Catégorie : $20.01 à $30.00

Suggestions pour agrémenter votre temps des Fêtes!

Hier avait lieu une dégustation pour la Presse mise sur pied par A3Québec (anciennement l’AQAVBS) d’une quarantaine de produits pour le temps des Fêtes. Je vous fait part des quelques produits qui ont retenu mon attention.

Ottopiu Vineyard, V8+ Sior Carlo, Prosecco Millesimato 2017, $19.85, cépage: Glera 100%, code SAQ: 13734177.

Bien que tous les Prosecco me semblent pareils, celui-là m’est apparu plus délicat, plus fin avec ses notes de pêches, d’agrumes avec une certaine sensation de minéralité. En bouche il était bien crémeux avec un rappel de fruits perçues en bouche et une légère amertume en fin de bouche. Un des rares Prosecco millésimé.

J.Laurens, Crémant de Limoux, Clos des Demoiselles, Tête de Cuvée, 2016, $22.90, cépages : Chardonnay 60%, Chenin Blanc 25%, Pinot Noir 15%, code SAQ : 10498973.

J’apprécie ce vin effervescent depuis assez longtemps car je le considère comme une valeur sûre. Des notes de pain grillé, d’amandes, de fruits blancs et d’agrumes avec une pointe de fruits exotiques. En bouche c’est frais, bien crémeux et d’une belle longueur.

Segura Viudas Heredad, Cava Reserva, $30.25, cépages: Maccabeu 67%, Parellada 33%, code SAQ : 12883461.

Je l’ai ajouté sur ma liste bien que je le trouve un peu cher. Sur des notes de pain grillé et de fruits blancs et d’agrumes. J’ai particulièrement apprécié son équilibre et sa longueur en bouche.

Champagne Devaux Blanc de Noirs, Brut, $52.25, cépage : Pinot Noir 100%, code SAQ : 11588381.

Des notes de fruits blancs bien frais surtout sur la pomme, d’agrumes, de fruits exotiques et de pain grillé. Bien équilibré avec une belle acidité, une certaine tension et d’une belle longueur.

Champagne Fleury Rosé de Saignée, Brut, $74.50, cépage : Pinot Noir 100%, code SAQ : 11010301.

Des notes de silex qui procurent une belle sensation de minéralité. Un véritable Champagne de bouffe avec beaucoup de structure, de tension, d’amplitude et de longueur en bouche.

Domaine Marcel Deiss, Pinot Gris (vin blanc moelleux), Beblenheim, 2015, $27.15, 39 g/l,  code SAQ : 11544476.

De belles notes de litchi, de roses, d’épices et de pommes cuites avec un soupçon de bothrytis. D’une belle complexité avec un moelleux assez gras, une acidité équilibrée et une longueur en bouche plus qu’appréciable.

Château du Tariquet, Dernières Grives, 2016, Vin de dessert, $29.00, 98 g/l, cépage : Petit Manseng, code SAQ : 13034808.

Des notes d’abricots et de pêches confites ainsi que des notes de miel. En bouche c’est gras avec quand même une certaine acidité rafraîchissante. Assez délicat et très bon!

Vin de Constance, Klein Constantia, 2014, Vin de dessert, $75.25, 160 g/l, cépage : Muscat à petits grains, code SAQ: 10999655.

Un vin mythique jadis un des préférés de Napoléon. Des notes très intenses d’épices et de gingembre et d’agrumes. Assez gras en bouche avec une belle acidité équilibrée,  des notes de pêches bien mûres confites.  Et que dire de la longueur…

Madisson Dry Pink Gin, Distillerie 1769, $32.75, code SAQ: 13666362.

Bien classique avec des notes de genièvre assez intenses. Je l’ai bien aimé.

 

Une visite du Vignoble de la Bauge dans les Cantons-de-l’Est. De belles découvertes !

J’ai eu l’occasion vers la fin de l’été, lors de la tournée des vignobles du Québec mise sur pied par Vins Québec, de rencontrer Simon Naud, propriétaire du vignoble La Bauge. Quelle belle rencontre !

