibre.


Mirabeau en Provence, Classic, Côtes de Provence, 2018

Château La Lieue, Coteaux Varois en Provence, 2018, vin bio, $18.35, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 11687021.

Agence Balthazard

Bien aromatique sur des fruits rouges et des notes florales. La texture est très veloutée, beaucoup d’équilibre et une acidité assez relevée. Des plus rafraîchissant!


Château La Lieue, Coteaux Varois en Provence, 2018

Chaleur

Château d’Astros, Vieux Château d’Astros, Côtes de Provence, 2018, $18.35, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 10790843.

Agence Sélections Fréchette

Un de mes préférés! Une vraie gourmandise avec son équilibre, ses notes de fruits rouges et florales assez intenses et son impression de sucrosité.


Château d’Astros, Vieux Château d’Astros, Côtes de Provence, 2018

Famille Quiot, Domaine Houchart, Côtes de Provence, 2018, $19.05, sucre : 4.1 g/l, code SAQ : 11686503.

Agence Univins

Ma première impression est cette belle sensation de minéralité, d’un vin bien droit, véritable vin de bouffe. Bel équilibre sur des notes d’agrumes de fruits rouges et de notes florales.


Famille Quiot, Domaine Houchart, Côtes de Provence, 2018

Ouverture officielle de l’été avec l’arrivée du vin rosé Esprit Gassier, 2018 !!

Vin rosé, Esprit Gassier, 2018

Ça y est c’est l’ouverture officielle de la saison des rosés et de l’été avec le lancement du millésime 2018 d’Esprit Gassier! En fait c’est probablement la dernière fois que je me réfère aux vins rosés comme des vins strictement pour l’été. Pourquoi donc me direz-vous? Eh bien parce qu’il y a un mouvement de fond de la part de vignerons à développer des vins rosés qui soient plus associés à la bouffe, à la gastronomie qu’à la consommation dite strictement ‘’sur le bord de la piscine’’. Et de plus, les consommateurs commencent à déguster ces vins tout au long de l’année car ce sont des vins vraiment très polyvalents.

La maison Gassier est située dans l’appellation Côtes de Provence – Sainte-Victoire à environ 20 mins d’Aix-en-Provence sur environ 40 hectares en bio depuis 2007 avec Château Gassier. Elle est aussi propriétaire du Château Roquefeuille acquis en 2007 avec 100 hectares. C’est à cet endroit qu’Esprit Gassier est vinifé. On prévoit débuter le processus d’accession à une viticulture bio en 2019 à Château Roquefeuille.

La dégustation

Et cette dégustation était un parfait exemple de ce mouvement vers des vins dits ‘’gastronomiques’’. Nous avons dégusté avec Olivier Souvelain, président, 4 vins bien distincts élaborés pour des expériences différentes. Avec certains vins dont la Cuvée 946 et le Elevae, on vise véritablement le marché des vins haut de gamme tels le Champagne et même plus haut.  

La signature et l’esprit des vins tournent autour d’une recherche de la rondeur, d’une acidité bien sentie, gage de longévité et de fraîcheur et d’une alliance avec la gastronomie. Ce sont des vins de bouffe bien qu’avec Esprit Gassier on puisse véritablement le servir en apéritif. Suite à une dégustation, je n’ai aucun doute sur le potentiel de ces vins d’atteindre cet objectif de positionnement ‘’gastronomique’’.

De ces vins, Esprit Gassier est celui qui est disponible à la SAQ. Quant aux autres c’est-à-dire Pas du Moine, Cuvée 946 et Elevae, on suivra l’évolution des décisions de la SAQ et on vous reviendra avec les détails sur leur disponibilité.

Agence Select AdVini

Esprit Gassier, Gassier, 2018, $19.95, cépages : Grenache, Cinsault, Syrah, Vermentino, sucre : 1,2 g/l, code SAQ : 13204782.

Au nez, de belles notes de groseilles, de fraises, de fruits blancs et d’épices. Le moelleux est légèrement ferme, l’acidité est vraiment présente et les tannins bien discrets. C’est un vin d’un bel équilibre, rafraîchissant et bien goûteux qui a su bien tirer son épingle d’un millésime assez difficile. Vraiment un bel achat! Il reste du 2017 dans environ 64 succursales.


Esprit Gassier, Gassier, 2018

Château Gassier, Le Pas du Moine, 2018, $23.80, cépages : Grenache, Syrah, Cinsault, Rolle sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 13287995. Disponibilité du 2018 à être déterminée.

Au nez quelques notes herbacées comme un léger soupçon de résine ainsi que des notes de fruits exotiques (mangue, litchi). Le moelleux est légèrement ferme, l’acidité bien présente et les tannins bien discrets. Bien équilibré en bouche avec un rappel de fruits exotiques.


