Catégorie : Prix – Vins rouges (Page 1 of 44)

Le renouveau du cépage Garnacha avec La Maldita!

La Maldita, Garnacha, Espagne, La Rioja, 2018, $14.20, cépage : Garnacha (Grenache) 100%, sucre : 3.8 g/l, alc. : 13.6%, code SAQ : 13807516.

Un vin des plus généreux, charmeur qui plaira à tous et à toutes! Au nez, de beaux effluves de fruits rouges bien mûrs sur la framboise, la cerise rouge, la mûre ainsi que quelques notes florales. Bien que ce vin ait vieilli quelque temps en barrique, on ne sent que des notes de fruits. En bouche, tout est en équilibre avec une texture légèrement veloutée et des tannins peu à moyennement corsés et bien ronds. De belles notes de poivre, de mûres et de fruits rouges éclatants viennent couronner le tout. C’est charmeur, sur une dominance de fruits et très polyvalent. Le genre de vin de tous les jours qu’on achète à la caisse !! Excellent rapport qualité/prix.

Vous ferez de beaux accords avec pas mal tout ce qui va sur le BBQ!!

Agence Mark Anthony – échantillon

La Maldita Wines

Ce vin est élaboré par Rafael Vivanco Saenz Winemaker chez Bodegas Vivanco. Il provient la région centrale de Rioja et Baja Rioja (Tudelilla) d’un vignoble de 80 hectares à plus de 700 mètres d’altitude composé de vieilles vignes d’une quarantaine d’années. Une partie du vin (30%) est vieilli en barriques de chêne français et américain pendant trois mois, tandis que le reste est vieilli sur lies dans des réservoirs en inox.

Rafael Vivanco Saenz Winemaker chez Bodegas Vivanco

Il y a près de 50 ans, un des cépages de prédilection dans la région de Rioja était le Garnacha (Grenache). Cependant au fil des années, ce cépage a été remplacé par le Tempranillo et on ne compte presque plus de Garnacha. On l’appelait ‘’La Maldita’’ ou littéralement le damné cépage, le satané cépage ou le maudit cépage. On avait de la difficulté alors à en faire des vins de qualité et les rendements étaient très faibles surtout quand on comparait ceux qu’on obtenait avec le cépage Tempranillo.

Chez Maldita Wines, on a donc décidé de se réapproprier le Garnacha, de le promouvoir et d’en faire des vins de qualité. Alors voici La Maldita!!

Chai Vivanco
La Maldita – vignobles

Coup de Coeur de l’État de Washington! Le NoteBook NV13!

NoteBook NV13, États-Unis, Washington, Columbia Valley, J. Bookwalter
Photo background: Richard Duval

NoteBook NV13, États-Unis, Washington, Columbia Valley, J. Bookwalter, $21.85, cépages: Cabernet-Sauvignon 65%, Syrah 20%, Malbec 12%, autres cépages 3%, sucre : 3.4 g/l, alc. : 14.1%, code SAQ : 14294046.

Surprenant ce vin! Il est élaboré à partir de cépages considérés parmi les plus tanniques. Je m’attendais donc à un blockbuster genre ‘’big, bold and beautiful’’. J’ai été agréablement surpris par son équilibre, sa rondeur, son côté suave et sa complexité. Il se laisse découvrir sur des effluves charmeurs de fraises, de framboises et de cerises noires bien mûres, de notes de tabac, de cèdre et d’épices douces. J’ai senti comme une certaine générosité.

La bouche se démarque par une texture veloutée, suave supportée par des tannins presque charpentés, ronds, fondus comme une caresse au palais. Les flaveurs assez complexes de fruits bien mûrs sont agrémentées de notes boisées bien intégrées avec comme une saveur de cola. Je m’attendais à un côté plus sphérique, volumineux mais c’est la finesse et une certaine retenue qui prennent le dessus. Très belle longueur. À ce prix je dirais qu’il offre un très bon rapport qualité/prix.

Ce qui est intéressant de ce vin c’est la complexité de son assemblage composé de diverses parcelles du même cépage, de divers cépages et de divers millésimes.

Le vin parfait pour votre BBQ cet été!

Agence Daniel Ménard – échantillon

J. Bookwalter Winery

C’est Jerry Bookwalter, père de l’actuel président de l’entreprise John Bookwalter, qui a décidé de se lancer un jour dans la viticulture. Diplômé de l’UC-Davis, il a passé 13 ans à cultiver dans la vallée de San Joaquin en Californie avant de déménager sa famille en 1976 dans les Tri-Cities de l’État de Washington. De 1976 à 1982, il a aidé à gérer les plantations de trois célèbres vignobles de Washington – Sagemoor, Bacchus et Dionysus. C’est en 1982, qu’il a fondé J. Bookwalter Winery.

J. Bookwalter Winery

La cave est maintenant dirigée par son fils John, qui était directeur marketing chez E&J Gallo and Coors, avant de revenir au projet familial en 1997. Depuis 2014, Caleb Foster est vigneron en chef.

J. Bookwalter Winery

Il est maintenant reconnu que l’État de Washington produit de grands vins, grâce aux efforts de domaines comme Bookwalter.  Bookwalter Winery produit du Merlot, du Cabernet Sauvignon, du Riesling et d’autres vins rouges et blancs de la Columbia Valley de Washington. L’entreprise s’est concentrée sur la production de vins rouges ultra-premium mais parvient à produire quelques bouteilles disponibles à des prix plus raisonnables. Les raisins proviennent à la fois du vignoble de l’entreprise à Richland, Washington, et d’autres vignes cultivées dans la région.

J. Bookwalter Winery

Belles découvertes de vins bio d’Espagne avec les caisses panachées de l’agence Importation Épicurienne!!

Tout nouveau, tout beau!! On peut maintenant acheter des vins d’importation privée (qui ne sont pas disponibles dans les succursales de la SAQ) en caisses mélangées (panachées). Alors que normalement on devait acheter des vins d’importation privée en caisses de 6 ou de 12 bouteilles du même vin, on peut maintenant acheter des caisses de 6 bouteilles composées de 2 vins différents, ou de 12 bouteilles composées de 4 vins différents. Alors on en profites !!

L’Agence Importation Épicurienne a développé un éventail de neuf caisses de vins panachées composées chacune de 4 vins différents et de 3 bouteilles de chaque vin. Évidemment vous pouvez toujours acheter chaque vin séparément soit en caisses complètes de 6 ou de 12 bouteilles.

Dans cet article, vous ferez le tour de l’Espagne avec ces quatre vins bio!!

Caisse Panachée Bella Ciao!  Vins bio d’Espagne – $239.25/12 bouteilles.