D’emblée l’ensemble du vignoble, son concept d’oeno-tourisme ainsi que la philosophie de viticulture de M. Naud m’ont séduit. Ce dernier, suite à de nombreuses recherches particulièrement poussées, croit fermement au potentiel de développer d’excellents vins à partir de cultivars québécois (hybrides). De plus son côté un peu éclectique l’a amené à élever plusieurs races d’animaux assez exotiques un peu partout dans le vignoble ce qui fait une valeur ajoutée des plus intéressantes au point de vue oeno-tourisme. Sur un sentier d’environ ½ km bordé par de grandes clôtures ou dans de grands enclos se côtoient des sangliers, des cerfs rouges de Nouvelle-Zélande, des Yaks du Tibet, des Émeus d’Australie, des Lamas de la Cordillère des Andes et plusieurs espèces de partout dans le monde.

Plusieurs activités sont offertes aux visiteurs : on peut organiser une visite avec le Maître de Chai, participer à une dégustation polysensorielle, se payer une dégustation Prestige, partager un repas composé de produits du terroir qui abondent dans la région ou organiser diverses réceptions dont mariages et autres.

Un peu d’histoire

Originaire de Montréal, Alcide Naud déménage à Sweetsburg et achète une vaste ferme laitière de 142 hectares. Après 35 ans de travail assidu en 1986 il vend son troupeau et achète 6,000 plants de vigne. Son fils Robert a suivi la vague de l’essor des produits agro-alimentaires au Québec et a débuté un élevage de sangliers. Et Alcide se dit qu’avec les saucissons et les pâtés et terrines de sanglier, il ne manque qu’un bon vin ! Les premiers ceps seront plantés en 1987 et les premières bouteilles verront le jour en 1989. Et le nom de Bauge, le gîte du sanglier, est donné au vignoble ! On fera la chasse fine au sanglier jusqu’en 2002…

C’est en 1992 que Simon, le plus jeune des fils, termine ses études en Technique du Génie rural et se joint à l’entreprise familiale. Puis en 1996 il en prend officiellement la relève. La passion qui anime Simon est la recherche de nouveaux cultivars les mieux adaptés au climat québécois.

 

À la recherche des meilleurs cépages ou faire du vin au Québec

Au début des années 2000 un des amis d’enfance, Alain Brault qui a planté des vignes en même temps de Charles-Henri de Coussergues (l’Orpailleur) est devenu pépiniériste et vend maintenant à beaucoup de viticulteurs du Québec. Au début il cherchait des plants intéressants et s’est tourné vers l’Université du Minnesota et Aylmer Swanson qui lui ont conseillé divers plants à essayer au Québec. ‘’En 1994, Alain est venu me voir pour me demander si j’étais intéressé à essayer les recommandations de M. Swanson. On a déterminé une parcelle de vigne au bout de mon champ et on a planté une vingtaine de variétés qui venaient du Minnesota. On a essayé ça pendant 3 ans sans protection hivernale et puis on a décidé d’aller à l’étape subséquente qui était de faire du vin avec ça.

On a formé un petit comité de recherche informel en 1996 où on s’est partagé les premières récoltes et on a essayé tout ça. Les plants les plus intéressants ont été offerts aux viticulteurs québécois. Parmi tout ça il nous a semblé qu’un des cépages les plus prometteur était le Frontenac, un cépage qui produit beaucoup, une vigne qui est forte, qui est capable de charger du raisin année après année. ‘’

En 1999 il fonde en compagnie de trois autres vignerons et Alain Brault le ‘’Club de recherche et de développement en viticulture du Québec’’ devenant en 2001 le Comité de recherche de l’Association des Vignerons du Québec dont il sera président pendant 7 ans. Il y siège encore comme administrateur à titre de premier vice-président. Il a sillonné les différentes régions viticoles nordiques du monde afin de répertorier de nouveaux cépages qui pourraient être intéressants pour le Québec.

Écoutons-le raconter une tranche de l’histoire de l’évolution de la viticulture au Québec : ‘’Avec le temps sont arrivés le Frontenac blanc et Le Frontenac gris. À mon avis ce sont des cépages qui sont des polices d’assurances parce qu’ils sont productifs, ils sont qualitatifs, et font du bon vin. Puis le Seyval qui selon Simon Naud ‘’est un bon cheval de bataille. C’est un cépage qui est assez droit, qui est un très bon producteur.’’

 

Dans les premières années ça lui a pris un certain temps pour jauger de la productivité nécessaire pour avoir l’équilibre dans ses vins. Ses Seyval étaient, au départ, un peu trop acides, un peu verts et avec le temps les plants ont pris de la maturité. ‘’On a su quelle hauteur de palissage était nécessaire pour aller chercher la maturité du raisin, une belle expression et un bon taux de sucre et trouver la charge bien équilibrée et bien balancée pour avoir une belle récolte à chaque année.’’ Donc selon lui, avec le temps, le Seyval est devenu un plant important pour le développement de l’industrie viticole au Québec (surtout dans Brome-Missisquoi) et évidemment pour le Vignoble.

