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Vous voulez ajouter une bonne dose de soleil à votre automne? Optez pour les vins de l’appellation Côtes du Rhône!

Coups de coeur de la dégustation Côtes du Rhône

Ce sont des vins gorgés de soleil qui offrent une palette aromatique des plus large avec des vins issus de 21 cépages et de 121 communes avec des terroirs riches et variés!!

Les cépages les plus importants en rouge sont le Grenache Noir (fruité/cassis, mûre, chaleur et rondeur), La Syrah (violette, fruits rouges et noirs, épices/poivre et structure)  et Le Mourvèdre (tannins charpentés et les arômes épicés surtout sur le poivre et les fruits noirs) ainsi que le Cinsault (finesse, tannins souples). Les vins sont en général élaborés d’assemblages dont les plus connus sont les GSM pour Grenache, Syrah et Mourvèdre. Ces vins rouges ont toujours eu leur place dans mon cellier. Ce sont des vins généreux, charmeurs avec en général des notes de fruits rouges et noirs bien mûrs, des notes florales, d’épices telles le poivre et la garrigue avec des tannins équilibrés, moyennement corsés et bien généreux. Tellement bons!

En blanc ce sont le Grenache Blanc (vins généreux, anis), Le Viognier (très aromatique, abricot, floral, noisettes), La Clairette (floral, agrumes, généreux), La Roussanne et la Marsanne (légèrement gras, notes oxydées sur les noix). J’ai toujours apprécié les vins blancs de ces appellations qui donnent en général des vins bien aromatiques, de texture riche avec des notes de fruits blancs bien mûrs, des niveaux d’acidité moyens et des vins bien goûteux.

La hiérarchie de l’appellation se subdivise de façon qualitative en 17 Crus, en 21 Côtes du Rhône Villages (avec nom de commune), en AOC Côtes du Rhône Villages et en AOC Côtes du Rhône. En général, les vins provenant des Crus seront possiblement plus qualitatifs que les autres.

On y produit 84% des vins en rouge, 10% en rosé et 6% en blanc. C’est surtout dans le Sud (Vallée du Rhône Méridionale) qu’on trouvera les meilleurs ‘’pépites’’ c’est-à-dire les vins qui offriront les meilleurs rapports qualité/prix.

La dégustation

Dégustation restaurant Beau Mont signé Toqué!

Nous avons dégusté un total de seize vins en accord avec un menu de 5 services au nouveau restaurant Beau Mont signé Toqué!. Ais-je besoin de vous dire que c’était une expérience gustative sans pareil! Chaque plat était accompagné de 3 vins. Nous avions à déterminer quel vin créait le meilleur accord. Des tâches pareilles, j’en prendrais tous les jours.

Le tout était commenté par Pier-Alexis Soulière Master Sommelier et meilleur sommelier des Amériques en 2018. Il s’est aussi classé parmi le top dix au concours du meilleur sommelier du monde en 2019.

Pier-Alexis Soulière

Alors voici quelques vins qui ont particulièrement retenu mon attention. Ils sont idéals pour les plats de l’Action de Grâce comme par exemple la dinde traditionnelle et autres vilailles et gibiers. Vraiment polyvalents les vins de Côtes du Rhône.

M. Chapoutier, Belleruche, AOC Côtes du Rhône, vin rosé 2018, cépages : Cinsault, Grenache, Syrah.

Ce vin est disponible en importation privée. Contactez l’agence Vins Philippe Dandurand pour les détails.

Bien aromatique, un vin rosé des plus goûteux! Sur des notes de fruits rouges, très belle acidité et petite amertume en fin de bouche qui fait saliver. Un vrai rosé de bouffe!

M. Chapoutier, Belleruche, AOC Côtes du Rhône, vin rosé 2018

Brotte, Esprit Barville, AOC Côtes du Rhône, Blanc, 2018, cépages : Grenache blanc 70%, Clairette 15%, Viognier 15%.

Ce vin est disponible en importation privée. Contactez l’agence Mark Anthony pour les détails.

Un vin très aromatique sur des notes d’abricots ainsi que des notes florales moyennement intenses. En bouche la texture est moyennement grasse, l’acidité moyenne et c’est super goûteux et tellement bon!

Brotte, Esprit Barville, AOC Côtes du Rhône, Blanc, 2018

Les Halos de Jupiter, AOC Côtes du Rhône, rouge, Michel Gassier, 2017, $17.95, cépages : Grenache 65%, Syrah 10%, Mourvèdre 5%, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 11903619.

Ce vin offre un très beau rapport qualité/prix! Sur des notes florales (violettes), de fruits bien mûrs et d’épices. La texture est un peu ferme, l’acidité équilibrée et les tannins bien charpentés. De belles flaveurs d’épices, de fruits noirs, de réglisse et une fin toute en fraîcheur. Un bel achat!

Les Halos de Jupiter, AOC Côtes du Rhône, rouge, Michel Gassier, 2017

M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018, $16.25, cépages : Grenache, Syrah, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 476846.

Des notes de torréfaction, de moka, de fruits noirs et de notes viandées sur une texture un peu ferme, une acidité équilibrée et des tannins moyens tissés bien serré. Vraiment juteux, goûteux tout en équilibre. Un vin avec un excellent rapport qualité/prix!

M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018

Gabriel Meffre, Saint Mapalis, AOC Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu, Rouge, 2017, $18.00, cépages : Grenache 65%, Syrah 30%, Mourvèdre 5%, sucre : 3.1 g/l, code SAQ : 13286829.

Sur des notes florales, d’épices, de fruits rouges bien mûrs et frais, légère vanille, bref un vin des plus charmeur. En bouche quelques notes empyreumatiques, de fruits noirs, de torréfaction, quelques notes boisées bien intégrées et des tannins bien charpentés. Super beau!

Gabriel Meffre, Saint Mapalis, AOC Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu, Rouge, 2017

Pour en savoir plus sur l’AOC Côtes du Rhône 

Restaurant Beau Mont signé Toqué!

Quel haut lieu gastronomique que ce restaurant! Vous vous devez de l’essayer au moins une fois pour savoir ce qu’est un très beau restaurant! Vous vivrez toute une expérience.

Menu de la dégustation

Les Crémants de Bourgogne Veuve Ambal, parmi les meilleurs!

Veuve Ambal, Crémants de Bourgogne

On assiste depuis quelques années à une véritable révolution dans le milieu des vins effervescents avec le développement des Proseccos et des Cavas. Leur bas prix ainsi que leur goût apprécié par plusieurs ont eu pour effet d’augmenter l’intérêt des consommateurs envers les bulles.

Quant à moi les meilleurs rapports qualité/prix sont avec les Crémants. Cette appellation a été mise sur pied seulement en 1975 afin d’encadrer tous les producteurs de vins effervescents de France qui produisent hors Champagne.

Veuve Ambal, Crémants de Bourgogne

Pratiquement chaque région a son Crémant; Crémant de Loire, Crémant de Bordeaux, Crémant de Bourgogne et bien d’autres. Ces vins sont élaborés sensiblement de la même façon que le Champagne sauf quant au choix des cépages qui peuvent varier selon l’appellation. En Champagne on utilise en priorité le Chardonnay, le Pinot Noir ainsi que le Pinot Meunier. En Bourgogne on utilisera le Chardonnay, le Pinot Noir mais pas de Pinot Meunier car ne dernier n’est pas autorisé en Bourgogne. On pourra aussi utiliser l’Aligoté et le Gamay ce qui pourra donner un profil aromatique différent.

Beaucoup de ces producteurs de Crémant en France produisent aussi des vins rouges et noirs et pour certains, les Crémants représentent une faible proportion de leur production. Mais ce n’est pas le cas chez Veuve Ambal, le spécialiste et leader des Crémants de Bourgogne. J’ai eu le plaisir de rencontrer Aurélien Piffaut, Directeur Général de la maison familiale et indépendante Veuve Ambal, producteurs presqu’exclusivement de Crémants de Bourgogne et ce, depuis 120 ans. Aurélien représente la 6e génération de la famille et le Crémant coule dans ses veines…

Éric et Aurélien Piffaut

La Maison Veuve Ambal élabore une quinzaine de cuvées de Crémants de Bourgogne à partir des 300 hectares dont ils sont propriétaires et à partir de l’achat de raisins de viticulteurs avec qui ils ont des contrats d’approvisionnement. Ce sont les plus gros producteurs de l’appellation avec environ 7 millions de bouteilles (l’appellation entière en produit environ 19 millions). Ces 300 hectares leur permettent d’accéder à un vaste choix de terroirs ce qui leur donne une palette aromatique des plus diversifiée.

Vignobles, Veuve Ambal

La maison était depuis longtemps établie à Rully appelé le berceau de bulles en Bourgogne et en 2005 la maison a déménagé ses pénates à Montmagny-Lès-Beaune afin d’augmenter sa capacité d’entreposage. Elle aura, au fil du temps, fait l’acquisition de terres viticoles afin d’assurer l’approvisionnement en raisin. C’est sous l’impulsion d’Éric Piffaut, un véritable visionnaire qui a fait de la maison fondée par la Veuve Ambal (Anne-Marie Ninot épouse de Antoine Émile Ambal) un véritable leader du Crémant de Bourgogne.

Chai, Veuve Ambal

Veuve Ambal n’est pas seulement une maison spécialiste du Crémant de Bourgogne, c’est aussi un groupe familial. Il est composé de grandes Maisons de vinsde Bourgogne et d’effervescents :

Rivarose depuis 1998, André Delorme depuis 2005 et enfin Prosper Maufoux depuis 2010.

Veuve Ambal, domaines

Les 300 hectares que possède la maison se subdivisent en 6 terroirs différents : La Grande Côte, Gracieux Chevalier, La Vigne au Roy, Château St-Aubin, Les vins de l’Ange et London. Fait à noter, Château St-Aubin est constitué entre autres des appellations des plus qualitatives de Bourgogne :  Criots-Bâtard-Montrachet Grand Cru, Puligny-Montrachet 1er Cru, la Garenne, Meursault, Meursault 1er Cru, Chassagne-Montrachet 1er Cru les Chenottes et autres.

La dégustation

La philosophie de la maison tourne autour de la recherche de l’équilibre entre une acidité bien présente et une belle fraîcheur. On ne recherche pas de vins oxydés mais plutôt une tension et de l’énergie dans le vin.

Des cinq vins dégustés seul le Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut est disponible à la SAQ à $19.95. Le Cuvée Prestige Blanc Brut attend une décision de la SAQ pour reconduire ce vin sur les tablettes.

Cette dégustation nous a clairement démontré la grande différence dans le profil aromatique de chaque vin qui proviennent de la grande diversité des terroirs que possède la maison.

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, $19.55, cépages : Pinot Noir, Chardonnay, Aligoté et Gamay, sucre : 12 g/l, code SAQ : 14093041.

Mettez de côté vos Proseccos et Cavas! Définitivement un Crémant à acheter! Laissez vous charmer par ses notes de fruits exotiques (litchi), d’agrumes, de fleurs blanches avec un soupçon de notes briochées. La texture est bien crémeuse, son acidité bien vive et tranchante et la finale est toute en finesse. Excellent rapport qualité/prix!

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Veuve Ambal, Blanc de Blancs Nature, Crémant de Bourgogne, cépages : Chardonnay et Aligoté, sucre : 3.0 g/l, malheureusement non disponible.

Sur des notes de levures, de fleurs blanches et briochées. En bouche, la texture est ‘’surprenament’’ moelleuse malgré le fait qu’il n’y a pas eu de liqueur de dosage ajoutée ce qui parfois rend le Crémant un peu rude. Pas le cas ici. Probablement que les 24 mois de vieillissement sur lies y sont pour quelque chose…

Veuve Ambal, Blanc de Blancs Nature, Crémant de Bourgogne

Veuve Ambal, Blanc de Blancs Brut, Crémant de Bourgogne, cépages : Chardonnay et Aligoté, sucre : 9.0 g/l, vieillissement de 20-24 mois. Malheureusement non disponible.

Sur des notes d’agrumes (citron), de fleurs ainsi qu’une belle sensation de minéralité sur des notes crayeuses. Bien complexe et d’une belle longueur. On parle quand même d’un vieillissement de 24 mois sur lies.

Veuve Ambal, Blanc de Blancs Brut, Crémant de Bourgogne

Veuve Ambal, Cuvée Prestige, Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, cépages : Pinot Noir et Chardonnay, vieillissement de 24 à 36 mois. Non disponible pour le moment.

Ce vin a déjà été vendu à la SAQ à $24.90. Je vous le dis car à ce prix, c’est toute une affaire! En plein dans ma palette aromatique préférée !! Véritable coup de cœur sur des notes briochées, de noisettes ainsi qu’un soupçon d’agrumes. Quelle complexité en bouche, bien rond, d’une belle fraîcheur, un peu vineux (Pinot Noir) et tellement bon! S’il revient à la SAQ, sautez la-dessus!

Veuve Ambal, Cuvée Prestige, Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Veuve Ambal, Cuvée Marie Ambal, Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, cépages : Pinot Noir et Chardonnay, vieillissement de 36 mois. Malheureusement non disponible.

Ce Crémant haut de gamme est riche, complexe, d’une superbe longueur et dégage une belle sensation de minéralité. Eh que j’aime ces notes de noisettes, de brioche et d’agrumes bien persistantes qui s’entremêlent avec ces milliers de fines bulles en une finale toute en fraîcheur.

Veuve Ambal, Cuvée Marie Ambal, Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Faites le plein d’idées et découvrez des surprises parmi ces neuf suggestions de vins!

Dégustation

Un mousseux britannique appelé Britagne, des vins d’Espagne, de Slovénie, de France, d’Afrique du Sud , de Hongrie et d’Italie. Tous disponibles à la SAQ, à vous de les découvrir!

