Catégorie : Événements/salons de vins – plusieurs vins dans chaque article (Page 2 of 27)

Des vins d’importation privée d’espagne et du Portugal à prix raisonnable!!

Tout nouveau, tout beau!! On peut maintenant acheter des vins d’importation privée (qui ne sont pas disponibles dans les succursales de la SAQ) en caisses mélangées (panachées). Alors que normalement on devait acheter des vins d’importation privée en caisses de 6 ou de 12 bouteilles du même vin, on peut maintenant acheter des caisses de 6 bouteilles composées de 2 vins différents, ou de 12 bouteilles composées de 4 vins différents. Alors on en profites !!

L’Agence Vinatovin a développé 4 de ces caisses de vins différentes composées chacune de 4 vins différents et de 3 bouteilles de chaque vin. Évidemment vous pouvez toujours acheter chaque vin séparément soit en caisses complètes de 6 ou de 12 bouteilles.

Dans cet article, 4 vins d’Espagne et du Portugal à prix bien raisonnable!

Pour commander

Pour commander ces caisses panachées cliquez sur le lien suivant.

Vous aurez accès à toutes les modalités ainsi que les détails de livraison en succursale ou à domicile selon la région. Vous pouvez aussi appeler au 1-819-472-5282 ou envoyer un email à information@vinatovin.com

Caisse #2: Prix Populaire (Espagne et Portugal) – 12 bouteilles $200.00

3 bouteilles Terras de Paul rouge

3 bouteilles Terras de Paul blanc

3 bouteilles Iniesta Sauvignon blanc

3 bouteilles Iniesta Tempranillo rouge

Terras de Paul, Portugal, Vinho Regional Tejo, 2018, $17.60, cépages : Syrah, Touriga Nacional, alc. : 14%.

Notes de dégustation Vinformateur (échantillon) :

Ce vin s’ouvre sur des effluves de fruits rouges bien mûrs ainsi qu’une bonne dose d’épices douces (la Syrah). La bouche est résolument sur les flaveurs de fruits mûrs et d’épices douces avec une belle acidité et des tannins équilibrés et tissés serré. Un vin bien polyvalent.

Vous ferez de beaux accords avec votre BBQ!!

Terras de Paul, Portugal, Vinho Regional Tejo, 2019, $17.60, cépages : Arinto, Antão vaz, Sauvignon blanc, alc. : 12%.

Notes de dégustation Vinformateur (échantillon) :

Le nez est résolument charmeur et carrément sur des arômes de fruits tropicaux avec comme un soupçon de gomme balloune pas mal le fun! La bouche est toute en fraîcheur avec une belle acidité, une sensation de minéralité avec un rappel des notes perçues au nez. Beau rapport qualité/prix.

Vous ferez de beaux accords avec poissons et crustacés. Idéal aussi en apéritif.

Quinta Monteiro de Matos

« Quinta Monteiro de Matos » est une entreprise familiale de vinification fine, située dans la région de Tejo, qui a commencé au milieu du XXe siècle, par Antonio Monteiro de Matos. Après deux décennies, Antonio Monteiro de Matos a acheté plus de terres pour planter plus de vignobles, afin d’avoir une production pour les demandes, qui augmentaient d’année en année.

C’est maintenant la 3ième génération qui est aux commandes de la maison. On y produit des vins d’entrée de gamme autant que des vins de haute qualité reconnus de par le monde.

Senorio de Iniesta, Sauvignon blanc, Espagne, Castilla, Vino de la Tierra de Castilla, Quinta Monteiro de Matos, $15.80, alc. : 13%.

Notes de dégustation du producteur :

Arômes d’agrumes, notes fumées, bien complexe. Flavuers de fruits bien mûrs, belle acidité ainsi que des notes de thé vert.

Senorio de Iniesta, Tempranillo, Espagne, Castilla, Vino de la Tierra de Castilla, Quinta Monteiro de Matos, $15.80, alc. : 13.5%.

Notes de dégustation du producteur :

D’un beau rouge avec des reflets violets, il dégage au nez de arômes de fruits rouges bien frais. Doté d’une belle acidité c’est un vin qui démontre bien les caractéristiques du cépage Tempranillo.

Union Campesina Iniestense

Fondée en 1944 par 34 membres, la Bodega Cooperativa Union Campesina Iniestense compte aujourd’hui 1 200 membres. Ces derniers possèdent collectivement 7000 hectares de vignobles, plantés de 50% de Bobal (dont est issu le Senorio de Iniesta Rose), 25% de Tempranillo, 10% de Cabernet Sauvignon, 5% de Shiraz, 5% de Sauvignon Blanc et 5% de Viura.

Les vignobles sont situés autour de la ville d’Iniesta, dans la province de Cuenca (près de Valence) au sud-est de l’Espagne, à environ 700 pieds d’altitude.

Les autres caisses panachées

Les notes de dégustations sont à venir sous peu. Cliquez sur lien (chaque photo) pour les détails.

On sent l’été poindre à l’horizon! Voici trois vins rosés du Québec pour en profiter!!

J’ai eu le plaisir de rencontrer à quelques reprises Daniel Lalande vigneron et propriétaire du vignoble de la Rivière Duchêne situé à Saint-Eustache (environ 17 hectares) dont l’origine remonte à 1998 ainsi que du vignoble La Cantina (environ 20 hectares) situé dans la Vallée d’Oka, Basses-Laurentides, à quelques minutes du Lac des Deux-Montagnes dont il a fait l’acquisition en 2015.

Daniel Lalande, vigneron propriétaire

Ses efforts couronnés de succès font foi de sa vision et de ses qualités de leader. Un terroir ce sont des vignes, un environnement et ce sont aussi des hommes et des femmes qui sont dédiés à faire d’excellents vins. Ces trois vins rosés avec chacun sa personnalité propre font foi de cette philosophie.

Vignoble Rivière Duchêne

Vignoble Rivière Duchêne, Le Rosé Gabrielle, 2019, $15.75, cépages : Seyval noir 43 %, Sainte Croix 18 %, Frontenac gris 13 %, Sabrevois 12.5 %, Prairie Star 5.5 %, Marquette 3 %, Frontenac Blanc 2 %, Vidal 2 %, Seyval Blanc 1 %, sucre : 3.5 g/l, alc. : 12.5%, code SAQ : 10817090.

Vignoble Rivière Duchêne, Le Rosé Gabrielle, 2019

Ce rosé est un assemblage de plusieurs cépages hybrides du Québec. Le plus aromatique des 3 son nez est particulièrement charmeur sur des arômes de bonbon, de gomme balloune, de fruits blancs et rouges. La bouche est des plus rafraîchissante avec une acidité assez marquée. Les flaveurs perçues au nez se prolongent sur une finale qui se termine avec une légère amertume. Bon rapport qualité/prix.

Vous ferez de beaux accords avec des poissons, crustacés et surtout en apéritif. Vous pouvez vous procurer ce vin à la boutique du vignoble et dans certains marchés locaux. Cliquez sur le lien. La livraison est aussi disponible dans certaines régions.

Vignoble La Cantina, Vallée d’Oka

La Cantina, Empreinte C, Rosé, 2019, $16.00, cépages : Triomphe d’Alsace 72 %, Frontenac Gris 12%, Acadie 8 %, Vidal 8 %, sucre : 2.5 g/l, alc. : 12%.

La Cantina, Empreinte C, Rosé, 2019

De couleur œil de perdrix (comme plusieurs vins rosés de Provence) ce vin rosé est moyennement aromatique sur des notes de fruits rouges (fraises) ainsi que quelques notes épicées. La bouche est plus structurée que le vin précédent, bien portée sur le fruit et dotée d’une acidité bien présente.

Vous ferez de beaux accords avec des poissons, volailles et viandes de porc. Vous pouvez vous procurer ce vin via les commandes en ligne ainsi que dans divers points de ventes. Cliquez sur le lien. La livraison est aussi disponible dans certaines régions.

La Cantina, Empreinte Distinctive du Vigneron, Rosé du Calvaire, 2019, $19.95, cépages : Pinot Noir 78%, Chardonnay 22%, sucre : 5.5 g/l, alc. : 12.18%, code SAQ : 13835648.

La Cantina, Empreinte Distinctive du Vigneron, Rosé du Calvaire, 2019

Ce vin tout comme la gamme Empreinte Distinctive du Vigneron est élaboré de cépages Vitis Vinifera. En fait il est élaboré avec les mêmes cépages que bien des champagnes utilisent.

D’emblée ce vin au nez était un brin plus austère que les deux autres. Ce qui dominait c’était cette sensation de minéralité comme du caillou mouillé. Puis s’invitent des arômes floraux et de fruits blancs et rouges. La bouche est des plus structurée car c’est un véritable rosé de bouffe. Cette perception de minéralité se prolonge en bouche de façon bien équilibrée avec un niveau d’acidité assez présent. Belle persistance.

Vous ferez de beaux accords avec des fruits de mer et crustacés.

Vous pouvez vous procurer ce vin via la SAQ, les commandes en ligne ainsi que dans divers points de ventes. Cliquez sur le lien. La livraison est aussi disponible dans certaines régions.

Découvrez les vins d’importation privée avec les nouvelles caisses de vins panachées de l’agence Vinatovin!!

Tout nouveau, tout beau!! On peut maintenant acheter des vins d’importation privée (qui ne sont pas disponibles dans les succursales de la SAQ) en caisses mélangées (panachées). Alors que normalement on devait acheter des vins d’importation privée en caisses de 6 ou de 12 bouteilles du même vin, on peut maintenant acheter des caisses de 6 bouteilles composées de 2 vins différents, ou de 12 bouteilles composées de 4 vins différents. Alors on en profites !!

L’Agence Vinatovin a développé 4 de ces caisses de vins différentes composées chacune de 4 vins différents et de 3 bouteilles de chaque vin. Évidemment vous pouvez toujours acheter chaque vin séparément soit en caisses complètes de 6 ou de 12 bouteilles.

Dans cet article, je me concentre sur la première caisse qui est composée de 3 vins issus de l’agriculture biodynamique ainsi qu’une micro-cuvée d’un vin du Médoc. Je vous parlerai sous peu des autres caisses offertes.

Pour commander

Pour commander ces caisses panachées cliquez sur le lien suivant.

Vous aurez accès à toutes les modalités ainsi que les détails de livraison en succursale ou à domicile selon la région. Vous pouvez aussi appeler au 1-819-472-5282 ou envoyer un email à information@vinatovin.com

Caisse #1: Côte du Rhône Biodynamie et Médoc – 12 bouteilles $360.00

3 bouteilles de Lunar Apogée blanc

3 bouteilles de Lunar Apogée rouge

3 bouteilles de Zéro, Sans sulfites ajoutés, vin rouge

3 bouteilles Hauts de Tousquiron – Médoc

Lunar Apogé, Domaine des Carabiniers, France, Vallée du Rhône, Lirac AOC, vin blanc élaboré en biodynamie, 2018, $31.20/bouteille, cépages : Grenache blanc, Roussanne et Viognier, alc. : 13%.

Notes de dégustation Vinformateur (échantillon) :

Ce vin exulte ce que la biodynamie peur donner de meilleur! C’est un vin plein d’énergie, vibrant et chargé d’émotions. Le nez est joyeusement aromatique avec des effluves bien florales ainsi que des notes de fruits purs et frais tels l’abricot et les pêches blanches.

La bouche est dominée par une belle sensation de minéralité accentuée par une acidité des plus rafraîchissante. Les flaveurs perçues au nez (abricots, pêches blanches et soupçon d’agrumes) prennent leur envol et ce dans une longue persistance aromatique. Quelle énergie dans ce vin! Ce vin vaut à mon avis l’achat de cette caisse panachée. Je ne me gênerais pas d’en acheter une caisse de 6 bouteilles…

Vous ferez de superbes accords avec de la volaille grillée, cailles, poissons et fromages. Quant à moi, je le boirais aussi seul pour bien l’apprécier!

Lunar Apogé, Domaine des Carabiniers, France, Vallée du Rhône, Lirac AOC, vin rouge élaboré en biodynamie, 2018, $30.65/bouteille, cépages : Grenache, Mourvèdre, Syrah, alc. : 13.5%.

Notes de dégustation du producteur :

Au nez, des notes de fraises et d’épices douces. La bouche dégage des notes de fraises, d’épices douces, de réglisse noire, de fumée et de garrique.

Zéro, France, Côtes-du-Rhône, Sans sulfites ajoutés, vin rouge, Biodynamie, $31.40/bouteille, cépages : Grenache 50%, Syrah 50%, alc. : 12.5%.

Notes de dégustation du producteur :

Nez : Arômes de fruits rouges. Bouche : notes de fruits rouges, épices douces, tannins fins et fondus.

Domaine des Carabiniers

Immigrés italiens, la famille Leperchois est arrivée en France en 1920. Leur passion pour la vinification les a poussés à faire des vins fruités, expressifs et épicés. La quatrième génération de la famille, frère et sœur Fabien et Magali, gère désormais le domaine. Christian a commencé à travailler dans l’agriculture biologique et a obtenu la certification Écocert en 1997 et lorsque Fabien a rejoint la cave, il s’est converti en biodynamie et a obtenu la certification Demeter en 2009. Leurs terroirs sont exempts de produits chimiques depuis longtemps, à la joie des vignerons, de l’environnement, des terroirs et bien sûr des clients.

Le Domaine des Carabiniers est situé dans un lieu privilégié sur les coteaux et plateaux, héritage du Rhône et de la Méditerranée où sont nés deux crus: Lirac et Tavel, entourés de vignobles des Côtes-du-Rhône. Lirac est proche de Châteauneuf-du-Pape, mais se trouve sur la rive droite du Rhône et présente les mêmes galets arrondis.

La biodynamie

Les vins issus de l’agriculture ‘’biodynamique’’ :  La biodynamie, c’est un système, une philosophie de production qui équilibre plante, sol et environnement tout en tenant compte de l’influence des forces célestes et terrestres. Selon l’organisme Demeter (qui en gère la certification et l’application) c’est une forme d’agriculture biologique à la fois holistique, régénérative et positive. Pour devenir ‘’biodynamie’’ on doit déjà être certifié en bio. On utilise moins d’intrants qu’en bio et on doit utiliser des préparations biodynamiques naturelles. On ne doit rien ajouter au vin et on doit limiter l’ajout de sulfites, encore moins qu’en bio.