3 bouteilles, Chardonnay, Caminos del Bonhomme, Espagne, Valencia DO, vin blanc bio, 2018

3 bouteilles Sauvignon Blanc, Olcaviana, Espagne, Castilla la Mancha, Vino de la Tierra de Castilla, Bodegas Sierra Norte, vin blanc bio et vegan, 2019

3 bouteilles Garnacha, Principe de Viana, Espagne, Navarre, 2017, vin rouge bio

3 bouteilles La Bicicleta, Voladora, Espagne, Rioja, German R. Blanco, vin rouge bio, 2018

Pour commander

À noter que les caisses panachées sont offertes SEULEMENT en livraison à domicile. Pour commander ces caisses panachées cliquez sur le lien suivant :  https://www.importation-epicurienne.com/product/bella-ciao-caisse-panachee-importations-privees/. Vous pouvez rejoindre l’agence en composant le 450-671-0631 ou via info@importation-épicurienne.com

Sans frais de livraison dans un délai de 7 à 10 jours ouvrables.
Le service est offert pour la Grande Région de Montréal, de la Rive-Sud (Jusqu’à Ste-Julie, Varennes, Carignan, Richelieu, Chambly, St-Jean-sur-le-Richelieu, Candiac, Boucherville, Granby, Bromont) et de la Rive-Nord (jusqu’à Ste-Adèle).

Choisir l’option LIVRAISON À DOMICILE CAISSES DE 12 ou CAISSES PANACHÉES IP dans le menu déroulant.
Paiement par virement Interac seulement la journée de la livraison.

Note : Les prix et les millésimes affichés peuvent changer sans préavis.

Chardonnay, Caminos del Bonhomme, Espagne, Valencia DO, 2018, vin blanc bio, $22.35/bouteille, sucre : 1.5 g/l, alc. : 12.5%. Disponible en importation privée – Agence Importation Épicurienne

Un très beau Chardonnay sur des effluves éclatants de fruits exotiques, de pêches, de poires et de melons. En bouche la texture est veloutée, presque crémeuse en contraste avec une acidité fraîche. Les flaveurs dominantes sont sur la pêche ainsi qu’une sensation de minéralité (caillou mouillé). Bel équilibre et longueur appréciable.

Les Vins Bonhomme

Nathalie Bonhomme a quitté le Québec il y a fort longtemps. Un séjour en Afrique du Sud la menée vers la restauration et l’industrie du vin. Mais c’est en Espagne qu’elle est réellement « tombée dans les barriques » en devenant exportatrice au Québec. Pour elle, devenir vigneronne était un rêve : elle y pensait, sans vraiment y croire. En 2007, lorsque des amis lui ont proposé de planter des vignes dans la région de Valence pour y produire son vin. Si c’est l’amour qui l’a retenue dans la péninsule ibérique, une série de rencontres fortuites l’a fait progresser dans le domaine du vin. Celle avec le producteur Rafael Cambra, survenue quelques années plus tôt, en 2000, a été décisive : avec lui, elle vinifiera ses premières cuvées, dont le El Bonhomme en 2007.

Nathalie Bonhomme

Les Vins Bonhomme ont fait équipe avec Antonio Sarrion, de la Bodegas Mustiguillo, afin d’élaborer un vin de qualité tout en étant typiquement espagnol. Il faut savoir que le chardonnay est particulièrement rare dans ce pays. Les raisins sont cultivés et vendangés à la main sur des vignobles en terrasses au pied d’un spectaculaire éperon rocheux. Ce terroir unique bénéficie de l’alternance entre les journées chaudes et les nuits fraîches ce qui favorise une belle acidité.

Vins Bonhomme – Espagne

Ce vin provient des meilleures collines situées dans l’arrière-pays de la province de Valence. Près de 70 % de l’assemblage est passé en cuve inox, le reste étant élevé dans des barriques de chêne français de deux et trois ans. Les lies sont travaillées de façon méticuleuse, ce qui confère une texture juste assez crémeuse au vin tout en retenant l’intense minéralité ainsi que la complexité du terroir de Terrerazo.

Sauvignon Blanc, Olcaviana, Espagne, Castilla la Mancha, Vino de la Tierra de Castilla, Bodegas Sierra Norte, vin blanc bio et vegan, 2019, $16.40/bouteille, sucre : 0.8 g/l, alc. : 12.5%. Disponible en importation privée – Agence Importation Épicurienne

Il n’y a pas à se tromper! On est dans le territoire du Sauvignon Blanc. Ce vin se laisse découvrir avec ses arômes assez parfumés de zestes d’agrumes, de pêches avec une pointe de litchi. En bouche la texture est ferme, l’acidité presque vive le tout en harmonie avec les flaveurs de zeste de citron, de notes de silex et d’épices douces. La finale est agréablement acidulée.

Bodegas Sierra Norte

La Bodega Sierra Norte a été fondée en 1914 à Camporrobles, Utiel Requena, Valence. Ils exploitent approximativement 300 hectares selon les principes de la viticulture biologique. En collaboration avec l’Université de Valence, la Bodega Sierra Norte poursuit plusieurs projets de recherche et développement visant l’étude de la viticulture biologique et durable et la sélection clonale du raisin Bobal ainsi que l’étude de l’utilisation de levures indigènes.

Les vignobles de la Roda sont situés à une altitude de 700 mètres sur des sols limoneux, sablo-calcaire. Les vignes sont âgées d’environ 24 ans. Les raisins utilisés proviennent de vignobles cultivés selon des critères de culture biologique, soit de manière équilibrée, attentionnée et durable.

Garnacha, Principe de Viana, Espagne, Navarre, 2017, vin rouge bio, $18.60/bouteille, sucre : 1.1 g/l, alc. :13.5%. Disponible en importation privée – Agence Importation Épicurienne

Au nez des notes de fraises, de framboises fraîches, d’épices douces avec un soupçon de notes balsamiques. En bouche la texture est veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins sont équilibrés à gouleyants. Les flaveurs sont dominées par les notes boisées bien intégrées, d’épices douces, de cerises et de noyaux de cerises ainsi que de fruits noirs. Belle longueur avec une légère amertume en finale.

Bodegas Principe de Viana

Depuis 1983, lorsque Principe de Viana a ouvert ses portes à Murchante, l’entreprise est devenue l’un des vignobles principaux et les plus prestigieux de Navarre en seulement 25 ans.

Bodegas Príncipe de Viana a été créé en 1983 en tant que projet de bannière de Caja Rural de Navarra, une institution de crédit agricole fondée pour fournir une aide financière au développement durable de l’important secteur agricole de Navarre. Reflétant la noblesse du vin parmi les produits agricoles, le projet tire son nom d’un titre historique navarrais de succession royale espagnole datant de 1423.

Environ 1,200 acres de vieilles vignes sont gérées sous contrat dans toute la région. En 2003, plus d’un millier d’hectares supplémentaires de vignobles du domaine ont été établis sur un plateau au confluent des fleuves Aragon et Ebre. Les cépages primaires, cultivés de manière durable, sont le Tempranillo, le Chardonnay, le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Graciano et la Garnacha. Les sols sont principalement argilo-calcaires et dépôts alluviaux. Les vents persistants «Cierzo» minimisent efficacement les maladies des plantes.