Château Gassier, Le Pas du Moine, 2018

Nous avons eu droit à une verticale du prochain Château Gassier 946 sur 3 millésimes ce qui vraiment rare avec les vins rosés. Preuve que ces vins peuvent autant que les grands vins blancs, peuvent vieillir et se bonifier avec le temps.

Château Gassier, Cuvée 946, 2018, $44.75, cépages : Grenache 45%, Syra 45%h, Rolle 10%, code SAQ : 12254657.

Ce vin provient de vignes situées en altitude c’est-à-dire à 946 m. où est située la Croix de Provence. On parle ici d’un vin de sélection parcellaire dont font partie les meilleures parcelles. Seulement 10,000 bouteilles sont produites chaque année.

De belles notes de pêches et de fruits exotiques bien frais. En bouche la texture est veloutée et l’intensité des arômes et saveurs est plus marquée. C’est bon, élégant et bien goûteux. Ce vin se compare avantageusement à de grands vins blancs. Il est d’une belle complexité et d’une longueur appréciable. Nous avons aussi apprécié les millésimes 2017 et 2015.


Château Gassier, Cuvée 946, 2018

Château Gassier, Cuvée Elevae, 2016, cépages : Grenache, Syrah, Rolle. Ce vin n’est pas disponible. Il est produit à environ 1,500 bouteilles chaque année.

Ce vin rosé haut de gamme vieilli 2 ans en fût et est élaboré à partir de la Cuvée du 946. Pour moi ça été une expérience et un apprentissage que de déguster un rosé haut de gamme de ce calibre. On est loin des rosés de piscines! La texture était veloutée, d’une belle acidité et des tannins plus présents. Que de volume et d’amplitude en bouche! Et quelle longueur! Il n’y a pas d’erreur, c’était pour moi la preuve qu’on peut faire évoluer les vins rosés vers des vins de qualité exceptionnelle.


Château Gassier, Cuvée Elevae, 2016

Pour en savoir plus

Les appellations de Provence: https://www.vinsdeprovence.com/

Maison Gassier: http://www.chateau-gassier.fr/index.php/en/home/

6 vins ‘’Coups de Cœur’’ parmi une dégustation de 26 vins rosés.

Nous en avons bu du rosé. En fait 26 différents rosés nous attendaient à cette dégustation organisée par l’A3Québec* pour un groupe de chroniqueurs en vins. La grande majorité des vins étaient du millésime 2018 et les autres du 2017.

Dégustation A3Q vins rosés

Les vins rosés

(Source: France AgriMer, Synthèse filière vins – Observatoire économique mondial des vins rosés)

On assiste depuis quelques années à une véritable révolution dans le monde des vins rosés avec une croissance de 28% de 2002 à 2017. On a même vécu des situations ou la demande excédait l’offre de ces vins. Un des facteurs qui a contribué à ce manque est le fait que les producteurs stockent moins les vins rosé que les autres vins. La France représente près du tiers (28%) de la production suivi des États-Unis 17%, de l’Espagne 15% et de l’Italie 10%. Le vin rosé représente environ 10% de la consommation mondiale de vin tranquille.

Quant au niveau de sucre, approximativement le quart des vins rosés dans le monde sont secs (c’est à dire avec moins de 3.99 g/l de sucre résiduel) alors que près de 60% ont entre 4.0 et 9.99 g/l de sucre résiduel. Quant à la couleur, les vins rose pâle s’affirment sur quasiment l’ensemble des marchés mondiaux.
Un quart de la production se compose de millésimes de plus de 3 ans. Quant aux cépages, c’est le Grenache suivi du Pinot Noir et de la Syrah qui s’imposent. Au-delà de 50% des vins rosés sont produits à partit d’au moins deux cépages. Enfin la tendance aux vins rosés de guarde est relativement récente et plus développée en France.

Les principales régions productrices de France sont l’Occitanie (dont l’IGP Pays D’Oc) 23%, la Provence 19% ainsi que le Val de Loire et la Vallée du Rhône.

Dégustation

Alors veuillez trouver mes 6 vins rosés « « Coups de Coeur’’ provenant de diverses régions, de différents styles et de prix variés. J’ai trouvé en général les vins un peu moins moelleux, avec un niveau d’acidité plus élevé et de plus en plus portés vers des rosés de bouffe. Car maintenant on ne fait plus que des vins de ‘’piscines’’ juste bons pour l’apéritif. En fait, on développe même des rosés avec un certain potentiel de garde. Qui l’eut cru! Un jour on boira certainement des vieux vins rosés!

Miraval, Côtes de Provence, Perrin & Fils, 2017, $22.20, cépages : Cinsault 60%, Syrah 20%, Grenache 15%, Rolle 5%, sucre : 1.2g/l, code SAQ : 12296988.

