En juin dernier je visitais l’Italie et plus particulièrement la région de Montepulciano qui est située en Toscane. C’est à l’invitation du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano que j’ai visité cette superbe région. Vous pouvez accéder à mon article sur la région qui mérite d’ailleurs qu’on y aille au moins une fois dans sa vie. Tellement beau! Cliquez sur le lien.

Lors de ce voyage j’en ai profité pour visiter plusieurs vignobles dont celui de Poliziano. Rencontrez donc avec moi ce producteur bien connu au Québec dont une dizaine de références sont disponibles à la SAQ.

Il faut savoir que lors de ma visite j’ai enregistré l’ensemble des commentaires de Margherita Pallecchi Directrice à l’Export et du Dott. Federico Carletti propriétaire du Domaine. C’est donc pratiquement sous forme d’entrevue que je vous livre cet article.

VF (Vinformateur) : ‘’L’Italie possède tant de cépages indigènes et ça me surprend toujours qu’on persiste à utiliser des cépages dits internationaux dans l’élaboration des vins’’.

MP (Margherita Pallecchi) : ‘’Il est vrai que de temps à autres nous allons assembler du Merlot avec du Sangiovese car les deux vont si bien ensemble. Le Merlot ajoute un côté plus rond et plus velouté au vin final. Cependant notre but ultime pour les prochaines années est d’utiliser de 90 à 95% de Sangiovese si ce n’est 100% comme nous le faisons maintenant pour nos deux vins provenant de Single Vineyards (vins provenant d’une seule parcelle).

Nous voulons donc être des producteurs de Sangiovese dans le terme le plus pur. Pour le moment nous sommes entre 80 et 90% de Sangiovese et nous sommes en constante et rapide évolution.

Visite du vignoble

VF : note – nous nous dirigeons vers les vignes…

MP : ‘’Je me présente. Mon nom est Margherita Pallecchi et je suis Export Manager pour Poliziano Winery depuis 14 ans pour les marchés européens. Il y a 5 ans je m’occupais de tous les marchés.

La Winery est la propriété privée de Dott. Federico Carletti que nous allons rencontrer plus tard. Federico fait partie de la deuxième génération de la famille. Il a déjà été président du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano et est une personne influente en viticulture italienne. Son background est ingénieur agronome et il a dévoué toute sa carrière depuis sa graduation en 1978 à l’élaboration du vin.

Son père a débuté la Winery en 1961 avec environ 22 ha et c’est lui qui planté toute la vigne. Poliziano c’est réellement une affaire de famille! D’autres membres de la famille sont bien impliqués dans les opérations.

Nous avons maintenant ici 127 ha de vignes avec un autre 27 ha dans le secteur de Maremma et Cortona. Nous produisons de 800,000 à 1 million de bouteilles. Nous vendons nos vins dans environ 45 pays incluant le Québec. On peut dire que la Winery a connu une forte croissance surtout due à l’acquisition de vignobles au fil des années.  Approx. 50% de la production est exportée alors que le reste est vendu localement. Ces pourcentages peuvent varier un peu d’année en année.

Les vignes sont plantées en Cordon Royat (Spur Cordon) à 80% de Sangiovese (Prugnolo Gentile).  

Les vignes sont plantées à haute densité donc très près l’unes de l’autre avec 6,000 plants/ha. Dans les années 60 et 70 cette densité était de 3,000 à 3,500 plants/ha. Ceci philosophie contribue au fait que chaque plant est en complétion pour la nourriture du sol. Les grappes résultantes sont plus petites, sont plus concentrées avec un profil aromatique plus riche.

Nous procédons à une vendange verte vers la fin d’août afin de bien gérer les rendements et la maturité des grappes que nous voulons optimales.

Cette année (2019) nous sommes 10 jours en retard puisque le mois de mai a été froid et pluvieux et ce, malgré le fait que le débourrement a été hâtif au printemps. Nous n’avons jamais rien vu de tel depuis des années.

Les changements climatiques ont été si drastiques que nous sommes passés du chauffage de la maison à l’air climatisé en une journée. Finalement nous n’avons pas eu de printemps.

Notre type d’agriculture est durable et nous ne sommes pas organiques. Cependant nous n’utilisons pas d’insecticides et utilisons plutôt les méthodes de « confusion sérielle » chez les insectes. Nous limitons aussi l’utilisation de produits phytosanitaires.  Nous pensons nous convertir un de ces jours.

Visite du Chai

Le Chai principal vient des années 70 et il a été restauré au fil des années. Nous recevons environ de 10 à 15,000 visiteurs chaque année. Nous avons 2-3 personnes qui s’occupent des visites sur au moins 6 mois par année.

Réception des raisins

Nous arrivons à la réception des raisins qui ont tous été vendangés à la main. Les raisins sont égrappés avec une nouvelle technologie qui utilise l’oscillation des grappes. Les baies sont traitées plus doucement et ne génèrent donc aucun stress. Puis elles sont triées depuis 2014 par scanner optique ainsi qu’à la main.

Nous sommes que quelques vignobles en Toscane à utiliser cette technologie de pointe. Dans les bonnes années l’efficacité de ces scanners ne semble pas optimale car la grande majorité des raisins sont beaux. Mais dans les moins bons millésimes ils aident beaucoup. Il est très important de bien calibrer ces machines car elles sont extrêmement rapides. Les vins Premium dont les Signe Vineyards ne sont triés qu’à la main afin d’optimiser la qualité des baies.

Égrappeuse – Poliziano

Cette portion du Chai a été rénové dans les années 90. Le tout utilise la gravité pour ne pas à avoir à pomper les raisins. Il n’y a qu’un étage vers le sous-sol. Tous les raisins sont fermentés dans des cuves en acier. Pour la fermentation malolactique, nous utilisons une partie des barriques de chêne’’.

La salle de fermentation

VF : note – Nous rentrons à l’intérieur…

MP : ‘’Au début, alors que nous n’avions que 22 ha cette partie du Chai suffisait pour le vieillissement du vin. Au fil des années le Chai a été agrandi. On s’est longtemps posé la question si au lieu d’agrandir le Chai original, il n’aurait pas été mieux d’en bâtir un autre afin d’améliorer la logistique. Ça a été finalement été une décision émotionnelle d’agrandir le Chai original ou tout a débuté. Au fil des années la Winery a beaucoup changée. Des 22 ha du début, on a maintenant 125 ha. Ces parcelles sont dispersées et tout revient ici.

Même les raisins de Maremma sont vinifiés ici ce qui est une bonne distance. Ils sont transportés dans des camions réfrigérés et ça prend de 2 à 2.5 hres pour arriver ici’’.

VF : note – Nous descendons vers les cuves de fermentation…

MP : ‘’Les cuves ont une forme conique ce qui aide au chapeau à constamment se désintégrer. Tout le moût arrive dans ces cuves par gravité. Nous avons ici deux sections. La première est pour les vins haut de gamme ou les cuves sont passablement plus petites avec 9,000 litres ce qui permet la vinification parcellaire. Les vins sont « punchés » lentement plusieurs fois par jour afin d’extraire les bons tannins. Nous ne voulons de vins avec des tannins astringents. Les cuves sont toutes thermorégulées afin d’optimiser la vinification.

Dans cette deuxième section nous avons des cuves plus grandes. Et il y a beaucoup de ces cuves pour une production de 800,000+ bouteilles. … Vraiment tout est fait afin de produire des vins de qualité. Le Rosso sera fait dans des plus grandes cuves. Ici la vinification et la fermentation sont automatisés. On utilise plus de « pump over » pour ces vins afin d’aller chercher une belle extraction de saveurs et de couleur’’.

VF : Observation : En comparaison avec d’autres vignobles ce qui surprend c’est la qualité, la qualité et le haut niveau de sophistication de l’équipement de pointe dans le Chai. En fait les investissements sont beaucoup plus effectués au niveau technologique qu’au niveau marketing.

MP : ‘’En 2005 nous avons agrandi pour accueillir encore plus de barriques pour le vieillissement. Même les barriques et foudres ont une forme conique. On peut les utiliser pour la fermentation malolactique car c’est une forme de barrique qui facilite le processus. Il est en fait plus facile de nettoyer ces barriques. Ce sont donc des barriques à double usage.

Nous ne faisons pas de Riserva mais nous avons des Single Vineyards.

Vieillissement en barriques et bouteilles

Plusieurs corridors sont utilisés pour le vieillissement en bouteille. Nous avons de beaucoup d’espace. La majorité des vins vieillissement en bouteille pour de 3 à 6 mois ou plus. Le vieillissement total en barrique est d’un an à 1.5 an plus le vieillissement en bouteille.

Au sous-sol nous utilisons l’air climatisé afin de bien contrôler la température et de plus c’est bien sombre ce qui est parfait pour le vieillissement. Tout cet endroit a été créé dans les années 70 . Vous voyez des cuves en ciment mais nous ne les utilisons plus pour la fermentation mais bien pour effectuer les assemblages. La fermentation n’est faite qu’en cuve d’inox.

Peux-être qu’un jour on réutilisera les cuves de ciment mais pour le moment nous sommes à l’inoxydable.

Bibliothèque des vins – Poliziano

VF : note – Devant nous La bibliothèque des vins! Ça ressemble à La Banca de Vino que j’ai vu à Bra dans le Piémont. C’est ici qu’on rassemble tous les millésimes.

MP : ‘’Puis nous arrivons dans la salle des barriques où sont disposées 2,000 barriques et tonneaux. Au fil des années nous utilisons de moins en moins de petites barriques et de moins en moins de barriques neuves afin de laisser la place aux arômes et saveurs fruitées et ainsi accentuer la complexité des vins.

Si on comparait un 2000 à un 2015 on verrait que les notes boisées sont beaucoup moins présentes. C’est véritablement un changement de style dans nos vins. Nous utilisons des barriques et des foudres de chêne français. Deux millésimes sont à vieillir présentement soient le 2017 et le 2018. Sous peu nous allons embouteiller le 2017 et nous libérerons de l’espace pour le 2019 qui s’en vient. Ici il y a toujours 2 millésimes qui vieillissent côte à côte. Nous contrôlons la température ainsi que l’humidité avec les ‘’sprinklers’’. ‘’

Rencontre avec Dott. Federico Carletti

VF : note – Nous sommes de retour à la réception ou nous rencontrons Dott. Federico Carletti le propriétaire de Poliziano pour la dégustation des produits de la maison.

VF : « Je suis impressionné par le nombre élevé de petites cuves qui vous permettent la vinification parcellaire.  Vraiment une orientation qualité ».

FC (Dott. Federico Carletti ):  ‘’Nous avons débuté il y a 20 ans cette approche parcellaire et ce dans tous les aspects de la Viti et viniculture incluant le vieillissement. Nous vendangeons à la main et nous respectons la typicité des cépages et des terroirs.

Dans les 10 dernières années nous avons fait beaucoup d’analyse de sols afin d’optimiser les bons cépages avec les bons sols. Il y a de ça 20 ans, nous avons fait ce que nous voyons maintenant comme une grosse erreur.

Nous avons 2 Single Vineyards dans le Vino Nobile et nous avons décidé alors de faire les vins dans un style Bordelais. Le terroir de Bordeaux est bien spécifique et finalement n’est pas du tout le même qu’on retrouve dans notre appellation. Nous avons une myriade de sols, d’altitudes, d’expositions etc. Finalement nous avons réalisé qu’il fallait mieux mettre en valeur ces variations en respectant les cépages et les sols qu’en essayant de copier le style d’une autre région. Maintenant j’ai changé de philosophie. Je ne tente plus de faire des vins comme à Bordeaux. J’étudie les sols, j’essaye de comprendre les particularités de chaque terroir et de voir ce qu’il me donne comme vin. Maintenant l’approche pour moi ce que nous faisons avec nos Single Vineyards.

Et vous serez aujourd’hui les premiers canadiens à déguster le deuxième Single Vineyards de Poliziano qui n’a jamais été vendu en Amérique du Nord’’.  

VF : ‘’Quelle est votre position sur le pourcentage de Sangiovese à être utilisé dans l’élaboration de vos vins et sur l’utilisation des cépages internationaux’’?

FC : ‘’Il à y 40 ans il n’était pas facile de faire un bon vin avec le Sangiovese. Les plants de vignes et les types de Sangiovese étaient différents. Dans notre Rosso nous avons par exemple 20% de Merlot. Je veux faire de bons vins. Maintenant nous envisageons des clones différents et ce dans les meilleurs terroirs ce qui permet l’utilisation de Sangiovese à 100%.

D’ailleurs, les vins que nous allons donc déguster sont le : Rosso di Montepulciano 2017 avec 20% de Merlot , Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 15% Merlot, Asinone Single Vineyard Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 10% d’autres cépages et le Caggiole Vinio Nobile di Montepiulciano 2016 est élaboré avec  100% de Sangiovese.

Nous faisons 1,000,000 de bouteilles avec 130 ha à Montepulciano et 27 ha à Maremma et Cortona. À chaque année dans ma tête j’améliore la qualité de nos vins. Par exemple nous avons augmenté la densité de plantation avec 6,000 plants/ha et ce depuis les années 90.

Avec les changements climatiques nous avons réduit à environ 5,000 plants/ha. Nous évaluons l’agriculture organique dont nous implantons certains des principes. Nous sommes experts dans beaucoup de ce qui touche la vitiviniculture pour avoir constamment expérimenté au fil des années.

Nous avons introduit beaucoup de technologies de pointe comme par exemple la sélection (tri) optique. Mais je ne l’utilise que surtout pour le Rosso. Pour les autres vins nous faisons le tri à la main. Le tri optique est extrêmement rapide et brasse un peu le raisin durant le processus.

J’ai visité l’année dernière le Château Montrose et j’étais fier de voir qu’ils appliquaient la même philosophie au niveau du tri entre autres.

Mais, ce qu’il y a de plus important c’est le terroir. Nos deux Single Vineyard proviennnet de deux sols totalement différents et on peut voir de grandes différences lors de la dégustation’’.  

VF : « Et le futur réside où selon vous? »

FC : « Avec des vins élaborés à partir de 100% de Sangiovese. Dans un autre ordre d’idée il ne faut pas oublier le réchauffement climatique qui nous a forcé d’apporter plusieurs changements. Nous coupons par exemple les feuilles plus jeunes qui ont tendance à produire du sucre ce que nous ne voulons pas. Nous gardons les plus vieilles feuilles et on protège les grappes avec. La gestion du feuillage a complètement changé. Auparavant ou « ouvrait » les feuilles le 10 juillet. Maintenant nous faisons cette opération le 10 septembre. Il ne faut pas que les grappes de Sangiovese cuisent sur le plant.

J’ai mis beaucoup de temps à sélectionner les clones de Sangiovese et je crois avoir trouvé les meilleurs. Ça nous permet de focaliser sur le Sangiovese et ajouter ainsi de la typicité à nos vins.

Nous utilisons entre autres seulement nos levures que nous produisons nous même.

La maturation du fruit est très importante pour moi. Je ne fais jamais l’analyse des baies. J’y goûte plutôt pour mieux comprendre ou le raisin est rendu . Donc je me promène dans les vignes avec mon oenologue et nous goûtons aux raisins. Nous prenons nos décisions sur le niveau de sucre, d’acidité , la maturation phénolique et nous sommes capables de dire quand il faut débuter les vendanges.

J’aime les vins qui sont riches et qui ont du corps. Je n’aime pas les vins verts avec des arômes herbacés.

La dégustation

Poliziano, Rosso di Montepulciano, 2017, $22.50, cépages : Sangiovese (Prugnolo Gentile) 80%, Merlot 20%, sucre : 2.4 %, alc. : 14.5%, code SAQ : 13630343.

J’ai été surpris par la structure de ce vin. De plus, les notes de chêne sont très discrètes (vieillissement de 6 mois de 20% du vin). Il a du corps, de la mâche, la texture est bien veloutée

et les notes de fruits (cerises noires) sont bien mûres. J’ai de plus perçu quelques notes florales. Les tannins sont charpentés et tissés bien serré et l’acidité est bien présente. Aucune note herbacée. Tellement beau, c’est définitivement un vin à acheter!!

FC : ‘’En 2009 nous avons commencé à vendanger alors que tous les autres vignerons avaient terminé. Nous avons quand même à vendanger 89 ha de Sangiovese et ça nous prend 2 semaines. Je prends des risques pour atteindre cette maturité’’.

Poliziano, Vino Nobile di Montepulciano 2016, $32.00, cépages: Sangiovese 85%, Merlot 5%, Cannaiolo 5%, Colorino 5%, sucre : 1.5 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ: 11194832.

Ce vin a effectué un vieillissement de 15 mois en barrique. Le millésime 2016 en est un bien classique. C’est un vin dans lequel on perçoit beaucoup d’équilibre, une très belle acidité ainsi que de beaux arômes de cerises et d’épices douces. La structure tannique est superbe et il dégage une belle impression de volume en bouche. Un vin bien sphérique. On perçoit la complexité sans les saveurs et arômes boisées.

FC : ‘’On utilise des barriques de 500 à 600 litres. Il n’y a qu’une petite partie des barriques qui sont neuves. À ce sujet nous avons beaucoup évolué au fil des années.’’

Poliziano, Asinone, Vino Nobile di Montepulciano, 2016, (le 2015 est disponible à $63.75), cépages : Sangiovese 90%, Colorino 10%, code SAQ : 13787543.

FC : ‘’C’est le plus vieux des deux Single Vineyards. Les sols de cette parcelle sont particulièrement pauvres avec des sols d’argile et de roches rouges. La production de ce vin est très limitée’’.

Un vin qui s’ouvre sur des effluves de fruits bien mûrs, d’épices douces, de cuir. La bouche volumineuse est veloutée, la texture élégante sur des tannins bien charpentés et tissés bien serré. Tout est en équilibre et en finesse!! D’une longueur et persistance assez incroyable!!

Poliziano, Le Caggiole, Vino Nobile di Montepulciano, 2015, non disponible au Québec.

FC : ‘’Le Caggiole provient de sols composés de fossiles et de coquillages. On y retrouve de l’argile (29%) et aussi pas mal de sable. Nous avons débuté la sélection en 2013. Nous n’en avons pas fait en 2014. Puis 2015 le vin était beau et en 2016 nous avons  finalement décidé d’en faire notre deuxième vin Single Vineyard’’.

Élaboré à partir de 100% Sangiovese ce vin est très élégant, fin avec un côté féminin. Le vieillissement est fait dans des barriques un peu plus grande que pour l’Asinone.

Ces deux parcelles ne sont qu’à 500m l’une de l’autre ce qui est assez surprenant étant donné le profil aromatique tellement différent entre les deux vins. L’impact des sols sur ce vin est remarquable.

Dott. Federico Carletti et Claude Lalonde (Vinformateur) à droite