La Bicicleta, Voladora, Espagne, Rioja, German R. Blanco, vin rouge bio, 2018, $22.40/bouteille, cépages : Tempranillo 85%, Viura 15%, alc. : 13.5%. Disponible en importation privée Agence Importation Épicurienne

Ce vin se laisse désirer avec ses parfums assez discrets de fruits rouges, d’épices douces et de notes florales. La bouche possède une texture veloutée, une acidité assez présente et des tannins presque charpentés tissés serré et un peu denses. Les flaveurs se distinguent par les notes d’épices douces, de fruits noirs, de cerises noires bien mûres ainsi qu’une légère astringence en finale.

German R. Blanco

Germán a commencé la récupération d’une parcelle dont sa grand-mère était propriétaire au début des années 2000 et son premier millésime a vu le jour en 2013. Ce vignoble s’appelait La Galapana dans une région éloignée à Bierzo entourée de châtaigniers à une altitude de plus de 900 mètres. Sa gamme à Bierzo comprend maintenant huit cuvées différentes (10 000 bouteilles) qui sont produites dans une petite cave pittoresque au centre du village.

Dans la Rioja, Germán élabore un seul vin appelé La Bicicleta Voladora (production d’environ 70 000 bouteilles). Les raisins proviennent de San Adrián (Navarre) et Calahorra (La Rioja). Des accords sont passés avec des viticulteurs certifiés biologiques et prêts à accepter nos conditions et critères de qualité. En fait, c’est la première fois que German R. Blanco fait des vins à partir de raisins qu’ils n’ont pas cultivés eux-mêmes.

Une généreuse quantité du cépage Viura ancien est mélangée avec du Tempranillo pour ajouter de la fraîcheur. Une partie du style est inspirée des «riojas madurados» (riojas affinés) des dernières décennies: des vins jeunes vieillis en cuves béton. German suit le mantra non boisé et utilise une combinaison de ciment, de récipients en argile et de réservoirs flexibles pour la vinification. Il aime particulièrement l’argile pour oxygéner les vins un peu avant la mise en bouteille. Le résultat à Rioja est un rouge abordable, accessible et facile à boire.

Un deuxième millésime des plus prometteur pour le nouveau Vignoble d’Ovila situé à Les Cèdres!

Deuxième millésime prometteur du Vignoble d’Ovila un tout nouveau vignoble situé à Les Cèdres. Véritable projet de retraite de France et François Robillard, c’est en 2015 qu’on plante les premiers plants de vigne d’Acadie et de Frontenac sur la terre de leur grand-père dans l’espoir de produire des vins qui soient les meilleurs possible.

François et France Robillard

Vous trouverez dans cet article mes notes de dégustation des deux vins (sur les 4 qu’ils produisent) qu’ils m’ont apporté pour dégustation. De plus suit l’entrevue des plus intéressante que j’ai faite avec François Robillard vigneron. Cette entrevue vous donnera une idée de la ténacité et du travail nécessaires pour mettre sur pied un vignoble au Québec.

Le Grand Vent, Vin blanc, Produit du Québec, 2019, $16.75, cépages : Frontenac Blanc 46%, Seyval Blanc 24%, Acadie 22%, et Vidal 8%, sucre : 3.43 g/l, alc. : 12%.

Le Grand Vent, Vin blanc, Produit du Québec, 2019

Ce vin se laisse découvrir par ses effluves de fruits exotiques (ananas) et d’agrumes avec une légère dominante sur le pamplemousse. La bouche est d’une texture un peu ferme avec une acidité presque vive et des plus rafraîchissante. Les flaveurs de pamplemousse et d’agrumes dominent en bouche avec une finale acidulée des plus agréable. À l’aveugle il pourrait facilement passer pour un sauvignon blanc de la Nouvelle-Zélande. Finalement, pour un deuxième millésime c’est très réussi.

Vous ferez de beaux accords avec des fruits de mer et poissons.

Le Saint-Féréol, Vin rouge, Produit du Québec, 2019, $18.00, cépages : 55% Frontenac noir, de 37% Marquette et de 13% Petite Perle, sucre : moins d’un g/l, alc. : 12%.

Le Saint-Féréol, Vin rouge, Produit du Québec, 2019

De jolis arômes de crème de fruits rouges bien frais avec une pointe de framboises et un soupçon de vanille. En bouche la texture est quelque peu ferme, l’acidité assez présente et les tannins sont équilibrés et tissés serré. Les flaveurs assez intenses de fruits noirs et de bleuets s’entremêlent avec de légères notes végétales. La finale bien fruitée dégage un soupçon d’astringence ainsi qu’un filet d’amertume. L’ensemble est agréable, équilibré et bien goûteux. Très réussi lui aussi pour un deuxième millésime.

Vous ferez de beaux accords avec des charcuteries, des plats à base de viande de porc, des pâtes avec sauce rosée et pizzas.

Entrevue avec François Robillard vigneron et co-propriétaire

VF (Vinformateur) : « Comment en êtes-vous venus à créer un vignoble au Québec? »

FR (François Robillard) : « Ça fait longtemps que je pensais à ça de partir un vignoble. Je lisais la-dessus, je prenais des formations sur la vinification du vin, comment partir un vignoble etc.  Mais mon travail ne me permettait pas de le faire. J’étais Directeur des Loisirs aux Cèdres et j’étais trop occupé car je travaillais pratiquement 7 jours semaine. Je n’avais pas vraiment le temps.

Puis j’ai pris ma retraite et j’ai su que le temps était venu d’essayer. On a alors décidé de s’installer sur la terre de mon grand-père qui avait été cédée à mon père et que ce dernier nous a vendu aux enfants.

Quand j’ai lancé l’idée du vignoble, il y a ma sœur qui s’est dit intéressée. Les autres enfants n’avaient pas d’intérêt à embarquer dans une telle aventure.

J’ai continué à prendre des formations en vinification, comment partir un vignoble au Québec, formation de la taille de la vigne, tout ce qui touche la vigne etc.

Préparation de la terre

En 2014 on a parti le projet en s’occupant prioritairement de la préparation de la terre pour la plantation en 2015. En 2015 on a planté 2,250 plants d’Acadie (cépage blanc) et 2,250 plants de Frontenac (cépage rouge). On a suivi les recommandations de Jérémie d’Hauteville notre œnologue conseil que j’ai eu la chance et le bonheur de rencontrer.

Jérémie d’Hauteville, R&J Oenology

On a planté des vignes sur greffe qui venaient de Niagara. La première année on a perdu tous nos 2,250 plants d’Acadie. Bien difficile de trouver la cause, on n’a vraiment pas d’idée sur les causes de cette perte. Certains disent que les plants n’étaient pas bons alors que le fournisseur dit qu’ils l’étaient. Bon, en tout cas, on les a perdus et on nous en a remplacé 700.

L’année suivante, on a commandé la différence et on a tout replanté. Et on en a encore perdu un bon 1,000 plants. Devant ces résultats, la deuxième année de plantation on a aussi planté du Frontenac noir, du Marquette et de la Petite Perle. On a aussi planté du Vidal et du Seyval.

Après ça, j’ai commencé à remplacer les vignes qu’on avait perdu avec l’aide d’Alain Brault (personnalité très connue dans le domaine viticole).