Agence Charton Hobbs

De belles notes de fruits rouges et florales avec en bouche une acidité bien présente et de légers tannins bien dociles. Belle sensation de minéralité. J’ai senti que le vin évoluait vers un rosé de bouffe. On le boira autant en apéritif qu’en accord avec la bouffe.


Miraval, Côtes de Provence, Perrin & Fils, 2017

Willm, Pinot Noir, vin rosé, 2018, Alsace, $19.05, sucre: 4.0g/l, code SAQ : 12521401.

Agence Sylvestre

Un nez sur la groseille ainsi que quelques notes légèrement herbacées. En bouche la texture est veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins légèrement présents. Différent, délicieux et doté d’une belle structure. Mettons que je l’ai beaucoup aimé!


Willm, Pinot Noir, 2018, Alsace

Cazal Viel, Vieilles Vignes, Vin rosé, Languedoc-Roussillon, 2018, $12.55, cépages : Syrah 50%, Grenache 25%, Cinseault 25%, sucre : 1.2g/l, code SAQ : 10510354.

Agence Sélections Oeno

Passablement aromatique au nez sur des notes de fruits rouges et d’épices. La texture est équilibrée, l’acidité bien présente et les tannins légèrement présents. Ce vin est des plus équilibré et d’un très beau rapport qualité/prix.


Cazal Viel, Vieilles Vignes, Languedoc-Roussillon, 2018

Domaine de Gournier, Vin rosé, Languedoc-Roussillon, 2018, $11.70, sucre : 1.4g/l, code SAQ : 464602.

Agence Univins

Un vin vraiment charmeur avec des notes de fruits rouges une texture veloutée, un niveau d’acidité équilibré et très peu de tannins. Vraiment facile à boire et bien rafraîchissant, il offre tout un rapport qualité/prix!


Domaine de Gournier, Languedoc-Roussillon, 2018

Réserve des Chastelles, Tavel, Vallée du Rhône, 2017, $19.95, cépages : Grenache 60%, Cinseault 20%, Syrah 20%, sucre : 2.6g/l, code SAQ : 13593263

Agence Tocade

Un de mes préférés ce Tavel est un véritable rosé de bouffe. Vraiment différent des autres rosés, je l’ai particulièrement apprécié. Les notes de fruits bien mûrs en sont pour quelque chose avec des arômes assez intenses. En bouche il a de la structure et des tannins un peu plus présents que les autres vins. Beaucoup de rondeur dans ce vin. Et à ce prix! Surprenant!


Réserve des Chastelles, Tavel, Vallée du Rhône, 2017

Kir Yianni, L’Esprit du Lac, Vieilles Vignes, Amyndeon, Grèce, Vin rosé, 2018, $27.55, sucre : 2.1g/l, code SAQ : 14044426. Disponible en importation privée en contactant l’agence.

Agence Sélections Fréchette

Des plus charmeur avec des notes de fruits rouges et quelques notes herbacées assez intenses. Ce vin est tout en équilibre, différent des autres, juteux et bien croquant avec ses saveurs de fruits rouges en bouche. Un de mes préférés!


Kir Yianni, L’Esprit du Lac, Vieilles Vignes, Amyndeon, Grèce, 2018

* A3Québec

Cette association représente 65 agences de bières, vins et spiritueux
producteurs de vins, bières et spiritueux situés dans plus de 20 pays à travers le monde.

Venez à la découverte des superbes vins du Domaine de la Bégude dans l’appellation Bandol!

Domaine de la Bégude

Si vous voulez bien comprendre ce qu’est le Bandol et son cépage principal, le Mourvèdre, il n’y rien de mieux de lire ce qu’en dit Guillaume Tari propriétaire du Domaine et 7ième génération de la famille Tari. Fait à noter, le père de Guillaume, Pierre Tari, propriétaire du Château de Giscours à Bordeaux, fut Président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux.

Guillaume Tari, propriétaire Domaine de la Bégude

 ‘’Sur le Domaine de la Bégude, il y a 66 parcelles pour une trentaine d’hectares de vignes sur 500 hectares. Quand on a récupéré cette propriété en 1996 on ne voyait pas la mer. Il a fallu que je grimpe à un arbre pour la voir… Il n’y a eu que 4 propriétaires au fil du temps. Des moines du 6ième sciècle, puis lors de la révolution française avec le fondateur du chantier naval de la Ciotat, une autre famille en prendra possession pendant quelques centaines d’années puis c’est nous en 1996 qui en faisons l’acquisition.

Les vins que nous faisons dans le Bandol sont élaborés à partir de ce drôle de cépage qu’est le Mourvèdre. C’est un cépage un peu capricieux mais comme on dit souvent, c’est comme en amour, si les gens demeurent indifférents, il n’y a pas d’amour. Avec ce cépage ce n’est pas facile mais on en retire tellement d’émotions.