‘’Les premières années ce cépage a été mis sous terre durant la période hivernale et au début des années 2000 nous avons commencé à le protéger ainsi que notre Vidal avec des toiles géotextiles. Le taux de mortalité des bourgeons était meilleur. Avec la toile on allait chercher un 10 degrés de protection même sans neige. Dès qu’on a un couvert de neige soit 1 pouce ou un pied on ne descend jamais en bas de -6C. C’était donc stable et efficace. J’ai buté pendant 19 ans et par la suite on a vraiment fait un transfert aux toiles vu leur efficacité’’.

Il perçoit Le cépage Vidal qui est un hybride, comme un cépage des plus aromatique avec une très grande versatilité tout comme le Chenin blanc dans la Loire. Il peut être élaboré en vin blanc sec, on peut le faire surmûrir et en faire des vins doux et on peut produire de très beaux vins de glace’’.

Les Vinifera

‘’J’ai essayé les cépages Vinifera par curiosité, par plaisir personnel aussi pour voir ce que ça donnerait. Depuis tellement d’années on entendait parler que pour certains ça marchait et pour d’autres ça ne fonctionnait pas que je me suis dit que j’allais le faire. Finalement j’allais le savoir. Alors j’ai planté un rang dans lequel on essaye 10 cépages différents. Je les ai cultivés pendant 10 ans et je les ai étudiés sur plusieurs critères (charge, productivité, résistance au climat, maladies etc.).

Sur cette rangée j’ai pris les 5 plus intéressants qu’on a replanté 300 plants chacun pour passer à l’autre étape. Soit produire des cuvées qui soient plus ou moins importantes genre 300 litres mais qui ne soient pas des micro-cuvées. On avait par exemple du Savagnin blanc, du Muscat, du Gewurtztraminer, du Cabernet Franc et du Sauvignon blanc. De ces 5 cépages on voulait savoir qui va sortir du lot. J’y suis allé graduellement, lentement avec des résultats tangibles et toujours en validant l’expression de chaque cépage une fois en bouteille. La grande question est finalement est-ce que ça peut être rentable?’’

Finalement il aime bien les cépages vinifiera, cependant selon lui les cépages hybrides sont des valeurs sûres : ‘’Ça produit bien, Ça fait du bon vin et c’est rentable.’’

« Il faut arrêter de parler de cépages hybrides vs les cépages vinifiera. Il ne faut pas avoir honte de dire qu’un vin a été élaboré avec du Vidal, du Frontenac ou autre. On voit le marché québécois évoluer. Quand on était jeune en tant que vigneron on recherchait la rectitude mais l’évolution des bières artisanales nous ont fait évoluer. Les microbrasseries québécoises s’éclatent dans tout et notre jeune public est à la recherche de plein de nouveaux produits. On se fait demander ce qu’on a d’éclaté, de différent. Finalement on a pas besoin d’être dans une ligne formatée. On a des cépages différents, on a une identité différente, on a des façons de cultiver qui sont différentes alors découvrons toutes ces saveurs et ces aromes qui sont intéressants. On a maintenant une clientèle qui veut découvrir ce qu’on a à offrir en tant que nouveaux produits et nouvelles saveurs. Si les vins sont bons les gens vont les aimer. Les consommateurs ne se casseront pas la tête. Il faut que ça soit bon !. Avant Les gens goûtaient les vins québécois avec beaucoup d’appréhension. Maintenant quand on sert nos produits on sent un réel intérêt. On voit donc des années vraiment très stimulantes devant nous.’’

Les vins

Les descriptions sont celles du producteur :

Fraîche-Heure, vin blanc, Cépages principaux : Frontenac Gris, Vidal, Seyval Blanc Cépages secondaires : Saint Pépin, Crescent, Geisenheim. Disponible IGA et Metro.

Vin blanc fruité, léger et délicat. Présentant de rafraîchissants arômes de poires, d’agrumes, de miel et d’épices. Bouche fraîche avec une fine minéralité. Un goût franc, droit, avec une belle finale tout en finesse

Douce-Heure, vin rosé, cépages : Frontenac Gris, Frontenac Noir. Disponible IGA et Metro.