En 2018 on a fait fait les premières vendanges et puis il fallait construire la partie opérations c’est-à-dire la cuverie et l’entrepôt. Alors on est allé chercher un permis à la municipalité.  Ça a pris du temps et finalement on a commencé à construire au mois d’août et on finissait les vendanges à la fin septembre. Mettons que ça a été assez rapide comme construction pour être à temps pour la vinification.

Notre première année on a produit 3,700 bouteilles et en 2020 on a fait 4,000 bouteilles. En ce moment on travaille beaucoup sur la vigne pour obtenir un meilleur rendement parce qu’on a 2.5 hectares de vignes et on a 9,500 plants de vignes pas tous productifs. Donc on met beaucoup d’efforts sur les vignes. »

Vendanges

VF : « Vous vous dirigez vers quel mix de produits? »

FR : « On voulait faire 60% en blanc et 40% en rouge. On espère éventuellement faire des bulles, des vins sur glace. Mais pour l’instant on n’a pas assez de production pour faire ça. On s’enligne vers ça. On veut développer ça nous aussi à notre façon. « 

VF : ‘’Vous ajoutez du Seyval et du Vidal. Comment ça marche avec ces cépages? Croyez-vous toujours au cépage Acadie? »

FR : « On a tout gardé notre Acadie. L’an passé on a eu une petite production mais meilleure qu’avec le Vidal. Le Vidal ça fait maintenant deux ans, on a un peu de misère avec et on a pas une grosse production. La première année on n’en avait pas pire mais l’an passé on a eu de la misère à passer l’hiver avec. Cette année, on devrait avoir une bonne production d’Acadie si tout va bien parce que c’est bien parti en ce moment.

On va remplacer les plants de Vidal qu’on a perdu parce qu’on a beaucoup de plants de morts.

VF : ‘’De quelle façon protégez-vous vos plants de vigne en hiver? »

FR : ‘’Nos plants sont tous protégés avec des toiles. L’an passé on s’est fait prendre par la neige et on a réussi à tout déneiger et à poser nos toiles et on a enneigé par après. Un de mes amis vigneron qui est près d’ici me disait que l’an passé il les a laissé faire (sans toile) et que cette année ce sont ses plus beaux plants de vignes. L’Acadie sans toile c’est comme ça qu’il aime passer l’hiver. On ne sait pas trop pourquoi mais c’est comme ça. « 

VF : ‘’Beaucoup de challenges mais je pense que vous êtes content de vos vins? »

FR : ‘’Oui on est content et on a de la place pour de l’amélioration. Les commentaires des gens qui y ont goûté étaient bons. On a commencé à vendre le premier millésime au mois de juillet et en décembre on en avait plus. On faisait des activités sur le site comme la fête des voisins par exemple. Malgré tout, les gens revenaient en acheter. C’est intéressant! Finalement ce que les gens disaient c’est que le blanc était bien sec et cette année il est un peu moins sec que l’an passé. Les gens l’apprécient beaucoup.

Le rouge, le St-Féréol lui il n’est pas boisé. Il est différent de l’an passé. « 

VF : ‘’Le futur va vous apporter quoi selon vous? »

FR : ‘’Si on a plus de raisins on va peux-être faire un Vidal ou un Acadie. Possiblement l’an prochain planter des vignes de type Vinifera (cépages dits internationaux genre Chardonnay, Pinot Noir) pour voir comment on peut réussir avec ces cépages. »

VF : ‘’Vous avez combien de produits présentement? »

FR : ‘’On a quatre produits soit le rosé fait à partir du blanc avec du Frontenac noir, le blanc qui est un assemblage de Seyval, Vidal, Frontenac blanc et Acadie, le Tabarouette qui est un rouge boisé et le St-Feréol. L’an passé, les gens aimaient beaucoup le Tabarouette et cette année on en a fait plus et ça semble partir aussi vite. Les produits sont disponibles au vignoble et dans quelques points de ventes locaux.»

VF : ‘’Avez-vous assez de terrain pour de l’expansion possible? »

FR : ‘’Il nous reste encore 9 hectares de plantations potentielles. Mais c’est pas moi qui va les planter ces 9 hectares là. Pas rendu ou je suis rendu. En passant, on utilise des produits qui sont près du bio. On ne les utilise pas tous alors on n’est pas reconnu comme bio pour l’instant. Mais les 9 hectares ça fait déjà 2 ans qu’on plante du blé panifiable dessus sans intrant. On va peut-être agrandir tranquillement. Ça va dépendre de nos enfants. Comment ils sont intéressés par le projet. « 

VF : ‘’Et jusqu’à date comment trouvez-vous l’aventure vinicole? »

FR : ‘’L’aventure c’est ce à quoi je m’attendais. Étant donné que je m’étais renseigné et que j’avais suivi des formations ça m’a aidé. Je savais à quoi m’attendre. C’est vraiment beaucoup d’ouvrage mais c’est vraiment le fun. Cette année j’ai plus d’aide. J’avais appliqué pour accueillir des Guatémaltèques mais ça n’a pas fonctionné. Je viens tout juste d’engager une personne d’expérience qui a travaillé 6 ans dans un autre vignoble. J’ai aussi deux étudiants qui m’aident. Ça va nous donner un bon coup de main et je vais pouvoir me concentrer sur d’autres priorités Et il y a toujours Jérémie que j’ai eu la chance de rencontrer. Lors de notre première rencontre ça a beaucoup cliqué. Je bien content de mon aventure !!« 

Excellent rapport qualité/prix! Château du Grand Bern, 2018.

Château du Grand Bern, Bordeaux Supérieur, $16.50, 2018, cépages: Merlot 60%, Cabernet-Sauvignon 40%, sucre: 2.0 g/l, alc.: 13.5%, code SAQ: 13576615.

Le  »Grand Bern » est une île constituée par un bras de la Garonne ou se trouve le vignoble de ce Château. Le vin provient de la Commune de Rions d’un vignoble de 37 hectares composé de sols de dépôts alluvionnaires sablonneux en bordure de la Garonne. L’ensemble du vignoble est conduit en agriculture raisonnée et certifié Haute Valeur Environnementale (HVE).

Ce vin d’entrée de gamme est assez surprenant et il offre un excellent rapport qualité/prix. Le nez s’ouvre sur des effluves de moka, de crème de fruits rouges bien mûrs et de notes florales. La bouche est d’une texture bien veloutée et les tannins sont ronds, charpentés et très bien fondus. Les flaveurs sont dominés par des notes boisées très bien intégrées ainsi que des saveurs de cerises et de framboises qui se prolongent agréablement.

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges grillées sur le BBQ.

Agence Sylvestre – échantillon

Vignobles Gonfrier

Le Château du Grand Bern est une propriété des Vignobles Gonfrier, maison familiale possédant 19 châteaux, tous certifiés HVE (Haute Valeur Environnementale).

Allons faire un tour du côté du Portugal!

Animus, Douro, Portugal, $12.55, cépages: Touriga Franca 40%, Tinta Roriz 30%, Touriga Nacional 30%, sucre : 9.9 g/l, alc. : 12%, code SAQ : 11133239.

Ce vin est dominé par des arômes de fruits noirs très mûrs, un soupçon de notes goudronnées, de notes végétales avec un côté balsamique. La bouche est bien équilibrée avec des tannins souples presque charpentés et des flaveurs de fruits noirs très mûrs, de raisins de Corinthe et d’épices. Un vin assez polyvalent qui ira bien avec BBQ et des mets mijotés longtemps.

VinsFins l’Agence – échantillon

Vincente Faria

L’histoire de la maison commence dans le Douro, il y a 7 générations, à la fin du XVIIIe siècle, lorsque les Vicente s’y sont installés pour devenir l’un des producteurs de vin pionniers de la région, produisant le célèbre Porto et aussi des vins rouges.

La vallée du Douro est, selon l’UNESCO, la plus ancienne région viticole délimitée du monde où les vins sont produits depuis plus de 2000 ans.

Dans cette région, l’été est très chaud, avec des températures qui peuvent atteindre 50 degrés Celsius et les hivers sont rigoureux avec des températures très froides. Le sol est essentiellement composé de schiste et les vignes développent de très longues racines à la recherche d’eau.

La maison n’utilise uniquement que des pratiques agricoles durables, dans le but d’élaborer des vins qui respectent la tradition et le terroir de la plus ancienne région viticole délimitée du monde.

À la découverte du cépage Graciano! Coup de coeur!

Ijalba, Graciano, Espagne, Rioja Alavesa, vin rouge bio, 2017, $22.25, sucre: 2.3 g/l, alc.: 14.5%, code SAQ : 10360261

Les viticulteurs espagnols ont délaissé au fil du temps le cépage Graciano surtout à cause de ses rendements peu élevés ce qui veut dire moins de vin par vigne. C’est un cépage des plus aromatiques de couleur d’un rouge foncé avec une belle acidité ainsi que des tannins passablement corsés. Il dégage des notes de vanille, d’épices, de fruits noirs, de violettes et de chocolat.

La mission de Vina Ijalba est, entre autres,  de ressusciter les raisins traditionnels de la Rioja, et ce vin en est un parfait exemple. Il est issu de son vignoble de 20 hectares composé de Graciano (le plus grand au monde) et est devenu un produit phare depuis 1995. Viña Ijalba a contribué à protéger la biodiversité de la Rioja et est devenue la première bodega au monde à produire des vins exclusivement composés de tempranillo Blanco, Maturana Blanco, Graciano et Maturana Tinta.

N0tes de dégustation

Notes de dégustation du millésime 2015 – Ce vin a un nez très charmeur, bien aromatique avec des notes de crème de fruits noirs surtout sur la mûre, la cerise noire et le cassis. De belles notes boisées s’entremêlent avec de belles notes florales et un soupçon de notes herbacées.

En bouche c’est un super bel équilibre entre une acidité bien fraîche presque vive et des tannins charpentés qui ont pas mal de corps. C’est hyper goûteux avec des arômes de fruits noirs, de chocolat et de notes boisées. Ce vin offre un beau volume et une belle amplitude en bouche avec une longue finale bien fruitée.

C’est le vin idéal pour le BBQ, les viandes rouges rôties et les gibiers. J’ai vraiment aimé ce vin. Normalement pour les chroniques je déguste un verre de vin pour m’en faire une idée. Je vais plus que probablement en prendre un troisième…

Agence Charton Hobbs

Vina Ijalba

Vina Ijalba
Vina Ijalba
Vina Ijalba

Surprenants les vins du Domaine Labranche!!

J’avoue que je connaissais peu le Domaine Labranche avant de déguster quelques-uns de leurs produits pour écrire cet article. J’avais vu certains de leurs produits dans des magasins d’alimentation et ceux dont je me souvenais étaient élaborés à partir d’eau d’érable. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je m’en étais peut-être fait une idée préconçue.

D’un autre côté leurs vins tranquilles, dont le blanc et le rouge, ont la classification IGP ce qui est gage de haute qualité. De plus, leurs œnologues sont Jérémy d’Hauteville et Richard Bastien de R&J Oenology dont la réputation n’est plus à faire. Et finalement, Louis Desgroseilliers, Président et Vigneron me disait en entrevue : ‘’Chez nous on a une philosophie qui dicte nos actions :  »Tant qu’à faire les choses, aussi bien les faire comme il le faut. On a toujours eu le souci de bien faire les choses’’.  Finalement, j’aurais du m’en douter, les vins du Domaine Labranche m’ont enchanté. Alors veuillez trouver mes impressions de leurs vins.

De plus vous trouverez l’entrevue que j’ai faite avec Louis Desgroseilliers qui m’a beaucoup impressionné par la clarté de ses propos, la synthèse des stratégies du vignoble et sa passion pour les vins qu’il élabore.

Domaine Labranche

Le Domaine Labranche, c’est d’abord la cabane à sucre de la famille Desgroseilliers, construite à proximité de Saint-Isidore, en Montérégie et qui date de la première moitié du XXe siècle. C’est à partir de 2009 que Le Domaine Labranche se développe, au-delà de l’érablière, en une cidrerie et un vignoble, le tout alimenté par l’esprit ‘’d’entrepreneuship’’ de la nouvelle génération de Desgroseilliers composée de 6 enfants.

Ainsi, les produits du Domaine Labranche sont conçus dans cet esprit familial où tous et chacun participent à l’élaboration de produit de qualité tant au niveau maraîcher, pomiculture que du vignoble.

Notes de dégustation

Domaine Labranche, Vin blanc IGP, Primeur, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2019, $16.95, cépages : Frontenac blanc 100%, sucre : 1.5 g/l, 12.5%, code SAQ : 12962573.

Domaine Labranche, Vin blanc IGP, Primeur, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2019

Assez surprenant ce vin blanc avec au nez des effluves bien aromatiques de fruits exotiques (ananas), de pêches et de notes florales. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité moyenne et les flaveurs de fruits exotiques et de fruits blancs créent un très beau profil aromatique des plus satisfaisant. La persistance est moyenne et on retrouve une légère amertume en fin de bouche.

Très polyvalent vous ferez de très accords avec des volailles grillées au BBQ, jambon à l’ananas, plats à base de porc. Vraiment super servi en apéritif.

Domaine Labranche, Cuvée Marcel, Vin rouge IGP, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2018, $18.55, cépages : Frontenac noir 100%, sucre : 1.6 g/l, 14%, code SAQ : 13374757.

Domaine Labranche, Cuvée Marcel, Vin rouge IGP, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2018

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce vin rouge. D’emblée, je préfère les blancs aux vins rouges du Québec. Je trouve que le climat du Québec se prête plus à l’élaboration des vins blancs. Et là, oh surprise…On me l’aurait donné à l’aveugle…

J’ai beaucoup aimé son équilibre nez, bouche, ses notes boisées bien fondues (je ne suis un fan des notes boisées…mais celles-là…) bref l’ensemble de son œuvre et son profil aromatique.

Le nez s’ouvre sur des arômes de crème de fruits rouges, de cerises noires, de notes boisées bien intégrées, d’épices douces avec comme un soupçon de toffee. La bouche est tout en équilibre et bien goûteuse. La texture veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins très souples, ronds et joufflus se marient aux flaveurs de notes boisées bien fondues, de fruits très mûrs et le tout culmine en une finale juteuse, agréable et persistante.

Vous ferez de beaux accords avec des plats mijotés longtemps et des braisés de bœuf.

Domaine Labranche, Vin d’érable, Classique, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2019, $14.95, sucre : 9.6 g/l, 12 %, code SAQ : 12981643.

Domaine Labranche, Vin d’érable, Classique, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2019

C’est la première fois que je goûtais à ce genre de produit et s’il avait été servi à l’aveugle, j’aurais dis que c’était un vin blanc de région nordique s’apparentant au profil aromatique d’un Chenin blanc avec un niveau d’acidité plus élevé.

Au nez sur des arômes de cire d’abeille (Chenin blanc), de tilleul, d’eau d’érable (mais vraiment un soupçon) de foin et de pommes. La bouche domine sur une perception de minéralité avec une texture légèrement veloutée, une acidité bien présente et des flaveurs de pommes et de foin. Plus subtil que ce à quoi je m’attendais.

Je le boirais en accord avec des mets asiatiques et des mets épicés. Possiblement en apéritif mais surtout avec de la bouffe.

Domaine Labranche, Rosé, Érable et Framboise, Vin d’érable aromatisé à la framboise, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2018, $14.95, sucre : 11.0 g/l, 11.5%, code SAQ : 14042252.

Domaine Labranche, Rosé, Érable et Framboise, Vin d’érable aromatisé à la framboise, Québec, Saint-Isidore-de-Laprairie, 2018

Alors qu’avec le produit précédent, on aurait certainement pu se tromper avec un vin, ce n’est pas le cas avec ce produit. Le nez est résolument aromatique et très parfumé sur des arômes de framboises, de pommes grenade et d’eau d’érable. La bouche est dominée par les flaveurs de framboises ainsi qu’une acidité bien fraîche. Je le servirais bien froid en apéritif et je tenterais l’expérience avec un dessert aux fraises.

Les vins du Domaine Labranche sont disponibles dans les IGA, Metro, Provigo, SAQ et dans des Boutiques spécialisées.

Entrevue avec Louis Desgroseilliers – Président et Vigneron

Louis Desgroseilliers

Vinformateur – Claude Lalonde (VF) : Parlez-nous de comment vous êtres partis d’une érablière, de la pomiculture et de l’agriculture maraîchère pour en arriver à mettre sur pied un vignoble?

Louis Desgroseilliers (LD) : ‘’À la base nous sommes une famille de 6 enfants dont 4 garçons qui avons repris les rênes de l’entreprise agricole familiale. Nous en sommes rendus à la huitième génération qui sont agriculteurs et qui cultivent les terres agricoles de notre région, soient Saint-Isidore et autres régions.  Il faut savoir que nous sommes aussi dans la production maraîchère qui est une branche importante de nos activités.

Nous avons aussi la cabane à sucre qui en est à sa 102ième année d’opération avec quatre générations. On se retrouve à récolter carrément l’eau d’érable que les membres de ma famille, à partir des érables que mon arrière-grand-père a planté.

Cabane à sucre

Vers 2009, mon père qui était entrepreneur, on est une famille d’entrepreneurs en fait, avait le goût de planter de la vigne dans une éventualité de revendre le raisin. Il y avait à l’époque un marché potentiel dans la revente de raisins et à ce moment j’étais en train de compléter mes études en gestion d’entreprises agricoles.

C’est donc en 2009 qu’on a rencontré deux œnologues que vous connaissez probablement soient Jeremy d’Hauteville et Richard Bastien qui ont fondé ensemble un bureau conseil en œnologie. Donc on a eu la chance de rencontrer ces deux personnes que j’affectionne et que j’estime beaucoup. Ils sont depuis le début nos œnologues conseils.  En fait, on les a rencontrés lors d’une conférence en lien avec la viticulture.

Lors de cette rencontre on leur fait goûter à nos alcools qu’on élaborait à ce moment-là. On les faisait pour notre consommation personnelle et par plaisir, non pas pour la vente. Il faut savoir qu’on a toujours eu dans la famille le souci de bien faire les choses et ils ont été surpris par la qualité de nos produits.

Vu notre désir de passer à un autre niveau et de passer à un projet d’affaire ils se sont mis d’accord pour nous accompagner dans notre projet. Ils sentaient comme nous le niveau de potentiel. C’est là que mon père s’est tourné vers moi et m’a demandé si le projet m’intéressait. Mon père n’était pas prêt à prendre ce projet-là de front. Même si on considérait le potentiel à l’époque, on ne savait pas que ça deviendrait si important. Et j’ai sauté à pieds joints dans le projet.

On a commencé avec la plantation de vignes. Quand on a commencé à se faire la main avec le vin et avec le cidre (la pomiculture a toujours fait partie de notre culture) on s’est dit que si on était capable de vinifier les deux on serait aussi capable de fermenter de l’eau d’érable. Et c’est de là qu’à découlé la gamme complète de produits que nous avons maintenant.

Je ne pense pas qu’à l’époque nous avions l’intention de développer toute cette gamme de produits soient le rosé à l’eau d’érable et à la framboise, l’eau d’érable, le mousseux à l’érable, les vins desserts, les vins fortifiés et les vins tranquilles. Donc nous avons découvert au fur et à mesure d’essais et d’erreurs que l’eau d’érable a beaucoup de potentiel. Ça donne un produit riche qui donne un éventail assez large de possibilités’’.

VF : ‘’Au niveau de la marque et de l’emballage je vois que vous utilisez la même approche. Avez-vous l’intention de vous démarquer avec les vins dits tranquilles?

LD : ‘’Oui, tout à fait! L’idée c’est que le marché du vin est grandissant ce qui n’était pas la réalité il y a quelques années, mais dernièrement cette demande pour les vins du Québec s’amplifie. Il y a un engouement pour l’achat local, qui commence à prendre un essor qui est en train de prendre tout son sens et qui fait en sorte que la demande a beaucoup augmentée. Les gens sont de plus enclins à consommer des vins rouges et des vins blancs du Québec.

Les implications sont multiples. Nous avons actuellement environ 5 hectares en production de vigne ainsi que deux hectares supplémentaires qui seront plantés cette année et nous avons déjà des plans de commande (de plants de vignes) sur les trois prochaines années à raison d’une cadence de 2 hectares supplémentaires par année.

Comme on sait, c’est un gros investissement qui s’en vient. Ce sont en fait des investissements majeurs pour nous pour les prochaines années mais on le fait parce qu’on y croit et parce qu’on est satisfait et fiers des produits que nous avons élaborés jusqu’à date.

Pratiquement 90% de nos vins sont à base de Frontenac blanc pour le blanc et le Frontenac noir pour le rouge. On utilise des petits assemblages de Petite Perle et de Frontenac et un peu de Frontenac gris mais vraiment pas beaucoup, et on a aussi également le Saint-Pépin.

Cette année on va peut-être embouteiller 300 caisses de vin blanc et une cuvée spéciale avec le Saint-Pépin qui est élevé en fût de chêne et ça donne un produit extraordinaire. C’est un produit qui sera disponible cet automne. Il va y avoir aussi d’autres plantations de Saint-Pépin qui est un cépage capricieux. En termes de pollinisation c’est assez compliqué ce qui fait en sorte que quantitativement les années sont très variables, la majorité de la production est très faible, mais ça donne un produit extraordinaire. C’est dans les cépages préférés du Québec, rustique, très exubérant, très aromatique qui me fais penser au Muscat. C’est de toute beauté!

Dans les prochaines plantations à venir, il va y avoir le Marquette également qui sera en assemblage avec le Frontenac noir. Actuellement le Frontenac se complète très bien avec la Petite Perle et le Frontenac a une acidité un peu plus vive, un taux de sucre toujours très élevé qui nous permet d’offrir de beaux taux d’alcool. Ça nous permet d’aller chercher de beaux équilibres avec autour de 13 à 14% d’alcool. La Petite Perle et le Marquette ont des taux d’acidité plus bas, une teinte plus pâle mais par contre ils ont une charge tannique qui est plus élevée. L’assemblage va alors prendre tout son sens.

Crédit photo: Todd Roberts

À mon sens on est capable d’obtenir d’aussi bons vins rouges grâce à plusieurs éléments, mais l’assemblage avec la Petite Perle est quand même une piste de la solution. Et après ça un bon élevage en fût vient faire toute la différence’’.

VF : ‘’Je trouve intéressant que vous ayez commencé avec les cépages hybrides. Le focus a vraiment été mis sur ces cépages rustiques. Je crois par contre que vous avez l’intention d’ajouter du Vinifera dans le futur, est-ce bien toujours le cas’’?

LD : ‘’Vous avez raison. Ça fait partie d’une réflexion qui a quelque peu évolué dans le temps certainement dans les derniers mois surtout dû à la crise de Covid. Il faut comprendre que les coûts associés au Vinifera sont très onéreux à cause de la toile géotextile incluant son installation, la taille qui ne se fait pas au même moment. Mais ce sont surtout les coûts de la toile qui ont impact. On a des plans pour commander pour 2021, 2022, en Riesling et en Merlot. Ceci étant dit, on continue notre réflexion.

Vous avez goûté au vin rouge Cuvée Marcel, mon beau-père s’appelle Marcel, et on voulait lui faire plaisir. Cette cuvée est en fait un produit qu’on aime beaucoup. On en a un deuxième qui va sortir bientôt qui est la Cuvée Intégrale.

Cette cuvée sera élaborée avec toute la grappe entière. La grappe entière est passé dans le fouloir, on reprend la rafle, on garde les pépins on garde tout ça, les pelures tout au complet, on le fait fermenter avec ce qu’on appelle la fermentation en grappes entières.

On ouvre les fûts dans lesquels on fait la fermentation, on retire les couvercles, et on fait et la fermentation alcoolique et la fermentation malolactique dans le même fût. Par la suite tout est pressé, on reprend le moût et  on  le fait vieillir en fût. Avec les cépages rustiques si on les travaille bien, si on s’assure d’avoir une belle taille, d’avoir une charge modeste (c’est le nerf de la guerre) et un bon travail au Chai avec le vieillissement, on obtient des de très beaux produits même son on n’est pas dans le Vinifera.  Quant à la charge de la vigne, beaucoup de vignerons font cracher la vigne, on obtient parfois des taux d’alcool très faible et on est obligé de chaptaliser (ajout de sucre) ce qui n’est pas le cas chez nous.

Finalement c’est une question de segmentation de marché. En 2018 on avait une plus petite proportion de vins rouges et de blancs (de l’ensemble de nos produits). Cette année, on va avoir 17,000 bouteilles de blanc et à peu près 15,000 bouteilles de rouge. Tous produits confondus on est rendu à environ 50,000 bouteilles. On commence à jaser avec ces quantités-là. L’année dernière a été une assez bonne saison quantitativement et qualitativement comparativement a 2017 qui avait été pour nous très mauvaise. Avec ces quantités là ça commence à être intéressant.

Très bientôt quand on sera prêts à atteindre 20,000 bouteilles de chaque (rouge et blanc), notre intention c’est de s’assurer que le rouge et le blanc se vendent autour de $15.00, et on est capable de l’obtenir si on a des belles quantités comme celles qu’on vise. Et on est capable de le faire avec des cépages rustiques.

Quand on est en Vinifera on est automatiquement au-dessus de la barre des $20.00 à part quelques vignobles qui ont de grandes surfaces et qui sont mécanisés. Ce sont des cas d’exception.

Pour 90% des vignerons au Québec, c’est à peu près impossible de faire un bon rouge et un bon blanc avec du Vinifera et de l’offrir en bas de $20.00. Alors on est toujours en haut du $20.00 et même plus près du $25.00. Ce qui est bien correct mais il faut être conscient que 80% de la clientèle qui achète des vins au quotidien recherche des vins qui se vendent autour de $15.00.

Avec le rustique on est capable d’obtenir de très bons produits, si c’est vieilli en fût à $15.00. Pour moi les Vinifera c’est du $20.00 en montant. Ce sont deux segmentations bien différentes au niveau de la clientèle et au niveau de la mise en marché.

Dans cette réalité-là c’est tout à fait logique que 25% de la production soit vendu en haut de $20.00 et que le restant soit sous la barre des $20.00.

Lorsqu’un vin est vieilli en fût ça devient une question d’assemblage. Ça fait toute la différence. Un œnologue que j’avais rencontré dans nos démarches dans les années antérieures nous avait fait la recommandation d’utiliser diverses proportions de fûts usagés, de fûts neufs et de compléter avec du vin qui n’a pas vieilli en fût de chêne pour garder le fruit. C’est ce que nous faisons religieusement et ça donne des vins bien équilibrés’’.

VF : ‘’Pouvez-vous me parler de votre distribution. Je vois que vous êtes présents autant dans les chaînes d’alimentation qu’à la SAQ et aussi dans les épiceries fines. Comment faites-vous pour avoir une telle distribution’’?

LD : ‘’Chaque vigneron va mettre ses énergies directement en lien avec ses intérêts et je pense que la distribution reflète bien mes compétences et mon champ d’intérêt. On est sans prétention le vignoble le mieux distribué tout vignoble confondu. On a six représentants à temps plein sur la route alors que 90% des vignerons n’en ont pas. Certains travaillent avec une agence, nous nous avons des représentants (Montréal, Québec, Rive-Sud, Abitibi, Rive-Nord) ce qui fait que ça nous permet d’être très bien distribué. De plus, plusieurs gros projets s’en viennent qui seront dévoilés au fil des mois.

Finalement, le nerf de la guerre c’est de réussir à créer le meilleur produit possible et à le reproduire en plus grandes quantités possible. Ce qui fait qu’on est capable d’aspirer à une rentabilité éventuelle. Ça prend donc beaucoup de volume avec un produit de qualité. Il ne faut pas avoir peur de réussir’’!

Très bon rapport qualité/prix d’Espagne! Le Bajoz 2018

Bajoz, Tempranillo, Espagne, Toro DO, Vallée du Duero, Pagos del Rey, 2018, $12.55, cépage : Tempranillo 100%, sucre : 5.5 g/l, alc. :13.5%, code SAQ : 10856195.

Le nom de Bajoz provient du fleuve Bajoz qui coule près du village de Morales de Toro à Zamora. Ce vin provient de vignes ayant jusqu’à 40 ans d’âge. Il n’a pas vu le bois ayant élaboré à 100% dans des cuves en inox ce qui laisse toute la place aux arômes et saveurs fruités.

Bien équilibré et bien fait ce vin s’ouvre sur des arômes de fraises et de framboises ainsi qu’un soupçon de mûres. Les flaveurs de cerises et d’autres fruits rouges dominent en bouche avec des tannins charpentés dans un ensemble juteux, savoureux et bien fait. Très bon rapport qualité/prix.

VinsFins l’Agence – échantillon

D.O Toro

Toro D.O. est une région viticole nichée au cœur de la Castille-et-León, dans la province de Zamora, dans le nord de l’Espagne. Ce D.O. est à côté du territoire de Rueda, et non loin de Ribera del Duero et de la Rioja. C’est certainement l’un des secrets les mieux gardés d’Espagne. Toro a obtenu le statut de Denominación de Origen en 1987. Avec ses vieilles vignes, c’est certainement l’une des régions les plus prometteuses d’Espagne pour la production de vins rouges de qualité à des prix acceptables, dirais-je raisonnables.

Découvrez ce que les Crus Bourgeois ont a offrir de meilleur!!

Le millésime 2018 de ce Cru Bourgeois Château-Trintaudon portera la mention de Cru Bourgeois Supérieur dont seulement 56 Châteaux ont droit à cette classification. Il est définitivement parmi les meilleurs!!

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois (classé Supérieur à partir du 2018), Haut-Médoc, 2016 , $26.35, cépages : Cabernet-Sauvignon 47%, Merlot 47%, Petit Verdot 6%, alc.: 13.4%, code SAQ : 11835388.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2016

Notes du producteur du millésime 2016

 »Le premier semestre de l’année, avec plus de 700 mm de pluie, a été particulièrement humide et a fait craindre le pire en matière de mildiou. Par chance, la floraison s’est correctement déroulée entre le 3 et le 13 juin, soit une semaine plus tard qu’en 2015, grâce à un court intermède de la pluie et de manière assez homogène surtout pour les merlots.

Il s’en est suivi une très longue période sèche et sans excès notable de chaleur pouvant faire craindre, malgré tout, un stress hydrique trop important notamment sur très jeunes vignes. Les quelques pluies de mi-septembre ont favorisé l’achèvement complet de la maturité sans pour autant porter atteinte à l’état sanitaire de la récolte. A noter que sur le millésime 2016 le poids des baies a été mesuré en diminution 15 à 30% par rapport à celui du millésime 2015 ce qui peut expliquer le profil organoleptique différent de ces deux années.

Nous devons également indiquer que les vendanges 2016 ont été les plus longues depuis plus de 30 ans, permettant à l’ensemble des équipes de gagner en précision au niveau des dates de ramassage et ce, grâce à un véritable été indien ».

Notes de dégustation:

Ce vin s’ouvre sur des notes bien classiques de crèmes de fruits rouges bien frais, d’effluves de fruits noirs (cassis, mûres) agrémentés d’un soupçon de vanille. La bouche veloutée, les tannins suaves et bien charpentés s’entremêlent de belles flaveurs de notes torréfiées bien intégrée et de notes de cerises noires. L’ensemble est des plus équilibré et la finale bien goûteuse est d’une très belle persistance. Vraiment un classique!!

Le premier lot du millésime 2016 vient d’être libéré et est enfin disponible pour être commandé par les succursales de la SAQ. Château Larose Trintaudon 2016 va se rencontrer en succursale avec le millésime 2015 encore pendant plusieurs semaines dans le réseau, puisqu’il en reste dans un certain nombre de succursales. C’est donc encore le temps de faire un peu de réserve de 2015 si on apprécie ce millésime.

Vignobles de Larose

Les Vignobles de Larose sont la propriété de la compagnie d’assurances Allianz et ce depuis 35 ans. Ceci apporte une solidité financière à l’entreprise et en retour permet des acquisitions (Château Arnauld 2007 et Château Tour de Pez en 2019) et des investissements tant au niveau viticulture, viniculture qu’au niveau oeno-tourisme. En fait des investissements importants à ce niveau sont à être effectués.

Vignobles de Larose est un joueur important au sein des Crus Bourgeois non seulement avec ses 4 Châteaux mais aussi avec ses 255 hectares de vignes, une production de 1.3 million de bouteilles dont 30% à l’export le tout selon une philosophie d’agriculture durable et certifiée Haute Valeur Environnementale.

Le domaine est un des plus grands vignobles du Médoc par sa superficie et sa production et figure parmi les meilleurs crus bourgeois. La superficie du vignoble du Château Larose Trintaudon est de 155,5 hectares de vignes, les sols sont de graves fines, de sables de graves et d’argilo calcaire. La densité de plantation est de 6,600 pieds par hectare et l’âge moyen des vignes est de 28 ans.

Le classement révisé des Crus Bourgeois du Médoc 

C’est en 1932 que les producteurs de vins ainsi que la Chambre de Commerce décident de reconnaître 444 Crus Bourgeois du Médoc. Puis en 1962, l’union des Crus Bourgeois est créée. C’est en 2003 que la première classification officielle est mise sur pied et compte 247 châteaux. Cependant en 2007 certains châteaux déclassés contestent en cours cette reclassification et gagnent leur cause ce qui entraîne l’annulation de cette classification.

Après un travail acharné de 10 ans, L’Alliance des Crus Bourgeois annonçait une toute nouvelle classification qui regroupe 249 châteaux répartis sur les 8 appellations du Médoc soient : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe.

Video en 3D du Médoc. Source: Pierre Le Hong Infographe

Cette classification comporte des nouveautés :

Celle classification est valable pour 5 ans ce qui permet aux producteurs de mettre sur pied des plans d’affaires quinquennaux.

Tous les vins ont été sélectionnés selon des dégustations à l’aveugle (sur 5 millésimes de chaque vin de 2008 à 2016) effectuées par des experts reconnus mais dont le nom n’a pas été publié. Donc aucune influence indue.

On réintroduit les 3 niveaux de classification soient : Cru Bourgeois (179 Châteaux), Cru Bourgeois Supérieur (56 Châteaux) et Cru Exceptionnel (14 Châteaux).

Les producteurs qui présentaient leurs vins pour les classifications Supérieurs et Exceptionnels se devaient de présenter leurs plans de marketing, de communication, leurs cahiers de pratiques agricoles et environnementales ainsi que leurs techniques viticoles et vinicoles.

J’ai inclus la liste des Châteaux qui sont reconnus comme Crus Bourgeois. Cliquez sur le lien suivant. https://www.crus-bourgeois.com/

Vignobles de Larose

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