Catégorie : $40.01 et plus (Page 1 of 11)

Quatre expressions du cépage Nebbiolo avec la caisse panachée de l’agence Vinatovin!

Le cépage Nebbiolo, roi et maître du Piedmont, situé dans le nord de l’Italie, confirme la qualité et l’unicité des vins de cette région. Cette caisse mixte démontre bien les multiples facettes du cépage avec un vin de la DOC Torino, de Barolo DOCG, de Barbaresco Reserva DOCG et de Barolo Reserva DOCG. Ce sont tous des vins qui sauront bien garnir votre cave ou cellier.

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Vous aurez accès à toutes les modalités ainsi que les détails de livraison en succursale ou à domicile selon la région. Vous pouvez aussi appeler au 1-819-472-5282 ou envoyer un email à information@vinatovin.com

Caisse #4: Italie – Nebbiolo dans toutes ses formes : $820.00 – 12 bouteilles

3 bouteilles Torino DOC 2016

3 bouteilles Barolo DOCG 2014

3 bouteilles Barbaresco Riserva DOCG 2012

3 bouteilles Vinorum Barolo Riserva DOCG 2011 (ou 2012 selon inventaire)

Torino, Nebbiolo, Italie, Piémont, Langhe, Torino DOC, Salvano, 2016, $38.40, cépage : Nebbiolo, , alc. : 13.5%.

Torino, Nebbiolo, Italie, Piémont, Langhe, Torino DOC, Salvano, 2016

Notes de dégustation Vinformateur (échantillon) :

Ce vin s’ouvre sur des effluves d’une belle intensité tant sur les fruits rouges bien mûrs, que de notes d’épices douces et un soupçon de vanille. La bouche est d’une texture veloutée, l’acidité assez présente typique au cépage et les tannins sont charpentés et tissés bien serrés et assez ronds pour du Nebbiolo. Le vieillissement de 18 mois en barrique libère de belles notes boisées qui avec le temps s’intégreront harmonieusement à l’ensemble du vin. C’est juteux, d’une belle amplitude en bouche et d’une très belle persistance. C’est un vin de Nebbiolo qui a une très bonne capacité de vieillissement bien qu’on puisse l’apprécier immédiatement.

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges et du gibier.

Barolo, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG, cépage : Nebbiolo, 2014, $62.90, alc. : 14%.

Barolo, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG, cépage : Nebbiolo, 2014

Notes de dégustation du producteur :

Ce vin est un des plus prestigieux de la région du Langhe. D’un rouge éclatant avec quelques reflets violacés il dégage des accents typiques de tabac et de chocolat. La texture est bien veloutée et le vin est bien sec.

Vous ferez de beaux accords avec les viandes rouges et sera parfait avec du gibier. Il est particulièrement raffiné avec des plats typiques des Langhe, tels que «Brasato al Barolo» (bœuf braisé au vin rouge) et «Lepre al civet» (lièvre sauvage cuit au vin rouge). Excellent entre les repas comme «vin de méditation».

Barbaresco, Italie, Piémont, Langhe, Barbaresco, Riserva DOCG, Salvano, 2012, $82.20, cépage : Nebbiolo, alc. : 14%.

Barbaresco, Italie, Piémont, Langhe, Barbaresco, Riserva DOCG, Salvano, 2012

Notes de dégustation du producteur :

Robe rouge grenat intense et profonde. Bouquet caractéristique de fruits rouges mûrs avec des notes de bois et de vanille. Le profil aromatique est bien sec et austère rappelant le pays de Langhe.

C’est un vin adapté aux rôtis, au gibier et à diverses spécialités piémontaises. Excellent avec les fromages à pâte dure et épicée.

Barolo, Riserva, Vinorum, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG, 2012 ou 2011, $92.45, cépage : Nebbiolo, alc. : 14%

Barolo, Riserva, Vinorum, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG

Notes de dégustation du producteur :

Robe rouge grenat intense et profonde. Bouquet typique, intense et très persistant avec un parfum de bois doux et de vanille. Goût sec et velouté.

Vous ferez de beaux accords avec les viandes rouges et sera parfait avec du gibier. Il est particulièrement raffiné avec des plats typiques des Langhe, tels que «Brasato al Barolo» (bœuf braisé au vin rouge) et «Lepre al civet» (lièvre sauvage cuit au vin rouge). Excellent entre les repas comme «vin de méditation».

Cantine Salvano

Cantine Salvano

Les origines de Cantine Salvano remontent à des temps anciens. Dans les années 30, Angelo Salvano a commencé à produire des vins dans la ferme «Grillo» dans les vignobles de Diano d’Alba, au cœur des Langhe.

Ses produits, le résultat du travail acharné dans les vignobles et le dévouement à une terre dure et riche en même temps, commencent à être connus de beaucoup. Immédiatement après la guerre, la volonté de fer de son fils Xavier lui a permis d’agrandir la cave et de déplacer Valle Talloria. D’où le nom «Salvano» devient synonyme de vins de qualité.

Vignobles Salvano

En 1982 commence une nouvelle phase de croissance décisive, lorsque deux garçons des paysans d’origine décident de capitaliser sur leur enthousiasme et de réaliser leur rêve en tiroir. Luciana Agnello et Piero Sobrero apportent à l’entreprise et à leurs ambitions des expériences personnelles, en perpétuant la tradition, les saveurs et les arômes d’un art ancien, liés à la valeur de la terre des Langhe.

De nos jours, l’entreprise possède des vignobles à Ricca, Roddino, Barbaresco, Treiso, Serralunga, Monforte, à Roero et à Diano d’Alba (la terre historique du premier siège de la cave). Les vignobles sont traités et transformés par les agriculteurs, selon la tradition, afin de préserver les différentes caractéristiques de chaque terre.

Les autres caisses panachées

Poliziano! Des vins de Toscane de qualité supérieure!!

En juin dernier je visitais l’Italie et plus particulièrement la région de Montepulciano qui est située en Toscane. C’est à l’invitation du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano que j’ai visité cette superbe région. Vous pouvez accéder à mon article sur la région qui mérite d’ailleurs qu’on y aille au moins une fois dans sa vie. Tellement beau! Cliquez sur le lien.

Lors de ce voyage j’en ai profité pour visiter plusieurs vignobles dont celui de Poliziano. Rencontrez donc avec moi ce producteur bien connu au Québec dont une dizaine de références sont disponibles à la SAQ.

Il faut savoir que lors de ma visite j’ai enregistré l’ensemble des commentaires de Margherita Pallecchi Directrice à l’Export et du Dott. Federico Carletti propriétaire du Domaine. C’est donc pratiquement sous forme d’entrevue que je vous livre cet article.

VF (Vinformateur) : ‘’L’Italie possède tant de cépages indigènes et ça me surprend toujours qu’on persiste à utiliser des cépages dits internationaux dans l’élaboration des vins’’.

MP (Margherita Pallecchi) : ‘’Il est vrai que de temps à autres nous allons assembler du Merlot avec du Sangiovese car les deux vont si bien ensemble. Le Merlot ajoute un côté plus rond et plus velouté au vin final. Cependant notre but ultime pour les prochaines années est d’utiliser de 90 à 95% de Sangiovese si ce n’est 100% comme nous le faisons maintenant pour nos deux vins provenant de Single Vineyards (vins provenant d’une seule parcelle).

Nous voulons donc être des producteurs de Sangiovese dans le terme le plus pur. Pour le moment nous sommes entre 80 et 90% de Sangiovese et nous sommes en constante et rapide évolution.

Visite du vignoble

VF : note – nous nous dirigeons vers les vignes…

MP : ‘’Je me présente. Mon nom est Margherita Pallecchi et je suis Export Manager pour Poliziano Winery depuis 14 ans pour les marchés européens. Il y a 5 ans je m’occupais de tous les marchés.

La Winery est la propriété privée de Dott. Federico Carletti que nous allons rencontrer plus tard. Federico fait partie de la deuxième génération de la famille. Il a déjà été président du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano et est une personne influente en viticulture italienne. Son background est ingénieur agronome et il a dévoué toute sa carrière depuis sa graduation en 1978 à l’élaboration du vin.

Son père a débuté la Winery en 1961 avec environ 22 ha et c’est lui qui planté toute la vigne. Poliziano c’est réellement une affaire de famille! D’autres membres de la famille sont bien impliqués dans les opérations.

Nous avons maintenant ici 127 ha de vignes avec un autre 27 ha dans le secteur de Maremma et Cortona. Nous produisons de 800,000 à 1 million de bouteilles. Nous vendons nos vins dans environ 45 pays incluant le Québec. On peut dire que la Winery a connu une forte croissance surtout due à l’acquisition de vignobles au fil des années.  Approx. 50% de la production est exportée alors que le reste est vendu localement. Ces pourcentages peuvent varier un peu d’année en année.

Les vignes sont plantées en Cordon Royat (Spur Cordon) à 80% de Sangiovese (Prugnolo Gentile).  

Les vignes sont plantées à haute densité donc très près l’unes de l’autre avec 6,000 plants/ha. Dans les années 60 et 70 cette densité était de 3,000 à 3,500 plants/ha. Ceci philosophie contribue au fait que chaque plant est en complétion pour la nourriture du sol. Les grappes résultantes sont plus petites, sont plus concentrées avec un profil aromatique plus riche.

Nous procédons à une vendange verte vers la fin d’août afin de bien gérer les rendements et la maturité des grappes que nous voulons optimales.

Cette année (2019) nous sommes 10 jours en retard puisque le mois de mai a été froid et pluvieux et ce, malgré le fait que le débourrement a été hâtif au printemps. Nous n’avons jamais rien vu de tel depuis des années.

Les changements climatiques ont été si drastiques que nous sommes passés du chauffage de la maison à l’air climatisé en une journée. Finalement nous n’avons pas eu de printemps.

Notre type d’agriculture est durable et nous ne sommes pas organiques. Cependant nous n’utilisons pas d’insecticides et utilisons plutôt les méthodes de « confusion sérielle » chez les insectes. Nous limitons aussi l’utilisation de produits phytosanitaires.  Nous pensons nous convertir un de ces jours.

Visite du Chai

Le Chai principal vient des années 70 et il a été restauré au fil des années. Nous recevons environ de 10 à 15,000 visiteurs chaque année. Nous avons 2-3 personnes qui s’occupent des visites sur au moins 6 mois par année.

Réception des raisins

Nous arrivons à la réception des raisins qui ont tous été vendangés à la main. Les raisins sont égrappés avec une nouvelle technologie qui utilise l’oscillation des grappes. Les baies sont traitées plus doucement et ne génèrent donc aucun stress. Puis elles sont triées depuis 2014 par scanner optique ainsi qu’à la main.

Nous sommes que quelques vignobles en Toscane à utiliser cette technologie de pointe. Dans les bonnes années l’efficacité de ces scanners ne semble pas optimale car la grande majorité des raisins sont beaux. Mais dans les moins bons millésimes ils aident beaucoup. Il est très important de bien calibrer ces machines car elles sont extrêmement rapides. Les vins Premium dont les Signe Vineyards ne sont triés qu’à la main afin d’optimiser la qualité des baies.

Égrappeuse – Poliziano

Cette portion du Chai a été rénové dans les années 90. Le tout utilise la gravité pour ne pas à avoir à pomper les raisins. Il n’y a qu’un étage vers le sous-sol. Tous les raisins sont fermentés dans des cuves en acier. Pour la fermentation malolactique, nous utilisons une partie des barriques de chêne’’.