Rosé fruité couleur framboise aux arômes de fraises, de cerises, de groseille et d’épices. Bouche fraîche, équilibrée et savoureuse

Rassemble-Heure, vin rouge, cépages : Frontenac Noir, Marquette. Disponible IGA et Metro.

Vin rouge fruité, léger et savoureux aux arômes complexes de cerises, mûres et épices.

Solyter, vin blanc, cépages : Frontenac Gris, Frontenac Blanc, 2016, $17.50, code SAQ : 13107211.

Vin blanc sec présentant de rafraîchissants arômes de pommes, d’ananas et d’épices, se liant au parfum de pain grillé, de miel, de vanille et de noix de coco, issue de la fermentation en fût de chêne. Bouche fraîche et savoureuse où les saveurs de fruits à chair blanche s’expriment avec finesse, supportées par des saveurs de chêne lui apportant souplesse et longueur.

Equinox, vin blanc, cépages : Frontenac Gris, Frontenac Blanc, Vidal, Seyval,

Vin blanc sec, léger, délicat et fruité. Présente de rafraîchissants arômes de poires, d’agrumes, de miel et d’épices. Bouche fraîche et savoureuse.

Terro, vin rouge, 2015, $14.05, cépages : Frontenac Noir, Marquette, code SAQ : 12118541.

Vin rouge fruité souple et léger aux arômes complexes de cerises, de mûres, d’épices et de chêne.

Rosez, vin rosé, 2017, $14.50, cépages : Frontenac Noir, Frontenac Gris, code SAQ : 10850615.

Vin rosé fruité aux arômes de fraises, de cerises, de groseilles et d’épices. Bouche fraîche, équilibrée et savoureuse.

Les liquoreux :

Vin de glace, Sno, Vidal, format 200 ml, 2011, $29.45, code SAQ : 12118567.

Au nez : riches arômes révélant des parfums d’abricots, de marmelade et de litchi. La bouche offre une belle richesse et une agréable fraîcheur. La longue finale s’étire sur des accents de fruits tropicaux.

Novembre, vin de vendange tardive, 2016, $16.80, 375ml, code SAQ : 10853189.

Ce vin blanc présente un parfum de fruits tropicaux, de litchi, de poires, de pommes et un brin de vanille. Bouche fruitée fraîche et savoureuse.

Oeno-tourisme

Le vignoble offre une multitude d’activités et de forfaits. En voici les principales :

Dégustation de vins :

Simple mais efficace cette courte dégustation est parfaite pour découvrir les produits du vignoble. Vous pouvez choisir parmi la gamme des 7 vins de la maison.

Disponible du 1er mai au 31 décembre, selon l’horaire régulier de 10h à 18h tous les jours. Le coût est de $5.00 par personne et la durée de 20 minutes.

Visite du parc animalier

Disponible du 1er mai au 31 décembre, selon l’horaire régulier de 10h à 17h tous les jours. C’est gratuit et la durée de 15 à 20 minutes.

 

Dégustation polysensorielle

Cette activité exclusive du vignoble propose aux amateurs de vins de découvrir le vin rosé du domaine, le ‘’Rosez’’ en utilisant leurs 5 sens, par des jeux d’associations. Arômes, musiques, ouvres d’art…tout a été pensé pour mettre en valeur ce superbe produit, le tout dans un environnement enchanteur sur une terrasse surélevée au cœur des vignes. La dégustation est précédée d’une visite en carriole dans le vignoble.

Les fins de semaine jusqu’au 20 août avec des départs à 11 :30 et à 13 :45. Le coût est de $10.00 par personne

 

Visite du Maître de Chai

Cette visite vous permettra de découvrir un tout autre aspect de la production du vin : accompagné du vigneron ou de l’un des membres de l’équipe du vignoble, vous visiterez les installations de la vinerie et connaîtrez toutes les étapes de la fabrication du vin, de la cueillette à l’embouteillage, en plus d’avoir la chance de déguster un vin brut de cuve, en élaboration. Une opportunité rarement offerte dans les vignobles canadiens.

En semaine jusqu’au 20 août et les fins de semaine du 21 août au 15 octobre. Départs à 11h, 13 :30h et 15h. Le coût est de $10.00 par personne et la durée est de 40 minutes.