Domaine de la Bégude

C’est vrai que le Mourvèdre j’en suis tombé complètement en amour. J’en suis passionné depuis 1996. C’était quelque chose de compliqué au début puisqu’il a fallu le comprendre ce cépage. C’est pas du tout les cépages avec lesquels j’ai été élevé à Bordeaux. Moi c’était le Cabernet-Sauvignon, le Merlot qui sont de bons soldats. Ça fait ce qu’on veut, ça réagit comme on veut. C’est pour cela qu’ils se sont multipliés dans le monde entier. C’est facile avec ces cépages; on sait comment ça marche. Le Mourvèdre, par contre, on ne sait pas comment ça marche. C’est un cépage voyou, c’est pas un soldat régulier, c’est pas du tout héroïque. Par contre c’est charmant, ça a du charme, ça change, ça évolue bien. Vous allez voir les millésimes sont très marqués dans nos vins. En j’essaye de faire ressortir la personnalité de chaque millésime à partir de ce cépage. J’aime tellement son caractère que je me suis totalement identifié à lui.

Domaine de la Bégude

La majorité des vignes sont en altitude de 400 à 600 mètres et subissent des variations de température assez intenses ce qui créé beaucoup de fraîcheur dans les vins. Ceci permet d’aller chercher la sur-maturité du raisin. Les vignes sont balayées par le Mistral qui peut souffler à plus de 140km/heure. Ça arrache et ça brise des vignes’’.

Tous les vins sont élaborés selon les règles de l’agriculture bio avec vendanges à la main.

Appellation Bandol 

Cette appellation Bandol fait partie de la Provence et s’étale sur 1,480 hectares avec ses 450 vignerons et ses 64 propriétaires. À l’abri du massif de la Sainte Baume au Nord qui culmine à 1147 m, le vignoble de Bandol descend en restanques (terrasses) vers la mer parmi des collines boisées. Elle est surtout reconnue pour ses vins élaborés avec le Mourvèdre autant en rosés bien spécifiques à la région et pour ses rouges avec des tannins assez corsés qui sont de réels vins de garde. On y produits approx. 10% de vins blancs surtout avec la Clairette et l’Ugni. Approx 33% des vignobles sont en culture bio.

Et n’est Bandol qui veut, car les règles de production y sont passablement strictes :
Pour les nouvelles vignes de vins rouges, pas moins de 8 années s’écoulent avant la première vendange en AOC (C’est 3-4 ans ailleurs) , qui est elle-même suivie d’un vieillissement de 18 mois minimum en fûts, requis pour son agrément. Pour les blancs c’est 4 ans plus le temps de vieillissement

Plus encore : dès le mois de juin, la récolte est impitoyablement éclaircie par la vendange verte pour ne conserver que les meilleures grappes et favoriser une maîtrise des rendements !

D’autant plus que les vendanges se font à la main, pour une meilleure sélection du raisin directement au pied de la vigne.

Alors que le décret d’AOC de 1941 limite la production à 40 hectolitres à l’hectare, les vignerons sont plus stricts encore, avec des rendements excédant rarement les 35 hectolitres à l’hectare alors qu’en Provence on peut voir des rendements de 60 hectolitres à l’hectare.

La vinification des vins de Bandol doit exclure toute opération d’enrichissement ou de concentration (chaptalisation), même pratiquée dans la limite des prescriptions légales en vigueur.

De plus, ce qui distingue l’appellation c’est qu’on réussisse malgré un climat assez chaud, à faire des vins qui sont tout en fraîcheur. D’ailleurs si on compare l’appellation Châteauneuf-du-Pape et Bandol, la première est d’un climat particulièrement chaud ce qui donne des vins capiteux avec des degrés d’alcool assez élevés. En Bandol, ce qui surprend c’est la fraîcheur des vins.

Les cépages : Bandol est le terroir de prédilection du Mourvèdre. C’est là qu’il prend son envol et on en fait des vins qui respectent le terroir de la région. On peut utiliser un total de 12 cépages dont 5 et rouge et 7 en blanc.

La dégustation

Nous avons dégusté 13 vins dont 6 rosés déclinés sous les marques Domaine de la Bégude et L’Irréductible. Quoi de mieux que deux verticales de ces vins chacun sur 3 millésimes pour en démontrer le potentiel de garde. Assez inusité pour des rosés! Puis, nous avons dégusté ces fameux rouges dont une verticale du Domaine de la Bégude sur 5 millésimes ainsi que le Cadet de la Bégude et la Brûlade issu d’une parcelle des plus qualitative. Beaucoup de puissance et de finesse! Cette dégustation avait lieu au restaurant La Chronique et était organisée par l’agence Charton Hobbs.