Un ‘’Britagne’’, version champagne britannique, Exton Park, Blanc de Noirs, $49.75, cépage : Pinot Noir 100%, code SAQ : 14134801.

Ce qui domine dans ce mousseux c’est sa sensation de minéralité avec comme un goût crayeux ce qui donne l’impression d’un vin bien droit. En bouche c’est d’une texture crémeuse avec des flaveurs de fruits blancs et de levure, bien croquant avec une acidité assez vive. Étant fait entièrement de Pinot Noir, il est de tendance vineuse et possède une belle structure. Il vaut entièrement la peine de l’essayer car il se compare facilement aux Champagnes de même prix. Vraiment une nouveauté.

Britagne, Exton Park, Blanc de Noirs

D’Espagne, Penedès, Tuvi, Sumarroca, 2018, $15.35, cépages : Xa-rello 50%, Gewutrztraminer 30%, Riesling 10%, Viognier 10%, sucre : moins d’un gramme, code SAQ : 13574687.

Coup de Coeur! Aromatique et parfumé ce vin m’a conquis! C’est floral avec un soupçon de fruits exotiques, de notes citronnées et de zeste de lime et citron. En bouche c’est tout en fraîcheur et en équilibre avec une belle acidité vive. Le tout se termine sur des flaveurs de zeste de citron et de pamplemousse. Et quel rapport qualité/prix! À acheter!

Tuvi, Sumarroca, 2018

France, Chablis, Nicolas Potel, 2017, $27.35, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 2.2 g/l, code SAQ : 14045171.

Ce vin est travaillé à la bourguignonne avec bâtonnage sur lies et vieillissement en foudre ce qui lui donne des notes un peu beurrées, de fruits blancs (poire) et un soupçon de barbe à papa. C’est assez gras en bouche, riche et élégant avec une belle acidité en finale ce qui créé un beau contraste avec le gras de la bouche. À essayer assurément!

Chablis, Nicolas Potel, 2017

Slovénie, Domaine Ciringa, Fosilni Breg, Sauvignon Blanc, 2016, $27.15, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 13910290.

Dégusté à l’aveugle j’aurais cru un Sauvignon Blanc de la Loire tellement il était typé et bon. Eh non! Il vient de la Slovénie. Il livre tout ce que vous vous attendez d’un Sauvignon Blanc : des notes herbacées, citronnées avec une acidité vive bien fraîche ainsi qu’une belle sensation de minéralité. La finale assez longue est sur le zeste de pamplemousse. Un beau vin funky!

Domaine Ciringa, Fosilni Breg, Sauvignon Blanc, 2016

D’Afrique du Sud, Western Cape, Kloof Street, Chenin Blanc, 2018, $22.20, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 12889409.

Cette winery a été élue ‘’Winery of the Year’’ d’Afrique du Sud! Rien de moins! Quel vin charmeur avec ses notes de miel, de fruits blancs bien mûrs. Et ça sent les fleurs! Bien goûteux (pommes jaunes) avec une texture un peu grasse, une acidité fraîche et une belle sensation de richesse. Belle longueur!

Kloof Street, Chenin Blanc, 2018

Italie, Arcese, Bera Vittorio E Fligli, 2017, $29.40, cépages : Arneis 30%, Cortese 30%, Sauvignon Blanc 30%, Vermentino 10%, sucre : 3.2 g/l, code SAQ : 14039301.

Coup de Coeur! Épices, cannelle, estragon, notes de résine et balsamiques, senteurs de rose, petit côté oxydatif et saveurs de poires. Tout un début! En bouche tout est en équilibre avec des flaveurs complexes et intenses. Vraiment beau! Achetez ce vin! Beaux accords avec dinde grillée, filet de porc aux poires et estragon.

Arcese, Bera Vittorio E Fligli, 2017

Hongrie, Szekszard, Kadarka, Heimann, 2017, $22.90, code SAQ : 14057219. Prochainement sur les tablettes de la SAQ.

J’avais le nez dans le casseau de fraises bien fraîches! J’avais l’impression de boire un Gamay du Beaujolais. Tout en équilibre, sur dominantes de fruits rouges avec des tannins assez légers. Des plus  rafraîchissant.

Kadarka, Heimann, 2017

Afrique du Sud, Malmesbury, The Innocent, Pinotage, Lamershoek, 2017, $20.20, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 13668392.

Sur dominante de notes empyreumatiques (fumée), de fruits noirs (mûres) et de réglisse. Les tannins sont charpentés et belle longueur. Il faut aimer le style et le cépage qui est vraiment typique à l’Afrique du Sud!

The Innocent, Pinotage, Lamershoek, 2017

Afrique du Sud, Swartland, Kloof Street, Red, 2017, $22.90, cépages : Syrah 73%, Mourvèdre 12%, Cinsault 8%, Carignan 6%, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 12483927.

Ce vin est littéralement bâti comme un GSM (Grenache, Syrah, Mourvèdre) du sud de la France. Et il est très réussi avec ses notes d’épices, de prunes, de fraises légèrement confiturées et de fruits noirs. En bouche il offre un beau volume, est bien goûteux sur dominante de fruits noirs et des tannins dodus et presque charpentés. Vraiment pas mal!

Kloof Street, Red, 2017

Afrique du Sud, Malmesbury, Terre Brûlée, Rouge, 2017, $22.45, cépages : Syrah 60%, Cinsault 40%, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 13738055.

Coup de Coeur! Dominante assez intense de fruits rouges et d’épices sur des tannins assez charpentés. C’est élégant, goûteux et d’une belle concentration. À ce prix, on achète!

Terre Brûlée, Rouge, 2017

L’agence Rézin représente tous ces vins au Québec

Château de Sancerre : ‘’Passe avant le meilleur’’!

Château de Sancerre

Cette semaine avait lieu une belle dégustation des vins de Sancerre de Château de Sancerre, appellation de la Vallée de la Loire que j’affectionne beaucoup pour ses superbes Sauvignons Blancs et ses Pinots Noirs. Nous étions avec Isabelle Moreau Responsable Export pour Orchidées Maison de vin qui possède entre autres Château de Sancerre.

Isabelle Moreau

Château de Sancerre est le Sancerre de propriété le plus vendu au Québec. C’est l’un des rares châteaux à porter le nom de l’appellation telles Margaux ou Pommard. Situé sur la rive gauche de la Loire, dominant un terroir unique de 4 sols différents tels silex, terres blanches, calcaires et sablonneux, ce dernier compte 55 hectares de vignoble sur 3 Communes planté de vignes âgées en moyenne de 25 ans. De ces terroirs sont élaborés de très beaux Sauvignon Blanc et Pinot Noir.

Château de Sancerre

La maison Ackerman a fait l’acquisition de Château de Sancerre en 2017 de la maison Campari. Le Château est certifié HVE (Haute Valeur Environmentale), n’utilise aucun pesticides ou herbicides et gère le terroir avec une philosophie bio. On ne veut pas de vins austères mais plutôt des vins bien expressifs et tout en énergie.

La dégustation

Nous avons dégusté 5 vins dont 3 blancs, un rosé et un rouge. Ceci témoigne du fait que Château Sancerre veut travailler les trois couleurs de vins.

Château de Sancerre, Sancerre Blanc, Vallée de la Loire, 2018, $25.95, cépage : Sauvignon Blanc, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 164582. Disponible dans 295 magasins.

Au nez, sur des notes florales, de fruits blancs, de fruits exotiques et d’agrumes. En bouche tout est en équilibre avec une acidité vive et une belle sensation de minéralité. Des flaveurs florales, d’agrumes et de pêches se prolongent en une longueur appréciable. Des plus rafraîchissant!

Château de Sancerre, Sancerre Blanc, Vallée de la Loire, 2018

Château de Sancerre, Terre de Silex, Sancerre Blanc, 2017, $46.75, cépage : Sauvignon Blanc, code SAQ : 14070958. Disponible en décembre 2019.

Ce vin est issu d’une petite parcelle de vignes âgées de 40 à 50 ans et d’où sont issus environ 3,000 bouteilles. Au nez, des notes citronnées et fumées. En bouche, la texture est ronde, l’acidité bien tranchante et vive avec une sensation de minéralité assez dominante. Des flaveurs d’agrumes et florales se prolongent en une longueur intéressante. Bien élégant comme vin!

Château de Sancerre, Terre de Silex, Sancerre Blanc, 2017

Château de Sancerre, Cuvée du Connétable, Sancerre Blanc, 2016, $50.00, cépage : Sauvignon Blanc, code SAQ : 13235415. En attention de reconduction à la SAQ.

Vous dire combien j’ai apprécié ce vin! Quel délice! Sur des notes balsamiques et florales sur des notes de fruits blancs bien mûrs, d’agrumes, quelques notes boisées et toastées bien complexes. En bouche la texture est grasse, l’acidité bien équilibrée sur des flaveurs d’agrumes, de notes toastées et la sensation de minéralité est assez dominante. Tellement bon avec un potentiel de vieillissement élevé.

Château de Sancerre, Cuvée du Connétable, Sancerre Blanc, 2016

Château de Sancerre, Sancerre rosé, 2018, cépage : Pinot Noir, pour dégustation seulement. Non disponible.

Un nez très aromatique sur des notes de fruits rouges (fraises) assez intenses et d’agrumes. En bouche, la texture est légèrement grasse, l’acidité équilibrée, d’une belle rondeur et des flaveurs d’agrumes et de fruits rouges. Très bon! Un véritable rosé de bouffe!

Château de Sancerre, Sancerre rosé, 2018

Château de Sancerre. Terre de Chailloux, Sancerre rouge, 2015, non disponible.

Au nez, des notes d’épices (cannelle), des notes boisées, de griottes et de cerises. En bouche, ce vin est d’un bel équilibre sur des tannins presque charpentés. Belle persistance aromatique.

Château de Sancerre. Terre de Chailloux, Sancerre rouge, 2015

L’agence qui représente Château de Sancerre est Noble Sélection.

L’apothéose du Malbec de Cahors avec le Château Haute-Serre!

Château Haute-Serre

On dit souvent que le hasard fait souvent bien les choses! Le commun dénominateur cette semaine était le Malbec, cépage qui a connu son origine en France et qui a pris son envol avec les vignerons de l’Argentine qui en ont fait leur cépage phare. Car cette semaine j’avais deux dégustations dont une avec des vignerons argentins autour du Malbec et celle dont cet article traitera avec Bertrand-Gabriel Vigouroux de Château Mercuès et Château Haute-Serre de la région de Cahors surtout reconnue pour ses Malbec.

Bertrand-Gabriel Vigouroux

La présentation que nous a faite M. Vigouroux focussait surtout sur l’histoire et l’évolution du cépage Malbec. Car disons-le, ce cépage a connu des hauts et des bas dans cette région. Mais sachez qu’il est à reprendre ses notes de noblesse et à figurer parmi les vins de prestige. Cette dégustation était organisée par l’agence Philippe Dandurand.

Cahors – Malbec

Les vignes de Cahors furent plantées par les Romains lors de la conquête romaine de la Gaule. Mais c’est au 13ième siècle que ce cépage a pris son envol avec le support de Aliénor d’Aquitaine et Henri II. Les Anglais raffolaient de ce vin appelé ‘’vin noir’’ et la région de Cahors était une des plus dynamiques en France avec entre autres, le commerce du vin qui était exporté partout en Europe jusqu’en Russie. Grâce aux Gabares, bateaux à fond plat, les vins étaient transportés jusqu’à Bordeaux.

Région de Cahors

Il faut savoir que le Malbec était considéré comme un des cépages les plus qualitatifs à l’époque. Il était le principal cépage du Premier Grand Cru 1855 classé à Bordeaux.

Mais que s’est-il donc passé pour que ce cépage se perde dans l’ombre d’autres cépages et que la région perde de son lustre? Deux événements ont pratiquement détruit ces acquis. La terrible maladie de la vigne, le Phylloxéra, a complètement détruit les vignobles autour de Cahors (et l’Europe entière) vers 1865 ce qui a créé une grave crise économique dans la région. Suite aux grandes guerres successives,on a vu qu’un effort de replantation que vers les années 50. Cependant un gel terrible a anéanti ces efforts en 1956.

Ce n’est qu’avec les efforts conjugués de quelques irréductibles et visionnaires tels George Vigouroux qui ont fait que le vignoble de Cahors a repris ses lettres de noblesse.

Vignoble Château Haute-Serre

De nos jours, les vignes couvrent 4,400 hectares de vignes (comparativement à 400 hectares en 1971) sur 72 km de long et 24 km de large avec 300 producteurs. L’incroyable essor du Malbec en Argentine a eu un effet plus qu’appréciable sur la notoriété du Malbec et sur le succès des vins de Cahors. En fait, on y a planté plus de 40,000 hectares de vignes en Argentine ce qui est 10 fois plus qu’à Cahors. De plus,  de nouvelles générations de vignerons ont aidé à Cahors à se renouveler. De nos jours, les vins de Cahors rivalisent avec les meilleurs vins du monde.

La famille Vigouroux : https://hauteserre.fr/

George et Bertrand-Gabriel Vigouroux

Depuis quatre générations (1887) on fait du vin dans la famille Vigouroux. Le Château de Haute-Serre a été le premier à être replanté en 1971 sur 40 hectares (maintenant 63 hectares). Domaine jadis célèbre, plus rien ne subsistait suite aux ravages du Phylloxéra. ‘’Il a fallu beaucoup de travail pour redémarrer la cave. Il n’y avait pas de vignobles, pas de vin, rien! Tout devait être construit à partir de zéro. Mon père a recommencé à planter du malbec alors qu’il n’était pas populaire dans les années 70’’.