Dégustation Prestige

L’offre parfaite pour les plus épicuriens d’entre vous ! L’accord entre nos vins et les produits de notre élevage (mousse de foie de sanglier, terrine de cerf et saucisson fumé de Yack) confère à cette dégustation son côté unique.

Disponible du 1er mai au 31 décembre, selon l’horaire régulier. Libre tous les jours de 10h à 18h. Le coût est de $17.25 par personne el la durée est de 30 minutes.

Assiette du Terroir

Pour le dîner ou pour le souper, vous avez la possibilité de vous restaurer au vignoble bien installés sur l’une des terrasses ou dans la vieille grange centenaire. On vous propose un délicieux repas ou les viandes issues des élevages de cerf et de sanglier du vignoble sont accompagnés de salade, de condiments et de marinades. Vous pourrez accompagner le tout d’un verre de vin du vignoble.

Disponible du 1er mai au 31 octobre, selon l’horaire régulier. Libre tous les jours de 10h à 18h. Le prix est de $16.00 par personne et la durée est de 30 minutes.

Vigneron un jour

Pour une expérience encore plus complète et une fois de plus, unique, il est possible d’assister et de participer aux vendanges aux côtés du vigneron. Récoltes, foulage et presse des fruits… participez à chacune de ces importantes étapes qui guideront vers la création d’une toute nouvelle cuvée, dont une bouteille vous sera remise l’été suivante, une fois la fermentation terminée. Le repas du midi est offert avec des grillades de sanglier et du bon vin ! Dégustation, visite guidée et de nombreux échanges sont au menu.

Disponible la dernière semaine de septembre et la première d’octobre, sur réservation. Le coût est de $60.00 par personne. L’activité dure toute la journée de 9:30h à 17h. L’activité est très populaire et les réservations se font souvent un an à l’avance. Réservez tôt !

De plus divers forfaits sont disponibles : Consultez le site web  http://labauge.com/forfaits-disponibles/

Visite et repas, Excursion – route des vins (journée complète), forfaits hébergement, réceptions pour votre mariage et autres.

Consultez le site web  http://labauge.com/mariages/

Plein de possibilités pour personnaliser votre réception

Les heures d’ouverture du vignoble sont :

Du 1er juin au 15 octobre, tous les jours de 10h à 18h.

Du 15 octobre au 10 décembre, les fins de semaine seulement, de 10h à 17h.

Le vignoble est situé au Québec dans les Cantons-de-l’Est :

155, avenue des Érables
Brigham (Québec) J2K 4E1

Téléphone: 450 266-2149
info@labauge.com

 

Le Douro à son meilleur. Les vins de la Maison Sogrape Vinhos (Ferreira, Ferreirhina, Offley)

Belle rencontre la semaine dernière avec Filipe da Mota Neves, Ambassadeur de marque pour Sogrape Vinhos Portugal. Nous avons dégusté les vins de la maison Ferreira dont les vins de la marque Casa Ferreirhina, un porto de la maison Ferreira ainsi que des portos de la maison Offley. Le tout était organisé par l’agence Authentic au restaurant café Ferreira.

Bref survol de Sogrape Vinhos

Sogrape Vinhos, la plus importante entreprise Portugaise qui œuvre dans le vin, a été fondée en 1942 par Fernando van Zeller Guedes, avec l’ambition de faire connaître les vins portugais à travers le monde grâce à une vision à long terme basée sur la commercialisation de vins de qualité, l’importance des nouvelles marques et leur présentation. Sogrape Vinhos est propriétaire d’environ 830 hectares de vignes au Portugal et exporte ses vins dans plus de 120 pays. Elle possède aussi des vignobles en Argentine, au Chili et en Nouvelle-Zélande.

Aujourd’hui gérée par la 3ième génération de la famille Guedes, Sogrape a été reconnue en 2015 et 2016 comme meilleur producteur mondial de vin par la World Association of Writers and Journalists of Wines and Spirits.

L’entreprise possède les marques possiblement les plus prestigieuses du Portugal : Vila Regia, Casa Ferreirhina (acquisition décembre 1987), Porto Ferreira, Grao Vasco, Quinta de Azevedo, Sandeman, Constantino, Mateus, Morgadio da Torre, Offley (acquisition en 1996), Gazela, Quinta dos Carvalhais, Herdade do Peso, Terra Franca et Legado.