Dégustation Domaine de la Bégude

Les millésimes

Les années 2004 à 2011 sont des années glorieuses et magnifiques.

Puis suivent 3 années de pluie en 2012, 13 et 14

Et 2015 avec beaucoup de réserve d’humidité dans le sol on n’a que du vent et du soleil. Le vin emmagasine beaucoup d’énergie ce qui donne des vins exubérants.

En 2016 on a que de la sécheresse et les rendements baissent pratiquement de moitié.

Puis en 2018 c’est l’opposé de 2015 avec beaucoup de pluie après 3 années de sécheresse. On a les pieds au sec et la tête dans l’eau.

Les rosés

‘’Les rosés c’est d’abord le plaisir, mais ceux-ci sont aussi taillés pour durer. Tout le travail du vigneron sera de vous le rendre agréable tout de suite’’. Leur couleur est légèrement plus foncée : ‘’On les a rhabillés nos rosés’’ comme le dit Guillaume Tari. Leur couleur est appelée ‘’Corail d’oursin’’. En réalité, cette couleur est la couleur originelle du vin rosé. Malgré cette couleur plus foncée, les vins ne sont pas plus lourds et ne sont pas plus sucrés. Un autre des éléments caractéristiques des rosés de Bandol c’est leur salinité bien distinctive qui leur procure une belle sensation de minéralité.

Ce sont en général des rosés de bouffe ayant plus de structure que la moyenne. Malgré tout ils seront des plus satisfaisants servis en apéritifs.

Domaine de la Bégude, Bandol, vin rosé, 2018, $28.80, cépages : Mourvèdre 75%, Grenache 15%, Cinsault 15%, code SAQ : 13622538. Arrivage de 40 caisses début juin à la SAQ.

Ce vin est bien jeune ‘’tout juste sorti de son berceau’’. Au début de légères notes animales qui avec le temps s’estompent pour laisser toute la place aux fruits rouges bien frais. En bouche les saveurs sont bien intenses avec une belle salinité en fin de bouche et beaucoup de fraîcheur.


Domaine de la Bégude, Bandol, vin rosé, 2018

Domaine de la Bégude, Bandol, vin rosé, 2016, $28.80, cépages : Mourvèdre 80%, Grenache 15%, Cinsault 5%, code SAQ : 13622538. 

Des notes de crème de fruits rouges assez intenses, la texture est veloutée, l’acidité bien fraîche et les tannins équilibrés et tissés serré.


Domaine de la Bégude, Bandol, vin rosé, 2016

Domaine de la Bégude, Bandol, vin rosé, 2015, cépages : Mourvèdre 60%, Grenache 35%, Cinsault 5%. Ce vin n’est pas disponible.

Issu d’une année solaire ce millésime 2015 est plus exubérant avec des notes de fruits et quelques notes herbacées. La texture est particulièrement veloutée et les tannins bien sages et bien ronds.  Vraiment très beau!


Domaine de la Bégude, Bandol, vin rosé, 2015

Domaine de la Bégude, L’Irréductible, Bandol, vin rosé, 2018, $42.25, cépages : Mourvèdre 95%, Grenache 5%, code SAQ : 13622571. (arrivage de 15 caisses début juin à la SAQ Signature).

Pour les vins L’Irréductible on augmente la proportion du Mourvèdre de 80% à 95% selon le millésime ce qui lui donne encore plus de structure. Celui-ci au nez dégage des notes animales et de fruits rouges. En bouche, la texture est bien veloutée, l’acidité bien équilibrée et les tannins bien gouleyants mais quand même tissés serré. Quelques notes d’épices et une superbe structure.


Domaine de la Bégude, L’Irréductible, Bandol, vin rosé, 2018

Domaine de la Bégude, L’Irréductible, Bandol, vin rosé, 2016, $38.50, cépages : Mourvèdre 90%, Grenache 10%, code SAQ : 13622571

Ce vin dégage beaucoup de fraîcheur autant au nez qu’en bouche. De belles notes de fruits rouges assez intenses, belle élégance avec de belles notes minérales. En bouche, le moelleux est légèrement ferme, l’acidité bien fraîche et on ne sent pas les tannins. Ce vin s’apprécierait avec un passage en carafe.


Domaine de la Bégude, L’Irréductible, Bandol, vin rosé, 2016

Domaine de la Bégude, L’Irréductible, Bandol, vin rosé, 2015, cépages : Mourvèdre 80%, Grenache 20%. Ce vin n’est pas disponible.

Ce vin est bien plus exubérant avec de belles notes de fruits rouges sur la fraise avec un moelleux bien velouté, une acidité fraîche et des tannins fins et tissés serré.


