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Tenuta Carobbio. Des vins d’émotions!

Dégustation des vins de Tenuta Carobbio

Très belle rencontre avec Dario Faccin Winemaker chez Tenuta Carobbio qui est située à Panzano dans ce qu’on appelle la vallée d’Or du Chianti entre Florence et Sienne. C’est un petit producteur qui élabore des joyaux de vins avec environ 80,000 bouteilles par an à partir de 15 hectares de vignes sur des sols particulièrement qualitatifs composés d’argile et de craie.

Dario Faccin – Tenuta Carobbio

Ce qui m’a le plus marqué de ma rencontre avec Dario c’est sa philosophie axée sur la recherche constante de la qualité. Et cette qualité, elle dépend du travail incessant de ses collaborateurs. L’attention portée à la vigne et aux vins dépassent de loin ce qui est fait par la moyenne des autres producteurs de la région. Pour vous donner une idée, un producteur moyen mettra environ 200 heures de travail par hectare de vigne alors que chez Tenuta Carabbio, on y mettra environ de 300 à 350 heures. La vigne est travaillée et bichonnée pour en tirer ce qu’il y a de mieux et le tout se transmet dans les vins.

Dario porte une attention particulière à la santé de ses vignes et à la recherche de l’optimisation de la maturité. En général il vendangera plus tard que les autres. C’est son travail de la vigne et la gestion méticuleuse de la canopée (feuillage) qui lui permettent d’atteindre cet objectif. Eh bien qu’il pratique une agriculture bio, il préfère ne pas l’indiquer sur les bouteilles car ce serait une approche marketing qui contrevient à sa philosophie. Pour lui faire du vin c’est bien plus que de faire de l’argent.

Le respect de la vigne et de ses collaborateurs transpirait lors de notre conversation. L’attention qu’il porte aux gens et à l’importance du côté relationnel m’a grandement impressionné. Pas étonnant que ses collaborateurs l’aient suivi alors qu’il a décidé d’accepter l’offre de se joindre à Tenuta Carabbio il y a quelques années. Un exemple qui m’a marqué c’est ce programme qu’il a mis sur pied avec des enfants autistes afin de les intégrer dans les activités de la vigne. Lorsqu’il en parlait, l’émotion était palpable.

La dégustation

Toute la personnalité et la philosophie de Dario Faccin se transmettent dans ses vins. C’est la recherche de la fraîcheur, de l’élégance et de l’équilibre qu’il vise. Ses vins ne sont pas donnés. Mais quand on sait toute l’attention que son équipe et lui mettent à les élaborer, on comprend mieux ce qu’on boît. Ce sont des joyaux de qualité qui génèrent beaucoup d’émotions.

Nous avons goûté à 6 de ses vins dont le Chianti Classico 2015 est disponible à la SAQ. Les autres sont disponibles en importation privée. SVP contacter l’agence Vitis : tél : 418-683-5618, info@vitiscanada.com, www.vitisagencedevins.com.

Tenuta Carobbio, Pinot Bianco, Toscana, Piluka, 2018, $44.50, caisse de 6 bouteilles. Production : 1,000 bouteilles/an. Importation privée.

Probablement un des meilleurs Pinot Bianco que j’aie eu la chance de goûter! Alors que plusieurs vins de ce cépage ont tendance à avoir une acidité relativement faible, celui-ci est d’une acidité particulièrement ‘’vibrante’’. C’est un vin plein d’énergie avec au nez des effluves de pommes jaunes, de notes florales et un soupçon d’abricots. Quelle belle sensation de minéralité entremêlée avec de belles flaveurs de noyaux de pêches et de pommes. Doté d’une belle structure il se prolonge en une longueur des plus appréciable.

Tenuta Carobbio, Pinot Bianco, Toscana, Piluka, 2018

Tenuta Carobbio, Chianti Classico DOCG, 2015, $23.00, cépage : Sangiovese 100%, code SAQ : 13694486. À venir en mars 2020.

Ce vin est bien typé Chianti Classico avec ses arômes d’épices douces et de cerises noires bien fraîches. Son acidité remarquable s’harmonise de façon très agréable avec ses tannins charpentés tissés bien serré. Les notes boisées lui apportent une certaine complexité sans dominer les saveurs fruitées. Juteux, d’un bel équilibre il offre sans contredit un très beau rapport qualité/prix.

Tenuta Carobbio, Chianti Classico DOCG, 2015

Tenuta Carobbio, Chianti Classico Riserva DOCG, 2013, $49.00, cépage : Sangiovese 100%, caisse de 6 bouteilles. Importation privée.

Ce vin est élevé pendant 24 mois en barrique française (2e passage) suivi d’un vieillissement de 6 mois en bouteille. La finesse et l’élégance de ce vin sont remarquables. Ce vin s’ouvre sur des parfums de cerises noires, de figues, de prunes ainsi que sur des notes florales. La texture bien veloutée est toute en équilibre avec une acidité bien fraîche et des tannins assez charpentés. Quel beau volume en bouche avec cette expression toute en finesse. La longueur de ce vin est généreusement soutenue.

Tenuta Carobbio, Chianti Classico Riserva DOCG, 2013

Tenuta Carobbio, Sangiovese Leone IGT, 2013, $108.00, cépage : Sangiovese 100%, caisse de 6 bouteilles. Importation privée.

L’expression du Sangiovese à son meilleur! Ce vin aurait potentiellement droit à l’appellation Gran Selezione qui est le niveau d’appellation le plus élevé. Il provient d’un seul vignoble ce qui est une marque des plus qualitative. Plus intense au nez avec des notes de cerises, de figues, de prunes, d’épices douces et de tabac blond. Très beau volume et amplitude en bouche tout en demeurant élégant, ce vin possède des tannins bien charpentés tissés bien serré. Les flaveurs de fruits s’harmonisent avec la complexité des notes boisées le tout dans un bel équilibre.

Tenuta Carobbio, Sangiovese Leone IGT, 2013

Tenuta Carobbio, Cabernet-Sauvignon, Pietraforte, IGT, 2013, $108.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 98%, Cabernet franc 2%, caisse de 6 bouteilles. Importation privée.

Bien que je ne sois pas un fan des vins italiens élaborés à partir de cépages internationaux alors que l’Italie regorge de centaines de cépages autochtones, ce vin m’a séduit! Si j’avais à choisir entre un Cabernet-Sauvignon de Californie ou celui-ci, alors aucune hésitation, c’est le Pietraforte qui l’emporterait. C’est un vin structuré, intense, élégant et doté d’une belle puissance. La texture est bien moelleuse, l’acidité bien fraîche et les tannins sont souples et charpentés. Tout en fraîcheur et d’un bel équilibre et d’une longueur appréciable.

Tenuta Carobbio, Cabernet-Sauvignon, Pietraforte, IGT, 2013

Tenuta Carobbio, Rosso Tocana IGT, Magaldo, Merlot, 2015, $75.00, caisse de de 6 bouteilles. Importation privée.

Un autre exemple du savoir-faire de Dario Faccin! Décidément ce vin a tout pour me faire changer d’idée quant aux cépages internationaux. Mon préféré, il se présente avec des accents de fruits rouges bien charmeurs, d’épices douces ainsi qu’un soupçon de vanille. Quelle souplesse et quelle élégance avec des tannins bien ronds, une texture veloutée et d’un équilibre sans pareil. On parle ici d’un vin riche d’émotions et d’une longueur bien soutenue.

Tenuta Carobbio, Rosso Tocana IGT, Magaldo, Merlot, 2015

Restaurant Per Te

Nous avons été reçus dans ce restaurant italien qui offre une fine cuisine exquise. Luigi de Rose propriétaire est définitivement un restaurateur dans l’âme!

Restaurant Per Te
Dario Faccin, Luigi De Rose (droite)

Le Clos Jordanne, vin mythique canadien, est de retour et disponible dès le 25 novembre prochain!!

Eh oui! Ce vin mythique élaboré au Canada par le vinificateur Thomas Bachelder (le dernier millésime étant le 2012) est de retour. En effet, Thomas Bachelder et Le Clos Jordanne, vignoble à Jordan en Ontario en partenariat avec les Vins Arterra Canada annoncent la renaissance de ces vins. Un chardonnay et un Pinot Noir seront disponibles à partir du 25 novembre 2019 à la SAQ et à la LCBO en Ontario au prix de $45.00.

Vignoble Le Clos Jordanne – Vins Arterra

La réputation de Thomas Bachelder n’est plus à faire. Originaire du Québec dans les Cantons de l’Est, véritable spécialiste des cépages bourguignons, il élabore des vins surtout issus de Chardonnay et de Pinot Noir à Niagara, en Oregon et en Bourgogne. Il élabore aussi des vins au Chili.

Thomas Bachelder – Vins Arterra

J’ai eu le plaisir de le rencontrer chez lui avec d’autres étudiants en sommellerie il y a quelques années et nous avons vécu l’expérience d’assembler des vins issus de diverses parcelles dans la Vallée du Niagara avec ce maître. Au fil du temps, j’ai eu l’occasion de goûter pratiquement tout l’ensemble de ses vins. En général de facture très classique et de caractère bourguignon, ils reflètent véritablement le terroir d’où ils sont issus. Et c’est effectivement le cas avec ce Chardonnay et ce Pinot Noir.

Notes de dégusation

Ces vins sont encore bien jeunes et ça m’arrache le cœur de les ouvrir maintenant, mais bon il faut ce qu’il faut! Si je me base sur le Chardonnay millésime 2004 que j’ai goûté dernièrement, leur potentiel de vieillissement est possiblement de 15 à 20 ans sinon plus. Alors les boire à ce moment-ci…

Le Clos Jordanne, Chardonnay, 2004

Le Clos Jordanne, Le Grand Clos, 2017, Chardonnay, $45.00, code SAQ : 14222851. Disponible dès le 25 novembre, 2019.

À l’anonyme on jurerait qu’on est dans une des appellations des plus qualitatives de Bourgogne. Un vin blanc complexe à souhait qui s’ouvre sur des effluves de fruits blancs, une touche de beurre vraiment des plus discrète ainsi que de belles senteurs florales. Ce vin a vieilli en fût mais on n’en sent absolument pas aucune trace sauf cette touche de complexité que le bois lui a apporté. La fraîcheur est dominante en bouche en harmonie avec un moelleux un assez gras, une acidité bien nordique et presque vive et une structure des plus généreuse. J’ai beaucoup apprécié toute cette tension et cette sensation de minéralité qui en font un vin vibrant et plein d’énergie.

Vous ferez de superbes accords avec des fruits de mer, des coquilles Saint-Jacques et saumon.

Le Clos Jordanne, Le Grand Clos, 2017, Pinot Noir, $45.00, code SAQ : 14222886. Disponible dès le 25 novembre, 2019.

Ce vin est encore bien jeune et bénéficierait d’un passage en carafe d’au moins une heure. Les derniers verres de la dégustation étaient définitivement les meilleurs.  D’approche un peu austère il s’ouvre et s’épanouit avec le temps sur des arômes de fruits rouges bien frais dont les framboises, les cerises et un soupçon d’épices douces. Tout comme le Chardonnay, ce vin a vieilli en fût et encore ici, ce n’est que la complexité de ce vieillissement qu’on perçoit et non pas les arômes boisés. C’est en bouche qu’il libère son plein potentiel avec un moelleux velouté, une acidité assez vive (vin nordique et millésime) et des tannins charpentés, souples et tissés bien serré. Beaucoup de fraîcheur et de profondeur des saveurs de framboises, de cerises et de noyaux de cerises le tout entremêlé avec cette belle sensation de minéralité qui se prolonge en une persistance jouissive.

Vous ferez de beaux accords avec des plats de lapin, de canard, tartare de bœuf, escalopes de veau, tournedos de volaille.

Vignoble Le Clos Jordanne – Vins Arterra

Alain Brumont, visionnaire et ambassadeur de l’appellation Madiran!

Il y a de ces rencontres qui nous font avancer, réfléchir, évoluer…Celle avec Alain Brumont et de son épouse Laurence fait partie de celles-là. Visionnaire et ‘’ambassadeur’’ de la région de Madiran (Sud-Ouest de la France), Alain Brumont fait partie des icônes du vin avec entre autres, ses Château Montus, Château Bouscassé et La Tyre qui se sont hissés parmi les grands vins de ce monde.