Comme le disait un des vignerons : ‘’Avec cette philosophie la vigne devient un éco-système qu’il faut apprendre à maîtriser et dont il faut mieux anticiper l’évolution. ‘’

Quant aux sulfites, dans le cas d’un vin rouge sec, alors que le bio permet un maximum de 100 mg/l de sulfites, la biodynamie ne permet qu’un maximum de 70 mg/l.

Hauts de Tousquiron, Cuvée Lucie, France, Bordeaux, Médoc, 2014, $29.45/bouteille, cépages : Merlot 60%, Cabernet-Sauvignon 33%, Cabernet Franc 4%, Petit Verdot 3%, alc. : 13%.

Notes de dégustation Vinformateur (échantillon)

Le nez de ce vin est charmeur avec des arômes de fruits rouges bien mûrs (surtout sur la fraise), d’épices douces, un boisé bien discret ainsi qu’un léger soupçon de vanille.

La bouche est bien structurée avec des tannins charpentés et tissés bien serrés ainsi qu’une acidité assez relevée. En fait, on sent une certaine puissance avec un volume et une belle amplitude. Les flaveurs assez intenses de fruits noirs, de réglisse et de notes boisées se prolongent en une belle persistance.

Domaine Laurent et Catherine Beuvin

Chai – Les Hauts de Tousquiron

C’est en 2006 que Laurent et Catherine Beuvin font l’acquisition du Domaine de 10 ha.

Les vignes sont situées sur les communes de JAU-DIGNAC -LOIRAC dans la partie nord du Médoc, près du lieu dit « Tousquiron ». Ce sont 10 Hectares de vignes d’un seul tenant, sur une butte élevée et séparés seulement par le passage d’une petite route.

Les vignes ont totalement été replantées depuis 1974 et arrivent donc en période de pleine maturité. Elles sont plantées sur des graves quaternaires mêlant donc ces pierres à du sable particulièrement drainant, surtout dans les parties les plus basses.

« Les HAUTS DE TOUSQUIRON » est une micro-cuvée produite à partir des parcelles très qualitatives d’un Château Cru Bourgeois situé au nord du Médoc à JAU-DIGNAC. 

Les autres caisses panachées

Les notes de dégustations sont à venir sous peu. Cliquez sur lien (chaque photo) pour les détails.

Vignoble de Pomone, des vins du Québec à découvrir absolument!!

Sylvain et Sylvie ont un rêve, un projet de retraite. Avoir leur propre vignoble au Québec. On est au début des années 2000. Sylvain est agriculteur depuis quarante ans à Coteau-du Lac, dans le mais jusqu’aux oreilles…et il connaît ça avec ses 600 acres à cultiver. Un vrai de vrai. La terre, le climat, comment ses plantes réagissent etc., il a ça dans le sang.

Et Sylvie qui vient d’un univers totalement différent. Dans un poste de direction au sein d’une des plus grosses boîtes en technologie de l’information/informatique au Québec et ailleurs; c’est une ‘’workaholic’’. C’est dans cet univers dont je faisais partie que je l’ai rencontré pour la première fois

En 2009, le vignoble de Pomone à Coteau-du-Lac voit le jour, on plante des hybrides (30,000 plants de vigne) comme pas mal tout le monde, pour palier au climat du Québec. Ça prend des vignes robustes. On s’entoure des meilleurs experts pour faire le mieux possible et éviter les erreurs coûteuses. Le vignoble s’appellera Pomone car c’est la déesse des fruits et la protectrice des vignes et des plantes.

Vignoble de Pomone

Et au fil du temps ça devient de plus en plus gros. Le vignoble est rendu à 12 hectares de vignes plantées avec une densité d’approximativement 3,500 plants de vignes par hectare et 40,000 pieds de vigne. Il fait pratiquement partie des 10 plus gros vignobles au Québec ou tout près. On y a planté surtout des cépages hybrides et on y a aussi ajouté des cépages Vitis Vinifera tels le Riesling, Pinot noir, Pinot gris, Riesling et Chardonnay.

J’ai déjà eu le plaisir de faire les vendanges (millésime 2018) avec cette gang là. Que de plaisir nous avons eu!!

Vignoble de Pomone

Sylvie, forte de son expérience en affaires avec des clients importants et prestigieux, applique les mêmes principes de développement stratégique à l’orientation du vignoble. C’est en juillet 2019 qu’ils ont commencé à vendre leurs vins et depuis c’est le succès qui est au rendez-vous!!

Pour plus d’information sur le vignoble, lisez l’entrevue que j’ai faite avec eux cette semaine. Cette entrevue suit les notes de dégustation des vins du vignoble.

Vignoble de Pomone

Notes de dégustations

Les vins du Vignoble de Pomone sont disponibles au chai qui est situé au 144 chemin de la rivière Delisle Sud, Coteau-du-lac (QC) J0P 1B0.  (514) 929-3166 ou (450) 308-3166. Vous pouvez passer vos commandes en ligne sur le site du vignoble : https://vignobledepomone.ca/vins. Pour la livraison les quantités minimum sont de 12 bouteilles et plus. On livre gratuitement à Montréal, Laval et La Rive-Sud de Montréal.

Vous pouvez aussi accéder à la liste de tous les points de ventes au Québec en consultant le site web.

Vin blanc

Vignoble de Pomone, Uni, Sélection, 2018, vin blanc, $21.00, cépages : St-Pépin, Acadie blanc, Cayuga, sucre : 0.48 g/l, alc. : 13.3%.

Ce vin est caractérisé par des accents fruités et floraux assez intenses. Le nez est sur des arômes de fruits blancs, de noyaux d’abricots, quelques notes sucrées et résolument florales. D’ailleurs ce vin a vieilli dans des fûts d’acacia. L’équilibre aromatique nez et bouche est superbe! Les flaveurs perçues au nez se retrouvent en bouche de façon assez intense. La texture est un brin grasse et veloutée, l’acidité est moyenne et la finale se prolonge sur une belle perception de minéralité avec comme une légère amertume en fin de bouche.

Vignoble de Pomone, Uni, Sélection, 2018

Vin Orange

Vignoble de Pomone, Ode Classique, 2018, vin orange, $26.00, cépages : Louise Swenson, Swenson white, Prairie Star, Sabrevois, Frontenac gris, Frontenac blanc, alc. : 11.1%, sucre : 0.25 g/l.

C’est un vin de macération pelliculaire. C’est à dire qu’il est élaboré comme un vin rouge. Le jus du raisin entre en contact avec les peaux des raisins pour une brève période.

Pour le genre vraiment très beau et bien typé! Ce vin se démarque par sa sensation de minéralité, son soupçon de trame tannique et ses flaveurs d’orange et de sucre d’orge. Au nez se dégagent des effluves d’orange et de zeste d’orange, de sucre d’orge et un soupçon de notes de pêches et d’abricots. C’est un vin qui offre une belle structure avec comme un brin de tannins assez discrets, une texture asse ferme et une acidité rafraîchissante. La finale dégage une légère amertume comme une saveur résiduelle de zeste d’orange.

Vignoble de Pomone, Ode Classique, 2018, vin orange

Vins rouges

Voici ce que Sylvain en pense : ‘’Je sais pas si tu as remarqué mais nos vins rouges ont sensiblement la même signature. Ils ont tous ce goût et cette senteur d’humus, de sous-bois. Le Sélection rouge on l’a travaillé dans la ligne d’un Cahors avec un peu plus de Baco, le Classique on l’a travaillé pour qu’il soit plus souple, plus simple et le Réserve avec plus de notes boisées. Mais les trois ont une belle signature commune. Quant à l’humus ont est parmi les seuls à avoir ce profil-là. C’est pas les mêmes clients qui achètent ces trois rouges là.’’

Vignoble de Pomone, Sens Classique, 2018, $22.00, cépages : Frontenac noir, Sabrevois, Léon-Millot et Triomphe d’Alsace, alcool : 11.2%, sucre: .38 g/l.

Ce vin est résolument sur des notes fruitées assez intenses avec un accent de crème de fruits rouges et noirs, de fumée, de sous-bois, de cèdre ainsi qu’un soupçon de notes herbacées. Ce qui caractérise la bouche c’est cette pointe d’acidité bien fraîche et d’épices douces qui créent un beau contraste avec les flaveurs de fruits noirs. Belle structure avec des tannins presque charpentés et tissés bien serrés. J’ai senti un peu d’astringence signe de la jeunesse de ce vin. La persistance est moyenne et on perçoit une légère amertume en fin de bouche.

Vignoble de Pomone, Sens Classique, 2018

Vignoble de Pomone, Sens, Réserve, 2018, $25.00, sucre: 0,59 g/l, alcool :12,8%, cépages : Léon-Millot, Frontenac noir, Baco noir et Triomphe d’Alsace

Le profil aromatique de ce vin est entièrement différent du précédent. Le nez se découvre sur des effluves de vanille, de fruits rouges et noirs, d’eucalyptus et de légères notes boisées et de sous-bois. En bouche ce sont les notes boisées qui prédominent ainsi que des notes d’épices douces assez intenses. La texture est de ferme à veloutée, l’acidité moyenne et les tannins sont charpentés et tissés bien serré. Bel équilibre dans ce vin avec une certain volume en bouche et une belle persistance.

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges grillées, du gibier et de l’agneau braisé.

Vignoble de Pomone, Sens, Réserve, 2018

Vignoble de Pomone, Sens, Sélection, 2018, $23.00, sucre: 0,3 g/l, alcool : 12,5%, cépages : Frontenac noir, Baco noir et Triomphe d’alsace.

Mon préféré des 3 vins rouges pour son équilibre et son profil aromatique. Le nez est sur des arômes de pâtisserie, de moka, de tabac et de sous-bois. La bouche est tout en équilibre avec une texture veloutée, une acidité équilibrée et des tannins équilibrés à charpentés. Quelques notes fumées, d’un beau boisé bien fondu entremêlées d’un rappel des flaveurs perçues au nez. Belle complexité aromatique et très belle persistance.

Vignoble de Pomone, Sens, Sélection, 2018

Vin dessert

Vignoble de Pomone, 375 ml, vin dessert, $49.00, cépage : Vidal, sucre : 167 g/l, alc. :13.4%. Étiquette à venir.

Quel coup de cœur!! Assez incroyable ce qu’on peut élaborer du cépage Vidal surtout quand c’est bien fait ce qui est la cas ici! On parle ici d’un vin dessert dont on a concentré les saveurs et le taux de sucre par le passerillage. Sur des notes de miel, d’abricots et de pêches confits, de fruits exotiques et d’accents d’orange brûlée. La bouche est grasse et veloutée, pas trop sucrée malgré ses 167 g/l et les flaveurs perçues au nez prennent leur envol pour notre bonheur total. Et quelle longueur…

Vignoble de Pomone, 375 ml, vin dessert

Entrevue avec Sylvain, Sylvain et Sylvie

Histoire de renouer, on s’est fait une belle entrevue avec Sylvain (Poirier), Sylvie (Bissonnette) et Sylvain (Gauthier). En voici l’intégrale!!

Sylvie Bissonnette (SB): “Grosse nouvelle, Sylvain a 53 ans et va être à sa retraite !! Il va maintenant mettre tout son temps dans le vignoble pour donner un coup de main à toute l’équipe. Et ça va super bien! On est rendu à 800% d’augmentation de nos ventes depuis 3 semaines. Faque c’est malade! On travaille fort pour établir un réseau de ventes.

C’est intéressant parce que ce sont eux qui nous appellent et qui viennent à nous. Le bruit qu’on fait sur Instagram et Facebook ça nous donne des résultats. La sortie de notre vin orange a été un réel succès. Ça été un gros hit parce que c’est très à la mode, tout le monde en parle partout. C’est vraiment touchant de sentie de ce succès et cette acceptabilité même dans les restaurants les plus prestigieurx du Québec!

Il y a eu beaucoup de changements depuis que tu es venu pour les vendanges. A chaque année on plante entre 11 et 13,000 vignes. On est rendu à approx. 40,000 plants de vignes. On a eu des ratés avec certains cépages surtout dans le Vinifera (Pinot Gris, Pinot Noir, Chardonnay, Riesling) à cause du froid particulièrement intense. On a eu 75% de mortalité avec ces cépages. On va se réessayer parce qu’on en a replanté d’autres. On a choisi une autre zone du vignoble qui devrait être plus propice pour ces cépages’’.

Vignoble de Pomone

Sylvain Poirier (SP): ‘’C’était vraiment une mortalité hivernale et j’ai compris pourquoi. Je vais choisir un autre endroit où on a présentement du Swenson White. Je pense que je peux l’arracher et planter du Vinifera. Chez nous on accumule beaucoup de glace dans le vignoble à certains endroits. Je suis collé sur le lac St-François et près de l’embouchure du lac Ontario. Vaudreuil Soulanges est reconnue conne une région plus humide qu’ailleurs. Et l’hiver on des courants d’air de chaud et de froid. Alors il se forme plus de glace ici qu’ailleurs. Une journée il peut pleuvoir et le lendemain il fait -30C. L’année où on a planté le Vinifera j’ai jamais vu un hiver froid comme ça. Je vais me réessayer et je suis sûr que je vais réussir’’.

SB: ‘’On réalise qu’on commence à faire de meilleurs vins avec nos cépages hybrides. Ce sont probablement les changements climatiques qui nous aident et l’expérience qui rentre. Quand je regarde notre façon de travailler, théoriquement on devrait être parmi les vignobles qui font leurs vendanges en premier. Et nous on fait toujours nos vendanges en dernier pour aller chercher la pleine maturité des raisins. On travaille beaucoup avec le risque de dernière minute. Et ça été payant cette année. On n’a pas besoin de chaptaliser (ajout de sucre) alors que beaucoup le font ».

Vignoble de Pomone – source: Guy Nolan

SP: ‘’J’aime beaucoup les cépages hybrides français qui ont été développé au début des années 1900. Les français avaient sortis de très beaux hybrides. Je les préfère aux hybrides américains. Savais-tu qu’à Niagara on the Lake ils retournent aux hybrides. Il y a un producteur propriétaire d’environ 1,200 acres qui nous fournit en hybrides comme du Chambourcin par exemple et autres cépages. Ces hybrides français ça va faire partie des cépages hybrides qu’on va ajouter cette année.

VF (Vinformateur): J’ai beaucoup aimé votre Vidal (vin passerillé) soit dit en passant!