La famille exploite 4 domaines en Occitanie. Le vignoble de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est le plus vaste du monde avec 260 000 hectares de vignes réparties sur 4 bassins de production : Languedoc, Roussillon, Rhône et Sud-Ouest avec 109 appellations d’origine (77 AOC et 32 IGP).

La maison est ‘’le spécialiste du Malbec’’ et de ce fait élabore des vins qui font partie des meilleurs de l’appellation. Maintenant, c’est Bertrand-Gabriel Vigouroux qui mène les destinées de la maison. Oenologue de formation et propriétaire de la maison il en est aussi le ‘’winemaker’’.

Il fait sa marque autour d’un plan majeur d’investissement pour renforcir le positionnement de la maison comme véritable leader du Malbec. Après 10 ans de recherches sur les micro-terroirs, sols et sous-sols, porte-greffes, clones, densités, ce dernier voulait un chai à la pointe de ce qui se fait de mieux dans le monde pour faire de grands vins. Il fond sa philosophie sur 3 axes : une administration forte, un développement touristique important et la viticulture et de grands vins. Pour lui, le vin c’est l’invitation au voyage.

D’ailleurs, la famille est propriétaire du Château de Mercuès depuis 1983 qu’elle a complètement rénové pour en faire un Relais & Châteaux. Le château a été nommé 2ième Château Hôtel de France par le Times en 2016. Le restaurant du Château est étoilé Michelin depuis février 2017.

Château de Mercuès

Il existe deux principaux terroirs à Cahors: l’un sur calcaire et l’autre sur le sol kimméridgien. Le Château Haute-Serre, un des plus vieux vignobles de Cahors sur 63 hectares, est situé sur le plateau calcaire et possède un superbe terroir car ses racines poussent dans le sol kimméridgien composé d’argile rouge et bleue, de fer et de calcaire.

Les vignes s’étendent sur les croupes graveleuses environnantes au Château sur les troisièmes terrasses des communes de Gaillac et de Mercuès. La densité de plantation est très élevée avec 6666 pieds hectares. Ce terroir argileux-silicieux est idéal pour la culture de la vigne et permet d’obtenir des vins concentrés avec un grand potentiel de garde.

La dégustation

Que recherche donc M. Vigouroux dans ses vins?

Eh bien l’élégance avant la puissance, recherche de l’équilibre, excellente buvabilité le tout dans le respect du terroir.

Nous avons dégusté 8 vins dont une verticale du Château Haute-Serre sur les millésimes 1983, 88, 90, 2010 et 2016, puis le Château Haute-Serre Géron Dadine de Haute-Serre sur les millésimes 2000 et 2016 puis le Château Haute-Serre, Cuvée Icône, WOW 2014.

Château Haute-Serre, Cahors, 2016, $25.25, cépages : Malbec 90%, Merlot 7%, Tannat 3%, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 947184. Ce produit est disponible dans 155 succursales.

Quel beau vin, symbole de ce qui se fait de bien à Cahors! Sur des notes de fruits noirs bien mûrs, d’épices douces, un vin très charmeur avec quelques notes de cassis ainsi que quelques notes boisées très bien intégrées. En bouche c’est juteux sur une dominante de fruits noirs et des tannins soyeux, charpentés et corsés. Un vin bien structuré, doté d’une belle élégance le tout se terminant dans une longueur appréciable. Belle capacité à vieillir de 5 à 8 ans. Un vin à acheter! Vous ferez de beaux accords avec une entrecôte sur le grill ou une salade de gésiers.

Château Haute-Serre, Cahors, 2016

La verticale (même vin sur plusieurs millésimes) de ce vin démontre hors de tout doute sa capacité à vieillir.

Le 1983 était sur des notes de prunes, de chocolat, de raisins secs, de fenouil sur des notes étonnantes de fruits rouges. Velouté sur des tannins bien fondus avec beaucoup de matière, d’élégance et de finesse.

Le 1988 était un peu plus austère sur des notes plus terreuses, de prunes et de sous-bois. Velouté, d’une belle fraîcheur sur des tannins bien fondus. Assez intense et doté d’une belle élégance.

Le 1990, (Grand Vin Seigneur) année bien solaire, était sur des notes de champignons qui se sont estompées pour laisser toute la place aux notes de fruits sur la prune et un soupçon de notes boisées. Les tannins deviennent plus charpentés, d’une très belle longueur et le tout demeure d’une certaine élégance.

Le 2010 était sur des notes de cacao, d’épices, avec comme un soupçon de notes lactées, puis des notes de fruits rouges sut la framboise. Vraiment superbe avec des tannins bien charpentés avec beaucoup de volume et d’amplitude en bouche.

Nous avons aussi dégusté le Géron Dadine de Haute-Serre du Château de Haute-Serre dans les millésimes 2000 et 2016. Malheureusement ce vin n’est pas disponible au Québec.

Le 2000, Cuvée Prestige, était sur des notes d’épices (cannelle) de chocolat de tabac blond et de fruits noirs. Les tannins étaient bien charpentés, sur des notes de fruits noirs d’une belle concentration. Le 2016 était bien frais et d’une belle amplitude.

Enfin nous avons dégusté le pinacle du Malbec de Cahors :

Château Haute-Serre, cuvée Icône WOW, 2014, $178.00, importation privée.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence Philippe Dandurand, division Galleon, 514-932-2626, info@galleonwines.ca

Après une première sélection parcellaire du vignoble, les cuvées Icône sont travaillées en intra parcellaire pour ne garder que les meilleurs ceps. L’élevage se fait en barriques françaises neuves pendant 24 mois.

Wow! Un vin d’une élégance, d’une telle profondeur, assez intense sur des notes de fruits noirs bien mûrs, de tabac blond, de noix de coco et quelques notes d’eucalyptus et d’épices. La bouche est d’un beau velouté sur des tanins particulièrement charpentés. Quelle intensité, de volume et d’amplitude dans une finale interminable. Et quelle élégance…

Château Haute-Serre, cuvée Icône WOW, 2014

À la découverte des vins mousseux français de la coopérative Jaillance !!

J’ai découvert un bel univers aromatique de vins mousseux de Jaillance avec chacun son profil et sa personnalité bien distincts. Ces 7 vins provenaient de 3 régions soient du Bordelais avec les Crémants de Bordeaux, de la Vallée de la Loire avec son Vouvray et de la Vallée du Rhône avec ses Clairette de Die. Cette dégustation s’est faite grâce à l’agence Dandurand et avec les commentaires de M. Claude Athimon Directeur Commercial Export de Jaillance. La dégustation se tenait au restaurant Seasalt & Ceviche .

Claude Athimon – Jaillance, Claude Lalonde (Vinformateur)

Jaillance est une coopérative qui a vu le jour en 1951. Elle englobe environ 220 viticulteurs et ne produit presqu’exclusivement des vins mousseux et ce dans 3 régions de la France sur environ 1,000 hectares de vignes. On dit de Jaillance que ce sont ‘’de purs faiseurs de bulles !!’’. Au début elle n’était présente que dans la Vallée du Rhône avec ses Clairette de Die dans le terroir de Die ou elle représente 77% des vins de cette appellation. Puis en 2001 elle a opérée une expansion dans la région bordelaise (Peujard) et tout récemment elle a débuté la production de Crémants de Loire et autres vins mousseux dans la Vallée de la Loire. La coopérative produit environ 12,000,000 de bouteilles par an et exporte dans environ 25 pays. La coopérative a adopté le nom Jaillance en 2001.

Vignoble Jaillance

La dégustation

Dégustation Jaillance

Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut, alc. 12%, cépages : Sémillon 70%, Cabernet franc 30%. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Bien aromatique sur des notes florales et de fruits blancs surtout sur la pêche. En bouche c’est bien équilibré d’une texture crémeuse avec une acidité bien fraîche. Bien que ce vin n’ait que de 8 à 9 gr. de sucre résiduel je sentais quelques notes sucrées en bouche. Le cabernet franc lui apporte une belle structure. Idéal en apéritif.


Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut

Les Cordeliers, Prestige, Crémant de Bordeaux, Brut, cépage : Sémillon 100%, $25.00, sucre : 10.0 g/l, code SAQ : 13787949.

De facture bien minérale, un vin bien droit sur des notes de pommes, de pain grillé, de levure et d’amandes. On aurait cru un véritable Champagne. De texture bien crémeuse, délicieux avec une acidité presque vive et d’une belle longueur. Je l’ai particulièrement apprécié!

De beaux accords avec poissons à chair blanche, crustacés, huîtres, desserts à dominante de fruits jaunes.


Les Cordeliers, Prestige, Crémant de Bordeaux, Brut

Jaillance, Icône, Blanc de Noirs, Crémant de Bordeaux, 2012, Extra Brut, cépage : Cabernet Franc 100%. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Ce vin est moyennement expressif, bien droit sur des notes de levures, de pâtisserie et de notes de fruits jaunes (pommes jaunes). En bouche ce vin est particulièrement complexe, bien goûteux et d’une belle structure. Avec fruits de mer ou volaille.


Jaillance, Icône, Blanc de Noirs, Crémant de Bordeaux, 2012, Extra Brut

Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône, $18.95, cépages : Muscat à petits grains 90%, Clairette blanche 10%, sucre : 66 g/l, code SAQ : 333575.

Oh quel excellent rapport qualité/prix! Si vous me demandez quel vin mousseux essayer ce vin fera certainement partie de mes recommandations. Élaboré selon la méthode ancestrale, ce vin est particulièrement aromatique sur des notes de pêches, de pommes avec comme un soupçon de sapinage qui lui donne une facture bien fraîche. La bouche est résolument sur des notes de pêches sans aucune lourdeur avec une certaine dose de finesse. Pas mal pour un vin de ce prix! Malgré le fait que ce soit un vin qui est considéré comme moelleux avec 66 g/l de sucre, il possède une belle sapidité. Et que dire de la longueur en bouche!


Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône

Jaillance, Vouvray, Brut, Vallée de la Loire, cépage : Chenin blanc 100%. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Quelle belle sensation de minéralité sur des notes de noisettes, de pommes. Un vin bien droit, peu exhubérant.


Jaillance, Vouvray, Brut, Vallée de la Loire

Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut, $23.00, cépage : Merlot 100%, sucre : 10.0 g /l, code SAQ : 12320888.

Sur des notes de fruits rouges (framboises) avec un soupçon de fruits jaunes. De texture bien crémeuse, bien équilibré avec un rappel des notes perçues au nez. Belle acidité et beaucoup de fraîcheur.


Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut

Jaillance, Clairette de Die, Tradition Vegan, Vallée du Rhône, cépages : Muscat, Clairette blanche. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Élaboré selon la méthode ancestrale, ce vin vegan présente des notes herbacées, de fruits exotiques et de coing. La bouche est sur des notes de fruits exotiques et sur des notes de pêches. Très rafraîchissant et d’une belle sapidité avec ses 7% d’alcool. Excellent en apéritif et avec une salade de fruits.


Jaillance, Clairette de Die, Tradition Vegan, Vallée du Rhône

Rencontre et entrevue avec Nicolas Joly

Nicolas Joly et Claude Lalonde (Vinformateur) au Château de la Roche aux Moines, Savennières

Lors de mon voyage dans la Loire avec mon comparse Luc, nous avons eu la chance de rencontrer Nicolas Joly que certains appellent le ‘’Grand Pape’’ de la biodynamie. En fait c’est avec acharnement et conviction qu’il applique depuis 35 ans les principes et la philosophie de la biodynamie au Château de la Roche aux Moine et ses vignobles de La Coulée de Serrant situés dans le très beau village de Savennières.

Nous devions le rencontrer le jeudi et déjà le mardi nous faisions du repérage alors que nous étions dans la région. Nous avons donc fait un ‘’petit croche’’ pour aller brièvement voir le Domaine sans vouloir déranger personne et nous sommes tombés par hasard sur M. Joly. Nous nous sommes présentés un peu surpris de le rencontrer ainsi et du coup il nous dit ‘’mais pourquoi attendre à jeudi, faisons ça maintenant!’’. Et quelle générosité! Il nous accordé près de deux heures de son temps à répondre à nos questions, à nous faire goûter ses vins sublimes et à nous raconter des histoires et anecdotes.

Quelquefois ce n’était pas facile de le suivre dans ses explications qui frisaient à certains moments un certain niveau d’ésotérisme. Car il faut le dire, pour lui la philosophie de la biodynamie ce n’est pas une simple forme d’agriculture, mais bien une philosophie globale de vie. Et quand on parle de la vie sur terre et de l’influence des énergies solaires, stellaires et terrestres sur cette vie qu’elle soit humaine, animale ou végétale, ça peut mener loin.

Si j’avais à résumer ce que j’en ai retenu : c’est que la vie (on parle surtout de vie végétale ici) est le produit d’influences énergétiques fondamentales tant solaires, terrestres et stellaires. Cette vie s’est développée pendant des milliers d’années en symbiose avec ces énergies. Cependant, depuis une cinquantaine d’années, l’industrie phytosanitaire a inondé le monde de la viticulture avec des produits chimiques qui bloquent ces énergies si nécessaires au développement tant au niveau racinaire que du feuillage. La viticulture est devenue complètement dépendante de ces produits chimiques pour générer des rendements aux dépens de la qualité des vins et de la vérité du goût du vin. Ces produits ont complètement changé et masqué au fil du temps le ‘’vrai goût du vin’’. Les vins sont de plus en plus élaborés par des chimistes du vin, des ‘’œnologues’’ qui modifient le profil aromatique du vin.

Château de la Roche aux Moines

De plus la philosophie de la recherche absolue des rendements a amené la viticulture vers une monoculture absolue et à l’utilisation de produits phytosanitaires à l’excès ce qui rend la vigne des plus vulnérable. On sait que les choses vivantes sont toujours intégrées des écosystèmes. Si on enlève cet ecosystème, on augmente les risques de maladies et autres car la vigne n’aura plus développé des mécanismes de défense. Donc selon M. Joly, il faut enttre autres, ramener cette diversité dans la vigne autant dans sa forme végétale qu’animale. Car ce sont ces diverses énergies qui aideront la vigne à prospérer pour longtemps . Il faut cesser cette folie et retourner vers des pratiques qui sont en harmonie avec la nature.

Vignoble de la Coulée de Serrant

Selon M. Joly, le consommateur se fait berner depuis longtemps avec des vins trafiqués qui ne témoignent plus des lieux et appellations desquels ils sont issus. Selon lui, il faut revenir aux vraies valeurs et la biodynamie est une des réponses. Selon lui, il est grand temps que ça cesse.

‘’La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail  et qui agissent comme des catalyseurs de forces.

Si la biodynamie se développe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des goûts que l’on avait oublié, des goûts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des goûts de terroir…Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.’’

‘’Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques.’’

Si vous voulez en savoir plus, eh bien lisez cette entrevue et allez sur le lien suivant qui se trouve sur le site du Domaine : https://coulee-de-serrant.com/la-biodynamie-demystifiee/

Alors, suite à cette belle rencontre nous sommes retournés quand même le vendredi de la même semaine car nous voulions marcher dans le vignoble et nous imprégner des lieux. Quel lieu mythique! Vous ne trouverez pas de vignes comme on en trouve dans certains vignobles ou tout est propret, sans un brin d’herbe entre les rangs. Ici c’est un peu en broussaille avec plein de fleurs partout. On sent et on voit la biodiversité. Des abeilles (le Domaine possède ses propres ruches) et d’autres insectes partout. Et le silence…Vraiment très beau!

Alors que nous revenions vers le Château suite à notre marche, Nicolas Joly revient vers nous avec son camion. Il arrête et nous dit : ‘’J’ai réfléchi à cette question que vous m’avez posée et…’’. Et la conversation reprend pour une autre demi-heure lui assis dans son camion et nous debout dans ses vignes. Finalement, petite anecdote, la conversation a convergée vers la production de sirop de bouleau et de sirop d’érable…Et Luc quelques mois plus tard, a fait parvenir 3 caisses de sirop d’érable ‘’biologique’’, il va sans dire, à Nicolas pour son plus grand plaisir.


Vignoble de la Coulée de Serrant

La biodynamie pour revenir à la vérité du goût

En visitant le Domaine, je suis tombé sur un cadre dans lequel se trouvait comme une lettre qui expliquait la philosophie du Domaine. Je vous l’ai retranscrite :

N’ayant recours au cellier à aucune ‘’chirurgie esthétique’’ qui rend le vin flatteur souvent au détriment de son originalité, tout au long de l’année nous agissons pour aider la vigne à se nourrir de la particularité de nos sols de schistes (prise par les racines) et du microclimat saisit par les feuilles.

Outre les préparations en biodynamie, tout au long de l’hiver nous amenons les moutons d’Ouessant qui nous nettoient les vignes comme de véritables jardiniers tout en les ‘’fumants’’. Dès le printemps nous passons différentes tisanes pour calmer les possibles excès climatiques. Le thym ou des labiés plus globalement (lavande, origan, sarriettes, sauge) réchauffent les sols et peuvent constituer une protection contre le gel. Les nombreuses tisanes d’orties soutiennent l’activité de la sève surtout en période de sécheresse ce qui permet de renforcer la photosynthèse et donc de marquer le raisin des originalités climatiques du millésime. Nous utilisons aussi l’ail qui est une grande amie de la vigne, la grande cousoudre etc.

Pour limiter les effets négatifs de la monoculture qu’est la vigne, volontairement, des parcelles qui ont droit à l’appellation sont laissées en prairie ou en boqueteaux avec présence permanente de différents animaux (ânes, chevaux, chèvres). Un troupeau de 10 vaches et un taureau Nantais – race menacée d’extinction en 1985 – élevé sur les terres du domaine, nous fournit la fumure annuelle nécessaire.

Nous pratiquons cela depuis 35 ans et grâce à la qualité de nos terroirs nos vins peuvent exprimer des goûts 100% issus de la nature.

À ce stade, un vin est thérapeutique.’’

Dégustation des 3 vins

Les vins du vignoble de la Coulée de Serrant sont représentés au Québec par l’agence Raisonnance.

Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC, $69.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924608.

Sur des notes florales, de poires confites, de tabac blond avec comme un soupçon de note acétyle. En bouche la texture est grasse, l’acidité est vive et la longueur…simplement incroyable!


Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC

Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017, $84.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924616.

Sur des notes de coing, d’abricots et de notes florales. La bouche est de plus expressive et légèrement grasse, pratiquement opulente, de plus goûteuse et d’une longueur impressionnante.


Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017

Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015, code SAQ : 11763441

Simplement sublime! Au nez, des notes de pêches, d’abricots, de cire d’abeille, de belles notes florales et un soupçon d’ananas. En bouche c’est l’énergie du vin qui étonne! D’une texture légèrement grasse avec une acidité bien fraîche et d’une longueur incroyable. C’est d’une finesse et d’une fraîcheur. Tellement bon!


Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015

Entrevue complète avec Nicolas Joly

VF : Que pensez-vous de la mode des vins nature?

NJ : Écoutez, vin nature ça ne veut rien dire. Vous pouvez être en chimie intensive et vous pouvez l’appeler vin nature. Ce nom n’est pas protégé, le consommateur se fait piéger. Vous avez des gens qui sont en vin nature qui sont bien vous savez mais beaucoup qui ne veulent pas faire l’effort d’être en bio ou en biodynamie. Ça fait des vins nature qui attrapent le marché et c’est rien. Ça ne veut absolument rien dire.

Ce qu’il faut comprendre c’est en amont. Premier temps, il nous faut parler des changements climatiques. La vie ce qu’on appelle la vie, le printemps ou tout sort de terre, la santé etc. La vie n’appartient pas à la terre. C’est ça le truc clé. La terre reçoit la vie parce qu’elle est un membre du système solaire. C’est ça la clé. Donc aussitôt que vous dites que la terre est un membre du système solaire alors comment ça marche. Eh bien ça marche par des fréquences cosmiques, des longueurs d’onde qui vont réveiller le perce-neige au mois de janvier et la primevère au mois de mars par exemple.

Qu’est-ce qui se passe actuellement? On intensifie d’une manière colossale des ondes qui n’ont rien à voir mais qui sont proches des fréquences cosmiques sous forme de satellites dans toutes couches de la terre. Claude Bourguignon a fait un travail remarquable pour dire que le sol est organisé en couches. Mais l’atmosphère est organisée en couche, tous les scientifiques le savent. Et cette atmosphère actuellement dans toutes les couches vous avez un niveau de pollution via les ondes générées par les GPS de chaque voiture, des téléphone intelligents, les SMS etc. Qu’est-ce qui se passe? Cette intensification des ondes, cette pollution hertzienne autour de la terre ralentit le lien de la terre au système solaire.

Donc, ralentissement du lien de la terre au système solaire. Et qu’elle est la défense de la terre alors qu’elle reçoit moins sa vie? Que font nos gouvernements et les lobbies etc.? Ils donnent le pouvoir à quelques scientifiques qui pensent à seulement 180 degrés. Donc la vie n’appartient pas à la terre. Quand la terre ne reçoit pas la vie, inversion partielle des polarités magnétiques, ça on ne le sait pas, mais quand on vous dit que le CO2 est le responsable, eh bien ce n’est que 5 à 10% du problème. Et on fait des gros marchés, on foute les vieilles bagnoles à la casse et on en achète d’autres. En réalité, la terre reçoit moins la vie qu’avant.

Quand il y a moins de vie, il y a plus de maladies c’est toujours l’équilibre qui se perd. C’est la que la biodynamie joue son rôle, c’est pour ça qu’elle fait le tour de la planète en viticulture. La biodynamie a 10,000 explications, en réalité elle est simple. Chaque préparation c’est un numéro de téléphone portable sur une planète. Et le soleil il a deux numéros de téléphone portable. Chaque préparation est une connexion qui est énergétique à une force particulière. Ça sera comme une aiguille d’acuponcture pour la terre s’il n’y a pas de pollution autour, ça ira très loin. S’il y a utilisation de produits chimiques tout près, la biodynamie ça s’arrêtera comme contre un mur.

Il ne faut jamais faire une expérimentation en biodynamie sans être séparé par au moins 30 mètres d’un autre voisin. Si le voisin au-dessus de vous désherbe chimiquement alors ça n’aide pas. Mais vous avez quand même ramené quand même un peu de vie. L’idéal c’est d’avoir son autonomie et ici je suis presque totalement séparé de mes voisins sauf sur peut-être 100 mètres d’une parcelle de Savennières même le type tout à côté est en bio alors ça fait l’affaire et c’est moins grave.

On fait un autre éclairage. Je vous pose la question suivante. Ou est le millésime 2019? Il ne se passe pas grand-chose, ça commence à peine à sortir de 2mm. Moi je vais avoir plusieurs tonnes de matière végétale qui vont apparaître dans les six mois je l’espère. Ce qu’il faut bien retenir, ces tonnes de matières qui apparaissent chaque année pour un hectare. Ça s’appelle de la matière sèche. 94% c’est de la photo-synthèse. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que mon millésime 2019 lui il est intangible, il est dans l’air. La vigne elle va saisir dans les mois qui viennent c’est de l’intangible. Est-ce que c’est du solaire, planétaire, stellaire? C’est intangible. Elle va l’amener à un niveau visible matériel qu’on peut toucher avec nos doigts, avec nos sens. Et c’est là dans cette transformation d’énergie en matière que la biodynamie existe.

Quand ce que j’appelle cette musique, c’est des harmonies (c’est Kepler qui au 17ième sciècle appelait cette musique …) quand cette organisation musicale est bien amenée il n’y a rien à faire au cellier. Par contre, les 4 drames de la vigne. On m’a conseillé au tout début un désherbant, je l’ai fait un an seulement. C’est quoi? Un désherbant ça tue les micro-organismes du sol. Ça l’attaque par la racine, par la plante ça tue les micro-organismes du sol. L’autre règle d’or : Aucune plante de notre bonne planète n’est capable de se nourrir d’un sol sans l’aide de micro-organismes. C’est-à-dire, je vous sers la sur la table du caviar le plus fin et le plus raffiné je vous mets un sparadrap sur la bouche et je vous attache les mains dans le dos vous n’y avez pas droit. C’est ça un désherbant.

Deuxième temps : on nourrit avec quoi? Des engrais chimiques! C’est quoi un engrais chimique? C’est un sel. Tiens vous pouvez vous faire l’expérience d’un engrais chimique. Vous allez prendre une demi-cuiller à table de sel, vous l’avalez et au bout de 20 minutes vous crevez de soif. Donc le sel chimique appelle l’eau. Donc quand une plante se gorge d’eau, le gros chou que vous achetez au marché vous rendra un litre de flotte. C’est de l’eau qu’on a forcé dans la plante. Aujourd’hui il y a cette chose merveilleuse qu’on veut éradiquer. Les maladies.

Les maladies des plantes ça se combat pas, ça se comprend. Aujourd’hui on les interdit. Donc les maladies arrivent, et on sort les produits traditionnels comme la bouillie bordelaise et la chaux.  L’industrie phytosanitaire a présenté depuis 20 ans des produits qui ne sont plus maintenant suffisants. On a maintenant les produits systémiques qui passent en une demi-heure dans la sève qui l’empoisonnent et qui empêchent ainsi la plante de capter la photosynthèse. Vous n’avez plus le sol, vous n’avez plus la climatologie, qu’est-ce qui vous reste? La technologie. Et cette technologie, elle fait des bons vins mais qui sont apatrides! Ils ne savent plus d’où ils viennent. On peut parfois reconnaître le cépage et encore pas toujours…

C’est ça qui a effectué un retour à la bio et à la biodynamie avec une animosité féroce. Au jourd’hui les gens dépensent 1,500 euros par hectare en produits phytosanitaires. Ça coûte diablement cher! Notre bon Parker, qui est un type très honnête d’ailleurs, il aimait bien le bois neuf. C’est son droit. Moi je dis que lorsqu’un vin est vrai il n’a pas besoin de ce support du bois neuf. Si vous en voulez vraiment allez cueillir des chênes et faites-vous une tisane et vous l’aurez entièrement.

On est arrivé à deux sortes de vins. Le premier, bon et parfaitement technologique et l’autre le vin authentique. Mais pour avoir droit à l’appellation, vous vous placez devant un comité. Des gens bien conventionnels qui jugent les vins (et ça change depuis 2-3 ans). La bio et la biodynamie c’est des ennemis pour eux. On est en train de mettre des spots sur toutes ces bidouilles légales. C’est tout à fait légal. C’est quand même des bidouilles. Immorales mais légales! Donc on a plein de ces gens qui me disent : ‘’Tu nous emmerde avec ta biodynamie. Tu continues l’année prochaine et on les refuse!’’. Au lieu de revenir vers l’origine véritable d’une appellation qui garantissait sur toute la planète l’origine d’un goût ,ça ca été foutu en l’air. Et comme on a appris dans les écoles à goûter le vin en quarante tranches, chaque tranche est remplie par la technologie. C’est comme de la chirurgie esthétique. L’essentiel du vin, son âme n’est pas là.