La salle de fermentation

VF : note – Nous rentrons à l’intérieur…

MP : ‘’Au début, alors que nous n’avions que 22 ha cette partie du Chai suffisait pour le vieillissement du vin. Au fil des années le Chai a été agrandi. On s’est longtemps posé la question si au lieu d’agrandir le Chai original, il n’aurait pas été mieux d’en bâtir un autre afin d’améliorer la logistique. Ça a été finalement été une décision émotionnelle d’agrandir le Chai original ou tout a débuté. Au fil des années la Winery a beaucoup changée. Des 22 ha du début, on a maintenant 125 ha. Ces parcelles sont dispersées et tout revient ici.

Même les raisins de Maremma sont vinifiés ici ce qui est une bonne distance. Ils sont transportés dans des camions réfrigérés et ça prend de 2 à 2.5 hres pour arriver ici’’.

VF : note – Nous descendons vers les cuves de fermentation…

MP : ‘’Les cuves ont une forme conique ce qui aide au chapeau à constamment se désintégrer. Tout le moût arrive dans ces cuves par gravité. Nous avons ici deux sections. La première est pour les vins haut de gamme ou les cuves sont passablement plus petites avec 9,000 litres ce qui permet la vinification parcellaire. Les vins sont « punchés » lentement plusieurs fois par jour afin d’extraire les bons tannins. Nous ne voulons de vins avec des tannins astringents. Les cuves sont toutes thermorégulées afin d’optimiser la vinification.

Dans cette deuxième section nous avons des cuves plus grandes. Et il y a beaucoup de ces cuves pour une production de 800,000+ bouteilles. … Vraiment tout est fait afin de produire des vins de qualité. Le Rosso sera fait dans des plus grandes cuves. Ici la vinification et la fermentation sont automatisés. On utilise plus de « pump over » pour ces vins afin d’aller chercher une belle extraction de saveurs et de couleur’’.

VF : Observation : En comparaison avec d’autres vignobles ce qui surprend c’est la qualité, la qualité et le haut niveau de sophistication de l’équipement de pointe dans le Chai. En fait les investissements sont beaucoup plus effectués au niveau technologique qu’au niveau marketing.

MP : ‘’En 2005 nous avons agrandi pour accueillir encore plus de barriques pour le vieillissement. Même les barriques et foudres ont une forme conique. On peut les utiliser pour la fermentation malolactique car c’est une forme de barrique qui facilite le processus. Il est en fait plus facile de nettoyer ces barriques. Ce sont donc des barriques à double usage.

Nous ne faisons pas de Riserva mais nous avons des Single Vineyards.

Vieillissement en barriques et bouteilles

Plusieurs corridors sont utilisés pour le vieillissement en bouteille. Nous avons de beaucoup d’espace. La majorité des vins vieillissement en bouteille pour de 3 à 6 mois ou plus. Le vieillissement total en barrique est d’un an à 1.5 an plus le vieillissement en bouteille.

Au sous-sol nous utilisons l’air climatisé afin de bien contrôler la température et de plus c’est bien sombre ce qui est parfait pour le vieillissement. Tout cet endroit a été créé dans les années 70 . Vous voyez des cuves en ciment mais nous ne les utilisons plus pour la fermentation mais bien pour effectuer les assemblages. La fermentation n’est faite qu’en cuve d’inox.

Peux-être qu’un jour on réutilisera les cuves de ciment mais pour le moment nous sommes à l’inoxydable.

Bibliothèque des vins – Poliziano

VF : note – Devant nous La bibliothèque des vins! Ça ressemble à La Banca de Vino que j’ai vu à Bra dans le Piémont. C’est ici qu’on rassemble tous les millésimes.

MP : ‘’Puis nous arrivons dans la salle des barriques où sont disposées 2,000 barriques et tonneaux. Au fil des années nous utilisons de moins en moins de petites barriques et de moins en moins de barriques neuves afin de laisser la place aux arômes et saveurs fruitées et ainsi accentuer la complexité des vins.

Si on comparait un 2000 à un 2015 on verrait que les notes boisées sont beaucoup moins présentes. C’est véritablement un changement de style dans nos vins. Nous utilisons des barriques et des foudres de chêne français. Deux millésimes sont à vieillir présentement soient le 2017 et le 2018. Sous peu nous allons embouteiller le 2017 et nous libérerons de l’espace pour le 2019 qui s’en vient. Ici il y a toujours 2 millésimes qui vieillissent côte à côte. Nous contrôlons la température ainsi que l’humidité avec les ‘’sprinklers’’. ‘’

Rencontre avec Dott. Federico Carletti

VF : note – Nous sommes de retour à la réception ou nous rencontrons Dott. Federico Carletti le propriétaire de Poliziano pour la dégustation des produits de la maison.

VF : « Je suis impressionné par le nombre élevé de petites cuves qui vous permettent la vinification parcellaire.  Vraiment une orientation qualité ».

FC (Dott. Federico Carletti ):  ‘’Nous avons débuté il y a 20 ans cette approche parcellaire et ce dans tous les aspects de la Viti et viniculture incluant le vieillissement. Nous vendangeons à la main et nous respectons la typicité des cépages et des terroirs.

Dans les 10 dernières années nous avons fait beaucoup d’analyse de sols afin d’optimiser les bons cépages avec les bons sols. Il y a de ça 20 ans, nous avons fait ce que nous voyons maintenant comme une grosse erreur.

Nous avons 2 Single Vineyards dans le Vino Nobile et nous avons décidé alors de faire les vins dans un style Bordelais. Le terroir de Bordeaux est bien spécifique et finalement n’est pas du tout le même qu’on retrouve dans notre appellation. Nous avons une myriade de sols, d’altitudes, d’expositions etc. Finalement nous avons réalisé qu’il fallait mieux mettre en valeur ces variations en respectant les cépages et les sols qu’en essayant de copier le style d’une autre région. Maintenant j’ai changé de philosophie. Je ne tente plus de faire des vins comme à Bordeaux. J’étudie les sols, j’essaye de comprendre les particularités de chaque terroir et de voir ce qu’il me donne comme vin. Maintenant l’approche pour moi ce que nous faisons avec nos Single Vineyards.

Et vous serez aujourd’hui les premiers canadiens à déguster le deuxième Single Vineyards de Poliziano qui n’a jamais été vendu en Amérique du Nord’’.  

VF : ‘’Quelle est votre position sur le pourcentage de Sangiovese à être utilisé dans l’élaboration de vos vins et sur l’utilisation des cépages internationaux’’?

FC : ‘’Il à y 40 ans il n’était pas facile de faire un bon vin avec le Sangiovese. Les plants de vignes et les types de Sangiovese étaient différents. Dans notre Rosso nous avons par exemple 20% de Merlot. Je veux faire de bons vins. Maintenant nous envisageons des clones différents et ce dans les meilleurs terroirs ce qui permet l’utilisation de Sangiovese à 100%.

D’ailleurs, les vins que nous allons donc déguster sont le : Rosso di Montepulciano 2017 avec 20% de Merlot , Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 15% Merlot, Asinone Single Vineyard Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 10% d’autres cépages et le Caggiole Vinio Nobile di Montepiulciano 2016 est élaboré avec  100% de Sangiovese.

Nous faisons 1,000,000 de bouteilles avec 130 ha à Montepulciano et 27 ha à Maremma et Cortona. À chaque année dans ma tête j’améliore la qualité de nos vins. Par exemple nous avons augmenté la densité de plantation avec 6,000 plants/ha et ce depuis les années 90.

Avec les changements climatiques nous avons réduit à environ 5,000 plants/ha. Nous évaluons l’agriculture organique dont nous implantons certains des principes. Nous sommes experts dans beaucoup de ce qui touche la vitiviniculture pour avoir constamment expérimenté au fil des années.

Nous avons introduit beaucoup de technologies de pointe comme par exemple la sélection (tri) optique. Mais je ne l’utilise que surtout pour le Rosso. Pour les autres vins nous faisons le tri à la main. Le tri optique est extrêmement rapide et brasse un peu le raisin durant le processus.

J’ai visité l’année dernière le Château Montrose et j’étais fier de voir qu’ils appliquaient la même philosophie au niveau du tri entre autres.

Mais, ce qu’il y a de plus important c’est le terroir. Nos deux Single Vineyard proviennnet de deux sols totalement différents et on peut voir de grandes différences lors de la dégustation’’.  

VF : « Et le futur réside où selon vous? »

FC : « Avec des vins élaborés à partir de 100% de Sangiovese. Dans un autre ordre d’idée il ne faut pas oublier le réchauffement climatique qui nous a forcé d’apporter plusieurs changements. Nous coupons par exemple les feuilles plus jeunes qui ont tendance à produire du sucre ce que nous ne voulons pas. Nous gardons les plus vieilles feuilles et on protège les grappes avec. La gestion du feuillage a complètement changé. Auparavant ou « ouvrait » les feuilles le 10 juillet. Maintenant nous faisons cette opération le 10 septembre. Il ne faut pas que les grappes de Sangiovese cuisent sur le plant.

J’ai mis beaucoup de temps à sélectionner les clones de Sangiovese et je crois avoir trouvé les meilleurs. Ça nous permet de focaliser sur le Sangiovese et ajouter ainsi de la typicité à nos vins.

Nous utilisons entre autres seulement nos levures que nous produisons nous même.

La maturation du fruit est très importante pour moi. Je ne fais jamais l’analyse des baies. J’y goûte plutôt pour mieux comprendre ou le raisin est rendu . Donc je me promène dans les vignes avec mon oenologue et nous goûtons aux raisins. Nous prenons nos décisions sur le niveau de sucre, d’acidité , la maturation phénolique et nous sommes capables de dire quand il faut débuter les vendanges.

J’aime les vins qui sont riches et qui ont du corps. Je n’aime pas les vins verts avec des arômes herbacés.

La dégustation

Poliziano, Rosso di Montepulciano, 2017, $22.50, cépages : Sangiovese (Prugnolo Gentile) 80%, Merlot 20%, sucre : 2.4 %, alc. : 14.5%, code SAQ : 13630343.

J’ai été surpris par la structure de ce vin. De plus, les notes de chêne sont très discrètes (vieillissement de 6 mois de 20% du vin). Il a du corps, de la mâche, la texture est bien veloutée

et les notes de fruits (cerises noires) sont bien mûres. J’ai de plus perçu quelques notes florales. Les tannins sont charpentés et tissés bien serré et l’acidité est bien présente. Aucune note herbacée. Tellement beau, c’est définitivement un vin à acheter!!

FC : ‘’En 2009 nous avons commencé à vendanger alors que tous les autres vignerons avaient terminé. Nous avons quand même à vendanger 89 ha de Sangiovese et ça nous prend 2 semaines. Je prends des risques pour atteindre cette maturité’’.

Poliziano, Vino Nobile di Montepulciano 2016, $32.00, cépages: Sangiovese 85%, Merlot 5%, Cannaiolo 5%, Colorino 5%, sucre : 1.5 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ: 11194832.

Ce vin a effectué un vieillissement de 15 mois en barrique. Le millésime 2016 en est un bien classique. C’est un vin dans lequel on perçoit beaucoup d’équilibre, une très belle acidité ainsi que de beaux arômes de cerises et d’épices douces. La structure tannique est superbe et il dégage une belle impression de volume en bouche. Un vin bien sphérique. On perçoit la complexité sans les saveurs et arômes boisées.

FC : ‘’On utilise des barriques de 500 à 600 litres. Il n’y a qu’une petite partie des barriques qui sont neuves. À ce sujet nous avons beaucoup évolué au fil des années.’’

Poliziano, Asinone, Vino Nobile di Montepulciano, 2016, (le 2015 est disponible à $63.75), cépages : Sangiovese 90%, Colorino 10%, code SAQ : 13787543.