SB: ‘’On l’a tout mis dans notre vin passerillé et on en a juste 200 bouteilles avec le 2018 et c’est déjà tout vendu. Pour la cuvée 2019 il faut qu’on se réajuste. On ne pensait pas connaître un tel succès avec parce qu’il est plus cher. On en vend autant que du blanc et que du rouge. On a augmenté notre plantation de Vidal dans le vignoble pour avoir une meilleure production. On va en avoir environ 300 litres pour environ 1,000 bouteilles.

En général au vignoble, on n’a pas assez de blanc. On en vendrait plus.

On a rajouté du Cayuga blanc dedans et les gens aiment plus cet assemblage. Ça lui donne une touche particulière.

La cuvée entière de 2019 on l’a multipliée par 4. Avec le millésime 2018 on a produit environ 9,600 bouteilles. On est en train d’exploser car en 2019 on devrait être à 28,000 bouteilles. En 2021, 2022 on devrait faire 60,000 bouteilles.

Vignoble de Pomone – source: Guy Nolan

Ce qu’on a fait, on a eu le luxe cette année d’avoir une énorme récolte donc on a laissé les cépages tous séparés dans des cuves différentes pour se laisser le loisir d’assembler à notre goût et avec l’aide d’experts. On va faire ça à l’automne et on t’invite avec d’autres sommeliers. Le but sera de trouver les meilleurs assemblages et des produits le fun. On a 40 cuves et barriques toutes séparées. On va pouvoir faire quelque chose d’intéressant.

Ce qu’on a compris des messages de nos clients, que ce soit les épiceries fines, les restaurants, la SAQ, les sommeliers etc. c’est qu’ils sont tannés d’avoir juste du blanc et du rouge. Ils veulent des nouveautés. La stratégie est donc de se diversifier par des nouveaux produits. Le vin orange en est un parfait exemple. En une semaine et demie j’ai vendu mes 1,600 bouteilles.

On a 4,000 litres de ce vin qu’on va embouteiller d’ici un mois. On veut plus aller vers ça. On va commencer à faire nos vins en amphores, on veut faire du vin gris, on a commencé à faire du vin fortifié.

Vignoble de Pomone – source: Guy Nolan

Tu sais, on a la chance d’avoir des cultures de fruits chez nous. On va commencer à faire des crèmes avec ces fruits là. On veut aussi faire du verjus (jus de raisins verts). Il n’y a personne qui en fait avec des vrais raisins. Ceux qui en font c’est avec des raisins bleus pas très bons, genre raisins standards’’.

SP: ‘’Moi je vais te parler de techniques de Chai. Moi je veux mieux comprendre les différences de terroir et leur impact sur le goût du vin. Un bon exemple c’est le Baco noir. A Niagara c’est une terre assez argileuse. Mais ce n’est pas la même argile que dans les environs ici. Et là j’ai déterminé que mon Baco est pas la bonne place dans le vignoble.  Il faut que je le déplace.

Et j’ai un autre endroit où le mettre qui est un peu plus argileux et j’ai bien hâte de voir la différence. Ça tombe bien parce que j’avais mis du Sabrevois parce qu’on me le conseillait dans une zone plus humide. Mais le Sabrevois on sait qu’il n’y a pas grand-chose à faire avec ça’’.

SB: ‘’Les nouveaux clients ils aiment les vins nature. On a plus de plus de jeunes professionnels qui se tiennent dans Griffintown qui suivent les blogues de vins et qui suivent toutes les nouvelles tendances. Donc ils aiment les vins très jeunes et très nature. C’est une nouvelle clientèle qui s’amène. On va travailler des vins dans ce style là avec ce type de clientèle là. Ce qu’on ne faisait pas avant.

Nous quand on goûte le vin on trouve qu’il est pas prêt mais eux ils nous demandent de l’acheter. On fait quoi? Comprends-tu? Je capote!’’

Vignoble de Pomone – source: Ted Van Rossum

VF: ‘’Écoute, il y a le marché plus mainstream qui représente le plus haut % de ventes et qui inclut selon moi les vins bio et possiblement en biodynamie. Puis il y a un autre groupe en émergence, plus jeune qui recherche des vins plus funky plus nature. La majorité des vignerons que je rencontre trouvent que ces vins dits nature ont beaucoup de défauts et ne sont pas de bons vins. On retrouve dans ces vins des petits producteurs qui produisent des vins sans sulfites ajoutés. Ces vins ont tendance à très instables et à développer des odeurs plus ou moins agréables s’ils ne sont pas bien faits.

Mais pour ce groupe cible de consommateurs ces odeurs selon eux sont ce qu’un vin “vrai” devrait goûter. Moi je n’aime pas en général ces vins. Il y a cependant des exceptions notables. Quand c’est bien fait, c’est excellent!

Pour faire des vins nature ce n’est pas juste de ne pas ajouter de sulfites. Il ne faut pas utiliser aucun intrant chimique ce qui peut être difficile pour plusieurs vignerons au Québec. Mais bon certains sont à tester cette approche. On verra’’.

SB: ‘’On va s’enligner la-dessus sans tomber dans l’exagération. Il y en a au Québec qui ont pris un virage nature et ça été négatif auprès de leurs clients. Il faut faire attention et bien approcher ces vins. Il faut faire attention à notre marque. On va explorer tout ça en faisant attention à l’ensemble de nos vins. Il faut penser à long terme. On est un peu hésitant face à ces vins-là.’’

SP: ‘’Je pense que c’est une mode. Et cette mode là elle va durer combien de temps? Si tu t’orientes vers ça, et tu scrappes ton nom par après je ne suis pas sûr pour les autres vins, moi je le sais pas. Je serais très prudent avec ça’’.

Sylvie, Sylvain et autres

VF: ‘’Quand tu regardes les ventes de vins dans le monde entier tout ce qui est vin bio, biodynamique et nature représente de 10 à 15% des ventes. Mais c’est en forte croissance. Il faut se rappeler que faire des vins nature ça part d’une philosophie qui est beaucoup plus large que juste ne pas ajouter de sulfites. C’est l’absence de tout intrant chimique par exemple’’.

SB: ‘’On s’est entêté un moment à ne pas mettre de sulfites et on a eu de bonnes pertes. La fermentation a reparti dans les bouteilles. Pour revenir au mix de cépages, il faut qu’on produise plus de vins blancs. Le vin blanc se vend super bien’’.

SP: ‘’On a 3,000 plants de Chardonnay dans la serre, on a 8,000 St-Pépin dans le vignoble avec 3,000 Acadie en plus. On a orienté la roue vers le blanc. La production de blanc n’était pas là mais là on a de 8 à 9,000 litres de blanc ce qui est mieux. On a 5,000 litres de St-Pépin pur alors on va pouvoir faire plus de blanc et possiblement un St-Pépin pur. Dans le blanc en plus je pense que je vais plutôt aller vers des futs d’Acacia de 500 l pour ne pas changer le goût du cépage.

En parlant de St-Pépin, beaucoup de vignerons ne l’aiment pas parce que c’est une plante unisexe. Elle n’est que femelle. Et ça prend un autre pollinisateur à côté. Et le problème c’est que la majorité des vignerons ne savent pas comment s’organiser pour le polliniser efficacement. On sort approx. 5 a 6 tonnes à l’hectare en temps normal, et moi je sors de 10 à 12 tonnes. Il peut être très productif. On en a vendu cette année. Tout le monde se l’arrache. On manquait de cuves pour faire notre propre vin alors on avait pas le choix de le vendre’’.

Vignoble de Pomone

SB: ‘’J’aime beaucoup la touche du fut d’acacia qui donne une touche florale au vin. Peux-être qu’on aura deux vins élevés dans des fûts différents’’.

VF: Regardez-vous à faire du mousseux?

SB: ‘’On n’est pas encore rendu là. On est plus parti sur le vin orange. Peux-être qu’on aura des produits gazéifiés sauf qu’on a fait des essais avec un carbonisateur et on n’aime pas les bulles que ça fait. Si on allait vers le mousseux, il faudrait aller vers la méthode champenoise’’.

SP: ‘’Moi avant que j’embarque dans le mousseux, à virer des bouteilles à la main…Occupé comme je le suis présentement, j’ai pas le temps pour ça. Il faudrait se mécaniser car on le ferait certainement pas à la mitaine. Mais on en est pas là. En partant je ne suis pas un amateur de mousseux.  Même pas de champagne’’.

VF: Beaucoup de vignerons que j’ai rencontrés cette année me disaient qu’ils aveint des problèmes d’approvisionnement au Québec. Est-ce le cas?

SP: ‘’Supposément que tous les vignobles sont en rupture de stock. Ceux qui s’occupent de leurs affaires. Même les plus gros’’.

Vignoble de Pomone

SB: ‘’Un bémol. Avec toutes les épiceries fines que j’ai rencontrées, ils me disaient que plusieurs vignobles ne sont pas capables de commercialiser des produits avec de bonnes et belles étiquettes. Beaucoup d’étiquettes sont à revoir. Et c’est important quand on sait que c’est un critère de choix dans la sélection des vins de la part des consommateurs. Ils ont beau parler du vin mais la bouteille n’est pas attirante. Le client reste bloqué sur l’emballage. Nous on reçoit beaucoup de félicitations pour le look de nos produits et évidemment pour leur goût.

On a mis beaucoup de temps à développer de belles étiquettes et on a mis pas mal de temps à sélectionner nos bouchons et nos bouteilles qui sont de la plus haute qualité’’.

VF: Vous êtes en forte croissance. Vous avez des choix importants à faire point de vue produits et cépages. C’est quoi les prochaines étapes.

SB: ‘’On a l’avantage que nos vignobles ne sont pas pleins. Ça nous donne de l’espace pour évoluer en fonction de ce qu’on vend et de ce qu’on veut vendre. Ce qu’on va planter on veut le choisir selon notre stratégie. Dans deux ans nos vignobles vont être tous plantés on va commencer à arracher et à replanter avec ce qui fonctionne.

On va élargir la gamme. On a du vin blanc, du vin rouge, du rosé, du vin orange, le vin de paille, le vin fortifié. Je suis plus à choisir des cépages qui vont renforcir et élargir notre offre et augmenter les volumes. On voudrait ajouter du vin gris.

En fait, la philosophie qu’on devrait avoir: j’ai deux grandes gammes de vins. Un pour la restauration haut de gamme. Des produits juste pour eux que je ne vends pas ailleurs. Et j’aurais une autre ligne de produits pour les autres clients. Et je voudrais avoir une ligne de produits plus funky qui serait à l’air du temps qui suivrait les tendances et la mode comme le vin orange.

Vignoble de Pomone – source: Ted Van Rossum

La suite du vin orange ça va être un vin qu’on appelle pas orange mais peux-être un vin de ‘’macération pelliculaire’’ ou un autre nom pour que les consommateurs comprennent plus. J’aimerais éduquer les gens la dessus. Les autres vins orange qu’on va sortir on va probablement les appeler autre chose. Cette ligne de produits la serait plus que probablement sous le vocable “macération pelliculaire”. Pas sûre que les gens comprennent ce que ça veut dire un vin orange. Moi je suis partie pas mal tendance’’.

SP: ‘’Moi je suis le gars du champ et le gars du Chai! Et j’essaye depuis le début que je teste qu’est-ce qui répond le mieux à mon sol par rapport au Chai? Ça c’est le but que je recherche le plus. Et j’ai pas encore déterminé ce qu’il y avait de mieux. Un exemple? J’adore le Baco. Pis là je cherche la meilleure place pour le planter. Cet hiver j’ai beaucoup étudié les cépages et ils parlent toujours de sol. Chaque cépage a un sol qui lui est propre. Je recherche le meilleur cépage pour mes sols qui va rendre toute mon expérience au champ et au Chai agréable et faire un très bon produit. Et ça je l’ai pas trouvé encore.

Je sais pas si tu as remarqué mais nos vins rouges ont sensiblement la même signature. Ils ont tous ce goût et cette senteur d’humus, de sous-bois. Le Sélection rouge on l’a travaillé dans la ligne d’un Cahors avec un peu plus de Baco, le Classique on l’a travaillé pour qu’il soit plus souple, plus simple, le Réserve avec plus de notes boisées. Mais les trois ont une belle signature commune. Quant à l’humus ont est parmi les seuls à avoir ce profil là. C’est pas les mêmes clients qui achètent ces trois rouges àa. Et avec le Réserve le temps va l’améliorer’’.

Vignoble de Pomone – Chai (source: Ted Van Rossum)

VF: Depuis que vous avez lancé les vins en juillet en 2019, quels ont été vos plus grands challenges?

SB: ‘’Le plus gros c’est de trouver les meilleurs cépages pour les sols qu’on a ici. L’autre c’est de choisir les meilleurs assemblages. C’est la pire affaire. Parce que tu as vraiment peur de te tromper. Après c’est plus récupérable. Tu peux plus rien faire si tu t’es trompé’’.

SP: ‘’Moi mon gros challenge c’est au chai. Quand je fais mon élevage en barrique de blanc j’ai l’impression que je vais faire un miracle. Et puis je le détruis toujours un peu à la mise en bouteille. J’ai essayé de comprendre pourquoi. Quand ça arrive dans la bouteille me semble des fois que je suis un peu déçu par rapport à ce que j’ai goûté dans la cuve ou le fût. Le vin final est bon, c’est juste la différence entre la bouteille et le fût. Il faut que je trouve pourquoi’’.

SB:  ‘’C’est probablement dû au filtrage. Ça enlève des arômes. Déjà que les hybrides ont moins d’arômes que les Vinifera on dirait que le filtrage a un impact sur les arômes. On pense embouteiller sans filtrer, on a le laissera décanter puis là on va le filtrer. On va regarder le sous-tirage des fûts et le faire avec plus d’attention. Enfin on regarde plusieurs avenues de solutions incluant différents types de filtres’’.

VF: Travaillez-Vous toujours avec Jérémie (Jérémie d’Hauteville – oenologue) ?

SB: ‘’De plus en plus surtout avec les volumes qu’on a et qu’on va avoir. Il travaille beaucoup avec nous. Presqu’à toutes les semaines on teste des échantillons. On fait beaucoup d’analyses très souvent. Quant à l’utilisation d’un œnologue, je n’irai pas me substituer à un œnologue avec toute l’expérience qu’un Jérémie peut avoir.

Jérémie d’Hauteville – Co-fondateur et oenologue conseil – RJ Oenology

Une chose importante c’est que la croissance du vignoble n’est pas en corrélation directe avec les ressources humaines pour faire ça arriver question de rentabilité. Faut jouer avec ça. Une chance qu’on a des collaborateurs des plus motivés depuis quelques années. Des personnes telles Charles Picard qui s’occupe du vignoble et les champs de fruits et Laurent Picard qui est notre directeur commercial et qui travaille aussi dans les champs et le chai.

Moi je suis dans le goulot d’étranglement partout dans le processus. La bonne nouvelle c’est que les ventes rentrent bien. On a beaucoup plus d’inventaire que de dépenses. On va pouvoir prendre le dessus et ouvrir les valves. On devrait être break-even cette année. Ça peut pas faire autrement qu’augmenter, on travaille bien notre réseau de distribution surtout qu’on continue à faire des bons vins. Les deux vont de pair.

Faut pas qu’on perde ce momentum là.

C’est pas pour rien qu’on est dans des grands restaurants comme chez Toqué, Château Champlain, au Club St-James etc, Les produits sont bons! On a aussi développé un bon branding’’.

VF: Qu’est-ce qui se passe avec la certification IGP?

SB: ‘’Nos raisins sont certifiés. Au niveau du Chai il nous reste des détails à régler comme des trucs d’optimisation. On a déjà toute la tracabilité du champ à la bouteille. On va appliquer et obtenir ça rapidement. C’est juste qu’il faut trouver le temps pour le faire’’.

Vignoble de Pomone – Source: Ted Van Rossum

VF: Êtes-Vous toujours en agriculture raisonnée?

SB: ‘’Oui. Moi je passerais bien en bio mais mon chum pense autrement. On fait des tests sur une parcelle avec des produits différents. Il y a tellement de travail à aller bio et c’est pas le moment. On va attendre d’avoir notre air d’aller puis on verra’’.

VF: Tout semble bien aller au Vignoble de Pomone. Les temps semblent bons pour faire la promotion des vins du Québec.

SP: ‘’Si on allait chercher 2% des ventes de vins consommés au Québec il faudrait que les vignobles du Québec doublent tous la surface de leurs vignobles.

En passant c’est ma dernière année dans le mais. Je sème pour la dernière fois au printemps puis à l’automne je donne à forfait les travaux puis les battages. J’écoule tous mes équipements cet été’’.

SB: ‘’Avec le vignoble ça va être bien en masse! Et puis on va travailler à trouver notre personnalité au vignoble. On fait beaucoup d’essais et d’erreurs et ce le propre de notre développement. C’est tout un défi d’harmoniser le champ, le Chai et la commercialisation. Il faut équilibrer tout cette chaîne là. Je pense pas qu’on a la recette miracle mais ça s’en vient’’.

CAVA bien aller!!

Tiens donc! Pourquoi pas de bons Cava pour alléger notre confinement à tous. Voici quelques suggestions qui sauront agrémenter votre nouveau quotidien. Avec quelques bulles vous aussi vous direz  »Cava bien aller »!!

Clos Amador, Brut, Reserva, Cava, Catalogne, $14.55, cépages : Macabéo 35%, Xarel-lo, Parellada 30%, sucre : 9.5 g/l, code SAQ : 12888182.

Une belle approche qui évoque une sensation de minéralité comme sur le caillou mouillé, il est bien aromatique avec des accents d’agrumes et de pomme verte. En bouche on perçoit cette minéralité avec des flaveurs d’agrumes et de pommes sur une finale dont la perception de l’acidité est assez vive.

Clos Amador, Brut, Reserva, Cava, Catalogne

Pata Negra, Cava Brut, Organic, vin Bio, $12.70, cépages: Macabeo 100%, sucre : 8.1g/l, code SAQ : 13483339.

D’une belle couleur dorée ce Cava est vraiment très beau avec ses notes briochées avec un soupçon de pommes. En bouche la texture est bien crémeuse et le tout est d’une belle fraîcheur. Assez surprenant!

Pata Negra, Cava Brut, Organic, vin Bio

Cava Villa Conchi, Seleccion, Cava Brut, $15.45, sucre: 11.0 g/l, code SAQ: 12956456.

Beau Cava sur des notes de pain grillé, de fruits blancs, d’arôme floraux ainsi qu’un soupçon d’agrumes. De belles bulles en bouche assez fines, belle longueur avec une finale sur une légère amertume.

Cava Villa Conchi, Seleccion, Cava Brut

Anna de Codorniu, Blanc de blancs, Cava Brut, Reserva, Espagne, $18.40, cépages : Chardonnay 70%, Paradella 15%, Macabeo et Xa-rello 15%, sucre : 8 à 10 g/l, code SAQ : 14222608.

Il s’agit d’un vin effervescent élaboré selon la même méthode de double fermentation (la même qu’en champagne) la deuxième étant en bouteille. Ce vin passe 15 mois sur lies ce qui est plus élevé que le minimum de l’appellation qui est de 9 mois.

Sur des arômes de pêches, d’abricots, de fruits tropicaux, un soupçon d’agrumes et de pain grillé (les 18 mois sur lies). Bien crémeux en bouche avec une belle acidité qui créé un beau contraste avec cette sensation de minéralité.

Anna de Codorniu, Blanc de blancs, Cava Brut, Reserva

D’Espagne, le Juvé & Camps, Cava, Brut Nature, Gran Reserva, Bio,  Reserva de la Familia, 2016, $22.00, cépages: Xarello 40%, Macabeu 30%, Parellada 20%, Chardonnay 10%, sucre : 3.3 g/l, code SAQ : 10654948.

Un nez sur des notes de fruits blancs, de miel, de cire d’abeille ainsi qu’une légère note d’oxydation. En bouche c’est d’une texture bien crémeuse avec une acidité bien fraîche. Des notes de pêches, de poires et de pommes viennent nous charmer à la toute fin. Très beau!

D’Espagne, le Juvé & Camps, Cava, Brut Nature, Gran Reserva, Bio,  Reserva de la Familia, 2016

Poliziano! Des vins de Toscane de qualité supérieure!!

En juin dernier je visitais l’Italie et plus particulièrement la région de Montepulciano qui est située en Toscane. C’est à l’invitation du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano que j’ai visité cette superbe région. Vous pouvez accéder à mon article sur la région qui mérite d’ailleurs qu’on y aille au moins une fois dans sa vie. Tellement beau! Cliquez sur le lien.

Lors de ce voyage j’en ai profité pour visiter plusieurs vignobles dont celui de Poliziano. Rencontrez donc avec moi ce producteur bien connu au Québec dont une dizaine de références sont disponibles à la SAQ.

Il faut savoir que lors de ma visite j’ai enregistré l’ensemble des commentaires de Margherita Pallecchi Directrice à l’Export et du Dott. Federico Carletti propriétaire du Domaine. C’est donc pratiquement sous forme d’entrevue que je vous livre cet article.

VF (Vinformateur) : ‘’L’Italie possède tant de cépages indigènes et ça me surprend toujours qu’on persiste à utiliser des cépages dits internationaux dans l’élaboration des vins’’.

MP (Margherita Pallecchi) : ‘’Il est vrai que de temps à autres nous allons assembler du Merlot avec du Sangiovese car les deux vont si bien ensemble. Le Merlot ajoute un côté plus rond et plus velouté au vin final. Cependant notre but ultime pour les prochaines années est d’utiliser de 90 à 95% de Sangiovese si ce n’est 100% comme nous le faisons maintenant pour nos deux vins provenant de Single Vineyards (vins provenant d’une seule parcelle).

Nous voulons donc être des producteurs de Sangiovese dans le terme le plus pur. Pour le moment nous sommes entre 80 et 90% de Sangiovese et nous sommes en constante et rapide évolution.

Visite du vignoble

VF : note – nous nous dirigeons vers les vignes…

MP : ‘’Je me présente. Mon nom est Margherita Pallecchi et je suis Export Manager pour Poliziano Winery depuis 14 ans pour les marchés européens. Il y a 5 ans je m’occupais de tous les marchés.

La Winery est la propriété privée de Dott. Federico Carletti que nous allons rencontrer plus tard. Federico fait partie de la deuxième génération de la famille. Il a déjà été président du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano et est une personne influente en viticulture italienne. Son background est ingénieur agronome et il a dévoué toute sa carrière depuis sa graduation en 1978 à l’élaboration du vin.

Son père a débuté la Winery en 1961 avec environ 22 ha et c’est lui qui planté toute la vigne. Poliziano c’est réellement une affaire de famille! D’autres membres de la famille sont bien impliqués dans les opérations.

Nous avons maintenant ici 127 ha de vignes avec un autre 27 ha dans le secteur de Maremma et Cortona. Nous produisons de 800,000 à 1 million de bouteilles. Nous vendons nos vins dans environ 45 pays incluant le Québec. On peut dire que la Winery a connu une forte croissance surtout due à l’acquisition de vignobles au fil des années.  Approx. 50% de la production est exportée alors que le reste est vendu localement. Ces pourcentages peuvent varier un peu d’année en année.

Les vignes sont plantées en Cordon Royat (Spur Cordon) à 80% de Sangiovese (Prugnolo Gentile).  

Les vignes sont plantées à haute densité donc très près l’unes de l’autre avec 6,000 plants/ha. Dans les années 60 et 70 cette densité était de 3,000 à 3,500 plants/ha. Ceci philosophie contribue au fait que chaque plant est en complétion pour la nourriture du sol. Les grappes résultantes sont plus petites, sont plus concentrées avec un profil aromatique plus riche.

Nous procédons à une vendange verte vers la fin d’août afin de bien gérer les rendements et la maturité des grappes que nous voulons optimales.

Cette année (2019) nous sommes 10 jours en retard puisque le mois de mai a été froid et pluvieux et ce, malgré le fait que le débourrement a été hâtif au printemps. Nous n’avons jamais rien vu de tel depuis des années.

Les changements climatiques ont été si drastiques que nous sommes passés du chauffage de la maison à l’air climatisé en une journée. Finalement nous n’avons pas eu de printemps.

Notre type d’agriculture est durable et nous ne sommes pas organiques. Cependant nous n’utilisons pas d’insecticides et utilisons plutôt les méthodes de « confusion sérielle » chez les insectes. Nous limitons aussi l’utilisation de produits phytosanitaires.  Nous pensons nous convertir un de ces jours.

Visite du Chai

Le Chai principal vient des années 70 et il a été restauré au fil des années. Nous recevons environ de 10 à 15,000 visiteurs chaque année. Nous avons 2-3 personnes qui s’occupent des visites sur au moins 6 mois par année.

Réception des raisins

Nous arrivons à la réception des raisins qui ont tous été vendangés à la main. Les raisins sont égrappés avec une nouvelle technologie qui utilise l’oscillation des grappes. Les baies sont traitées plus doucement et ne génèrent donc aucun stress. Puis elles sont triées depuis 2014 par scanner optique ainsi qu’à la main.

Nous sommes que quelques vignobles en Toscane à utiliser cette technologie de pointe. Dans les bonnes années l’efficacité de ces scanners ne semble pas optimale car la grande majorité des raisins sont beaux. Mais dans les moins bons millésimes ils aident beaucoup. Il est très important de bien calibrer ces machines car elles sont extrêmement rapides. Les vins Premium dont les Signe Vineyards ne sont triés qu’à la main afin d’optimiser la qualité des baies.

Égrappeuse – Poliziano

Cette portion du Chai a été rénové dans les années 90. Le tout utilise la gravité pour ne pas à avoir à pomper les raisins. Il n’y a qu’un étage vers le sous-sol. Tous les raisins sont fermentés dans des cuves en acier. Pour la fermentation malolactique, nous utilisons une partie des barriques de chêne’’.

La salle de fermentation

VF : note – Nous rentrons à l’intérieur…

MP : ‘’Au début, alors que nous n’avions que 22 ha cette partie du Chai suffisait pour le vieillissement du vin. Au fil des années le Chai a été agrandi. On s’est longtemps posé la question si au lieu d’agrandir le Chai original, il n’aurait pas été mieux d’en bâtir un autre afin d’améliorer la logistique. Ça a été finalement été une décision émotionnelle d’agrandir le Chai original ou tout a débuté. Au fil des années la Winery a beaucoup changée. Des 22 ha du début, on a maintenant 125 ha. Ces parcelles sont dispersées et tout revient ici.

Même les raisins de Maremma sont vinifiés ici ce qui est une bonne distance. Ils sont transportés dans des camions réfrigérés et ça prend de 2 à 2.5 hres pour arriver ici’’.

VF : note – Nous descendons vers les cuves de fermentation…

MP : ‘’Les cuves ont une forme conique ce qui aide au chapeau à constamment se désintégrer. Tout le moût arrive dans ces cuves par gravité. Nous avons ici deux sections. La première est pour les vins haut de gamme ou les cuves sont passablement plus petites avec 9,000 litres ce qui permet la vinification parcellaire. Les vins sont « punchés » lentement plusieurs fois par jour afin d’extraire les bons tannins. Nous ne voulons de vins avec des tannins astringents. Les cuves sont toutes thermorégulées afin d’optimiser la vinification.

Dans cette deuxième section nous avons des cuves plus grandes. Et il y a beaucoup de ces cuves pour une production de 800,000+ bouteilles. … Vraiment tout est fait afin de produire des vins de qualité. Le Rosso sera fait dans des plus grandes cuves. Ici la vinification et la fermentation sont automatisés. On utilise plus de « pump over » pour ces vins afin d’aller chercher une belle extraction de saveurs et de couleur’’.

VF : Observation : En comparaison avec d’autres vignobles ce qui surprend c’est la qualité, la qualité et le haut niveau de sophistication de l’équipement de pointe dans le Chai. En fait les investissements sont beaucoup plus effectués au niveau technologique qu’au niveau marketing.

MP : ‘’En 2005 nous avons agrandi pour accueillir encore plus de barriques pour le vieillissement. Même les barriques et foudres ont une forme conique. On peut les utiliser pour la fermentation malolactique car c’est une forme de barrique qui facilite le processus. Il est en fait plus facile de nettoyer ces barriques. Ce sont donc des barriques à double usage.

Nous ne faisons pas de Riserva mais nous avons des Single Vineyards.

Vieillissement en barriques et bouteilles

Plusieurs corridors sont utilisés pour le vieillissement en bouteille. Nous avons de beaucoup d’espace. La majorité des vins vieillissement en bouteille pour de 3 à 6 mois ou plus. Le vieillissement total en barrique est d’un an à 1.5 an plus le vieillissement en bouteille.

Au sous-sol nous utilisons l’air climatisé afin de bien contrôler la température et de plus c’est bien sombre ce qui est parfait pour le vieillissement. Tout cet endroit a été créé dans les années 70 . Vous voyez des cuves en ciment mais nous ne les utilisons plus pour la fermentation mais bien pour effectuer les assemblages. La fermentation n’est faite qu’en cuve d’inox.

Peux-être qu’un jour on réutilisera les cuves de ciment mais pour le moment nous sommes à l’inoxydable.

Bibliothèque des vins – Poliziano

VF : note – Devant nous La bibliothèque des vins! Ça ressemble à La Banca de Vino que j’ai vu à Bra dans le Piémont. C’est ici qu’on rassemble tous les millésimes.

MP : ‘’Puis nous arrivons dans la salle des barriques où sont disposées 2,000 barriques et tonneaux. Au fil des années nous utilisons de moins en moins de petites barriques et de moins en moins de barriques neuves afin de laisser la place aux arômes et saveurs fruitées et ainsi accentuer la complexité des vins.

Si on comparait un 2000 à un 2015 on verrait que les notes boisées sont beaucoup moins présentes. C’est véritablement un changement de style dans nos vins. Nous utilisons des barriques et des foudres de chêne français. Deux millésimes sont à vieillir présentement soient le 2017 et le 2018. Sous peu nous allons embouteiller le 2017 et nous libérerons de l’espace pour le 2019 qui s’en vient. Ici il y a toujours 2 millésimes qui vieillissent côte à côte. Nous contrôlons la température ainsi que l’humidité avec les ‘’sprinklers’’. ‘’

Rencontre avec Dott. Federico Carletti

VF : note – Nous sommes de retour à la réception ou nous rencontrons Dott. Federico Carletti le propriétaire de Poliziano pour la dégustation des produits de la maison.

VF : « Je suis impressionné par le nombre élevé de petites cuves qui vous permettent la vinification parcellaire.  Vraiment une orientation qualité ».

FC (Dott. Federico Carletti ):  ‘’Nous avons débuté il y a 20 ans cette approche parcellaire et ce dans tous les aspects de la Viti et viniculture incluant le vieillissement. Nous vendangeons à la main et nous respectons la typicité des cépages et des terroirs.

Dans les 10 dernières années nous avons fait beaucoup d’analyse de sols afin d’optimiser les bons cépages avec les bons sols. Il y a de ça 20 ans, nous avons fait ce que nous voyons maintenant comme une grosse erreur.

Nous avons 2 Single Vineyards dans le Vino Nobile et nous avons décidé alors de faire les vins dans un style Bordelais. Le terroir de Bordeaux est bien spécifique et finalement n’est pas du tout le même qu’on retrouve dans notre appellation. Nous avons une myriade de sols, d’altitudes, d’expositions etc. Finalement nous avons réalisé qu’il fallait mieux mettre en valeur ces variations en respectant les cépages et les sols qu’en essayant de copier le style d’une autre région. Maintenant j’ai changé de philosophie. Je ne tente plus de faire des vins comme à Bordeaux. J’étudie les sols, j’essaye de comprendre les particularités de chaque terroir et de voir ce qu’il me donne comme vin. Maintenant l’approche pour moi ce que nous faisons avec nos Single Vineyards.

Et vous serez aujourd’hui les premiers canadiens à déguster le deuxième Single Vineyards de Poliziano qui n’a jamais été vendu en Amérique du Nord’’.  

VF : ‘’Quelle est votre position sur le pourcentage de Sangiovese à être utilisé dans l’élaboration de vos vins et sur l’utilisation des cépages internationaux’’?

FC : ‘’Il à y 40 ans il n’était pas facile de faire un bon vin avec le Sangiovese. Les plants de vignes et les types de Sangiovese étaient différents. Dans notre Rosso nous avons par exemple 20% de Merlot. Je veux faire de bons vins. Maintenant nous envisageons des clones différents et ce dans les meilleurs terroirs ce qui permet l’utilisation de Sangiovese à 100%.

D’ailleurs, les vins que nous allons donc déguster sont le : Rosso di Montepulciano 2017 avec 20% de Merlot , Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 15% Merlot, Asinone Single Vineyard Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 10% d’autres cépages et le Caggiole Vinio Nobile di Montepiulciano 2016 est élaboré avec  100% de Sangiovese.

Nous faisons 1,000,000 de bouteilles avec 130 ha à Montepulciano et 27 ha à Maremma et Cortona. À chaque année dans ma tête j’améliore la qualité de nos vins. Par exemple nous avons augmenté la densité de plantation avec 6,000 plants/ha et ce depuis les années 90.

Avec les changements climatiques nous avons réduit à environ 5,000 plants/ha. Nous évaluons l’agriculture organique dont nous implantons certains des principes. Nous sommes experts dans beaucoup de ce qui touche la vitiviniculture pour avoir constamment expérimenté au fil des années.

Nous avons introduit beaucoup de technologies de pointe comme par exemple la sélection (tri) optique. Mais je ne l’utilise que surtout pour le Rosso. Pour les autres vins nous faisons le tri à la main. Le tri optique est extrêmement rapide et brasse un peu le raisin durant le processus.

J’ai visité l’année dernière le Château Montrose et j’étais fier de voir qu’ils appliquaient la même philosophie au niveau du tri entre autres.

Mais, ce qu’il y a de plus important c’est le terroir. Nos deux Single Vineyard proviennnet de deux sols totalement différents et on peut voir de grandes différences lors de la dégustation’’.  

VF : « Et le futur réside où selon vous? »

FC : « Avec des vins élaborés à partir de 100% de Sangiovese. Dans un autre ordre d’idée il ne faut pas oublier le réchauffement climatique qui nous a forcé d’apporter plusieurs changements. Nous coupons par exemple les feuilles plus jeunes qui ont tendance à produire du sucre ce que nous ne voulons pas. Nous gardons les plus vieilles feuilles et on protège les grappes avec. La gestion du feuillage a complètement changé. Auparavant ou « ouvrait » les feuilles le 10 juillet. Maintenant nous faisons cette opération le 10 septembre. Il ne faut pas que les grappes de Sangiovese cuisent sur le plant.

J’ai mis beaucoup de temps à sélectionner les clones de Sangiovese et je crois avoir trouvé les meilleurs. Ça nous permet de focaliser sur le Sangiovese et ajouter ainsi de la typicité à nos vins.

Nous utilisons entre autres seulement nos levures que nous produisons nous même.

La maturation du fruit est très importante pour moi. Je ne fais jamais l’analyse des baies. J’y goûte plutôt pour mieux comprendre ou le raisin est rendu . Donc je me promène dans les vignes avec mon oenologue et nous goûtons aux raisins. Nous prenons nos décisions sur le niveau de sucre, d’acidité , la maturation phénolique et nous sommes capables de dire quand il faut débuter les vendanges.

J’aime les vins qui sont riches et qui ont du corps. Je n’aime pas les vins verts avec des arômes herbacés.

La dégustation

Poliziano, Rosso di Montepulciano, 2017, $22.50, cépages : Sangiovese (Prugnolo Gentile) 80%, Merlot 20%, sucre : 2.4 %, alc. : 14.5%, code SAQ : 13630343.

J’ai été surpris par la structure de ce vin. De plus, les notes de chêne sont très discrètes (vieillissement de 6 mois de 20% du vin). Il a du corps, de la mâche, la texture est bien veloutée

et les notes de fruits (cerises noires) sont bien mûres. J’ai de plus perçu quelques notes florales. Les tannins sont charpentés et tissés bien serré et l’acidité est bien présente. Aucune note herbacée. Tellement beau, c’est définitivement un vin à acheter!!

FC : ‘’En 2009 nous avons commencé à vendanger alors que tous les autres vignerons avaient terminé. Nous avons quand même à vendanger 89 ha de Sangiovese et ça nous prend 2 semaines. Je prends des risques pour atteindre cette maturité’’.

Poliziano, Vino Nobile di Montepulciano 2016, $32.00, cépages: Sangiovese 85%, Merlot 5%, Cannaiolo 5%, Colorino 5%, sucre : 1.5 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ: 11194832.

Ce vin a effectué un vieillissement de 15 mois en barrique. Le millésime 2016 en est un bien classique. C’est un vin dans lequel on perçoit beaucoup d’équilibre, une très belle acidité ainsi que de beaux arômes de cerises et d’épices douces. La structure tannique est superbe et il dégage une belle impression de volume en bouche. Un vin bien sphérique. On perçoit la complexité sans les saveurs et arômes boisées.

FC : ‘’On utilise des barriques de 500 à 600 litres. Il n’y a qu’une petite partie des barriques qui sont neuves. À ce sujet nous avons beaucoup évolué au fil des années.’’

Poliziano, Asinone, Vino Nobile di Montepulciano, 2016, (le 2015 est disponible à $63.75), cépages : Sangiovese 90%, Colorino 10%, code SAQ : 13787543.

FC : ‘’C’est le plus vieux des deux Single Vineyards. Les sols de cette parcelle sont particulièrement pauvres avec des sols d’argile et de roches rouges. La production de ce vin est très limitée’’.

Un vin qui s’ouvre sur des effluves de fruits bien mûrs, d’épices douces, de cuir. La bouche volumineuse est veloutée, la texture élégante sur des tannins bien charpentés et tissés bien serré. Tout est en équilibre et en finesse!! D’une longueur et persistance assez incroyable!!

Poliziano, Le Caggiole, Vino Nobile di Montepulciano, 2015, non disponible au Québec.

FC : ‘’Le Caggiole provient de sols composés de fossiles et de coquillages. On y retrouve de l’argile (29%) et aussi pas mal de sable. Nous avons débuté la sélection en 2013. Nous n’en avons pas fait en 2014. Puis 2015 le vin était beau et en 2016 nous avons  finalement décidé d’en faire notre deuxième vin Single Vineyard’’.

Élaboré à partir de 100% Sangiovese ce vin est très élégant, fin avec un côté féminin. Le vieillissement est fait dans des barriques un peu plus grande que pour l’Asinone.

Ces deux parcelles ne sont qu’à 500m l’une de l’autre ce qui est assez surprenant étant donné le profil aromatique tellement différent entre les deux vins. L’impact des sols sur ce vin est remarquable.

Dott. Federico Carletti et Claude Lalonde (Vinformateur) à droite

Les vins de la maison Carpineto, des classiques de la Toscane!!

En juin dernier je visitais l’Italie et plus particulièrement la région de Montepulciano qui est située en Toscane. C’est à l’invitation du Consorzio Vino Nobile de Montepulciano que j’ai visité cette superbe région. Vous pouvez accéder à mon article sur la région qui mérite d’ailleurs qu’on y aille au moins une fois dans sa vie. Tellement beau!

Lors de ce voyage j’en ai profité pour visiter plusieurs vignobles dont Carpineto. Rencontrez donc avec moi ce producteur bien connu au Québec dont plusieurs de ses vins sont disponibles à la SAQ.

Il faut savoir que lors de ma visite j’ai enregistré l’ensemble des commentaires de Antonio Michael Zaccheo Jr propriétaire des Domaines. C’est donc pratiquement sous forme d’entrevue que je vous livre cet article.

Antonio Michael Zaccheo Jr et Claude Lalonde (Vinformateur) à droite

Lors de notre visite, le Chai était pratiquement désert car les heures d’été étaient en vigueur, les employés ayant tous quitté à 14 :00 hres.  Antonio était fin seul pour nous recevoir.

VF (Vinformateur) : ‘’Parlez nous de Carpineto et de ses débuts’’.

AZ (Antonio Zaccheo Jr) : ‘’C’est en 1967 à Greve in Chianti lors d’un encan que mon père Antonio Mario Zaccheo et son partenaire Giovanni Carlo Sacchet ont fait l’acquisition de 12 ha d’un vignoble dont l’église était propriétaire. C’est comme ça que nous avons commencé. Mon père nous dit toujours que dans les années 60 c’était un vignoble qui avait été grandement négligé. Les gens des campagnes durant cette période partaient pour la ville pour trouver du travail et une vie meilleure. La vie sur la ferme était très dure. Vers la fin des années 60 pour le prix d’une Alfa Romeo ou d’une Ferrari vous pouviez acheter 40 ha incluant le Château ce qui assez extraordinaire.

Imaginez-vous le prix des propriétés qui a tellement augmenté depuis. En Toscane il y avait la possibilité de faire de bonnes affaires. C’était du au fait que l’économie viticole était peu développée à cette époque.

Giovanni Carlo Sacchet et Antonio Mario Zaccheo (droite)

Le problème c’est que nous n’avions que peu d’argent juste assez en fait pour acheter 12 ha et certainement pas assez pour acheter un Château et ses 40 ha. Donc nous avons fait l’acquisition de ces 12 ha avec une maison qui avait besoin de beaucoup de réparations. Le Chai avait aussi besoin de beaucoup d’amour. 

Des deux partenaires, mon père qui avait beaucoup d’expérience en agriculture et Giovanni Carlo Sacchet avait beaucoup d’expérience comme Winemaker. Leur vision était d’élaborer des vins de facture classique de régions reconnues telles Chianti Classico, puis Vino Nobile et par la suite le Brunello. Maintenant nous avons 5 domaines dont 2 dans le Chianti Classico, un dans le Vino Nobile, un à Montalcino et un à Maremma. Nous sommes maintenant propriétaire de 500 hectares de terres dont 200 sont constituées de forêts.

En dedans de 50 ans nous sommes partis de petits producteurs que personne ne connaissait (et qui n’était pas d’origine noble) à un producteur reconnu dans le monde qui a réussi à se positionner parmi les meilleurs vins du monde et qui gagne des prix tels meilleur Winemaker au monde. Vous savez, la grande majorité des producteurs en Toscane ont des origines parmi la noblesse. Il a été difficile pour nous de faire notre place. Nous n’étions que de simples agriculteurs, des « rednecks ».

Carpineto peut être considéré une « Winery » moderne. On ne sent pas l’odeur du vin quand on visite le chai car tout est très propre. Il n’y a aucun fil d’araignée nulle part. Ce n’est pas particulièrement romantique, mais si vous voulez faire d’excellents vins, c’est le genre d’environnement qui est nécessaire. Et cet environnement permettra aux vins de vieillir de nombreuses années.

Nous produisons au total environ 3,500,000 de bouteilles avec environ 30 vins différents.

Dans l’appellation Vino Nobile nous avons 22 ha et la Winery elle-même en a 110 ha. Tous les vins sont vendus sous la marque Carpineto. Quelques autres vignobles nous fournissent les quantités nécessaires pour répondre à la demande.

Nous sommes en croissance et nous ne pouvons acheter d’autres vignobles assez vite pour répondre à la demande. L’appellation Vino Nobile n’a que 1200 ha et c’est tout. Nous voudrions bien en avoir un autre 100 ha mais ce n’est pas possible. L’accès aux vignes ce n’est pas une chose simple qui est en fait géré par l’UE. Et si c’est compliqué avec l’UE, dites-vous que ce l’est encore plus en Italie.

Au Canada si vous décidez de planter de la vigne en Gaspésie alors tout est beau. Ici en Italie c’est une autre histoire….’’

Vignoble Carpineto

VF : ‘’Quelle est votre approche à la viticulture et à la viniculture?’’

AZ : ‘’Nous avons une approche durable face à l’agriculture avec l’utilisation de panneaux solaires, de réduction d’émission de CO2, de réduction du poids de nos bouteilles (de 420 à 360 grammes) . La bouteille de Riserva est passée de 600 grammes à 500 grammes. On sauve donc 20% en émissions en prenant les bonnes décisions. Nous prenons un grand nombre de telles décisions qui soutiennent une philosophie durable.

Ultimement, nous sommes positifs de 26%. C’est-à-dire que nous absorbons 26% de plus de CO2 qu’avant. Nous en sommes très fiers.

Une approche organique ou bio n’est pas absolument nécessaire selon moi. Nous pratiquons une agriculture de précision dans nos vignes et ce d’une manière durable. C’est aussi loin que nous voulons aller. Notre approche est même plus stricte que ce que prescrivent les cahiers de charge de l’appellation. Finalement le facteur décisionnel est ce qu´il y a dans votre verre. Il faut que ce soit bon. Une fois que vous avez démontré que vous êtes « Carbon positive » quoi d’autre devez-vous faire? Alors dans mon âme et conscience nous sommes satisfaits avec toutes nos décisions dans ce domaine et nous sommes confiants à passer le tout à la prochaine génération. Une fois ces décisions prises, nous mettons tous nos efforts à améliorer nos vins.

Cette approche holistique nous permet de faire d’excellent vins qui sont en symbiose l’environnement et le terroir.

Vignobles Carpineto

VF : ‘’Je vois que vous avez beaucoup de cuves. Est-ce pour permettre une vinification parcellaire’’?

AZ : ‘’En effet, la grandeur de chaque parcelle est alignée avec la capacité approximative des cuves ou de multiples de cuves. Il est fondamental chez nous de garder la vinification des parcelles de façon séparée.

Quand vous regardez l’ensemble de la vinification vous voyez que nous avons tout en double au niveau de l’équipement. C’est beaucoup plus facile pour les pièces de rechanges.  

Nous sommes une Winery ISO 9000. Nous adhérons donc à des principes très stricts. Pour nous la traçabilité des vins est importantes et tout ça commence dans la vigne et à la réception des raisins.

Quant à la traçabilité et à la communication aux consommateurs, il suffit de savoir que nous faisons partie d’une DOCG dont les critères de qualité sont assez élevés. Et on nous suit de très près quant à notre adhérence aux cahiers de charge.

Vignoble Carpineto

La visite

Vignoble et chai à Montepulciano – Carpineto

AZ : ‘’Alors voyons voir le processus de la vinification. Le tracteur arrive avec les raisins et est automatiquement identifié quant à sa provenance dans la vigne. On procède à la pesée puis le tout bascule et on pèse encore une autre fois. Nous savons en temps réel combien de kilos de fruits nous traitons. Nous savons donc dans quelle cuve vont ces raisins et c’est là que commence toute la planification de la vinification.

Une fois que nous avons identifié le numéro de parcelle, nous pouvons suivre l’évolution des raisins et du vin qui en résulte : la date et l’heure de la vendange, les conditions de la vendange, ou le vin est rendu dans le processus de vinification, le niveau de sucre, le niveau d’alcool etc. On contrôle donc tout.

Avec toutes ces analyses, Nous voulons savoir ce que nous faisons de mal et ce que nous faisons de bien. Nous voulons toujours apprendre afin d’optimiser nos vins. Au fil des années nous avons beaucoup amélioré nos processus. Mais il ne faut jamais oublier que les millésimes sont tellement différents les uns des autres et il faut constamment s’ajuster.

Cuves inox Carpineto

Nous avons jusqu’à date fait des vins chez Carpineto depuis 52 millésimes et aucun n’a été pareil à un autre. Nous ne sommes pas Pfizer ou le produit est constamment le même. Nous travaillons avec la nature et nous n’avons pas ce luxe. C’est sûr qu’il y a une part de sciences dans l’élaboration d’un vin mais il y a aussi beaucoup de ‘’gutfeel’’. ‘’

VF : ‘’Avec les changements climatiques beaucoup sont à la recherche de solution. Quant est-il pour vous à ce niveau’’?

AZ : ‘’Les changements climatiques sont bons pour le Canada et pour le Québec…non? Quant à nous, du au fait que notre terroir est sur des sols d’argile, nous sommes dans une bonne situation. Ces sols retiennent bien l’eau et dans notre cas, nous apprécierions que le climat demeure comme il est ce qui est un vœu pieux. Déjà pour répondre aux challenges climatiques, nous avons changé nos stratégies de taille de la vigne et plein d’autres choses. Nous voulons éviter entres autre que les raisins cuisent sur la vigne.  Nous n’avons pas droit à l’irrigation donc il n’est pas question la gestion de l’eau.

Chai Carpineto – Montepulciano

Nous avons des stations météorologiques depuis une quinzaine d’années qui nous permettent de suivre toute l’évolution climatique. Nous avons aussi des sondes qui sont disséminées un peu partout dans la vigne. Certaines sont dans les plants de vignes et d’autres sont dans le sol. Ceci nous aide grandement à la gestion de notre viticulture.

VF : note – Nous montons dans une tour qui est en fait une énorme cuve qui sert à l’embouteillage…

AZ : ‘’Nous avons eu un printemps assez étrange avec des températures fraîches et pluvieuses et depuis un mois plus aucune précipitation. Pour le moment ça fait bien notre affaire car nous avons besoin de chaleur. Au début Juin, nous étions quelques semaines en retard point de vue de la maturité.

Nous avons de nouvelles plantations avec surtout du Sangiovese qui a été planté en mars dernier. Nous n’avons pas à irriguer ces nouveaux plants car nous sommes sur des sols d’argile qui retiennent bien l’eau.

Vignoble Carpineto – Montepulciano

Quant aux bâtiments que vous voyez, un est pour les 18 tracteurs que nous possédons, cet autre bâtiment tient l’inventaire des bouteilles de Riserva qui est une de nos spécialités ce qui requiert beaucoup d’espace puisque nous en avons assez pour deux millésimes. Il y aussi deux familles d’employés qui demeurent dans la maison que vous voyez ci-bas.

Quand vous regardez le Chai vous remarquerez qu’il y a des panneaux solaires sur tous les toits orientés sud qui génèrent en tout 150 kilowatts de puissance. C’est un Chai très Hi-Tech qui a été complété il y a environ 6 ans et qui s’intègre dans notre philosophie d’agriculture durable.

Alors, d’ici on voit très bien Montepulciano qui est une petite ville vraiment magnifique. Ça paraît que suis originaire de Montepulciano non? En tant que village de montagne, c’est un des plus spectaculaire d’Italie’’.

VF : ‘’Vous parliez il y a quelques instants de la difficulté d’obtenir de nouvelles terres pour y planter de la vigne. Je vois plein de forêts et je me demande pourquoi vous ne pouvez les défricher comme on fait dans le Piedmont’’?

AZ : ‘’Dans le Chianti Classico ou nous avons 2 domaines, il y a environ 7,000 ha de vignes mais le potentiel est au moins 10 fois ce montant. Ça force les producteurs et les consommateurs à ne prendre que le « filet mignon » de l’appellation à partir des meilleurs vignobles. Si on augmentait beaucoup la production, je ne suis pas sûr que la qualité suivrait. Et d’ailleurs, ça crée un beau panorama à visiter et ça apporte beaucoup de biodiversité ce qui est bon pour la vigne. Si vous allez à Napa, on ne voit que des vignes. Peux être un peu trop. Cette mosaïque est plus durable si on regarde à long terme.

Cette situation force les producteurs à choisir les meilleurs endroits pour la vigne. Nous avons aussi une oliveraie et nous devons décider des emplacements compte tenu des vignes nécessaires pour rencontrer la demande.

Nous avons de la nouvelle vigne à partir de droits que nous avons acheté d’un propriétaire terrien de Maremma. C’est un processus d’acquisition très compliqué en Italie.

Notre vignoble à Montepulciano est le plus grand vignoble à haute densité de plantation en continu (d’un seul tenant) d’Italie avec près de 90 ha. Vous voyez tout juste ici vous avez la parcelle ou nous faisons le Farnito. La valeur de ce vignoble est très élevée. Au bas de la vallée nous avons les blancs.

La grande majorité est composée de Sangiovese. Nous avons un peu de Cabernet et du Merlot.

Nous sommes des producteurs de vins classiques qui respectent les terroirs et les cépages indigènes.

Quant aux vins que nous produisons, nous avons au fil du temps fait face à plusieurs challenges. Notre style n’était pas bien compris de tous. Les médias étaient il n’y a pas si longtemps, plus intéressés par des vins profonds avec beaucoup d’extraction ce qui n’était pas notre style. Et le Sangiovese n’est simplement pas le genre de cépage qui va donner de tels vins. Ça joue plus sur l’élégance et la finesse.

Chez Carpineto, nous avons des sols surtout composés d’argile et c’est la raison pour laquelle nous nous concentrons à faire des Riserva car les sols d’argile sont propices à produire des vins qui sont en puissance. Et finalement le vieillissement est plus long en barrique et en bouteille ce qui est un processus bien spécial.

Nous sommes dans la partie la plus basse de l’aire de l’appellation Vino Nobile et vous voyez qu’il vente beaucoup. C’est toujours comme ça ici. Nous n’avons jamais de problème d’humidité et donc moins de problèmes phytosanitaires. Finalement nous n’avons pas ou peu de mildiou.

Avec ces vents, la température sentie est donc plus fraîche et c’est vraiment superbe pour les raisins. On peut avoir des soirées avec des températures entre 13 et 18 degrés ce qui est une grande différence thermique avec les températures en plein jour. Çeci est excellent pour créer une bonne acidité dans les baies.

VF : note – Nous redescendons de la tour pour nous diriger vers le chai principal et la salle de dégustation

AZ : ‘’Ma famille fait du vin depuis plus de 100 ans et au fil des années nous avons accumulé de belles pièces qui composent comme un petit musée familial. Des pompes manuelles qui sont vieilles de 100 ans, de l’équipement pour produire de l’huile d’olive et du vin.

Puis nous avons ici cette charrette qui permettait le transport de « fiasco » qui étaient ces grosses bouteilles entourées de paille. On allait jusqu’à Florence avec ça.  Alors qu’on transportait le vin il fallait payer des taxes de transport.  Pas facile de faire du vin dans ces temps-là. Ici on a un filtreur des années 50. Comme on voit, le principe n’a pas changé mais la technologie s’est nettement améliorée. Puis une vieille ligne d’embouteillage des années 60.

VF : note – Nous allons visiter le Chai lui-même…vraiment très beau!

AZ : ‘’Nous avons donc ici le Vino Nobile Riserva, dans le centre, le Farnito Cabernet ainsi que le Vino Nobile provenant d’un seul vignoble (single vineyard). Nous utilisons des foudres de 50 et de 100 hectolitres. Dans l’autre chai nous avons des foudres de 60 hectolitres. La ligne de vinification est tout juste à côté.

La dégustation

Quelle générosité que celle d’Antonio! J’ai eu l’occasion de déguster une verticale du  Carpineto, Vino Nobile Riserva 1989, 1995, 2010 et 2015 ainsi que le  Carpineto, Vigneto Poggio Sant’Enrico, Vino Nobile 2001 et 2010 lequel est issu d’un seul vignoble (single vineyard)

J’ai bien apprécié sa philosophie de dégustation. Comme il le dit : ‘’J’aime bien commencer avec les plus vieux vins et procéder vers les plus jeunes car le palais s’acclimate progressivement aux vins plus jeunes et plus puissants. Plusieurs autres professionnels de l’industrie préfèrent débuter par les plus jeunes ce qui n’est pas mon cas’’.

Les vins de la maison Carpineto sont très bien représentés dans les succursales de la SAQ avec environ 40 références.

Dégustation Carpineto Montepulciano – juin 2019

Carpineto, Vino Nobile di Montepulciano, Riserva, 1989

Ce vin démontre une très belle évolution. On retrouve un soupçon du fruit d’origine et beaucoup de complexité avec des notes de sous-bois, de champignons, de prunes, de tabac, ainsi que de belles notes d’épices comme le cumin, le poivre et quelques notes de cuir. Avec le temps j’ai senti un superbe arôme de torréfaction.  Très complexe au fil de la dégustation. Très élégant et bien sphérique, il maintient une acidité encore vibrante bien typique de l’appellation.  

Ce vin a permis à la maison Carpineto de gagner le titre de meilleur Winemaker au monde. Le 1989 était un très beau millésime avec lequel Giovanni Sacchet le Winemaker a adoré travailler. Il a gagné le titre de meilleur Winemaker au monde en 1994 avec le 1989 Vino Nobile et le 1990 Chianti Classico Riserva. Quelques années plus tard, il a gagné le titre de meilleur Winemaker d’Italie. Giovanni est décédé il y 4 ans.

Carpineto, Vino Nobile di Montepulciano, Riserva, 1995

Le millésime 1995 était excellent tout dépendant de l’appellation. Chez Carpineto, on trouvait qu’il méritait la note maximale de 5. Ça été un millésime avec des hauts et des bas car la température est passé de fraîche à très chaude rapidement un peu comme en 2019. La composition du 1995 est bien classique avec 90% de Sangiovese 10% Cannaiolo et un peu de Colorino.

Ce vin a conservé beaucoup de fraîcheur avec des notes de fruits rouges un peu en retrait sur la bouteille que nous avons dégusté. C’est normal car avec de vieux vins on peut retrouver des variations d’une bouteille à l’autre. Normalement les notes de fruits rouges sur ce millésime sont plus évidentes alors que cette bouteille est un peu plus sur les fruits noirs. En fait, il est plus sur les prunes, des notes de tabac et est très floral. Les tannins sont très présents pour un 1995 et il a encore une très belle acidité qui fait saliver. C’est un vin qui démontre une belle tension et pas mal de ‘’vibrance’’ et de sapidité.

Il est encore en jeunesse et démontre un très grand potentiel de garde. Ce vin ferait de beaux accords avec des plats de risotto et avec des truffes.

Carpineto, Vino Nobile di Montepulciano, Riserva, 2010

Le millésime 2010 est un autre millésime 5 étoiles. Ce vin a fait partie du top 100 de Wine Spectator en 26ieme place. D’ailleurs, les vins de Carpineto ont  fait partie de cette liste 4 fois , 3 fois avec le Vino Nobile et une fois avec le Cabernet Sauvignon. Quand on compare les vins de Carpineto aux autres vins de cette liste, ils sont pratiquement toujours de loin le moins cher du groupe.

VF : Comment expliquez-vous cette situation?

AZ : ‘’C’est en plein notre philosophie. Nous produisons environ 30 vins différents avec 3.5 millions de bouteilles. C’est un bon montant de bouteilles qui aide à générer des économies d’échelle. Nous sommes donc capables de passer au consommateur ces économies ce qui génère des vins qui coûtent moins cher.

Une fois que nous avons compris et bien gérés nos coûts de production, si un vin obtient un score élevé avec Wine Spectator, ça ne nous coûte pas plus cher à le produire. Notre but est de produire les meilleurs vins au meilleur coût pour les consommateurs.

Ce que ça implique c’est que si le consommateur aime notre vin il n’aura pas peur d’en commander une deuxième à cause du prix. De plus, nous voulons que les consommateurs essaient plusieurs de nos vins.

Ce qui nous a amené à produire des vins qui offrent un excellent rapport qualité/prix. Ça été le secret de notre succès.

Ce 2010 est excellent et commence tout juste à se laisser découvrir. Sur les sols d’argile, les vins importants se boivent plus facilement lorsqu’ils atteignent 10 ans.  

Au nez il dégage des effluves de cerises, de notes boisées, de torréfaction. Très élégant et bien complexe avec beaucoup de balance et d’équilibre.  Il possède un très beau volume en bouche, est bien sphérique avec des tannins bien charpentés. Très belle longueur en bouche. Après 20 secondes de persistance il laisse la bouche bien fraîche et propre et n’a aucune amertume. Il possède encore le profil d’un vin en jeunesse et qui pourra vivre 30 ans et plus.

Carpineto, Vino Nobile di Montepulciano, Riserva, 2015, $30.85, cépages : Sangiovese 80%, Cannaiolo 20%, sucre : 2.3 g/l, alc. : 13%, code SAQ : 10319912.

Carpineto, Vino Nobile di Montepulciano, Riserva, 2015

C’est possiblement le plus simple des vins que nous avons dégustés. Il possède tous les attributs d’un vin jeune tout en ayant une certaine complexité. Les notes de fruits sont bien évidentes avec une dominante sur les prunes et les cerises au marasquin. De beaux arômes floraux bien typés au Sangiovese viennent compléter le tout. Les tannins sont beaucoup plus serrés et corsés que les autres vins et l’acidité est bien présente. Il a besoin d’un peu plus de vieillissement même s’il est déjà très bon. C’est un vin qui gagnera en complexité avec le temps car il est bâti pour durer plusieurs années.

Vigneto Poggio Sant’Enrico, Vino Nobile 2001 et 2010

Les deux autres vins proviennent d’un ‘’Single Vineyard’’ soit le Vigneto Poggio Sant’Enrico, Vino Nobile. Nous avons dégusté le 2001 et le 2010. Ces vins ne sont pas disponibles au Québec.

Ce vin est élaboré à 100% de Sangiovese. Carpineto a été parmi les premières maisons (depuis 1998) à n’utiliser 100% de Sangiovese.

Les raisins de cette parcelle étaient autrefois utilisés pour des assemblages. Les gens de Carpineto trouvaient que cette parcelle était excellente et suite à des tests de vinification probants en ont fait uen superbe vin issu d’un « « Single Vineyard’’. Environ 150,000 bouteilles de ce Vino Nobile Riserva sont produites.

Le 2010 est le millésime actuel qui est mis en marché. Nous avons dégusté aussi au 2001 afin de jauger le potentiel de garde de ce vin.  

Ce vin est vraiment un vin de Sangiovese pur. Ce qui est intéressant c’est que si le 2010 était dégusté à l’aveugle, base juste sur sa couleur on n’aurait jamais cru que c’était du Sangiovese .

Quand on observe la couleur du 2001 on perçoit des traces d’évolution alors que le 2010 est tout en jeunesse.

Chez Carpineto on le niveau de couleur selon une méthode reconnue (gallic acid equivalent) et ces mesures indiquent que les chiffres sont plus élevés pour ce vin que pour le Farnito Cabernet-Sauvignon. Surprenant pour du Sangiovese. C’est donc un vin qui provient d’un vignoble planté à haute  densité avec 8600 plants par hectare.

Chez Carpineto même avec les blancs on va jusqu’à 7,000 plants par hectare (55 he/ha). C’est ce que permettent des sols d’argile. Ceci donne un peu moins qu’une bonne bouteille par plant de vigne. Par contre, la qualité est au rendez-vous.

Ce vin va vieillir pendant 10 mois dans des barriques neuves avec un médium toast. Puis il est transféré dans des cuves en inox et puis finalement en bouteille. Il est donc en bouteille depuis le printemps 2012 donc depuis 7 ans et disponible dans le marché depuis l’automne dernier (2018).  

Le 2010 démontre des effluves de cerises, de tabac et des notes bien florales. En bouche c’est un vin bien sphérique et tout en volume avec des tannins charpentés. De belles flaveurs d’épices douces, de tabac, de fruits rouges et florales viennent ajouter beaucoup de complexité.

Le 2001 est carrément sur des notes champignonnées et balsamiques ainsi que des notes florales et fruitées. Très complexe en bouche avec des saveurs de poivre noir, de cuir et de fruits rouges. Les tannins sont passablement corsés et tissés bien serré pour un vin de cet âge. Bien sphérique avec une persistance assez incroyable. C’est un vin qui parle d’une voix.

Allez et payez-vous du bonheur!! Un beau Barolo Riserva de Batasiolo pour faire baisser le stress et la tension!!

Beni di Batasiolo, Barolo DOCG, Riserva, Italie, Piémont, 2011

Beni di Batasiolo, Barolo DOCG, Riserva, Italie, Piémont, 2011, $38.35, cépage: Nebbiolo 100%, sucre : 2.6 g/l, alc. : 15%, code SAQ : 11599231.

Ce vin est un Riserva qui doit, selon le cahier de charge de l’appellation, vieillir au moins 5 ans avant d’être mis sur le marché. Celui-ci élaboré selon la méthode traditionnelle et a vieilli dans de grands foudres. Ce vin respecte en tous points le cépage Nebbiolo qui nous donne ces vins qui ont fait et à juste titre leur renommée mondiale.

Au nez des notes de fruits rouges bien mûrs focalisé sur la cerise ainsi que des effluves de prunes et de cuir qui s’allient à des arômes de torréfaction et de belles notes florales (pétales de rose). On sent un peu une certaine évolution dans ce vin qui malgré tout est bâti pour durer une vingtaine d’années.

En bouche c’est costaud avec des tannins bien charpentés et tissés bien serré mais quand même bien soyeux, une superbe structure, une acidité bien présente et des flaveurs de fruits noirs ainsi que quelques traces d’évolution tel le tabac. Superbe longueur en bouche, beaucoup de volume et d’amplitude!

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges grillées, gibiers, rôtis, plat de porc aux champignons.

Agence Charton Hobbs – échantillon

La maison Beni di Batasiolo – La Morra

En avril dernier lors d’un voyage vinicole de 3 semaines en France et en Italie, j’ai réalisé un rêve que je caressais depuis quelque temps c’est – à – dire visiter le Piedmont et dégusté ses fameux Barolos, Barbera et Barbaresco. Un des vignobles que j’ai visité est celui de Batasiolo un des plus important producteur de l’appelation Barolo.

C’est avec Gabriele Pezzuto que s’est effectuée cette visite. Par la suite lors de la dégustation Fiorenzo Dogliani  de la  famille propriétaire de la maison s’est joint à nous. Mon ami Luc Marier sommelier et représentant d’une agence d’importation était mon ‘’partner in crime’’ durant ce voyage.

Beni di Batasiolo – une histoire de famille

Beni di Batasiolo c’est l’histoire de la famille Dogliani. La famille vit le monde du vin depuis cinq générations dans le Langhe. C’est en 1978 que la famille Dogliani a acheté la cave historique Kiola avec ses sept «Beni», ou «domaine», dans la zone de renommée internationale pour la culture du célèbre raisin Nebbiolo da Barolo.

La maison élabore des vins qui proviennent des 5 des ‘’Grands Crus’’ du Barolo sur environ 135 hectares de vignes. Parmi ceux-ci, Cerequio, Bussia, Brunate, Briccolina et Boscareto sont les «crus» qui font la renommée de la maison

Carte 3D Barolo – Pierre le Hong Infofraphe

La visite de Beni di Batasiolo

J’ai commencé notre visite selon l’ordre de la vinification c’est-à-dire de la réception des raisins jusqu’à l’expédition des bouteilles. Devant nous alors se dressent 3 tables de tri des raisins qui utilisent la nouvelle technologie au laser (sélection optique).

Réception Batasiolo

B : ‘’Chaque baie de raisin est comparée au modèle idéal et le système rejettera toute baie qui ne s’y conforme pas. Chaque table reçoit les raisins pour des vins bien précis. Par exemple, la table 2  sera pour le Barbera, le Dolcetto, l’Arneis, le Giavi di Gavi et autres variétés de Cortese. Nous commencerons avec les cépages les plus hâtifs donc Roero Arneis . La table 3 est pour le Nebbiolo.

Les vins proviennent de 5 vignobles couvrant diverses régions’’.

Vignoble Batasiolo

VF : Faites-vous une distinction de la provenance des raisins soient qu’ils proviennent du haut d’une colline ou du bas?

B : ‘’Effectivement! Sur le dessus des collines nous plantons le plus souvent qu’autrement le Nebbiolo pour le Barolo pour aller un maximum de maturité. Dessous nous plantons par exemple le Chardonnay. Ce dernier ressemblera beaucoup au Chardonnay de Napa Valley’’.

VF : Pourriez-vous en profiter pour nous parler de Batasiolo et de son histoire?

B : ‘’M. Dogliani le propriétaire a exporté la 1ere bouteille de vin de Barolo dans les années 1970. Nous sommes probablement un des plus importants producteurs dans la région de Barolo avec nos 135 ha de vignes et environ 5 millions de bouteilles produites. De ces hectares environ 76 ha sont des vignes de Nebbiolo.

On voit de plus en plus de vins issus d’un seul et unique vignoble dans une recherche constante de qualité. Ces vins se rajoutent aux vins d’entrée de gamme. Barolo est donc la pierre angulaire de Batosiolo. Les Barolo et Barbaresco sont des plus importants pour la maison et puis suivent le Dolcetto, la Barbera et les autres vins. Nous y avons ajouté les vins effervescents élaboré selon la « Metodo Classico »’’.

Vignoble Batasiolo

VF : Quel type d’agriculture utilisez-vous?

B : ‘’Il y a très peu de bio dans la région car les différentes parcelles sont très nombreuses et proches les unes des autres. Si un producteur fait des vins bio et ses voisins non, ça ne vaut pas la peine. Il faudrait que tous ou au moins un plus grand nombre le fassent. Il est donc très difficile d’y introduire l’agriculture bio. En plus il y a pas mal d’humidité et pas nécessairement de vent partout pour assécher la vigne.

Avec le challenge des changements climatiques je ne suis pas sûr que la philosophie bio est faisable ici.

Ici on retrouve la même philosophie qu’en Bourgogne avec beaucoup de petites parcelles de quelques hectares ici et la. On retrouvera souvent des similitudes avec justement la Bourgogne quant au profil aromatique de nos vins.

Par exemple, La Morra ou on produit notre Brunate Cerequio, le vin sera plus féminin de caractère. Le vin de Seralunga ressemblera au Gevrey Chambertin alors que La Morra ressemblera au Chambolle Musigny avec des arômes floraux surtout sur la violette’’.

Notre visite progresse vers le Chai et les lieux de vinification qui inclut la salle de fermentation avec les cépages blancs tels Gavi di Gavi et le Cortese. Ce sont des vins que j’apprécie énormément et qui font partie de vins blancs préférés. Les arômes d’agrumes de pêches et la texture assez grasse de ces vins en font de véritables délices.

B : ‘’On retrouve l’Arneis, le Dolcetto et le Barbera d’Alba en fermentation. Puis suivent le Nebbiolo. Pour les blancs on s’assure d’une fermentation d’environ 6 jours en cuves inox à basse température afin de préserver les arômes de fruits.

Pour les Nebbiolo on pourra aller vers les 30 jours de fermentation afin d’aller chercher le maximum. D’ailleurs en 2013 et en 2008 on a eu des fermentations assez longues’’.

On aperçoit des cuves en inox d’un forme que je n’ai jamais vue.

Chai batasiolo

B : ‘’Ces cuves sont rotatives à l’intérieur et sont utilisées pour la fermentation des vins blancs. Puis suit l’endroit où nous effectuons la fermentation malolactique ce qui ajoute beaucoup de rondeur aux vins. Mais pas tous les vins en ont besoin. Pour le Nebbiolo ça va mais pour l’Arneis et le Cortese et dans plusieurs cas le Dolcetto,  ils n’en ont pas besoin ce qui aide à préserver le niveau d’acidité et la fraîcheur et à préserver l’identité du cépage et du terroir.  L’ensemble du vin voyage dans le Chai par gravité ce qui affecte moins le vin’’.

Et là on se retrouve la fameuse salle de vieillissement qui est d’une architecture incomparable et d’une grande beauté.

Chai Batasiolo

B : ‘’On utilise ici beaucoup de barriques de chêne français de 1er et 2ieme passage avec un toast « easy à medium ». Quant on utilise la méthode traditionnelle pour le Barolo, celui se polymérisé de façon bien lente. Ce prend donc du temps. Nous élaborons aussi des vins de facture plus moderne.