Domaine de la Bégude, L’Irréductible, Bandol, vin rosé, 2015

Les rouges

Cadet de la Bégude, Cuvée rouge, 2017, IGP Méditerranée, cépages : Mourvèdre 35%, Grenache 35%, Cinsault 30%. Ce vin est à venir à la SAQ.

Ce vin a été bâti pour le plaisir immédiat bien qu’il ait quand un même un certain potentiel de garde de 5 à 7 ans. De belles notes de fruits bien mûrs sur le cassis et la cerise et quelques notes herbacées. Tout est en équilibre avec des tannins assez charpentés et des notes de cerises noires assez intenses. Très beau!

Verticale du Domaine de la Bégude sur les millésimes 2016, 2015, 2012, 2011 et 2007. Ces vins sont de véritables vins de garde de 10 ans et plus.


Cadet de la Bégude, Cuvée rouge, 2017, IGP Méditerranée

Domaine de la Bégude, Bandol, 2016, cépages : Mourvèdre 90%, Grenache 10%. Ce millésime n’est pas encore disponible.

Ce vin est l’archétype de ce que doit être un vin de Bandol. De belles notes d’épices, de fruits noirs, de cèdre et de sapinage. En bouche la texture est quelque peu ferme, l’acidité fraîche et les tannins bien charpentés. Un peu austère, il commence à peine à s’ouvrir. Quelle découverte!


Domaine de la Bégude, Bandol, 2016

Domaine de la Bégude, Bandol, 2015, cépages : Mourvèdre 90%, Grenache 10%, $42.50, code SAQ : 13622642. Il est aussi disponible en magnum de 1.5l à $59.75.

Ce vin dégage beaucoup d’énergie. D’un millésime solaire, il est charmeur avec ses notes de fruits rouges, d’eucalyptus et de chocolat noir. En bouche c’est rond, quelque peu terreux avec beaucoup de volume et d’amplitude. Fabuleux!! Profitez-en pendant qu’il y en a.


Domaine de la Bégude, Bandol, 2015

Autres millésimes – Domaine de la Bégude

2012 : ‘’Le 2012 est le millésime ou on a réappris à vinifier nos vins. Après quelques années qu’on pourrait appeler de glorieuses, le millésime 2012 a été particulièrement difficile avec des conditions pluvieuses’’.

Beaucoup de sapidité, sur la crème de fruits, et un soupçon de menthe. Ce vin est particulièrement charpenté, très intenses et quelque peu austère bien que ce soit un 2012.

2011 : Ce millésime fait partie des années glorieuses ou tout était facile. Très beau vin assez intense avec beaucoup d’élégance et de finesse comme sur la retenue. Vraiment magique!

2007 : Quelques notes herbacées, de menthol, une autre année solaire. En bouche c’est un vin des plus charpentés. Je n’ai pas senti de notes tertiaires associées au vieillissement. Me semble qu’il tiendra la route pour encore longtemps.

Les millésimes de 2012 à 2007 ne sont pas disponibles.

Domaine de la Bégude, La Brûlade, Bandol, 2015, cépages : Mourvèdre 95%, Grenache 5%. Ce vin n’est pas disponible.

Ce vin est issu d’une parcelle composée de terre rouge (argile et calcaire). C’est celle qui est le plus en hauteur. Et dans ce vin le terroir s’exprime pleinement.

Au nez des notes intenses épicées (garrigue) et boisées. En bouche, ce vin est des plus structuré avec des tannins bien puissants. C’est un vin sphérique avec beaucoup de volume et d’amplitude. Superbe!


Domaine de la Bégude, La Brûlade, Bandol, 2015

Restaurant La Chronique

Guillaume Tari et Claude Lalonde (Vinformateur)

Les seuls vins volcaniques de France !! La gamme des vins Desprat Saint-Verny. Intrigués?

Volcans – Chaîne de Puys

Aujourd’hui c’est une vraie situation d’avant et après. Avant la dégustation je connaissais très peu du vignoble de l’Auvergne. Je ne savais même pas où cette région était située en France. Après la dégustation et la rencontre de Léa Desprat de la maison Desprat Saint-Verny, je me suis au parfum de cette région qui a déjà été 3ième producteur de vins de France avec ses 40,000 hectares de vignes alors que maintenant elle n’en compte qu’environ 400 ha.

C’était avant que le phylloxera ne détruise l’ensemble des vignobles au début des années 1900. J’ai appris que ses vins sont faits de Gamay, de Pinot Noir, de Chardonnay et de Syrah, qu’ils sont pleins de fruits, très bien faits, offrent un rapport qualité/prix inégalé et goûtent comme un coin de ciel!. Mais j’ai surtout appris l’impact du terroir de cette région sur l’ensemble des vins. Car ce sont les seuls vins volcaniques de France!!