FC : ‘’C’est le plus vieux des deux Single Vineyards. Les sols de cette parcelle sont particulièrement pauvres avec des sols d’argile et de roches rouges. La production de ce vin est très limitée’’.

Un vin qui s’ouvre sur des effluves de fruits bien mûrs, d’épices douces, de cuir. La bouche volumineuse est veloutée, la texture élégante sur des tannins bien charpentés et tissés bien serré. Tout est en équilibre et en finesse!! D’une longueur et persistance assez incroyable!!

Poliziano, Le Caggiole, Vino Nobile di Montepulciano, 2015, non disponible au Québec.

FC : ‘’Le Caggiole provient de sols composés de fossiles et de coquillages. On y retrouve de l’argile (29%) et aussi pas mal de sable. Nous avons débuté la sélection en 2013. Nous n’en avons pas fait en 2014. Puis 2015 le vin était beau et en 2016 nous avons  finalement décidé d’en faire notre deuxième vin Single Vineyard’’.

Élaboré à partir de 100% Sangiovese ce vin est très élégant, fin avec un côté féminin. Le vieillissement est fait dans des barriques un peu plus grande que pour l’Asinone.

Ces deux parcelles ne sont qu’à 500m l’une de l’autre ce qui est assez surprenant étant donné le profil aromatique tellement différent entre les deux vins. L’impact des sols sur ce vin est remarquable.

Dott. Federico Carletti et Claude Lalonde (Vinformateur) à droite

Vignobles de Larose: Des Crus Bourgeois de niveaux ‘’Supérieur’’ et ‘’Exceptionnel’’!

Cette semaine j’avais le plaisir de revoir Franck Bijon Directeur Général et Technique des Vignobles de Larose tous situés dans le Médoc. Circonstances plus qu’intéressantes car cette rencontre coïncidait avec l’annonce de la nouvelle classification des Crus Bourgeois de Médoc dont font partie les propriétés des Vignobles de Larose soient : Château Larose Trintaudon (Saint-Laurent, Médoc), Château Larose Perganson (Saint-Laurent, Médoc), Château Arnauld (Arcins) et la plus récente acquisition en 2019 du Château Tour de Pez (Saint-Estèphe).

Le classement des Crus Bourgeois du Médoc 

C’est en 1932 que les producteurs de vins ainsi que la Chambre de Commerce décident de reconnaître 444 Crus Bourgeois du Médoc. Puis en 1962, l’union des Crus Bourgeois est créée. C’est en 2003 que la première classification officielle est mise sur pied et compte 247 châteaux. Cependant en 2007 certains châteaux déclassés contestent en cours cette reclassification et gagnent leur cause ce qui entraîne l’annulation de cette classification.

Après un travail acharné de 10 ans, L’Alliance des Crus Bourgeois annonçait une toute nouvelle classification qui regroupe 249 châteaux répartis sur les 8 appellations du Médoc soient : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe.

Video en 3D du Médoc. Source: Pierre Le Hong Infographe

Cette classification comporte des nouveautés :

Celle classification est valable pour 5 ans ce qui permet aux producteurs de mettre sur pied des plans d’affaires quinquennaux.

Tous les vins ont été sélectionnés selon des dégustations à l’aveugle (sur 5 millésimes de chaque vin de 2008 à 2016) effectuées par des experts reconnus mais dont le nom n’a pas été publié. Donc aucune influence indue.

On réintroduit les 3 niveaux de classification soient : Cru Bourgeois (179 Châteaux), Cru Bourgeois Supérieur (56 Châteaux) et Cru Exceptionnel (14 Châteaux).

Les producteurs qui présentaient leurs vins pour les classifications Supérieurs et Exceptionnels se devaient de présenter leurs plans de marketing, de communication, leurs cahiers de pratiques agricoles et environnementales ainsi que leurs techniques viticoles et vinicoles.

J’ai inclus la liste des Châteaux qui sont reconnus comme Crus Bourgeois. Cliquez sur le lien suivant. https://www.crus-bourgeois.com/

Vignobles de Larose

Les Vignobles de Larose sont la propriété de la compagnie d’assurances Allianz et ce depuis 35 ans ce qui est particulier. Ceci apporte une solidité financière à l’entreprise et en retour permet des acquisitions (Château Arnauld 2007 et Château Tour de Pez en 2019) et des investissements tant au niveau viticulture, viniculture qu’au niveau oeno-tourisme. En fait des investissements importants à ce niveau sont à être effectués.

Vignobles de Larose

Vignobles de Larose est un joueur important au sein des Crus Bourgeois non seulement avec ses 4 Châteaux mais aussi avec ses 255 hectares de vignes, une production de 1.3 million de bouteilles dont 30% à l’export le tout selon une philosophie d’agriculture durable et certifiée Haute Valeur Environnementale.

Franck Bijon – Vignobles de Larose

La dégustation

Nous avons dégusté 4 vins chacun sur 2 millésimes : Château Larose Trintaudon dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur, Château Larose Perganson dont le Cru Bourgeois a lui aussi été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur ainsi que le Château Arnauld dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 14 Châteaux classés Exceptionnel.

Le Château Tour de Pez dont on a récemment fait l’acquisition a été classé Cru Bourgeois. L’équipe des Vignobles de Larose est à mettre en place des actions qui en amélioreront le classement.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), Haut-Médoc, 2016, $29.00 (avant taxes), cépages : Cabernet-Sauvignon 42%, Merlot 58%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de poivron, d’épices douces et de cerises. La texture est veloutée, l’acidité assez présente et les tannins sont d’équilibrés à charpentés et tissés bien serré. Bien sphérique en bouche, le tout est bien souple avec des flaveurs de griottes, de cuir et de prunes sur une finale bien fruitée.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur, Haut-Médoc, 2016 (à partir du 2018), $26.35, cépages : Cabernet-Sauvignon 47%, Merlot 47%, Petit Verdot 6%, code SAQ : 11835388.

Sur des notes de crèmes de fruits rouges bien frais, soupçon de vanille et de fruits noirs (cassis, mûres). La bouche est veloutée, les tannins sont suaves et bien charpentés en même temps (il a plus de puissance que le 2011), quelques flaveurs de torréfaction bien intégrée, de cerises noires, le tout est bien équilibré et d’une belle longueur.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2008, $33.99, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Un ‘’gros vin’’ tout en élégance! Sur des notes de torréfaction, de prunes, de fruits noirs (cassis, mûres) et un soupçon de poivrons. Beaucoup de volume en bouche avec des tannins bien denses, charpentés et tissés bien serré (légère astringence). Des flaveurs de griottes, de cigare, de chololat et de fruits noirs. Très long en bouche et élégant.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2012, $35.50, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 50%, code SAQ : 12116385.

Bien complexe sur des effluves de truffes noires, de fruits rouges et noirs (cassis) et de chocolat. La bouche est puissante et élégante avec des tannins bien charpentés. D’une longueur assez impressionnante.

Le Magnum 2015 fera son entrée en succursale à compter de la semaine prochaine 9 mars 2020.

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2012, $60.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, code SAQ : 13987772.

Puissance et élégance! Sur des arômes de fruits noirs, de notes de cigare et d’épices douces. La bouche est dense et puissante et les tannins bien charpentés (64% Cabernet-Sauvignon) et élégants. Une main de fer dans un gant de velours!

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2014, $58.93 avant taxes, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Bel équilibre entre la puissance, l’élégance et les notes fruitées. Le nez dégage des notes mentholées et de cèdre ainsi qu’une certaine torréfaction. Beaucoup de tension et de minéralité dans ce vin. Longueur exceptionnelle.

Restaurant La Chronique

Découvrez les superbes vins de la maison Zenato!!

Dégustation des vins de la maison Zenato

Lors de ma visite de la région de Valpolicella en novembre dernier, j’en ai profité pour aller visiter Alberto Zenato que j’ai rencontré à quelques reprises lors de différents salons à Montréal.

J’avais entendu parler qu’il était devenu le nouveau président de l’association ‘’Famiglie Storiche’’ qui a été créée en Juin 2009 par l’union des dix caves historiques et familiales . J’ai en profité pour faire une entrevue avec Alberto sur l’avenir de l’appellation de Valpolicella. Cette entrevue fera partie d’un article spécifique à ce sujet qui paraîtra plus tard.

Alberto Zenato

Alors, j’ai visité le vignoble et le chai puis nous avons dégusté une sélection bien représentative des vins de la maison. Quel bonheur!!

Zenato Azienda Vitivinicola – L’âme de Lugana et le cœur de Valpolicella

Visitez avec moi le vignoble et le chai et benéficiez des commentaires de notre guide…

‘’Toute l’aventure vinicole la famille Zenato a débutée dans la région de Lugana qui possède maintenant le Domaine Santa Cristina situé à San Benedetto di Lungana avec 65 hectares de vignes qui sont surtout concentrées autour du cépage Trebbiano di Lugana (dans la partie sud du Lac de Garde) avec lequel nous faisons notre Lugana Santa Cristina et notre San Benedetto.

Famille Zenato

Ce sont nos ‘’porte-étendards’’ en termes de vins blancs. On parle ici de vignes qui ont autour d’une cinquantaine d’années et vous voyez que nous ne sommes qu’à 10 kilomètres du lac. Beaucoup de gens viennent nous visiter’’.

‘’Dans la région de Lugana, nous produisons aussi du cépage Merlot et du Cabernet-Sauvignon pour nos vins issus d’un seul terroir/parcelle (single vineyard) et aussi pour d’autres vins issus d’assemblages.

Dans la région, les sols sont surtout composés d’argile qui apportent beaucoup de fraîcheur et de minéralité aux vins.

Carte de la région

Évidemment la proximité au lac apporte un effet de microclimat. Le vent nous aide à garder les vignes bien au sec. Santa Cristina représente environ la moitié des 65 hectares.

En viticulture, nous utilisons surtout la méthode Guyot et les vendanges sont faites à la main même si nous pouvons le faire de façon mécanisée. C’est une philosophie que nous appliquons aussi dans la région de Valpolicella’’.

Vignobles Zenato

‘’La famille possède aussi des vignes avec leur Domaine Costalunga situé à Sant’Ambrosio avec 30 hectares dans la partie de Valpolicella Classico. C’est là qu’on produit notre fameux Ripassa et nos Amarone Classico et Riserva.

Les vins ne sont pas produits selon des labels bio, mais selon les principes d’une agriculture durable’’.

Le Chai du Domaine Santa Cristina

Domaine Santa Cristina

‘’Lors des vendanges les raisins n’ont aucun contact avec l’oxygène car ils sont saturés de nitrogène ce qui nous aide à garder le caractère fruité de nos vins. On apporte les raisins surtout le matin et vers la fin de l’après-midi afin de garder la fraîcheur des raisins.

Tous les vins sont vieillis au chai de Santa Cristina même ceux qui sont vinifiés dans la région de Valpolicella. Ces derniers, selon la loi, doivent être vendangés et élaborés dans la région de Valpolicella. Une fois la fermentation terminée on le transporte ici à Santa Cristina pour être vieilli. Ça on peut faire ça en dehors de l’appellation. C’est la raison pour laquelle vous verrez les barriques et foudres des vins de Valpolicella dans le chai’’.

La vinification, le vieillissement

‘’Nous avons ici des cuves à température contrôlée d’une capacité de 20,000 à 50,000 litres pour faire la fermentation des vins. Nos vins rouges de Valpolicella doivent passer par une période de stabilisation car ils sont transportés de la région de Valpolicella jusqu’ici. Puis ils passent à la période de vieillissement. Nous avons présentement des Amarone du millésime 2015 qui sont dans des cuves et qui passeront vers des barriques’’.

Nous voyons des amphores…’’Certains tests sont effectués avec des amphores afin de voir l’effet sur les vins. Les tests sont faits avec pas mal tous les types de vins. Ces tests prendront encore quelques années afin d’en mesurer l’impact sur le profil aromatique.

Zenato Azienda Vitivinicola

Le seul vin blanc qui est vieilli en barrique est le Lugana Riserva, 70% en barrique et 30% en cuve inox. Puis il vieillit encore 6 mois dans des foudres et puis un an en bouteille.

La majorité des autres foudres sont pour les Amarone. Nous voulons que ce soient les arômes de fruit qui s’expriment et non pas les notes boisées. Les foudres ont une capacité de 3,000 à 5,000 litres et les bois utilisés proviennent surtout de Slavonie puis de France et des État-Unis. Nous avons aussi des foudres qui vont jusqu’à 7,500 litres de capacité. Nous y vieillissons tous les Amarone (Classico et Riserva) et le Lugana Riserva.

Zenato Azienda Vitivinicola

Tous les autres assemblages de rouges incluant les Valpolicella, les Ripasso, certains Recioto vieillissent dans des plus petites barriques.

La majorité des foudres ont 7,500 litres de capacité. Plusieurs des Amarone de Zenato se sont issus parmi les meilleurs vins du monde selon les Suckling, Decanter et Wine Spectator.

Zenato Azienda Vitivinicola

Les rouges vieillissent dans des barriques de 225 l à 500 l . Le niveau d’acidité des rouges de Valpolicella leur permet de bien vieillir et de tenir la route grâce à leur structure.

Zenato Azienda Vitivinicola

La dégustation

La salle de dégustation était particulièrement belle et se situe au même niveau que les salles de vieillissement des Amarone.

Zenato Azienda Vitivinicola

Les vins dégustés représentaient bien la panoplie des vins de la maison. Nous avons autant goûté aux vins de la région de Lugana que ceux de Valpolicella. Et pour votre plus grand plaisir, la marque Zenato est bien représenté à la SAQ avec 15 vins. Cinq des six vins dégustés y sont disponibles.

Zenato, Metodo Classico, Brut, Lugana DOC, vin mousseux. Ce vin n’est pas disponible au Québec

Ce vin est élaboré à partir du cépage Trebbiano di Lugana. Il s’ouvre sur de belles notes de fruits blancs et d’arôme floraux. La bouche est dominée par une très belle acidité et une belle sensation de minéralité. C’est un vin bien droit, incisif et d’une très belle fraîcheur.

Zenato, Metodo Classico, Brut, Lugana DOC

Zenato, Lungana DOC, San Benedetto, 2018, $17.90, vin blanc, sucre: 7.4 g/l, code SAQ: 10705055.

Ce vin s’ouvre sur des effluves bien aromatiques et assez intenses d’agrumes, de pommes et de poires ainsi qu’un soupçon de vanille. En bouche la texture est veloutée, l’acidité bien présente et les flaveurs de zeste de citron, d’agrumes et de pommes créent une belle harmonie.

Zenato, Lungana DOC, San Benedetto, 2018

Zenato, Lungana, Riserva, Sergio Zenato, 2016, $31.75, sucre: 5.4 g/l, code SAQ: 13505403

Superbe vin bien aromatique, intense, charmeur et doté d’une belle profondeur. 70% de ce vin a vieilli dans des foudres pendant une période de 6 mois puis de 12 mois en bouteille.

C’est un vin d’une belle richesse doté d’une texture suave,  d’une acidité assez marquée avec quelques flaveurs boisées mais discrètes, de notes d’épices douces, de saveurs d’agrumes et de vanille. Et quelle belle finale toute en longueur…Un vin qu’il vous faut acheter sans faute!!

Zenato, Lungana, Riserva, Sergio Zenato, 2016

Zenato, Ripassa, Valpolicella DOC Superiore, 2016, $26.95, sucre : 10 g/l, code SAQ: 974741.

Possiblement un des plus beaux Ripasso! Au nez il dégage des arômes de fruits frais et mûrs axés sur les cerises noires, de fruits rouges et d’épices douces. En bouche c’est un vin suave et riche qui nous enchante tant par sa texture des plus veloutée que par ses tannins bien ronds, charnus et d’une créent une très belle structure. C’est un vin sensuel, comme une caresse. Et quelle belle profondeur des arômes avec cette finale quelque chocolatée. Humm….

Zenato, Ripassa, Valpolicella DOC Superiore, 2016

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico, 2015, $48.10, sucre: 7.0 g/l, alc.: 16.5%, code SAQ: 879445.

Un vin superbe et d’une belle élégance! Ce vin possède une belle intensité aromatique marquée par des effluves de prunes, de figues bien fraîches et quelques notes d’épices douces. En bouche c’est…charmeur, élégant, volumineux, d’une très belle amplitude, tout en fraîcheur le tout étant supporté par des tannins bien charpentés. Quelle belle intensité et quelle belle finale.

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico, 2015

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico Riserva, 2013, $96.25, sucre: 7.8 g/l, alc.: 16.5%, code SAQ : 11491933.

Ce vin n’est produit que lorsque les conditions optimales se présentent. Ce vin est vieilli pendant 4 ans en barriques puis passe un an en bouteille avant d’être mis en marché. Complexe, élégant, des arômes d’une rare intensité, d’un volume en bouche exceptionnel et des tannins très charpentés. Vous pourrez l’attendre une vingtaine d’années et plus bien qu’il soit superbe dès maintenant.

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico Riserva, 2013

Quelle belle découverte que ces vins d’Arnaldo Rivera. Une ode aux 11 crus de l’appellation Barolo!

Quelle belle rencontre avec Gabriele Oderda responsable du projet pour Terre del Barolo coopérative qui représente au-delà de 300 viticulteurs dans cette région. Alors que ce sont les viticulteurs qui sont responsables de faire pousser les raisins, c’est la coopérative qui vinifie les vins, élabore les cuvées et fait la promotion des vins partout sur la planète.

Cette coopérative est née d’un constat qu’Arnaldo Rivera a fait dans les années 50 afin d’aider socialement et économiquement ces familles. Ce qui est particulier c’est que la taille de chaque vignoble est d’environ de 2 à 3 hectares ce qui en fait de petites opérations artisanales d’où l’importance cruciale de cette coopérative. Cette cave indépendante est en fait la gardienne de la tradition viticole.

Arnaldo Rivera

Ces familles de viticulteurs sont présentes partout sur les 11 communes qui constituent les crus de Barolo. Pratiquement aucun autre producteur peut se targuer d’avoir accès à des raisins de qualité qui proviennent de l’ensemble des crus de Barolo. Et c’est cette force et cette distinction qui est à la base de ce projet d’élaborer des vins qui représenteraient chaque cru de la région de Barolo sous la marque Arnaldo Rivera, comme une ode au fondateur. Donc, on voulait faire des vins de terroir haut de gamme qui soient représentatifs de chaque cru, de chaque commune de Barolo.

Carte des crus de Barolo

Et pour ce faire on sélectionnerait les meilleurs terroirs et les meilleurs viticulteurs de chaque village, de chaque commune, de chaque cru. Ultimement environ une trentaine de ces 300 producteurs ont été sélectionnés pour faire partie du projet. Les vignobles des délimitations historiques ont été privilégiés dans le choix des terroirs afin d’en augmenter le potentiel de qualité.

Tout un projet qui a fait appel aux connaissances de plusieurs car il s’agissait de bien cerner l’essence même de ces crus, chose qui n’avait jamais été faite auparavant. Du moins pas au sein d’un tel projet. Il fallait donner une identité à ces vins, à ce projet et on a décidé de célébrer le fondateur de la coopérative ce qui était bien naturel. 

Afin de traduire graphiquement l’ensemble des crus et des vins, des étiquettes que je trouve très belles ont été développées par un groupe d’artistes sympathiques à la cave, à la cause et au projet. Chaque cru du Barolo d’où provient le vin est identifié graphiquement sur la bouteille. Il faut savoir dans le Piedmont (et en Italie) qu’on ne peut identifier un vin et par son cru et son lieu-dit. On a trouvé une façon créative de faire le tour de cette règle.

Je vous en dirai beaucoup plus sur le Barolo et ses crus et villages dans un texte qui suivra sous peu. Car pour comprendre l’entièreté et l’importance du projet il faut mieux comprendre la composition de l’appellation Barolo et de ses 11 crus. Ce projet c’est une ode à ces crus comme on en a jamais vu!.

La dégustation

Nous avons eu le bonheur de déguster ces 11 vins représentatifs de chaque cru. L’exercice en a été un pratiquement didactique car je ne crois qu’aucun des professionnels du vin qui étaient présents à cette dégustation n’avait jamais goûté à l’ensemble de ces grands crus au moins de cette façon c’est-à-dire côte à côte. Gabriele nous a d’ailleurs mentionné que chaque cru était ‘’didactique’’ en ce sens qu’il était des plus représentatif de sa commune ou village.

Je me concentrerai sur les deux vins disponibles à la SAQ. Les autres suivront sous peu. Disons d’emblée que ces vins sont produits en petites quantités et sont par le fait même peu disponible et c’est dommage. Mais on ne peut vendre que ce que la terre voudra bien nous donner. Car disons-le, c’est la sélection rigoureuse des terroirs qui a délimité les quantités disponibles.

Alors voici mes notes de dégustation des deux vins qui sont présentement disponibles à la SAQ.

Arnaldo Rivera, Nascetta del Comune di Novello, Langhe, Terre del Barolo, vin blanc, 2018, $29.00, sucre : 3.8 g/l, code SAQ : 14027079.

Ce vin a été élaboré à 100% avec le cépage autochtone Nascetta. Il s’ouvre sur des accents d’agrumes, de fruits blancs, de pêches bien fraîches avec comme en plus un soupçon de cire d’abeille.  La bouche est éclatante de fraîcheur et offre une superbe sensation de minéralité ainsi qu’une acidité presque vive. Quel beau contraste! On parle d’un vin bien droit, bien tendu, plein d’énergie qui se termine en une finale longue et fraîche.

Arnaldo Rivera, Nascetta del Comune di Novello, Langhe, Terre del Barolo, vin blanc, 2018

Arnaldo Rivera, Undicicomuni, Barolo, Piedmont, Terre del Barolo, 2015, $49.75, cépage : Nebbiolo 100%, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 14027087.

Ce vin provient des 11 communes de Barolo. Ce vin se laisse découvrir sur des effluves bien profondes de roses, d’épices douces de fruits rouges et de prunes. La bouche est fabuleuse avec une texture bien velouté, une acidité assez présente et des tannins puissants, bien charpentés et tissés bien serré. De belles flaveurs d’épices douces, de fruits rouges et de réglisse s’en dégagent en une belle harmonie. Et quelle finale interminable! Beaucoup d’équilibre et de caractère dans ce vin.

Arnaldo Rivera, Undicicomuni, Barolo, Piedmont, Terre del Barolo, 2015

ITHQ

Cette dégustation avait lieu à l’ITHQ. Un gros merci pour les plats qui étaient excellents et le service toujours à la hauteur de la réputation de cet établissement.

L’agence Céleste Levure

L’ensemble des vins d’Arnaldo Rivera est disponible en importation privée en contactant l’agence au 514-948-5050 ou via www.celestevin.ca. Les notes de dégustation des vins disponibles en IP suivront sous peu.

De superbes Cavas pour la Saint-Valentin et pourquoi pas… tous les jours de l’année!!

Dégustation des vins de Pere Ventura – Family Wine Estates

La maison Pere Ventura, fondée en 1992 à Sant Sadurni d’Anoia en Catalogne (ouest de Barcelone) est devenue une entreprise qui comprend des établissements vinicoles à Penedès (Can Bas Domini Vinicola acquisition en 2011)) ainsi que dans le Priorat (Merum Priorati acquisition en 2013), mais le cœur de la marque reste consacré au Cava surtout de style premium. La maison a deux lignes de Cava: soit ‘’Tresor’’ qui est la marque maison et ‘’Vintage Collection Gran Reservas’’ qui provient de Can Bas Domini Vinicola (DO Penedès), un domaine que la société a acquis en 2011.

Cette dernière a été l’un des premiers vignobles à être considéré comme un Paraje Calificado, une appellation officielle introduite par la DO Cava en 2017.

L’équipe porte un soin tout particulier à ses fruits, à l’agriculture biologique (certifiée en 2018) et à la cueillette à la main; en cave, on vinifie chaque cépage séparément, on fermente en cuves inox avec des levures indigènes et la période de vieillissement peut durer plus de cinq ans. Le résultat: des vins mousseux complexes et élégants de la côte catalane.

Pere Ventura

La philosophie de vitiviniculture en est une de durable. En fait, l’agriculture sèche (dry farming) est pratiquée sur les 328 hectares de vignes pour conserver l’eau, mais elle diminue également les rendements et augmente la concentration de la saveur et la qualité du raisin. Des installations de vinification à la pointe de la technologie sont intégrées dans le paysage et utilisent l’énergie passive pour maintenir des températures fraîches et s’abstenir d’utiliser des pompes.

En 2019 la maison a fait partie des 100 meilleures Wineries dans le monde selon le magazine Wine & Spirits.

De gauche à droite: Marta Sanvicente (Pere Ventura), Claude Lalonde (Vinformateur), Catarina Soares (Pere Ventura) et Sandrine Labelle (Agence Importation-Épicurienne)

Les Cava selon Marta Sanvicente – Deputy General Manager Pere Ventura Family Wine Estates

‘’Le vrai Cava provient du Penedès en Catalogne. En fait c’est dans cette région qu’est né le Cava. Afin d’émuler le succès du Champagne on a commencé à faire des vins effervescents avec la même méthode que le Champagne. Quand est venu le temps de définir les appellations vers les années 80 (1991 DO Cava), le gouvernement a permis à tous de faire du Cava et de ne pas limiter la production à la Catalogne. Chaque village, région qui faisait un vin mousseux a reçu alors le droit à l’appellation Cava. L’implication c’est qu’il manque une identification à un terroir. Vous ne pouvez comparer le Cava qui vient deux régions qui sont à 2,000 kilomètres l’une de l’autre.

C’est présentement un projet sous le leadership de M. Ventura que d’identifier la région de Penedès sur la bouteille de Cava afin d’identifier les meilleures régions productrices. Ceci n’est pas permis présentement. Ce sera au consommateur de décider quel type de Cava il veut acheter. Selon moi, les Cavas qui proviennent de la Mancha n’ont pas la même concentration que les Cavas du Penedès. Il y a beaucoup de travail pour faire ressortir les notions de terroir quant au Cava.

Certaines des différences entre le Cava et le Champagne : pour faire du Cava rosé il faut qu’on utilise des raisins à jus rouge. On ne peut pas mélanger les deux couleurs comme on le fait en Champagne. Nos rosés sont donc de véritables rosés. On ne peut chaptaliser (ajout de sucre), on ne peut utiliser des vins de réserve (des vins d’autres millésimes) comme en Champagne. Tous les Cavas sont millésimés même si le millésime n’est pas toujours indiqué sur la bouteille. En fait, nos vins mousseux sont probablement plus ‘’vrais’’ que bien d’autres vins mousseux.’’

Il faut noter que certains producteurs délaissent l’appellation Cava afin de leur permettre de communiquer la provenance plus qualitative de leur Cava soit la région de Penedès qui est la première région productrice de Cava. Il faudra bien que les instances gouvernementales agissent.

Quelques notions de base sur le Cava

Les principaux cépages blancs autorisés sont le Macabéo, le Parellada, le Xarel-lo, le Chardonnay, le Subirat, le Chenin blanc et le Malvoisia. Parmi les cépages rouges autorisés on retrouve le Grenache, le Monastrell, le Pinot Noir, le Trépat, le Tempranillo et le Merlot.

Les temps de vieillissement sur lies : La mention Cava :  minimum de 9 mois, Cava Reserva : minimum de 15 mois, Cava Gran Reserva : minimum 30 mois, Cava de Paraje Calificado : minimum de 36 mois.

Quantité de sucre résiduel : Brut nature : jusqu’à 3 g/l, Extra Brut : jusqu’à 6 g/l, Brut : jusqu’à 12 g/l, Extra Seco : entre 12 et 17 g/l, Seco : entre 17 et 32 g/l, Semi Seco : entre 23 et 50 g/l, Dulce : plus de 50 g/l.

Le Cava est élaboré selon la méthode traditionnelle c’est-à-dire qui comprend une deuxième fermentation en bouteille.

Chai – Pere Ventura

La dégustation

Nous avons dégusté 7 vins dont 5 Cavas, un vin blanc tranquille de la maison Can Bas et un vin tranquille rouge de la maison Inici Merum de l’appellation Priorat. Trois de ces vins sont disponibles à la SAQ et deux sont disponibles en importation privée en contactant l’agence Importations-Épicuriennes au 450-671-0631 ou via info@importation-epicurienne.com.

Clos Amador, Brut, Reserva, Cava, Catalogne, $14.55, cépages : Macabéo 35%, Xarel-lo, Parellada 30%, sucre : 9.5 g/l, code SAQ : 12888182.

Une belle approche qui évoque une sensation de minéralité comme sur le caillou mouillé, il est bien aromatique avec des accents d’agrumes et de pomme verte. En bouche on perçoit cette minéralité avec des flaveurs d’agrumes et de pommes sur une finale dont la perception de  l’acidité est assez vive.

Clos Amador, Brut, Reserva, Cava, Catalogne

Pere Ventura, Primer, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne, $17.30, cépages : Parellada 40%, Xarel-lo 40%, Macabeo 20%, sucre : 12 g/l, code SAQ : 13905415.

Ce Cava se rapproche passablement du profil aromatique du Champagne avec un rapport qualité/prix assez exceptionnel. Au nez sur des effluves florales, d’agrumes, d’amandes et de pain grillé. La bouche est bien crémeuse avec une acidité bien fraîche avec un rappel des notes de pain grillé. Beau volume en bouche et bien goûteux!

Pere Ventura, Primer, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne

Pere Ventura, Tresor, Brut, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne, 2016, $20.40, cépages : Macabeo 40%, Xarel-lo 40%, Parellada 20%, sucre : 9.5 g/l, code SAQ : 13905386.

Des plus aromatique sur des notes assez intenses de pommes, de vanille, de levures et d’accents toastés. La bouche est bien complexe avec une acidité prononcée, une belle sensation de minéralité ainsi que des flaveurs de pâtisserie et de noix. Vraiment très beau!

Pere Ventura, Tresor, Brut, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne, 2016

Pere Ventura, Tresor, Rosé, Brut, Espagne, Conca de Barbera, Cava, $23.45, cépage : Trepat 100%, sucre : 12 g/l. Ce vin est disponible en importation privée en caisse de 6 bouteilles.

Ce vin mousseux me fait penser aux Champagnes Blancs de Noir (Pinot Noir) avec son petit côté vineux et son côté bien droit. Il s’ouvre sur des effluves de fruits rouges avec quelques notes de rancio et comme une touche herbacée. En bouche il est un peu vineux, bien droit et dégage une belle sensation de minéralité. Belle longueur.

Pere Ventura, Tresor, Rosé, Brut, Espagne, Conca de Barbera, Cava

Un vin rouge tranquille disponible en importation privée m’a véritablement séduit. C’est le Inici, Merum provenant du Priorat.

Inici, Merum Priorat, Espagne, Catalogne, Priorat, 2016, $40.75, cépages : Grenache Noir 60%, Carignan 15%, Syrah 15%, Cabernet-Sauvignon 10%, sucre : .5 g/l, alc. : 15.5%. Ce vin est disponible en importation privée, caisse de 6 bouteilles.

Vraiment superbe sur un nez de fraises, de framboises, de cassis et de prunes assez intenses. En bouche, la texture est bien veloutée, l’acidité moyennement présente et les tannins bien mûrs sont charpentés et tissés bien serré. Doté d’une certaine élégance, il est savoureux et tout en longueur. Un vin à acheter!

Inici, Merum Priorat, Espagne, Catalogne, Priorat, 2016

Deux autres vins – non disponibles au Québec

Pere Ventura, Vintage, Gran Reserva, Brut, Espagne, Catalogne, Cava, 2014, $53.50, cépages : Xarel-lo 60%, Chardonnay 40%, sucre : 5 g/l.

Un vin assez intense qui dégageait un beau volume, une belle amplitude sur une finale crayeuse et bien crémeuse.

Pere Ventura, Vintage, Gran Reserva, Brut, Espagne, Catalogne, Cava, 2014

D’Origen, P3, Xarel-lo, 2018, Can Bas, Espagne, Penedès, vin blanc, $38.50, sucre : .8 g/l.

Ce vin sert à l’élaboration des Cavas. On ne peut que souhaiter fasse son apparition au Québec. C’est un vin parcellaire dont les raisins sont triés sur le volet. Une partie du vin est vinifié en amphores. Il est bien floral sur des notes de pommes et de poires ainsi que d’épices douces. En bouche il est tout en équilibre avec une longue finale.

D’Origen, P3, Xarel-lo, 2018

Restaurant Pintxo

Cette dégustation a eu lieu au restaurant Pintxo – Le Central qui se spécialise en mets espagnols.

Restaurant Pintxo

Penfolds – l’icône des vins d’Australie!

Dégustation vins Penfolds – Maison Boulud

Nous étions récemment reçus par les vins Penfolds véritables icônes de la viticulture australienne depuis plus de 175 ans. Les vins de cette marque font partie de Treasury Wine Estates un des plus importants groupes vinicoles au monde avec au-delà de 70 marques et 13,000 hectares de vignobles. La marque Penfolds en est le pinacle avec des vins légendaires tels Grange Bin 95, RWT, Bin 707 et autres tous aussi importants.

Source: site Penfolds

La maison Penfolds

C’est en 1844 que Penfolds est fondé en Australie à McGill Estate par le docteur Christopher Penfold et son épouse Mary. Au tout début on ne produit que des vins fortifiés sur une dizaine d’hectares qui produisent encore des raisins. En 1870 à la mort de Christopher, c’est Mary qui prend l’entièreté de la charge du vignoble. Plusieurs années passent et le succès s’installe.

C’est en 1948 qu’on engage Max Schubert en tant que winemaker. C’est lui qui amènera Penfolds vers des vins tranquilles et créera le fameux Grange au début des années 50. Ce vin a toute une histoire car il a été développé en secret par Max Schubert car les membres du conseil d’administration de l’époque n’aimaient ce vin. Max a persisté au fil des années et 1960 il a été introduit dans le portfolio des vins de la maison. Dire que ce vin se détaille maintenant autour de $800.00.

C’est en 1959 que sont créés les vins ‘’Bin’’ avec Kalimna Bin 28. BIN veut dire Batch Identification Number. On introduira tout comme à Bordeaux, une philosophie de ‘’multi-sourcing’’ c’est-à-dire de sélectionner les raisins de plusieurs sources différentes afin d’apporter aux vins plus de complexité et de consistance. Cette philosophie s’avérera des plus gagnante surtout avec le réchauffement climatique des dernières années. Cette philosophie permet à Penfolds d’accéder à des raisins qui poussent plus en altitude. Ceci permet d’obtenir des vins d’une fraîcheur exceptionnelle.