Alain et Laurence Brumont

L’aventure commence en 1979 avec l’acquisition de Château Montus qui est alors pratiquement en ruine et dont personne ne veut. Au fil des années il fera l’acquisition de plusieurs parcelles des plus qualitatives et différentes les unes des autres ce qui lui permet d’accéder à une palette de différents terroirs pour élaborer ses vins d’exception. Le vignoble d’Alain Brumont est maintenant composé d’environ 240 hectares répartis sur une dizaine de vignobles/terroirs.

Plusieurs facteurs expliquent son succès. Tout d’abord le choix des cépages soit le Tannat pour les rouges, le Petit Courbu et le Petit Manseng pour les blancs. Il plante en pente sur le sommet de collines (ce qui est quasi-révolutionnaire en ces temps) pour faciliter le drainage et optimiser l’exposition des grappes au soleil. Chaque parcelle est protégée par un bois afin d’éviter la contamination d’une vigne à l’autre. Il a allégé ses ceps ne laissant qu’une grappe sur le sarment au lieu de deux et conduit ses vignes selon des principes qui deviendront plus tard les assises des vins bios et biodynamiques. ‘’Ma vigne doit vivre en harmonie avec les bois, c’est un biotope qui fonctionne depuis des millions d’années…

Château Montus

…J’ai protégé l’écosystème de mes vignes, leur biodiversité en respectant la flore et la faune, les lichens et les mousses au pied des ceps’’. Il connaît pratiquement ses pieds de vigne par leur nom…L’ensemble du vignoble est maintenant certifié HVE niveau 3 (Haute Valeur Environnementale) le niveau le plus élevé. Bien qu’ayant été tenté par l’aventure bio et biodynamique Il croit qu’il faut se méfier de l’utilisation du cuivre (bouillie bordelaise) utilisé en bio et en biodynamie comme des pesticides à outrance. Rien de mieux que de fabriquer sa propre méthode, ce qu’il a fait.

Château Montus

Quant à ses vins : ‘’Les goûts en matière de vin évoluent. Il faut savoir les anticiper tout en gardant sa ligne de conduite. Pour moi aujourd’hui, le trio de l’élégance associe fraîcheur, richesse et profondeur’’.

Il ajoute : ‘’Je me suis interdit depuis 30 ans de chaptaliser (ajouter du sucre lors de la fermentation), d’acidifier, de taniser et de coller. J’ai été aidé par le Tannat, cépage que je privilégie et qui possède la rare capacité de pouvoir être performant sans tous ces ajouts’’.  Fait à noter, les temps d’élevage de ses vins (ceux issus du Tannat à 100%) sont de plus en plus longs car selon lui, ce cépage en bénéficie grandement.

La dégustation

Nous avons eu le bonheur de déguster une dizaine de ses vins dont 4 sont disponibles à la SAQ et les autres en importation privée en utilisant le lien suivant : https://markanthony.kork.ca. Ces vins font l’unanimité des critiques partout sur la planète. Ils se retrouvent dans les meilleurs restaurants parmi les meilleures bouteilles de la cave et ce à des prix qui pourraient certainement aller chercher encore plus. Mais Alain Brumont s’enorgeuillit de pouvoir maintenir ses vins à des niveaux plus acceptables. Disons qu’à $185.00 c’est cher pour le commun des mortels mais dans ce monde il faut bien relativiser…

Dégustation vins Alain Brumont – agence Mark Anthony

Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic Bilh, 2015, vin blanc, $30.25, cépages : Petit Courbu, Petit Manseng. Disponible en importation privée (à venir).

Effluves bien aromatiques et assez intenses de pêches bien mûres, de miel ainsi qu’un soupçon de senteurs florales. Un vin bien structuré, d’une texture veloutée dont l’acidité assez vive est des plus rafraîchissante. Belle longueur sur une finale bien juteuse.

Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic Bilh, 2015

Château Montus, Pacherenc du Vic Bilh, 2013, vin blanc, $46.00,cépages : Petit Courbu, Petit Manseng. Disponible en importation privée (à venir).

Plus complexe que le précédent, intense, d’une belle structure, son moelleux est légèrement gras et en harmonie avec une acidité assez vive qui se prolonge en une finale jouissive.

Château Montus, Pacherenc du Vic Bilh, 2013

Tour Bouscassé, Madiran, 2011, $18.05, cépages : prédominance Tannat (50%) puis Cabernet-Sauvignon (26%) et Cabernet Franc (24%), code SAQ : 12284303.

Excellent rapport qualité/prix! Sur des arômes de fruits noirs très mûrs, de prunes assez intenses qu’on retrouvera pratiquement comme signature qui se prolongent en bouche avec des saveurs de réglisse noire ainsi qu’un léger boisé entremêlés avec des flaveurs d’épices douces. C’est juteux, équilibré et d’une longueur moyenne.

Tour Bouscassé, Madiran, 2011

Château Bouscassé, Madiran, 2015, $20.10, cépages : prédominance Tannat (50%) puis Cabernet-Sauvignon (26%) et Cabernet Franc (24%), code SAQ : 856575.

Encore plus structuré avec des tannins plus charpentés que le précédent, il est tout en équilibre sur des notes de fruits noirs bien juteux, d’une belle fraîcheur et d’une longueur intéressante.

Château Bouscassé, Madiran, 2015

Château Montus rouge, Madiran, 2015, $118.95 (1.5 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). Disponible en importation privée (à venir).

La finesse et la douceur des accents fruités étonnent, charment et contrastent avec la puissance ainsi que l’élégance de ce vin. C’est une grande année et le vin est encore jeune avec ses tannins particulièrement charpentés et costaud ce qui laisse présager un excellent potentiel de vieillissement!

Château Montus rouge, Madiran, 2015

Châtetau Montus rouge, Madiran, 2014, $29.35, cépages : Tannat (80%) ,Cabernet-Sauvignon (20%), code SAQ : 705483.

Légèrement moins fruité que le précédent sur des notes de fruits rouges et noirs bien mûrs et de prunes. Passablement de puissance en bouche grâce à une solide structure et des tannins bien charpentés presque tanniques. Des flaveurs de fruits noirs et de réglisse se prolongent en une finale assez longueur.

Châtetau Montus rouge, Madiran, 2014

Château Montus rouge, Madiran, 2012, $105.75 (1.5 litres), $181.75 (3 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). SAQ approvisionnement continu.

Oh quelle longueur…quelle élégance…bien complexe sur des effluves de fruits rouges et noirs bien mûrs et d’épices douces. C’est un vin sphérique, assez puissant avec ses tannins charpentés et tissés bien serré et d’une longueur…

Château Montus rouge, Madiran, 2012

 Château Montus rouge, Madiran, 2011, $105.75 (1.5 litres), $181.75 (3 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). Disponible en importation privée (à venir).

Agréables effluves de menthe qui d’emblée annoncent une superbe fraîcheur avec des arômes de fruits noirs bien mûrs et de délicates notes de prunes. J’ai beaucoup apprécié le profil aromatique de ce vin qui est en harmonie avec une texture veloutée, des tannins charpentés tout en finesse et assez coulants le tout culminant en une très belle longueur.

Château Montus rouge, Madiran, 2011

Château Bouscassé, Vieilles Vignes, 2011, $58.25, $138.75 (1.5 litres), cépage : Tannat 100%. Disponible en importation privée (à venir).

Un des vins que j’ai particulièrement apprécié !! Équilibré et tout en douceur au point de vue aromatique avec ses arômes de prunes, de fruits noirs bien mûrs, de tabac blond et un soupçon d’épices douces. Les tannins sont charpentés, d’un beau volume, d’une belle intensité des flaveurs et d’une longueur interminable.

Château Bouscassé, Vieilles Vignes, 2011

Château Montus Prestige, Madiran, 2009, $78.00, cépage : Tannat 100%, $78.00. Disponible en importation privée (à venir).

‘’Élaboré pour la première fois en 1985, ce Madiran 100% Tannat a bouleversé le monde en dépassant dans bien des dégustations les premiers vins français, mettant ainsi sur le devant de la scène ce cépage local’’.

Profondeur, richesse, opulence, arômes de fruits bien en retenue en harmonie avec des tannins puissants et d’une longueur sans fin…

Château Montus Prestige, Madiran, 2009

Château Montus Prestige, Madiran, 1999, $111.25, $255.00 (1.5 litres), $457.00 (3 litres), cépage : Tannat 100%, $78.00. Disponible en importation privée (à venir).

Ajoutez au texte précédent de belles notes tertiaires (d’évolution)…Tout en élégance avec des tannins bien en puissance et une finale interminable.

Château Montus Prestige, Madiran, 1999

Château Montus, XL, 1999, $133.00, cépage : Tannat 100%. Disponible en importation privée (à venir).

‘’Ce vin a séjourné pendant de 36 à 40 mois dans des foudres neufs. C’est grâce à la richesse, la profondeur et la concentration du Tannat que la conduite d’élevage aussi longs est possible’’.

Le top du top!! Un vin riche, opulent, complexe qui allie superbement bien la puissance et l’élégance. Serait-ce le vin parfait??

Château Montus, XL, 1999

Château Montus, La Tyre, Madiran, 2008, 3 X $185.00 (offert en coffret incluant les millésimes 2006, 2008 et 2010). Disponible en importation privée (à venir).

Cette cuvée d’exception provient d’une sélection des meilleurs raisins issus d’une parcelle La Tyre d’environ une dizaine d’hectares. Le genre de vin qu’il faut avoir dans son cellier. Il possède tous les atouts : puissance, élégance, longueur, équilibre, volume, complexité et profondeur. Wow!

Château Montus, La Tyre, Madiran, 2008

Maison Boulud

Bonheur total!! Le Clos Jordanne est de retour!!

Le Clos Jordanne, Le Grand Clos, 2017

Eh oui! Ce vin mythique élaboré au Canada par le vinificateur Thomas Bachelder (le dernier millésime étant le 2012) est de retour. En effet, Thomas Bachelder et Le Clos Jordanne, vignoble à Jordan en Ontario en partenariat avec les Vins Arterra Canada, annoncent la renaissance de ces vins. Un chardonnay et un Pinot Noir seront disponibles au prix de $45.00 à partir du 23 novembre 2019 à la SAQ et à la LCBO en Ontario.

Si je base sur les millésimes passés que j’ai goûtés et la réputation de Thomas Bachelder qui élabore des vins de style Bourguignon à Niagara, en Oregon, en Bourgogne et au Chili, je sauterais sur l’occasion pour m’en procurer quelques bouteilles.

En fait, j’ai goûté, il y a un an, au millésime original du Chardonnay, le 2004, Village Reserve. Voici ce que j’en disais : ‘’Aujourd’hui, les mots me manquent pour décrire le Clos Jordanne, Chardonnay, Village Reserve, 2004. De la vraie méditation! Une oeuvre d’art liquide signée Thomas Bachelder et Jacques Marchand. J’avais carrément l’impression d’être en Côte d’Or…’’.

Clos Jordanne2004

Les notes de dégustation suivront sous peu. J’avais juste hâte de vous l’annoncer!!

Et pourquoi pas les vins classiques de Bordeaux!!

Dégustation des vins des Vignobles André Lurton

Rencontre des plus intéressante avec Jacques Lurton nommé tout récemment président des Vignobles André Lurton. Tiens pour vous faire une idée de la maison, cette dernière est propriétaire dans la région de Bordeaux d’environ 300 hectares à Pessac-Leognan avec les Châteaux La Louvière, Château Couhins-Lurton, Château de Rochemorin et Château de Cruzeau.

Ils ont aussi des propriétés à Entre-Deux-Mer (300 hectares) avec le Château Bonnet (depuis 1897)  et le Château Tour de Bonnet ainsi qu’à Lussac Saint-Emilion (35 hectares) avec le Château de Barbe Blanche (depuis 2000). Au total la famille Lurton détient 1,300 hectares de vignes dans 27 propriétés en France et dans le monde dont un grand nombre de Grands Crus Classés.