Le Terroir et l’appellation

Et qu’a-t-il de spécial ce terroir? Eh bien il est situé sur des altitudes de 300m à 600m sur des sols volcaniques faits de basalte, de lave et de pierres ponces le tout situé sur le plus vieux volcan d’Europe le volcan d’Auvergne faisant partie de la chaîne des Puys. Il s’étend sur 60 km du nord de Riom au sud d’Issoire. Ce terroir unique a comme impact d’apporter beaucoup de minéralité, de fraîcheur et un côté vraiment gourmand aux vins. Ajoutez à ce terroir une des régions avec le plus de jours d’ensoleillement et ça vous donne des vins pleins d’expression gourmande.

L’appellation Côtes d’Auvergne consiste donc en 300 ha de vignes plantés et l’IGP du Puy-de-Dôme est constituée de 100 ha. On y produit 60% en vins rouges, 25% en vins rosés et 15% en blancs.

Mais qu’est-il donc arrivé pour que cette région viticole en perde tant? Les deux guerres mondiales ont beaucoup frappé la région. On avait besoin d’hommes pour ces deux foutues guerres. Puis quand les année 1950 sont arrivées, alors que beaucoup de régions replantaient et réactivaient les vignobles, l’Auvergne a tardé à reprendre le dessus. Puis le développement de Michelin dans la région a attiré bien des salariés dans les usines et non pas dans les vignobles, et ce n’est que plus tard que la région reprendra du galon.

Desprat Saint-Verny

Aujourd’hui un des moteurs du renouveau de la région et de ses vins passe par la famille Desprat véritables ambassadeurs de la région. Fondée en 1885, de négociant à vigneron, la maison a grandi au fil des ans et compte sur sa 5ième génération pour continuer son succès. Elle a grandi surtout avec l’acquisition en 2017 de la Cave Saint-Verny laquelle avait été fondée en 1990. Aujourd’hui la maison après avoir été premier négociant et premier metteur en marché dans la région est maintenant le premier producteur avec approx. 55% du nombre d’hectares plantés.

Léa Desprat

Et maintenant, la maison Desprat Saint-Verny part à la conquête du monde. Bien que présente dans une quinzaine de pays, on juge que ‘’the sky is the limit’’. On axe le développement sur le positionnement des ‘’Vins Volcaniques’’, on développe des vins qui sont absolument portés sur le fruit, on utilise le bois que pour bien oxygéner les vins et leur donner une certaine complexité, on met le paquet sur la qualité et sur le parcellaire car on sait qu’il ne sera pas facile de se tailler une place dans ce marché si compétitif.

On axe aussi beaucoup sur le fait que les vins de la maison sont une histoire de famille et que les vins ont aussi chacun leur histoire. Et qui n’aime pas les histoires ?? Léa nous en raconté quelques-unes dont je vais saupoudrer certains vins.

Salon Vinora – vins volcaniques

Afin de mousser cette curiosité autour des vins volcaniques, on mettra sur pied en 2020 le salon Vinora qui sera le 1er salon international des vins volcaniques au monde. En font partie des vins aussi célèbres que les Lacryma Christi du Vésuve, La Malvoisie des îles Éoliennes, le célèbre Vinsanto grec de Santorin et l’Etna Rosso de Sicile comme exemples.

La dégustation

Nous avons dégusté 8 vins dont 2 blancs et 6 rouges issus de chardonnay en blanc et de Gamay et Pinot Noir en rouge. Fait à noter, certains vins rouges sont des vins d’assemblage de Gamay majoritairement (on doit avoir un minimum de 50% de Gamay si assemblé avec du Pinot Noir) et élaboré de Pinot Noir ou de Gamay pur.

Cette dégustation était organisée par l’agence Charton Hobbs. http://www.chartonhobbs.com/fr/   et avait lieu au restaurant La Colombe.

Vins blancs

Le Chardonnay, Les Poires, Puy-de-Dôme IGP, 2018, disponible en importation privée, $21.60 en caisse de 12 bouteilles

Comme le dit le nom, le nez est axé sur les poires bien mûres avec quelques notes d’agrumes et de fruits exotiques. En bouche c’est une belle sensation de minéralité qui nous accueille avec une texture légèrement grasse, beaucoup de fraîcheur, une belle tension et comme une touche de salinité en fin de bouche. Vous ferez de beaux accords avec poissons et fruits de mer.


Le Chardonnay, Les Poires, Puy-de-Dôme IGP, 2018

La Légendaire, AOC Côtes d’Auvergne, Chardonnay, 2016, disponible en importation privée $45.75 en caisse de 6 bouteilles.