Quand on regarde le groupe Renaissance et qu’on goûte des vins, première question : soit il y a quelqu’un la-dedans soit ah oui c’est bien mais c’est comme un peu un mannequin qui a été refait avec de la chirurgie esthétique. Un vin fait au silicone. Tout ça pour dire, la presse, ou est la presse? Combien d’articles vous voyez sur les vins aux goûts artificiels. Dans l’industrie alimentaire, dès que vous avez changé quelque chose dans le produit, vous devez le dire. Alors qu’en viticulture elle est exempte de toute transparence. Alors l’omelette aux truffes que vous pouvez acheter dans les restaurants, vous avez une chance sur deux qu’elle soit faite avec de vraies truffes.

La seule chose que je dis c’est que le consommateur a le droit de savoir. Quand vous vendez des bouteilles 200 euros, très souvent elles sont le produit de l’œnologie. C’est un scandale! Alors combien je rajoute de tannins, je fais mon osmose, les bidons de 200 litres qui apportent du gras parce qu’on a appris que c’est ce que les gens recherchent, les levures aromatiques, le phosphate etc. Ces levures quand vous les relevurez, elles veulent crever. On les oblige à vivre en mettant des produits qui ne leur permettent pas de mourir.

Avant les années 1980, il n’y avait que des sélections massales. Chaque variété pouvait avoir jusqu’à 300 espèces, une qui était précoce, l’autre qui était résistante à la maladie etc. On avait de la variété. On a commencé à lancer cet imbécile de clone. Ce qui est intéressant c’est la diversité pas la monoculture. Et ce clone c’est rendu 85% à 90% des vins qui sont fabriqués. Ces clones, ils se réveillent en même temps, ils fleurissent en même temps, ils se récoltent en même temps. Moi je n’ai que des massales pour préserver le goût d’ici. Les vignes ne se vendangent pas nécessairement en même temps. Pour la même variété je peux étaler sur 3 semaines.

Beaucoup de gens pour éviter des niveaux d’alcool trop élevés vendangent trop tôt quand c’est pas mûr. Moi je commence à vendanger à Savennières quand les autres ont fini pour avoir 12.5, 13% sur l’étiquette. C’est des conneries. Vous ne coupez pas une fleur avant qu’elle ne soit ouverte. Donc dans les vins d’ici, quand vous comparez même maturité, même lieu, absolument identique à une semaine d’écart on a des vins bien différents. Ce que je retiens c’est la presse qui ne dit pas la vérité en disant vous avez des bons goûts bidon. Maintenant pour vous consommateurs comment faire pour savoir si c’est vrai, si c’est bon? C’est facile. 

Prenez une bouteille, vous prenez un fond de verre tous les jours, et vous continuez pendant 15 jours. Vous refermez la bouteille et vous ne mettez pas au frigo. Un vin qui est vrai, quand il a reçu la vie, il a été agressé par l’air. S’il est en santé ce vin, eh bien il se défend contre l’oxydation. S’il a été tué par une agriculture stupide et je dirais artificiellement créé beau par une œnologie brillante, au bout de deux à trois jours il s’effondre. Et ces bouteilles là vous les achetez aux enchères à des prix ridicules. Et on se fait dire de ces vins, attendez attendez au moins 5 ans, vous verrez ils seront bien meilleurs plus tard! Et le consommateur achète et se fait avoir.

Mais le test à l’oxydation c’est de loin le mieux. Vous verrez à l’hiver surtout dans les climats froids ou vous êtes il va durer de 2 à 3 semaines (en parlant de ses vins). À l’été un peu moins car les énergies ne sont pas pareilles. Je dirais qu’il durera alors de 8 à 10 jours. Mais c’est un test qu’il faut absolument faire et idéalement vous le faites à l’aveugle. Vous achetez deux bons vins traditionnels et deux bons en biodynamie. Vos premières vous les ouvrez comme ça et vous mettez vos notes de dégustation. Les autres vous vous videz un verre (la bouteille sera environ au tiers). Vous allez la reboucher car vous l’avez ouvert 10 jours avant. Vous servez la bouteille et vous verrez des notes complètement différentes.

Et c’est incroyable. Tout ce qu’on entend : ‘’Protégez ce vin! Enlevez l’air! Mettez du gaz! Achetez-vous un aspirateur à air!’’.  Moi je réponds vous avez une viticulture qui est stupide à ce point? Ce sont deux mondes différents. Je le respecte mais ce n’est pas normal que le consommateur soit ainsi floué. Complètement floué. C’est ça qui est grave. Donc, ça c’est le résultat des courses. Une fermentation c’est pas fait pour durer de 8 à 10 jours. Ils ont tellement peur que ça dérape durant les fermentations. C’est normal, ils n’ont fait que des conneries avant. Les fermentations ne peuvent que partir en peur!

Alors sur les formes c‘est très intéressant! L’onde de forme, chaque forme (c’est la loi des harmoniques). Je mets mille diapasons, j’en sonne un et les mille se mettent à sonner. Donc chaque forme appelle une énergie particulière. Pour moi la barrique c’est le mieux. Parce que vous avez une voute vers le haut pour capter les énergies cosmiques et une autre vers le bas qui tires les énergies terrestres.

L’amphore elle est complètement terrestre. Ce sont comme des antennes. Le clocher d’une église c’est une amphore à l’envers. La vigne elle est déjà très terrestre et pour utiliser une amphore eh bien il faut l’enterrer. Non enterrée elle ne capte pas le terrestre. Pour moi c’est un peu excessif et ça devient une mode. Le vieillissement sous l’eau c’est de la pub. Juste une autre énergie différente.

Ce qui est important c’est qu’un vin exprime un lieu! Si vous voulez qu’un vin exprime un lieu, il faut que votre cave soit en dessous du niveau de la terre. Et les énergies sous la terre c’est important. Les nouvelles caves ne respectent les lois sacrées, ne sont pas en contact avec les énergies terrestres et ce sont ce que j’appelle des cercueils. Il n’y a que du béton et plus aucun lien avec l’extérieur. C’est triste!

Tout ça c’est de la musique. Quand on a compris la philosophie de départ ou l’intangible devient tangible. Comment cela se passe-t-il? Vous avez 3 facteurs. C’est exactement de la musique. Dans la musique qu’est-ce que vous avez? L’acoustique, le musicien, l’instrument de musique. Votre instrument de musique c’est votre lieu, votre vignoble, votre terroir. Il y a des gens qui ont des Stradivarius et qui désherbent. Je connais des vignerons qui n’ont pas de Stradivarius qui savent faire de la très belle musique. Le musicien c’est vos décisions. L’agriculture ce n’est que l’acoustique. Quand vous vous promènerez dans mes vignes essayez d’écouter la qualité du silence. Le silence c’est la capacité d’un lieu à recevoir toutes ces énergies qui vont devenir de la matière. L’intangible qui devient tangible.

…Le premier danger de la biodynamie c’est la monoculture. Si je vous dis quel est votre plat préféré, vous me dites c’est les lentilles et les saucisses, je vous le sers tous les jours. Au bout de 15 jours vous me dites j’en veux plus! La nature, la monoculture elle n’en veut pas. Dons la question quand vous faites des vignes, c’est comment lutter contre la monoculture.

…L’apport du monde animal c’est un secret. Ça change tout quand on ajoute des animaux dans votre lieu. Ça change quoi? Parce que vous mettez le monde animal en contact avec le monde végétal. Il n’y a pas que sa fumure. C’est sa simple présence. Parce qu’au niveau énergétique toutes ces forces sont en interférence permanente. Donc la biodynamie, il faut multiplier le monde animal, c’est les vaches, les chèvres, les moutons, les chevaux et les ânes. À chaque fois que vous amenez le monde animal, sur votre lieu c’est comme si vous ajoutiez une corde à votre instrument de musique.

Prenez un grand chanteur. Son instrument de musique c’est sa voix. Mettez-le à New York à 6 heures le soir dans le métro, il n’y a rien qui se passera. Il faut donc créer un lieu ou il doit y avoir une qualité d’écoute avec deux préparations de biodynamie qui aident à cette réception des énergies (la 502 et la 503). Je suis en train justement de faire un type de préparation biodynamique la semaine prochaine quand les températures deviennent plus bien, on aura franchi l’équinoxe, les lois de l’attraction solaire sont plus fortes que les lois de l’attraction terrestre. Donc le monde peut sortir de terre. C’est une lutte permanente entre le soleil et la terre. C’est extraordinaire! On peut se servir de ces forces.

Donc si vous voulez qu’une biodynamie s’exprime bien, il faut des préparations. Moi je fais les miennes, je ne les achète pas. C’est comme si vous achetiez de la nourriture étrangère pour vous. Mieux vaut utiliser la nourriture du lieu. Tous ces facteurs font que la musique va être plus profonde, plus grande, plus liée au lieu. Et après, je vous donne cet exemple.

Je donne un cours au Japon dans la montagne près de à Tokyo qui est magnifique. Je montre toujours quand je fais des cours comment les énergies interfèrent avec celles de la terre et celles solaires, la lumière, comment ça change la forme des feuilles tout ça c’est très important. Et là vous comprenez les choses plus en profondeur. Les gens ne veulent qu’on parle des solutions gratuites de la biodynamie. Les engrais qu’on utilise ce sont des engrais foliaires alors que la feuille est faite pour bouffer de la lumière. Tout est à contresens aujourd’hui.

CL/LM : La semaine dernière un vigneron en biodynamie nous disait que lorsqu’il écoute sa vigne et qu’elle semble avoir un problème il lui donne de l’information via les préparats. Qu’en est-il vraiment?

NJ : Oui bien oui! La vie sur terre c’est de l’information. Comment on donne de l’information? En premier temps c’est issu du règne humain, puis celui de l’animal, du végétal. À une certaine époque et Steinert vous le dit, à partir du nouvel an, de Noel, les jours commencent à rallonger. Faut un certain pour que dessous ça se mette en marche. Mais entre le 15 janvier et le 15 février, la machine est bien lancée. Rien ne se voit mais tout est là. C’est quoi? C’est ce qui va devenir de la matière. Mais ça dépend encore de la matière. Ce n’est que de l’énergie informée dans un mouvement ascendant. En pensant votre lieu, entre le 15 janvier et le 15 février, vous pouvez guérir des maladies que vous avez chez vous.

…Chaque note de musique a comme arrière-plan une planète. Le LA c’est le soleil. Après quelle octave? Toute la musique classique est développée en 432 hertz jusqu’à la dernière guerre à peu près. Sur une plaque de verre vous mettez du sable. Vous jouez une note de musique. Chaque note donne une forme différente. C’est une force qui est gratuite. La biodynamie est une agriculture gratuite. C’est pour contrer un peu les autres. Ça revient à l’information dont on parlait. Quand je vais au cellier, le LA c’est le soleil. Le 440 hertz au test donne zéro forme. Le 442 ça va plus vite, les gens applaudissent. Mais en 432 vous avez une forme magnifique.

Donc j’ai commandé un diapason en 432 et je commande le Ré. Je joue le LA en 432 et vous prenez un rythme qui est encore plus fort. Vous guérissez le vin! Vous faites baisser l’acidité volatile. C’est extraordinaire! Je le mets sur le dessus de chaque barrique pendant le deuxième tiers de la fermentation pendant environ 5 minutes. Je fais le 1,3,5,7,12 qui est encore plus puissant. La musicothérapie de demain! Ça ne doit pas être de l’électronique, de l’enregistré.

CL/LM : Avez-vous testé avec diapason et sans diapason pour voir les différences?

NJ : Alors c’est très intéressant! Je me souviens on avait une analyse sur une tonne  – je vendange tard alors je cours le risque que la volatile monte – j’étais à 70-75. Alors j’ai fait ça et normalement la volatile ça ne baisse pas. Avec cette technique j’ai perdu 15 points! Juste en faisant ça. Parce que le soleil c’est le milieu du système solaire. C’est celui qui ordonne toutes les planètes. La volatile qui monte c’est une force. Quand vous faites résonner le LA c’est le contact avec les forces solaires. Les principes sont là. Ça sera ça l’oenologie de demain.

Aux œnologues, je leur dis vous savez je trouve très important de voir un médecin de famille. S’il y a une urgence on sait qu’il est là. Si vous regardez, si vous comprenez en profondeur les lois qui permettent d’aboutir à un raisin qui n’existe pas 6 mois avant, le travail de l’œnologue on en a pas besoin. Le vigneron n’a qu’à bien incarner sa vigne après vous n’avez pas besoin d’artifices. C’est moins rentable. Vous savez quels sont les rendements en Champagne présentement? C’est 120 hecto/hectare. C’est du pipi de chat! Alors vous faites passer l’œnologue qui met les levures, qui met le gras et plein de trucs pour un paquet de couillons qui étudient le vin en 40 points et on l’a coupé en tranches de saucisson. Chaque point est bien noté puisque l’œnologue y a vu. Le vin est peut-être parfait mais il n’est pas là. Il est apatride, il est absent. Il n’a pas d’émotions. Pour ce marché là, ça marche.

Quand vous êtes passionné de vin le tout est tellement baratiné, du baratin! Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques. La vigne comme toutes les plantes médicinales ce sont des plantes atypiques. Or la vigne c’est une grosse terrestre. Elle sait plonger et du fait qu’elle plonge elle rêve d’être en haut mais elle n’arrive pas à monter. Alors il faut des tuteurs, des machins. Goûtez au Portugal, la vigne qui poussait jusqu’à 4 à 5 mètres sur des arbres morts. Et la même vigne qui reste au ras du sol, c’est le même sol, le même climat. Vous avez ce monde qui tire en haut et ce monde qui tire en bas.

Redécouvrir l’originalité des plantes, comment vous en servir. Exemple : 5 semaines avant les vendanges vous vous baladez dans vos vignes et vous goûtez le raisin. Vous recrachez car c’est hideux, dégoutant, c’est amer, ça vous bouffe la langue. La vigne elle a 5 semaines pour faire du bon raisin. Et vous pouvez l’aider. Moi je prends 50 grammes de miel (un sucre noble) par hectare, j’ajoute la rose sauvage et vous faites ce lien. Je dynamise pendant 20 minutes et je passe sur les vignes 5 semaines avant. C’est la même chose que quand le matin vous allez au boulot, vous vous êtes couché un peu tard, vous êtes un peu endormi, vous passez près d’un boulanger qui fait cuire son pain et ça vous met en appétit. C’est le même truc pour la vigne. Ça marche bien.

Une fois encore, la vigne ce n’est pas une mécanique, un moteur, C’est un être vivant simple et en lui apportant des choses simples. Et en vous adressant à ce système qui créé des résultats vous avez beaucoup plus d’effets que si vous vous adressez au plan matériel. La biodynamie c’est une gigantesque attaque contre des intérêts financiers colossaux et l’industrie phytosanitaire.

On n’est pas une secte, on est perçu comme l’est la médecine alternative. Mais on ne pourra interdire la vérité. Par contre on peut la retarder. On est au stade ou tous les passionnés de vins se disent mais voilà vous être foutus de nous. Les goûts que vous nous avez décrit sont bidons. C’est pas le goût du lieu, c’est pas le goût de l’AOC. Et là le marché change vite d’où la terrible inquiétude de Bordeaux.

La nouvelle génération est incarnée pour changer des choses. Cette jeunesse sait qu’on ne lui a pas dit la vérité. Elle la cherche. Et quelqu’un qui cherche la vérité finit bien par la trouver. Toute l’éducation qu’on a donnée depuis 50 ans a été géreé par les lois de l’argent.

Moi j’ai reçu ce vignoble de mes parents. Je n’ai jamais eu de soucis de banque. Je viens de le donner à mes enfants. Avec le niveau des transactions les gens ont de la difficulté à faire de l’argent.

CL/LM : Est-ce que vous considérez vos vins comme élitiques?

NJ : C’est élitique. Mais je me demande est-ce que c’est juste d’envoyer mon vin jusqu’en Australie? Probablement pas. Le système est la même s’il est appelé un jour à tomber. Tant qu’il est là on s’en sert. Mais de toute façon, mon rôle est maintenant de parler de biodynamie à ceux qui cherchent un autre son de cloche. Si ça peut les aider dans leur parcours tant mieux. Mais tant qu’il y a ces bidouilles qui sont du vol moral je dis qu’il faut dénoncer. J’ai plein d’ennemis. Ça m’est égal et je me dis que j’ai à transmettre les choses que j’ai appris de ces lois secrètes, comment elle peut créer une agriculture gratuite.

CL/LM : Que voulez-vous dire par agriculture gratuite?

NJ : Elle est gratuite parce que si vous ne dépassez pas un certain rendement, sur un certain lieu adapté à certains produits vous avez à partir du printemps quelque chose de visible, vous n’avez pas besoin de mettre d’engrais, très peu besoin de traiter, ça va aider à diminuer les intrants, surtout si vous donnez à votre vigne des énergies nobles. Si vous lui donnez des énergies destructrices la santé de votre vigne sera moins bonne. C’est pour ça que le monde pharmaceutique ne veut surtout pas entendre de biodynamie. Donc elle est gratuite dans ce sens que c’est la porte d’une agriculture énergétique. Vous ne mettez rien, vous ne mettez rien si le lieu a des rendements adaptés. Vous aurez ultimement un produit hyper sain.

La présence des animaux est aussi importante que leur fumure. Et à la fin je dirais que c’est un produit qui a des propriétés médicinales. Et vous vous dites, pourquoi c’est pas enseigné?

Si vous prenez en compte l’effet sur la santé de l’utilisation de tous ces produits phytosanitaires et ces intrants c’est de loin l’agriculture la moins chère, la meilleur marché même si elle est un peu plus chère. Elle frappe an plein dans le jackpot financier.

Il y a plusieurs expressions de la biodynamie. C’est comme un musicien qui s’achète un violon. Les premiers sons ne seront pas nécessairement les plus beaux. Mais les préparations si elles sont faites correctement auront immédiatement un effet positif sur le lieu. Il faut une certaine hydrométrie, il faut que ce soit le bon moment, il fat que les préparations soient bonnes etc. Ça renforcit la vie microbienne.

Steinert n’a pas créé de recettes. Il a créé des lois de la conscience vis à vis de la vie de la terre. Il a créé une agriculture hyper saine pour le consommateur par des lois énergétiques qui donne la vie à la terre. C’est un don. Après le rouleau compresseur a fait qu’on recherche des rendements optimaux. Mais à la base l’agriculture c’est art énergétique et gratuit. Le chemin il est là.

CL/LM : Est-ce que ce mouvement vers des vins issus de la biodynamie va être long?

NJ : On sent la lutte entre des intérêts opposés surtout à Bordeaux. Le jour qu’ils finiront par comprendre qu’il faut arrêter ces désherbants, d’utiliser ces clones, d’arracher les feuilles au début juillet, ces pratiques ridicules, alors ils comprendront que la vigne c’est un être vivant! Les 30 vignerons qui sont en biodynamie à Bordeaux ne disent pas la même chose que les autres. Aussi ils manquent d’expérience. Pour plusieurs il n’y a pas moyen de les faire bouger d’un millimètre. Le vin se fait avec l’oenologue, avec les levures avec toutes de sortes de machins. Tous ces gens qui font du vin ont droit à zéro risque. Vous avez alors des surtraitements pour assurer des rendements. Et vous n’avez pas l’expression d’un lieu, d’une personne qui vit avec le lieu. Beaucoup ne cessent de demander des dérogations à Demeter. Tous les Demeter n’ont pas les mêmes règles. C’est grotesque!

Et c’est la perception du consommateur qui va changer la donne! Parce que si vous devez faire un vin techno alors prenez-le bon marché. Pas besoin de l’acheter cher. En fait le consommateur a le droit de savoir si le vin est technologique ou s’il est vrai.

La vérité, le besoin de vrai goût c’est vital. Les faux vins sont faits en agriculture conventionnelle avec désherbage chimique, engrais chimiques, les systémiques qui empoisonnent le lien entre la terre et le climat. En fait il ne reste rien de l’appellation avec des œnologues qui passent faire des vins flatteurs. Ça c’est le faux vin.

Le vrai vin c’est aucun de ces artifices. En bio on arrive plus proche d’un vrai vin. Faut trouver un bon lieu avant, faut trouver un viticulteur qui a la fibre, qui soigne ses vignes à partir du cœur. Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.

CL/LM : Parlez-nous de la Renaissance des AOC

NJ : C’est un groupement que j’ai fait pour garantir aux consommateurs la vérité du goût, sa pleine expression car le consommateur il se fait baratiner. Les gens qui sont dans le groupe il y en a 230, et vous êtes sûrs que vous avez le goût du lieu dans leurs vins.

Dans l’ensemble par notre réseau on arrive à savoir ce qui se passe et on goûte constamment à l’aveugle. On s’assure qu’on ressent une émotion quand on goûte. Pas juste des dégustations œnologiques. Pas juste des dégustations par tranches. Car un vin ça doit créer une émotion. Moi le petit défaut dans un vin il ne me gêne pas si l’émotion est vraiment là. La vraie beauté n’est pas une beauté parfaite. Quand un vin est fait par un vigneron qui a des tripes alors le vin il est là. Moi ces vins là je les prend parce qu’ils parlent. Je ne suis pas dans la notion ou il faut que ce soit parfait. Dans les 230 il y en a environ de 30 à 40 qui sont exceptionnels. Si vous voulez la liste tapez Renaissance des AOC (Return to Terroir) et vous avez tout le listing. Tout est gratuit. On a fait deux fois le Québec.

CL/LM : Est-ce qu’un vin en biodynamie a un meilleur potentiel de garde? Est-ce qu’il se bonifie avec le temps?

NJ : Moi mes bouteilles vous pouvez les garder 40 ans. Mais attention. Pas dans des caves électriques. Des vraies conneries bourrées de 50-60 hertz. Il ne faut pas que le sol soit cimenté si vous voulez entrer en contact avec les énergies terrestres. Et j’en garde en altitude. Le potentiel de vieillissement dépend de tellement de facteurs. La biodynamie elle est pour surexprimer l’acoustique du lieu.

Quand je goûte un vin je me pose quelques questions : ou est le lieu, ou est le bonhomme qui l’a fait, ou est la viticulture, ou est la cave? Ça c’est très important.

…Quant au bois neuf, ça a servi à masquer la dilution liée aux rendements.

…Dans le chenin vous avez deux catégories différentes. Vous avez les années de chaleur 95, 97, 2003, 2007 qui caricaturent le vin genre regardez mes gros muscles. Alors les gens adorent. Quand vous allez à l’autre extrême, les années très lumineuses avec moins de chaleur 2002, 2008, 2009, 2016, 2017, ça vous fait des vins beaucoup plus féminins, avec de la dentelle. Alors 2009 est une année plus en lumière et 2007 est une année de chaleur.

CL/LM : Et finalement quelles sont les leçons que vous avez apprises?

NJ : Pour moi en regardant en arrière, ce que la biodynamie m’a apportée c’est la découverte de ce système secret. Et cette découverte conduit bien au-delà de la sphère du vin. Ça vous conduit dans l’éducation de vos enfants, une autre alimentation, ça vous conduit dans vos réflections, vous percevez les choses différemment. Ça apporte des changements colossaux. Je ne voulais pas de dogmes. C’était à l’opposé de ma philosophie. Je dirais par la biodynamie, au lieu de rester dans le vestibule je me suis rendu compte qu’il y avait une maison qui était grande et qui avait un charme extraordinaire. Voila!

La première règle, l’homme est un être libre. Ne jamais dire à quelqu’un tu dois aller dans une telle direction. À celui qui cherche on lui donne des réponses. Chacun doit découvrir ses vérités par lui-même.

Un beau vin blanc avec un excellent rapport qualité/prix!

Carrelots des Amants, vin blanc, Sauvignon blanc et Gros Manseng, Côtes de Gascognes, Vignerons du Brulhois, 2018, $10.45, sucre : 2.2 g/l, code SAQ : 11675871.

Agence Sylvestre – échantillon

Il y a de ces régions ou on peut trouver de beaux rapports qualité/prix! Et la Gascogne dans le Sud-Ouest de la France en fait partie. Ce vin assez aromatique est des plus goûteux avec de belles notes franches d’agrumes surtout sur la lime avec un soupçon de pamplemousse ainsi que des notes herbacées. En bouche, le moelleux est équilibré avec des saveurs de fruits passablement concentrées. Très belle acidité et longueur moyenne. Assez incroyable pour un vin de $10.45 !! Avec poissons, crustacés et fromages de chèvre.


Carrelots des Amants, vin blanc, Sauvignon blanc et Gros Manseng, Côtes de Gascognes, Vignerons du Brulhois, 2018

Ce vin est aussi disponible en rosé ($12.70) et en rouge ($12.70) à la SAQ

Carrelots des Amants rosé et rouge

Domaine de la Charmoise. À la recherche de la pureté et de l’essence même du vin!

Jean-Sébastien Marionnet et Claude Lalonde (Vinformateur)

Lors de mon voyage en Loire avec mon comparse Luc Marier nous avons le plaisir de rencontrer Jean-Sébastien Marionnet propriétaire du Domaine de la Charmoise avec son père Henry Marionnet. Le Domaine est situé à Soings-en-Sologne à environ une heure de Tours dans la superbe Vallée de la Loire.

Des vignes Franc de Pied

Tout d’abord ce qui distingue le domaine des autres ce sont ce que j’appelle deux facteurs qualitatifs mais aussi qui peuvent comporter une certaine dose de risque. Environ 10% des vignes sont en Franc de Pied, c’est-à-dire non-greffées. Il faut savoir que cette terrible maladie qu’est le Phylloxéra a détruit l’entièreté du vignoble européen au début du sciècle dernier et que les vignes ont été replantées sur des porte-greffes américains. Celles chez Marionnet ne l’ont pas été (en partie) et sont donc possiblement plus à risque de contacter cette maladie. Par contre mes amis ça donne des vins éclatants avec une personnalité bien à eux.

Des vins sans souffre

De plus plusieurs vins sont élaborés sans souffre ce qui peut déstabiliser un vin si on ne sait pas comment s’y prendre ce qui n’est certainement pas le cas au Domaine de la Charmoise. Les vins sont tout en fruits, d’une belle pureté. Incroyable ce que ça peut donner quant c’est bien fait! D’ailleurs le Domaine a été reconnu comme producteur de l’année 2019 par Bettane + Dessauve!

Et quelle expérience nous avons vécue avec Jean-Sébastien lorsque nous avons dégusté les vins sur une base comparative entre ceux issus de vignes Franc de Pied et de vignes greffées et dans quelques cas de vins de vignes non-greffées et greffées. Incroyable de voir l’impact du porte-greffe sur le profil aromatique du vin.

Des vignes pour le Château de Chambord

Enfin et c’est toute une histoire, Jean-Sébastien et Henry Marionnet sont consultants dans le développement des vins du Château de Chambord qui sont élaborés à partir des vignes originelles de celles que François 1er a fait venir il y a environ 500 ans. En fait, Henry et Jean-Sébastien ont retracé l’origine de leur vieille vigne de Romorantin qu’ils possèdent sur leur Domaine et qui est l’arrière arrière petite fille de cette vigne originelle. Avec les vins produits à partir de cette vigne, c’est la boucle qui est bouclée!

Entrevue avec Jean-Sébastien Marionnet

Henry et Jean-Sébastien Marionnet

CL/LM (Claude lalonde et Luc Marier) : Vous avez une réputation de ne pas faire les choses comme les autres avec les vignes Franc de Pied, le sans souffre et autres. Est-ce un côté rebelle? Comment voyez-vous tout ça?

M (Jean-Sébastien Marionnet) : Rebelle c’est un bien grand mot. On essaye d’innover, toujours en quête du bon goût. Je ne vous apprends rien. Il faut innover pas seulement pour innover, on est dans la recherche du goût et il faut trouver ce qu’il y a de plus pur. Voila.

Il y a deux grandes particularités ici. Le fait d’avoir des vignes non greffées et de faire des vins sans sulfite améliorent le goût du vin. C’est indéniable! J’essaye de faire le vin à mon goût, un vin qui me plaise. J’en bois beaucoup et je veux qu’il soit bien digeste. Puis on veut le faire partager et le faire connaître.

CL/LM : Vous avez dit que vous recherchez ce qu’il y a de plus pur. C’est quoi selon vous la pureté?

M : C’est le raisin. Le fruit, le goût du raisin.

CL/LM : Et les intrants?

M : Moins vous y touchez moins vous en mettez et mieux ça vaut.

Vignes Domaine de la Charmoise

CL/LM : Donc vous êtes loin des labels comme bio?

M : Je n’ai pas besoin de labels de ce genre. Je crois que nous pourrions être considérés comme agriculture biologique. Ça aide toujours. Mais c’est vraiment une démarche commerciale et peux-être j’y viendrai un jour. Peu importe, on verra. Mais vous savez l’agriculture biologique ne parle que de la culture de la vigne. Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave, ils sont logés à la même enseigne que tout le monde. On peut y ajouter une liste d’intrants aussi longue qu’ailleurs. Peut-être avec des doses plus basses. C’est la même chose avec les vins sans souffre. Les gros faiseurs de vins qui arrivent à faire des vins sans souffre depuis quelques années mais quand on regarde leur mode opératoire c’est aberrant! Certes ils ne mettent pas de souffre mais il faut voir tout ce qu’ils mettent à côté pour essayer d’avoir des vinifications sans déviances et qui vont jusqu’au bout et sans problème. Autant mettre du souffre et pas tous ces produits œnologiques qui modifient le goût du vin et qui ne sont pas du tout bons à boire.

Le souffre c’est une avancée œnologique majeure qui a 200 ans qui a été utilisée pour la première fois au milieu du 19ième siècle. Et avant ça, les gens buvaient des vins piqués, dégueulasses et c’est pour ça que les rois de France buvaient des vins imbuvables et c’est pour ça qu’ils les coupaient avec de l’eau de mer, des épices, tout ce qu’ils trouvaient.

Vignoble Domaine de la Charmoise

CL/LM : Ici on s’en tire comment avec le sans souffre?

M : Avec le sans souffre, le premier millésime qui a été fait c’est il y a 30 ans en 1990. Moi je ne fais des vins sans souffre que sur le rouge et pas sur le blanc. Donc c’est la cuvée Première Vendange que vous devez connaître puisqu’il est commercialisé au Québec. Donc le premier millésime c’est 90, donc ce n’est pas moi, c’est mon père qui l’a fait. Il y est arrivé avec une qualité de raisins les meilleurs possible, les plus sains possible avec un bon équilibre richesse et acidité. Et puis vendanges manuelles forcément et ensuite être très rigoureux, très propre à la cave et utiliser des cuves inox (faire des vins sans souffre dans des barriques ce n’est pas conseillé), et il faut bien protéger le vin.

Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave tout est saturé de gaz carbonique. Le jus de raisin, le moût n’entrent jamais en contact avec l’oxygène, l’air. Ensuite en pleine fermentation on fait des analyses quotidiennes de chaque cuve pour voir s’il n’y a pas de déviances et le paramètre le plus sensible, le plus critique c’est l’acidité volatile (la piqure acétique).


Vignoble Domaine de la Charmoise

CL/LM : Quand on goûte au Première Vendange on ne voit pas de différence dans les bouteilles d’une même caisse ni de différences quel que soit l’endroit ou on le déguste. Souvent les vins sans souffre donnent des odeurs plus ou moins agréables. Pourtant on ne retrouve pas ces problèmes chez vous. Qu’en est-il des conditions de transports qui impactent le vin et sur lesquels vous n’avez pas ou peu de contrôle?

M : Je n’ai jamais eu de soucis une fois que le vin a quitté notre maison. Les gros problèmes ne sont pas après que le vin a été fait. Les gros problèmes ils arrivent au niveau de la vinification. Pendant les fermentations pendant que vous avez du raisin en fermentation c’est là que ça peut dévier de façon fulgurante, et ça nous est déjà arrivé, et en une nuit vous pouvez perdre la cuve entière du fait de la montée de l’acidité volatile.

CL/LM : Qu’est-ce qui va créer ces conditions?

M : Alors ce sont plusieurs facteurs, mais le principal c’est que la malolactique se fasse avant la fermentation alcoolique. Une fois que la malo est faite et que la fermentation alcoolique n’est pas commencée les bactéries lactiques qui restent attaquent le sucre qui reste et en attaquant le sucre ça créé de la volatile et puis voila. Si ça se passe il n’y a que le souffre qui arrête tout.

CL/LM : Et un vin nature sans souffre est-ce que c’est réellement sans souffre?

M : Il n’y a pas de législation ou de cadre législatif pour les vins nature. Il n’y a pas de définition. N’importe qui peut en faire supposément. Un vin est nature c’est antinomique. C’est ce qu’il faut dire à vos lecteurs, si vous laissez un verre de vin fermenté naturellement dans un récipient, dans une cuve ou n’importe quoi, ça devient du vinaigre. S’il y a intervention de l’homme ce n’est plus nature. Ou alors, si on parle d’un vin nature, c’est un vinaigre. Celui qui fait des vins nature il le prouve comment? Il va te dire ‘’On utilise des levures naturelles, qu’on produit nous-même’’. Alors c’est pas vrai. Ils en produisent mais c’est infinitésimal. C’est de l’arnaque! En plus c’est assez sectaire, c’est idéologique, et en majorité, pour nous ce qu’on va trouver comme des défauts, pour eux ils verront ça comme des qualités. Alors on ne vit pas sur la même planète. On cause pas le même language. Il n’y a pas d’échanges. Il y a cette mouvance là et elle existe de plus en plus.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Et votre opinion sur la biodynamie?

M : Je ne sais pas. Nous on est plus dans le bio que dans la biodynamie. Mais vous savez c’est assez proche. La biodynamie est en fonction des astres et autres, vous connaissez. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est le but de la viticulture qui est d’obtenir le raisin le plus sain possible. La parole d’Émile Peynaud ça été :’’Donnez-moi le meilleur raisin du monde je ferai le plus grand vin du monde’’. C’est notre travail de tous les jours. Ça commence par les rendements petits à moyens, ensuite il faut un état sanitaire irréprochable, il faut que ce soit aéré, il ne faut pas que les grappes se touchent l’une et l’autre.

CL/LM : Pourquoi planter Franc de Pied?

M : C’est mon père en 1992 qui a planté un hectare de Gamay. Et le premier millésime en 1995 on a vu la différence entre la vigne greffée et celle non-greffée. Et gustativement tout était en faveur des vignes non-greffées. Ça été une véritable révolution. Il y a toujours le risque du Phylloxéra mais pas ici car on a un sol sable avec argile. Alors on vit dans le risque avec le sans-souffre et avec les vignes Franc de Pied.

Suite à notre expérience avec le Franc de Pied, il y a des vignerons de la Loire qui se sont essayés. Mais ils ont malheureusement eu du Phylloxéra.

J’ai 5 parcelles non greffées pour les Franc de Pied dont Sauvignon, Gamay, Malbec, Chenin et Romorantin. Tout ça c’est vinifié à part et c’est qu’une parcelle. Premières Vendanges c’est un assemblage de plusieurs parcelles. J’ai 5 hectares et demi en Franc de Pied sur 62 hectares, presque 10%. Nous n’avons pas l’intention d’élargir le Franc de Pied. Vous savez si un jour il y a le Phylloxera…On ne veux pas prendre ce risque additionel.

À Chambord tous les Romorantin sont Franc de Pied (4 hectares provenant des boutures de la vieille vigne), un hectare en Sauvignon et un hectare en Hors Bois (Arbois) ce qui fait 6 hectares sur un total de 14. La proportion est plus élevée la que chez nous. Les vignes n’existaient plus à Chambord et c’est l’État qui nous a demandé conseil sur les solutions à entreprendre. En fait je suis consultant dans ce projet.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Utilisez-vous la grappe entière?

M : Moi j’utilise toujours la grappe entière. Depuis tout le temps.

CL/LM : Quels sont les implications de cette utilisation de la rafle entière?

M : Tout dépend du temps de macération, de la cuvaison. Si vous le faites sur une période 3 semaines vous pouvez avoir des problèmes de goût de rafle. Moi c’est 8 jours de macération. On décuve au bout de huit jours et je presse en grappe entière. C’est 62 hectares ramassés à la main (à un passage) dans les petites caisses de 15 kg et ça dure un mois. Si on a besoin de trier ce sera sur pied. Surtout pas de table de tri parce que le fait de vinifier en grappes entières il faut que la grappe arrive la plus intacte possible. Moins elle est manipulée moins il y a de raisins écrasés, le mieux ce sera. Car le but de la macération carbonique intra-cellulaires c’est que le jus fermente à l’intérieur de chaque baie de raisin.

Donc c’est ramassé dans des petites caisses et chacune de ces petites caisses sont vidées directement dans les cuves inox sous gaz carbonique. Et la macération est pour huit jours. La seule chose c’est que je règle la température à 30 degrés dès l’encuvage. Il n’y a pas de levures et il n’y a pas de souffre et il n’y a rien d’autre. Et là, la fermentation alcoolique elle explose. Plus besoin de faire autre chose. Et il n’y a pas de remontage. Je n’y touche pas. Donc cuve inox fermée et aucun vieillissement sous-bois.

CL/LM : Et vos rendements?

M : On est entre 40 et 45 hl/ha un peu moins en blanc qu’en rouge.

Gamay de Bouze

CL/LM : Parlez-nous des cépages oubliés.

M : J’en ai qu’un. Le Gamay de Bouze. On pourrait ajouter le Romorantin mais il n’est pas oublié celui-là. Nous étions parmi les seuls à en produire. C’est un cépage à jus rouge de Bouze-les-Beaune qui est un village au-dessus de Beaune et qui a été observé pour la première fois au milieu du XIX siècle et il a été planté dans ma région ainsi qu’en Beaujolais et bien sûr un peu en Bourgogne. On en voyait au milieu de la Côte de Nuit avec le Pinot Noir et il y a 25 à 30 ans en arrière il avait droit à l’appellation AOC Touraine. Puis il a été déclassé de l’appellation par l’INAO et est maintenant classé en IGP. Les gens l’ont arraché pour replanter en Gamay Noir à jus blanc classique. Et c’est comme ça qu’il a complètement disparu. Et nous on en a toujours fait avec un bon hectare de vigne et toujours fait une cuvée à part.

CLLM : Quelles sont les raisons qui vous motivent à ramener un tel cépage?

M : Déjà c’était un cépage traditionnel de Touraine, mon père en avait planté au début de sa vie. Donc au départ il avait droit à l’appellation et on mélangeait avec le Gamay Noir à jus blanc. Et une fois sorti de l’appellation il en a fait une cuvée à part. Ça donne un goût vraiment différent du Gamay et il n’est qu’en mono-cépage. Il ne faut ressortir un cépage sur le seul fait qu’il a été oublié. Il faut qu’il soit de qualité. C’est déjà fastidieux et très long. Il faut attendre de 20 à 25 ans pour savoir si ça donnera quelque chose d’intéressant.

Domaine de la Charmoise

CL/LM : Quel est l’âge des vignes?

M : Les premières ont 60 ans. En fait ça va de 60 à 40 ans. Après il y a de jeunes vignes qu’on a replantées.

CL/LM : Il y a toujours eu de la vigne ici?

M : Alors moi je suis la 3ième génération car c’est mon grand-père qui en 1921 a débuté le tout. Il a fait la guerre 14-18 et il s’est marié avec ma grand-mère et c’est un terrain de ma grand-mère paternelle.

CL/LM : Et les changements climatiques ça vous affecte comment?

M : Dans la Loire nous sommes quand même la partie la plus septentrionale de la France. Ça a plus de bon que de mauvais pour nous. Depuis le début des années 2000 c’est plus facile. Déjà on vendange plus tôt et c’est mûr. Il y a eu des années ou on ramassait à peine mûr. Les vins s’en trouvent grandement améliorés.

En 2018, ça été très pluvieux puis le restant de l’été ça été plein soleil. Puis on a eu des problèmes de sécheresse sur certaines parcelles et de jeunes vignes. Vers la fin août la maturité a été bloquée tellement il faisait chaud et la vigne avait soif. Puis ça c’est débloqué et on des maturités dingues et un bel équilibre. Et depuis 2014 c’est la qualité incroyable dans la Loire. La dernière année difficile ça été 2013.

Alors on va boire un coup? … Alors on va commencer par le Romorantin puis il y a les Sauvignons.

La dégustation

Jean-Sébastien Marionnet

Les blancs

La Pucelle de Romorantin, vin blanc de garde, 2016, $35.00, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12825798.

M : On a la chance d’avoir la plus vigne de France qui a 180 ans qui fait partie d’une toute petite parcelle que l’on a. Donc c’est du cépage Romorantin et il y a 10 ans on a fait du bouturage que l’on a multiplié en pépinière et sans être greffées. Au bout d’un an la pépinière nous les a redonnées et on les a plantées tout à côté de cette très vieille parcelle (sa mère). Et donc on l’a appelée La Pucelle de Romorantin car c’est la fille de Provignage (le nom de cette vieille vigne). Je le sers avant le Sauvignon car ce dernier est très exhubérant et plus aromatique.

C’est François 1er qui il y a près de 500 ans a fait venir du Romorantin pour les planter au Château de Chambord. Il a fait venir 85,000 plants de vignes de Beaune pour un vin blanc et semble-t-il que c’était du Romorantin. Ce qui fait que notre vigne est l’arrière arrière petite fille de cette vigne qu’a fait venir ce monarque.

On a fait expertiser ces vignes pour s’assurer de leur provenance. Le Romorantin est un fils direct du Pinot Noir et du Gouais Blanc tout comme le Chardonnay comme le Gamay et comme le Melon de Bourgogne. Il y en a en fait 13 descendants.

Notes de dégustation (tous) : Peu aromatique ce vin s’exprime pleinement en bouche. Vin de plus goûteux bien délicat avec un moelleux un peu ferme, une acidité assez fraîche sur des notes de noyaux et de zeste de citron. Petit côté mielleux avec une belle profondeur aromatique. Ce vin provient d’un sol argilo-calcaire. C’est le seul terroir qui est comme ça, alors que les autres parcelles sont argile et silex. Le Romorantin fait de vrais vins de garde et le vin doit vieillir quelques années en bouteille (3-4 ans) avant de l’ouvrir. Ce vin a 3 ans et il commence à être bien.

Il provient de pressurage en grappes entières et en cuve inox et il n’y a pas de malo. Ce vin ne se prêterait pas à la malo car y a beaucoup d’acidité dans ce cépage.


La Pucelle de Romorantin, vin blanc de garde, 2016

Nous avons dégusté les deux prochains vins en comparaison : Vinifera Sauvignon Blanc 2017 (non- greffé) et le Sauvignon blanc Classique (greffé) afin de déterminer l’impact du porte greffe sur le profil aromatique des vins.

Domaine de la Charmoise, Sauvignon blanc, 2017, $19.20, sucre : 1.2 g/l, code SAQ : 12562529.

Le Vinifera Sauvignon blanc n’est malheureusement pas disponible pour le moment.

Maintenant on passe au Sauvignon Blanc 2017 greffé et non-greffé ou tout le reste est identique. C’est en souvenir de la souche-mère européenne Vitis Vinifera. Toute la gamme Vinifera est non greffée.

Notes de dégusattion (tous) : Voyons voir l’influence du porte-greffe. Les non-greffées sont bien aromatiques mais avec un profil un peu moins explosif avec plus de matière avec une texture légèrement plus grasse. Le profil aromatique est plus profond et plus tendu. La chair du vin est différente et plus ferme. Le Sauvignon Blanc greffé lui est très aromatique est très beau avec des notes d’agrumes. Les vins de vignes non-greffées demeurent jeunes plus longtemps dans le temps. L’autre va commencer à décliner alors que l’autre demeurera stable. Ce vin non-greffé est approximativement 60% plus cher que le greffé.

Le Sauvignon de vignes greffées sont produits à 100,000 bouteilles alors que les non-greffées à 6,500 bouteilles.  En 2018 on a tout pressé directement et passé à la cuve.

Vinifera Chenin Blanc 2017, ce vin n’est malheureusement pas disponible pour le moment.

Franc de Pied (planté en 1979) également en Chenin sec. Chenin c’est une toute petite parcelle d’un quart d’hectare. En général les producteurs de Chenin dans la Loire produiront un assortiment assez complet des vins secs au liquoreux. Nous on en a peu et on le fait strictement en sec. Et les moelleux ça se vent moins parce que probablement trop sucrés. Comme les Sauternes qui se vendent moins.

Le nez est bien différent des Chenin typés. Bien difficile d’identifier un tel vin à l’aveugle. Possiblement comme un cépage blanc du Sud-Ouest de la France. Quelques notes de pommes vertes, soupçon de miel, plus pâle que le Sauvignon avec une très belle acidité assez vive pour un Chenin. Vraiment excellent!!


Vinifera Chenin Blanc 2017

Les rouges

Henry Marionnet, Premières Vendanges 2017, $25.35, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 12517875.

Gamay à jus blanc 100%, sans sulfites, qui a été fait pour la première fois en 1990. Premières Vendanges pour témoigner des premières vendanges faites au début de notre histoire. Les vins alors n’étaient faits qu’avec du raisin et pas de produits œnologiques. Ça sent le raisin! Un peu comme si on se mettait le nez dans un casseau de fruits tant au nez qu’en bouche. C’est ce qu’il y a de plus pur! Un vin à boire un peu frais et il faut le préciser. Donc à servir de 12 à 14C. Un vin à acheter !!


Henry Marionnet, Premières Vendanges 2017

Henry Marionnet, Renaissance Gamay 2018 (2017 disponible),$30.75, sucre : 4.2 g/l, code SAQ : 13196815.

Premières vignes plantées par mon père en Franc de Pied en 1992 et est vinifié sans sulfite. Le premier millésime était en 1995. Premières Vendanges c’est greffé et sans sulfites alors que celui-ci est non-greffé et sans sulfites. C’est toujours en Gamay Noir à jus blanc.

Beaucoup de fruits rouges avec quelques notes épicées (cannelle) ainsi que quelques notes de bonbon anglais. On y voit l’influence du porte-greffe entre le Premières Vendanges et le Renaissance. On parle du même terroir mais pas du même millésime. Tout les reste est identique sauf l’âge des vignes ou celles-ci ont 27 ans alors que les précédentes ont environ 50 ans. Le potentiel de vieillissement est élevé car c’est celui qui se garde le mieux.


Henry Marionnet, Renaissance Gamay 2018

Gamay de Bouze – Cépages Oubliés. Ce vin n’est pas disponible au Québec.

Ce cépage provient de Bouze les Beaune qui est situé au-dessus de Beaune. Il a été observé au milieu du XIX siècle en Beaujolais, en Touraine. On pouvait aussi en trouver en Côte de Nuit en Bourgogne. Il servait à colorer les autres vins, à leur donner du corps et de la matière. Il était appelé cépage médecin car il corrigeait les défauts des autres vins. En Loire on avait le droit de l’assembler avec le Gamay à jus blanc. On peut le reconnaître lors des vendanges car son feuillage devient tout rouge.

De couleur plus foncé presque opaque avec des tannins tissés bien serré et bien présents. Vraiment très bon! Avec des plats en sauce, viandes avec sauce ou farce aux canneberges.


Gamay de Bouze – Cépages Oubliés

Autres vins disponibles à la SAQ mais non dégustés lors de notre visite.

Henry Marionnet, Provignage, 2014, $86.00, disponible en exclusivité à la SAQ Signature.


Henry Marionnet, Provignage, 2014

Domaine de la Charmoise, Gamay, 2018, $17.70, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 329532.


Domaine de la Charmoise, Gamay, 2018

Henry Marionnet, Vinifera, Gamay, 2014, $23.55, sucre: 2.2 g/l, code SAQ : 11844591. Ce produit est épuisé et malheureusement non disponible.

Le futur – les projets

CL/LM : Quels sont les projets futurs?

M : J’ai beaucoup de projets et de cuvées. Beaucoup de travail avec les vins sans souffre et les vignes non-greffées. Beaucoup de travail avec les vieilles vignes et les cépages oubliés. On vise un virage encore plus qualitatif dans tous les aspects viticoles et vinicoles du vin et non pas strictement plus de volume.

CL/LM : Merci beaucoup de votre générosité ça été un réel plaisir de vous rencontrer!!

Chablis: L’expression cristalline d’un terroir!

Cette semaine j’étais invité par le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) à l’événement ‘’Les terroirs se mettent à table’’. J’admets d’emblée que c’est toujours un bonheur de déguster les vins de cette appellation qui font partie de mes vins préférés.

Dégustation des vins de Chablis

Nous étions conviés à une aventure champêtre orchestrée par le chef Marc-Olivier Frappier du Groupe Joe Beef et sa brigade du McKiernan. Les diverses appellations de Chablis ont été commentées par Grégory Viennois, directeur technique du Domaine Laroche et par Kler-Yann Bouteiller, ambassadeur des vins de Bourgogne et professeur de sommellerie à Québec.

Grégory Viennois – Domaine Laroche

Qu’y a-t-il donc à savoir de l’appellation Chablis?

Bourgogne /Chablis : L’Appellation Chablis fait partie de la Bourgogne et est située dans le nord de la France. Elle représente environ 18% des vins de Bourgogne.

Le terroir de Chablis est unique. Il est composé d’un sol calcaire, formé au Kimméridgien (il y a environ 150 millions d’années), lorsqu’une mer chaude et peu profonde recouvrait Chablis. Il contient des fossiles de petites huîtres appelées Exogyra virgula.

Un seul cépage est utilisé : le Chardonnay. Dans cet environnement, sol calcaire, climat semi-continental, la maturité du Chardonnay arrive à un équilibre unique et fragile, sans surmaturité. Il donne des vins élégants et minéraux qui lui confère une ‘’pureté cristalline’’.

Vignoble Chablis

Les Appellations : Les vins de Chablis se déclinent en deux Appellations Village: Petit Chablis (19% du volume produit) et Chablis (66%), une Appellation Village Premier Cru (14%) et une Appellation Grand Cru (1%).

Les vins:

Petit Chablis : ce sont des vins de plaisir immédiat, faciles à boire, accessibles à tous. Surtout, ne vous laissez pas influencer par le mot ‘’Petit’’. Ils reflètent le profil aromatique des Chablis.

Chablis : Ces vins se distinguent par leur pureté leur fraîcheur et leur minéralité. Excellent lors d’un repas ou en apéritif. Ils représentent une bonne aptitude au vieillissement.

Chablis Premier Cru : Ces vins offrent une palette aromatique sans pareille.

Chablis Grand Cru : L’émotion et la puissance. Ces vins proviennent de parcelles précisément délimitées (Climats) qui bénéficient de conditions climatiques spécifiques. On parle de vins très complexes qui offrent un excellent potentiel de vieillissement.

Ces 7 climats sont  : Blanchot : floral, souple et flatteur  12,7ha, Bougros : rond, minéral et souple 15ha, Les Clos : minéral et puissant, grand potentiel de vieillissement 25,9ha, Grenouilles : floral, fruité et gras 9,4ha, Preuses : long, puissant et concentré avec un potentiel de garde exceptionnel 10,8ha, Valmur : minéral, fruité, très équilibré 10,5ha, Vaudésir : vif, floral et rond 15,4ha

Les vins dégustés

Les vis dégustés – Chablis

Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017, $24.40, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13232599. Agence Symbiose.

Nous avons dégusté ce vin en apéritif. Très bon avec quelques notes d’agrumes ainsi qu’une belle sensation de minéralité. Belle pureté du fruit.


Petit Chablis, Domaine de Pisse-Loup, 2017

Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018, $25.90, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 114223. Agence Select Vins.

Sur des notes de fruits blancs et d’agrumes. Tout en équilibre avec une acidité moyenne et sensation de minéralité modérée. Un vin bien droit tout en finesse.


Chablis Saint Martin, Domaine Laroche, 2018

Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016, vin Bio, $47.75, sucre : 2.8 g/l. Ce produit est disponible en importation privée. Agence Rezin.

Un peu moins aromatique, sur des notes de fruits jaunes bien mûrs, quelques notes de silex. En bouche l’acidité est bien présente avec une très belle sensation de minéralité. Bien aimé!


Chablis, Croix aux Moines, Isabelle et Denis Pommier, 2016

Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017, $52.50, code SAQ : 13982234. Agence ab2vin.

Mon préféré! Bien aromatique avec beaucoup de profondeur et d’intensité. Des plus équilibré avec une acidité vive, bien goûteux et qui offre une belle sensation de minéralité.


Chablis Premier Cru, Samuel Billaud, Les Vallons, 2017

Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017, $32.50. Disponible en importation privée en contactant l’agence LCC.

Un peu moins aromatique que le précédent avec de belles notes poires. D’un bel équilibre avec une acidité bien vive.  


Chablis, Jean-Marc Brocard, 2017

Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre,2017, $58.00, disponible en importation privée en cont-actant l’agence Galleon.

Aromatique et charmeur, bien floral sur des notes de fruits jaunes. En bouche la texture est légèrement grasse, l’acidité bien présente et doté d’une belle structure. Superbe longueur et bien goûteux.


Chablis Premier Cru, Vaulorent, Domaine Nathalie et Gilles Fèvre, 2017

Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014, $110.75, code SAQ : 13571574. Agence Trinque.

Sur des notes de fruits jaunes très mûrs, bel équilibre et fin de bouche sur les noyaux de pêches et notes de silex.


Chablis Grand Cru, Les Clos, La Manufacture, 2014

Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015, $54.00, code SAQ : 13825562. Agence Sylvestre.

Sur des notes de fruits jaunes, quelques notes d’épices et légèrement boisé tout en équilibre avec une acidité assez présente.


Chablis Premier Cru, Montmains, Domaine William Fèvre, 2015

Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015, $106.50, disponible en IP (importation privée) en contactant l’agence 450-482-3777. Agence Bambara Sélections.

L’exemple parfait d’un Chablis Grand Cru!


Chablis Grand Cru, Vaudésir, Louis Michel et Fils, 2015

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Chablis – Les terroirs se mettent à table

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