La maison Ferreira

Alors que la maison de Champagne Veuve Clicquot doit son essor et son succès à Mme Clicquot, une autre femme du 19 siècle aussi audacieuse et entreprenante a été la force qui a propulsé la maison Ferreira (fondée en 1751 par des familles du Douro) vers des sommets jusqu’alors inégalés.  Son nom : Dona Antonia Adelaide Ferreira. Grâce à ses efforts et à son sens des affaires, elle a développé la réputation de ses portos comme faisant partie des meilleurs au monde.

Les vins produits dans la région du Douro sont rassemblés dans le portfolio du nom affectueux donné à cette femme dans son village natal : Ferreirhina (petite Ferreira) ou Ferreirhina-da-Régua.

Le Douro

Nous avons eu droit à une belle présentation de la région du Douro de la part de M. Mota Neves qui est œnologue et viticulteur pour le groupe en plus d’être ambassadeur de la maison. Je ne rapporte ici que certains faits et anecdotes présentés par M. Neves que j’ai jugé particulièrement intéressants. Ce n’est certainement pas une analyse en profondeur…Pour en savoir plus j’ai ajouté le lien de l’Institut des vins du Douro et de Porto. (voir à la fin de cet article).

Tout d’abord la région. J’ai eu la chance de la visiter l’année dernière. On parle possiblement des plus beaux vignobles au monde. Quels paysages incroyables qui se déroulent sous nos yeux. Ces vignobles sont aussi parmi les plus pentus du monde ce qui

implique que pratiquement tout le développement des vignobles ainsi que la viticulture ont été faits et sont encore faits à la main. Certains travaux d’excavation peuvent être faits avec l’aide d’équipement lourd. Mais l’ensemble des opérations sont majoritairement manuelles. C’en est presque impensable. On a qu’à voir une photo de la région avant ce développement de la région pour avoir une idée du gigantisme de la tâche. (voir photo).

La région se subdivise en trois régions :

Le bas Corgo, lequel est le plus à l’ouest et ou les températures sont plus tempérées. Cette région faite de côteaux et de collines est plus favorable au développement entre autres des portos de type tawnies et de type ruby.

Le Haut Corgo, la partie centrale, est faite de montagnes plus hautes et plus pentues. La températute y est plus chaude. On y produit principalement des portos vintage, des vieux tawnies, des portos LBV. C’est la région ou approx. 80% des portos premium sont élaborés.

Le Douro Supérieur : Il est le plus à l’intérieur des terres ce qui implique des températures plus arides. On y compte qu’environ 400 ml de pluie par an ce qui se compare au désert du Sahara avec ses 250 ml de pluie. Les vins et portos qui en sont issus ont tendance à être plus puissants et plus concentrés.

En général les sols sont faits de schistes, ces roches qui s’effritent comme des mille-feuilles quand on les brise. Ces schistes sont disposés de façon perpendiculaire ce qui permet à la vigne d’aller chercher son eau en profondeur.

Les cépages utilisés sont tous portugais ce qui aide à bien distinguer ces vins au point de vue mise en marché sur une base mondiale. Les plus utilisés en rouge (parmi 15) sont : Touriga Nacional, Touriga Francesa, Tinta Roriz, Tinta Barroca, Tinta Amarela, Tinta Cao. Et en blanc (parmi 14) : Malvoisie, Viosinho, Arinto, Verdhelo, Rabigato, Gouveio, Codega.

La viticulture est optimisée en mariant les cépages, les sols, les climats ainsi que les vents dominants. En voici des exemples : on plantera du Tinta Roriz surtout dans le milieu des pentes (entre 100 et 300 mètres) avec une orientation sud-est. On ne plantera le Tinta Francesa surtout vers le bas des pentes (entre 100 et 200 mètres) avec une orientation sud-ouest. Il faut dire que depuis 1757 l’année ou le Marquis de Pombal a établi une série de règles entourant l’élaboration du porto (lesquels guarantissaient le niveau de qualité des vins de Porto) la région a développé une compréhension étonnante du terroir qui a amené à produire des vins de qualité élevée.

Le développement des vins secs

Ce n’est que tardivement que la région du Douro a élaboré des vins secs. En fait les débuts semblent provenir des efforts de Fernando Nicolau de Almeida en 1929. Ce dernier était convaincu du potentiel de développement de vins haut de gamme au Portugal, plus spécialement dans le Douro.

Le problème auquel il avait à faire face en était un technique et touchait au refroidissement du moût durant la période de fermentation. Pour ce faire, puisqu’il n’y avait pas d’électricité, il faisait transporter de la glace sur une distance d’environ 500 kilomètres jusque dans le Douro pour élaborer ses vins. Il fallait être convaincu.

Ce n’est finalement qu’en 1952 que le premier vin sec a été élaboré puis mis en marché en 1958 – le Barca Velha. Ce vin est devenu au fil des années un vin mythique. Pour votre information, le 2004 est disponible pour la modique somme de $550.00.

Les vins secs du Portugal et en particulier du Douro sont en réel développement sur une base mondiale. Fait à noter cependant, approx. 80% de la production est consommée au Portugal avec seulement 20% provenant des marchés d’exportation. Si on compare les efforts du Portugal à ceux de l’Espagne quant à la mise en marché des vins à l’exportation, on peut dire que le Portugal a du rattrapage à faire.

Les vins dégustés

Nous avons dégusté 11 vins dont 4 portos et 7 vins secs. Disons que les vins du Portugal sont excellents et qu’ils offrent une superbe relation qualité, prix, valeur dont trois (disponibles à la SAQ) à moins de $20.00 : Planalto à $11.55, le Papa Figos à $16.95 et Vinha Grande à $17.95. Tous des coups de cœur à mon avis. Les vins disponibles en importation privée peuvent être commandés en contactant l’agence Authentic.    http://awsmqc.ca/

Planalto Reserva, Douro DOC, 2016, $11.55, vin blanc élaboré avec 6 cépages autochtones Viosinho 30%, Malvasia Fina 15%, Gouveio 15%, Arinto 15%, Codega 15%, Rabigato 5% et Moscatel 5%, code SAQ : 13189594

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-blanc/casa-ferreirinha-planalto-reserva-douro/13189594

Je goûte assez régulièrement ce vin et je ne suis jamais déçu. En fait c’était déjà un mes coups de cœur du salon des vins du Portugal l’année dernière.

De belles notes de fruits blancs dont la poire, la pêche, petit côté exotique avec un soupçon d’ananas, légèrement herbacé et quelques notes florales. En bouche un beau moelleux ainsi qu’une belle acidité assez vive qui lui confère beaucoup de fraîcheur. Des notes de pêches, de fruits exotiques, bel équilibre, longueur moyenne et légère amertume en fin de bouche. C’est le vin blanc du Douro le plus vendu au Portugal et pour cause.  Excellente relation QPV que ce vin!

C’est aussi le premier vin blanc qui a été élaboré en 1964 avec des cuves à températures controllées ce qui donnait alors un bien meilleur contrôle sur la qualité des vins. Depuis lors, c’est une technique que tous utilisent.

Papa Figos, Douro DOC, 2016, vin blanc, cépages : Rabigato 55%, Viosinho 15%, Arinto 15%, Codega 10%, Moscatel 5%, $20.00, disponible en importation privée (IP).

Des notes de fruits blancs, florales, soupçon de fruits exotiques, sensation de minéralité. En bouche, un peu plus de caractère et de structure que la Planalto, un moelleux à la texture riche et onctueuse, belle longueur, très bel équilibré.

 

 

 

Papa Figos, Douro DOC, 2016, $16.95, vin rouge élaboré avec 4 cépages autochtones Tinta Roriz 40%, Tinta Barroca 25%, Touriga Franca 20%, Touriga Nacional 15%, code SAQ : 13385325

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-rouge/casa-ferreirinha-papa-figos-douro-2015/13385325

Ce vin est du millésime 2016 lequel a été particulièrement chaud. Cependant on ne le sent pas ce vin est tout en fraîcheur. Des notes de fruits mûrs rouges, des notes florales et des soupçons de notes mentholées et d’épices douces. En bouche le moelleux et l’acidité sont super bien équilibrés et les tannins sont bien mûrs et légèrement charpentés. On lui a fait faire 6 mois de barrique pour arrondir ses tannins.  En bouche, de belles notes de moka, de torréfaction, de fruits rouges ainsi qu’une légère sucrosité bien que le vin soit très sec. Surprenant que ce vin se vende à ce prix car les rendements sont très bas.

C’est le vin rouge du Douro le plus vendu au Portugal! Excellente relation qualité/prix! Très bel achat!

Petite note : Le logo du Papa Figos est un oiseau du Portugal : la femelle de l’Oriole Doré . Cet oiseau qui migre vers le Portugal a la particularité de manger les raisins lorsqu’ils sont bien mûrs. Quand les oiseaux commencent à manger, c’est un signe qu’il faut considérer débuter les vendanges…

Vinha Grande, Douro DOC, 2015, $17.95, vin rouge élaboré des cépages : Touriga Franca 40%, Touriga Nacional 25%, Tinta Roriz 25%, Tinta Barroca 10%, code SAQ : 865329.

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-rouge/casa-ferreirinha-vinha-grande-2015/865329

Un de mes coup de cœur de cette dégustation. Des notes de fruits rouges et noirs (cassis, mûres), des notes d’épices douces, beau boisé assez discret pour laisser la place aux notes fruitées. En bouche, bel équilibre entre le moelleux et l’acidité rafraîchissante. Les tannins sont charpentés, bien charnus. De l’amplitude, de la structure, belle longueur et de l’élégance en plus. Wow! Il ne coûte que $17.95 !!! Et oh, beau potentiel de développement.

Callabriga, Douro DOC, 2016, $37.50, cépages : Touriga Franca 60%, Touriga Nacional 25%, Tinta Roriz 15%, disponible en IP.

Beaucoup aimé ce vin !! Des notes de fruits rouges mûrs, des notes balsamiques et d’épices douces ainsi qu’un beau boisé bien intégré. En bouche, superbe concentration des arômes, un moelleux et une acidité bien équilibrés, des tannins charpentés ce qui laisse une sensation de complexité des arômes, une belle expérience gustative. C’est large, long, complexe avec beaucoup de volume et d’amplitude. Beau potentiel de vieillissement.

 

 

Quinta da Leda, Douro DOC, 2015, $73.75, disponible en IP.

Des notes de chocolat, de prunes, des notes balsamiques, d’épices douces, des notes florales et de torréfaction. Beaucoup d’équilibre, des tannins charpentés, de la complexité, de la longueur, du volume, de l’amplitude. Très beau!

 

 

 

Reserva Especial, Douro DOC, 2009, $201.25, disponible en IP

OMG!! Si vous vous demandez si le Portugal fait des grands vins…Quand on goûte à un tel vin on a tendance à parler des émotions qu’il procure. Comme dirait mon bon ami Benoît Major conseiller en vin maintenant à la retraite, ‘’Dieu en boît de ce vin la!!’’. Il faut savoir que ce vin est élaboré de la même façon que le mythique Barca Velha. C’est en fait pratiquement le même vin sauf qu’à un stage de son développement le maître de chais décide de la marque qui y sera apposé. C’est soyeux, riche, opulent, équilibré, complexe, long, etc etc

Les Portos

Porto Ferreira Blanc (Branco), Porto DOC, $15.85, cépages: Malvasia Fina, Codega, Rabigato, Gouveio, code SAQ: 571604

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/porto-blanc/ferreira/571604

Notes de raisins secs, de miel, belle douceur en bouche et équilibre

 

Offley, Porto Rei, Tawny, Porto DOC, $15.95, code SAQ: 157438

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/tawny/offley-rei-tawny/157438

Des notes de vanille, de fruits secs, de caramel, de moka. Belle longueur, et sucrosité en fin de bouche.

 

Porto Ferreira, Dona Antonia, Reserva Tawny, Porto DOC, cépages: Touriga Franca, Touriga Nacional, Tinta Barroca, Tinta Roriz, Tinta Cao, Tinta Amarela, $20.05, code SAQ : 865311

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/tawny/ferreira-dona-antonia-tawny/865311

De texture riche et onctueuse, des notes de raisins secs (marmelade), belle concentration. Notes de noix et d’épices en fin de bouche. Certaine oxydation que j’aime beaucoup.

 

Offley Porto Tawny, 10 ans, Baron de Forrester, Porto DOC, cépages: Touriga Nacional, Tinta Roriz, Tinta Amarela, Tinta Barroca, Tinta Cao, $30.50, code SAQ: 260091

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/tawny—10-ans/offley-baron-de-forrester-tawny-10-ans/260091

Notes de fruits mûrs, marmelade, noix, vanille. Bel équilibre entre les sucres naturels du raisin et les tannins. Bien complexe.

 

Casa Ferreirhina    https://www.youtube.com/watch?v=UF5YkSWKsKU

Institut des vins du Douro et Porto    https://www.ivdp.pt/pagina.asp?idioma=2&codPag=61&

http://awsmqc.ca/

https://eng.sograpevinhos.com/

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