‘’Ce vin est un vin de ma famille, c’est une affaire de cœur’’! Et il a une belle histoire…Lors de la chasse, la famille apportait du vin pour l’occasion. Ce qui n’était pas bu était enterré jusqu’à la prochaine saison ou la prochaine partie de chasse. On s’est aperçu au fil du temps que lorsqu’on déterrait le vin ce dernier était particulièrement bon! Lorsque Pierre Desprat a tenté de recréer ce vin et les conditions qui l’entouraient, on en est venu à placer les bouteilles dans le sous-sol des Burons, sortes de cabanes en altitude en forêt qu’on utilisait entre autres pour le vieillissement des fromages.

À chaque année on recréé une cérémonie où les caisses de ce vin sont transportées via une chaîne humaine. On produit environ de 5 à 8,000 bouteilles de ce vin en blanc et 15,000 en rouge.

Le nez est complexe avec une impression de boisé et de fumée, de notes de pêches et de poires et de notes lactées. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité est fraîche et on a un beau rappel de fruits blancs, d’épices et de notes fumées. Et quelle belle longueur!


La Légendaire, AOC Côtes d’Auvergne, Chardonnay, 2016

Vins rouges

Zig Zag, AOC Châteauguay, Gamay 100%, $24.80, code SAQ : 14038712, 67 caisses arriveront en avril 2019.

Ce vin est élaboré presque en biodynamie avec aucun sulfite ajouté et est non filtré. Un vrai « « vin à poil’’! On se met le nez dans un casseau de fruits bien frais tels la fraise, la framboise avec de belles notes florales. En bouche les notes de fruits prennent toute leur ampleur avec un brin de cerise et de noyau de cerise en fin de bouche. Quelques notes fumées, épicées viennent agrémenter le tout. Délicieux et croquant !!


Zig Zag, AOC Châteauguay, Gamay

L’Impromptu, AOC Côtes d’Auvergne, Gamay 100%, $20.85, 2016 : 38 caisses en avril, millésime 2017 :  commande à venir – fin 2019.

Cette parcelle de Gamay avait un jour été oubliée lors des vendanges. Ne sachant trop quoi en faire puisqu’on ne pouvait l’assembler aux autres vins qui étaient en fermentation, on a alors décidé de le vinifier séparément. D’où le nom ‘’Impromptu’’ …qui n’était pas planifié.

Des notes de fruits bien mûrs sur les fruits rouges et noirs (mûres) avec un soupçon d’épices douces. En bouche tout est en équilibre avec une belle structure, des tannins plus présents et bien gourmands. On a un rappel des notes épicées et de fruits assez intenses.


L’Impromptu, AOC Côtes d’Auvergne, Gamay , 2016

Gamay 348, de la Gamme ‘’Lost Vineyard’’, AOC Côtes d’Auvergne, $20.95, code SAQ : 14038616.

Ce vin a bénéficié d’une passe en carafe afin de réveiller toutes ses qualités. Ce vin est un peu plus gaillard que le précédent avec des tannins charpentés bien serrés. Beaucoup de fruits en bouche avec une superbe structure. Très beau!


Gamay 348, de la Gamme ‘’Lost Vineyard’’, AOC Côtes d’Auvergne

Syrah, 45.3, Puy-de-Dôme IGP, de la Gamme ‘’Lost Vineyard’’, disponible en importation privée, $25.85 en caisse de 6 bouteilles.

Ce cépage était le cépage endémique de la région. On l’appelle Damas Noir. De superbes notes d’épices surtout sur le poivre, de fruits rouges et noirs. En bouche c’est tout en équilibre avec des tannins charpentés, des notes de fruits bien croquants et juteux et beaucoup de fraîcheur.


Syrah, 45.3, Puy-de-Dôme IGP, de la Gamme ‘’Lost Vineyard’’

La Légendaire, Gamay et Pinot Noir, AOC Côtes d’Auvergne, 2016, $36.00, disponible en importation privée en caisse de 12 bouteilles.

Au nez une belle sucrosité comme sur la cassonade, de belles notes florales ainsi que des notes de griottes. En bouche, les tannins sont bien charpentés avec passablement de volume et d’amplitude. Quelques notes chocolatées. Vraiment superbe!


La Légendaire, Gamay et Pinot Noir, AOC Côtes d’Auvergne, 2016

Basalte, Gamay, AOC Côtes d’Auvergne, disponible en importation privée, $44.25 la bouteille en caisse de 6 bouteilles.

Ce vin est issu de vieilles vignes de plus de 100 ans et on en produit que de 5 à 8,000 bouteilles. Le terroir est sur une vieille coulée de lave. Au nez des notes de fruits rouges (cassis, mûres) ainsi que des notes fumées et épicées. En bouche, la texture est veloutée et les tannins sont bien charpentés avec des notes de fruits noirs et beaucoup de volume et d’amplitude. Un vin ‘’sphérique’’! Et quelle longueur…


Basalte, Gamay, AOC Côtes d’Auvergne

Page 1 of 6

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén