Catégorie : $25.01 à $30.00 (Page 1 of 11)

Que boivent des sommeliers lors d’une dégustation à l’aveugle? Des vins de Tasmanie, d’Israel, du Myanmar etc.

Domaine de la Tour, Chablis, 1er Cru, Monts-Mains, 2016

Ce vin est disponible en importation privée avec l’agence Mon Caviste en appelant, Luc Marier au 514-928-0109.

Ce vin était éclatant de fruits et procurait une superbe sensation de minéralité. Au nez des effluves de pommes (eh oui…surprenant pour un Chardonnay), de fruits blancs sans aucune trace de bois. En bouche l’acidité était des plus présente, la texture bien riche et le tout était bien ciselé avec cette belle sensation de minéralité. Des plus surprenant!

Barkan Vineyards, Classic, Merlot, 2018. Le Cabernet-Sauvignon et le Shiraz sont disponibles à la SAQ sou sla barre des $20.00. Ce vin provenait directement d’Israel.

Sur des accents de cerises et de noyaux de cerises. Les tannins sont très équilibrés sans être trop corsés et l’acidité était assez présente. Un vin tout en fruit!

Barkan Vineyards, Classic, Merlot, 2018

Tamar Ridge, Pinot Noir, Tasmanie, 2017, $29.25, sucre : 2.2 g/l, code SAQ : 10947732.

Surprenant ce vin! Bien que typé Pinot Noir sur des notes de cerises et de griottes, ce sont ces notes bien épicées assez surprenantes qui dominent. Très différent et des plus délicieux!

Tamar Ridge, Pinot Noir, Tasmanie, 2017

Aythaya, Shiraz et Dornfelder, Myanmar, My Wineyard, 2016.

Ce vin a été directement de ce pays. Il s’ouvre sur des notes balsamiques, d’effluves quelque peu sûrettes, et de légères notes de torréfaction. C’est un vin bien équilibré avec des tannins charpentés. Bien bâti!

Aythaya, Shiraz et Dornfelder, Myanmar, My Wineyard, 2016

Massaya, Terrasses de Baalbeck, Liban, Vallée de Bekaa, 2017, $22.95, cépages : Grenache 40%, Cinsault, 30%, Cabernet-sauvignon 15%, Mourvèdre 15%, sucre : 2.3 g/l, code SAQ : 904102.

Je croyais que c’était un vin du sud de la France genre GSM (Grenache, Syrah, Mourvèdre). Finalement nous n’étions pas loin puisque qu’on y retrouve sensiblement les mêmes cépages utilisés dans cette région.

Sur des effluves de prunes, de figues, de chocolat au lait il dégage une très belle amplitude en bouche avec des tannins particulièrement soyeux et charpentés (le Cabernet-Sauvignon et le Mourvèdre). Le côté joufflu du Grenache lui apporte un très beau contraste. La texture est bien veloutée et celle-ci couvre tout le palais ce qui procure de belles sensations. Et quelle longueur…

Massaya, Terrasses de Baalbeck, Liban, Vallée de Bekaa, 2017

Santo Pellegrino, La Ciarliana, 2012, Toscana IGT.

Ce vin a été rapporté directement d’Italie du producteur La Ciarliana. Luigi Frangiosa me l’a donné lors de mon récent voyage en Italie.

Quel bonheur de déguster ce vin! Sur des accents de cerises assez intenses ainsi que de belles notes boisées. En bouche c’est un vin d’une belle intensité avec une acidité bien marquée et des tannins bien charpentés. Et que dire de sa finale toute en longueur.

Santo Pellegrino, La Ciarliana, 2012

La Margoulette, Domaine des Salandres, Iles de la Madeleine, vin genre Porto.

C’est un vin à mi-chemin entre un vin de type porto et un vin rouge sec. Tout en équilibre, moins riche qu’un porto, sur des notes de cerises et de noyaux de cerises.

La Margoulette, Domaine des Salandres

Un gros merci à William Beaudin pour son hospitalité et sa merveilleuse bavette!!!

Coup de Coeur de l’appellation Bierzo en Espagne!

Exaltos, Cepas Viejas, Espagne, Bierzo, 2005

Exaltos, Cepas Viejas, Espagne, Bierzo, 2005, $27.95, cépage : Mencia 100%, sucre : 2.3 g/l, code SAQ : 10858203. Le 2015 est disponible à la SAQ.

Bierzo est définitivement une de mes appellations préférées de l’Espagne et ce vin est un vibrant exemple de ce qu’on peut y produire. On parle ici d’un vin vieux de 14 ans qui a su se bonifier au fil des âges. Alors qu’on s’attendrait à des notes d’évolution plus marquée, ce vin demeure résolument frais et d’une très belle structure.

Au nez des accents de notes boisés alliées à celles de torréfaction qui lui apportent une complexité aromatique remarquable. On y distingue en plus des effluves de prunes, de tabac, d’épices douces et de fruits noirs bien mûrs. En bouche la texture est des plus veloutée et les tannins jadis bien charpentés ont bien fondus avec le temps et témoignent d’une très belle structure. On y retrouve des flaveurs de fruits noirs, de prunes et de chocolat noir. Tout en élégance et doté d’une belle longueur. Tellement bon ce vin!! Il est à noter qu’il a fait partie des 100 meilleurs vins de la liste du magazine Wine Spectator 2015 et ce, au 30ième rang. À acheter sans hésitation!

Le Petrus du Sud-Ouest de la France!

Château Montus rouge, Madiran, Sud-Ouest, 2015, $29.35, cépages : Tannat (80%) ,Cabernet-Sauvignon (20%), code SAQ : 705483.

Château Montus rouge, Madiran, 2015

Souvent appelé le Petrus du Sud-Ouest de la France, ce vin s’ouvre sur des effluves de fruits rouges (cassis) et surtout de fruits noirs bien mûrs (mûres et prunes) ainsi qu’une touche de menthe. Passablement de puissance en bouche grâce à une solide structure et des tannins bien charpentés presque tanniques. Des flaveurs assez intenses de fruits noirs et de réglisse se prolongent en une finale soutenue. Un vin des plus élégant! (notes de dégustation du millésime 2014). Nous l’avions bu en présence d’Alain Brumont propriétaire des vignobles Alain Brumont.

Allez-y avec des plats bien goûteux, des viandes rouges rôties et du gibier.

Visitez le vignoble Montresor dans le Valpolicella avec Edoardo Montresor et Corrado Eridani!

En octobre dernier je rencontrais Edoardo Montresor ambassadeur de la marque à Montréal pour les 50 ans de l’Amarone Montresor qui est le plus populaire au Québec. Vous pouvez accéder à l’article que j’avais alors écris sur sa visite ainsi que les notes de dégustation de certains de ses vins : http://bit.ly/338we0V

Edoardo Montresor et Corrado Eridani (droite)

Suite à sa visite, nous nous étions donné rendez-vous chez eux dans la région de Valpolicella. J’y suis donc allé le 22 novembre dernier et j’ai eu le plaisir de visiter leur chai en compagnie d’Edoardo et de Corrado Eridani œnologue et winemaker de la maison et de déguster de leurs vins dont le Recioto 1974 dont je me souviendrai toujours.

J’ai conçu cet article tout comme si vous y étiez lors de ma visite. Évidemment ce n’est pas le genre de visite touristique mais bien une visite en profondeur avec Edoardo et Corrado. J’ai enregistré l’ensemble de cette visite et je l’ai retranscrite dans cet article. Je leur ai posé plusieurs questions sur divers aspects de la vinification des vins surtout pour les Amarone et le Ripasso. Avec la lecture de cet article vous en apprendrez beaucoup sur ces types de vins. Vous aurez aussi leur perspective sur le futur de ces types de vins.

La visite du chai

Winery Montresor

Lors de notre visite le Chai était en totale reconstruction suite a la vente du vignoble.

Edoardo Montresor (EM) : « En fait la moitié de l’arrière du chai a été mis à terre pour un agrandissement important qui comprendra une nouvelle ligne d’embouteillage qui devrait être prête fin février 2020 juste à temps pour embouteiller le dernier millesime. On ajoutera aussi sur le dessus une grande terrasse pour y faire plein d’événements sûrement à temps pour Vinitaly ».

Réception et pressoirs (derrière)

‘’La réception du Chai n’accueille présentement que des petits camions avec les fruits des vendanges pour l’opération de pressage. Les raisins proviennent autant de nos propres vignobles que des viticulteurs avec lesquels nous avons des ententes qui sont en place depuis de 60 à 70 ans. Puis nous avons 2 presses et ensuite les cuves de fermentation ou nous avons des cuves spéciales pour les vins avec à l’intérieur un cône cylindrique. Le CO2 produite durant la fermentation repousse le moût le long de ce cône qui agit comme une forme de remuage naturel ce qui fait beaucoup de différence pour un vin blanc car on conserve ainsi environ 7% de plus de polyphenols ».

Montresor – Méthode Charmat pour vins mousseux

Ce qui est inusité pour un Chai dans Valpolicella est le fait qu’on y fait des bulles depuis 1946 à partir de la méthode Charmat (Martinotti).

C’est ici que nous faisons connaissance avec Corrado Eridani qui est le Winemaker chez Montresor. Corrado Eridani (CE) :

« Nous produisons un vin tranquille qui sera clarifié et par la suite inoculé avec des levures (pour la seconde fermentation) puis introduit dans les cuves sous pression (saturé de nitrogène). Ces cuves ont des parois beaucoup plus épaisses car on a jusqu’à 6 bars de pression ce qui est énorme.

L’embouteillage doit être fait dans un environnement sous vide afin de conserver les bulles dans les bouteilles. Montresor a le droit de produire un Prosecco en dehors de la zone de production. Celui-ci est vieilli 6 mois en bouteille ce qui en fait une longue méthode Charmat. Plus on laisse vieillir le vin mousseux plus fines seront les bulles. Normalement cette période sera d’un mois mais quand on le laisse vieillir plus longtemps on obtient plus de complexité et de saveurs.

Ces mousseux ne sont jamais en contact avec l’air ambiant afin de conserver les caractéristiques du vin ».

Winery Montresor

EM : « Le Chai mesure 20,000 mètres carrés sur chaque étage et est en complète rénovation. Venez voir, ici nous avons découverts lors de ces rénovations un énorme trou dans un mur. Nous avons d’abord cru à de l’érosion majeure ce qui aurait signifié de graves problèmes. Il s’est avéré que ce trou était un genre de réfrigérateur fin XIX siècle utilisé par la famille. La porte est originale. La glace provenait des montagnes environnantes. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les vrais réfrigérateurs sont arrivés. Toute une surprise!

Montresor – séchages des raisins pour Amarone

…Nous somme montés vers la nouvelle salle de séchage pour les raisins qui seront utilisés pour élaborer les Amarone.

EM : ‘’Vous êtes les premiers à visiter la nouvelle salle de séchage pour les raisins utilisés pour l’Amarone. Ces rénovations se sont terminées une semaine avant les vendanges. Nous étions nerveux c’est le moins qu’on puisse dire. Toutes les poutres vieilles de 120 ans ont été réutilisées ainsi que les murs de pierres. Vous pouvez voir les raisins en train de sécher. On ne met qu’une couche de raisins sans les bacs de séchage pour qu’ils sèchent bien. Il est bien important de bien identifier les divers cépages lors de ce processus pour les retrouver lors de l’assemblage.

(NDLR : essayez de vous imaginer 20,000 mètres carrés de casseaux en plastiques tous remplis de raisins empilés jusqu’à 6 à 7 bacs de haut. Tout un spectacle…)

EM : « Le temps de séchage est de 4 à 5 mois ce qui est très élevé. Les raisins sont très sucrés à ce stage-ci. Le challenge avec l’Amarone est de bien balancer le niveau de sucre avec le niveau d’alcool. On ne veut pas trop de l’un ni de l’autre. Donc le temps des vendanges et la période de séchage jouent un rôle primordial. Durant ce temps le Winemaker est pas mal nerveux. Le niveau de sucre résiduel désiré est d’environ 4 g/l ce qui en fait un vin sec. La perception de sucre dans l’Amarone ne vient pas du sucre résiduel mais bien du côté fruité du vin. La texture moelleuse du vin vient des tannins bien ronds et non pas du sucre. Notre challenge est d’expliquer cela au consommateur car ces derniers deviennent réfractaires au sucre et il n’y en a pas plus dans l’Amarone que dans d’autres vins rouges secs. Une trop grande quantité de sucre dans le vin impacte la sapidité du vin. S’il est trop sucré, on n’en veut pas d’un deuxième ou troisième verre.

Le consommateur s’y connait de plus en plus en vin. On doit aller vers plus de qualité et un minimum de sucre. Les consommateurs recherchent des produits intéressants pour eux. Si on baisse le niveau de sucre on doit travailler encore plus fort dans le vignoble pour aller chercher un niveau de maturité qui va donner une texture bien ronde…Les terroirs qui sont le plus en altitude vont donner des textures plus intéressantes et plus rondes. C’est un challenge à long terme : les vendanges doivent être faites au bon moment, on doit choisir les bons cépages, les bons clones, on doit avoir le bon terroir, le temps de séchage doit être approprié, le temps de fermentation doit être optimisé etc.

Faire un bon vin d’Amarone c’est quand les gens apprécient le vin et oublient de boire de l’eau…j’aime bien voir un couple dans un restaurant avec un de mes vins et que la bouteille d’eau est encore pleine!

…Depuis un certain temps on voit les producteurs de la région réduire les niveaux de sucre dans l’Amarone. Ils retournent vers les recettes plus anciennes. Les Amarone d’aujourd’hui sont effectivement moins sucrés qu’il n’y a pas si longtemps. Les goûts des consommateurs évoluent. La philosophie va vers cette direction.

Quelquefois les consommateurs croient que l’Amarone est un vin difficile, super concentré alors qu’en réalité il doit absolument être élégant. Nous sommes contents de ce mouvement de la part des producteurs car ça aide l’appellation et ça aide tout le monde. L’élégance de ce type de vin est capitale pour la continuité du succès. Quand les gens commencent à boire du vin ils vont vers des vins plus sucrés. Mais avec le temps leurs goûts évoluent et ils vont vers moins de sucre.

…on continue la visite…

EM : ‘’Dans les rénovations on essaye le plus possible de garder le caractère historique du Chai. Ici Toutes les cuves sont thermorégulées, en inox avec 3 plis. Ici nous avons la collection des vieux millésimes. On y retrouve même un Recioto Spumante qu’on ne fait plus.

Toutes les barriques sont usagées car on n’utilise pas de nouvelles barriques. On les utilise seulement pour ajuster l’oxygénation du vin. Certaines années on ne les utilise pas du tout lorsque ce n’est pas nécessaire. On utilise surtout des foudres. Nous avons que peu de ces barriques, environ 200 toutes de chêne français.

…Ici nous avons un Soave 1943. Je ne sais pas s’il est encore buvable.

C’était le denier millesime produit car ma famille qui a du se sauver durant la deuxième guerre mondiale. Les allemands ont essayé de tuer mon grand-père car il a participé à sauver des gens qui étaient recherchés par eux.

…continuation de la visite…

Ici ce sont les caves ou nous sommes entourés de cuves en ciment sur lesquelles ont a peint des dessins. Ces cuves en ciment agissent comme les fondations du Chai. En fait les cuves de ciment ont été bâties avant le Chai. Puis ce dernier a été bâti dessus. On peut voir certaines failles dans les cuves qui proviennent d’un tremblement de terre. Beaucoup d’histoire avec ces quatre générations des Montresor.

…Ici ce sont des barriques de 55 hectolitres faites de chênes français et de Slavonie.

Chaque barrique est différente car dans les années 30 on produisait nous-mêmes les barriques. Tout dépendait du type de bois qu’on pouvait trouver. On les utilise pour les cuvées haut de gamme.

Pour les Amarone en général on fait vieillir 2 ans en barrique et un an en bouteille avant de commercialiser (pour un total de 3 ans après les vendanges).

L’oxygénation est plus lente dans les foudres que dans les barriques. On obtient alors plus d’élégance mais c’est plus long. On veut éviter les notes boisées dans le vin.

…C’est ici qu’on laisse vieillir le vin en bouteilles toutes empilées les unes sur les autres selon la méthode catasta. C’est une des pires job dans le Chai qu’avoir à empiler les bouteilles les unes sur les autres. Vraiment fatiguant et monotone.

Traditionnellement nous avions un groupe qui dégusait les vins avant la commercialisation et s’ils étaient optimales alors on mettait les étiquettes sur les bouteilles et on les vendait.  Maintenant c’est la responsabilité de Corrado’’.

…continuation de la visite…

EM : ‘’Nous avons de très petites cuves pour expérimenter différentes cuvées. Nous croyons toujours que les cuves en ciment sont les meilleures pour entreposer le vin. L’inox et le bois sont excellents pour « travailler » le vin mais il n’y a rien de mieux que le ciment pour l’entreposer. On peut garder les vins jusqu’à 15 ans sans altérer le vin. Plusieurs vignobles ont détruit les cuves en ciment quand les cuves en inox sont arrivées car c’était la modernité. Maintenant plusieurs rebâtissent ces cuves en ciment.

Dans ces cuves, il n’y a pas de changement de température ni de pression. On peut voir sur les parois des résidus d’acide tartrique qui provient du vin rouge. Au début on tapissait ces cuves avec des parois de verre. De nos jours on utilise une résine d’epoxy.

Trois barriques qui représentent chacune une étape de la fabrication du vin et ont été peintes dans les années 60 et 70. Nous avons réussi à en conserver que ces trois.

…À l’intérieur de la maison principale pour la dégustation :

EM : « C’était la maison de la famille. Maintenant elle sert pour l’administration et les dégustations. Mes grands-parents demeuraient ici. Vous voyez dans ce plancher de la chambre de mes grands-parents il y a comme un trou . En 1944 mon grand-père (Bruno Montresor) est allé à la gare de Vérone sauver des juifs qui étaient dans les trains.

Un de ceux qui y participait a dénoncé mon grand-père et les allemands sont arrivés pour l’arrêter. Il s’est sauvé dans les montagnes alors que ma grand-mère a décidé de rester dans la maison pour confronter les allemands et s’assurer que rien ne serait volé. Un soldat allemand a avec ses éperons de bottes frappé la parquet et fait un trou dans le plancher pour essayer de trouver mon grand-père. Les cheveux de ma grand-mère sont devenus blancs en deux semaines à l’âge de 36 ans. Elle a été arrêtée puis a été libérée quelques semaines plus tard.  

Château Montresor – Loire

Par la suite les allemands ont fait de la maison leur bureau-chef. On a alors cessé de faire du vin durant cette période. Puis les canadiens sont arrivés et les allemands ont fui en apportant tout le vin et tous les objets de métal. C’était un désastre total.

Quand mon grand-père est retourné, il n’y avait plus rien. Et c’est M. Bertani de Bertani Domains qui lui a donné de l’équipement pour recommencer à faire du vin. Malgré le fait qu’ils étaient concurrents, c’est M. Bertani qui a fait qu’on fait maintenant du vin chez Montresor.

Certaines des pièces de la maison sont demeurées telles qu’au décès de mes grands-parents. Rien n’a changé.

…Une des plus vieilles bouteilles d’Amarone que nous avons est cette bouteille de 1946 et c’est la dernière’’.

La dégustation

Les vins de la maison Montresor sont représentés par l’agence Noble Sélections. Vous pouvez accéder à l’ensemble des vins disponibles tant à la SAQ qu’en importation privée en cliquant sur le lien.  :

Une recherche des vins disponibles à la SAQ donne les résultats suivants lors de l’écriture de cet article.

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico. Non disponible

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico

Le Montresor Capitel della Crosara est disponible à la SAQ

Ce vin provient d’une seule et même parcelle située à 450 mètres d’altitude. Que des raisins frais sont utilisés. Il est vieilli pendant 6 mois dans des barriques qui ont servi pour l’Amarone.

CE : « On ne veut qu’un peu de structure avec le vieillissement de ce vin ».  Sur des effluves de figues de fruits rouges, d’épices douces et de belles notes florales. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité est assez présente et les tannins sont bien charpentés ce qui donne une belle structure au vin. Très élégant avec une belle et longue finale. C’est un vin bien frais, facile à boire Et tout en équilibre.

EM : ‘’Quant au futur de Valpolìcella, je crois que l’Amarone se doit d’être le produit le plus important. En termes de qualité la meilleure expression de Valpolicella c’est avec l’Amarone qu’on peut la traduire. C’est toute la tipicité de la région qui s’y retrouve. Dans le Valpolicella on retrouve le fruit, l’acidité et un niveau d’alcool peu élevé du vin.

On a commencé à sécher le raisin car la Vénétie avait une température assez froide et pour obtenir des vins plus concentrés il fallait faire sécher les raisins. Et avec ce séchage des raisins on fait aussi le Ripasso. On ne peut oublier le Valpolicella qui va si bien avec la nourriture locale autant les poissons que la viande.

La grande différence entre les autres pays qui utilisent la méthode appassimento (séchage des raisins) ce sont les cepages de Corvina, Molinara et Rondinella. Ils ne peuvent pas faire sécher leurs raisins pendant de 90 à 100 jours parce que nos cépages sont des raisins à peau épaisse si on compare au Merlot, Sangiovese et au Pinot Noir qui ont la peau plus mince. Après un mois de séchage, la peau de ces raisins se fendille et s’oxyde ce qui n’est pas le cas avec nos cépages locaux. On obtient alors un produit naturel avec une belle concentration.

Avec un Amaron le vin change à chaque 30 minutes tellement il est complexe. Quand on ouvre une bouteille d’Amarone, il se remet à vivre. C’est comme un bébé. Ça commence sur des de fruits bien frais et ça se termine sur des notes de cuir, de cacao, de chocolat noir un peu amer ‘’.

DE : ‘’Le Valpolicella c’est un peu le petit frère des vins de la région. C’est la base des vins de la région. Si je veux impressionner quelqu’un j’ouvre une bouteille d’Amarone. Mais pour un vin de tous les jours, j’ouvre un Valpolicella’’.

EM : ‘’C’est plus facile de vendre un Amarone à cause de l’élégance et de la concentration. On a une histoire à raconter avec un Amarone.

Cependant de plus en plus de producteurs poussent le Valpolicella Superiore parce que c’est véritablement un vin de terroir et c’est unique à la région. Les choses sont en train de changer. Pendant les 20 dernières années tout était concentré à obtenir des ventes et des scores (notes) qui aideraient aux ventes. C’est maintenant le terroir qui est en train de reprendre le dessus.

Faire un vin de Valpolicella est assez simple puisqu’on n’a pas à le faire vieillir en barrique et on a pas à faire sécher les raisins. Tout passe par la sélection des raisins. Beaucoup de producteurs se demandent s’ils ne devraient pas faire revivre les vins de Valpolicella’’.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016, $26.50, Corvina 70%, Rondinella 25%, Molinara 5%, sucre: 5.0 g/l, code SAQ: 12207527. Présentement non disponible.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016
Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016

CE : « C’est la fermentation d’un Valpolicella sur Les peaux utilisés pour faire de l’Amarone ce qui crée une deuxième fermentation (Ripasso). Pour le faire on utilise le meilleur des Valpolicella et sur les meilleures peaux des meilleurs Amarone. On peut utiliser les peaux d’Amarone deux fois donc on fait normalement deux bouteilles de Ripasso avec le moût d’Amarone. Primo veut dire que c’est le premier passage des peaux et non pas la deuxième. Le vin est donc un peu plus riche et plus profond au niveau de son profil aromatique. Puis on il vieillit 2 ans en barrique. On veut qu’il soit concentré mais avec de l’élégance et un bel equilibre. Quant à l’étiquette de ce vin on peut facilement l’enlever, écrire des notes de dégustation et la conserver. Ça vous aide à vous rappeler du vin que vous bu chez des amis ou au restaurant’’.

On sent ici beaucoup de concentration, les tannins sont charpentés et souples et le tout culmine en une belle élégance. La texture est bien veloutée, beaucoup de fraîcheur, des flaveurs assez intenses et complexes. Bien que ce vin ait 14.5% d’alcool, on ne le sent pas. Beaucoup de longueur ainsi qu’une belle acidité. Très séducteur comme vin. Grand potentiel de garde.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico, $84.25, 2013, 2008 et 2003, code SAQ : 12711256. Le 2010 est disponible.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico

EM : ‘’Il faut commencer par le plus jeune si on veut voir son évolution. Dans ce vignoble qui est assez grand on ne possède pas toutes les vignes mais au début du XIX siècle on administrait le tout pour plusieurs producteurs. On parlait donc de Monopole et le nom est resté. Ça fait donc plus de 80 ans qu’on utilise ce nom sur nos étiquettes.

Bien que ce soient des millesimes différents on sent que ces vins ont la même signature et le même style. Les vignes ont plus de 50 ans et les cépages ont été co-plantés’’.

Le 2013 est encore bien jeune avec quelques notes herbacées, tout en fraîcheur, beaucoup de structure, des tannins particulièrement charpentés, il a besoin d’être encore vieilli même après 6 ans. Le sucre résiduel est très bas et on ne sent pas l’alcool. Très élégant et d’une longueur plus qu’appréciable. On sent vraiment le terroir dans ce vin. En fait on devrait attendre de 15 à 20 ans avant de boire un Amarone. Beaucoup d’émotions dans ce vin!

Le 2008 est carrément tout en élégance avec beaucoup de volume te d’amplitude en bouche. Simplement incroyable! Superbe sensation de mineralite, acidité assez présente

Ces vins sont secs et ronds à cause des tannns qui sont bien souples.

Je n’ai pas senti beaucoup d’évolution dans le 2003 ce qui témoigne de son potentiel de garde. De plus je n’ai senti l’effet de la chaleur torride qui a sévi en 2003. Le vin demeure bien frais.

EM : ‘’La raison est que le Vignoble se situe à environ 400 mètres d’altitude. De plus les plus vieilles vignes supportent mieux les changements climatiques. Même le 2003 aurait besoin d’un passage en carafe afin d’éveiller son ensemble aromatique. De plus aucune sensation d’oxydation. En fait plus le vin sera sucré plus ses chances de réagìr a l’oxydation est élevée car les sucres sont d’excellents capteurs d’oxygène’’.

Dans cette dégustation on sent clairement la signature de la maison et l’effet du terroir que je ne croyais pas voir avec un Amarone qui est un surtout un vin de méthode. Dans les années 90 beaucoup de producteurs ont commencé à beaucoup concentrer leurs vins. Ce mouvement est en train de complètement changer.

Recioto 1974

Recioto 1974

EM : ‘’Ce vin n’est plus vendu et fait partie de notre librairie personnelle. Si mon père savait qu´on ouvre une telle bouteille il me tuerait…’’.

On sent des notes de fruits rouges, de tabac, de cuir, de raisins de corinthe avec une petite touche de notes boisées ainsi que des épices méditerranéennes. Vraiment des plus exceptionnel. La texture est des plus veloutée et les tannins complètement fondus. On ne sent aucunement d’alcool (14.5%) et quelque peu d’oxydation. Ce vin a encore beaucoup de vie.

Montresor – salle de dégustation

Cinq vins de Bordeaux pour les Fêtes!

Et pourquoi pas des vins de Bordeaux pour la saison des Fêtes! Le classicisme des vins de cette région me ramène toujours à l’essentiel de ce qu’un vin doit être. Bonne dégustation!

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016, $15.90, cépages : Merlot 65%, Cabernet-Sauvignon 35%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12489528.

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016

Assez surprenant pour le prix! Au début peu aromatique, il se laisse découvrir peu à peu sur des arômes de cassis, de fruits bien mûrs de mûres, de cerises noires, avec un soupçon de tabac et d’épices douces. La bouche est bien équilibrée avec des tannins bien ronds quelque peu charpentés, une acidité quand même assez présente et une belle sensation de minéralité. Très bon rapport qualité/prix!

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015, $22.75, cépages : Merlot 89%, Cabernet-sauvignon 8%, Malbec 3%, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 14147142.

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015

Sur des effluves de fruits noirs bien mûrs (cassis et mûres) et de fruits rouges (fraises), de torréfaction, de fumée et d’épices douces. La bouche est assez costaude avec un beau volume et une belle amplitude sur des tannins bien charpentés. Beau rappel des notes perçues au nez dans une finale appréciable. Bien prometteur, provenant d’un excellent millésime, le genre de vin qu’on pourra apprécier immédiatement et qu’on pourra oublier de 5 à 8 ans au cellier.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015, $27.60, cépages : Merlot 63%, Cabernet-sauvignon 33%, Cabernet franc 4%, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 14146828.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015

La dominante au nez est sur des accents de fruits noirs et d’épices douces puis s’invitent des arômes de fruits rouges (cerises), de moka et de torréfaction. La bouche est toute en équilibre et d’une bonne amplitude avec des tannins charpentés (33% Cabernet-Sauvignon) et des flaveurs de fruits noirs et rouges bien juteux. Un brin d’élégance et une très belle longueur. Temps de garde de 5 à 10 ans.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015, $29.75, cépages : Merlot 85%, Cabernet Franc 15%, sucre : 2.9 g/l, code SAQ : 972422.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015

Un très beau Saint-Émilion bien équilibré sur des arômes de fruits rouges tels fraises, framboises, cerises avec un soupçon de vanille et quelques notes d’un boisé bien fin (12 à 14 mois en barrique françaises) et bien intégré. La bouche est fraîche et agréable et les tannins charpentés donnent un vin moyennement corsé. Prêt à boire, il pourra se laisser oublier quelques années disons de 8 à 10 ans. Je l’ai bien aimé!

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014, $47.00, cépages : Merlot 90%, Cabernet-Sauvignon 10%, sucre : 3.1 g/l, code SAQ : 494005.

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014

Sur des notes à dominante de fruits rouges bien mûrs, un peu de fruits noirs ainsi qu’une trame de notes boisées mais pas trop. La texture est bien veloutée, les tannins sont charpentés bien ronds, souples et tissés serré et l’acidité assez présente et le tout est d’un bel équilibre. C’est d’une belle complexité, bien structuré avec une finale assez longue. Temps de garde de 8 à 15 ans.

Échantillons reçus

Les  »classiques » de Poderi Colla maintenant en succursale!

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, ‘’Eticetta Gallo’’,/ »Rooster Label » Pian Balbo, 2017, $18.60, code SAQ : 13674362. Disponible dès maintenant en succursale.

Ce Dolcetto est d’un classicisme des plus typique de la région. C’est important à savoir car le Dolcetto a été un peu malmené dans les dernières années par les producteurs ce qui est bien dommage. Il a quelque peu perdu de son lustre et c’est en buvant des Dolcetto de Poderi Colla qu’on comprend ce que le produit doit être.

Sur des notes de fruits rouges (cerises) bien mûrs assez intenses, de notes d’épices douces d’un style plus sérieux que la moyenne mais toujours facile à boire. En bouche, la dominante est sur le fruit avec des tannins de peu à moyennement charpentés et une finale sur des notes de fruits noirs.

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, ‘’Eticetta Gallo’’,/ »Rooster Label » Pian Balbo, 2017

Poderi Colla, Barbera d’Alba, Costa Bruna, 2016, $25.90, cépage : Nebbiolo, code SAQ : 13674371. Disponible en succursale.

Un de mes vins préférés! Sur des notes d’épices douces, de fruits rouges (cerises, fraises), peu boisé, très complexe. Le genre de vin dont on dit qu’on reconnaît le ‘’caractère des raisins’’. Beaucoup de finesse, d’élégance, un vin généreux sur des tannins charpentés, tout en équilibre, souple. En bouche c’est juteux, croquant sur une acidité bien présente. J’en boirais tous les jours!

Poderi Colla, Barbera d’Alba, Costa Bruna, 2016

Coup de coeur que ce Château des Laurets, Puisseguin Saint-Émilion!

Château des Laurets, Puisseguin Saint-Émilion, Bordeaux, 2015

Château des Laurets, Puisseguin Saint-Émilion, Bordeaux, 2015, $27.95, cépages : Merlot 80%, Cabernet franc 20%, sucre : 0.6 g/l, code SAQ : 14070579.

Charmante cette entrée en matière avec un nez sur des arômes de griottes, de cerises et de fraises bien mûres, des accents d’épices douces et ces notes boisées si bien intégrées à l’ensemble. Belle amplitude en bouche et bien goûteux avec des tannins bien structurés et charpentés (l’apport du Cabernet franc) , des flaveurs de fruits noirs et cette petite touche de vanille le tout en un bel équilibre. C’est élégant, d’une belle profondeur avec une finale qui se prolonge de façon bien soutenue. Le genre de vin qu’on peut déguster immédiatement mais qu’on aura plaisir à oublier dans le cellier pour en savourer son vieillissement. Très beau millésime.

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Alain Brumont, visionnaire et ambassadeur de l’appellation Madiran!

Il y a de ces rencontres qui nous font avancer, réfléchir, évoluer…Celle avec Alain Brumont et de son épouse Laurence fait partie de celles-là. Visionnaire et ‘’ambassadeur’’ de la région de Madiran (Sud-Ouest de la France), Alain Brumont fait partie des icônes du vin avec entre autres, ses Château Montus, Château Bouscassé et La Tyre qui se sont hissés parmi les grands vins de ce monde.

Alain et Laurence Brumont

L’aventure commence en 1979 avec l’acquisition de Château Montus qui est alors pratiquement en ruine et dont personne ne veut. Au fil des années il fera l’acquisition de plusieurs parcelles des plus qualitatives et différentes les unes des autres ce qui lui permet d’accéder à une palette de différents terroirs pour élaborer ses vins d’exception. Le vignoble d’Alain Brumont est maintenant composé d’environ 240 hectares répartis sur une dizaine de vignobles/terroirs.

Plusieurs facteurs expliquent son succès. Tout d’abord le choix des cépages soit le Tannat pour les rouges, le Petit Courbu et le Petit Manseng pour les blancs. Il plante en pente sur le sommet de collines (ce qui est quasi-révolutionnaire en ces temps) pour faciliter le drainage et optimiser l’exposition des grappes au soleil. Chaque parcelle est protégée par un bois afin d’éviter la contamination d’une vigne à l’autre. Il a allégé ses ceps ne laissant qu’une grappe sur le sarment au lieu de deux et conduit ses vignes selon des principes qui deviendront plus tard les assises des vins bios et biodynamiques. ‘’Ma vigne doit vivre en harmonie avec les bois, c’est un biotope qui fonctionne depuis des millions d’années…

Château Montus

…J’ai protégé l’écosystème de mes vignes, leur biodiversité en respectant la flore et la faune, les lichens et les mousses au pied des ceps’’. Il connaît pratiquement ses pieds de vigne par leur nom…L’ensemble du vignoble est maintenant certifié HVE niveau 3 (Haute Valeur Environnementale) le niveau le plus élevé. Bien qu’ayant été tenté par l’aventure bio et biodynamique Il croit qu’il faut se méfier de l’utilisation du cuivre (bouillie bordelaise) utilisé en bio et en biodynamie comme des pesticides à outrance. Rien de mieux que de fabriquer sa propre méthode, ce qu’il a fait.

Château Montus

Quant à ses vins : ‘’Les goûts en matière de vin évoluent. Il faut savoir les anticiper tout en gardant sa ligne de conduite. Pour moi aujourd’hui, le trio de l’élégance associe fraîcheur, richesse et profondeur’’.

Il ajoute : ‘’Je me suis interdit depuis 30 ans de chaptaliser (ajouter du sucre lors de la fermentation), d’acidifier, de taniser et de coller. J’ai été aidé par le Tannat, cépage que je privilégie et qui possède la rare capacité de pouvoir être performant sans tous ces ajouts’’.  Fait à noter, les temps d’élevage de ses vins (ceux issus du Tannat à 100%) sont de plus en plus longs car selon lui, ce cépage en bénéficie grandement.

La dégustation

Nous avons eu le bonheur de déguster une dizaine de ses vins dont 4 sont disponibles à la SAQ et les autres en importation privée en utilisant le lien suivant : https://markanthony.kork.ca. Ces vins font l’unanimité des critiques partout sur la planète. Ils se retrouvent dans les meilleurs restaurants parmi les meilleures bouteilles de la cave et ce à des prix qui pourraient certainement aller chercher encore plus. Mais Alain Brumont s’enorgeuillit de pouvoir maintenir ses vins à des niveaux plus acceptables. Disons qu’à $185.00 c’est cher pour le commun des mortels mais dans ce monde il faut bien relativiser…

Dégustation vins Alain Brumont – agence Mark Anthony

Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic Bilh, 2015, vin blanc, $30.25, cépages : Petit Courbu, Petit Manseng. Disponible en importation privée (à venir).

Effluves bien aromatiques et assez intenses de pêches bien mûres, de miel ainsi qu’un soupçon de senteurs florales. Un vin bien structuré, d’une texture veloutée dont l’acidité assez vive est des plus rafraîchissante. Belle longueur sur une finale bien juteuse.

Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic Bilh, 2015

Château Montus, Pacherenc du Vic Bilh, 2013, vin blanc, $46.00,cépages : Petit Courbu, Petit Manseng. Disponible en importation privée (à venir).

Plus complexe que le précédent, intense, d’une belle structure, son moelleux est légèrement gras et en harmonie avec une acidité assez vive qui se prolonge en une finale jouissive.

Château Montus, Pacherenc du Vic Bilh, 2013

Tour Bouscassé, Madiran, 2011, $18.05, cépages : prédominance Tannat (50%) puis Cabernet-Sauvignon (26%) et Cabernet Franc (24%), code SAQ : 12284303.

Excellent rapport qualité/prix! Sur des arômes de fruits noirs très mûrs, de prunes assez intenses qu’on retrouvera pratiquement comme signature qui se prolongent en bouche avec des saveurs de réglisse noire ainsi qu’un léger boisé entremêlés avec des flaveurs d’épices douces. C’est juteux, équilibré et d’une longueur moyenne.

Tour Bouscassé, Madiran, 2011

Château Bouscassé, Madiran, 2015, $20.10, cépages : prédominance Tannat (50%) puis Cabernet-Sauvignon (26%) et Cabernet Franc (24%), code SAQ : 856575.

Encore plus structuré avec des tannins plus charpentés que le précédent, il est tout en équilibre sur des notes de fruits noirs bien juteux, d’une belle fraîcheur et d’une longueur intéressante.

Château Bouscassé, Madiran, 2015

Château Montus rouge, Madiran, 2015, $118.95 (1.5 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). Disponible en importation privée (à venir).

La finesse et la douceur des accents fruités étonnent, charment et contrastent avec la puissance ainsi que l’élégance de ce vin. C’est une grande année et le vin est encore jeune avec ses tannins particulièrement charpentés et costaud ce qui laisse présager un excellent potentiel de vieillissement!

Château Montus rouge, Madiran, 2015

Châtetau Montus rouge, Madiran, 2014, $29.35, cépages : Tannat (80%) ,Cabernet-Sauvignon (20%), code SAQ : 705483.

Légèrement moins fruité que le précédent sur des notes de fruits rouges et noirs bien mûrs et de prunes. Passablement de puissance en bouche grâce à une solide structure et des tannins bien charpentés presque tanniques. Des flaveurs de fruits noirs et de réglisse se prolongent en une finale assez longueur.

Châtetau Montus rouge, Madiran, 2014

Château Montus rouge, Madiran, 2012, $105.75 (1.5 litres), $181.75 (3 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). SAQ approvisionnement continu.

Oh quelle longueur…quelle élégance…bien complexe sur des effluves de fruits rouges et noirs bien mûrs et d’épices douces. C’est un vin sphérique, assez puissant avec ses tannins charpentés et tissés bien serré et d’une longueur…

Château Montus rouge, Madiran, 2012

 Château Montus rouge, Madiran, 2011, $105.75 (1.5 litres), $181.75 (3 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). Disponible en importation privée (à venir).

Agréables effluves de menthe qui d’emblée annoncent une superbe fraîcheur avec des arômes de fruits noirs bien mûrs et de délicates notes de prunes. J’ai beaucoup apprécié le profil aromatique de ce vin qui est en harmonie avec une texture veloutée, des tannins charpentés tout en finesse et assez coulants le tout culminant en une très belle longueur.

Château Montus rouge, Madiran, 2011

Château Bouscassé, Vieilles Vignes, 2011, $58.25, $138.75 (1.5 litres), cépage : Tannat 100%. Disponible en importation privée (à venir).

Un des vins que j’ai particulièrement apprécié !! Équilibré et tout en douceur au point de vue aromatique avec ses arômes de prunes, de fruits noirs bien mûrs, de tabac blond et un soupçon d’épices douces. Les tannins sont charpentés, d’un beau volume, d’une belle intensité des flaveurs et d’une longueur interminable.

Château Bouscassé, Vieilles Vignes, 2011

Château Montus Prestige, Madiran, 2009, $78.00, cépage : Tannat 100%, $78.00. Disponible en importation privée (à venir).

‘’Élaboré pour la première fois en 1985, ce Madiran 100% Tannat a bouleversé le monde en dépassant dans bien des dégustations les premiers vins français, mettant ainsi sur le devant de la scène ce cépage local’’.

Profondeur, richesse, opulence, arômes de fruits bien en retenue en harmonie avec des tannins puissants et d’une longueur sans fin…

Château Montus Prestige, Madiran, 2009

Château Montus Prestige, Madiran, 1999, $111.25, $255.00 (1.5 litres), $457.00 (3 litres), cépage : Tannat 100%, $78.00. Disponible en importation privée (à venir).

Ajoutez au texte précédent de belles notes tertiaires (d’évolution)…Tout en élégance avec des tannins bien en puissance et une finale interminable.

Château Montus Prestige, Madiran, 1999

Château Montus, XL, 1999, $133.00, cépage : Tannat 100%. Disponible en importation privée (à venir).

‘’Ce vin a séjourné pendant de 36 à 40 mois dans des foudres neufs. C’est grâce à la richesse, la profondeur et la concentration du Tannat que la conduite d’élevage aussi longs est possible’’.

Le top du top!! Un vin riche, opulent, complexe qui allie superbement bien la puissance et l’élégance. Serait-ce le vin parfait??

Château Montus, XL, 1999

Château Montus, La Tyre, Madiran, 2008, 3 X $185.00 (offert en coffret incluant les millésimes 2006, 2008 et 2010). Disponible en importation privée (à venir).

Cette cuvée d’exception provient d’une sélection des meilleurs raisins issus d’une parcelle La Tyre d’environ une dizaine d’hectares. Le genre de vin qu’il faut avoir dans son cellier. Il possède tous les atouts : puissance, élégance, longueur, équilibre, volume, complexité et profondeur. Wow!

Château Montus, La Tyre, Madiran, 2008

Maison Boulud

3 vins Coups de Cœur biologiques et biodynamiques!

Domaine Fouet, Pour ma Gueule (P.M.G.), Petnat (pétillant naturel), vin bio, $23.15, cépage : Chenin Blanc, méthode ancestrale, taux de sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 13497802.

J’aime toujours ce vin! Quelle merveille que ces arômes de pommes, ce soupçon d’agrumes ainsi que ces belles notes florales. En bouche c’est tout en finesse et en délicatesse avec des bulles très fines, une acidité presque vive et une belle sensation de minéralité. C’est un vin effervescent bien droit, rectiligne comme je les aime. Vraiment savoureux et satisfaisant.

Domaine Fouet, Pour ma Gueule (P.M.G.), Petnat (pétillant naturel), vin bio

Aranleon, Blés, Blanco, Joven, Valencia, vin bio blanc, 2018, $13.95, cépages : Macabeo 60%, Sauvignon Blanc 40%, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13792422.

D’une belle fraîcheur, bien aromatique sur des effluves de fruits blancs assez intenses avec une pointe d’agrumes qui appelle une belle acidité salivante. D’une texture veloutée, c’est joyeux en bouche, bien satisfaisant avec une belle finale fruitée d’un bel éclat. Super rapport qualité/prix!

Aranleon, Blés, Blanco, Joven, Valencia, vin bio blanc, 2018

Château Maris, Syrah, Les Planels, Cru La Livinière, vin rouge biodynamie, 2014, $28.60, code SAQ : 13075474.

Quel bel accueil sur des arômes de cannelle, d’épices douces, de poivre et de fruits noirs. Puis progressivement les saveurs intenses d’épices douces et de fruits noirs s’éclatent portés par une texturedes plus veloutée et des tannins charpentés tissés bien serré. De belles notes de réglisse noire viennent compléter celles des fruits noirs dans une finale longue et épicée.

Château Maris, Syrah, Les Planels, Cru La Livinière, vin rouge biodynamie, 2014

Bonne dégustation!

Dégustation à l’anonyme et spectacle pour la fête du Grand Stef !!

Hier c’était la fête du Grand Stef (Stéphane) un des fameux Moustiquaires (groupe de dégustation de plus sérieux…) et évidemment afin de souligner cet événement on s’est tapé une dégustation à l’anonyme ainsi qu’un spectacle donné par Joanne Griffith. Musique et vins vont de pair évidemment !!

Les Moustiquaires: de gauche à droite: Claude (Vinformateur), Bob, Ben et Stéphane (Le Grand Stef)

Nous étions une dizaine autour de ces flacons et chacun y allait de son pronostique afin de trouver quel était chaque vin. Pas évident! Alors je vous fais part des vins qui ont particulièrement retenu mon attention. Dans mes commentaires je vous dis ce que nous croyions être le vin (cépage, pays etc.) puis finalement ce qu’il était vraiment! Surprenant!

Frontonio, Telescopico, Valdejalon, Espagne, 2015, $28.95, cépage: Garnacha, code SAQ : 14083441.

Nous avons tourné autour du pot pendant un bout de temps pour finalement penser que c’était un GSM (Grenache, Syrah, Mourvèdre) du Languedoc. On était pas loin! De la belle Grenache d’Espagne avec un beau volume en bouche, des notes de fruits bien mûrs et des tannins presque charpentés assez souples. Bien goûteux! Pas mal beau!

Frontonio, Telescopico, Valdejalon, Espagne, 2015

Mommessin, Grandes Mises, Saint-Amour, Beaujolais, 2017, $24.75, cépage: Gamay, code SAQ: 13386168.

Nous avons découvert le cépage Gamay mais nous croyions qu’il provenait de la Loire à cause de la fraîcheur du fruit. Finalement c’était un Saint-Amour!  Un vin suave, d’une texture tellement veloutée avec des accents de fruits rouges (fraises, cerises) intenses d’une fraîcheur étonnante.  Vraiment superbe! Un des dix crus du Beaujolais qu’il vaut la peine d’acheter.

Mommessin, Grandes Mises, Saint-Amour, Beaujolais, 2017

Dampt, Petit Chablis, Vieilles Vignes, 2018, $23.60, code SAQ: 13657677.

Encore une fois nous avons tourné autour du pot avec un assemblage de Chardonnay et de Sauvignon blanc à cause de l’acidité. On cherchait un vin de région nordique. C’était un Petit Chablis dont l’acidité était tellement fraîche, un vin bien droit sur des flaveurs de fruits blancs et un soupçon de notes beurrées.

Dampt, Petit Chablis, Vieilles Vignes, 2018

Rainer Wess, Riesling, Wachau, Basse-Autriche, 2017, $26.65, code SAQ : 13983544.

J’ai cru que c’était un Friulano du l’Alto Adige alors que c’était un beau Riesling d’Autriche. Ce qui nous m’a berné c’est le fait que ce vin n’avait aucunement les notes pétrolées typiques au cépage et finalement ressemblait à un Friulano que j’avais récemment dégusté. Belle acidité, niveau de sucre en équilibre avec l’acidité. Super beau!

Rainer Wess, Riesling, Wachau, Basse-Autriche, 2017

Vignalta Venda, Italie, Vénitie, Colli Euganei, 2014, $21.25, cépages : Merlot 80%, Cabernet-Sauvignon 20%, code SAQ : 12523503.

Nous étions en Italie mais nous croyions que c’était un vin élaboré avec du Sangiovese surtout à cause des notes épicées et des tannins qui étaient charpentés. Surprise! C’était un assemblage de Merlot et de Cabernet-Sauvignon! D’un bel équilibre avec des notes de cassis, de prunes, de cerises et d’un beau boisé bien intégré.  

Vignalta Venda, Italie, Vénitie, Colli Euganei, 2014

Barros, Porto Colheita, 2001, $36.75, code SAQ : 882894.

Celui-là n’a pas été dégusté à l’anonyme. Il s’ouvre sur des arômes assez intenses de raisins frais, de prunes, de fruits secs, de fruits confits ainsi qu’un soupçon de caramel. Beau velouté avec une texture assez grasse, ce Colheita est doté d’une acidité assez surprenante qui équilibre bien le niveau de sucre perçu. Il émane des flaveurs de mélasse, de notes balsamiques, de fruits secs et d’épices dans un volume assez sphérique en bouche dans une bonne persistance gustative.

Barros, Porto Colheita, 2001

Spectacle de Joanne Griffith

Joanne Griffith – fête de Stéphane

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