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Vignobles de Larose: Des Crus Bourgeois de niveaux ‘’Supérieur’’ et ‘’Exceptionnel’’!

Cette semaine j’avais le plaisir de revoir Franck Bijon Directeur Général et Technique des Vignobles de Larose tous situés dans le Médoc. Circonstances plus qu’intéressantes car cette rencontre coïncidait avec l’annonce de la nouvelle classification des Crus Bourgeois de Médoc dont font partie les propriétés des Vignobles de Larose soient : Château Larose Trintaudon (Saint-Laurent, Médoc), Château Larose Perganson (Saint-Laurent, Médoc), Château Arnauld (Arcins) et la plus récente acquisition en 2019 du Château Tour de Pez (Saint-Estèphe).

Le classement des Crus Bourgeois du Médoc 

C’est en 1932 que les producteurs de vins ainsi que la Chambre de Commerce décident de reconnaître 444 Crus Bourgeois du Médoc. Puis en 1962, l’union des Crus Bourgeois est créée. C’est en 2003 que la première classification officielle est mise sur pied et compte 247 châteaux. Cependant en 2007 certains châteaux déclassés contestent en cours cette reclassification et gagnent leur cause ce qui entraîne l’annulation de cette classification.

Après un travail acharné de 10 ans, L’Alliance des Crus Bourgeois annonçait une toute nouvelle classification qui regroupe 249 châteaux répartis sur les 8 appellations du Médoc soient : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe.

Video en 3D du Médoc. Source: Pierre Le Hong Infographe

Cette classification comporte des nouveautés :

Celle classification est valable pour 5 ans ce qui permet aux producteurs de mettre sur pied des plans d’affaires quinquennaux.

Tous les vins ont été sélectionnés selon des dégustations à l’aveugle (sur 5 millésimes de chaque vin de 2008 à 2016) effectuées par des experts reconnus mais dont le nom n’a pas été publié. Donc aucune influence indue.

On réintroduit les 3 niveaux de classification soient : Cru Bourgeois (179 Châteaux), Cru Bourgeois Supérieur (56 Châteaux) et Cru Exceptionnel (14 Châteaux).

Les producteurs qui présentaient leurs vins pour les classifications Supérieurs et Exceptionnels se devaient de présenter leurs plans de marketing, de communication, leurs cahiers de pratiques agricoles et environnementales ainsi que leurs techniques viticoles et vinicoles.

J’ai inclus la liste des Châteaux qui sont reconnus comme Crus Bourgeois. Cliquez sur le lien suivant. https://www.crus-bourgeois.com/

Vignobles de Larose

Les Vignobles de Larose sont la propriété de la compagnie d’assurances Allianz et ce depuis 35 ans ce qui est particulier. Ceci apporte une solidité financière à l’entreprise et en retour permet des acquisitions (Château Arnauld 2007 et Château Tour de Pez en 2019) et des investissements tant au niveau viticulture, viniculture qu’au niveau oeno-tourisme. En fait des investissements importants à ce niveau sont à être effectués.

Vignobles de Larose

Vignobles de Larose est un joueur important au sein des Crus Bourgeois non seulement avec ses 4 Châteaux mais aussi avec ses 255 hectares de vignes, une production de 1.3 million de bouteilles dont 30% à l’export le tout selon une philosophie d’agriculture durable et certifiée Haute Valeur Environnementale.

Franck Bijon – Vignobles de Larose

La dégustation

Nous avons dégusté 4 vins chacun sur 2 millésimes : Château Larose Trintaudon dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur, Château Larose Perganson dont le Cru Bourgeois a lui aussi été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur ainsi que le Château Arnauld dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 14 Châteaux classés Exceptionnel.

Le Château Tour de Pez dont on a récemment fait l’acquisition a été classé Cru Bourgeois. L’équipe des Vignobles de Larose est à mettre en place des actions qui en amélioreront le classement.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), Haut-Médoc, 2016, $29.00 (avant taxes), cépages : Cabernet-Sauvignon 42%, Merlot 58%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de poivron, d’épices douces et de cerises. La texture est veloutée, l’acidité assez présente et les tannins sont d’équilibrés à charpentés et tissés bien serré. Bien sphérique en bouche, le tout est bien souple avec des flaveurs de griottes, de cuir et de prunes sur une finale bien fruitée.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur, Haut-Médoc, 2016 (à partir du 2018), $26.35, cépages : Cabernet-Sauvignon 47%, Merlot 47%, Petit Verdot 6%, code SAQ : 11835388.

Sur des notes de crèmes de fruits rouges bien frais, soupçon de vanille et de fruits noirs (cassis, mûres). La bouche est veloutée, les tannins sont suaves et bien charpentés en même temps (il a plus de puissance que le 2011), quelques flaveurs de torréfaction bien intégrée, de cerises noires, le tout est bien équilibré et d’une belle longueur.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2008, $33.99, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Un ‘’gros vin’’ tout en élégance! Sur des notes de torréfaction, de prunes, de fruits noirs (cassis, mûres) et un soupçon de poivrons. Beaucoup de volume en bouche avec des tannins bien denses, charpentés et tissés bien serré (légère astringence). Des flaveurs de griottes, de cigare, de chololat et de fruits noirs. Très long en bouche et élégant.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2012, $35.50, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 50%, code SAQ : 12116385.

Bien complexe sur des effluves de truffes noires, de fruits rouges et noirs (cassis) et de chocolat. La bouche est puissante et élégante avec des tannins bien charpentés. D’une longueur assez impressionnante.

Le Magnum 2015 fera son entrée en succursale à compter de la semaine prochaine 9 mars 2020.

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2012, $60.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, code SAQ : 13987772.

Puissance et élégance! Sur des arômes de fruits noirs, de notes de cigare et d’épices douces. La bouche est dense et puissante et les tannins bien charpentés (64% Cabernet-Sauvignon) et élégants. Une main de fer dans un gant de velours!

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2014, $58.93 avant taxes, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Bel équilibre entre la puissance, l’élégance et les notes fruitées. Le nez dégage des notes mentholées et de cèdre ainsi qu’une certaine torréfaction. Beaucoup de tension et de minéralité dans ce vin. Longueur exceptionnelle.

Restaurant La Chronique

Découvrez les superbes vins de la maison Zenato!!

Dégustation des vins de la maison Zenato

Lors de ma visite de la région de Valpolicella en novembre dernier, j’en ai profité pour aller visiter Alberto Zenato que j’ai rencontré à quelques reprises lors de différents salons à Montréal.

J’avais entendu parler qu’il était devenu le nouveau président de l’association ‘’Famiglie Storiche’’ qui a été créée en Juin 2009 par l’union des dix caves historiques et familiales . J’ai en profité pour faire une entrevue avec Alberto sur l’avenir de l’appellation de Valpolicella. Cette entrevue fera partie d’un article spécifique à ce sujet qui paraîtra plus tard.

Alberto Zenato

Alors, j’ai visité le vignoble et le chai puis nous avons dégusté une sélection bien représentative des vins de la maison. Quel bonheur!!

Zenato Azienda Vitivinicola – L’âme de Lugana et le cœur de Valpolicella

Visitez avec moi le vignoble et le chai et benéficiez des commentaires de notre guide…

‘’Toute l’aventure vinicole la famille Zenato a débutée dans la région de Lugana qui possède maintenant le Domaine Santa Cristina situé à San Benedetto di Lungana avec 65 hectares de vignes qui sont surtout concentrées autour du cépage Trebbiano di Lugana (dans la partie sud du Lac de Garde) avec lequel nous faisons notre Lugana Santa Cristina et notre San Benedetto.

Famille Zenato

Ce sont nos ‘’porte-étendards’’ en termes de vins blancs. On parle ici de vignes qui ont autour d’une cinquantaine d’années et vous voyez que nous ne sommes qu’à 10 kilomètres du lac. Beaucoup de gens viennent nous visiter’’.

‘’Dans la région de Lugana, nous produisons aussi du cépage Merlot et du Cabernet-Sauvignon pour nos vins issus d’un seul terroir/parcelle (single vineyard) et aussi pour d’autres vins issus d’assemblages.

Dans la région, les sols sont surtout composés d’argile qui apportent beaucoup de fraîcheur et de minéralité aux vins.

Carte de la région

Évidemment la proximité au lac apporte un effet de microclimat. Le vent nous aide à garder les vignes bien au sec. Santa Cristina représente environ la moitié des 65 hectares.

En viticulture, nous utilisons surtout la méthode Guyot et les vendanges sont faites à la main même si nous pouvons le faire de façon mécanisée. C’est une philosophie que nous appliquons aussi dans la région de Valpolicella’’.

Vignobles Zenato

‘’La famille possède aussi des vignes avec leur Domaine Costalunga situé à Sant’Ambrosio avec 30 hectares dans la partie de Valpolicella Classico. C’est là qu’on produit notre fameux Ripassa et nos Amarone Classico et Riserva.

Les vins ne sont pas produits selon des labels bio, mais selon les principes d’une agriculture durable’’.

Le Chai du Domaine Santa Cristina

Domaine Santa Cristina

‘’Lors des vendanges les raisins n’ont aucun contact avec l’oxygène car ils sont saturés de nitrogène ce qui nous aide à garder le caractère fruité de nos vins. On apporte les raisins surtout le matin et vers la fin de l’après-midi afin de garder la fraîcheur des raisins.

Tous les vins sont vieillis au chai de Santa Cristina même ceux qui sont vinifiés dans la région de Valpolicella. Ces derniers, selon la loi, doivent être vendangés et élaborés dans la région de Valpolicella. Une fois la fermentation terminée on le transporte ici à Santa Cristina pour être vieilli. Ça on peut faire ça en dehors de l’appellation. C’est la raison pour laquelle vous verrez les barriques et foudres des vins de Valpolicella dans le chai’’.

La vinification, le vieillissement

‘’Nous avons ici des cuves à température contrôlée d’une capacité de 20,000 à 50,000 litres pour faire la fermentation des vins. Nos vins rouges de Valpolicella doivent passer par une période de stabilisation car ils sont transportés de la région de Valpolicella jusqu’ici. Puis ils passent à la période de vieillissement. Nous avons présentement des Amarone du millésime 2015 qui sont dans des cuves et qui passeront vers des barriques’’.

Nous voyons des amphores…’’Certains tests sont effectués avec des amphores afin de voir l’effet sur les vins. Les tests sont faits avec pas mal tous les types de vins. Ces tests prendront encore quelques années afin d’en mesurer l’impact sur le profil aromatique.

Zenato Azienda Vitivinicola

Le seul vin blanc qui est vieilli en barrique est le Lugana Riserva, 70% en barrique et 30% en cuve inox. Puis il vieillit encore 6 mois dans des foudres et puis un an en bouteille.

La majorité des autres foudres sont pour les Amarone. Nous voulons que ce soient les arômes de fruit qui s’expriment et non pas les notes boisées. Les foudres ont une capacité de 3,000 à 5,000 litres et les bois utilisés proviennent surtout de Slavonie puis de France et des État-Unis. Nous avons aussi des foudres qui vont jusqu’à 7,500 litres de capacité. Nous y vieillissons tous les Amarone (Classico et Riserva) et le Lugana Riserva.

Zenato Azienda Vitivinicola

Tous les autres assemblages de rouges incluant les Valpolicella, les Ripasso, certains Recioto vieillissent dans des plus petites barriques.

La majorité des foudres ont 7,500 litres de capacité. Plusieurs des Amarone de Zenato se sont issus parmi les meilleurs vins du monde selon les Suckling, Decanter et Wine Spectator.

Zenato Azienda Vitivinicola

Les rouges vieillissent dans des barriques de 225 l à 500 l . Le niveau d’acidité des rouges de Valpolicella leur permet de bien vieillir et de tenir la route grâce à leur structure.

Zenato Azienda Vitivinicola

La dégustation

La salle de dégustation était particulièrement belle et se situe au même niveau que les salles de vieillissement des Amarone.

Zenato Azienda Vitivinicola

Les vins dégustés représentaient bien la panoplie des vins de la maison. Nous avons autant goûté aux vins de la région de Lugana que ceux de Valpolicella. Et pour votre plus grand plaisir, la marque Zenato est bien représenté à la SAQ avec 15 vins. Cinq des six vins dégustés y sont disponibles.

Zenato, Metodo Classico, Brut, Lugana DOC, vin mousseux. Ce vin n’est pas disponible au Québec

Ce vin est élaboré à partir du cépage Trebbiano di Lugana. Il s’ouvre sur de belles notes de fruits blancs et d’arôme floraux. La bouche est dominée par une très belle acidité et une belle sensation de minéralité. C’est un vin bien droit, incisif et d’une très belle fraîcheur.

Zenato, Metodo Classico, Brut, Lugana DOC

Zenato, Lungana DOC, San Benedetto, 2018, $17.90, vin blanc, sucre: 7.4 g/l, code SAQ: 10705055.

Ce vin s’ouvre sur des effluves bien aromatiques et assez intenses d’agrumes, de pommes et de poires ainsi qu’un soupçon de vanille. En bouche la texture est veloutée, l’acidité bien présente et les flaveurs de zeste de citron, d’agrumes et de pommes créent une belle harmonie.

Zenato, Lungana DOC, San Benedetto, 2018

Zenato, Lungana, Riserva, Sergio Zenato, 2016, $31.75, sucre: 5.4 g/l, code SAQ: 13505403

Superbe vin bien aromatique, intense, charmeur et doté d’une belle profondeur. 70% de ce vin a vieilli dans des foudres pendant une période de 6 mois puis de 12 mois en bouteille.

C’est un vin d’une belle richesse doté d’une texture suave,  d’une acidité assez marquée avec quelques flaveurs boisées mais discrètes, de notes d’épices douces, de saveurs d’agrumes et de vanille. Et quelle belle finale toute en longueur…Un vin qu’il vous faut acheter sans faute!!

Zenato, Lungana, Riserva, Sergio Zenato, 2016

Zenato, Ripassa, Valpolicella DOC Superiore, 2016, $26.95, sucre : 10 g/l, code SAQ: 974741.

Possiblement un des plus beaux Ripasso! Au nez il dégage des arômes de fruits frais et mûrs axés sur les cerises noires, de fruits rouges et d’épices douces. En bouche c’est un vin suave et riche qui nous enchante tant par sa texture des plus veloutée que par ses tannins bien ronds, charnus et d’une créent une très belle structure. C’est un vin sensuel, comme une caresse. Et quelle belle profondeur des arômes avec cette finale quelque chocolatée. Humm….

Zenato, Ripassa, Valpolicella DOC Superiore, 2016

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico, 2015, $48.10, sucre: 7.0 g/l, alc.: 16.5%, code SAQ: 879445.

Un vin superbe et d’une belle élégance! Ce vin possède une belle intensité aromatique marquée par des effluves de prunes, de figues bien fraîches et quelques notes d’épices douces. En bouche c’est…charmeur, élégant, volumineux, d’une très belle amplitude, tout en fraîcheur le tout étant supporté par des tannins bien charpentés. Quelle belle intensité et quelle belle finale.

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico, 2015

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico Riserva, 2013, $96.25, sucre: 7.8 g/l, alc.: 16.5%, code SAQ : 11491933.

Ce vin n’est produit que lorsque les conditions optimales se présentent. Ce vin est vieilli pendant 4 ans en barriques puis passe un an en bouteille avant d’être mis en marché. Complexe, élégant, des arômes d’une rare intensité, d’un volume en bouche exceptionnel et des tannins très charpentés. Vous pourrez l’attendre une vingtaine d’années et plus bien qu’il soit superbe dès maintenant.

Zenato, Amarone della Valpolicella, Classico Riserva, 2013

Quelle belle découverte que ces vins d’Arnaldo Rivera. Une ode aux 11 crus de l’appellation Barolo!

Quelle belle rencontre avec Gabriele Oderda responsable du projet pour Terre del Barolo coopérative qui représente au-delà de 300 viticulteurs dans cette région. Alors que ce sont les viticulteurs qui sont responsables de faire pousser les raisins, c’est la coopérative qui vinifie les vins, élabore les cuvées et fait la promotion des vins partout sur la planète.

Cette coopérative est née d’un constat qu’Arnaldo Rivera a fait dans les années 50 afin d’aider socialement et économiquement ces familles. Ce qui est particulier c’est que la taille de chaque vignoble est d’environ de 2 à 3 hectares ce qui en fait de petites opérations artisanales d’où l’importance cruciale de cette coopérative. Cette cave indépendante est en fait la gardienne de la tradition viticole.

Arnaldo Rivera

Ces familles de viticulteurs sont présentes partout sur les 11 communes qui constituent les crus de Barolo. Pratiquement aucun autre producteur peut se targuer d’avoir accès à des raisins de qualité qui proviennent de l’ensemble des crus de Barolo. Et c’est cette force et cette distinction qui est à la base de ce projet d’élaborer des vins qui représenteraient chaque cru de la région de Barolo sous la marque Arnaldo Rivera, comme une ode au fondateur. Donc, on voulait faire des vins de terroir haut de gamme qui soient représentatifs de chaque cru, de chaque commune de Barolo.

Carte des crus de Barolo

Et pour ce faire on sélectionnerait les meilleurs terroirs et les meilleurs viticulteurs de chaque village, de chaque commune, de chaque cru. Ultimement environ une trentaine de ces 300 producteurs ont été sélectionnés pour faire partie du projet. Les vignobles des délimitations historiques ont été privilégiés dans le choix des terroirs afin d’en augmenter le potentiel de qualité.

Tout un projet qui a fait appel aux connaissances de plusieurs car il s’agissait de bien cerner l’essence même de ces crus, chose qui n’avait jamais été faite auparavant. Du moins pas au sein d’un tel projet. Il fallait donner une identité à ces vins, à ce projet et on a décidé de célébrer le fondateur de la coopérative ce qui était bien naturel. 

Afin de traduire graphiquement l’ensemble des crus et des vins, des étiquettes que je trouve très belles ont été développées par un groupe d’artistes sympathiques à la cave, à la cause et au projet. Chaque cru du Barolo d’où provient le vin est identifié graphiquement sur la bouteille. Il faut savoir dans le Piedmont (et en Italie) qu’on ne peut identifier un vin et par son cru et son lieu-dit. On a trouvé une façon créative de faire le tour de cette règle.

Je vous en dirai beaucoup plus sur le Barolo et ses crus et villages dans un texte qui suivra sous peu. Car pour comprendre l’entièreté et l’importance du projet il faut mieux comprendre la composition de l’appellation Barolo et de ses 11 crus. Ce projet c’est une ode à ces crus comme on en a jamais vu!.

La dégustation

Nous avons eu le bonheur de déguster ces 11 vins représentatifs de chaque cru. L’exercice en a été un pratiquement didactique car je ne crois qu’aucun des professionnels du vin qui étaient présents à cette dégustation n’avait jamais goûté à l’ensemble de ces grands crus au moins de cette façon c’est-à-dire côte à côte. Gabriele nous a d’ailleurs mentionné que chaque cru était ‘’didactique’’ en ce sens qu’il était des plus représentatif de sa commune ou village.

Je me concentrerai sur les deux vins disponibles à la SAQ. Les autres suivront sous peu. Disons d’emblée que ces vins sont produits en petites quantités et sont par le fait même peu disponible et c’est dommage. Mais on ne peut vendre que ce que la terre voudra bien nous donner. Car disons-le, c’est la sélection rigoureuse des terroirs qui a délimité les quantités disponibles.

Alors voici mes notes de dégustation des deux vins qui sont présentement disponibles à la SAQ.

Arnaldo Rivera, Nascetta del Comune di Novello, Langhe, Terre del Barolo, vin blanc, 2018, $29.00, sucre : 3.8 g/l, code SAQ : 14027079.

Ce vin a été élaboré à 100% avec le cépage autochtone Nascetta. Il s’ouvre sur des accents d’agrumes, de fruits blancs, de pêches bien fraîches avec comme en plus un soupçon de cire d’abeille.  La bouche est éclatante de fraîcheur et offre une superbe sensation de minéralité ainsi qu’une acidité presque vive. Quel beau contraste! On parle d’un vin bien droit, bien tendu, plein d’énergie qui se termine en une finale longue et fraîche.

Arnaldo Rivera, Nascetta del Comune di Novello, Langhe, Terre del Barolo, vin blanc, 2018

Arnaldo Rivera, Undicicomuni, Barolo, Piedmont, Terre del Barolo, 2015, $49.75, cépage : Nebbiolo 100%, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 14027087.

Ce vin provient des 11 communes de Barolo. Ce vin se laisse découvrir sur des effluves bien profondes de roses, d’épices douces de fruits rouges et de prunes. La bouche est fabuleuse avec une texture bien velouté, une acidité assez présente et des tannins puissants, bien charpentés et tissés bien serré. De belles flaveurs d’épices douces, de fruits rouges et de réglisse s’en dégagent en une belle harmonie. Et quelle finale interminable! Beaucoup d’équilibre et de caractère dans ce vin.

Arnaldo Rivera, Undicicomuni, Barolo, Piedmont, Terre del Barolo, 2015

ITHQ

Cette dégustation avait lieu à l’ITHQ. Un gros merci pour les plats qui étaient excellents et le service toujours à la hauteur de la réputation de cet établissement.

L’agence Céleste Levure

L’ensemble des vins d’Arnaldo Rivera est disponible en importation privée en contactant l’agence au 514-948-5050 ou via www.celestevin.ca. Les notes de dégustation des vins disponibles en IP suivront sous peu.

De superbes Cavas pour la Saint-Valentin et pourquoi pas… tous les jours de l’année!!

Dégustation des vins de Pere Ventura – Family Wine Estates

La maison Pere Ventura, fondée en 1992 à Sant Sadurni d’Anoia en Catalogne (ouest de Barcelone) est devenue une entreprise qui comprend des établissements vinicoles à Penedès (Can Bas Domini Vinicola acquisition en 2011)) ainsi que dans le Priorat (Merum Priorati acquisition en 2013), mais le cœur de la marque reste consacré au Cava surtout de style premium. La maison a deux lignes de Cava: soit ‘’Tresor’’ qui est la marque maison et ‘’Vintage Collection Gran Reservas’’ qui provient de Can Bas Domini Vinicola (DO Penedès), un domaine que la société a acquis en 2011.

Cette dernière a été l’un des premiers vignobles à être considéré comme un Paraje Calificado, une appellation officielle introduite par la DO Cava en 2017.

L’équipe porte un soin tout particulier à ses fruits, à l’agriculture biologique (certifiée en 2018) et à la cueillette à la main; en cave, on vinifie chaque cépage séparément, on fermente en cuves inox avec des levures indigènes et la période de vieillissement peut durer plus de cinq ans. Le résultat: des vins mousseux complexes et élégants de la côte catalane.

Pere Ventura

La philosophie de vitiviniculture en est une de durable. En fait, l’agriculture sèche (dry farming) est pratiquée sur les 328 hectares de vignes pour conserver l’eau, mais elle diminue également les rendements et augmente la concentration de la saveur et la qualité du raisin. Des installations de vinification à la pointe de la technologie sont intégrées dans le paysage et utilisent l’énergie passive pour maintenir des températures fraîches et s’abstenir d’utiliser des pompes.

En 2019 la maison a fait partie des 100 meilleures Wineries dans le monde selon le magazine Wine & Spirits.

De gauche à droite: Marta Sanvicente (Pere Ventura), Claude Lalonde (Vinformateur), Catarina Soares (Pere Ventura) et Sandrine Labelle (Agence Importation-Épicurienne)

Les Cava selon Marta Sanvicente – Deputy General Manager Pere Ventura Family Wine Estates

‘’Le vrai Cava provient du Penedès en Catalogne. En fait c’est dans cette région qu’est né le Cava. Afin d’émuler le succès du Champagne on a commencé à faire des vins effervescents avec la même méthode que le Champagne. Quand est venu le temps de définir les appellations vers les années 80 (1991 DO Cava), le gouvernement a permis à tous de faire du Cava et de ne pas limiter la production à la Catalogne. Chaque village, région qui faisait un vin mousseux a reçu alors le droit à l’appellation Cava. L’implication c’est qu’il manque une identification à un terroir. Vous ne pouvez comparer le Cava qui vient deux régions qui sont à 2,000 kilomètres l’une de l’autre.

C’est présentement un projet sous le leadership de M. Ventura que d’identifier la région de Penedès sur la bouteille de Cava afin d’identifier les meilleures régions productrices. Ceci n’est pas permis présentement. Ce sera au consommateur de décider quel type de Cava il veut acheter. Selon moi, les Cavas qui proviennent de la Mancha n’ont pas la même concentration que les Cavas du Penedès. Il y a beaucoup de travail pour faire ressortir les notions de terroir quant au Cava.

Certaines des différences entre le Cava et le Champagne : pour faire du Cava rosé il faut qu’on utilise des raisins à jus rouge. On ne peut pas mélanger les deux couleurs comme on le fait en Champagne. Nos rosés sont donc de véritables rosés. On ne peut chaptaliser (ajout de sucre), on ne peut utiliser des vins de réserve (des vins d’autres millésimes) comme en Champagne. Tous les Cavas sont millésimés même si le millésime n’est pas toujours indiqué sur la bouteille. En fait, nos vins mousseux sont probablement plus ‘’vrais’’ que bien d’autres vins mousseux.’’

Il faut noter que certains producteurs délaissent l’appellation Cava afin de leur permettre de communiquer la provenance plus qualitative de leur Cava soit la région de Penedès qui est la première région productrice de Cava. Il faudra bien que les instances gouvernementales agissent.

Quelques notions de base sur le Cava

Les principaux cépages blancs autorisés sont le Macabéo, le Parellada, le Xarel-lo, le Chardonnay, le Subirat, le Chenin blanc et le Malvoisia. Parmi les cépages rouges autorisés on retrouve le Grenache, le Monastrell, le Pinot Noir, le Trépat, le Tempranillo et le Merlot.

Les temps de vieillissement sur lies : La mention Cava :  minimum de 9 mois, Cava Reserva : minimum de 15 mois, Cava Gran Reserva : minimum 30 mois, Cava de Paraje Calificado : minimum de 36 mois.

Quantité de sucre résiduel : Brut nature : jusqu’à 3 g/l, Extra Brut : jusqu’à 6 g/l, Brut : jusqu’à 12 g/l, Extra Seco : entre 12 et 17 g/l, Seco : entre 17 et 32 g/l, Semi Seco : entre 23 et 50 g/l, Dulce : plus de 50 g/l.

Le Cava est élaboré selon la méthode traditionnelle c’est-à-dire qui comprend une deuxième fermentation en bouteille.

Chai – Pere Ventura

La dégustation

Nous avons dégusté 7 vins dont 5 Cavas, un vin blanc tranquille de la maison Can Bas et un vin tranquille rouge de la maison Inici Merum de l’appellation Priorat. Trois de ces vins sont disponibles à la SAQ et deux sont disponibles en importation privée en contactant l’agence Importations-Épicuriennes au 450-671-0631 ou via info@importation-epicurienne.com.

Clos Amador, Brut, Reserva, Cava, Catalogne, $14.55, cépages : Macabéo 35%, Xarel-lo, Parellada 30%, sucre : 9.5 g/l, code SAQ : 12888182.

Une belle approche qui évoque une sensation de minéralité comme sur le caillou mouillé, il est bien aromatique avec des accents d’agrumes et de pomme verte. En bouche on perçoit cette minéralité avec des flaveurs d’agrumes et de pommes sur une finale dont la perception de  l’acidité est assez vive.

Clos Amador, Brut, Reserva, Cava, Catalogne

Pere Ventura, Primer, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne, $17.30, cépages : Parellada 40%, Xarel-lo 40%, Macabeo 20%, sucre : 12 g/l, code SAQ : 13905415.

Ce Cava se rapproche passablement du profil aromatique du Champagne avec un rapport qualité/prix assez exceptionnel. Au nez sur des effluves florales, d’agrumes, d’amandes et de pain grillé. La bouche est bien crémeuse avec une acidité bien fraîche avec un rappel des notes de pain grillé. Beau volume en bouche et bien goûteux!

Pere Ventura, Primer, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne

Pere Ventura, Tresor, Brut, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne, 2016, $20.40, cépages : Macabeo 40%, Xarel-lo 40%, Parellada 20%, sucre : 9.5 g/l, code SAQ : 13905386.

Des plus aromatique sur des notes assez intenses de pommes, de vanille, de levures et d’accents toastés. La bouche est bien complexe avec une acidité prononcée, une belle sensation de minéralité ainsi que des flaveurs de pâtisserie et de noix. Vraiment très beau!

Pere Ventura, Tresor, Brut, Reserva, Cava, Côte Méditerranéenne, 2016

Pere Ventura, Tresor, Rosé, Brut, Espagne, Conca de Barbera, Cava, $23.45, cépage : Trepat 100%, sucre : 12 g/l. Ce vin est disponible en importation privée en caisse de 6 bouteilles.

Ce vin mousseux me fait penser aux Champagnes Blancs de Noir (Pinot Noir) avec son petit côté vineux et son côté bien droit. Il s’ouvre sur des effluves de fruits rouges avec quelques notes de rancio et comme une touche herbacée. En bouche il est un peu vineux, bien droit et dégage une belle sensation de minéralité. Belle longueur.

Pere Ventura, Tresor, Rosé, Brut, Espagne, Conca de Barbera, Cava

Un vin rouge tranquille disponible en importation privée m’a véritablement séduit. C’est le Inici, Merum provenant du Priorat.

Inici, Merum Priorat, Espagne, Catalogne, Priorat, 2016, $40.75, cépages : Grenache Noir 60%, Carignan 15%, Syrah 15%, Cabernet-Sauvignon 10%, sucre : .5 g/l, alc. : 15.5%. Ce vin est disponible en importation privée, caisse de 6 bouteilles.

Vraiment superbe sur un nez de fraises, de framboises, de cassis et de prunes assez intenses. En bouche, la texture est bien veloutée, l’acidité moyennement présente et les tannins bien mûrs sont charpentés et tissés bien serré. Doté d’une certaine élégance, il est savoureux et tout en longueur. Un vin à acheter!

Inici, Merum Priorat, Espagne, Catalogne, Priorat, 2016

Deux autres vins – non disponibles au Québec

Pere Ventura, Vintage, Gran Reserva, Brut, Espagne, Catalogne, Cava, 2014, $53.50, cépages : Xarel-lo 60%, Chardonnay 40%, sucre : 5 g/l.

Un vin assez intense qui dégageait un beau volume, une belle amplitude sur une finale crayeuse et bien crémeuse.

Pere Ventura, Vintage, Gran Reserva, Brut, Espagne, Catalogne, Cava, 2014

D’Origen, P3, Xarel-lo, 2018, Can Bas, Espagne, Penedès, vin blanc, $38.50, sucre : .8 g/l.

Ce vin sert à l’élaboration des Cavas. On ne peut que souhaiter fasse son apparition au Québec. C’est un vin parcellaire dont les raisins sont triés sur le volet. Une partie du vin est vinifié en amphores. Il est bien floral sur des notes de pommes et de poires ainsi que d’épices douces. En bouche il est tout en équilibre avec une longue finale.

D’Origen, P3, Xarel-lo, 2018

Restaurant Pintxo

Cette dégustation a eu lieu au restaurant Pintxo – Le Central qui se spécialise en mets espagnols.

Restaurant Pintxo

Penfolds – l’icône des vins d’Australie!

Dégustation vins Penfolds – Maison Boulud

Nous étions récemment reçus par les vins Penfolds véritables icônes de la viticulture australienne depuis plus de 175 ans. Les vins de cette marque font partie de Treasury Wine Estates un des plus importants groupes vinicoles au monde avec au-delà de 70 marques et 13,000 hectares de vignobles. La marque Penfolds en est le pinacle avec des vins légendaires tels Grange Bin 95, RWT, Bin 707 et autres tous aussi importants.

Source: site Penfolds

La maison Penfolds

C’est en 1844 que Penfolds est fondé en Australie à McGill Estate par le docteur Christopher Penfold et son épouse Mary. Au tout début on ne produit que des vins fortifiés sur une dizaine d’hectares qui produisent encore des raisins. En 1870 à la mort de Christopher, c’est Mary qui prend l’entièreté de la charge du vignoble. Plusieurs années passent et le succès s’installe.

C’est en 1948 qu’on engage Max Schubert en tant que winemaker. C’est lui qui amènera Penfolds vers des vins tranquilles et créera le fameux Grange au début des années 50. Ce vin a toute une histoire car il a été développé en secret par Max Schubert car les membres du conseil d’administration de l’époque n’aimaient ce vin. Max a persisté au fil des années et 1960 il a été introduit dans le portfolio des vins de la maison. Dire que ce vin se détaille maintenant autour de $800.00.

C’est en 1959 que sont créés les vins ‘’Bin’’ avec Kalimna Bin 28. BIN veut dire Batch Identification Number. On introduira tout comme à Bordeaux, une philosophie de ‘’multi-sourcing’’ c’est-à-dire de sélectionner les raisins de plusieurs sources différentes afin d’apporter aux vins plus de complexité et de consistance. Cette philosophie s’avérera des plus gagnante surtout avec le réchauffement climatique des dernières années. Cette philosophie permet à Penfolds d’accéder à des raisins qui poussent plus en altitude. Ceci permet d’obtenir des vins d’une fraîcheur exceptionnelle.

La maison possède près de 2,000 hectares de vignes dans diverses régions de l’Australie et a accès à un autre 3,000 hectares de vignes sous contrat avec des viticulteurs. Cet accès privilégié a permis tout récemment à Penfolds de sélectionner des raisins de régions qui n’ont pas été affectées par les récents feux de broussailles.

La dégustation

C’est avec Zoe Warrington, ambassadrice de la marque que nous avons dégusté 6 vins au restaurant Boulud. C’est l’agence Mark Anthony Wines & Spirits qui représentent Penfolds au Canada.

Je déguste les vins de Penfolds depuis plusieurs années et les vins de cette dégustation me sont apparus tout en fraîcheur, d’un bel équilibre sans excès de notes boisées. Point de fruits confiturés ni d’excès de niveaux d’alcool. Le prix des vins dégustés oscillait entre $48.75 et $249.50 pour le RWT.

Il faut savoir que quelques vins de la marque Penfolds sont disponibles à la SAQ à prix plus abordables tels le Koonunga Hills Chardonnay ($15.20) et le Koonunga Hills SHiraz/Cabernet-Sauvignon ($16.95).

Les vins

Penfolds, Bin 51, Eden Valley, Riesling, 2018, $44.75, code SAQ: 14144540.

Bien typé Riesling avec ses notes empyreumatiques (notes pétrolées), d’arômes de citrons et de pommes ainsi que de concombres bien frais. En bouche c’est la sensation de minéralité avec des notes de craies qui domine typique d’un vin bien droit. L’acidité est vive et créé un beau contraste avec les flaveurs de citron. Un vin plein d’énergie assez intense et bien goûteux! À boire d’ici 2028.

Penfolds, Bin 51, Eden Valley, Riesling, 2018

Penfolds, Bin 311, Chardonnay, 2018, $52.25, disponible en importation privée en caisse de 6 bouteilles.

Ce vin a été produit pour la première fois en 2005. Il provient de trois sous-régions situées en altitude ( Adelaide Hills, Tumbarumba et Tasmania) ce qui lui apporte beaucoup de fraîcheur. Il a vieilli en fûts de chêne français pendant une période de 10 mois. Il s’ouvre sur des effluves d’agrumes et de pêches ainsi que de pain grillé avec un léger boisé. La bouche est crémeuse et riche et toute en fraîcheur. Ce vin dégage une belle sensation de minéralité et de belles flaveurs de fruits telles les pêches, les noyaux de pêches et d’agrumes et ce, dans une longueur des plus savoureuse. À boire d’ici 2025.

Penfolds, Bin 311, Chardonnay, 2018

Penfolds, Bin 128, Coonawarra, Shiraz, 2017, $62.00, disponible en importation privée en caisse de 6 bouteilles.

Nous sommes au Québec une des rares régions dans le monde à avoir accès à ce vin. Et il faut en profiter!! Les raisins uniques au Bin 128 proviennent de terroirs de Terra Rossa (terre rouge) bien typiques de la région de Coonawarra connue pour ses vins parfumés et bien séduisants. Sur des arômes d’épices douces, de menthe verte, de notes florales, de chocolat noir et de notes un brin terreuses.

En bouche la texture est veloutée, l’acidité bien fraîche et les flaveurs de cassis, de tabac et d’épices douces s’entremêlent avec des tannins charpentés dans une superbe longueur. À boire entre 2020 et 2032.

Penfolds, Bin 128, Coonawarra, Shiraz, 2017

Penfolds, Bin 407, Cabernet-Sauvignon, 2016, $98.50, ce vin sera disponible à la SAQ vers mars 2020. Code SAQ : 14152304.

Ce vin inspiré par le Bin 707 offre une belle profondeur ainsi qu’une superbe complexité aromatique. Sur des accents de crème de fruits rouges bien mûrs, de cassis, de cerises, un soupçon d’eucalyptus, de  menthe ainsi qu’une touche de notes boisées. En bouche tout est en équilibre entre la texture veloutée, les tannins bien charpentés et tissés serré et les flaveurs de fruits noirs, de notes boisées, de tabac et d’épices douces. D’une belle élégance, tout en longueur et en amplitude.

Penfolds, Bin 407, Cabernet-Sauvignon, 2016

Penfolds, Bin 389, Cabernet Shiraz, 2016, $99.75, code SAQ : 13818418.

Ce vin est souvent reconnu comme le ‘’Baby Grange’’. Une des raisons est qu’il est vieilli dans les barriques (12 mois dans des barriques de chêne américain) qui ont servi à l’élaboration du Grange. Il s’ouvre sur des effluves de prunes, de chocolat noir, de fruits noirs, de sous-bois et d’épices douces. Tout en élégance, en volume et en amplitude, les tannins sont bien charpentés et tissés serré et forment un tout harmonieux avec les flaveurs de graphite et de fruits noirs. Incroyable ce vin! À boire de 2020 à 2046.

Penfolds, Bin 389, Cabernet Shiraz, 2016

Penfolds, RWT, Shiraz, 2016, $249.50, code SAQ : 14152275. Sera disponible vers l’été 2020.

RWT veux simplement dire Red Winemaking Trial. Ce vin somptueux est élaboré de raisins de la région de Barossa et s’ouvre sur des notes de mûres, de torréfaction, de notes de fruits rouges bien frais et de chocolat noir. Opulent et riche sur des tannins bien charpentés et des flaveurs complexes sur des notes boisées ainsi que de bleuets et de mûres. Une longue finale toute en amplitude! Un simple délice!! À boire jusqu’à 2040.

Penfolds, RWT, Shiraz, 2016
Zoe Warrington ambassadrice de marque, Claude Lalonde (Vinformateur)

La Maison Boulud

Cette dégustation avait lieu à la maison Boulud le restaurant du Ritz-Carlton.

Un bouquet de coups de cœur!

Coups de coeur de la dégustation de l’agence Rézin – Janvier 2020

Nous étions cette semaine invités par l’agence Rézin à déguster plusieurs de leurs vins. C’est toujours agréable de sortir d’une telle dégustation avec plusieurs trouvailles et coups de cœur. Je vous fais donc part de ceux qui ont particulièrement retenu mon attention.

Weingut Jurtschitsch Grüve, Gruner Veltliner, Autrice, Kamptal, 2018, $24.70, alc.: 13%, 1.2 g/l, code SAQ: 13679884.

J’aime beaucoup ce cépage pour sa fraîcheur, son acidité normalement bien vive et son côté bien aromatique. Celui-ci déborde d’énergie avec son petit côté agrumes, de fruits blancs avec comme un soupçon de miel et une touche de fruits exotiques. Sa vinification en cuves inox met totalement l’accent sur ses notes fruitées. En bouche il est bien croquant avec son acidité bien vive et sa belle sensation de minéralité. Sa finale est toute en fraîcheur.

Son étiquette, des plus particulière, a été créée par l’artiste Christian Ludwig Attersee. Impossible de la manquer sur les tablettes de la SAQ!!

Weingut Jurtschitsch Grüve, Gruner Veltliner, Autrice, Kamptal, 2018

Christophe Pacalet, Les Marcellins, Beaujolais, 2018, $17.75, cépage : Gamay 100%, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 14349051.

Christophe Pacalet est le neveu de Marcel Lapierre figure légendaire dans le Beaujolais. Comme on dit, la pomme (ou le raisin…) n’est pas tombée loin du pommier et toute cette expertise accumulée au fil des années se retrouve dans ses vins. Celui-ci en est un vibrant exemple.

Coup de cœur pratiquement unanime, ce vin est résolument porté sur le fruit bien frais. Sur des effluves de fraises, d’épices douces et de cerises il est des plus charmeur. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité bien fraîche et les tannins équilibrés et peu corsés. Les flaveurs de fruits sont d’une belle intensité et se prolongent en bouche de façon élégante. Un vin à acheter !! Malheureusement il n’y en a peu en magasin. Cependant on me chuchote dans l’oreille qu’il sera de nouveau disponible vers la fin mars.

Christophe Pacalet, Les Marcellins, Beaujolais, 2018

Jean-François Mérieau, Le Bois Jacou, Vallée de la Loire, Touraine, 2018, $21.50, cépage : Gamay 100%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12572858.

Ce vin provient d’un vignoble qui s’étend sur 10 hectares de vignes âgées de 10 à 60 ans qui donnent un vin qui déborde d’arômes et de saveurs fruitées telles les fraises, les framboises. Puis suivent des accents d’épices douces comme la cannelle et de belles notes de poivre. En bouche les flaveurs sont d’une belle intensité, la texture est bien veloutée et les tannins sont bien équilibrés presque gouleyants (peu corsés). La finale est totalement sur les fruits avec une trame épicée. Très beau vin!!

Jean-François Mérieau, Le Bois Jacou, Vallée de la Loire, Touraine, 2018

Domaine La Madura, Languedoc-Roussillon, Saint-Chinian, Classic, 2017, $19.45, cépages : Carignan 39%, Grenache 30%, Mourvèdre 16%, Syrah 15%, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 10682615

Un vin bien généreux d’une appellation que j’aime beaucoup. S’invitent de belles notes de garrigue, de fruits rouges bien mûrs, un soupçon de mûres et de belles notes florales. En bouche c’est généreux sur des flaveurs d’épices douces bien dosées, tout en amplitude et d’une longueur appréciable. Ce domaine est classé HVE3 (Haute Valeur Environnementale), le plus haut niveau bio en France.

Domaine La Madura, Languedoc Roussillon, Saint-Chinian, Classic, 2017

Domaine Richaud, Vallée du Rhône, Cairanne, 2017, $41.50, cépages: Grenache 45%, Mourvèdre 27%, Syrah 14%, Carignan 12%, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 12711037.

Sublime ce vin! Tout en fraîcheur sur des effluves de fruits bien mûrs avec un beau soupçon de menthe, de poivre ainsi que des notes d’olives. D’un beau velouté avec des tannins charpentés et tissés bien serré il dégage passablement de volume et d’amplitude en bouche. Et que dire de sa longueur…

Domaine Richaud, Vallée du Rhône, Cairanne, 2017

Domaine La Tour Vieille, La Pinède, Languedoc-Roussillon, Coullioure, 2018, $27.15, cépages : Grenache 75%, Carignan 25%, sucre : 3.0 g/l, code SAQ : 13638513.

Sur des arômes d’olives, de prunes ainsi qu’un soupçon d’épices douces. En bouche c’est élégant, bien velouté avec des tannins charpentés mais pas trop. J’aime bien cette amplitude en bouche sur des flaveurs de fruits noirs et de cacao.

Domaine La Tour Vieille, La Pinède, Languedoc-Roussillon, Coullioure, 2018

Agence Rézin – dégustation

Visitez le vignoble Montresor dans le Valpolicella avec Edoardo Montresor et Corrado Eridani!

En octobre dernier je rencontrais Edoardo Montresor ambassadeur de la marque à Montréal pour les 50 ans de l’Amarone Montresor qui est le plus populaire au Québec. Vous pouvez accéder à l’article que j’avais alors écris sur sa visite ainsi que les notes de dégustation de certains de ses vins : http://bit.ly/338we0V

Edoardo Montresor et Corrado Eridani (droite)

Suite à sa visite, nous nous étions donné rendez-vous chez eux dans la région de Valpolicella. J’y suis donc allé le 22 novembre dernier et j’ai eu le plaisir de visiter leur chai en compagnie d’Edoardo et de Corrado Eridani œnologue et winemaker de la maison et de déguster de leurs vins dont le Recioto 1974 dont je me souviendrai toujours.

J’ai conçu cet article tout comme si vous y étiez lors de ma visite. Évidemment ce n’est pas le genre de visite touristique mais bien une visite en profondeur avec Edoardo et Corrado. J’ai enregistré l’ensemble de cette visite et je l’ai retranscrite dans cet article. Je leur ai posé plusieurs questions sur divers aspects de la vinification des vins surtout pour les Amarone et le Ripasso. Avec la lecture de cet article vous en apprendrez beaucoup sur ces types de vins. Vous aurez aussi leur perspective sur le futur de ces types de vins.

La visite du chai

Winery Montresor

Lors de notre visite le Chai était en totale reconstruction suite a la vente du vignoble.

Edoardo Montresor (EM) : « En fait la moitié de l’arrière du chai a été mis à terre pour un agrandissement important qui comprendra une nouvelle ligne d’embouteillage qui devrait être prête fin février 2020 juste à temps pour embouteiller le dernier millesime. On ajoutera aussi sur le dessus une grande terrasse pour y faire plein d’événements sûrement à temps pour Vinitaly ».

Réception et pressoirs (derrière)

‘’La réception du Chai n’accueille présentement que des petits camions avec les fruits des vendanges pour l’opération de pressage. Les raisins proviennent autant de nos propres vignobles que des viticulteurs avec lesquels nous avons des ententes qui sont en place depuis de 60 à 70 ans. Puis nous avons 2 presses et ensuite les cuves de fermentation ou nous avons des cuves spéciales pour les vins avec à l’intérieur un cône cylindrique. Le CO2 produite durant la fermentation repousse le moût le long de ce cône qui agit comme une forme de remuage naturel ce qui fait beaucoup de différence pour un vin blanc car on conserve ainsi environ 7% de plus de polyphenols ».

Montresor – Méthode Charmat pour vins mousseux

Ce qui est inusité pour un Chai dans Valpolicella est le fait qu’on y fait des bulles depuis 1946 à partir de la méthode Charmat (Martinotti).

C’est ici que nous faisons connaissance avec Corrado Eridani qui est le Winemaker chez Montresor. Corrado Eridani (CE) :

« Nous produisons un vin tranquille qui sera clarifié et par la suite inoculé avec des levures (pour la seconde fermentation) puis introduit dans les cuves sous pression (saturé de nitrogène). Ces cuves ont des parois beaucoup plus épaisses car on a jusqu’à 6 bars de pression ce qui est énorme.

L’embouteillage doit être fait dans un environnement sous vide afin de conserver les bulles dans les bouteilles. Montresor a le droit de produire un Prosecco en dehors de la zone de production. Celui-ci est vieilli 6 mois en bouteille ce qui en fait une longue méthode Charmat. Plus on laisse vieillir le vin mousseux plus fines seront les bulles. Normalement cette période sera d’un mois mais quand on le laisse vieillir plus longtemps on obtient plus de complexité et de saveurs.

Ces mousseux ne sont jamais en contact avec l’air ambiant afin de conserver les caractéristiques du vin ».

Winery Montresor

EM : « Le Chai mesure 20,000 mètres carrés sur chaque étage et est en complète rénovation. Venez voir, ici nous avons découverts lors de ces rénovations un énorme trou dans un mur. Nous avons d’abord cru à de l’érosion majeure ce qui aurait signifié de graves problèmes. Il s’est avéré que ce trou était un genre de réfrigérateur fin XIX siècle utilisé par la famille. La porte est originale. La glace provenait des montagnes environnantes. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les vrais réfrigérateurs sont arrivés. Toute une surprise!

Montresor – séchages des raisins pour Amarone

…Nous somme montés vers la nouvelle salle de séchage pour les raisins qui seront utilisés pour élaborer les Amarone.

EM : ‘’Vous êtes les premiers à visiter la nouvelle salle de séchage pour les raisins utilisés pour l’Amarone. Ces rénovations se sont terminées une semaine avant les vendanges. Nous étions nerveux c’est le moins qu’on puisse dire. Toutes les poutres vieilles de 120 ans ont été réutilisées ainsi que les murs de pierres. Vous pouvez voir les raisins en train de sécher. On ne met qu’une couche de raisins sans les bacs de séchage pour qu’ils sèchent bien. Il est bien important de bien identifier les divers cépages lors de ce processus pour les retrouver lors de l’assemblage.

(NDLR : essayez de vous imaginer 20,000 mètres carrés de casseaux en plastiques tous remplis de raisins empilés jusqu’à 6 à 7 bacs de haut. Tout un spectacle…)

EM : « Le temps de séchage est de 4 à 5 mois ce qui est très élevé. Les raisins sont très sucrés à ce stage-ci. Le challenge avec l’Amarone est de bien balancer le niveau de sucre avec le niveau d’alcool. On ne veut pas trop de l’un ni de l’autre. Donc le temps des vendanges et la période de séchage jouent un rôle primordial. Durant ce temps le Winemaker est pas mal nerveux. Le niveau de sucre résiduel désiré est d’environ 4 g/l ce qui en fait un vin sec. La perception de sucre dans l’Amarone ne vient pas du sucre résiduel mais bien du côté fruité du vin. La texture moelleuse du vin vient des tannins bien ronds et non pas du sucre. Notre challenge est d’expliquer cela au consommateur car ces derniers deviennent réfractaires au sucre et il n’y en a pas plus dans l’Amarone que dans d’autres vins rouges secs. Une trop grande quantité de sucre dans le vin impacte la sapidité du vin. S’il est trop sucré, on n’en veut pas d’un deuxième ou troisième verre.

Le consommateur s’y connait de plus en plus en vin. On doit aller vers plus de qualité et un minimum de sucre. Les consommateurs recherchent des produits intéressants pour eux. Si on baisse le niveau de sucre on doit travailler encore plus fort dans le vignoble pour aller chercher un niveau de maturité qui va donner une texture bien ronde…Les terroirs qui sont le plus en altitude vont donner des textures plus intéressantes et plus rondes. C’est un challenge à long terme : les vendanges doivent être faites au bon moment, on doit choisir les bons cépages, les bons clones, on doit avoir le bon terroir, le temps de séchage doit être approprié, le temps de fermentation doit être optimisé etc.

Faire un bon vin d’Amarone c’est quand les gens apprécient le vin et oublient de boire de l’eau…j’aime bien voir un couple dans un restaurant avec un de mes vins et que la bouteille d’eau est encore pleine!

…Depuis un certain temps on voit les producteurs de la région réduire les niveaux de sucre dans l’Amarone. Ils retournent vers les recettes plus anciennes. Les Amarone d’aujourd’hui sont effectivement moins sucrés qu’il n’y a pas si longtemps. Les goûts des consommateurs évoluent. La philosophie va vers cette direction.

Quelquefois les consommateurs croient que l’Amarone est un vin difficile, super concentré alors qu’en réalité il doit absolument être élégant. Nous sommes contents de ce mouvement de la part des producteurs car ça aide l’appellation et ça aide tout le monde. L’élégance de ce type de vin est capitale pour la continuité du succès. Quand les gens commencent à boire du vin ils vont vers des vins plus sucrés. Mais avec le temps leurs goûts évoluent et ils vont vers moins de sucre.

…on continue la visite…

EM : ‘’Dans les rénovations on essaye le plus possible de garder le caractère historique du Chai. Ici Toutes les cuves sont thermorégulées, en inox avec 3 plis. Ici nous avons la collection des vieux millésimes. On y retrouve même un Recioto Spumante qu’on ne fait plus.

Toutes les barriques sont usagées car on n’utilise pas de nouvelles barriques. On les utilise seulement pour ajuster l’oxygénation du vin. Certaines années on ne les utilise pas du tout lorsque ce n’est pas nécessaire. On utilise surtout des foudres. Nous avons que peu de ces barriques, environ 200 toutes de chêne français.

…Ici nous avons un Soave 1943. Je ne sais pas s’il est encore buvable.

C’était le denier millesime produit car ma famille qui a du se sauver durant la deuxième guerre mondiale. Les allemands ont essayé de tuer mon grand-père car il a participé à sauver des gens qui étaient recherchés par eux.

…continuation de la visite…

Ici ce sont les caves ou nous sommes entourés de cuves en ciment sur lesquelles ont a peint des dessins. Ces cuves en ciment agissent comme les fondations du Chai. En fait les cuves de ciment ont été bâties avant le Chai. Puis ce dernier a été bâti dessus. On peut voir certaines failles dans les cuves qui proviennent d’un tremblement de terre. Beaucoup d’histoire avec ces quatre générations des Montresor.

…Ici ce sont des barriques de 55 hectolitres faites de chênes français et de Slavonie.

Chaque barrique est différente car dans les années 30 on produisait nous-mêmes les barriques. Tout dépendait du type de bois qu’on pouvait trouver. On les utilise pour les cuvées haut de gamme.

Pour les Amarone en général on fait vieillir 2 ans en barrique et un an en bouteille avant de commercialiser (pour un total de 3 ans après les vendanges).

L’oxygénation est plus lente dans les foudres que dans les barriques. On obtient alors plus d’élégance mais c’est plus long. On veut éviter les notes boisées dans le vin.

…C’est ici qu’on laisse vieillir le vin en bouteilles toutes empilées les unes sur les autres selon la méthode catasta. C’est une des pires job dans le Chai qu’avoir à empiler les bouteilles les unes sur les autres. Vraiment fatiguant et monotone.

Traditionnellement nous avions un groupe qui dégusait les vins avant la commercialisation et s’ils étaient optimales alors on mettait les étiquettes sur les bouteilles et on les vendait.  Maintenant c’est la responsabilité de Corrado’’.

…continuation de la visite…

EM : ‘’Nous avons de très petites cuves pour expérimenter différentes cuvées. Nous croyons toujours que les cuves en ciment sont les meilleures pour entreposer le vin. L’inox et le bois sont excellents pour « travailler » le vin mais il n’y a rien de mieux que le ciment pour l’entreposer. On peut garder les vins jusqu’à 15 ans sans altérer le vin. Plusieurs vignobles ont détruit les cuves en ciment quand les cuves en inox sont arrivées car c’était la modernité. Maintenant plusieurs rebâtissent ces cuves en ciment.

Dans ces cuves, il n’y a pas de changement de température ni de pression. On peut voir sur les parois des résidus d’acide tartrique qui provient du vin rouge. Au début on tapissait ces cuves avec des parois de verre. De nos jours on utilise une résine d’epoxy.

Trois barriques qui représentent chacune une étape de la fabrication du vin et ont été peintes dans les années 60 et 70. Nous avons réussi à en conserver que ces trois.

…À l’intérieur de la maison principale pour la dégustation :

EM : « C’était la maison de la famille. Maintenant elle sert pour l’administration et les dégustations. Mes grands-parents demeuraient ici. Vous voyez dans ce plancher de la chambre de mes grands-parents il y a comme un trou . En 1944 mon grand-père (Bruno Montresor) est allé à la gare de Vérone sauver des juifs qui étaient dans les trains.

Un de ceux qui y participait a dénoncé mon grand-père et les allemands sont arrivés pour l’arrêter. Il s’est sauvé dans les montagnes alors que ma grand-mère a décidé de rester dans la maison pour confronter les allemands et s’assurer que rien ne serait volé. Un soldat allemand a avec ses éperons de bottes frappé la parquet et fait un trou dans le plancher pour essayer de trouver mon grand-père. Les cheveux de ma grand-mère sont devenus blancs en deux semaines à l’âge de 36 ans. Elle a été arrêtée puis a été libérée quelques semaines plus tard.  

Château Montresor – Loire

Par la suite les allemands ont fait de la maison leur bureau-chef. On a alors cessé de faire du vin durant cette période. Puis les canadiens sont arrivés et les allemands ont fui en apportant tout le vin et tous les objets de métal. C’était un désastre total.

Quand mon grand-père est retourné, il n’y avait plus rien. Et c’est M. Bertani de Bertani Domains qui lui a donné de l’équipement pour recommencer à faire du vin. Malgré le fait qu’ils étaient concurrents, c’est M. Bertani qui a fait qu’on fait maintenant du vin chez Montresor.

Certaines des pièces de la maison sont demeurées telles qu’au décès de mes grands-parents. Rien n’a changé.

…Une des plus vieilles bouteilles d’Amarone que nous avons est cette bouteille de 1946 et c’est la dernière’’.

La dégustation

Les vins de la maison Montresor sont représentés par l’agence Noble Sélections. Vous pouvez accéder à l’ensemble des vins disponibles tant à la SAQ qu’en importation privée en cliquant sur le lien.  :

Une recherche des vins disponibles à la SAQ donne les résultats suivants lors de l’écriture de cet article.

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico. Non disponible

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico

Le Montresor Capitel della Crosara est disponible à la SAQ

Ce vin provient d’une seule et même parcelle située à 450 mètres d’altitude. Que des raisins frais sont utilisés. Il est vieilli pendant 6 mois dans des barriques qui ont servi pour l’Amarone.

CE : « On ne veut qu’un peu de structure avec le vieillissement de ce vin ».  Sur des effluves de figues de fruits rouges, d’épices douces et de belles notes florales. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité est assez présente et les tannins sont bien charpentés ce qui donne une belle structure au vin. Très élégant avec une belle et longue finale. C’est un vin bien frais, facile à boire Et tout en équilibre.

EM : ‘’Quant au futur de Valpolìcella, je crois que l’Amarone se doit d’être le produit le plus important. En termes de qualité la meilleure expression de Valpolicella c’est avec l’Amarone qu’on peut la traduire. C’est toute la tipicité de la région qui s’y retrouve. Dans le Valpolicella on retrouve le fruit, l’acidité et un niveau d’alcool peu élevé du vin.

On a commencé à sécher le raisin car la Vénétie avait une température assez froide et pour obtenir des vins plus concentrés il fallait faire sécher les raisins. Et avec ce séchage des raisins on fait aussi le Ripasso. On ne peut oublier le Valpolicella qui va si bien avec la nourriture locale autant les poissons que la viande.

La grande différence entre les autres pays qui utilisent la méthode appassimento (séchage des raisins) ce sont les cepages de Corvina, Molinara et Rondinella. Ils ne peuvent pas faire sécher leurs raisins pendant de 90 à 100 jours parce que nos cépages sont des raisins à peau épaisse si on compare au Merlot, Sangiovese et au Pinot Noir qui ont la peau plus mince. Après un mois de séchage, la peau de ces raisins se fendille et s’oxyde ce qui n’est pas le cas avec nos cépages locaux. On obtient alors un produit naturel avec une belle concentration.

Avec un Amaron le vin change à chaque 30 minutes tellement il est complexe. Quand on ouvre une bouteille d’Amarone, il se remet à vivre. C’est comme un bébé. Ça commence sur des de fruits bien frais et ça se termine sur des notes de cuir, de cacao, de chocolat noir un peu amer ‘’.

DE : ‘’Le Valpolicella c’est un peu le petit frère des vins de la région. C’est la base des vins de la région. Si je veux impressionner quelqu’un j’ouvre une bouteille d’Amarone. Mais pour un vin de tous les jours, j’ouvre un Valpolicella’’.

EM : ‘’C’est plus facile de vendre un Amarone à cause de l’élégance et de la concentration. On a une histoire à raconter avec un Amarone.

Cependant de plus en plus de producteurs poussent le Valpolicella Superiore parce que c’est véritablement un vin de terroir et c’est unique à la région. Les choses sont en train de changer. Pendant les 20 dernières années tout était concentré à obtenir des ventes et des scores (notes) qui aideraient aux ventes. C’est maintenant le terroir qui est en train de reprendre le dessus.

Faire un vin de Valpolicella est assez simple puisqu’on n’a pas à le faire vieillir en barrique et on a pas à faire sécher les raisins. Tout passe par la sélection des raisins. Beaucoup de producteurs se demandent s’ils ne devraient pas faire revivre les vins de Valpolicella’’.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016, $26.50, Corvina 70%, Rondinella 25%, Molinara 5%, sucre: 5.0 g/l, code SAQ: 12207527. Présentement non disponible.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016
Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016

CE : « C’est la fermentation d’un Valpolicella sur Les peaux utilisés pour faire de l’Amarone ce qui crée une deuxième fermentation (Ripasso). Pour le faire on utilise le meilleur des Valpolicella et sur les meilleures peaux des meilleurs Amarone. On peut utiliser les peaux d’Amarone deux fois donc on fait normalement deux bouteilles de Ripasso avec le moût d’Amarone. Primo veut dire que c’est le premier passage des peaux et non pas la deuxième. Le vin est donc un peu plus riche et plus profond au niveau de son profil aromatique. Puis on il vieillit 2 ans en barrique. On veut qu’il soit concentré mais avec de l’élégance et un bel equilibre. Quant à l’étiquette de ce vin on peut facilement l’enlever, écrire des notes de dégustation et la conserver. Ça vous aide à vous rappeler du vin que vous bu chez des amis ou au restaurant’’.

On sent ici beaucoup de concentration, les tannins sont charpentés et souples et le tout culmine en une belle élégance. La texture est bien veloutée, beaucoup de fraîcheur, des flaveurs assez intenses et complexes. Bien que ce vin ait 14.5% d’alcool, on ne le sent pas. Beaucoup de longueur ainsi qu’une belle acidité. Très séducteur comme vin. Grand potentiel de garde.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico, $84.25, 2013, 2008 et 2003, code SAQ : 12711256. Le 2010 est disponible.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico

EM : ‘’Il faut commencer par le plus jeune si on veut voir son évolution. Dans ce vignoble qui est assez grand on ne possède pas toutes les vignes mais au début du XIX siècle on administrait le tout pour plusieurs producteurs. On parlait donc de Monopole et le nom est resté. Ça fait donc plus de 80 ans qu’on utilise ce nom sur nos étiquettes.

Bien que ce soient des millesimes différents on sent que ces vins ont la même signature et le même style. Les vignes ont plus de 50 ans et les cépages ont été co-plantés’’.

Le 2013 est encore bien jeune avec quelques notes herbacées, tout en fraîcheur, beaucoup de structure, des tannins particulièrement charpentés, il a besoin d’être encore vieilli même après 6 ans. Le sucre résiduel est très bas et on ne sent pas l’alcool. Très élégant et d’une longueur plus qu’appréciable. On sent vraiment le terroir dans ce vin. En fait on devrait attendre de 15 à 20 ans avant de boire un Amarone. Beaucoup d’émotions dans ce vin!

Le 2008 est carrément tout en élégance avec beaucoup de volume te d’amplitude en bouche. Simplement incroyable! Superbe sensation de mineralite, acidité assez présente

Ces vins sont secs et ronds à cause des tannns qui sont bien souples.

Je n’ai pas senti beaucoup d’évolution dans le 2003 ce qui témoigne de son potentiel de garde. De plus je n’ai senti l’effet de la chaleur torride qui a sévi en 2003. Le vin demeure bien frais.

EM : ‘’La raison est que le Vignoble se situe à environ 400 mètres d’altitude. De plus les plus vieilles vignes supportent mieux les changements climatiques. Même le 2003 aurait besoin d’un passage en carafe afin d’éveiller son ensemble aromatique. De plus aucune sensation d’oxydation. En fait plus le vin sera sucré plus ses chances de réagìr a l’oxydation est élevée car les sucres sont d’excellents capteurs d’oxygène’’.

Dans cette dégustation on sent clairement la signature de la maison et l’effet du terroir que je ne croyais pas voir avec un Amarone qui est un surtout un vin de méthode. Dans les années 90 beaucoup de producteurs ont commencé à beaucoup concentrer leurs vins. Ce mouvement est en train de complètement changer.

Recioto 1974

Recioto 1974

EM : ‘’Ce vin n’est plus vendu et fait partie de notre librairie personnelle. Si mon père savait qu´on ouvre une telle bouteille il me tuerait…’’.

On sent des notes de fruits rouges, de tabac, de cuir, de raisins de corinthe avec une petite touche de notes boisées ainsi que des épices méditerranéennes. Vraiment des plus exceptionnel. La texture est des plus veloutée et les tannins complètement fondus. On ne sent aucunement d’alcool (14.5%) et quelque peu d’oxydation. Ce vin a encore beaucoup de vie.

Montresor – salle de dégustation

Cinq vins de Bordeaux pour les Fêtes!

Et pourquoi pas des vins de Bordeaux pour la saison des Fêtes! Le classicisme des vins de cette région me ramène toujours à l’essentiel de ce qu’un vin doit être. Bonne dégustation!

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016, $15.90, cépages : Merlot 65%, Cabernet-Sauvignon 35%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12489528.

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016

Assez surprenant pour le prix! Au début peu aromatique, il se laisse découvrir peu à peu sur des arômes de cassis, de fruits bien mûrs de mûres, de cerises noires, avec un soupçon de tabac et d’épices douces. La bouche est bien équilibrée avec des tannins bien ronds quelque peu charpentés, une acidité quand même assez présente et une belle sensation de minéralité. Très bon rapport qualité/prix!

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015, $22.75, cépages : Merlot 89%, Cabernet-sauvignon 8%, Malbec 3%, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 14147142.

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015

Sur des effluves de fruits noirs bien mûrs (cassis et mûres) et de fruits rouges (fraises), de torréfaction, de fumée et d’épices douces. La bouche est assez costaude avec un beau volume et une belle amplitude sur des tannins bien charpentés. Beau rappel des notes perçues au nez dans une finale appréciable. Bien prometteur, provenant d’un excellent millésime, le genre de vin qu’on pourra apprécier immédiatement et qu’on pourra oublier de 5 à 8 ans au cellier.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015, $27.60, cépages : Merlot 63%, Cabernet-sauvignon 33%, Cabernet franc 4%, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 14146828.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015

La dominante au nez est sur des accents de fruits noirs et d’épices douces puis s’invitent des arômes de fruits rouges (cerises), de moka et de torréfaction. La bouche est toute en équilibre et d’une bonne amplitude avec des tannins charpentés (33% Cabernet-Sauvignon) et des flaveurs de fruits noirs et rouges bien juteux. Un brin d’élégance et une très belle longueur. Temps de garde de 5 à 10 ans.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015, $29.75, cépages : Merlot 85%, Cabernet Franc 15%, sucre : 2.9 g/l, code SAQ : 972422.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015

Un très beau Saint-Émilion bien équilibré sur des arômes de fruits rouges tels fraises, framboises, cerises avec un soupçon de vanille et quelques notes d’un boisé bien fin (12 à 14 mois en barrique françaises) et bien intégré. La bouche est fraîche et agréable et les tannins charpentés donnent un vin moyennement corsé. Prêt à boire, il pourra se laisser oublier quelques années disons de 8 à 10 ans. Je l’ai bien aimé!

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014, $47.00, cépages : Merlot 90%, Cabernet-Sauvignon 10%, sucre : 3.1 g/l, code SAQ : 494005.

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014

Sur des notes à dominante de fruits rouges bien mûrs, un peu de fruits noirs ainsi qu’une trame de notes boisées mais pas trop. La texture est bien veloutée, les tannins sont charpentés bien ronds, souples et tissés serré et l’acidité assez présente et le tout est d’un bel équilibre. C’est d’une belle complexité, bien structuré avec une finale assez longue. Temps de garde de 8 à 15 ans.

Échantillons reçus

Suggestions de 12 vins pour Noel!!

J’ai tenté de réunir une dizaine de vins qui, j’ose le croire, rencontreront vos besoins pour la période de Noel. Je les ai choisi selon les niveau d’appréciation que j’ai eu lors de leur dégustation et selon leur disponibilité (dans 100 magasins et plus au moment d’écrire cette chronique). Vous y retrouverez des mousseux, des blancs, des vins rouges et des vins desserts. Je sortirai sous peu la liste de mes 50+ coups de coeur de l’année 2019. Vous y retrouverez ces vins que je vous suggère.

Les vins effervescents

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, $19.10, cépages : Pinot Noir, Chardonnay, Aligoté et Gamay, sucre : 12 g/l, code SAQ : 14093041.

Mettez de côté vos Proseccos et Cavas! Définitivement un Crémant à acheter! Laissez vous charmer par ses notes de fruits exotiques (litchi), d’agrumes, de fleurs blanches avec un soupçon de notes briochées. La texture est bien crémeuse, son acidité bien vive et tranchante et la finale est toute en finesse. Excellent rapport qualité/prix!

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Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

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Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru, $48.50, sucre: 9.3 g/l, code SAQ : 11374251.

De subtiles notes de fruits (agrumes), de levure, légèrement brioché, acidité bien sentie, belle minéralité, bien droit, un peu austère.  Très beau pour un champagne en bas de $50.00. N’oublions pas qu’on parle ici d’un Grand Cru!

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru

Les vins blancs

Aranleon, Blanco, Joven, Valencia, 2018, $13.95, vin bio blanc, cépages : Macabeo 60%, Sauvignon Blanc 40%, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13792422.

D’une belle fraîcheur, bien aromatique sur des effluves de fruits blancs assez intenses avec une pointe d’agrumes qui appelle une belle acidité salivante. D’une texture veloutée, c’est joyeux en bouche, bien satisfaisant avec une belle finale fruitée d’un bel éclat. Super rapport qualité/prix!

Aranleon, Blanco, Joven, Valencia, 2018

Gran Passione, Botter, Veneto Bianco, 2018, $16.75, cépages : Chardonnay 80%, Garganega 20%, sucre : 7.8 g/l, code SAQ: 14195582.

J’aime bien ces vins qui ne touchent pas le bois (qui ne vieillissent pas en barrique) car ceci à mon avis,  libère toute la place pour les arômes de fruits. Cet assemblage des plus heureux s’ouvre sur des notes de fruits blancs, de melon, un soupçon de fruits exotiques et quelques senteurs bien florales qui se prolongent en bouche avec une belle acidité équilibrée et une texture bien veloutée. S’ajoutent des flaveurs de noyaux de pêches ainsi qu’une belle sensation de minéralité dans une bonne persistance gustative. Franchement à ce prix c’est à la caisse!

Vous ferez un malheur avec un risotto, des plats de poulet, de pétoncles ou de porc.

Gran Passione, Botter, Veneto Bianco, 2018

Château Mont-Redon, Vallée du Rhône méridionale, Lirac, 2018, $26.80, cépages: Clairette45 %, Grenache blanc 25 %, Roussanne 20 %, Viognier 10 % , sucre: 1.4 g/l, code SAQ : 12258973

Quelle belle complexité qu’offre ce vin! Élaboré à partir d’un assemblage de Clairette, Grenache blanc, Roussanne et de Viognier ce vin offre au nez des notes de vanille, de fruits blancs (pêches et poires), d’amandes (la Roussanne) ainsi que de belles notes florales. En bouche la texture légèrement grasse et riche offre un beau contraste avec l’acidité équilibrée de ce vin. Les saveurs de fruits blancs s’entremêlent avec des notes boisées bien intégrées et une légère note d’oxydation qui vient de la Roussanne. C’est goûteux, généreux d’une belle amplitude et d’une très belle longueur. Idéal avec une volaille bien grillée.

Château Mont-Redon, Vallée du Rhône méridionale, Lirac, 2018

Les vins rouges

Michele Chiarlo, Le Orme, Barbera d’Asti DOCG, 2016, $15.30, cépage : Barbera, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 356105.

Incroyable que ce vin qui se détaille $15.30 ait vieilli un total de 16 mois (3 mois en barrique et 13 mois en bouteille) avant d’être vendu. Issu d’un célèbre cépage du Piémont, la Barbera (c’est aussi une appellation), ce vin nous accueille sur des effluves de cerise fraîches et bien juteuses, un soupçon d’épices douces ainsi qu’un beau boisé discret tellement bien intégré. En bouche les accents de cerises, de noyaux de cerises et d’épices douces s’entremêlent de façon harmonieuse avec l’acidité bien fraîche typique de ce cépage et des tannins presque charpentés, souples et moyennement corsés. Excellent rapport qualité/prix!

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Michele Chiarlo, Le Orme, Barbera d’Asti DOCG, 2016

M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018, $16.25, cépages : Grenache, Syrah, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 476846.

Des notes de torréfaction, de moka, de fruits noirs et de notes viandées sur une texture un peu ferme, une acidité équilibrée et des tannins moyens tissés bien serré. Vraiment juteux, goûteux tout en équilibre. Un vin avec un excellent rapport qualité/prix!

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M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018

Peter Lehmann, The Barossan, Shiraz, 2017, $19.95, sucre: 4.2 g/l, code SAQ: 13525535.

Oh quel beau Shiraz! Sur des notes de fruits purs bien frais (prunes, framboises),de poivre, d’épices, quelques notes de sapinage et d’eucalyptus. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité moyenne et les tannins bien dodus et charpentés. Les notes d’épices sont assez intenses et s’entremêlent avec les flaveurs de fruits bien juteux, de notes de torréfaction dans une finale appréciable. De la vraie Shiraz!

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Peter Lehmann, The Barossan, Shiraz, 2017

Brunello di Montalcino, (Blu Label), 2014, Cépage : Sangiovese 100%, $47.10, code SAQ :11213343.

Au premier nez, des notes animales sur le cuir qui se dissipent assez rapidement pour laisser la place aux belles notes de fruits rouges, d’épices douces, de fleurs avec un peu de torréfaction. En bouche c’est le mariage de la puissance, de l’élégance et du classicisme. La texture est veloutée, enveloppante sur de belles notes de fruits. Superbe équilibre entre l’acidité et le moelleux du vin. Les tannins sont superbement bien serrés, denses sans être asséchants. Vraiment très beau!

Brunello di Montalcino, (Blu Label), 2014

Vins de dessert

Barros, Colheita, 1989, $64.75, cépages : Tinta Barroca 25%, Tinta Roriz 25%, Touriga Franca 25%, Touriga Nacional 25%, sucre résiduel : 132.70 g/l, code SAQ : 12243114.

Sur des arômes de raisins secs et confits, d’épices douces avec un brin d’alcool, sa texture en bouche est des plus suaves, bien grasse et forme une belle harmonie avec les flaveurs de cassonade, un joli soupçon de mélasse et saveurs de raisins secs. Ce Tawny est particulièrement doux, moyennement intense, tout en finesse et en élégance et des plus agréables à boire.

Et vous ferez de superbes accords avec un fondant au caramel, une tarte tatin, une crème brûlée et des fromages d’intensité moyenne.

Barros, Colheita, 1989

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016, $46.50, cépages : Sémillon 95%, Sauvignon 4%, Muscadelle 1%, sucre : 130 g/l, code SAQ : 10269521.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de miel, de fruits confits tels l’abricot et le citron. La texture est bien grasse ce qui créé un très beau contraste et un bel équilibre avec le sucre résiduel. C’est souple, délicieux avec les flaveurs de miel, de raisins séchés et d’abricots qui se prolongent en une finale plus que soutenue.

Vous ferez de beaux accords avec le foie gras en entrée, les desserts tels une tarte tatin et les fromages bleus. Vraiment sublime!

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016

Quelques suggestions pour le temps des Fêtes!

Alastro, Azienda Agricola Planeta, Sicile, Italie, 2018, $19.95, vin blanc, cépages : Grecanico 70%, Sauvignon blanc 15%, Grillo 15%, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 11034361.

Un beau vin blanc bien aromatique qui s’ouvre sur des effluves de fleurs, de pêches, de miel et d’agrumes. La texture est légèrement grasse et l’acidité bien présente. Le tout créé une belle harmonie avec les flaveurs de miel, de citron et de zeste de citron.  

Alastro, Azienda Agricola Planeta, Sicile, Italie, 2018

Bodegas Breca, Grenache, Vieilles Vignes, Espagne, Calatayud, 2016, vin rouge, $22.95, cépages : Grenache 100%, sucre : 2.8 g/l, code SAQ : 11996456.

Un vin que j’ai particulièrement apprécié sur des arômes de fruits rouges (fraises et framboises) et noirs (mûres) bien frais ainsi qu’une bonne dose d’épices douces et un soupçon de notes boisées. Très frais en bouche avec une texture bien veloutée et des tannins charpentés et tissés serré. Bien équilibré, ce vin démontre une belle extraction et est particulièrement goûteux.

Bodegas Breca, Grenache, Vieilles Vignes, Espagne, Calatayud, 2016

Volver La Mancha, Bodegas Volver, Espagne, Castilla La Mancha, 2016, $22.55, vin rouge, cépage : Tempranillo 100%, sucre : 3.2 g/l, code SAQ : 11387327.

Au départ peu aromatique il s’ouvre par la suite sur des accents de fruits rouges (cerises) et de fruits noirs (mûres) très mûrs ainsi que des notes boisées et un petit côté empyreumatique (une certaine chaleur). Les tannins sont bien charpentés, c’est goûteux, tout en fraîcheur et d’une belle concentration dont les saveurs se prolongent de façon appréciable.

Volver La Mancha, Bodegas Volver, Espagne, Castilla La Mancha, 2016

Joseph Phelps, Innisfree, Cabernet-Sauvignon, Napa Valley, 2017, $39.75, vin rouge, cépages: Cabernet-Sauvignon 80%, Malbec 8%, Petit Verdot 7%, Merlot 5%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 11419616.

De facture très classique et élaboré sur le modèle Bordelais, ce vin exhibe des arômes de cassis, de cerises noires, un soupçon de caramel, de vanille, de chocolat au lait et de notes boisées bien intégrées à l’ensemble. Assez opulent en bouche, les tannins sont bien souples, veloutés, les saveurs sont d’une belle intensité avec passablement de volume et d’amplitude et la persistance en bouche est des plus satisfaisante. Le genre de vin qu’on peut boire maintenant et qu’on peut oublier quelques années dans le cellier.

Joseph Phelps, Innisfree, Cabernet-Sauvignon, Napa Valley, 2014

Emmolo, Merlot, Napa Valley, 2016, $70.00, vin rouge, code SAQ : 12930934.

Un vin des plus charmeur qui exhale des arômes d’eucalyptus (beaucoup de fraîcheur), de bleuets, de légères notes animales, un soupçon de torréfaction et de senteurs florales. Doté d’une belle amplitude sur des tannins charpentés, il laisse percevoir beaucoup de finesse et dégage une finale soutenue sur des flaveurs de torréfaction.

Emmolo, Merlot, Napa Valley, 2016

Patrick Piuze, Méthode Traditionnelle, Non dosé, vin effervescent, Bourgogne, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

Patrick Piuze, Méthode Traditionnelle, Non dosé, vin effervescent, Bourgogne

Champagne Henriot, Brut, Souverain, $57.50, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 8.3 g/l, code SAQ : 13828931.

Une valeur sûre que ce Champagne! Nez qui exhibe des arômes de fruits jaunes, d’agrumes, de poires, d’amandes et pain grillé. Rafraîchissant, aérien, un brin incisif et droit c’est un Champagne on ne peut plus classique.

Champagne Henriot, Brut, Souverain

Domaine Bott-Geyl, Crémant d’Alsace, extra Brut, $28.95, sucre : 4.8 g/l, cépages : Pinot blanc 50%, Chardonnay 30%, Pinot Noir 20%, code SAQ : 13032845.

Nez assez aromatique sur des arômes de fruits jaunes, de levures et de pain grillé. Beaucoup de rondeur et de complexité sur des bulles très fines. Belle sensation de minéralité, acidité assez vive pour du Pinot Blanc (50%) sur une finale bien goûteuse.

Domaine Bott-Geyl, Crémant d’Alsace, extra Brut

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