En fait, les Barolo élaborés selon la méthode traditionnelle vieilliront dans des foudres de Chêne de Slavonie qui ont une capacité de 10,000 litres.

Le vieillissement des Barolo de facture plus moderne se fera dans des plus petites barriques ce qui aura pour effet de transféré dans certains cas de notes boisées aux vins.

Chai Batasiolo

Plusieurs parcelles sont Vinifiées et vieillies séparément. On procédera dans certains cas à l’assemblage final des diverses parcelles selon le profil de vin désiré. Par exemple, On prendra du Barolo de La Morra et de Serralunga dans l’assemblage. Évidemment ce n’est pas le cas pour les vins issus d’une seule parcelle.

Chai Batasiolo

Pour les Barolo Riserva qui doivent vieillir un minimum de 5 ans, on utilisera 85% du Nebbiolo de Serralunga et 15% de La Morra.

Certains des vins iront par la suite dans des cuves en acier inox ou les assemblages seront faits. On passera par la clarification et un certain filtrage avant l’assemblage’’.

La dégustation

Dégustation Batasiolo
Salle de dégustation Batasiolo
Gauche: Claude Lalonde (Vinformateur), Centre: Fiorenzo Dogliani – Batasiolo, Luc Marier

Vignobles de Larose: Des Crus Bourgeois de niveaux ‘’Supérieur’’ et ‘’Exceptionnel’’!

Cette semaine j’avais le plaisir de revoir Franck Bijon Directeur Général et Technique des Vignobles de Larose tous situés dans le Médoc. Circonstances plus qu’intéressantes car cette rencontre coïncidait avec l’annonce de la nouvelle classification des Crus Bourgeois de Médoc dont font partie les propriétés des Vignobles de Larose soient : Château Larose Trintaudon (Saint-Laurent, Médoc), Château Larose Perganson (Saint-Laurent, Médoc), Château Arnauld (Arcins) et la plus récente acquisition en 2019 du Château Tour de Pez (Saint-Estèphe).

Le classement des Crus Bourgeois du Médoc 

C’est en 1932 que les producteurs de vins ainsi que la Chambre de Commerce décident de reconnaître 444 Crus Bourgeois du Médoc. Puis en 1962, l’union des Crus Bourgeois est créée. C’est en 2003 que la première classification officielle est mise sur pied et compte 247 châteaux. Cependant en 2007 certains châteaux déclassés contestent en cours cette reclassification et gagnent leur cause ce qui entraîne l’annulation de cette classification.

Après un travail acharné de 10 ans, L’Alliance des Crus Bourgeois annonçait une toute nouvelle classification qui regroupe 249 châteaux répartis sur les 8 appellations du Médoc soient : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe.

Video en 3D du Médoc. Source: Pierre Le Hong Infographe

Cette classification comporte des nouveautés :

Celle classification est valable pour 5 ans ce qui permet aux producteurs de mettre sur pied des plans d’affaires quinquennaux.

Tous les vins ont été sélectionnés selon des dégustations à l’aveugle (sur 5 millésimes de chaque vin de 2008 à 2016) effectuées par des experts reconnus mais dont le nom n’a pas été publié. Donc aucune influence indue.

On réintroduit les 3 niveaux de classification soient : Cru Bourgeois (179 Châteaux), Cru Bourgeois Supérieur (56 Châteaux) et Cru Exceptionnel (14 Châteaux).

Les producteurs qui présentaient leurs vins pour les classifications Supérieurs et Exceptionnels se devaient de présenter leurs plans de marketing, de communication, leurs cahiers de pratiques agricoles et environnementales ainsi que leurs techniques viticoles et vinicoles.

J’ai inclus la liste des Châteaux qui sont reconnus comme Crus Bourgeois. Cliquez sur le lien suivant. https://www.crus-bourgeois.com/

Vignobles de Larose

Les Vignobles de Larose sont la propriété de la compagnie d’assurances Allianz et ce depuis 35 ans ce qui est particulier. Ceci apporte une solidité financière à l’entreprise et en retour permet des acquisitions (Château Arnauld 2007 et Château Tour de Pez en 2019) et des investissements tant au niveau viticulture, viniculture qu’au niveau oeno-tourisme. En fait des investissements importants à ce niveau sont à être effectués.

Vignobles de Larose

Vignobles de Larose est un joueur important au sein des Crus Bourgeois non seulement avec ses 4 Châteaux mais aussi avec ses 255 hectares de vignes, une production de 1.3 million de bouteilles dont 30% à l’export le tout selon une philosophie d’agriculture durable et certifiée Haute Valeur Environnementale.

Franck Bijon – Vignobles de Larose

La dégustation

Nous avons dégusté 4 vins chacun sur 2 millésimes : Château Larose Trintaudon dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur, Château Larose Perganson dont le Cru Bourgeois a lui aussi été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur ainsi que le Château Arnauld dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 14 Châteaux classés Exceptionnel.

Le Château Tour de Pez dont on a récemment fait l’acquisition a été classé Cru Bourgeois. L’équipe des Vignobles de Larose est à mettre en place des actions qui en amélioreront le classement.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), Haut-Médoc, 2016, $29.00 (avant taxes), cépages : Cabernet-Sauvignon 42%, Merlot 58%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de poivron, d’épices douces et de cerises. La texture est veloutée, l’acidité assez présente et les tannins sont d’équilibrés à charpentés et tissés bien serré. Bien sphérique en bouche, le tout est bien souple avec des flaveurs de griottes, de cuir et de prunes sur une finale bien fruitée.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur, Haut-Médoc, 2016 (à partir du 2018), $26.35, cépages : Cabernet-Sauvignon 47%, Merlot 47%, Petit Verdot 6%, code SAQ : 11835388.

Sur des notes de crèmes de fruits rouges bien frais, soupçon de vanille et de fruits noirs (cassis, mûres). La bouche est veloutée, les tannins sont suaves et bien charpentés en même temps (il a plus de puissance que le 2011), quelques flaveurs de torréfaction bien intégrée, de cerises noires, le tout est bien équilibré et d’une belle longueur.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2008, $33.99, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Un ‘’gros vin’’ tout en élégance! Sur des notes de torréfaction, de prunes, de fruits noirs (cassis, mûres) et un soupçon de poivrons. Beaucoup de volume en bouche avec des tannins bien denses, charpentés et tissés bien serré (légère astringence). Des flaveurs de griottes, de cigare, de chololat et de fruits noirs. Très long en bouche et élégant.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2012, $35.50, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 50%, code SAQ : 12116385.

Bien complexe sur des effluves de truffes noires, de fruits rouges et noirs (cassis) et de chocolat. La bouche est puissante et élégante avec des tannins bien charpentés. D’une longueur assez impressionnante.

Le Magnum 2015 fera son entrée en succursale à compter de la semaine prochaine 9 mars 2020.

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2012, $60.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, code SAQ : 13987772.

Puissance et élégance! Sur des arômes de fruits noirs, de notes de cigare et d’épices douces. La bouche est dense et puissante et les tannins bien charpentés (64% Cabernet-Sauvignon) et élégants. Une main de fer dans un gant de velours!

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2014, $58.93 avant taxes, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Bel équilibre entre la puissance, l’élégance et les notes fruitées. Le nez dégage des notes mentholées et de cèdre ainsi qu’une certaine torréfaction. Beaucoup de tension et de minéralité dans ce vin. Longueur exceptionnelle.

Restaurant La Chronique

Crus Bourgeois – une toute nouvelle classification des vins du Médoc

Présentation Vignobles de Larose

Les régions de Bordeaux et de Bourgogne sont reconnues pour leur système de classification de leurs vins établis selon des critères qui tenteront d’en établir la valeur. Il va sans dire que cette classification a un impact important sur les ventes et les profits des producteurs. On peut dire sans trop de se tromper que meilleure est la classification, plus cher sera le vin. Critère sine qua non : le vin se doit de soutenir cette classification surtout dans les cas ou elle est renouvelable.

Bordeaux, inaugure la notion de classification dès 1855 sous Napoléon III qui depuis s’est vu en tant que synonyme de qualité et de prestige à travers le monde. Le principe des crus classés se veut être la synthèse de la typicité d’un terroir, du travail de l’homme et de l’impact de la vitiviniculture sur les qualités intrinsèques d’un vin.

Il existe dans l’appellation Bordeaux plusieurs classements dont :

Le classement de 1855

Le classement des Graves

Le classement de Saint-Émilion

Le classement des Crus Bourgeois du Médoc

Le classement des Crus Artisans

Concentrons-nous ici sur les Cru Bourgeois du Médoc qui viennent tout juste d’officialiser leur nouveau classement.

Le nouveau classement des Crus Bourgeois du Médoc

C’est en 1932 que les producteurs de vins ainsi que la Chambre de Commerce décident de reconnaître 444 Crus Bourgeois du Médoc. Puis en 1962, l’union des Crus Bourgeois est créée. C’est en 2003 que la première classification officielle est mise sur pied et compte 247 châteaux. Cependant en 2007 certains châteaux déclassés contestent en cours cette reclassification et gagnent leur cause ce qui entraîne l’annulation de cette classification.

Après un travail acharné sur 10 ans, L’Alliance des Crus Bourgeois annonçait tout récemment une toute nouvelle classification qui regroupe 249 châteaux répartis sur les 8 appellations du Médoc soient : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe. https://www.youtube.com/watch?v=kQBXTpz6HRM&t=5s

Carte du Médoc en 3D source: Pierre Le Hong Infographe

Classification: des nouveautés

Celle classification est valable pour 5 ans ce qui permet aux producteurs de mettre sur pied des plans d’affaires quinquennaux.

Tous les vins ont été sélectionnés selon des dégustations à l’aveugle (sur 5 millésimes de chaque vin de 2008 à 2016) effectuées par des experts reconnus mais dont le nom n’a pas été publié. Donc aucune influence potentielle indue.

On réintroduit les 3 niveaux de classification soient : Cru Bourgeois (179 Châteaux), Cru Bourgeois Supérieur (56 Châteaux) et Cru Exceptionnel (14 Châteaux).

Les producteurs qui présentaient leurs vins pour les classifications Supérieurs et Exceptionnels se devaient de présenter leurs plans de marketing, de communication, leurs cahiers de pratiques agricoles et environnementales ainsi que leurs techniques viticoles et vinicoles.

J’ai inclus la liste des Châteaux qui sont reconnus comme Crus Bourgeois. Cliquez sur le lien suivant. https://www.crus-bourgeois.com/

Vignoble de Larose

Présentation Vignobles de Larose

Cette classification des Crus Bourgeois nous a été présentée lors d’une dégustation des vins des Vignobles de Larose qui comprend : Château Larose Trintaudon dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur, Château Larose Perganson dont le Cru Bourgeois a lui aussi été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur et le Château Arnauld dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 14 Châteaux classés Exceptionnel. Le Tour de Pez a lui aussi été reconnu comme Cru Bourgeois. Faisant partie d’une récente acquisition, les Vignobles Larose ont plus que l’intention d’en améliorer le classement.

Toutes les notes de dégustation suivront sous peu dans un autre article.

Les autres classifications – Bordeaux

Le classement de 1855

L’histoire de ce classement :  Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1855 : Napoléon III demande à chaque région viticole d’établir un classement lequel sera basé sur la notoriété des crus et le prix des transactions. Dans ce classement figurent uniquement les vins rouges du Médoc, les vins blancs liquoreux de Sauternes et de Barsac et un cru rouge des Graves.

Côté rouges:

60 crus du Médoc et 1 cru de Pessac-Léognan (château Haut-Brion) selon cinq catégories : 5 Premiers Crus, 14 Deuxièmes Crus, 14 Troisièmes Crus, 10 Quatrièmes Crus, 18 Cinquièmes Crus.

Côté blancs liquoreux :

27 crus des appellations Sauternes et Barsac : 1 Premier Cru Supérieur, 11 Premiers Crus, 15 Deuxièmes Crus.

L’unique révision a eu lieu en 1973, pour la promotion de Château Mouton Rothschild qui passa du rang de 2e Grand Cru Classé au rang de 1er Grand Cru Classé.

Le classement des Graves

16 Crus Classés de Graves

L’histoire de ce classement : À la demande du Syndicat de défense de l’appellation des Graves, l’Institut national des appellations d’origine (INAO) procède en 1953 au classement qui a été effectué par communes et par type de vin : rouge ou blanc.
Un seul niveau de classement sans hiérarchie, ce classement n’est pas sujet à révisions.

16 crus classés qui appartiennent tous à l’AOC Pessac-Léognan:

7 crus en rouge, 3 crus en blanc, 6 crus en rouge et blanc.

Château Haut-Brion, le seul vin de Bordeaux à être classé deux fois. En effet, il figure dans le classement des Crus Classés de Graves et dans celui des Grands Crus Classés en 1855.

Le classement de Saint-Émilion

82 crus classés AOC Saint-Emilion

L’histoire de ce classement : À la demande du Syndicat de défense de l’appellation Saint-Émilion, l’Institut national des appellations d’origine (INAO) procède dès 1954 au classement des crus de cette appellation. Le décret précise que l’INAO doit procéder tous les dix ans à la révision de ce classement. Depuis 1954, 6 classements ont ainsi été effectués.

Le sixième et dernier classement, publié le 6 septembre 2012, résulte d’une nouvelle procédure, entièrement placée sous l’autorité de l’INAO, avec le concours des ministères de l’Agriculture et de la Consommation.

Le classement de 2012 consacre 82 propriétés : 64 Grands Crus classés et 18 Premiers Grands Crus classés.

Crus artisans AOC du Médoc (36)

L’histoire de ce classement : En Médoc, la dénomination crus artisans existe depuis plus de 150 ans: ces petites propriétés viticoles appartenaient souvent à des artisans : tonneliers, charron ou maréchal-ferrant.

Cette distinction renaît en 1989 avec la création du Syndicat des Crus artisans du Médoc. Ce sont des « exploitations autonomes de petite et moyenne taille, où le chef d’exploitation participe effectivement à la conduite de son vignoble, produit des vins AOC et commercialise sa production mise en bouteilles au château ».
Les critères : Qualité et valeur des vins produits dans de petites propriétés dans l’une des huit appellations du Médoc : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe.

En 1994, la réglementation européenne remet à l’honneur cette dénomination et autorise l’inscription sur l’étiquette principale de la mention Cru Artisan. Depuis 2017, fort d’un nouveau cahier des charges, le classement est revu tous les 5 ans. 

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén