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Des vins de Bordeaux en biodynamie !! Les superbes vins de Château Roland La Garde, Blaye, Côtes de Bordeaux.

cLors du Salon Slow Food (vins bio, en biodynamie, vegan et ‘’nature’’) qui s’est tenu à Montréal, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Guillaume Martin du Château Roland La Garde de l’appellation Blaye, Côtes de Bordeaux avec ses domaines en biodynamie. Alors cet article se subdivise en 3 sections. La première porte sur le domaine. La deuxième sur les notes de dégustation de 3 vins du Château et enfin la dernière est une entrevue effectuée avec Guillaume. Et puisque nous allons parler de biodynamie, si vous voulez en savoir un peu plus sur cette philosophie, allez à la fin de l’article ou vous trouverez un résumé de quelques notions importantes à savoir. Bonne lecture et merci pour vos commentaires.

Agence Divin Paradis

Château Roland La Garde

Château Roland La Garde

Situés sur deux magnifiques terroirs du Nord de la Gironde à Blaye et Saint Seurin de Cursac, Le Château Roland La Garde et Le Château Sainte-Luce Bellevue se trouvent sur l’appellation Blaye, Côtes de Bordeaux. Ce qui les distingue des autres vignobles à Bordeaux c’est le fait qu’ils appliquent les principes de la biodynamie depuis 2008 sur l’ensemble du vignoble. Il faut savoir que les cahiers de charge de la biodynamie sont beaucoup plus contraignants que ceux des vins conventionnels et même de l’agriculture dite bio.

Château Roland La Garde s’étend aujourd’hui sur 29 hectares avec des vignes datant d’une vingtaine d’années en moyenne sur un terroir calcaire. Cultivant à 74% des Merlots, 20% des Cabernets Sauvignons et 6% Malbec, ces cépages permettent de produire une gamme à 3 vins rouges dont vous trouverez les notes de dégustation.

Château Roland La Garde

Comme le dit Guillaume Martin :  ‘’Etre au plus proche de la nature et de ce qu’elle nous donne chaque année a toujours été notre priorité. Faire les plus beaux vins le plus naturellement possible et permettre à nos terroirs de s’exprimer sans artifices est une de nos motivations.

Guillaume Martin, Château Roland La Garde

«Depuis toujours la culture de la vigne a existé sur notre propriété. De nombreuses parcelles ont été regroupées pour former une belle entité. Les sols ont été labourés avec le cheval puis avec les tracteurs mais jamais mon père ou moi n’avons songé à utiliser du désherbant chimique. La vie du sol a été respectée.

Château Roland La Garde

Fort de ces pratiques, nous passons tout l’ensemble du vignoble en culture biologique et ce n’est qu’une étape. On a une transmission à faire à nos enfants, il ne s’agit pas d’offrir un cadeau empoisonné.
On veut simplement respecter les lois naturelles de la nature. L’objectif reste le vin : sa valeur, son originalité et sa pureté.
‘’Le vin a un sens, il est vivant, il doit nous envahir de son énergie. Le chemin de la découverte est encore long et j’espère que la voie de la biodynamie nous aidera.
Pour moi vigneron, ma vie c’est le vin, je ne regrette jamais tout ce que je peux lui donner. Il faut avoir des convictions et ne jamais céder à la facilité ».

La dégustation

Château Roland La Garde, Tradition, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $19.95, cépages : Merlot 80%, Cabernet-Sauvignon 20%, code SAQ : 10388344.

Des notes de fruits rouges frais bien mûrs de fruits rouges (fraises, framboises), soupçon de fruits noirs (mûres). L’utilisation du bois est très bien dosé et ne masque pas les notes de fruits en lui ajoutant une certaine complexité. En bouche, tout est en équilibre avec une texture bien lisse et veloutée, une acidité équilibrée et des tannins charpentés mais pas trop. Beau rappel des notes de fruits ainsi que quelques notes épicées. Très beau rapport qualité/prix!


Château Roland La Garde, Tradition, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Prestige, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $25.65, cépages : Merlot 75%, Cabernet-Sauvignon 20%, Malbec 5%, code SAQ : 10388336.

De belles notes de fruits bien mûrs et frais sur les fruits noirs et rouges avec une belle touche de vanille et de torréfaction. En bouche, ce vin a un peu plus de structure que le Tradition et est d’un bel équilibre avec des tannins un peu plus structurés et charpentés sans être asséchants. De belles notes de cacao et d’épices douces viennent couronner le tout. Très beau respect du fruit et belle longueur. Assez incroyable que ce vin soit à ce prix.


Château Roland La Garde, Prestige, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Grand Vin, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $39.75, cépages : Merlot 70%, Cabernet-Sauvignon 20%, Malbec 10%, code SAQ : 912907.

J’ai dans mon cellier un 2000, ma dernière bouteille d’une caisse de 12 qui m’attends. Croyez-moi ce vin sait durer et livrer de superbes notes tertiaires tout en conservant son fruit. Et avec l’apport de la biodynamie, le caractère du fruit n’en est que rehaussé.

Au nez de belles notes de fruits bien frais surtout sur les fruits rouges avec belle torréfaction bien dosée et bien intégrée. En bouche c’est superbe avec un moelleux bien riche, une acidité des plus équilibrée et des tannins bien structurés, charpentés et d’une belle finesse. Le vin est sphérique avec un beau volume et une belle amplitude. Rt quelle longueur…Vraiment très beau! Faites comme moi et achetez-en une caisse et regardez le évoluer au fil des années.


Château Roland La Garde, Grand Vin, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Grand Vin, 2000

Entrevue avec Guillaume Martin :

Guillaume Martin, Château Roland La Garde, Salon Slow Food Montréal

Vinformateur (V) : Je ne savais pas que Château Roland La Garde était en biodynamie. Vous êtes en biodynamie depuis combien de temps?

Guillaume (G) : Alors nous sommes certifiés agriculture biologique depuis 2012 et nous somme certifiés Demeter depuis 2014. Mon père a commencé la conversion de ses labels depuis 2008.

V : Et la conversion s’est opérée sur combien d’années?

G : Elle s’est passée sur 3 ans. Trois ans pour le bio et trois ans pour Demeter. Nous avons toujours eu un historique à travailler sainement la vigne et d’utiliser le moins d’intrants possible et mon père en 2007 a rencontré un autre vigneron qui travaillait en biodynamie à St-Émilion (M. Moueix) . Lui travaillait en biodynamie depuis pas mal de temps et donc il a montré à mon père à quoi ça correspondait la biodynamie , comment il s’occupait de ses vignes, comment il s’occupait des vins etc. Et pour mon père ça a été le déclic tout de suite. C’était ce qu’il voulait faire. Par la suite nous avons commencé sur nos propriétés.

V : Etes-vous passé de l’agriculture raisonnée à la biodynamie ou de bio à la biodynamie ?

G : Nous étions bio sans être certifés disons et nous sommes passés à la biodynamie. Nous sommes passés par la phase bio certifiée parce que c’est obligatoire pour accéder à la biodynamie. On ne peut avoir le label Demeter si on n’est pas certifié au préalable bio. Donc on est passé de 3 ans de certification en bio puis en biodynamie. Déjà on appliquait plusieurs des principes de la biodynamie.

V : Combien d’hectares possédez-vous?

G : Au total on a 40 hectares de vignes qui sont à 100% en biodynamie.

V : Avez-vous eu des baisses de rendement ou des impacts économiques suite à votre conversion?

G : Alors pas forcément pour nous car on avait déjà des habitudes d’agriculture bio et biodynamie depuis quelque temps. On travaillait déjà sainement les vignes et on avait déjà des rendements plus bas que la moyenne. On a toujours eu de l’herbe entre les rangs de vignes, on a toujours préféré la qualité à la quantité donc on avait des rendements qui étaient plus raisonnables que la moyenne et en dessous de ce qui est autorisé. Donc passer en biodynamie, nos vignes n’ont pas eu de contrecoups violents parce que la base du travail était déjà faite. Donc, on n’a pas eu de changements de rendements et on a avancé en biodynamie sans craindre d’avoir trop de pertes.

Château Roland la Garde

V : Trouvez-vous que c’est un avantage point de vue consommateur ou est-ce quelque chose que vous mettez de l’avant de toute façon ?

G : Je crois que de nos jours les consommateurs recherchent de plus en plus ce style de produit mais ce n’est pas ce qui nous a motivé. La motivation vient de l’aspect cultural de la vigne. Pour nous un vrai agriculteur c’est quelqu’un qui soutient ses sols, qui les cultive avec respect, qui les préserve et non pas les tuer avec des tonnes de produits. Cette philosophie là on la suit pendant la vinification de nos vins pour avoir en final un vin qui vient ultimement que du raisin et pas de 36,000 autres produits.

V : Etes-vous entouré de vignerons encore en conventionnel? Comment ça vous affecte?

G : Nous sommes entourés par des vignerons encore en conventionnel avec une seule voisine en bio. Ça fait une grosse différence avec nous. Moi ce que je dis toujours, notre force ce qu’on a une grande surface pratiquement d’un seul tenant, d’un seul bloc. Donc les perturbations apportées par nos voisins on s’en ressent moins. On lutte assez pour limiter l’impact de nos voisins. Si on a des parcelles trop proches d’un voisin en chimique on va élargir les allées, on va gérer le végétal. Si on peut racheter des morceaux de vignes alors on le fait. Notre grande force c’est les 30 hectares de Roland La Garde qui sont d’un seul tenant. Sinon ce serait plus difficile.

V : Donc pas d’écoulement de produits chimiques de la part des voisins?

G : Nous sommes situés les plus haut sur une petite butte et donc le plus en hauteur. Tout le secteur nord Gironde est assez plat et il y a très peu d’altitude et nous on a la chance d’être dans un petit village qui domine le secteur. Donc on a que des coteaux descendants ce qui donne de bonnes expositions, de très beaux terroirs et on rien au-dessus de nous.

V : Quelle est donc la réaction des autres vignerons à votre approche en biodynamie?

G : Autour de nous je dirais que les Girondins ont tendance à être très conservateurs et traditionalistes alors au début ça a beaucoup surpris que de gens comme nous allions dans cette direction. Peut-être parce qu’ils ne comprenaient pas encore ce que ça voulait dire et ce que ça impliquait. Je pense qu’on a eu beaucoup d’information sur ce mode de culture là dernièrement et sur l’utilisation à outrance de produits chimiques qui sont très dangereux. Donc je pense qu’il y a une prise de conscience. C’est pour ça qu’on voit de plus en plus de conversions vers le bio mais ce n’est pas encore majoritaire mais ça arrive de plus en plus.

V : Il doit y avoir très peu de vignerons à Bordeaux qui vont carrément vers la biodynamie?

G : À Bordeaux il n’y en a que très peu. Le climat fait que ce n’est pas évident de maîtriser la vigne. Il y a beaucoup de maladies de la vigne avec un climat océanique et humide et parfois chaud en même temps alors que le niveau de prolifération de mildiou peut-être élevé. On est quelquefois dans les pires conditions qui existent. L’année dernière on a perdu presque 50% de notre production. Même les vignerons en conventionnel ont beaucoup perdu aussi. La maladie a été tellement puissante que même les produits chimiques n’ont pu lutter contre tout ça. Quand je vois des années comme ça pourquoi utiliser des tonnes de produits chimiques pour essayer de lutter contre la maladie alors qu’au final ça ne change rien. Le produit chimique il a aussi ses limites.

V : Et la limitation du Glyphosate en France qu’en est-il?

G : On y a droit encore pour 5 ans mais bon dans 5 ans il y aura toujours beaucoup de discussions. Il y a des très gros producteurs qui comptent beaucoup sur ce type de produit pour continuer à cultiver. Ces gens-là ont une puissance énorme. Les discussions ne sont pas encore terminées. Il faudra de l’accompagnement beaucoup plus sérieux pour ceux qui veulent s’en départir. Des gens qui utilisent ces produits depuis des générations pour un maximum de rendement devront se remettre en question un moment donné. Le glyphosate c’est une sécurisation des cultures pour plusieurs. Les effets sur la terre sont très très nocifs.

V : Selon vous les applications de la biodynamie sont-elles les mêmes partout dans le monde?

G :  L’approche n’est pas technique, elle est philosophique et conséquemment tous, à quelques exceptions près, suivent les préceptes de cette philosophie qui est la même pour tout le monde. C’est ça qui est intéressant. Moi je trouve qu’on peut aller parler à un vigneron qui vient d’Argentine, de France d’Espagne ou autre et il aura les mêmes fondamentaux. Chaque vigneron aura sa façon de faire qui va s’adapter à son terroir, son eco-système, son environnement qui va s’appuyer sur les mêmes principes de base.

V : Que se passe-t-il avec les vins dits ‘’nature’’?

G : Il y a effectivement un mouvement sur les vins nature. Pour moi je suis assez méfiant sur cette appellation parce que c’est pas reconnu par quoi que ce soit. C’est pas contrôlé c’est pas labellisé. Donc pour nos vins on ne verra pas vin nature à moins qu’un jour il y ait une règlementation qui nous convienne. Présentement ce n’est qu’un argument commercial. Le côté économique et commercial a pris le dessus sur le vin lui-même et on s’est attaché à faire un vin qui n’aura pas de sulfite, qui n’aura pas quoi pour vendre absolument. Au final, le vin est instable, il peut-être oxydé avec tout un tas de trucs. Non c’est pas ça le vin. Le vin que ce soit en conventionnel, bio, en nature ou biodynamie il faut que ce soit stable, que le vin puisse voyager et qu’on puisse le garder à peu près dans les mêmes conditions ou qu’on soit.

V : Quel pourcentage des vins de Bordeaux sont bio?

G : En bio c’est 6% donc c’est pas beaucoup. On est la région la plus en retard de France la moyenne nationale de mémoire est entre 10 et 11% de vin bio. Et après la biodynamie je n’ai pas de pourcentage mais à Bordeaux on est à peu près 40 producteurs certifiés 100% Demeter sur près de 10,000 donc c’est vraimment pas beaucoup.

V : Est-ce que les vignerons en biodynamie et bio se rencontrent de temps à autres?

G : On se regroupe avec d’autres vignerons pour produire les préparation ensemble. C’est des choses qu’on peut acheter qui sont prêtes et qui sont vendues par des organismes dont c’est le rôle de préparer ce genre de chose la en accord avec les principes de la biodynamie. Nous on a pas un regroupement ou un club mais on se retrouve avec plusieurs vignerons une deux ou trois fois par an pour faire ces préparations. Les quantités sont alors subdivisées selon les besoins de chaque propriété. Ça réduit les coûts et ça permet en dehors des coûts des échanges et des discussions intéressantes pour faire évoluer certaines choses.

V : Petite question sur les cornes et la bouse de vache? Qui fait ça?

G : Les cornes elles arrivent vides et c’est nous qui remplissons une à une chaque corne avec un petit bâton et de la bouse de vache. Ça fait partie de la biodynamie. On pourrait le faire faire par quelqu’un d’autre ou par une entreprise mais alors là ça perd de son sens. Les cornes remplies de bouse il faut les enterrer dans le sol et creuser le trou avec des pelles parce qu’avec un tracto-pelle ça perd tout son sens. Ce genre de chose, ça paraît pas ragoûtant de premier abord mais c’est quelque chose qu’on fait un après-midi tous ensemble. Souvent les vignerons amènent des amis et enfants pour qu’ils comprennent à quoi ça sert et c’est un moment convivial.

Château Roland La Garde

V : Oui mais des cornes pour 40 hectares ça en beaucoup?

G : Ça prend pas tant de cornes que ça. Une fois desséché ça en prend quelques grammes par hectare. Toutes les préparations qu’on va utiliser s’apparentent à de l’homéopathie. On va pas miser sur de l’inondation de matières. Pour donner quelque chose on va miser sur la diffusion d’information. On va détecter une carence dans la vigne et alors on va aller chercher telle plante parce qu’elle contient tel élément et on va apporter cette information à notre vigne, on va la pulvériser à quelques grammes par hectare et on va penser que la vigne va intégrer ce message plus facilement si c’est des petites quantités. C’est l’imprégnation d’information. La biodynamie ce n’est pas que ça, c’est un tout. Il faut suivre le calendrier lunaire, pas utiliser de produits chimiques. C’est tout ce bloc la qui fait que la vigne se sent de mieux en mieux et réagit positivement à tous les stimuli qu’on peut lui envoyer.

Château Roland La Garde

V : Et les variations extrêmes de climat, la biodynamie elle aide comment?

G : La biodynamie ça rend le vigneron plus observateur, plus critique de ce qui se passe sur son terroir. On va ressentir plus ces variations plus que les autres vignerons. On se dit alors il faut changer quelque chose, il faut s’adapter. Dans ma région à Bordeaux, avec mon père, ça fait des années qu’on se dit que le merlot allait être compliqué à cultiver dans les dizaines d’années qui viennent. On ramasse des merlots de plus en plus mûrs, de plus en plus sucrés alors ça fait des vins de plus en plus alcooleux. Donc c’est très compliqué.

Avec mon père on a commencé une transition ou on plante de plus en plus de cabernet-sauvignon, cabernet franc et malbec. Et même on commence à se poser des questions à peut-être planter des cépages qui ne sont pas encore à Bordeaux qui viennent de pays ou les climats sont beaucoup plus chauds. On espère que les INAO vont peut-être aussi évoluer un jour. Parce que ça fait X années qu’ils sont bloqués dans leur système. Va falloir avancer. On prévoit faire des tests.

Bruno Martin, Château Roland La Garde

‘’On est une famille implantée sur ces terres depuis longtemps, la huitième génération, on est attaché à nos terres et on veut pouvoir cultiver demain. On ne veut pas faire des millions et des millions de bouteilles. On veut faire la juste quantité que la vigne veut bien nous donner. Mais si on ne s’adapte pas, on ne pourra pas. Donc il faut réfléchir par en avant, plus vite que les organisations bordelaises et d’autres endroits et peut-être un peu forcer la main dans certaines voies pour une agriculture plus saine, de nouveaux pieds de vigne, des cépages, des hybrides, des pieds oubliés. Avec ça, peut-être on pourra continuer à produire des vins qui ressembleront à du Bordeaux mais qui seront plus adaptés au climat de demain. Maintenant c’est chaque année qu’on a des catastrophes dans la région.

V : Merci beaucoup de votre temps.

G : Avec grand plaisir

La Biodynamie

Source: site du Château Roland La Garde

C’est en 1924, lors de 8 conférences données à des agriculteurs, que le philosophe Rudolf Steiner énonce pour la première fois les principes de la Biodynamie. Cette nouvelle façon de penser l’agriculture résulte de l’inquiétude grandissante des agriculteurs et agronomes sur les effets des méthodes de culture de l’époque notamment sur la faune et la flore.
La biodynamie fonde ses principe sur le fait que l’ont ne doit pas considérer uniquement que la plante que l’on cultive mais tout son organisme environnant comme faisant partie d’une seule et unique entité (plante, terre, faune). 
En conséquent, Rudolf Steiner explique que si l’on regarde l’environnement de notre plante comme un tout, la maladie de cette plante ne pourrait être en fait que la résultante d’un déséquilibre situé ailleurs dans le système autour de cette plante.

Le but de la biodynamie est donc de conserver ou recréer un environnement non pollué et non hostile à la faune, la flore, et à la terre de nos cultures. Il faut aussi éviter à terme un épuisement des sols à cause d’exploitations intensives et non réfléchies. 
La biodynamie prévoit plusieurs préparats issus de matières végétales, animales et minérales que l’on peut appliquer sur nos cultures afin de renforcer les échange entre la plante et le sol. Grâce à sa proximité avec la Terre, la Lune ainsi que les astres influent sur la plante, la faune, la terre.
La  biodynamie est tout d’abord une prise de conscience des interactions existantes à tous les niveaux. Une vigne est définie par la plante,son sol son espace ,son environnement, sa relation avec la faune et la flore , le vigneron.

Les travaux réalisés par Maria Thun ont prouvé l’impact des mouvements cosmiques sur la pousse d’une plante. Cet impact est lié à plusieurs facteurs tels que la position de la Lune par rapport à la Terre, la position du Soleil et des planètes par rapport aux constellations.
Ainsi Maria Thun a pu établir un calendrier grâce à ses observations. 
Ce calendrier a permis de définir plusieurs types de jours qui favorisent une partie différente de la plante :

Jour fleur / Jour feuille / Jour racine / Jour fruit 

 Ces quatre parties de la plante vont être stimulées à différentes périodes suivant tous les paramètres énoncés ci dessus.
Le calendrier de Maria Thun est aujourd’hui un outil très utilisé par les biodynamistes car il regroupe toutes les informations nécessaires pour optimiser les actions que l’homme va vouloir effectuer sur sa plante.

Comme avec d’autres cultures, l’utilisation de la biodynamie dans la vigne permet de renforcer les interactions entre le sol et la plante dans son système racinaire et foliaire. 

Deux préparats sont particulièrement utilisés :

               – Préparation 500 à base de bouse de corne : renforcement et structuration du sol et des racines
               – Préparation 501 à base de silice de corne / renforcement de la partie aérienne de plante

Il existe d’autres préparations utilisées dont la plupart à base de plante, chacune avec pour but de régler un déséquilibre précis. Toutes les préparations utilisées sur la vigne doivent être dynamisées, c’est à dire qu’elles sont diluées dans de l’eau de pluie dans une dynamiseur puis mis sous agitation très rapide de façon à former un vortex et en changeant de sens d’agitation subitement une fois le vortex formé, afin de créer un chaos énergique. Ces préparations dynamisées sont ensuite pulvérisées directement sur la vigne.

Les vins bio
Les vins bio

Découvrez le classicisme des vins des Vignobles de Larose. Superbes Crus Bourgeois!

J’ai eu le plaisir de déguster quelques vins des Vignobles de Larose au restaurant La Prunelle avec le Directeur Général et Maître de Chai, Franck Bijon, l’ambassadrice de la marque Manon Morel et  Kenneth Edward Gunn de l’agence Marchands des Amériques. 

Franck Bijon, Claude Lalonde (Vinformateur)

Nous avons en fait dégusté 5 vins, tous des Crus Bourgeois, dont le Château Larose Trintaudon 2011 et 2015, Château Larose Perganson 2008 ainsi que les nouveaux arrivages pour le marché du Québec du Château Arnauld 2012 et 2014.

Vignobles de Larose

Tous les vins exhibaient la finesse, l’élégance et l’équilibre résultats d’une maîtrise quasi-parfaite du processus de vinification qui comporte entre autres, une ‘’extraction maîtrisée’’, un contrôle minutieux de la maturation des raisins, l’instauration d’une agriculture durable exemplaire et des investissements importants avec un objectif qualitatif. Étant donné le haut niveau de qualité des vins, on peut dire sans se tromper, que ces derniers offrent un excellent rapport qualité/prix.

La dégustation

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2011, cépages : Merlot 58%, Cabernet-Sauvignon 42%, $33.01.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence: https://goo.gl/jy3hEP

Le millésime 2011 est considéré comme un millésime classique tout comme les 85, 88, 2001 et 2011. Le climat a été frais ce qui a ralenti la maturation des raisins et par le fait même, a donné ce qu’on pourrait appeler ‘’le vrai profil d’un vin de Bordeaux’’.

Des notes de fruits rouges mûrs (fraises) et bien frais, des notes épicées, de cèdre, de tabac ainsi qu’un soupçon de vanille et de notes boisées bien intégrées. En bouche, le vin est sphérique avec un beau volume, une texture riche et des tannins charpentés tissés bien serré. Des notes de fruits sur le cassis, la cerise, bien juteux et croquant. Superbe longueur, bien aérien et d’une grande buvabilité. Essayez de n’en boire qu’une bouteille… Excellent rapport qualité/prix.


Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2011

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2015, $26.80, cépages : Merlot 60%, Cabernet-Sauvignon 40%, code SAQ : 11835388.

Le millésime 2016 sera disponible à l’automne 2019 en approvisionnement continu.

Le millésime 2015 est caractérisé par un profil aromatique particulièrement intense avec beaucoup de charme et de séduction. Un excellent millésime qui a permis de produire des vins sphériques tout en fraîcheur avec des tannins soyeux et bien enrobés et d’une longueur interminable.

L’équilibre est quasi-parfait entre les tannins d’un grain bien fin et la délicatesse et l’élégance. Il a été élaboré selon une extraction bien maîtrisée qui ne produit rien de sec ni de dur. En fait, rien d’asséchant ici.

Des notes de fruits mûrs bien frais bien dominantes et quelques notes boisées bien intégrées qui ajoutent à la complexité du vin sans masquer le fruit. En bouche, la texture est bien riche, l’acidité bien fraîche et les tannins presque charpentés, assez ronds et tissés serré. Beaucoup d’équilibre, de finesse et d’élégance pour un vin de ce prix. En fait, si vous avez un vin de Bordeaux à acheter, ce serait bien celui-ci!


Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2015

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2008, $39.08, cépages : cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%.

Le millésime 2008 est disponible en importation privée en contactant l’agence. Pour les autres millésimes, ce vin est disponible à la SAQ en approvisionnement par lots. Le millésime 2010 ($34.75) est disponible dans 11 succursales SAQ. Le 2012 sera disponible en 2019. À suivre…

Le millésime 2008 a été un peu plus difficile et plus compliqué surtout quant à l’obtention de la maturité des raisins pour le Cabernet-Sauvignon. On aura réussi à faire du très beau malgré le climat.

Au nez des notes viandées, de cèdre, de tabac avec quelques notes d’évolution et de notes boisées bien intégrées. En bouche le vin est assez intense et d’une matière plus dense avec passablement de volume et d’amplitude et des tannins plus charpentés et tissés bien serré. De belles notes de fruits noirs bien juteux et croquants et quelques notes sur les noyaux de cerises.


Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc

Les vins de Château Arnaud – une nouveauté au Québec

Château Arnaud

‘’C’est au cœur du Médoc, sur le plateau d’Arcins, que nous avons choisi de faire renaître religieusement le Château Arnaud, un cru d’exception, d’un terroir d’exception. Entre Margaux et Moulis, cette propriété est située sur une des plus belles croupes de graves qui fait aussi la réputation de ses voisins, les Châteaux Chasse-Spleen et Poujeaux’’.

Cette propriété de 17 hectares a été acquise en 2007 et est constituée de vignes qui ont en moyenne 45 ans plantées avec 10,000 pieds de vignes à l’hectare tout comme les Grands Crus (Mouton Rothschild par exemple). Les vins de ce Château sont vendangées à la main, les raisins sont sélectionnés avec tri optique, ils sont vinifié avec macération à froid puis vieillissement dans des barriques 100% neuves.

Château Arnaud

Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2012, autour de $60.00, , cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, disponible à la SAQ début mai 2019.

Quelques notes mentholées, de cèdre et de fruits rouges et noirs frais et bien mûrs. En bouche, beaucoup d’équilibre et d’élégance avec des tannins charpentés bien souples et tissés serré. ‘’Une main de fer dans un gant de velours’’. Pratiquement les deux-tiers de ce vin sont élaborés avec du Cabernet-Sauvignon ce qui lui donne plus de puissance et de tension. Très belle réussite!


Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2012

Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2014, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%.

Ce millésime est disponible en importation privée en contactant l’agence.

Au nez quelques notes mentholées et herbacées bien fraîches ainsi qu’un soupçon de torréfaction. D’un très bel équilibre avec des tannins charnus assez puissants bien élégants et des notes de fruits noirs et réglissées. Superbe longueur…


Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2014

Vignobles de Larose

Restaurant La Prunelle

La structure, la finesse et l’élégance des vins de Paul Jaboulet Aîné!

Hier avait lieu une dégustation des vins de Domaines Paul Jaboulet Aîné avec M. Adrien Laurent, Directeur de Opérations du Domaine. Maison fondée en 1834, cette dernière a été vendue à la famille Frey en 2006 et Caroline Frey Oenologue et propriétaire, en a l’entière responsabilité. Fait à noter, elle a donné une impulsion qualitative et bio au Domaine lequel est entièrement bio depuis 2016. Même les vignobles de Crozes-Hermitage et de l’Hermitage sont en biodynamie. L’agence LBV organisait cette dégustation à leurs nouvelles facilités à Beloeil. http://www.lbvinternational.com/

Caroline Frey, Oenologue et propriétaire

Un total de 9 vins étaient à déguster provenant autant de la Vallée du Rhône Septentrionale que Méridionale. En général, ils étaient tous d’un très bel équilibfre entre la structure et la finesse et l’élégance surtout en ce qui concerne les vins de Crozes-Hermitage et de Saint-Joseph. Le rapport qualité/prix de l’ensemble des vins dégustés est vraiment très bon.

Dégustation des vins de Domaine Paul Jaboulet Aîné, agence LBV

La dégustation

Vin Blanc

Les Sauvagères, 2017, Saint-Péray, Vallée du Rhône Septentrionale, $28.75, cépages : Marsanne, Roussanne.

Disponible en importation privée en contactant l’agence. Ce vin est à venir

Belle sensation de minéralité avec des notes de fruits blancs, de noisettes avec un soupçon d’agrumes. En bouche c’est cette sensation de minéralité qui prédomine avec une texture assez riche, un soupçon d’agrumes ainsi qu’une très belle longueur.


Les Sauvagères, 2017, Saint-Péray, Vallée du Rhône Septentrionale

Vin Rouges

Les Traverses. 2016, Ventoux, Vallée du Rhône Méridionale, $16.70, cépages : Grenache 80%, Syrah 20%, code SAQ : 543934. Spécialité par lot.

De belles notes de cerises, de fraises, de framboises avec un léger soupçon de fruits noirs. En fait c’est le fruit qui prédomine. En bouche, c’est d’un bel équilibre avec une belle fraîcheur et des tannins équilibrés. On a un rappel des notes de fruits bien frais sur la cerise, c’est juteux, croquant avec un peu de notes épicées. Ce vin offre un excellent rapport qualité/prix.

Les Traverses, 2016, Ventoux

Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône, $16.05, cépages : Grenache 60%, Syrah 40%, code SAQ : 332304. Produit courant.

La cuvée de ce vin suit le mouvement apporté à l’ensemble du Domaine et devient maintenant en bio. Le label sera maintenant identifié avec une abeille, emblème de l’engagement de la maison dans l’agriculture biologique.


Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône

Au nez, des notes de cerises, de noyaux de cerises et de fruits rouges bien frais comme on le retrouve souvent dans les vins issus de l’agriculture bio. Toute la place est laissée aux fruits. En bouche, on ressent les notes de la Syrah avec des tannins plus structurés et des notes d’épices qui s’entremêlent avec les notes de fruits noirs et un soupçon de notes herbacées. Une valeur sûre dans le paysage vinicole !!


Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône

Biographie, 2015, Côtes du Rhône, $22.55, cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence.

Au nez, comme une crème de fruits rouges et de fruits noirs avec une dose de fraîcheur qui provient de notes d’eucalyptus. En bouche, bel équilibre entre la texture et l’acidité bien fraîche et les tannins presque charpentés. Quelques notes chocolatées entremêlées de notes d’eucalyptus qui lui confèrent cette belle fraîcheur. Vraiment très beau!


Biographie, 2015, Côtes du Rhône

De Père en Filles, 2016, Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu, $26.45, cépages : Grenache 80%, Syrah 10%, Mourvèdre 10%.

Ce vin disponible en importation privée en contactant l’agence. À venir.

Des notes d’épices, de prunes ainsi qu’un soupçon de caramel. En bouche la texture est riche et le vin est généreux avec un beau volume et une belle amplitude. Belle structure avec des tannins charpentés et une longueur appréciable. Un de mes préférés!


De Père en Filles, 2016, Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu

Les Jalets, 2015, Crozes-Hermitage, $27.85, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 13390597. Spécialité par lot.

De belles notes animales, viandées ainsi que des notes de fruits noirs, de prunes et de réglisse. En bouche la texture est bien riche avec des tannins bien charpentés tissés bien serré. Beaucoup de volume et d’amplitude, c’est juteux et délicieux!


Les Jalets, 2015, Crozes-Hermitage

Les Cyprès, 2016, Vacqueyras, $28.95, cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence. À venir.

Des notes de prunes, de mûres bien mûres ainsi qu’un soupçon de cassis. D’un bel équilibre, les tannins sont bien charpentés avec quelques notes de cèdre, de notes herbacées, d’épices et beaucoup de fraîcheur, de volume et d’amplitude.


Les Cyprès, 2016, Vacqueyras

Le Grand Pompée, 2016, Saint-Joseph, $32.50, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 14095371. Spécialité par lot. À venir.

Des notes animales, viandées bien typées, de fruits rouges bien mûrs ainsi qu’une note de réglisse. D’un superbe équilibre entre la structure et la finesse du vin. Belle élégance!!


Le Grand Pompée, 2016, Saint-Joseph

Domaine de Thalabert, 2016, Crozes-Hermitage, $47.50, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 12746571. Spécialité par lot.

De belles animales, viandées, de fruits noirs bien mûrs, d’olives noires et d’épices. Mon vin préféré avec son bel équilibre entre la puissance et la finesse et l’élégance. D’une superbe structure avec des tannins fins mais bien présents. Bel exemple d’un très beau Crozes-Hermitage.


Domaine de Thalabert, 2016, Crozes-Hermitage

Pour en savoir plus sur le Domaine Paul Jaboulet Aîné : https://www.paul-jaboulet-aine.fr/

M. Adrien Laurent, Directeur des Opérations, Paul Jaboulet Aîné, La Chapelle Hermitage, Château La Lagune, Château Corton C.

Coto de Imaz, Gran Reserva, Rioja. Un vin qui m’a réservé une belle surprise !!

Coto de Imaz, Gran Reserva, Espagne, Rioja Alta, 2011, $35.75, cépage: Tempranillo 100%, code SAQ : 11962651.

J’ai approché ce Gran Reserva avec un peu d’appréhension. Ces derniers doivent avoir vieilli un minimum de deux ans en barrique (surtout de chêne américain) et un minimum de trois ans en bouteille avant d’être vendus. Mes dernières dégustations démontraient des vins avec des caractères très boisés ce qui me plaît moins. Mais dans ce Gran Reserva, j’ai découvert un bel équilibre entre ces notes boisées et les notes de fruits bien mûrs. Vraiment très bon!

Au nez des notes de cèdre, de vanille, de fruits noirs bien mûrs surtout sur la mûre avec comme une touche de fraises bien mûres un peu confiturées et de belles notes boisées bien intégrées. En bouche, c’est d’un bel équilibre et d’une belle complexité avec une texture bien riche et des tannins bien équilibrés. De belles notes de fruits noirs un peu confiturés, bien juteux avec quelques notes de raisins secs. Bien qu’un 2011 il possède encore une belle fraîcheur du fruit avec quelques aspects d’un beau vieillissement tels des odeurs de tabac et de cigare. C’est d’une belle longueur et d’une belle amplitude. Un vin qui m’a réconcilié avec les Gran Reserva de la Rioja.


Coto de Imaz, Gran Reserva, Espagne, Rioja Alta, 2011

Pour en savoir plus sur El Coto de Rioja : http://www.elcoto.com/en

El Coto de Rioja est aujourd’hui un ensemble de caves vinicoles indépendantes au nombre de 12, chacune spécialisée dans sa spécialité et son terroir.

El Coto de Rioja

Huit fermes réparties dans toutes les sous-zones de la dénomination Rioja couvrent un total de 730 hectares de vignes. Le vignoble Carbonera, situé à la plus haute altitude de la Rioja (840 mètres), est idéal pour la culture des cépages blancs, et Fera Los Almendros, avec ses 450 hectares est le vignoble le plus étendu de toute la dénomination. Dans la Rioja Alavesa, El Coto de Rioja possède des vignobles à Elvillar de Álava, Yécora et Oyón. La plupart d’entre eux sont d’anciens vignobles, protégés par la Sierra de Cantabria et divisés en petites parcelles, ce qui est représentatif de l’ensemble de la région.


El Coto de Rioja

À Rioja Alta, les vignobles sont situés à Cenicero et ses environs. Bien que plus proches de la vallée, ce sont aussi des vignobles situés à une certaine altitude, qui garantissent principalement de longues heures d’exposition au soleil.


El Coto de Rioja

Déguster les grands vins des Ets. Jean-Pierre Moueix, une expérience inoubliable!!

C’est avec bonheur et honneur que j’ai reçu cette invitation de l’agence Mark Anthony Wine & Spirits à participer à cette 19 ième dégustation annuelle des vins des Établissements Jean-Pierre Moueix à Montréal. Nous avons dégusté 16 grands vins de la maison (surtout sur le millésime 2016) avec le bénéfice des commentaires et anecdotes de M. Laurent Navarre, Directeur Général des Ets. Jean-Pierre Moueix et ce depuis plusieurs années. Nous étions tous réunis à la Maison Boulud, restaurant du Ritz-Carlton.

Les Établissements Jean-Pierre Moueix* :  http://www.moueix.com/

Les Établissements (Ets.) Jean-Pierre Moueix furent fondés en 1937 par Monsieur Jean-Pierre Moueix sur le Quai du Priourat à Libourne et restent aujourd’hui une entreprise familiale.

Négociant classique de vins primeurs et livrables, les Ets. Jean-Pierre Moueix sont également propriétaires et producteurs de plusieurs Grands Crus, tels que les Châteaux La Fleur-Pétrus et Trotanoy à Pomerol, Château Bélair-Monange, Premier Grand Cru Classé, à Saint-Émilion, ainsi que Dominus Estate et Ulysses au coeur de la Napa Valley en Californie.  Ils assurent la distribution mondiale d’un grand nombre de vignobles prestigieux de la Rive Droite.

Jean-Pierre Moueix, né en Corrèze en 1913, arriva à Saint-Émilion avec ses parents lors de la crise de 1929. Les vins du Libournais étaient peu reconnus à cette époque. Il a sut deviner leur aptitude au vieillissement et leur potentiel de séduction basé sur le charme naturel du cépage Merlot.

En 1950 il a consolidé la maison de négoce par l’acquisition du Château La Fleur-Pétrus (Pomerol), puis des Châteaux Magdelaine (Saint-Émilion Premier Grand Cru Classé) et Trotanoy (Pomerol) en 1952 et 1953.

Jean-Pierre Moueix

Le point culminant de sa carrière a été l’acquisition de Château Petrus. Il en confia la gestion à son fils Christian pendant 38 millésimes. Jean-François, son fils aîné, hérita de la propriété et en assure la gestion depuis 2009.

Jean-Pierre Moueix s’est éteint en 2003 à l’âge de 90 ans.

Ets. Jean-Pierre Moueix et Autres Rivages, sociétés sœurs, sont deux maisons de négoce traditionnel bénéficiant de 80 ans d’expérience dans la sélection et la distribution des plus grands vins de Bordeaux. Les vins, mis en bouteilles au château, sont vendus soit en primeur (au printemps qui suit la récolte), soit après quelques années de vieillissement.

Les Ets. Jean Pierre Moueix sont également propriétaires et producteurs de certains des crus les plus réputés de Pomerol, Saint-Émilion et de la Napa Valley.

Plan des vignobles

Tous les vins vendus par les Ets. Jean-Pierre Moueix et Autres Rivages proviennent exclusivement du Château avant leur stockage dans les entrepôts à Libourne (25.000 m2), où plusieurs millions de bouteilles reposent dans des conditions idéales. La maison garantit ainsi la traçabilité de chaque bouteille expédiée depuis le Quai du Priourat.

Les Ets. Jean-Pierre Moueix distribuent les grands vins de la Rive Droite, en particulier Saint-Émilion et Pomerol.

En sus des propriétés familiales à Bordeaux, plus de 20 crus prestigieux de la Rive Droite confient la distribution exclusive de leurs vins aux Ets. Jean-Pierre Moueix.

Source: site web : http://www.moueix.com/

La dégustation

Le millésime 2015 – quelques notes

L’hiver 2014-15 a été assez frais et pluvieux. L’été a été marqué par une première période sèche et caniculaire et une seconde plus fraîche et faiblement arrosée. ‘’Ce qui est important c’est que la floraison a été rapide, critère d’un bon millésime’’. Le retour de la chaleur fin août et début septembre a assuré la qualité du millésime. Le mois de septembre a été plus frais et légèrement arrosé, permettant une bonne fin de maturation phénolique.

‘’Une grande attention à la gestion de la canopée a permis des vins superbes. L’expérience acquise avec le Domaine Dominus à Napa a permis de mieux gérer le vignoble avec ce soleil assez ardent durant l’été’’.

Bordeaux, Jean-Pierre Moueix, 2015, $19.30, cépages : Merlot 80%, Cabernet Franc 20%, code SAQ : 13734337 (approvisionnement continu).

Ce vin témoigne du retour de la maison dans cette catégorie des vins dits génériques après un retrait de quelques années. Ce vin est sur des notes assez modernes et provient principalement des Côtes de Castillon. Le Merlot lui apporte une certaine profondeur et complexité alors que le Cabernet Franc contribue à sa structure et ajoute une note épicée à l’assemblage.

Au nez des notes de fruits rouges assez intenses (cerises et fraises). Le moelleux est un peu ferme, l’acidité bien équilibrée et les tannins presque charpentés et tissés bien serré. Très beau rapport qualité/prix.

Bordeaux, 2015, Jean-Pierre Moueix

Pomerol, Jean-Pierre Moueix, 2015, $34.10, cépages : Merlot 95%, Cabernet Franc 5%, code SAQ : 739623.

‘’Les terroirs d’où proviennent ce vin sont toujours de bonne origine’’. Au nez des notes de fruits rouges surtout sur la fraise et la framboise, avec un côté un peu animal ainsi que des notes de torréfaction et de café. Le moelleux était velouté, l’acidité équilibrée et les tannins ronds, soyeux et quand même assez présents.

Pomerol, 2015, Jean-Pierre Moueix

Château de Bel-Air, Lalande de Pomerol, 2015, $43.75, cépages : merlot 73%, Cabernet Franc 19%, Cabernet-Sauvignon 8%, code SAQ : 12963226.
Spécialité, disponible à l’automne 2019 à la SAQ.

‘’Ce vin provient d’un des meilleurs terroirs à Pomerol ou l’œnologue-conseil est François Despagne’’. Beaucoup d’équilibre dans ce vin! Des notes florales et de fruits rouges ainsi que quelques notes toastées. Beaucoup de finesse et de profondeur.


Château de Bel-Air, Lalande de Pomerol, 2015

Château Chantalouette, Pomerol, 2014, $53.75, cépages : Merlot 67%, Cabernet-Sauvignon 33%, code SAQ : 12127279. Spécialité disponible à l’été 2019.

Ce vin est le 2ième vin de Château de Sales la plus grande propriété de Pomerol en terme de surface avec approx. 50 hectares plantés. Au nez des notes de cerises, de framboises, de vanille avec quelques notes légèrement épicées. Tout est en équilibre avec des tannins souples et bien ronds. ‘’C’est toujours bon!’’.

Château Chantalouette, Pomerol, 2014

Château Morillon, St-Émilion Grand Cru, 2015, $34.75, cépages : Merlot 80%, Cabernet Franc 20%, ce vin est une nouveauté et sera disponible à la SAQ vers l’automne 2019.

Ce vin provient d’une petite propriété de 6,3 hectares avec des vignes qui ont en moyenne 40 ans. Il possède beaucoup de finesse et de profondeur avec un moelleux bien velouté, une acidité des plus équilibrée et des tannins charpentés mais tout en finesse.

Château Morillon,
St-Émilion Grand Cru, 2015

Haut-Roc Blanquant, St-Émilion Grand Cru, 2015, $59.75, cépage : Merlot 100%, code SAQ : nouveauté disponible à l’automne 2019.

Ce vin est le 3ième vin du Château Bélair-Monange. Certaines parties du vignoble ont été replantées et les plus jeunes vignes composent ce vin. Au nez des notes de crème de fruits rouges bien frais. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins ronds, suaves et veloutés. Légère torréfaction et beaucoup de finesse. Un beau volume en bouche. Beaucoup apprécié ce vin. ‘’Il y a du fond dans ce vin’’.


Haut-Roc Blanquant, St-Émilion Grand Cru, 2015

Le millésime 2016

‘’On commence à recevoir les bouteilles de ce millésime chez les divers clients et les commentaires en général sont élogieux sur ce millésime’’.

L’année climatique 2016 a été composée de deux parties distinctes. D’abord, un printemps doux et très arrosé avec une pluviométrie record (259mm d’avril à juin, par rapport à 108mm à la même période en 2015). ‘’On était un peu nerveux à ce moment’’. Une parenthèse ensoleillée en mai a permis une floraison rapide et homogène. Le soleil a fait son retour mi-juin, début d’une période sèche et ensoleillée qui s’est poursuivie jusqu’à la mi-septembre.

Le temps chaud et sec qui s’est installé pendant l’été induit des conditions de sécheresse. Les vignobles situés sur des sols ayant retenu plus d’eau du printemps ont été épargnés. ‘’Le cycle végétatif était un peu bloqué’’.

Au moment des vendanges, les baies étaient croquantes, gorgées de sucre et fraîches à la fois; les pellicules riches de tanins doux, les pépins croquants. ‘’Les vendanges ont eu lieu dès le 24 septembre au 12 octobre dans le Pomerol et du 5 au 11 octobre à St-Émilion, ce qui est un peu plus tard que la moyenne’’.

‘’Nous nous souviendrons de l’année 2016 pour les caractéristiques suivantes : une forte précipitation de maladies cryptogamiques dues aux conditions humides du printemps ce qui a impliqué beaucoup de traitements. Une nécessité de bien gérer l’impact de la sécheresse par un travail des sols pendant la nuit et par une grande attention portée au feuillage. Il a fallu bien faire attention pour garder un feuillage suffisant qui puisse protéger les raisins.

L’année climatique 2016 ne ressemble à aucune autre. Le cycle végétatif se rapproche du millésime 2012 avec une fin de maturation particulièrement lente. La dégustation des baies rapproche du millésime 2010. Elles sont croquantes, gorgées de sucre et fraîches à la fois avec d’intenses arômes de petits fruits noirs. Les pellicules sont riches de tannins doux, les pépins sont croquants’’.

L’Hospitalet de Gazin, Pomerol, 2016, $77.00, cépages : Merlot 96,1%, Cabernet-Sauvignon 2.6%, Cabernet Franc 1.3%, code SAQ : 13214147. SAQ offre spécialité.

C’est le 2ième vin du Château Gazin qui est la plus grande propriété du plateau de Pomerol. Au nez, beaucoup de fraîcheur comme un soupçon de menthol ou de note légèrement herbacée. La texture est bien veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins sont équilibrés et tissés bien serré. Beaucoup de finesse, des notes de torréfaction et une légère sucrosité dans le vin. Très beau volume et amplitude en bouche.


Hospitalet de Gazin, Pomerol, 2016

Château Bourgneuf, Pomerol, 2016, $89.00, cépages : Merlot 85%, Cabernet Franc 15%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole.

Les vins de ce Château sont profonds et denses, riches et complexes avec des tannins bien enrobés. Au nez des notes de crème de café, de truffes et de mûres. En bouche le vin possède un superbe équilibre tout en finesse et en puissance avec des tannins équilibrés et tissés bien serré.


Château Bourgneuf, Pomerol, 2016

Château Latour à Pomerol, Pomerol, 2016, $137.00, cépages : Merlot 96%, Cabernet Franc 4%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole (49 bouteilles disponibles au moment de cet article).

Ce vin se distingue par un équilibre parfait entre élégance, puissance et moelleux. ‘’C’est très bon Latour, très très bon’’.


Château Latour à Pomerol, Pomerol, 2016

Château Certan de May, Pomerol, 2016, $235.00, cépages : Merlot 65%, Cabernet Franc 31%, Cabernet-Sauvignon 4%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole (84 bouteilles disponibles au moment de cet article).

Ce vin est tout en finesse et en élégance! De belles notes florales ainsi que des notes de fruits rouges sur la fraise et la framboise ainsi qu’un soupçon de torréfaction. Ce vin est comme une caresse, tout en finesse. Malgré tout, ces vins vieillissent merveilleusement bien.


Château Certan de May, Pomerol, 2016

Château Hosanna, Pomerol, 2016, $215.00, cépages : Merlot 85%, Cabernet Franc 15%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole.

Le Château Hosanna est considéré comme l’incarnation féminine de Trotanoy il est issu de terroirs assez différents de ce dernier. Un vin corsé et généreux, alliant finesse et équilibre. Au nez, des notes de truffes et de fruits rouges. En bouche ce qui étonne c’est la texture veloutée, les tannins équilibrés et bien ronds et le côté suave de ce vin. Beaucoup de complexité.


Château Hosanna, Pomerol, 2016

Château Lafleur-Pétrus, Pomerol, 2016, $355.00, cépages : Merlot 91%, Cabernet Franc 9%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole.

L’ensemble conserve l’élégance du cru avec une structure plus apparente et une dominance de fruits noirs ainsi qu’un soupçon de notes florales. En bouche, légère torréfaction, notes de fruits noirs avec un légère note de salinité.


Château Lafleur-Pétrus, Pomerol, 2016

Château Trotanoy, Pomerol, 2016, $370.00, cépages : Merlot 95%, Cabernet Franc 5%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole.

Château Trotanoy compte parmi les vins les plus recherchés de l’appellation et peut être gardé plusieurs décennies dans les grands millésimes. Beaucoup d’équilibre entre la puissance, la concentration des saveurs, la finesse et l’élégance. ‘’J’ai vraiment un faible pour ce vin’’.


Château Trotanoy, Pomerol, 2016

Château Bélair-Monange, St-Émilion 1er Grand Cru Classé B, 2016, $235.00, cépages : Merlot 95%, Cabernet Franc 5%, disponible à la SAQ via le Courrier Vinicole (42 bouteilles disponibles au moment de cet article).

Ce vin est tout en finesse en élégance et en puissance avec une certaine amplitude en bouche. Belle sensation de minéralité ainsi qu’une longueur plus qu’appréciable et une intensité remarquable.


Château Bélair-Monange, St-Émilion 1er Grand Cru, Classé B, 2016

Les vins du repas

Château Trotanoy, Pomerol, 2009, malheureusement ce vin n’est pas disponible


Château Trotanoy, Pomerol, 2009

Clos St-Martin, St-Émilion Grand Cru Classé 2011, malheureusement ce vin n’est pas disponible.


Clos St-Martin, St-Émilion Grand Cru Classé 2011
M » Laurent Navarre (centre), M. Roger Huet chroniqueur (droite), M. Claude Lalonde (Vinformateur – gauche)

Les vins de Wente Family Estate. Des vins de la Californie qu’il vous faut découvrir!

Très belle rencontre avec Amy Hoopes présidente de Wente Family Estate et Geneviève Boisvert Country Manager au Canada pour la même entreprise. Cette rencontre a été mise sur pied par l’agence Importation-Épicurienne et avait lieu au restaurant Les Cavistes. Nous avons dégusté 6 vins dont 2 blancs et quatre rouges le tout en accord avec des plats préparés avec les vins.

Ce que je retiens de cette dégustation c’est le fait que les vins étaient en général des plus abordables et qu’ils offraient un excellent rapport qualité/prix. Ici, pas de bombes de fruits, de surextraction, de notes trop boisées et autres choses du genre. Au contraire, tous les vins étaient d’un bel équilibre, les notes de fruits étaient bien prédominantes et tout était en fraîcheur. Alors les voici :

Wente Vineyards, dégustation au restaurant Les Cavistes

Wente Vineyards, Morning Fog, Chardonnay, Californie, Livermore Valley, 2017, $18.90, code SAQ: 10754084.

La vinification de ce vin est faite à moitié dans des barriques de chêne français et l’autre moitié en cuves d’acier inoxydable ce qui laisse beaucoup de place aux notes de fruits. Au nez, de belles notes de vanille, de poires, d’abricots avec quelques notes boisées bien discrètes. En bouche la texture est veloutée presque crémeuse avec une acidité bien équilibrée. J’ai adoré ce vin! Beaucoup de fraîcheur et de notes de fruits assez intenses.

Wente Vineyards, Chardonnay, Morning Fog, 2017

Wente Vineyards, Riva Ranch, Chardonnay, Californie, Arroyo Seco, Monterey, 2016, $27.95.

Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ. Un jour peut-être ?

Les notes boisées sont plus présentes dans ce vin puisqu’il est vinifié à 90% dans des fûts neufs (60%) et dans des fûts de seconde utilisation (40%). Le 10% restant est vinifié dans des cuves d’acier inoxydable.

Au nez des notes de fruits exotiques tels la mangue et l’ananas ainsi que des notes boisées un peu plus intenses que le vin précédent. En bouche la texture est crémeuse, l’acidité assez présente et les notes fruits tels pommes, vanille s’entremêlent avec les notes d’amandes grillées. D’une belle opulence et d’une belle longueur.

Wente Vineyards, Chardonnay, Riva Ranch, 2016

Wente Vineyards, Pinot Noir, Riva Ranch, Arroyo Seco, Monterey, 2014, $35.00, code SAQ: 13503029.

Ce vin est un bel équilibre de style entre le type Bourguignon et le type Nouveau Monde. Disons qu’il est plus influencé par le premier. Tout en délicatesse, ce vin dégage des notes florales, de fruits rouges assez intenses surtout sur la cerise ainsi que des notes d’épices douces assez discrètes. Bien qu’il ait vieilli en fûts de chêne pendant 16 mois, les notes boisées sont particulièrement discrètes.

En bouche, la texture est veloutée, l’acidité bien fraîche et croquante et les tannins équilibrés et assez délicats. Les notes de fruits surtout sur les noyaux de cerises noires sont assez intenses. Tout en équilibre, en délicatesse et d’une belle longueur! Vraiment très beau!

Wente Vineyards, Pinot Noir, Riva Ranch, 2014

Wente Vineyards, Zinfandel, Beyer Ranch, Californie, Livermore Valley, 2014, $21.05, code SAQ: 13915429.

Le genre de Zinfandel qui plaira à plusieurs! Des notes de crème de fruits bien mûrs avec quelques notes de fraises, de cerises noires, de vanille, ainsi qu’une touche mentholée. La texture est veloutée, l’acidité bien fraîche et les tannins charpentés et bien ronds. C’est des plus goûteux! Ce vin fera un malheur avec des côtes levées!

Wente Vineyards, Zinfandel, Beyer Ranch, 2014

Wente Vineyards, Cabernet-Sauvignon, Southern Hills, Livermore Valley, 2016, $19.35, cépages: Cabernet-Sauvignon 77%, Petite Syrah 13%, Merlot 4%, Petit Verdot 4%, Malbec 3%, code SAQ: 12521516.

Quel beau rapport qualité/prix que donne ce vin! De belles notes de fruits bien mûrs surtout sur la mûre, la cerise et la prune avec une petite touche de poivron. En bouche la texture est veloutée, l’acidité fraîche et les tannins sont bien charpentés et ronds. Quelques notes boisées, de vanille et de cèdre viennent compléter le tout. Un vin des plus charmeur!

Wente Vineyards, Cabernet-Sauvignon, Southern Hills, 2016

Wente Vineyards, Cabernet-Sauvignon, Charles Wetmore, Californie, Livermore Valley, 2015, $29.95.

Ce vin n’est pas présentement disponible. Dommage, c’était mon préféré!

Des notes de fruits assez mûrs sur la prune et la cerise noire avec quelques touches de vanille. La texture est veloutée, les tannins bien charpentés et les notes de fruits assez intenses surtout sur la prune se conjuguent avec de belles notes boisées. Et quel volume et quelle amplitude! Tout en longueur…

Wente Vineyards, Cabernet-Sauvignon, Charles Wetmore, 2015

Wente Family Estate : https://wentevineyards.com/

Wente Vineyards

Fondé en 1883, Wente Family Estates est le plus ancien domaine viticole familial aux États-Unis (Californie), exploité de façon continue. Il appartient et est géré par les quatrième et cinquième générations de la famille Wente. La famille possède des vignobles dans les appellations Livermore Valley, dans la baie de San Francisco et Arroyo Seco, dans la région Monterey dont la famille a fait l’acquisition dans les années 60.

Famille Wente

Innovation et tradition

Selon Amy Hoopes , présidente, une des raisons principales qui peuvent expliquer cette longévité de la famille dans l’industrie viticole est la balance entre l’intégration de nouvelles technologies et façons de faire alliés à un fort esprit de tradition. ‘’Les Wente sont des fermiers qui aiment bien faire les choses’’.

Ils ont été les premiers à planter des clones de chardonnay. Leur impact sur la viticulture est telle qu’une grande partie des vignes de chardonnay plantés en Californie sont issues des clones de la famille Wente.

Ils ont été parmi les premiers à instaurer l’irrigation ‘’drip system’’ ou irrigation goutte à goutte. De nos jours ils utilisent de nouvelles technologies comme les drones afin de mieux visualiser la santé des vignes, de bien comprendre leur niveau de maturité et de déterminer les besoins en irrigation de l’ensemble du vignoble.

Wente Vineyards, Livermore Valley

En 2010, Wente Family Estates a été l’un des premiers établissements vinicoles à recevoir le label «Certified California Sustainable Vineyard and Winery», et l’un des seuls établissements vinicoles à certifier chaque aspect de ses activités.

En 2011, Wente Family Estates a été nommée entreprise vinicole américaine de l’année par Wine Enthusiast et l’une des 30 meilleures entreprises viticoles par Wine Business Monthly.

Les vins

Les vins ne sont pas bâtis en fonction des besoins et désirs des consommateurs mais plutôt sur ce que le vignoble et la nature donnent de mieux année après année. Par la suite on recherche une clientèle pour les vins qu’on a élaboré. Ce sont donc des vins de terroirs et non pas des vins « « d’efforts’’ ou des vins triturés pour plaire au plus grand nombre.

Wente Vineyards, Arroyo Seco

Bien que les vins soient issus en grande majorité d’environ 5 cépages, la famille en a planté environ une trentaine afin de toujours être à l’affut de possibilités de faire différents vins. La recherche et le développement jouent un grand rôle dans l’élaboration des vins. Comme le disait Amy Hoopes :’’Karl D. Wente, le maître de chai aime bien avoir à sa disposition une large palette de différents cépages pour élaborer les meilleurs vins possibles. Comme un chef qui aime avoir plusieurs épices pour obtenir les meilleures recettes’’.  Au-delà d’un million de bouteilles sont produites chaque année.

La visite du vignoble – toute une expérience!!

Environ 350,000 personnes visitent le vignoble chaque année soit pour déguster les vins, pour apprécier le restaurant, pour élaborer leur propre vin personnalisé (Winemakers Studio), pour jouer au golf sur parcours du vignoble ou pour venir écouter des concerts. Toute une expérience!

Wente Vineyards

Restaurant les Cavistes – accords mets/vins

Restaurant les Cavistes

Amy Hoopes, présidente Wente Vineyards, Claude Lalonde (Vinformateur)

Découvrez la fraîcheur des vins Siciliens Sul Vulcano de la maison Donnafugata!!

J’ai dégusté ces vins à l’anonyme (à l’aveugle) cette semaine avec un groupe de sommeliers. Vraiment surprenant ces vins qui proviennent d’une région considérée comme ayant un climat des plus chaud. On est quand même dans le sud de l’Italie! Mais oh surprise, l’appellation Etna est surtout en région montagneuse ou l’air peut être plus frais en altitude. Mais surtout, la variation importante entre la chaleur du jour et la fraîcheur des nuits apporte aux vins une bonne dose d’acidité et de structure. Donc quand on déguste ces vins à l’anonyme, on a l’impression qu’ils proviennent de régions plus nordiques.

Et ces deux vins de la Maison Donnafugata étaient tout en fruits, dotés d’une belle sensation de minéralité.

Sul Vulcano Etna Bianco, Donnafugata, 2016, Sicile, $35.00, cépage : Carricante 100%, code SAQ : 13744404.

Agence Univins et Spiritueux

Moyennement aromatique ce vin vous offrira de belles notes d’agrumes, de fruits blancs, avec un soupçon de notes herbacées. En bouche, l’acidité est bien fraîche et le vin dégage une belle sensation de minéralité qui provient des sols volcaniques. En fin de bouche on sent comme une légère amertume des plus rafraîchissante. Vraiment intéressant!

Vous ferez de très beaux accords avec des fruits de mer natures.

Sul Vulcano, Etna Bianca, Donnafugata

Sul Vulcano, Etna Rosso DOC, Donnafugata, 2016, $35.00, cépage : Nerello Mascalese, code SAQ : 13744586.

Vous découvrirez dans ce vin des notes de fruits rouges bien frais (fraise et groseille) entremêlées de notes d’épices douces. Ce vin était tout en fraîcheur avec une très belle acidité bien fraîche, une belle sensation de minéralité et des tannins bien équilibrés. Je l’ai beaucoup aimé!

Vous ferez de beaux accords avec des charcuteries, des antipasti et des viandes mijotées.


Sul Vulcano, Etna Rosso, Donnafugata

La Maison Donnafugata

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Propriété familiale depuis cing générations, le famille Rallo a débuté dans l’industrie viticole en 1851. C’est en 1983 que Giacomo et Gabriella ont créé Donnafugata qui veut dire ‘’La femme en fuite’’. En fait c’est le personnage d’un roman de Tomasi di Lampedusa, Il Gattopardo, qui a inspiré ce nom. C’est la fuite d’une reine qui finalement se réfugie ou sont maintenant les vignes de la propriété.

La famille est maintenant propriétaire de 384 hectares et de 4 chais tous situés en Sicile : Contessa Entellina avec 283 hectares, Pantelleria, une île volcanique avec 68 hectares, Vittoria et ses 36 hectares, Etna et ses 18 hectares et d’où proviennent les deux vins ainsi que Marsala.

Très belle expression du Zinfandel! Vous allez apprécier ce Boneshaker, 2015!

Boneshaker, Zindandel, California, Lodi, Hahn Family Wines, 2015, $33.75, cépages : Zinfandel 81%, Petite Syrah 13%, Cabernet-Sauvignon 6%, alc.: 15%, code SAQ : 12198940.

Boneshaker, Zinfandel, 2015, Hahn Family Wines

Agence Sélections Fréchette

Avec un nom pareil on s’attendrait à un vin genre ‘’Blockbuster’’ qui va tout déplacer. Ce n’est pas tout à fait le cas. Ce sont les notes bien juteuses de fruits noirs, une certaine finesse et une belle amplitude et un volume en bouche qui prédominent dans ce vin.

En fait, vous y découvrirez au nez bien aromatique avec des notes de crème de bleuets et de mûres, quelques notes de vanille ainsi que des notes boisées, épicées et de cacao.

En bouche c’est bien équilibré, d’une texture franchement veloutée, d’une acidité bien fraîche et des tannins charpentés, tissés serré. C’est juteux, d’une belle finesse avec des notes boisées, de fruits plutôt noirs comme la mûre et la prune et agrémenté de notes épicées. Le tout culmine dans une longueur plus qu’appréciable avec une belle sensation de volume et d’amplitude. Bien que le niveau d’alcool soit de 15% celui-ci est bien intégré. Je l’ai franchement beaucoup aimé. Il peut être considéré comme ‘’Big, Bold & Beautiful’’ mais avec une certaine finesse.

Vous ferez de beaux accords avec des pièces de viandes braisées et surtout des côtes levées.

Pour en savoir plus sur Hahn Family Wines, clicquez sur le lien 

D’un classicisme abordable! Le Château Ducluzeau, Listrac-Médoc, Bordeaux, 2014.

Château Ducluzeau, Listrac-Médoc, 2014, $31.50, cépages : Merlot 78%, Cabernet-Sauvignon 22%, code SAQ : 13867527.

Château Ducluzeau, Listrac-Médoc, Bordeaux, 2014

Pas besoin d’éclater son budget pour se payer un très bon vin de Bordeaux! De facture bien classique, ce vin est d’une belle intensité tant au niveau des arômes que de ses saveurs. Au nez des notes de fruits rouges surtout sur le cassis et de belles notes boisées assez présentes mais bien intégrées. En bouche c’est tout en équilibre avec un moelleux velouté, l’acidité particulièrement fraîche et des tannins presque charpentés. C’est juteux, goûteux et en même temps élégant avec un rappel des notes de fruits rouges et noirs assez intenses. La longueur en bouche est plus qu’appréciable! Que c’est donc bon quand c’est bien fait!

Vous ferez de beaux accords avec des pièces de boeuf et d’agneau grillées.

Agence Sélections Fréchette

Le Château Ducluzeau 

Histoire de femmes et de famille depuis 1740! De femmes puisque depuis trois générations le domaine était géré par des femmes. De famille aussi puisque c’est maintenant Bruno Borie qui en gère les destinées depuis 2003. La famille est aussi propriétaire entre autres du fameux Château Ducru-Beaucaillou.

En raison de ses sols et de son climat, l’assemblage du Château Ducluzeau a toujours été dominé par le Merlot, ce qui n’est pas habituel dans cette région. Ses 13 hectares (32 acres) de vignobles sont divisés en plusieurs parcelles, très distinctes en termes de terrain et de type de sol.

La moyenne d’âge des vignes est d’environ 45 ans. Le climat dépend principalement de l’océan Atlantique, tout proche, qui modère les températures et apporte une certaine humidité, même pendant les étés les plus chauds.

En 1932 le Château a obtenu la classification cru bourgeois qu’il a conservé dans la version mise à jour de 2003.

Bien classique et tout en fraîcheur que ce très beau Badia a Coltibuono, Chianti Classico 2015!

Badia a Coltibuono, Chianti Classico, Riserva, DOCG, 2015, $37.75, vin bio, cépages: Sangiovese 85%, Canaiolo 5%, Ciliegiolo 5%, Colorino 5%, code SAQ: 13039772

Badia a Coltibuono, Chianti Classico, DOCG, Riserva, 2015

Agence Sélections Fréchette

Bien classique que ce vin! De la finesse, bien typé Chianti Classico avec l’apport d’un des meilleurs millésimes qu’est le 2015!  Il est entièrement produit à partir de raisins autochtones et de la culture agri-biologique. Un très bel achat!

Au nez des notes de cerises bien fraîches un peu acidulées, d’épices douces et en filigrane quelques notes de tabac. Ce qui étonne en bouche c’est ce bel équilibre entre une acidité assez marquée et bien rafraîchissante, un moelleux bien velouté et des tannins équilibrés presque charpentés. Les notes de cerises légèrement acidulées sont prédominantes. Et bien que ce vin ait vieilli 24 mois en barrique on ne sent que très peu les notes boisées. Tout est en finesse et d’une longueur appréciable. C’est succulent, juteux, goûteux. Plus on en boît plus on a le goût d’en boire…

Pour en savoir plus sur Badia a Coltibuono clicquez sur le lien .

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