Vignobles André Lurton

Lors de cette rencontre nous avons dégusté les vins sur divers millésimes de quatre de ces propriétés.

Les Blancs

Château Bonnet, Entre-Deux-Mers, vin blanc, 2018, $16.45, cépages : Sauvignon blanc, Muscadelle, Sémillon, code SAQ : 83709. Disponible en décembre 2019.

La Nouvelle-Zélande et ses Sauvignon blancs n’a qu’à bien se tenir! Ce vin s’ouvre sur des notes bien aromatiques et pures d’agrumes, de pamplemousse sans aucun excès. Puis s’exhale toute la fraîcheur de ce vin grâce à une acidité presque vive ce qui est surprenant pour un vin dont une partie est composée de Muscadelle et de Sémillon. La persistance en bouche de toutes ces saveurs est assez surprenante pour un vin de ce prix. Il offre une très belle alternative aux Vins de Nouvelle-Zélande sans ces notes herbacées qu’on y retrouve assez régulièrement.

Château Bonnet, Entre-Deux-Mers, vin blanc, 2018

Château La Louvière, Pessac-Léognan, vin blanc, 2012, $53.75, code SAQ : 974873.

On ne retrouve pas beaucoup de vins blancs dans cette appellation et c’est bien dommage. Alors vous êtes chanceux car celui-ci est excellent! Une belle entrés en matière avec de belles notes d’abricot de miel et de silex. La texture est caressante et offre un beau contraste avec une acidité bien équilibrée. Quelle richesse et quelle profondeur des flaveurs! Les saveurs de fruits bien mûrs dominent dans un univers gustatif assez complexe. Et que dire de la longueur.

Nous avons eu l’occasion de déguster le 2010 sous deux formats soient avec bouchon et avec capsule à vis. Sachez que les vignerons de l’appellation Pessac-Léognan ont jusqu’à date été très frileux à l’idée d’utiliser les capsules à vis. Question d’image… Alors il faut du courage pour ce vigneron de tenter l’expérience. Et croyez-moi, après avoir fait le test  il y a une différence!! Preuve qu’on en apprend tous les jours dans le merveilleux monde du vin!

Disons que les deux étaient excellents. Celui à capsule à vis avait des arômes un peu plus fruitées et un peu plus intenses que celui avec le bouchon. De plus la finale était un peu plus acidulée. Surprenant quand on parle du même vin sur le même millésime!

Château La Louvière, Pessac-Léognan, vin blanc, 2012

Les Rouges

Château de Cruzeau, Pessac-Léognan, 2016, $23.75, code SAQ : 113381.

Faut que je vous dise que j’ai encore du millesime 2000 dans mon cellier. J’en ai ouvert un il y a 6 mois et quel délice! Sur de belles notes tertiaires de tabac, de prune, d’épices et des tannins bien fondus. Qui eut pensé que ce Bordeaux sous la barre des $25.00 tienne la route pendant si longtemps.

Le 2016 s’ouvre sur des parfums de fruits rouges bien frais (fraises, framboises) et noirs (mûres et cassis) ainsi qu’un soupçon de notes boisées bien intégrées. En bouche la texture est suave, l’acidité bien présente ce qui lui assure entre autres un beau potentiel de vieillissement et les tannins sont bien charpentés et tissés serré. Ce sont les flaveurs de fruits noirs qui dominent en bouche avec une légère astringence, ce qui se corrigera avec un passage en carafe. De facture bien classique il offre un excellent rapport qualité/prix.

Le 2010 offert en magnum présente quelques effluves herbacées pas vilaines et de fruits rouges et noirs bien mûrs. La bouche est bien suave et élégante avec des tannins fondus encore assez denses. Son acidité bien présente lui apporte beaucoup de fraîcheur.  

Château de Cruzeau, Pessac-Léognan, 2016

Château de Barbe Blanche, Lussac-Saint-Emilion, 2013, $30.00, code SAQ : 10752783. Disponible en décembre 2019.

J’ai particulièrement aimé ce vin! Bien floral sur des arômes de cannelle et de fruits rouges et noirs, il laisse entrevoir en bouche des saveurs de fruits noirs entremêlés avec des tannins charpentés et denses ainsi qu’une belle acidité des plus rafraîchissante. Puis s’invitent des flaveurs de sous-bois, de champignons en harmonie les saveurs croquantes de fruits. Beaucoup d’élégance et excellente capacité de vieillissement.

Château de Barbe Blanche, Lussac-Saint-Emilion, 2013

Petite expérience à laquelle nous avons été conviés!!

Nous avons goûté le Château Cruzeau 2018 avec trois types de bois : chêne de France, chêne d’Europe et chêne Américain.

Et là mes amis… quelle différence!

Le chêne français avait des notes plus élégantes avec un fruit plus dominant. Le chêne d’Europe présentait des notes plus intenses avec comme une odeur d’encens, de colle/résine. Enfin le chêne Américain dégageait des notes boisées plus évidentes avec des effluves de noix de coco.

M. Jacques Lurton et Claude Lalonde (Vinformateur)

Boekenhoustkloof, des vins haut de gamme d’Afrique du Sud!

Dégustation des vins de la maison Boekenhoutskloof

Tout récemment, j’ai rencontré de nouveau Mark Kent propriétaire et Winemaker du vignoble Boekenhoustkloof situé à Franschhoek en Afrique du Sud. Pas facile de prononcer et même de se souvenir du nom de cette maison. Par contre, le vignoble a développé au fil du temps des marques fortes telles The Chocolate Block, Porcupine Ridge, The Wolftrap et autres plus facile à retenir.

Mark Kent

Des vins et autres produits provenant d’Afrique du Sud il y en a 233 selon le site de la SAQ. Plusieurs sont à des prix qui offrent d’excellents rapports qualité/prix ce qui a assuré le développement des vins de ce pays. Cependant, plusieurs se posent la question: est-ce que l’Afrique du Sud est capable de faire des plus grands vins qui puissent rivaliser avec ce qu’il y a de mieux? On parle de vins qui se situent dans une fourchette de $40 à $80.00. Répondre à cette question est importante pour assurer le succès à long terme de l’Afrique du Sud.

Mark nous en a fait dégusté 7 dont 2 proviennent d’un tout nouveau projet:  »Les vins Cap Maritime ». Le but de la dégustation était donc de se faire une idée quant à la capacité de la maison à produire de ces vins haut de gamme. Et la réaction lors de cette dégustation a été pratiquement unanime. Ils étaient vraiment exceptionnels!  Et qui plus est, ils sont disponibles à la SAQ dont ceux de la gamme Cap Maritime qui sont disponibles à la SAQ Signature. Mais malheureusement pour ces vins haut de hamme, les quantités sont assez limitées.

La dégustation

Cap Maritime – nouvelle gamme de vins superbes!

Les deux vins qui suivent proviennent d’un tout nouveau projet appelé Cap Maritimes dont les vins sont issus d’une toute nouvelle parcelle de 14 hectares dont Mark a fait l’acquisition. Les vins sont vieillis dans des foudres de 1,200 litres ce qui apporte beaucoup de complexité aux vins et conserve leur caractère fruité.

Nous avons dégusté le Chardonnay et le Pinot Noir. Quant à moi ces deux vins étaient particulièrement exceptionnels et devraient faire partie de votre cave ou cellier. Ce sont des incontournables!

Cap Maritime, Chardonnay, Upper Hemelen Aarde Valley, Afrique du Sud, 2017, $55.75, code SAQ Signature : 14075492.

Achetez ce vin si vous en trouvez!! On aurait dit un vin de Bourgogne genre Corton Charlemagne pour $55.75 ce qui me fait dire qu’il offre un très beau rapport qualité/prix! Même Jancis Robinson le qualifie d’un des meilleurs Chardonnay au monde.

De facture très classique sur des notes très pures de fruits blancs et de vanille. En bouche c’est d’une texture grasse, avec une acidité bien équilibrée, d’une superbe complexité avec un très léger boisé. Et quelle longueur et quel volume en bouche. J’en boirais tous les jours!

Cap Maritime, Chardonnay, Upper Hemelen Aarde Valley, Afrique du Sud, 2017

Cap Maritime, Pinot Noir, Upper Hemelen Aarde Valley, Afrique du Sud, 2017, $55.75, code SAQ Signature : 14075468.

Un des meilleurs Pinot Noir genre Nouveau Monde que j’ai eu l’occasion de déguster! La dominante de ce vin est carrément sur des notes éclatantes de cerises qui se prolongent tout au long de la dégustation. Au nez des notes de cerises, un peu de framboises et de cassis. C’est charmeur et élégant avec une texture veloutée et des tannins des plus équilibrés. Ce vin est opulent, équilibré et charmeur. Tout amateur ce doit d’avoir ce vin dans son cellier.

Cap Maritime, Pinot Noir, Upper Hemelen Aarde Valley, Afrique du Sud, 2017

Les autres vins dégustés

Chacun des autres vins mérite que je vous en parle car je les ai particulièrement appréciés. Le premier vin fait partie de ceux qui sont à prix des plus abordables et le fait d’y goûter nous permettait de jauger la différence entre ce vin d’entrée de gamme et les vins plus haut de gamme.

The Wolftrap, Boekenhoutskloof, 2017, $14.00, cépages : Syrah 65%, Mourvèdre, 32%, Viognier 3%, sucre 2.6 g/l, code SAQ : 10678464.

Plusieurs des vins de ce producteur sont fortement inspirés des vins de la Vallée du Rhône avec des cépages tels Syrah, Grenache, Mourvèdre.  Un nez passablement aromatique sur des notes de fruits rouges bien mûrs, de poivre et d’épices assez intenses. La texture en bouche ainsi que le niveau d’acidité sont bien équilibrés et les tannins sont presque charpentés. De belles flaveurs de fruits noirs et d’épices viennent tapisser le palais. C’est très juteux, salivant et d’une belle longueur. Super rapport qualité/prix!

The Wolftrap, Boekenhoutskloof, 2017

Boekenhoutskloof, Sémillon, Vin blanc, 2016, $39.75, code SAQ : 13299902.

Un peu de Muscat 2% a été ajouté à ce vin ce qui lui confère un profil bien aromatique. Au nez sur des notes de miel, de fruits blancs, de vanille, un soupçon d’ananas, quelques notes lactées, tout en élégance. En bouche la texture est bien riche, veloutée avec une acidité assez surprenante pour du Sémillon. C’est très goûteux sur des saveurs assez intenses d’abricots, de fruits blancs et d’une longueur plus qu’appréciable.

Boekenhoutskloof, Sémillon, Vin blanc, 2016

The Chocolate Block, 2017, $40.10, cépages : Syrah 69%, Grenache 14%, Cabernet-Sauvignon 11%, Cinsault 5%, sucre : 3.0 g/l, code SAQ : 10703412.

Ce vin mythique de la maison Boekenhoustkloff a fait ses preuves! Son nom peut porter à confusion car il provient d’une parcelle de ce nom et ne reflète pas nécessairement le profil aromatique du vin. Sur des notes d’épices et de cassis, tout en élégance et bien charmeur. C’est juteux, goûteux avec des tannins assez charpentés. Les flaveurs sont carrément sur les fruits noirs avec un soupçon (eh oui!) de chocolat noir et de notes empyreumatiques. Beaucoup de volume en bouche et d’une belle longueur.

The Chocolate Block, 2017

Boekenhoustkloof, Syrah, 2015, $55.50, code SAQ : 13299911.

Ce vin prend son inspiration dans la Vallée du Rhône nord ou on trouve les ‘’Côte-Rôtie’’ et autres vins des appellations de la région. Sur des notes de crème de fruits rouges bien mûrs (fraises), de cassis et d’épices douces. La texture est des plus veloutée et les tannins sont bien charpentés et tissés bien serré. La dominante en bouche est carrément sur les notes d’épices et de poivre avec une légère torréfaction. Beaucoup d’amplitude et de longueur en bouche.

Boekenhoustkloof, Syrah, 2015

Porseleinberg, Syrah, 2016, $86.75, code SAQ : 13141339.

Il m’en reste quelques bouteilles dans mon cellier que je garde bien précieusement. Un autre vin d’inspiration des vins de l’appellation  »Côte-Rôtie ». Sur des notes animales, viandées, de notes herbacées, soupçon d’olive et d’épices. De facture très classique tout en élégance et en fraîcheur avec une texture veloutée, une belle acidité bien fraîche et des tannins charpentés tissés bien serré. De belles notes de poivre en finale.

Porseleinberg, Syrah, 2016

Les vins de la maison Boekenhoutskloof sont représentés par l’agence Univins et Spiritueux.

Château de Sancerre : ‘’Passe avant le meilleur’’!

Château de Sancerre

Cette semaine avait lieu une belle dégustation des vins de Sancerre de Château de Sancerre, appellation de la Vallée de la Loire que j’affectionne beaucoup pour ses superbes Sauvignons Blancs et ses Pinots Noirs. Nous étions avec Isabelle Moreau Responsable Export pour Orchidées Maison de vin qui possède entre autres Château de Sancerre.

Isabelle Moreau

Château de Sancerre est le Sancerre de propriété le plus vendu au Québec. C’est l’un des rares châteaux à porter le nom de l’appellation telles Margaux ou Pommard. Situé sur la rive gauche de la Loire, dominant un terroir unique de 4 sols différents tels silex, terres blanches, calcaires et sablonneux, ce dernier compte 55 hectares de vignoble sur 3 Communes planté de vignes âgées en moyenne de 25 ans. De ces terroirs sont élaborés de très beaux Sauvignon Blanc et Pinot Noir.

Château de Sancerre

La maison Ackerman a fait l’acquisition de Château de Sancerre en 2017 de la maison Campari. Le Château est certifié HVE (Haute Valeur Environmentale), n’utilise aucun pesticides ou herbicides et gère le terroir avec une philosophie bio. On ne veut pas de vins austères mais plutôt des vins bien expressifs et tout en énergie.

La dégustation

Nous avons dégusté 5 vins dont 3 blancs, un rosé et un rouge. Ceci témoigne du fait que Château Sancerre veut travailler les trois couleurs de vins.

Château de Sancerre, Sancerre Blanc, Vallée de la Loire, 2018, $25.95, cépage : Sauvignon Blanc, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 164582. Disponible dans 295 magasins.

Au nez, sur des notes florales, de fruits blancs, de fruits exotiques et d’agrumes. En bouche tout est en équilibre avec une acidité vive et une belle sensation de minéralité. Des flaveurs florales, d’agrumes et de pêches se prolongent en une longueur appréciable. Des plus rafraîchissant!

Château de Sancerre, Sancerre Blanc, Vallée de la Loire, 2018

Château de Sancerre, Terre de Silex, Sancerre Blanc, 2017, $46.75, cépage : Sauvignon Blanc, code SAQ : 14070958. Disponible en décembre 2019.

Ce vin est issu d’une petite parcelle de vignes âgées de 40 à 50 ans et d’où sont issus environ 3,000 bouteilles. Au nez, des notes citronnées et fumées. En bouche, la texture est ronde, l’acidité bien tranchante et vive avec une sensation de minéralité assez dominante. Des flaveurs d’agrumes et florales se prolongent en une longueur intéressante. Bien élégant comme vin!

Château de Sancerre, Terre de Silex, Sancerre Blanc, 2017

Château de Sancerre, Cuvée du Connétable, Sancerre Blanc, 2016, $50.00, cépage : Sauvignon Blanc, code SAQ : 13235415. En attention de reconduction à la SAQ.

Vous dire combien j’ai apprécié ce vin! Quel délice! Sur des notes balsamiques et florales sur des notes de fruits blancs bien mûrs, d’agrumes, quelques notes boisées et toastées bien complexes. En bouche la texture est grasse, l’acidité bien équilibrée sur des flaveurs d’agrumes, de notes toastées et la sensation de minéralité est assez dominante. Tellement bon avec un potentiel de vieillissement élevé.

Château de Sancerre, Cuvée du Connétable, Sancerre Blanc, 2016

Château de Sancerre, Sancerre rosé, 2018, cépage : Pinot Noir, pour dégustation seulement. Non disponible.

Un nez très aromatique sur des notes de fruits rouges (fraises) assez intenses et d’agrumes. En bouche, la texture est légèrement grasse, l’acidité équilibrée, d’une belle rondeur et des flaveurs d’agrumes et de fruits rouges. Très bon! Un véritable rosé de bouffe!

Château de Sancerre, Sancerre rosé, 2018

Château de Sancerre. Terre de Chailloux, Sancerre rouge, 2015, non disponible.

Au nez, des notes d’épices (cannelle), des notes boisées, de griottes et de cerises. En bouche, ce vin est d’un bel équilibre sur des tannins presque charpentés. Belle persistance aromatique.

Château de Sancerre. Terre de Chailloux, Sancerre rouge, 2015

L’agence qui représente Château de Sancerre est Noble Sélection.

Explorez l’univers unique des vins de Franciacorta de la maison Ca’del Bosco !

Ca’del Bosco, AnnaMaria Clementi, Franciacorta Riserva, 2009

Très belle dégustation aujourd’hui des vins de la maison Ca’del Bosco, qui veut dire ‘’la maison dans les bois’’. Nous étions avec M. Maurizio Zanella, président de la maison ainsi que l’agence Montalvin qui représente la maison au Québec. L’événement avait lieu à La Maison Boulud le restaurant du Ritz Carlton.

Le focus de cette dégustation était sur les vins de Franciacorta qui selon la loi européenne sont désignés, non pas comme des vins mousseux ou Spumante (Italie), mais bien tout comme les Champagnes, désignés comme tel selon leur terroir, selon leur appellaton – Franciacorta – en Lombardie.

Maurizio Zanella, Claude Lalonde (Vinformateur)

Il faut savoir que la fourchette de prix de ces vins est similaire à celle de la Champagne et non pas à celle des Cava, Prosecco ou Crémants (qui proviennent de région ou on fait des vins mousseux en France ailleurs qu’en Champagne) qui sont en général moins chers. Pas évident donc de vendre du Franciacorta sauf…que lorsqu’on y goûte, on est conquis.

Mais pourquoi donc sont-ils plus chers? Les règlements qui gèrent la production du vin de Franciacorta sont plus sévères que ceux de la Champagne. Les rendements sont plus limités donc des raisins de plus grande qualité et les temps de vieillissement sur lies sont plus long. Par exemple, un Franciacorta non millésimé (la majorité des ventes de ce vin) a un temps de vieillissement minimum de 15 mois alors que le Champagne est de 12 mois. Le rendement du Franciacorta par hectolitre (12 tonnes/hectare) ne doit pas dépasser 65/he/ha alors qu’il est pas mal plus élevé pour le Champagne (15.5 tonnes par hectare).

Lombardie
Franciacorta

La région de Franciacorta est pas mal plus petite que celle de la Champagne avec seulement 3,000 hectares de vignes pour 120 producteurs/embouteilleurs et 160 viticulteurs (raisins seulement). Elle fait partie de la Lombardie et est située à environ une heure de Milan.

On y produit annuellement environ 18,000,000 de bouteilles alors que certains producteurs en Champagne dépassent à eux seuls ce niveau de production. Fait unique, environ 77% de la production est organique (vins en bio, biodynamie, vins nature) ce qui est très élevé. On devrait s’attendre à ce qu’on atteigne 100% de la production d’ici quelques années. Toutes les vendanges sont faites à la main. Beaucoup de recherches sur l’agriculture organique sont effectuées à chaque année afin d’optimiser ce mode de production pour l’ensemble des producteurs et ainsi en faire un vecteur de différentation d’avec les autres vins effervescents.

Franciacorta

L’appellation a débuté en tant que DOC en 1967 et c’est en 1995 qu’elle a obtenu le statut de DOCG. On ne fait du vin de Francoacorta que depuis les cinquante dernières années. Malgré ce laps de temps assez limité si on compare à la Champagne, on a atteint un niveau de qualité particulièrement élevé. Ceci est dû entre autres, à la philosophie orientée qualité à laquelle adhèrent l’ensemble des producteurs.

Franciacorta

On utilise quatre cépages dont le Chardonnay 81%, Pinot Nero 15%, Pinot Bianco 3% (maximum de 50% de la composition) et le Erbamat (nouveau cépage autorisé à un maximum de 10%) qui ne représente présentement que 1% de la surface plantée.

Les niveaux de dosage sont les suivants :

Dosage zéro (max. 3 g/l) , Extra Brut (max. 6 g/l) : 8% des ventes

Brut (pas plus de 12 g/l) : Incluent les Satèn et les rosés – représentent 90% des ventes.

Extra Dry (de 12 à 17 g/l), Dry (de 17 à 32 g/l), Demi sec (de 33 à 50 g/l) : représentent 2% des ventes

On retrouve les Franciacorta suivant :

Franciacorta : vieillissement de 18 mois

Franciacorta Satèn : vieillissement de 24 mois

Franciacorta Rosé : vieillissement de 24 mois – Pinot Nero min. 35%, Chardonnay max. 65%, Pinot Bianco max. 50%, Erbamat max. 10%.

Franciacorta Vintage, Franciacorta Satèn Vintage, Franciacorta Rosé Vintage : doit utiliser 85% du vin de l’année/du millésime, vieillissement minimum de 30 mois.

Franciacorta Riserva, Franciacorta Satèn Riserva, Franciacorta Rosé Riserva : Vieillissement minimum de 60 mois. 

Ca’del Bosco

Ca’del Bosco

C’est en 1964 que débute l’aventure lorsque Annamaria Clementi achète une petite maison dans les collines près d’Erbusco connue sous le nom de Ca’del Bosc sur deux hectares qui seront plantés de vignes en 1968. Ca’del Bosco est en fait un des pionniers de l’appellation ce qui lui a permis de choisir parmi les plus belles parcelles et les plus qualitatives.

AnnaMaria Clementi

On y cultive 219 hectares de vignes dont l’âge moyen est de 20 ans. Environ 20% de ces vignes sont plantées avec une densité de 10,000 pieds de vigne ce qui fait partie des méthodes de viticulture les plus qualitatives. Environ 84% ont une densité d’un minimum de 5,000 pieds de vignes par hectare.

On apporte un soin maladif à l’obtention d’une maturité optimale des fruits et ce, parcelle par parcelle. Tous les fruits vendangés sont conservés à des températures de 16C ce qui réduit le risque d’oxydation.

Ca’del Bosco

Parmi les processus spécifiques à Ca’del Bosco, on retrouve le lavage de tous les fruits ce qui élimine toute trace de produit indésirable. Ceci permet d’optimiser le profil aromatique des vins de la maison. Le système de vinification est à la fine pointe de la technologie.

Ca’del Bosco

Les grappes sont pressée entières et l’utilisation de sulfites est limité au minimum. Alors que selon la loi une bouteille de Franciacorta pourrait contenir 185 mg/l, les vins de Ca’del Bosco n’en contiennent que 50 mg/l.

Ca’del Bosco

La dégustation

Dégustation Ca’del Bosco

Nous avons dégusté 3 vins de l’appellation Franciacorta DOCG, 2 vins de l’appellation Curtefranca DOC laquelle englobe la production de vins tranquilles en blanc et en rouge ainsi qu’un vin de Sebino Rosso IGT.

Ca’del Bosco, Cuvée Prestige, Franciacorta Brut, $44.75, cépages : Chardonnay 75%, Pinot Bianco 10%, Pinot Nero 15%, code SAQ : 11008024.

Cette cuvée est parmi les plus difficile à élaborer du fait qu’on recherche un profil aromatique le plus stable possible année après année tout en augmentant constamment la qualité. Seulement de 20% à 30% de vins de réserve sont utilisés. Ce n’est qu’après une période de maturation de 25 mois que cette Franciacorta sera prête à exprimer sa personnalité.

Et quel beau profil aromatique! Sur des notes de fruits blancs (pommes, poires), la pêche ainsi qu’un soupçon d’agrumes. La bouche est sur des notes de pain grillé, de poires avec une belle acidité bien vive et d’une superbe longueur.

Ca’del Bosco, Cuvée Prestige, Franciacorta Brut

Ca’del Bosco, Franciacorta Brut, Satèn, Vintage Collection, 2013, $74.00, cépages : Chardonnay 85%, Pinot Bianco 15%, code SAQ : 13617691. Disponibilité en Octobre 2019.

Les vignes de Chardonnay ont plus de 34 ans et celles de Pinot Bianca de 26 ans. L’ajout de sucre est moindre que pour la plupart des Franciacorta ce qui confère une douce texture crémeuse en bouche. La période maturation sur lies est de 48 mois.

Sur des notes de pain grillé, de levures, sur des notes de fruits jaunes assez mûrs ainsi que de belles notes florales. En bouche la texture est crémeuse, l’acidité presque vive, le tout est d’un bel équilibre, sur des notes de pain grillé, de fruits blancs et d’une longueur interminable. Vraiment superbe!

Ca’del Bosco, Franciacorta Brut, Satèn, Vintage Collection, 2013

Ca’del Bosco, AnnaMaria Clementi, Franciacorta Riserva, 2009, $139.00, cépages: Chardonnay 55%, Pinot Bianco 25%, Pinot Nero 20%, code SAQ: 13617721. Disponibilité SAQ Signature.

Ce produit témoigne de la quête de l’excellence de Ca’del Bosco. La période de maturation sur lies est de 9 ans et aucune liqueur de dosage n’est ajoutée (dosage zéro).

Au nez comme un léger soupçon de caramel, de fruits blancs bien mûrs, des notes de pain et de zeste d’orange. En bouche c’est la richesse qui étonne avec une acidité équilibrée. La bouche est complexe, toit en équilibre avec une belle sensation de minéralité et un soupçon d’agrumes en filigrane. Que d’émotions!

Ca’del Bosco, AnnaMaria Clementi, Franciacorta Riserva, 2009

Ca’del Bosco, Curtefranca Bianco, Chardonnay, 2014, $85.50, code SAQ : 14206157. Disponibilité Octobre 2019.

Un très beau Chardonnay bien typé sur des notes beurrées, de noisettes, de notes boisées bien intégrées ainsi que de fruits blancs et exotiques. En bouche la texture est grasse ce qui lui confère beaucoup de richesse et d’opulence, l’acidité est équilibrée et que dire de la longueur…

Ca’del Bosco, Curtefranca Bianco, Chardonnay, 2014

Ca’del Bosco, Curtefranca Rosso, Corte del Lupo, 2016, $36.00, cépages: Merlot 38%, Cabernet Sauvignon 33%, Cabernet Franc 22%, Carménère 7%, code SAQ : 14206106. Disponibilité Octobre 2019.

Très floral et aromatique sur des notes de fruits rouges (cerises) et de fruits noirs (mûres) assez intenses et de notes épicées. Ce vin est d’un bel équilibre avec des tannins charpentés tissés bien serré, bien juteux et bien goûteux. Très belle longueur.

Ca’del Bosco, Curtefranca Rosso, Corte del Lupo, 2016

Ca’del Bosco, Maurizio Zanella, Sebino Rosso IGT, 2015, $85.50, cépages : Cabernet Sauvignon 50%, Merlot 25%, Cabernet Franc 25%, code SAQ : 865410. Disponibilité Décembre 2019.

Superbe vin! Sur des notes de fruits assez intenses tels prunes, cerises, mûres, des notes d’eucalyptus et de cacao. Tout en élégance et en finesse sur des tannins charpentés. Pas mal de volume et d’amplitude en bouche et d’une longueur plus qu’appréciable.

Ca’del Bosco, Maurizio Zanella, Sebino Rosso IGT, 2015

Restaurant Maison Boulud

Rencontre et entrevue avec Nicolas Joly

Nicolas Joly et Claude Lalonde (Vinformateur) au Château de la Roche aux Moines, Savennières

Lors de mon voyage dans la Loire avec mon comparse Luc, nous avons eu la chance de rencontrer Nicolas Joly que certains appellent le ‘’Grand Pape’’ de la biodynamie. En fait c’est avec acharnement et conviction qu’il applique depuis 35 ans les principes et la philosophie de la biodynamie au Château de la Roche aux Moine et ses vignobles de La Coulée de Serrant situés dans le très beau village de Savennières.

Nous devions le rencontrer le jeudi et déjà le mardi nous faisions du repérage alors que nous étions dans la région. Nous avons donc fait un ‘’petit croche’’ pour aller brièvement voir le Domaine sans vouloir déranger personne et nous sommes tombés par hasard sur M. Joly. Nous nous sommes présentés un peu surpris de le rencontrer ainsi et du coup il nous dit ‘’mais pourquoi attendre à jeudi, faisons ça maintenant!’’. Et quelle générosité! Il nous accordé près de deux heures de son temps à répondre à nos questions, à nous faire goûter ses vins sublimes et à nous raconter des histoires et anecdotes.

Quelquefois ce n’était pas facile de le suivre dans ses explications qui frisaient à certains moments un certain niveau d’ésotérisme. Car il faut le dire, pour lui la philosophie de la biodynamie ce n’est pas une simple forme d’agriculture, mais bien une philosophie globale de vie. Et quand on parle de la vie sur terre et de l’influence des énergies solaires, stellaires et terrestres sur cette vie qu’elle soit humaine, animale ou végétale, ça peut mener loin.

Si j’avais à résumer ce que j’en ai retenu : c’est que la vie (on parle surtout de vie végétale ici) est le produit d’influences énergétiques fondamentales tant solaires, terrestres et stellaires. Cette vie s’est développée pendant des milliers d’années en symbiose avec ces énergies. Cependant, depuis une cinquantaine d’années, l’industrie phytosanitaire a inondé le monde de la viticulture avec des produits chimiques qui bloquent ces énergies si nécessaires au développement tant au niveau racinaire que du feuillage. La viticulture est devenue complètement dépendante de ces produits chimiques pour générer des rendements aux dépens de la qualité des vins et de la vérité du goût du vin. Ces produits ont complètement changé et masqué au fil du temps le ‘’vrai goût du vin’’. Les vins sont de plus en plus élaborés par des chimistes du vin, des ‘’œnologues’’ qui modifient le profil aromatique du vin.

Château de la Roche aux Moines

De plus la philosophie de la recherche absolue des rendements a amené la viticulture vers une monoculture absolue et à l’utilisation de produits phytosanitaires à l’excès ce qui rend la vigne des plus vulnérable. On sait que les choses vivantes sont toujours intégrées des écosystèmes. Si on enlève cet ecosystème, on augmente les risques de maladies et autres car la vigne n’aura plus développé des mécanismes de défense. Donc selon M. Joly, il faut enttre autres, ramener cette diversité dans la vigne autant dans sa forme végétale qu’animale. Car ce sont ces diverses énergies qui aideront la vigne à prospérer pour longtemps . Il faut cesser cette folie et retourner vers des pratiques qui sont en harmonie avec la nature.

Vignoble de la Coulée de Serrant

Selon M. Joly, le consommateur se fait berner depuis longtemps avec des vins trafiqués qui ne témoignent plus des lieux et appellations desquels ils sont issus. Selon lui, il faut revenir aux vraies valeurs et la biodynamie est une des réponses. Selon lui, il est grand temps que ça cesse.

‘’La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail  et qui agissent comme des catalyseurs de forces.

Si la biodynamie se développe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des goûts que l’on avait oublié, des goûts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des goûts de terroir…Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.’’

‘’Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques.’’

Si vous voulez en savoir plus, eh bien lisez cette entrevue et allez sur le lien suivant qui se trouve sur le site du Domaine : https://coulee-de-serrant.com/la-biodynamie-demystifiee/

Alors, suite à cette belle rencontre nous sommes retournés quand même le vendredi de la même semaine car nous voulions marcher dans le vignoble et nous imprégner des lieux. Quel lieu mythique! Vous ne trouverez pas de vignes comme on en trouve dans certains vignobles ou tout est propret, sans un brin d’herbe entre les rangs. Ici c’est un peu en broussaille avec plein de fleurs partout. On sent et on voit la biodiversité. Des abeilles (le Domaine possède ses propres ruches) et d’autres insectes partout. Et le silence…Vraiment très beau!

Alors que nous revenions vers le Château suite à notre marche, Nicolas Joly revient vers nous avec son camion. Il arrête et nous dit : ‘’J’ai réfléchi à cette question que vous m’avez posée et…’’. Et la conversation reprend pour une autre demi-heure lui assis dans son camion et nous debout dans ses vignes. Finalement, petite anecdote, la conversation a convergée vers la production de sirop de bouleau et de sirop d’érable…Et Luc quelques mois plus tard, a fait parvenir 3 caisses de sirop d’érable ‘’biologique’’, il va sans dire, à Nicolas pour son plus grand plaisir.


Vignoble de la Coulée de Serrant

La biodynamie pour revenir à la vérité du goût

En visitant le Domaine, je suis tombé sur un cadre dans lequel se trouvait comme une lettre qui expliquait la philosophie du Domaine. Je vous l’ai retranscrite :

N’ayant recours au cellier à aucune ‘’chirurgie esthétique’’ qui rend le vin flatteur souvent au détriment de son originalité, tout au long de l’année nous agissons pour aider la vigne à se nourrir de la particularité de nos sols de schistes (prise par les racines) et du microclimat saisit par les feuilles.

Outre les préparations en biodynamie, tout au long de l’hiver nous amenons les moutons d’Ouessant qui nous nettoient les vignes comme de véritables jardiniers tout en les ‘’fumants’’. Dès le printemps nous passons différentes tisanes pour calmer les possibles excès climatiques. Le thym ou des labiés plus globalement (lavande, origan, sarriettes, sauge) réchauffent les sols et peuvent constituer une protection contre le gel. Les nombreuses tisanes d’orties soutiennent l’activité de la sève surtout en période de sécheresse ce qui permet de renforcer la photosynthèse et donc de marquer le raisin des originalités climatiques du millésime. Nous utilisons aussi l’ail qui est une grande amie de la vigne, la grande cousoudre etc.

Pour limiter les effets négatifs de la monoculture qu’est la vigne, volontairement, des parcelles qui ont droit à l’appellation sont laissées en prairie ou en boqueteaux avec présence permanente de différents animaux (ânes, chevaux, chèvres). Un troupeau de 10 vaches et un taureau Nantais – race menacée d’extinction en 1985 – élevé sur les terres du domaine, nous fournit la fumure annuelle nécessaire.

Nous pratiquons cela depuis 35 ans et grâce à la qualité de nos terroirs nos vins peuvent exprimer des goûts 100% issus de la nature.

À ce stade, un vin est thérapeutique.’’

Dégustation des 3 vins

Les vins du vignoble de la Coulée de Serrant sont représentés au Québec par l’agence Raisonnance.

Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC, $69.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924608.

Sur des notes florales, de poires confites, de tabac blond avec comme un soupçon de note acétyle. En bouche la texture est grasse, l’acidité est vive et la longueur…simplement incroyable!


Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC

Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017, $84.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924616.

Sur des notes de coing, d’abricots et de notes florales. La bouche est de plus expressive et légèrement grasse, pratiquement opulente, de plus goûteuse et d’une longueur impressionnante.


Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017

Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015, code SAQ : 11763441

Simplement sublime! Au nez, des notes de pêches, d’abricots, de cire d’abeille, de belles notes florales et un soupçon d’ananas. En bouche c’est l’énergie du vin qui étonne! D’une texture légèrement grasse avec une acidité bien fraîche et d’une longueur incroyable. C’est d’une finesse et d’une fraîcheur. Tellement bon!


Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015

Entrevue complète avec Nicolas Joly

VF : Que pensez-vous de la mode des vins nature?

NJ : Écoutez, vin nature ça ne veut rien dire. Vous pouvez être en chimie intensive et vous pouvez l’appeler vin nature. Ce nom n’est pas protégé, le consommateur se fait piéger. Vous avez des gens qui sont en vin nature qui sont bien vous savez mais beaucoup qui ne veulent pas faire l’effort d’être en bio ou en biodynamie. Ça fait des vins nature qui attrapent le marché et c’est rien. Ça ne veut absolument rien dire.

Ce qu’il faut comprendre c’est en amont. Premier temps, il nous faut parler des changements climatiques. La vie ce qu’on appelle la vie, le printemps ou tout sort de terre, la santé etc. La vie n’appartient pas à la terre. C’est ça le truc clé. La terre reçoit la vie parce qu’elle est un membre du système solaire. C’est ça la clé. Donc aussitôt que vous dites que la terre est un membre du système solaire alors comment ça marche. Eh bien ça marche par des fréquences cosmiques, des longueurs d’onde qui vont réveiller le perce-neige au mois de janvier et la primevère au mois de mars par exemple.

Qu’est-ce qui se passe actuellement? On intensifie d’une manière colossale des ondes qui n’ont rien à voir mais qui sont proches des fréquences cosmiques sous forme de satellites dans toutes couches de la terre. Claude Bourguignon a fait un travail remarquable pour dire que le sol est organisé en couches. Mais l’atmosphère est organisée en couche, tous les scientifiques le savent. Et cette atmosphère actuellement dans toutes les couches vous avez un niveau de pollution via les ondes générées par les GPS de chaque voiture, des téléphone intelligents, les SMS etc. Qu’est-ce qui se passe? Cette intensification des ondes, cette pollution hertzienne autour de la terre ralentit le lien de la terre au système solaire.

Donc, ralentissement du lien de la terre au système solaire. Et qu’elle est la défense de la terre alors qu’elle reçoit moins sa vie? Que font nos gouvernements et les lobbies etc.? Ils donnent le pouvoir à quelques scientifiques qui pensent à seulement 180 degrés. Donc la vie n’appartient pas à la terre. Quand la terre ne reçoit pas la vie, inversion partielle des polarités magnétiques, ça on ne le sait pas, mais quand on vous dit que le CO2 est le responsable, eh bien ce n’est que 5 à 10% du problème. Et on fait des gros marchés, on foute les vieilles bagnoles à la casse et on en achète d’autres. En réalité, la terre reçoit moins la vie qu’avant.

Quand il y a moins de vie, il y a plus de maladies c’est toujours l’équilibre qui se perd. C’est la que la biodynamie joue son rôle, c’est pour ça qu’elle fait le tour de la planète en viticulture. La biodynamie a 10,000 explications, en réalité elle est simple. Chaque préparation c’est un numéro de téléphone portable sur une planète. Et le soleil il a deux numéros de téléphone portable. Chaque préparation est une connexion qui est énergétique à une force particulière. Ça sera comme une aiguille d’acuponcture pour la terre s’il n’y a pas de pollution autour, ça ira très loin. S’il y a utilisation de produits chimiques tout près, la biodynamie ça s’arrêtera comme contre un mur.

Il ne faut jamais faire une expérimentation en biodynamie sans être séparé par au moins 30 mètres d’un autre voisin. Si le voisin au-dessus de vous désherbe chimiquement alors ça n’aide pas. Mais vous avez quand même ramené quand même un peu de vie. L’idéal c’est d’avoir son autonomie et ici je suis presque totalement séparé de mes voisins sauf sur peut-être 100 mètres d’une parcelle de Savennières même le type tout à côté est en bio alors ça fait l’affaire et c’est moins grave.

On fait un autre éclairage. Je vous pose la question suivante. Ou est le millésime 2019? Il ne se passe pas grand-chose, ça commence à peine à sortir de 2mm. Moi je vais avoir plusieurs tonnes de matière végétale qui vont apparaître dans les six mois je l’espère. Ce qu’il faut bien retenir, ces tonnes de matières qui apparaissent chaque année pour un hectare. Ça s’appelle de la matière sèche. 94% c’est de la photo-synthèse. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que mon millésime 2019 lui il est intangible, il est dans l’air. La vigne elle va saisir dans les mois qui viennent c’est de l’intangible. Est-ce que c’est du solaire, planétaire, stellaire? C’est intangible. Elle va l’amener à un niveau visible matériel qu’on peut toucher avec nos doigts, avec nos sens. Et c’est là dans cette transformation d’énergie en matière que la biodynamie existe.

Quand ce que j’appelle cette musique, c’est des harmonies (c’est Kepler qui au 17ième sciècle appelait cette musique …) quand cette organisation musicale est bien amenée il n’y a rien à faire au cellier. Par contre, les 4 drames de la vigne. On m’a conseillé au tout début un désherbant, je l’ai fait un an seulement. C’est quoi? Un désherbant ça tue les micro-organismes du sol. Ça l’attaque par la racine, par la plante ça tue les micro-organismes du sol. L’autre règle d’or : Aucune plante de notre bonne planète n’est capable de se nourrir d’un sol sans l’aide de micro-organismes. C’est-à-dire, je vous sers la sur la table du caviar le plus fin et le plus raffiné je vous mets un sparadrap sur la bouche et je vous attache les mains dans le dos vous n’y avez pas droit. C’est ça un désherbant.

Deuxième temps : on nourrit avec quoi? Des engrais chimiques! C’est quoi un engrais chimique? C’est un sel. Tiens vous pouvez vous faire l’expérience d’un engrais chimique. Vous allez prendre une demi-cuiller à table de sel, vous l’avalez et au bout de 20 minutes vous crevez de soif. Donc le sel chimique appelle l’eau. Donc quand une plante se gorge d’eau, le gros chou que vous achetez au marché vous rendra un litre de flotte. C’est de l’eau qu’on a forcé dans la plante. Aujourd’hui il y a cette chose merveilleuse qu’on veut éradiquer. Les maladies.

Les maladies des plantes ça se combat pas, ça se comprend. Aujourd’hui on les interdit. Donc les maladies arrivent, et on sort les produits traditionnels comme la bouillie bordelaise et la chaux.  L’industrie phytosanitaire a présenté depuis 20 ans des produits qui ne sont plus maintenant suffisants. On a maintenant les produits systémiques qui passent en une demi-heure dans la sève qui l’empoisonnent et qui empêchent ainsi la plante de capter la photosynthèse. Vous n’avez plus le sol, vous n’avez plus la climatologie, qu’est-ce qui vous reste? La technologie. Et cette technologie, elle fait des bons vins mais qui sont apatrides! Ils ne savent plus d’où ils viennent. On peut parfois reconnaître le cépage et encore pas toujours…

C’est ça qui a effectué un retour à la bio et à la biodynamie avec une animosité féroce. Au jourd’hui les gens dépensent 1,500 euros par hectare en produits phytosanitaires. Ça coûte diablement cher! Notre bon Parker, qui est un type très honnête d’ailleurs, il aimait bien le bois neuf. C’est son droit. Moi je dis que lorsqu’un vin est vrai il n’a pas besoin de ce support du bois neuf. Si vous en voulez vraiment allez cueillir des chênes et faites-vous une tisane et vous l’aurez entièrement.

On est arrivé à deux sortes de vins. Le premier, bon et parfaitement technologique et l’autre le vin authentique. Mais pour avoir droit à l’appellation, vous vous placez devant un comité. Des gens bien conventionnels qui jugent les vins (et ça change depuis 2-3 ans). La bio et la biodynamie c’est des ennemis pour eux. On est en train de mettre des spots sur toutes ces bidouilles légales. C’est tout à fait légal. C’est quand même des bidouilles. Immorales mais légales! Donc on a plein de ces gens qui me disent : ‘’Tu nous emmerde avec ta biodynamie. Tu continues l’année prochaine et on les refuse!’’. Au lieu de revenir vers l’origine véritable d’une appellation qui garantissait sur toute la planète l’origine d’un goût ,ça ca été foutu en l’air. Et comme on a appris dans les écoles à goûter le vin en quarante tranches, chaque tranche est remplie par la technologie. C’est comme de la chirurgie esthétique. L’essentiel du vin, son âme n’est pas là.

Quand on regarde le groupe Renaissance et qu’on goûte des vins, première question : soit il y a quelqu’un la-dedans soit ah oui c’est bien mais c’est comme un peu un mannequin qui a été refait avec de la chirurgie esthétique. Un vin fait au silicone. Tout ça pour dire, la presse, ou est la presse? Combien d’articles vous voyez sur les vins aux goûts artificiels. Dans l’industrie alimentaire, dès que vous avez changé quelque chose dans le produit, vous devez le dire. Alors qu’en viticulture elle est exempte de toute transparence. Alors l’omelette aux truffes que vous pouvez acheter dans les restaurants, vous avez une chance sur deux qu’elle soit faite avec de vraies truffes.

La seule chose que je dis c’est que le consommateur a le droit de savoir. Quand vous vendez des bouteilles 200 euros, très souvent elles sont le produit de l’œnologie. C’est un scandale! Alors combien je rajoute de tannins, je fais mon osmose, les bidons de 200 litres qui apportent du gras parce qu’on a appris que c’est ce que les gens recherchent, les levures aromatiques, le phosphate etc. Ces levures quand vous les relevurez, elles veulent crever. On les oblige à vivre en mettant des produits qui ne leur permettent pas de mourir.

Avant les années 1980, il n’y avait que des sélections massales. Chaque variété pouvait avoir jusqu’à 300 espèces, une qui était précoce, l’autre qui était résistante à la maladie etc. On avait de la variété. On a commencé à lancer cet imbécile de clone. Ce qui est intéressant c’est la diversité pas la monoculture. Et ce clone c’est rendu 85% à 90% des vins qui sont fabriqués. Ces clones, ils se réveillent en même temps, ils fleurissent en même temps, ils se récoltent en même temps. Moi je n’ai que des massales pour préserver le goût d’ici. Les vignes ne se vendangent pas nécessairement en même temps. Pour la même variété je peux étaler sur 3 semaines.

Beaucoup de gens pour éviter des niveaux d’alcool trop élevés vendangent trop tôt quand c’est pas mûr. Moi je commence à vendanger à Savennières quand les autres ont fini pour avoir 12.5, 13% sur l’étiquette. C’est des conneries. Vous ne coupez pas une fleur avant qu’elle ne soit ouverte. Donc dans les vins d’ici, quand vous comparez même maturité, même lieu, absolument identique à une semaine d’écart on a des vins bien différents. Ce que je retiens c’est la presse qui ne dit pas la vérité en disant vous avez des bons goûts bidon. Maintenant pour vous consommateurs comment faire pour savoir si c’est vrai, si c’est bon? C’est facile. 

Prenez une bouteille, vous prenez un fond de verre tous les jours, et vous continuez pendant 15 jours. Vous refermez la bouteille et vous ne mettez pas au frigo. Un vin qui est vrai, quand il a reçu la vie, il a été agressé par l’air. S’il est en santé ce vin, eh bien il se défend contre l’oxydation. S’il a été tué par une agriculture stupide et je dirais artificiellement créé beau par une œnologie brillante, au bout de deux à trois jours il s’effondre. Et ces bouteilles là vous les achetez aux enchères à des prix ridicules. Et on se fait dire de ces vins, attendez attendez au moins 5 ans, vous verrez ils seront bien meilleurs plus tard! Et le consommateur achète et se fait avoir.

Mais le test à l’oxydation c’est de loin le mieux. Vous verrez à l’hiver surtout dans les climats froids ou vous êtes il va durer de 2 à 3 semaines (en parlant de ses vins). À l’été un peu moins car les énergies ne sont pas pareilles. Je dirais qu’il durera alors de 8 à 10 jours. Mais c’est un test qu’il faut absolument faire et idéalement vous le faites à l’aveugle. Vous achetez deux bons vins traditionnels et deux bons en biodynamie. Vos premières vous les ouvrez comme ça et vous mettez vos notes de dégustation. Les autres vous vous videz un verre (la bouteille sera environ au tiers). Vous allez la reboucher car vous l’avez ouvert 10 jours avant. Vous servez la bouteille et vous verrez des notes complètement différentes.

Et c’est incroyable. Tout ce qu’on entend : ‘’Protégez ce vin! Enlevez l’air! Mettez du gaz! Achetez-vous un aspirateur à air!’’.  Moi je réponds vous avez une viticulture qui est stupide à ce point? Ce sont deux mondes différents. Je le respecte mais ce n’est pas normal que le consommateur soit ainsi floué. Complètement floué. C’est ça qui est grave. Donc, ça c’est le résultat des courses. Une fermentation c’est pas fait pour durer de 8 à 10 jours. Ils ont tellement peur que ça dérape durant les fermentations. C’est normal, ils n’ont fait que des conneries avant. Les fermentations ne peuvent que partir en peur!

Alors sur les formes c‘est très intéressant! L’onde de forme, chaque forme (c’est la loi des harmoniques). Je mets mille diapasons, j’en sonne un et les mille se mettent à sonner. Donc chaque forme appelle une énergie particulière. Pour moi la barrique c’est le mieux. Parce que vous avez une voute vers le haut pour capter les énergies cosmiques et une autre vers le bas qui tires les énergies terrestres.

L’amphore elle est complètement terrestre. Ce sont comme des antennes. Le clocher d’une église c’est une amphore à l’envers. La vigne elle est déjà très terrestre et pour utiliser une amphore eh bien il faut l’enterrer. Non enterrée elle ne capte pas le terrestre. Pour moi c’est un peu excessif et ça devient une mode. Le vieillissement sous l’eau c’est de la pub. Juste une autre énergie différente.

Ce qui est important c’est qu’un vin exprime un lieu! Si vous voulez qu’un vin exprime un lieu, il faut que votre cave soit en dessous du niveau de la terre. Et les énergies sous la terre c’est important. Les nouvelles caves ne respectent les lois sacrées, ne sont pas en contact avec les énergies terrestres et ce sont ce que j’appelle des cercueils. Il n’y a que du béton et plus aucun lien avec l’extérieur. C’est triste!

Tout ça c’est de la musique. Quand on a compris la philosophie de départ ou l’intangible devient tangible. Comment cela se passe-t-il? Vous avez 3 facteurs. C’est exactement de la musique. Dans la musique qu’est-ce que vous avez? L’acoustique, le musicien, l’instrument de musique. Votre instrument de musique c’est votre lieu, votre vignoble, votre terroir. Il y a des gens qui ont des Stradivarius et qui désherbent. Je connais des vignerons qui n’ont pas de Stradivarius qui savent faire de la très belle musique. Le musicien c’est vos décisions. L’agriculture ce n’est que l’acoustique. Quand vous vous promènerez dans mes vignes essayez d’écouter la qualité du silence. Le silence c’est la capacité d’un lieu à recevoir toutes ces énergies qui vont devenir de la matière. L’intangible qui devient tangible.

…Le premier danger de la biodynamie c’est la monoculture. Si je vous dis quel est votre plat préféré, vous me dites c’est les lentilles et les saucisses, je vous le sers tous les jours. Au bout de 15 jours vous me dites j’en veux plus! La nature, la monoculture elle n’en veut pas. Dons la question quand vous faites des vignes, c’est comment lutter contre la monoculture.

…L’apport du monde animal c’est un secret. Ça change tout quand on ajoute des animaux dans votre lieu. Ça change quoi? Parce que vous mettez le monde animal en contact avec le monde végétal. Il n’y a pas que sa fumure. C’est sa simple présence. Parce qu’au niveau énergétique toutes ces forces sont en interférence permanente. Donc la biodynamie, il faut multiplier le monde animal, c’est les vaches, les chèvres, les moutons, les chevaux et les ânes. À chaque fois que vous amenez le monde animal, sur votre lieu c’est comme si vous ajoutiez une corde à votre instrument de musique.

Prenez un grand chanteur. Son instrument de musique c’est sa voix. Mettez-le à New York à 6 heures le soir dans le métro, il n’y a rien qui se passera. Il faut donc créer un lieu ou il doit y avoir une qualité d’écoute avec deux préparations de biodynamie qui aident à cette réception des énergies (la 502 et la 503). Je suis en train justement de faire un type de préparation biodynamique la semaine prochaine quand les températures deviennent plus bien, on aura franchi l’équinoxe, les lois de l’attraction solaire sont plus fortes que les lois de l’attraction terrestre. Donc le monde peut sortir de terre. C’est une lutte permanente entre le soleil et la terre. C’est extraordinaire! On peut se servir de ces forces.

Donc si vous voulez qu’une biodynamie s’exprime bien, il faut des préparations. Moi je fais les miennes, je ne les achète pas. C’est comme si vous achetiez de la nourriture étrangère pour vous. Mieux vaut utiliser la nourriture du lieu. Tous ces facteurs font que la musique va être plus profonde, plus grande, plus liée au lieu. Et après, je vous donne cet exemple.

Je donne un cours au Japon dans la montagne près de à Tokyo qui est magnifique. Je montre toujours quand je fais des cours comment les énergies interfèrent avec celles de la terre et celles solaires, la lumière, comment ça change la forme des feuilles tout ça c’est très important. Et là vous comprenez les choses plus en profondeur. Les gens ne veulent qu’on parle des solutions gratuites de la biodynamie. Les engrais qu’on utilise ce sont des engrais foliaires alors que la feuille est faite pour bouffer de la lumière. Tout est à contresens aujourd’hui.

CL/LM : La semaine dernière un vigneron en biodynamie nous disait que lorsqu’il écoute sa vigne et qu’elle semble avoir un problème il lui donne de l’information via les préparats. Qu’en est-il vraiment?

NJ : Oui bien oui! La vie sur terre c’est de l’information. Comment on donne de l’information? En premier temps c’est issu du règne humain, puis celui de l’animal, du végétal. À une certaine époque et Steinert vous le dit, à partir du nouvel an, de Noel, les jours commencent à rallonger. Faut un certain pour que dessous ça se mette en marche. Mais entre le 15 janvier et le 15 février, la machine est bien lancée. Rien ne se voit mais tout est là. C’est quoi? C’est ce qui va devenir de la matière. Mais ça dépend encore de la matière. Ce n’est que de l’énergie informée dans un mouvement ascendant. En pensant votre lieu, entre le 15 janvier et le 15 février, vous pouvez guérir des maladies que vous avez chez vous.

…Chaque note de musique a comme arrière-plan une planète. Le LA c’est le soleil. Après quelle octave? Toute la musique classique est développée en 432 hertz jusqu’à la dernière guerre à peu près. Sur une plaque de verre vous mettez du sable. Vous jouez une note de musique. Chaque note donne une forme différente. C’est une force qui est gratuite. La biodynamie est une agriculture gratuite. C’est pour contrer un peu les autres. Ça revient à l’information dont on parlait. Quand je vais au cellier, le LA c’est le soleil. Le 440 hertz au test donne zéro forme. Le 442 ça va plus vite, les gens applaudissent. Mais en 432 vous avez une forme magnifique.

Donc j’ai commandé un diapason en 432 et je commande le Ré. Je joue le LA en 432 et vous prenez un rythme qui est encore plus fort. Vous guérissez le vin! Vous faites baisser l’acidité volatile. C’est extraordinaire! Je le mets sur le dessus de chaque barrique pendant le deuxième tiers de la fermentation pendant environ 5 minutes. Je fais le 1,3,5,7,12 qui est encore plus puissant. La musicothérapie de demain! Ça ne doit pas être de l’électronique, de l’enregistré.

CL/LM : Avez-vous testé avec diapason et sans diapason pour voir les différences?

NJ : Alors c’est très intéressant! Je me souviens on avait une analyse sur une tonne  – je vendange tard alors je cours le risque que la volatile monte – j’étais à 70-75. Alors j’ai fait ça et normalement la volatile ça ne baisse pas. Avec cette technique j’ai perdu 15 points! Juste en faisant ça. Parce que le soleil c’est le milieu du système solaire. C’est celui qui ordonne toutes les planètes. La volatile qui monte c’est une force. Quand vous faites résonner le LA c’est le contact avec les forces solaires. Les principes sont là. Ça sera ça l’oenologie de demain.

Aux œnologues, je leur dis vous savez je trouve très important de voir un médecin de famille. S’il y a une urgence on sait qu’il est là. Si vous regardez, si vous comprenez en profondeur les lois qui permettent d’aboutir à un raisin qui n’existe pas 6 mois avant, le travail de l’œnologue on en a pas besoin. Le vigneron n’a qu’à bien incarner sa vigne après vous n’avez pas besoin d’artifices. C’est moins rentable. Vous savez quels sont les rendements en Champagne présentement? C’est 120 hecto/hectare. C’est du pipi de chat! Alors vous faites passer l’œnologue qui met les levures, qui met le gras et plein de trucs pour un paquet de couillons qui étudient le vin en 40 points et on l’a coupé en tranches de saucisson. Chaque point est bien noté puisque l’œnologue y a vu. Le vin est peut-être parfait mais il n’est pas là. Il est apatride, il est absent. Il n’a pas d’émotions. Pour ce marché là, ça marche.

Quand vous êtes passionné de vin le tout est tellement baratiné, du baratin! Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques. La vigne comme toutes les plantes médicinales ce sont des plantes atypiques. Or la vigne c’est une grosse terrestre. Elle sait plonger et du fait qu’elle plonge elle rêve d’être en haut mais elle n’arrive pas à monter. Alors il faut des tuteurs, des machins. Goûtez au Portugal, la vigne qui poussait jusqu’à 4 à 5 mètres sur des arbres morts. Et la même vigne qui reste au ras du sol, c’est le même sol, le même climat. Vous avez ce monde qui tire en haut et ce monde qui tire en bas.

Redécouvrir l’originalité des plantes, comment vous en servir. Exemple : 5 semaines avant les vendanges vous vous baladez dans vos vignes et vous goûtez le raisin. Vous recrachez car c’est hideux, dégoutant, c’est amer, ça vous bouffe la langue. La vigne elle a 5 semaines pour faire du bon raisin. Et vous pouvez l’aider. Moi je prends 50 grammes de miel (un sucre noble) par hectare, j’ajoute la rose sauvage et vous faites ce lien. Je dynamise pendant 20 minutes et je passe sur les vignes 5 semaines avant. C’est la même chose que quand le matin vous allez au boulot, vous vous êtes couché un peu tard, vous êtes un peu endormi, vous passez près d’un boulanger qui fait cuire son pain et ça vous met en appétit. C’est le même truc pour la vigne. Ça marche bien.

Une fois encore, la vigne ce n’est pas une mécanique, un moteur, C’est un être vivant simple et en lui apportant des choses simples. Et en vous adressant à ce système qui créé des résultats vous avez beaucoup plus d’effets que si vous vous adressez au plan matériel. La biodynamie c’est une gigantesque attaque contre des intérêts financiers colossaux et l’industrie phytosanitaire.

On n’est pas une secte, on est perçu comme l’est la médecine alternative. Mais on ne pourra interdire la vérité. Par contre on peut la retarder. On est au stade ou tous les passionnés de vins se disent mais voilà vous être foutus de nous. Les goûts que vous nous avez décrit sont bidons. C’est pas le goût du lieu, c’est pas le goût de l’AOC. Et là le marché change vite d’où la terrible inquiétude de Bordeaux.

La nouvelle génération est incarnée pour changer des choses. Cette jeunesse sait qu’on ne lui a pas dit la vérité. Elle la cherche. Et quelqu’un qui cherche la vérité finit bien par la trouver. Toute l’éducation qu’on a donnée depuis 50 ans a été géreé par les lois de l’argent.

Moi j’ai reçu ce vignoble de mes parents. Je n’ai jamais eu de soucis de banque. Je viens de le donner à mes enfants. Avec le niveau des transactions les gens ont de la difficulté à faire de l’argent.

CL/LM : Est-ce que vous considérez vos vins comme élitiques?

NJ : C’est élitique. Mais je me demande est-ce que c’est juste d’envoyer mon vin jusqu’en Australie? Probablement pas. Le système est la même s’il est appelé un jour à tomber. Tant qu’il est là on s’en sert. Mais de toute façon, mon rôle est maintenant de parler de biodynamie à ceux qui cherchent un autre son de cloche. Si ça peut les aider dans leur parcours tant mieux. Mais tant qu’il y a ces bidouilles qui sont du vol moral je dis qu’il faut dénoncer. J’ai plein d’ennemis. Ça m’est égal et je me dis que j’ai à transmettre les choses que j’ai appris de ces lois secrètes, comment elle peut créer une agriculture gratuite.

CL/LM : Que voulez-vous dire par agriculture gratuite?

NJ : Elle est gratuite parce que si vous ne dépassez pas un certain rendement, sur un certain lieu adapté à certains produits vous avez à partir du printemps quelque chose de visible, vous n’avez pas besoin de mettre d’engrais, très peu besoin de traiter, ça va aider à diminuer les intrants, surtout si vous donnez à votre vigne des énergies nobles. Si vous lui donnez des énergies destructrices la santé de votre vigne sera moins bonne. C’est pour ça que le monde pharmaceutique ne veut surtout pas entendre de biodynamie. Donc elle est gratuite dans ce sens que c’est la porte d’une agriculture énergétique. Vous ne mettez rien, vous ne mettez rien si le lieu a des rendements adaptés. Vous aurez ultimement un produit hyper sain.

La présence des animaux est aussi importante que leur fumure. Et à la fin je dirais que c’est un produit qui a des propriétés médicinales. Et vous vous dites, pourquoi c’est pas enseigné?

Si vous prenez en compte l’effet sur la santé de l’utilisation de tous ces produits phytosanitaires et ces intrants c’est de loin l’agriculture la moins chère, la meilleur marché même si elle est un peu plus chère. Elle frappe an plein dans le jackpot financier.

Il y a plusieurs expressions de la biodynamie. C’est comme un musicien qui s’achète un violon. Les premiers sons ne seront pas nécessairement les plus beaux. Mais les préparations si elles sont faites correctement auront immédiatement un effet positif sur le lieu. Il faut une certaine hydrométrie, il faut que ce soit le bon moment, il fat que les préparations soient bonnes etc. Ça renforcit la vie microbienne.

Steinert n’a pas créé de recettes. Il a créé des lois de la conscience vis à vis de la vie de la terre. Il a créé une agriculture hyper saine pour le consommateur par des lois énergétiques qui donne la vie à la terre. C’est un don. Après le rouleau compresseur a fait qu’on recherche des rendements optimaux. Mais à la base l’agriculture c’est art énergétique et gratuit. Le chemin il est là.

CL/LM : Est-ce que ce mouvement vers des vins issus de la biodynamie va être long?

NJ : On sent la lutte entre des intérêts opposés surtout à Bordeaux. Le jour qu’ils finiront par comprendre qu’il faut arrêter ces désherbants, d’utiliser ces clones, d’arracher les feuilles au début juillet, ces pratiques ridicules, alors ils comprendront que la vigne c’est un être vivant! Les 30 vignerons qui sont en biodynamie à Bordeaux ne disent pas la même chose que les autres. Aussi ils manquent d’expérience. Pour plusieurs il n’y a pas moyen de les faire bouger d’un millimètre. Le vin se fait avec l’oenologue, avec les levures avec toutes de sortes de machins. Tous ces gens qui font du vin ont droit à zéro risque. Vous avez alors des surtraitements pour assurer des rendements. Et vous n’avez pas l’expression d’un lieu, d’une personne qui vit avec le lieu. Beaucoup ne cessent de demander des dérogations à Demeter. Tous les Demeter n’ont pas les mêmes règles. C’est grotesque!

Et c’est la perception du consommateur qui va changer la donne! Parce que si vous devez faire un vin techno alors prenez-le bon marché. Pas besoin de l’acheter cher. En fait le consommateur a le droit de savoir si le vin est technologique ou s’il est vrai.

La vérité, le besoin de vrai goût c’est vital. Les faux vins sont faits en agriculture conventionnelle avec désherbage chimique, engrais chimiques, les systémiques qui empoisonnent le lien entre la terre et le climat. En fait il ne reste rien de l’appellation avec des œnologues qui passent faire des vins flatteurs. Ça c’est le faux vin.

Le vrai vin c’est aucun de ces artifices. En bio on arrive plus proche d’un vrai vin. Faut trouver un bon lieu avant, faut trouver un viticulteur qui a la fibre, qui soigne ses vignes à partir du cœur. Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.

CL/LM : Parlez-nous de la Renaissance des AOC

NJ : C’est un groupement que j’ai fait pour garantir aux consommateurs la vérité du goût, sa pleine expression car le consommateur il se fait baratiner. Les gens qui sont dans le groupe il y en a 230, et vous êtes sûrs que vous avez le goût du lieu dans leurs vins.

Dans l’ensemble par notre réseau on arrive à savoir ce qui se passe et on goûte constamment à l’aveugle. On s’assure qu’on ressent une émotion quand on goûte. Pas juste des dégustations œnologiques. Pas juste des dégustations par tranches. Car un vin ça doit créer une émotion. Moi le petit défaut dans un vin il ne me gêne pas si l’émotion est vraiment là. La vraie beauté n’est pas une beauté parfaite. Quand un vin est fait par un vigneron qui a des tripes alors le vin il est là. Moi ces vins là je les prend parce qu’ils parlent. Je ne suis pas dans la notion ou il faut que ce soit parfait. Dans les 230 il y en a environ de 30 à 40 qui sont exceptionnels. Si vous voulez la liste tapez Renaissance des AOC (Return to Terroir) et vous avez tout le listing. Tout est gratuit. On a fait deux fois le Québec.

CL/LM : Est-ce qu’un vin en biodynamie a un meilleur potentiel de garde? Est-ce qu’il se bonifie avec le temps?

NJ : Moi mes bouteilles vous pouvez les garder 40 ans. Mais attention. Pas dans des caves électriques. Des vraies conneries bourrées de 50-60 hertz. Il ne faut pas que le sol soit cimenté si vous voulez entrer en contact avec les énergies terrestres. Et j’en garde en altitude. Le potentiel de vieillissement dépend de tellement de facteurs. La biodynamie elle est pour surexprimer l’acoustique du lieu.

Quand je goûte un vin je me pose quelques questions : ou est le lieu, ou est le bonhomme qui l’a fait, ou est la viticulture, ou est la cave? Ça c’est très important.

…Quant au bois neuf, ça a servi à masquer la dilution liée aux rendements.

…Dans le chenin vous avez deux catégories différentes. Vous avez les années de chaleur 95, 97, 2003, 2007 qui caricaturent le vin genre regardez mes gros muscles. Alors les gens adorent. Quand vous allez à l’autre extrême, les années très lumineuses avec moins de chaleur 2002, 2008, 2009, 2016, 2017, ça vous fait des vins beaucoup plus féminins, avec de la dentelle. Alors 2009 est une année plus en lumière et 2007 est une année de chaleur.

CL/LM : Et finalement quelles sont les leçons que vous avez apprises?

NJ : Pour moi en regardant en arrière, ce que la biodynamie m’a apportée c’est la découverte de ce système secret. Et cette découverte conduit bien au-delà de la sphère du vin. Ça vous conduit dans l’éducation de vos enfants, une autre alimentation, ça vous conduit dans vos réflections, vous percevez les choses différemment. Ça apporte des changements colossaux. Je ne voulais pas de dogmes. C’était à l’opposé de ma philosophie. Je dirais par la biodynamie, au lieu de rester dans le vestibule je me suis rendu compte qu’il y avait une maison qui était grande et qui avait un charme extraordinaire. Voila!

La première règle, l’homme est un être libre. Ne jamais dire à quelqu’un tu dois aller dans une telle direction. À celui qui cherche on lui donne des réponses. Chacun doit découvrir ses vérités par lui-même.

Chablis: L’expression cristalline d’un terroir!

Cette semaine j’étais invité par le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) à l’événement ‘’Les terroirs se mettent à table’’. J’admets d’emblée que c’est toujours un bonheur de déguster les vins de cette appellation qui font partie de mes vins préférés.

Dégustation des vins de Chablis

Nous étions conviés à une aventure champêtre orchestrée par le chef Marc-Olivier Frappier du Groupe Joe Beef et sa brigade du McKiernan. Les diverses appellations de Chablis ont été commentées par Grégory Viennois, directeur technique du Domaine Laroche et par Kler-Yann Bouteiller, ambassadeur des vins de Bourgogne et professeur de sommellerie à Québec.

Grégory Viennois – Domaine Laroche

Qu’y a-t-il donc à savoir de l’appellation Chablis?

Bourgogne /Chablis : L’Appellation Chablis fait partie de la Bourgogne et est située dans le nord de la France. Elle représente environ 18% des vins de Bourgogne.

Le terroir de Chablis est unique. Il est composé d’un sol calcaire, formé au Kimméridgien (il y a environ 150 millions d’années), lorsqu’une mer chaude et peu profonde recouvrait Chablis. Il contient des fossiles de petites huîtres appelées Exogyra virgula.

Un seul cépage est utilisé : le Chardonnay. Dans cet environnement, sol calcaire, climat semi-continental, la maturité du Chardonnay arrive à un équilibre unique et fragile, sans surmaturité. Il donne des vins élégants et minéraux qui lui confère une ‘’pureté cristalline’’.

Vignoble Chablis

Les Appellations : Les vins de Chablis se déclinent en deux Appellations Village: Petit Chablis (19% du volume produit) et Chablis (66%), une Appellation Village Premier Cru (14%) et une Appellation Grand Cru (1%).

Les vins:

Petit Chablis : ce sont des vins de plaisir immédiat, faciles à boire, accessibles à tous. Surtout, ne vous laissez pas influencer par le mot ‘’Petit’’. Ils reflètent le profil aromatique des Chablis.

Chablis : Ces vins se distinguent par leur pureté leur fraîcheur et leur minéralité. Excellent lors d’un repas ou en apéritif. Ils représentent une bonne aptitude au vieillissement.

Chablis Premier Cru : Ces vins offrent une palette aromatique sans pareille.

Chablis Grand Cru : L’émotion et la puissance. Ces vins proviennent de parcelles précisément délimitées (Climats) qui bénéficient de conditions climatiques spécifiques. On parle de vins très complexes qui offrent un excellent potentiel de vieillissement.

Ces 7 climats sont  : Blanchot : floral, souple et flatteur  12,7ha, Bougros : rond, minéral et souple 15ha, Les Clos : minéral et puissant, grand potentiel de vieillissement 25,9ha, Grenouilles : floral, fruité et gras 9,4ha, Preuses : long, puissant et concentré avec un potentiel de garde exceptionnel 10,8ha, Valmur : minéral, fruité, très équilibré 10,5ha, Vaudésir : vif, floral et rond 15,4ha

Les vins dégustés

Les vis dégustés – Chablis

Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017, $24.40, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13232599. Agence Symbiose.

Nous avons dégusté ce vin en apéritif. Très bon avec quelques notes d’agrumes ainsi qu’une belle sensation de minéralité. Belle pureté du fruit.


Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017

Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018, $25.90, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 114223. Agence Select Vins.

Sur des notes de fruits blancs et d’agrumes. Tout en équilibre avec une acidité moyenne et sensation de minéralité modérée. Un vin bien droit tout en finesse.


Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018

Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016, vin Bio, $47.75, sucre : 2.8 g/l. Ce produit est disponible en importation privée. Agence Rezin.

Un peu moins aromatique, sur des notes de fruits jaunes bien mûrs, quelques notes de silex. En bouche l’acidité est bien présente avec une très belle sensation de minéralité. Bien aimé!


Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016

Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017, $52.50, code SAQ : 13982234. Agence ab2vin.

Mon préféré! Bien aromatique avec beaucoup de profondeur et d’intensité. Des plus équilibré avec une acidité vive, bien goûteux et qui offre une belle sensation de minéralité.


Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017

Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017, $32.50. Disponible en importation privée en contactant l’agence LCC.

Un peu moins aromatique que le précédent avec de belles notes poires. D’un bel équilibre avec une acidité bien vive.  


Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017

Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre,2017, $58.00, disponible en importation privée en cont-actant l’agence Galleon.

Aromatique et charmeur, bien floral sur des notes de fruits jaunes. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité bien présente et doté d’une belle structure. Superbe longueur et bien goûteux.


Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre, 2017

Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014, $110.75, code SAQ : 13571574. Agence Trinque.

Sur des notes de fruits jaunes très mûrs, bel équilibre et fin de bouche sur les noyaux de pêches et notes de silex.


Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014

Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015, $54.00, code SAQ : 13825562. Agence Sylvestre.

Sur des notes de fruits jaunes, quelques notes d’épices et légèrement boisé tout en équilibre avec une acidité assez présente.


Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015

Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015, $106.50, disponible en IP (importation privée) en contactant l’agence 450-482-3777. Agence Bambara Sélections.

L’exemple parfait d’un Chablis Grand Cru!


Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015

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Chablis – Les terroirs se mettent à table

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