La maison possède près de 2,000 hectares de vignes dans diverses régions de l’Australie et a accès à un autre 3,000 hectares de vignes sous contrat avec des viticulteurs. Cet accès privilégié a permis tout récemment à Penfolds de sélectionner des raisins de régions qui n’ont pas été affectées par les récents feux de broussailles.

La dégustation

C’est avec Zoe Warrington, ambassadrice de la marque que nous avons dégusté 6 vins au restaurant Boulud. C’est l’agence Mark Anthony Wines & Spirits qui représentent Penfolds au Canada.

Je déguste les vins de Penfolds depuis plusieurs années et les vins de cette dégustation me sont apparus tout en fraîcheur, d’un bel équilibre sans excès de notes boisées. Point de fruits confiturés ni d’excès de niveaux d’alcool. Le prix des vins dégustés oscillait entre $48.75 et $249.50 pour le RWT.

Il faut savoir que quelques vins de la marque Penfolds sont disponibles à la SAQ à prix plus abordables tels le Koonunga Hills Chardonnay ($15.20) et le Koonunga Hills SHiraz/Cabernet-Sauvignon ($16.95).

Les vins

Penfolds, Bin 51, Eden Valley, Riesling, 2018, $44.75, code SAQ: 14144540.

Bien typé Riesling avec ses notes empyreumatiques (notes pétrolées), d’arômes de citrons et de pommes ainsi que de concombres bien frais. En bouche c’est la sensation de minéralité avec des notes de craies qui domine typique d’un vin bien droit. L’acidité est vive et créé un beau contraste avec les flaveurs de citron. Un vin plein d’énergie assez intense et bien goûteux! À boire d’ici 2028.

Penfolds, Bin 51, Eden Valley, Riesling, 2018

Penfolds, Bin 311, Chardonnay, 2018, $52.25, disponible en importation privée en caisse de 6 bouteilles.

Ce vin a été produit pour la première fois en 2005. Il provient de trois sous-régions situées en altitude ( Adelaide Hills, Tumbarumba et Tasmania) ce qui lui apporte beaucoup de fraîcheur. Il a vieilli en fûts de chêne français pendant une période de 10 mois. Il s’ouvre sur des effluves d’agrumes et de pêches ainsi que de pain grillé avec un léger boisé. La bouche est crémeuse et riche et toute en fraîcheur. Ce vin dégage une belle sensation de minéralité et de belles flaveurs de fruits telles les pêches, les noyaux de pêches et d’agrumes et ce, dans une longueur des plus savoureuse. À boire d’ici 2025.

Penfolds, Bin 311, Chardonnay, 2018

Penfolds, Bin 128, Coonawarra, Shiraz, 2017, $62.00, disponible en importation privée en caisse de 6 bouteilles.

Nous sommes au Québec une des rares régions dans le monde à avoir accès à ce vin. Et il faut en profiter!! Les raisins uniques au Bin 128 proviennent de terroirs de Terra Rossa (terre rouge) bien typiques de la région de Coonawarra connue pour ses vins parfumés et bien séduisants. Sur des arômes d’épices douces, de menthe verte, de notes florales, de chocolat noir et de notes un brin terreuses.

En bouche la texture est veloutée, l’acidité bien fraîche et les flaveurs de cassis, de tabac et d’épices douces s’entremêlent avec des tannins charpentés dans une superbe longueur. À boire entre 2020 et 2032.

Penfolds, Bin 128, Coonawarra, Shiraz, 2017

Penfolds, Bin 407, Cabernet-Sauvignon, 2016, $98.50, ce vin sera disponible à la SAQ vers mars 2020. Code SAQ : 14152304.

Ce vin inspiré par le Bin 707 offre une belle profondeur ainsi qu’une superbe complexité aromatique. Sur des accents de crème de fruits rouges bien mûrs, de cassis, de cerises, un soupçon d’eucalyptus, de  menthe ainsi qu’une touche de notes boisées. En bouche tout est en équilibre entre la texture veloutée, les tannins bien charpentés et tissés serré et les flaveurs de fruits noirs, de notes boisées, de tabac et d’épices douces. D’une belle élégance, tout en longueur et en amplitude.

Penfolds, Bin 407, Cabernet-Sauvignon, 2016

Penfolds, Bin 389, Cabernet Shiraz, 2016, $99.75, code SAQ : 13818418.

Ce vin est souvent reconnu comme le ‘’Baby Grange’’. Une des raisons est qu’il est vieilli dans les barriques (12 mois dans des barriques de chêne américain) qui ont servi à l’élaboration du Grange. Il s’ouvre sur des effluves de prunes, de chocolat noir, de fruits noirs, de sous-bois et d’épices douces. Tout en élégance, en volume et en amplitude, les tannins sont bien charpentés et tissés serré et forment un tout harmonieux avec les flaveurs de graphite et de fruits noirs. Incroyable ce vin! À boire de 2020 à 2046.

Penfolds, Bin 389, Cabernet Shiraz, 2016

Penfolds, RWT, Shiraz, 2016, $249.50, code SAQ : 14152275. Sera disponible vers l’été 2020.

RWT veux simplement dire Red Winemaking Trial. Ce vin somptueux est élaboré de raisins de la région de Barossa et s’ouvre sur des notes de mûres, de torréfaction, de notes de fruits rouges bien frais et de chocolat noir. Opulent et riche sur des tannins bien charpentés et des flaveurs complexes sur des notes boisées ainsi que de bleuets et de mûres. Une longue finale toute en amplitude! Un simple délice!! À boire jusqu’à 2040.

Penfolds, RWT, Shiraz, 2016
Zoe Warrington ambassadrice de marque, Claude Lalonde (Vinformateur)

La Maison Boulud

Cette dégustation avait lieu à la maison Boulud le restaurant du Ritz-Carlton.

Un bouquet de coups de cœur!

Coups de coeur de la dégustation de l’agence Rézin – Janvier 2020

Nous étions cette semaine invités par l’agence Rézin à déguster plusieurs de leurs vins. C’est toujours agréable de sortir d’une telle dégustation avec plusieurs trouvailles et coups de cœur. Je vous fais donc part de ceux qui ont particulièrement retenu mon attention.

Weingut Jurtschitsch Grüve, Gruner Veltliner, Autrice, Kamptal, 2018, $24.70, alc.: 13%, 1.2 g/l, code SAQ: 13679884.

J’aime beaucoup ce cépage pour sa fraîcheur, son acidité normalement bien vive et son côté bien aromatique. Celui-ci déborde d’énergie avec son petit côté agrumes, de fruits blancs avec comme un soupçon de miel et une touche de fruits exotiques. Sa vinification en cuves inox met totalement l’accent sur ses notes fruitées. En bouche il est bien croquant avec son acidité bien vive et sa belle sensation de minéralité. Sa finale est toute en fraîcheur.

Son étiquette, des plus particulière, a été créée par l’artiste Christian Ludwig Attersee. Impossible de la manquer sur les tablettes de la SAQ!!

Weingut Jurtschitsch Grüve, Gruner Veltliner, Autrice, Kamptal, 2018

Christophe Pacalet, Les Marcellins, Beaujolais, 2018, $17.75, cépage : Gamay 100%, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 14349051.

Christophe Pacalet est le neveu de Marcel Lapierre figure légendaire dans le Beaujolais. Comme on dit, la pomme (ou le raisin…) n’est pas tombée loin du pommier et toute cette expertise accumulée au fil des années se retrouve dans ses vins. Celui-ci en est un vibrant exemple.

Coup de cœur pratiquement unanime, ce vin est résolument porté sur le fruit bien frais. Sur des effluves de fraises, d’épices douces et de cerises il est des plus charmeur. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité bien fraîche et les tannins équilibrés et peu corsés. Les flaveurs de fruits sont d’une belle intensité et se prolongent en bouche de façon élégante. Un vin à acheter !! Malheureusement il n’y en a peu en magasin. Cependant on me chuchote dans l’oreille qu’il sera de nouveau disponible vers la fin mars.

Christophe Pacalet, Les Marcellins, Beaujolais, 2018

Jean-François Mérieau, Le Bois Jacou, Vallée de la Loire, Touraine, 2018, $21.50, cépage : Gamay 100%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12572858.

Ce vin provient d’un vignoble qui s’étend sur 10 hectares de vignes âgées de 10 à 60 ans qui donnent un vin qui déborde d’arômes et de saveurs fruitées telles les fraises, les framboises. Puis suivent des accents d’épices douces comme la cannelle et de belles notes de poivre. En bouche les flaveurs sont d’une belle intensité, la texture est bien veloutée et les tannins sont bien équilibrés presque gouleyants (peu corsés). La finale est totalement sur les fruits avec une trame épicée. Très beau vin!!

Jean-François Mérieau, Le Bois Jacou, Vallée de la Loire, Touraine, 2018

Domaine La Madura, Languedoc-Roussillon, Saint-Chinian, Classic, 2017, $19.45, cépages : Carignan 39%, Grenache 30%, Mourvèdre 16%, Syrah 15%, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 10682615

Un vin bien généreux d’une appellation que j’aime beaucoup. S’invitent de belles notes de garrigue, de fruits rouges bien mûrs, un soupçon de mûres et de belles notes florales. En bouche c’est généreux sur des flaveurs d’épices douces bien dosées, tout en amplitude et d’une longueur appréciable. Ce domaine est classé HVE3 (Haute Valeur Environnementale), le plus haut niveau bio en France.

Domaine La Madura, Languedoc Roussillon, Saint-Chinian, Classic, 2017

Domaine Richaud, Vallée du Rhône, Cairanne, 2017, $41.50, cépages: Grenache 45%, Mourvèdre 27%, Syrah 14%, Carignan 12%, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 12711037.

Sublime ce vin! Tout en fraîcheur sur des effluves de fruits bien mûrs avec un beau soupçon de menthe, de poivre ainsi que des notes d’olives. D’un beau velouté avec des tannins charpentés et tissés bien serré il dégage passablement de volume et d’amplitude en bouche. Et que dire de sa longueur…

Domaine Richaud, Vallée du Rhône, Cairanne, 2017

Domaine La Tour Vieille, La Pinède, Languedoc-Roussillon, Coullioure, 2018, $27.15, cépages : Grenache 75%, Carignan 25%, sucre : 3.0 g/l, code SAQ : 13638513.

Sur des arômes d’olives, de prunes ainsi qu’un soupçon d’épices douces. En bouche c’est élégant, bien velouté avec des tannins charpentés mais pas trop. J’aime bien cette amplitude en bouche sur des flaveurs de fruits noirs et de cacao.

Domaine La Tour Vieille, La Pinède, Languedoc-Roussillon, Coullioure, 2018

Agence Rézin – dégustation

Visitez le vignoble Montresor dans le Valpolicella avec Edoardo Montresor et Corrado Eridani!

En octobre dernier je rencontrais Edoardo Montresor ambassadeur de la marque à Montréal pour les 50 ans de l’Amarone Montresor qui est le plus populaire au Québec. Vous pouvez accéder à l’article que j’avais alors écris sur sa visite ainsi que les notes de dégustation de certains de ses vins : http://bit.ly/338we0V

Edoardo Montresor et Corrado Eridani (droite)

Suite à sa visite, nous nous étions donné rendez-vous chez eux dans la région de Valpolicella. J’y suis donc allé le 22 novembre dernier et j’ai eu le plaisir de visiter leur chai en compagnie d’Edoardo et de Corrado Eridani œnologue et winemaker de la maison et de déguster de leurs vins dont le Recioto 1974 dont je me souviendrai toujours.

J’ai conçu cet article tout comme si vous y étiez lors de ma visite. Évidemment ce n’est pas le genre de visite touristique mais bien une visite en profondeur avec Edoardo et Corrado. J’ai enregistré l’ensemble de cette visite et je l’ai retranscrite dans cet article. Je leur ai posé plusieurs questions sur divers aspects de la vinification des vins surtout pour les Amarone et le Ripasso. Avec la lecture de cet article vous en apprendrez beaucoup sur ces types de vins. Vous aurez aussi leur perspective sur le futur de ces types de vins.

La visite du chai

Winery Montresor

Lors de notre visite le Chai était en totale reconstruction suite a la vente du vignoble.

Edoardo Montresor (EM) : « En fait la moitié de l’arrière du chai a été mis à terre pour un agrandissement important qui comprendra une nouvelle ligne d’embouteillage qui devrait être prête fin février 2020 juste à temps pour embouteiller le dernier millesime. On ajoutera aussi sur le dessus une grande terrasse pour y faire plein d’événements sûrement à temps pour Vinitaly ».

Réception et pressoirs (derrière)

‘’La réception du Chai n’accueille présentement que des petits camions avec les fruits des vendanges pour l’opération de pressage. Les raisins proviennent autant de nos propres vignobles que des viticulteurs avec lesquels nous avons des ententes qui sont en place depuis de 60 à 70 ans. Puis nous avons 2 presses et ensuite les cuves de fermentation ou nous avons des cuves spéciales pour les vins avec à l’intérieur un cône cylindrique. Le CO2 produite durant la fermentation repousse le moût le long de ce cône qui agit comme une forme de remuage naturel ce qui fait beaucoup de différence pour un vin blanc car on conserve ainsi environ 7% de plus de polyphenols ».

Montresor – Méthode Charmat pour vins mousseux

Ce qui est inusité pour un Chai dans Valpolicella est le fait qu’on y fait des bulles depuis 1946 à partir de la méthode Charmat (Martinotti).

C’est ici que nous faisons connaissance avec Corrado Eridani qui est le Winemaker chez Montresor. Corrado Eridani (CE) :

« Nous produisons un vin tranquille qui sera clarifié et par la suite inoculé avec des levures (pour la seconde fermentation) puis introduit dans les cuves sous pression (saturé de nitrogène). Ces cuves ont des parois beaucoup plus épaisses car on a jusqu’à 6 bars de pression ce qui est énorme.

L’embouteillage doit être fait dans un environnement sous vide afin de conserver les bulles dans les bouteilles. Montresor a le droit de produire un Prosecco en dehors de la zone de production. Celui-ci est vieilli 6 mois en bouteille ce qui en fait une longue méthode Charmat. Plus on laisse vieillir le vin mousseux plus fines seront les bulles. Normalement cette période sera d’un mois mais quand on le laisse vieillir plus longtemps on obtient plus de complexité et de saveurs.

Ces mousseux ne sont jamais en contact avec l’air ambiant afin de conserver les caractéristiques du vin ».

Winery Montresor

EM : « Le Chai mesure 20,000 mètres carrés sur chaque étage et est en complète rénovation. Venez voir, ici nous avons découverts lors de ces rénovations un énorme trou dans un mur. Nous avons d’abord cru à de l’érosion majeure ce qui aurait signifié de graves problèmes. Il s’est avéré que ce trou était un genre de réfrigérateur fin XIX siècle utilisé par la famille. La porte est originale. La glace provenait des montagnes environnantes. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les vrais réfrigérateurs sont arrivés. Toute une surprise!

Montresor – séchages des raisins pour Amarone

…Nous somme montés vers la nouvelle salle de séchage pour les raisins qui seront utilisés pour élaborer les Amarone.

EM : ‘’Vous êtes les premiers à visiter la nouvelle salle de séchage pour les raisins utilisés pour l’Amarone. Ces rénovations se sont terminées une semaine avant les vendanges. Nous étions nerveux c’est le moins qu’on puisse dire. Toutes les poutres vieilles de 120 ans ont été réutilisées ainsi que les murs de pierres. Vous pouvez voir les raisins en train de sécher. On ne met qu’une couche de raisins sans les bacs de séchage pour qu’ils sèchent bien. Il est bien important de bien identifier les divers cépages lors de ce processus pour les retrouver lors de l’assemblage.

(NDLR : essayez de vous imaginer 20,000 mètres carrés de casseaux en plastiques tous remplis de raisins empilés jusqu’à 6 à 7 bacs de haut. Tout un spectacle…)

EM : « Le temps de séchage est de 4 à 5 mois ce qui est très élevé. Les raisins sont très sucrés à ce stage-ci. Le challenge avec l’Amarone est de bien balancer le niveau de sucre avec le niveau d’alcool. On ne veut pas trop de l’un ni de l’autre. Donc le temps des vendanges et la période de séchage jouent un rôle primordial. Durant ce temps le Winemaker est pas mal nerveux. Le niveau de sucre résiduel désiré est d’environ 4 g/l ce qui en fait un vin sec. La perception de sucre dans l’Amarone ne vient pas du sucre résiduel mais bien du côté fruité du vin. La texture moelleuse du vin vient des tannins bien ronds et non pas du sucre. Notre challenge est d’expliquer cela au consommateur car ces derniers deviennent réfractaires au sucre et il n’y en a pas plus dans l’Amarone que dans d’autres vins rouges secs. Une trop grande quantité de sucre dans le vin impacte la sapidité du vin. S’il est trop sucré, on n’en veut pas d’un deuxième ou troisième verre.

Le consommateur s’y connait de plus en plus en vin. On doit aller vers plus de qualité et un minimum de sucre. Les consommateurs recherchent des produits intéressants pour eux. Si on baisse le niveau de sucre on doit travailler encore plus fort dans le vignoble pour aller chercher un niveau de maturité qui va donner une texture bien ronde…Les terroirs qui sont le plus en altitude vont donner des textures plus intéressantes et plus rondes. C’est un challenge à long terme : les vendanges doivent être faites au bon moment, on doit choisir les bons cépages, les bons clones, on doit avoir le bon terroir, le temps de séchage doit être approprié, le temps de fermentation doit être optimisé etc.

Faire un bon vin d’Amarone c’est quand les gens apprécient le vin et oublient de boire de l’eau…j’aime bien voir un couple dans un restaurant avec un de mes vins et que la bouteille d’eau est encore pleine!

…Depuis un certain temps on voit les producteurs de la région réduire les niveaux de sucre dans l’Amarone. Ils retournent vers les recettes plus anciennes. Les Amarone d’aujourd’hui sont effectivement moins sucrés qu’il n’y a pas si longtemps. Les goûts des consommateurs évoluent. La philosophie va vers cette direction.

Quelquefois les consommateurs croient que l’Amarone est un vin difficile, super concentré alors qu’en réalité il doit absolument être élégant. Nous sommes contents de ce mouvement de la part des producteurs car ça aide l’appellation et ça aide tout le monde. L’élégance de ce type de vin est capitale pour la continuité du succès. Quand les gens commencent à boire du vin ils vont vers des vins plus sucrés. Mais avec le temps leurs goûts évoluent et ils vont vers moins de sucre.

…on continue la visite…

EM : ‘’Dans les rénovations on essaye le plus possible de garder le caractère historique du Chai. Ici Toutes les cuves sont thermorégulées, en inox avec 3 plis. Ici nous avons la collection des vieux millésimes. On y retrouve même un Recioto Spumante qu’on ne fait plus.

Toutes les barriques sont usagées car on n’utilise pas de nouvelles barriques. On les utilise seulement pour ajuster l’oxygénation du vin. Certaines années on ne les utilise pas du tout lorsque ce n’est pas nécessaire. On utilise surtout des foudres. Nous avons que peu de ces barriques, environ 200 toutes de chêne français.

…Ici nous avons un Soave 1943. Je ne sais pas s’il est encore buvable.

C’était le denier millesime produit car ma famille qui a du se sauver durant la deuxième guerre mondiale. Les allemands ont essayé de tuer mon grand-père car il a participé à sauver des gens qui étaient recherchés par eux.

…continuation de la visite…

Ici ce sont les caves ou nous sommes entourés de cuves en ciment sur lesquelles ont a peint des dessins. Ces cuves en ciment agissent comme les fondations du Chai. En fait les cuves de ciment ont été bâties avant le Chai. Puis ce dernier a été bâti dessus. On peut voir certaines failles dans les cuves qui proviennent d’un tremblement de terre. Beaucoup d’histoire avec ces quatre générations des Montresor.

…Ici ce sont des barriques de 55 hectolitres faites de chênes français et de Slavonie.

Chaque barrique est différente car dans les années 30 on produisait nous-mêmes les barriques. Tout dépendait du type de bois qu’on pouvait trouver. On les utilise pour les cuvées haut de gamme.

Pour les Amarone en général on fait vieillir 2 ans en barrique et un an en bouteille avant de commercialiser (pour un total de 3 ans après les vendanges).

L’oxygénation est plus lente dans les foudres que dans les barriques. On obtient alors plus d’élégance mais c’est plus long. On veut éviter les notes boisées dans le vin.

…C’est ici qu’on laisse vieillir le vin en bouteilles toutes empilées les unes sur les autres selon la méthode catasta. C’est une des pires job dans le Chai qu’avoir à empiler les bouteilles les unes sur les autres. Vraiment fatiguant et monotone.

Traditionnellement nous avions un groupe qui dégusait les vins avant la commercialisation et s’ils étaient optimales alors on mettait les étiquettes sur les bouteilles et on les vendait.  Maintenant c’est la responsabilité de Corrado’’.

…continuation de la visite…

EM : ‘’Nous avons de très petites cuves pour expérimenter différentes cuvées. Nous croyons toujours que les cuves en ciment sont les meilleures pour entreposer le vin. L’inox et le bois sont excellents pour « travailler » le vin mais il n’y a rien de mieux que le ciment pour l’entreposer. On peut garder les vins jusqu’à 15 ans sans altérer le vin. Plusieurs vignobles ont détruit les cuves en ciment quand les cuves en inox sont arrivées car c’était la modernité. Maintenant plusieurs rebâtissent ces cuves en ciment.

Dans ces cuves, il n’y a pas de changement de température ni de pression. On peut voir sur les parois des résidus d’acide tartrique qui provient du vin rouge. Au début on tapissait ces cuves avec des parois de verre. De nos jours on utilise une résine d’epoxy.

Trois barriques qui représentent chacune une étape de la fabrication du vin et ont été peintes dans les années 60 et 70. Nous avons réussi à en conserver que ces trois.

…À l’intérieur de la maison principale pour la dégustation :

EM : « C’était la maison de la famille. Maintenant elle sert pour l’administration et les dégustations. Mes grands-parents demeuraient ici. Vous voyez dans ce plancher de la chambre de mes grands-parents il y a comme un trou . En 1944 mon grand-père (Bruno Montresor) est allé à la gare de Vérone sauver des juifs qui étaient dans les trains.

Un de ceux qui y participait a dénoncé mon grand-père et les allemands sont arrivés pour l’arrêter. Il s’est sauvé dans les montagnes alors que ma grand-mère a décidé de rester dans la maison pour confronter les allemands et s’assurer que rien ne serait volé. Un soldat allemand a avec ses éperons de bottes frappé la parquet et fait un trou dans le plancher pour essayer de trouver mon grand-père. Les cheveux de ma grand-mère sont devenus blancs en deux semaines à l’âge de 36 ans. Elle a été arrêtée puis a été libérée quelques semaines plus tard.  

Château Montresor – Loire

Par la suite les allemands ont fait de la maison leur bureau-chef. On a alors cessé de faire du vin durant cette période. Puis les canadiens sont arrivés et les allemands ont fui en apportant tout le vin et tous les objets de métal. C’était un désastre total.

Quand mon grand-père est retourné, il n’y avait plus rien. Et c’est M. Bertani de Bertani Domains qui lui a donné de l’équipement pour recommencer à faire du vin. Malgré le fait qu’ils étaient concurrents, c’est M. Bertani qui a fait qu’on fait maintenant du vin chez Montresor.

Certaines des pièces de la maison sont demeurées telles qu’au décès de mes grands-parents. Rien n’a changé.

…Une des plus vieilles bouteilles d’Amarone que nous avons est cette bouteille de 1946 et c’est la dernière’’.

La dégustation

Les vins de la maison Montresor sont représentés par l’agence Noble Sélections. Vous pouvez accéder à l’ensemble des vins disponibles tant à la SAQ qu’en importation privée en cliquant sur le lien.  :

Une recherche des vins disponibles à la SAQ donne les résultats suivants lors de l’écriture de cet article.

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico. Non disponible

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico

Le Montresor Capitel della Crosara est disponible à la SAQ

Ce vin provient d’une seule et même parcelle située à 450 mètres d’altitude. Que des raisins frais sont utilisés. Il est vieilli pendant 6 mois dans des barriques qui ont servi pour l’Amarone.

CE : « On ne veut qu’un peu de structure avec le vieillissement de ce vin ».  Sur des effluves de figues de fruits rouges, d’épices douces et de belles notes florales. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité est assez présente et les tannins sont bien charpentés ce qui donne une belle structure au vin. Très élégant avec une belle et longue finale. C’est un vin bien frais, facile à boire Et tout en équilibre.

EM : ‘’Quant au futur de Valpolìcella, je crois que l’Amarone se doit d’être le produit le plus important. En termes de qualité la meilleure expression de Valpolicella c’est avec l’Amarone qu’on peut la traduire. C’est toute la tipicité de la région qui s’y retrouve. Dans le Valpolicella on retrouve le fruit, l’acidité et un niveau d’alcool peu élevé du vin.

On a commencé à sécher le raisin car la Vénétie avait une température assez froide et pour obtenir des vins plus concentrés il fallait faire sécher les raisins. Et avec ce séchage des raisins on fait aussi le Ripasso. On ne peut oublier le Valpolicella qui va si bien avec la nourriture locale autant les poissons que la viande.

La grande différence entre les autres pays qui utilisent la méthode appassimento (séchage des raisins) ce sont les cepages de Corvina, Molinara et Rondinella. Ils ne peuvent pas faire sécher leurs raisins pendant de 90 à 100 jours parce que nos cépages sont des raisins à peau épaisse si on compare au Merlot, Sangiovese et au Pinot Noir qui ont la peau plus mince. Après un mois de séchage, la peau de ces raisins se fendille et s’oxyde ce qui n’est pas le cas avec nos cépages locaux. On obtient alors un produit naturel avec une belle concentration.

Avec un Amaron le vin change à chaque 30 minutes tellement il est complexe. Quand on ouvre une bouteille d’Amarone, il se remet à vivre. C’est comme un bébé. Ça commence sur des de fruits bien frais et ça se termine sur des notes de cuir, de cacao, de chocolat noir un peu amer ‘’.

DE : ‘’Le Valpolicella c’est un peu le petit frère des vins de la région. C’est la base des vins de la région. Si je veux impressionner quelqu’un j’ouvre une bouteille d’Amarone. Mais pour un vin de tous les jours, j’ouvre un Valpolicella’’.

EM : ‘’C’est plus facile de vendre un Amarone à cause de l’élégance et de la concentration. On a une histoire à raconter avec un Amarone.

Cependant de plus en plus de producteurs poussent le Valpolicella Superiore parce que c’est véritablement un vin de terroir et c’est unique à la région. Les choses sont en train de changer. Pendant les 20 dernières années tout était concentré à obtenir des ventes et des scores (notes) qui aideraient aux ventes. C’est maintenant le terroir qui est en train de reprendre le dessus.

Faire un vin de Valpolicella est assez simple puisqu’on n’a pas à le faire vieillir en barrique et on a pas à faire sécher les raisins. Tout passe par la sélection des raisins. Beaucoup de producteurs se demandent s’ils ne devraient pas faire revivre les vins de Valpolicella’’.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016, $26.50, Corvina 70%, Rondinella 25%, Molinara 5%, sucre: 5.0 g/l, code SAQ: 12207527. Présentement non disponible.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016
Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016

CE : « C’est la fermentation d’un Valpolicella sur Les peaux utilisés pour faire de l’Amarone ce qui crée une deuxième fermentation (Ripasso). Pour le faire on utilise le meilleur des Valpolicella et sur les meilleures peaux des meilleurs Amarone. On peut utiliser les peaux d’Amarone deux fois donc on fait normalement deux bouteilles de Ripasso avec le moût d’Amarone. Primo veut dire que c’est le premier passage des peaux et non pas la deuxième. Le vin est donc un peu plus riche et plus profond au niveau de son profil aromatique. Puis on il vieillit 2 ans en barrique. On veut qu’il soit concentré mais avec de l’élégance et un bel equilibre. Quant à l’étiquette de ce vin on peut facilement l’enlever, écrire des notes de dégustation et la conserver. Ça vous aide à vous rappeler du vin que vous bu chez des amis ou au restaurant’’.

On sent ici beaucoup de concentration, les tannins sont charpentés et souples et le tout culmine en une belle élégance. La texture est bien veloutée, beaucoup de fraîcheur, des flaveurs assez intenses et complexes. Bien que ce vin ait 14.5% d’alcool, on ne le sent pas. Beaucoup de longueur ainsi qu’une belle acidité. Très séducteur comme vin. Grand potentiel de garde.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico, $84.25, 2013, 2008 et 2003, code SAQ : 12711256. Le 2010 est disponible.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico

EM : ‘’Il faut commencer par le plus jeune si on veut voir son évolution. Dans ce vignoble qui est assez grand on ne possède pas toutes les vignes mais au début du XIX siècle on administrait le tout pour plusieurs producteurs. On parlait donc de Monopole et le nom est resté. Ça fait donc plus de 80 ans qu’on utilise ce nom sur nos étiquettes.

Bien que ce soient des millesimes différents on sent que ces vins ont la même signature et le même style. Les vignes ont plus de 50 ans et les cépages ont été co-plantés’’.

Le 2013 est encore bien jeune avec quelques notes herbacées, tout en fraîcheur, beaucoup de structure, des tannins particulièrement charpentés, il a besoin d’être encore vieilli même après 6 ans. Le sucre résiduel est très bas et on ne sent pas l’alcool. Très élégant et d’une longueur plus qu’appréciable. On sent vraiment le terroir dans ce vin. En fait on devrait attendre de 15 à 20 ans avant de boire un Amarone. Beaucoup d’émotions dans ce vin!

Le 2008 est carrément tout en élégance avec beaucoup de volume te d’amplitude en bouche. Simplement incroyable! Superbe sensation de mineralite, acidité assez présente

Ces vins sont secs et ronds à cause des tannns qui sont bien souples.

Je n’ai pas senti beaucoup d’évolution dans le 2003 ce qui témoigne de son potentiel de garde. De plus je n’ai senti l’effet de la chaleur torride qui a sévi en 2003. Le vin demeure bien frais.

EM : ‘’La raison est que le Vignoble se situe à environ 400 mètres d’altitude. De plus les plus vieilles vignes supportent mieux les changements climatiques. Même le 2003 aurait besoin d’un passage en carafe afin d’éveiller son ensemble aromatique. De plus aucune sensation d’oxydation. En fait plus le vin sera sucré plus ses chances de réagìr a l’oxydation est élevée car les sucres sont d’excellents capteurs d’oxygène’’.

Dans cette dégustation on sent clairement la signature de la maison et l’effet du terroir que je ne croyais pas voir avec un Amarone qui est un surtout un vin de méthode. Dans les années 90 beaucoup de producteurs ont commencé à beaucoup concentrer leurs vins. Ce mouvement est en train de complètement changer.

Recioto 1974

Recioto 1974

EM : ‘’Ce vin n’est plus vendu et fait partie de notre librairie personnelle. Si mon père savait qu´on ouvre une telle bouteille il me tuerait…’’.

On sent des notes de fruits rouges, de tabac, de cuir, de raisins de corinthe avec une petite touche de notes boisées ainsi que des épices méditerranéennes. Vraiment des plus exceptionnel. La texture est des plus veloutée et les tannins complètement fondus. On ne sent aucunement d’alcool (14.5%) et quelque peu d’oxydation. Ce vin a encore beaucoup de vie.

Montresor – salle de dégustation

Cinq vins de Bordeaux pour les Fêtes!

Et pourquoi pas des vins de Bordeaux pour la saison des Fêtes! Le classicisme des vins de cette région me ramène toujours à l’essentiel de ce qu’un vin doit être. Bonne dégustation!

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016, $15.90, cépages : Merlot 65%, Cabernet-Sauvignon 35%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12489528.

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016

Assez surprenant pour le prix! Au début peu aromatique, il se laisse découvrir peu à peu sur des arômes de cassis, de fruits bien mûrs de mûres, de cerises noires, avec un soupçon de tabac et d’épices douces. La bouche est bien équilibrée avec des tannins bien ronds quelque peu charpentés, une acidité quand même assez présente et une belle sensation de minéralité. Très bon rapport qualité/prix!

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015, $22.75, cépages : Merlot 89%, Cabernet-sauvignon 8%, Malbec 3%, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 14147142.

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015

Sur des effluves de fruits noirs bien mûrs (cassis et mûres) et de fruits rouges (fraises), de torréfaction, de fumée et d’épices douces. La bouche est assez costaude avec un beau volume et une belle amplitude sur des tannins bien charpentés. Beau rappel des notes perçues au nez dans une finale appréciable. Bien prometteur, provenant d’un excellent millésime, le genre de vin qu’on pourra apprécier immédiatement et qu’on pourra oublier de 5 à 8 ans au cellier.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015, $27.60, cépages : Merlot 63%, Cabernet-sauvignon 33%, Cabernet franc 4%, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 14146828.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015

La dominante au nez est sur des accents de fruits noirs et d’épices douces puis s’invitent des arômes de fruits rouges (cerises), de moka et de torréfaction. La bouche est toute en équilibre et d’une bonne amplitude avec des tannins charpentés (33% Cabernet-Sauvignon) et des flaveurs de fruits noirs et rouges bien juteux. Un brin d’élégance et une très belle longueur. Temps de garde de 5 à 10 ans.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015, $29.75, cépages : Merlot 85%, Cabernet Franc 15%, sucre : 2.9 g/l, code SAQ : 972422.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015

Un très beau Saint-Émilion bien équilibré sur des arômes de fruits rouges tels fraises, framboises, cerises avec un soupçon de vanille et quelques notes d’un boisé bien fin (12 à 14 mois en barrique françaises) et bien intégré. La bouche est fraîche et agréable et les tannins charpentés donnent un vin moyennement corsé. Prêt à boire, il pourra se laisser oublier quelques années disons de 8 à 10 ans. Je l’ai bien aimé!

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014, $47.00, cépages : Merlot 90%, Cabernet-Sauvignon 10%, sucre : 3.1 g/l, code SAQ : 494005.

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014

Sur des notes à dominante de fruits rouges bien mûrs, un peu de fruits noirs ainsi qu’une trame de notes boisées mais pas trop. La texture est bien veloutée, les tannins sont charpentés bien ronds, souples et tissés serré et l’acidité assez présente et le tout est d’un bel équilibre. C’est d’une belle complexité, bien structuré avec une finale assez longue. Temps de garde de 8 à 15 ans.

Échantillons reçus

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