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Catégorie : Coup de coeur – vins rouges Page 1 of 31

Des Coups de Coeur du Domaine de la Charmoise d’Henry Marionnet

BOuteilles de Henry Marionnet: Sauvignon blanc 2020, La Pucelle de Romorantin 2018, Gamay 2020, Première Vendange vin rouge nature 2020.
Henry Marionnet: Sauvignon blanc 2020, La Pucelle de Romorantin 2018, Gamay 2020, Première Vendange vin rouge nature 2020.

Je rencontrais récemment Jean-Sébastien Marionnet propriétaire du Domaine de la Charmoise avec son père Henry Marionnet. Le Domaine est situé à Soings-en-Sologne à environ une heure de Tours dans la superbe Vallée de la Loire. Je connaissais déjà Jean-Sébastien pour avoir visité son Domaine en 2019.

Alors pour se situer un peu voyons voir ce qui distingue entre autres ce Domaine des autres. Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus j’ai ajouté l’entrevue complète que j’avais faite avec Jean-Sébastien en 2019 à la fin du cet article.

Domaine de la Charmoise Henry Marionnet: famille Marionnet, chai et vignobles
Domaine de la Charmoise Henry Marionnet: famille Marionnet, chai et vignobles

Des vignes Franc de Pied

Tout d’abord ce qui distingue le domaine ce sont ce que j’appelle deux facteurs qualitatifs mais aussi qui peuvent comporter une certaine dose de risque. Environ 10% des vignes sont en Franc de Pied, c’est-à-dire non-greffées.

Il faut savoir que cette terrible maladie qu’est le Phylloxéra a détruit l’entièreté du vignoble européen au début du siècle dernier et que les vignes ont été replantées sur des porte-greffes américains. Celles chez Marionnet ne l’ont pas été (en partie) et sont donc possiblement plus à risque de contacter cette maladie. Par contre mes amis ça donne des vins éclatants avec une personnalité bien à eux.

Des vins sans souffre

De plus, plusieurs vins sont élaborés sans souffre ce qui donne des vins tout en fruits et d’une belle pureté. Incroyable ce que ça peut donner le sans souffre quand c’est bien fait! Et c’est tout un art car il faut constamment vérifier toute déviance lors de la fermentation. C’est du sans filet!

On ne fait du sans souffre qu’avec les rouges et le premier a été Premières Vendanges Gamay qui a été élaboré pour la première fois en 1990 par Henry Marionnet.

Le cépage Romorantin

Ce cépage Romorantin est uniquement planté dans le Loir-et-Cher, ou il est à l’origine de l’AOC Cour-Cheverny. Le Romorantin est un fils direct du Pinot Noir et du Gouais Blanc tout comme le Chardonnay comme le Gamay et comme le Melon de Bourgogne. Il y en a en fait 13 descendants.

C’est François 1er qui il y a près de 500 ans a fait venir du Romorantin pour les planter au Château de Chambord. Il a fait venir 80,000 plants de vignes de Beaune pour un vin blanc et semble-t-il que c’était du Romorantin.

Le Domaine de la Charmoise possède la plus vieille vigne de France qui a 180 ans (qu’on appelle Provignage) qui fait partie d’une toute petite parcelle plantée de Romorantin. Suite à des vérifications il appert que cette parcelle est l’arrière arrière-petite fille de cette vigne originelle.

Des vignes pour le Château de Chambord

Château de Chambord: vignes et château
Château de Chambord: vignes et château

Enfin et c’est toute une histoire, Jean-Sébastien et Henry Marionnet sont consultants dans le développement des vins du Château de Chambord qui sont élaborés à partir des vignes originelles de celles que François 1er a fait venir il y a environ 500 ans.

La dégustation

Henry Marionnet, M, Domaine de la Charmoise, Sauvignon blanc, France, Val de Loire, Touraine AOC, 2020, 19,05$, sucre : 1.7 g/l, alc. : 13%, code SAQ : 12562529.

Bouteille de Henry Marionnet, M, Domaine de la Charmoise, Sauvignon blanc, France, Val de Loire, Touraine AOC, 2020
Henry Marionnet, M, Domaine de la Charmoise, Sauvignon blanc, France, Val de Loire, Touraine AOC, 2020

Ce vin est issude vignes provenant de sélection massale, plantées entre 1967 et 1982. Elles sont plantées dans des sols de type « Perruches » qui sont constitués d’argile à silex avec plus ou moins de sable ou de graviers. Les vendanges sont manuelles et la vinification est effectuée dans des cuves inox.

Notes de dégustation

Ce vin est un véritable retour aux sources pour le Sauvignon blanc. Mettez de côté vos préjugés et attentes et dégustez une interprétation bien personnelle du Domaine pour ce cépage.

Au nez on découvre un fond d’agrumes, de belles notes florales avec un soupçon de coing et de pêches blanches.

En bouche c’est délicat, élégant et on retrouve des flaveurs d’agrumes, de fruits blancs, de pêches blanches le tout avec une certaine retenue. Bonne amplitude qui se conjugue avec une belle perception de minéralité ainsi qu’une acidité bien nette.

Un beau coup de cœur!

 Vous ferez de beaux accords avec les crustacés, les poissons de mer ou de rivière, les charcuteries, les viandes blanches et le fromage de chèvre.

Henry Marionnet, La Pucelle de Romorantin, Domaine de la Charmoise, France, Val de Loire, Vin de France, 2018, 39,75$, cépage : Romorantin 100%, sucre : moins de 1.2 g/l, alc. : 12.5%, code SAQ : 12825798.

Bouteille de Henry Marionnet, La Pucelle de Romorantin, Domaine de la Charmoise, France, Val de Loire, Vin de France, 2018
Henry Marionnet, La Pucelle de Romorantin, Domaine de la Charmoise, France, Val de Loire, Vin de France, 2018

Possiblement le meilleur cépage de la Loire pour les blancs ces raisins proviennent de vignes dont certaines sont à l’extérieur de l’appellation.

‘’On a la chance d’avoir la plus vigne de France qui a 180 ans qui fait partie d’une toute petite parcelle que l’on a. Donc c’est du cépage Romorantin et il y a 10 ans on a fait du bouturage que l’on a multiplié en pépinière et sans être greffées. Au bout d’un an la pépinière nous les a redonnées et on les a plantées tout à côté de cette très vieille parcelle (sa mère). Et donc on l’a appelée La Pucelle de Romorantin car c’est la fille de Provignage (le nom de cette vieille vigne)’’ – Jean-Sébastien Marionnet.

Notes de dégustation

Ce vin se révèle au nez sur des arômes floraux assez discrets et délicats, quelques notes de miel et de pêches blanches.

En bouche la texture légèrement grasse et élégant et l’acidité est bien fraîche s’harmonisent avec des flaveurs de pêches blanches, de miel, de cire d’abeilles ainsi qu’un soupçon d’agrumes. Belle profondeur aromatique.

Vous ferez de beaux accords avec des crustacés, du foie gras, du poisson en sauce et des fruits de mer.

Henry Marionnet, M, Domaine de la Charmoise, France, Val de Loire, Touraine AOC, vin rouge, 2020, 18,60$, cépage : Gamay 100%, sucre : 2.3 g/l, alc. : 12%, code SAQ : 329532.

Bouteille de Henry Marionnet, M, Domaine de la Charmoise, France, Val de Loire, Touraine AOC, vin rouge, 2020
Henry Marionnet, M, Domaine de la Charmoise, France, Val de Loire, Touraine AOC, vin rouge, 2020

Ce vin est vinifié en macération carbonique (sous atmosphère de gaz carbonique) ce qui cause une fermentation « intracellulaire ».

Notes de dégustation

Année après année ce vin est un coup de coeur comme bien des vins de ce producteur. Il se révèle au nez sur des arômes intenses et profonds de fraises, de framboises, de cassis ainsi que des notes de kirsch et de bleuets.

En bouche ce vin possède une matière riche et dense avec une texture veloutée, une acidité fraîche et des tannins équilibrés. Les flaveurs riches et croquantes de fruits rouges très mûrs avec un soupçon d’épices, de canneberges et de groseilles se prolongent en une belle amplitude en une longueur surprenante.

Vous ferez de beaux accords avec du boudin noir, des côtelettes de cochon de lait et des côtes de veau.

Henry Marionnet, M, Première Vendange, France, Val de Loire, Touraine AOC, vin rouge nature, 2020, 25,20$, cépage : Gamay 100%, sucre : 1.8 g/l, alc. : 13%, code SAQ : 12517875.

Bouteille de Henry Marionnet, M, Première Vendange, France, Val de Loire, Touraine AOC, vin rouge nature, 2020
Henry Marionnet, M, Première Vendange, France, Val de Loire, Touraine AOC, vin rouge nature, 2020

Gamay à jus blanc 100%, sans sulfites, qui a été fait pour la première fois en 1990. Premières Vendanges pour témoigner des premières vendanges faites au début de l’histoire du Domaine. Les vins alors n’étaient faits qu’avec du raisin et pas de produits œnologiques. Et ça sent le raisin! Un peu comme si on se mettait le nez dans un casseau de fruits tant au nez qu’en bouche.

‘’Donc le premier millésime c’est 90, donc ce n’est pas moi, c’est mon père qui l’a fait. Il y est arrivé avec une qualité de raisins les meilleurs possible, les plus sains possible avec un bon équilibre richesse et acidité. Et puis vendanges manuelles forcément et ensuite être très rigoureux, très propre à la cave et utiliser des cuves inox (faire des vins sans souffre dans des barriques ce n’est pas conseillé), et il faut bien protéger le vin.’’ Jean-Sébastien Marionnet

 Notes de dégustation

Plus dense et plus concentré que le Gamay précédent même si la seule différence n’est que l’absence de souffre. Ce vin prouve que les sulfites ont tendance à gommer les arômes primaires (de fruits) du vin.

Il se découvre sur des effluves de fruits rouges très mûrs (fraises, framboises, cerises), de fruits noirs, d’épices et de notes de violettes.

La bouche est une explosion de flaveurs de fruits rouges, d’un soupçon de fruits noirs et d’épices douces. S’y conjuguent des tannins équilibrés et une acidité bien fraîche. Absolument délicieux.

Vous ferez de beaux accords avec du boudin noir, des côtelettes de cochon de lait et des côtes de veau.

Agence VinsFins – dégustation

Restaurant Renoir – Sofitel Montréal

Restaurant Renoir
Restaurant Renoir

Cette dégustation a eu lieu au restaurant Renoir de l’hôtel Sofitel à Montréal.

Entrevue avec Jean-Sébastien Marionnet – 2019

CL/LM (Claude lalonde et Luc Marier) : Vous avez une réputation de ne pas faire les choses comme les autres avec les vignes Franc de Pied, le sans souffre et autres. Est-ce un côté rebelle? Comment voyez-vous tout ça?

M (Jean-Sébastien Marionnet) : Rebelle c’est un bien grand mot. On essaye d’innover, toujours en quête du bon goût. Je ne vous apprends rien. Il faut innover pas seulement pour innover, on est dans la recherche du goût et il faut trouver ce qu’il y a de plus pur. Voila.

Il y a deux grandes particularités ici. Le fait d’avoir des vignes non greffées et de faire des vins sans sulfite améliorent le goût du vin. C’est indéniable! J’essaye de faire le vin à mon goût, un vin qui me plaise. J’en bois beaucoup et je veux qu’il soit bien digeste. Puis on veut le faire partager et le faire connaître.

CL/LM : Vous avez dit que vous recherchez ce qu’il y a de plus pur. C’est quoi selon vous la pureté?

M : C’est le raisin. Le fruit, le goût du raisin.

CL/LM : Et les intrants?

M : Moins vous y touchez moins vous en mettez et mieux ça vaut.

CL/LM : Donc vous êtes loin des labels comme bio?

M : Je n’ai pas besoin de labels de ce genre. Je crois que nous pourrions être considérés comme agriculture biologique. Ça aide toujours. Mais c’est vraiment une démarche commerciale et peux-être j’y viendrai un jour. Peu importe, on verra. (NDLR : le Domaine est depuis en conversion bio). Mais vous savez l’agriculture biologique ne parle que de la culture de la vigne. Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave, ils sont logés à la même enseigne que tout le monde. On peut y ajouter une liste d’intrants aussi longue qu’ailleurs. Peut-être avec des doses plus basses. C’est la même chose avec les vins sans souffre. Les gros faiseurs de vins qui arrivent à faire des vins sans souffre depuis quelques années mais quand on regarde leur mode opératoire c’est aberrant! Certes ils ne mettent pas de souffre mais il faut voir tout ce qu’ils mettent à côté pour essayer d’avoir des vinifications sans déviances et qui vont jusqu’au bout et sans problème. Autant mettre du souffre et pas tous ces produits œnologiques qui modifient le goût du vin et qui ne sont pas du tout bons à boire.

Le souffre c’est une avancée œnologique majeure qui a 200 ans qui a été utilisée pour la première fois au milieu du 19ième siècle. Et avant ça, les gens buvaient des vins piqués, dégueulasses et c’est pour ça que les rois de France buvaient des vins imbuvables et c’est pour ça qu’ils les coupaient avec de l’eau de mer, des épices, tout ce qu’ils trouvaient.

CL/LM : Ici on s’en tire comment avec le sans souffre?

M : Avec le sans souffre, le premier millésime qui a été fait c’est il y a 30 ans en 1990. Moi je ne fais des vins sans souffre que sur le rouge et pas sur le blanc. Donc c’est la cuvée Première Vendange que vous devez connaître puisqu’il est commercialisé au Québec. Donc le premier millésime c’est 90, donc ce n’est pas moi, c’est mon père qui l’a fait. Il y est arrivé avec une qualité de raisins les meilleurs possible, les plus sains possible avec un bon équilibre richesse et acidité. Et puis vendanges manuelles forcément et ensuite être très rigoureux, très propre à la cave et utiliser des cuves inox (faire des vins sans souffre dans des barriques ce n’est pas conseillé), et il faut bien protéger le vin.

Une fois que les raisins ont passés les portes de la cave tout est saturé de gaz carbonique. Le jus de raisin, le moût n’entrent jamais en contact avec l’oxygène, l’air. Ensuite en pleine fermentation on fait des analyses quotidiennes de chaque cuve pour voir s’il n’y a pas de déviances et le paramètre le plus sensible, le plus critique c’est l’acidité volatile (la piqure acétique).

CL/LM : Quand on goûte au Première Vendange on ne voit pas de différence dans les bouteilles d’une même caisse ni de différences quel que soit l’endroit ou on le déguste. Souvent les vins sans souffre donnent des odeurs plus ou moins agréables. Pourtant on ne retrouve pas ces problèmes chez vous. Qu’en est-il des conditions de transports qui impactent le vin et sur lesquels vous n’avez pas ou peu de contrôle?

M : Je n’ai jamais eu de soucis une fois que le vin a quitté notre maison. Les gros problèmes ne sont pas après que le vin a été fait. Les gros problèmes ils arrivent au niveau de la vinification. Pendant les fermentations pendant que vous avez du raisin en fermentation c’est là que ça peut dévier de façon fulgurante, et ça nous est déjà arrivé, et en une nuit vous pouvez perdre la cuve entière du fait de la montée de l’acidité volatile.

CL/LM : Qu’est-ce qui va créer ces conditions?

M : Alors ce sont plusieurs facteurs, mais le principal c’est que la malolactique se fasse avant la fermentation alcoolique. Une fois que la malo est faite et que la fermentation alcoolique n’est pas commencée les bactéries lactiques qui restent attaquent le sucre qui reste et en attaquant le sucre ça créé de la volatile et puis voila. Si ça se passe il n’y a que le souffre qui arrête tout.

CL/LM : Et un vin nature sans souffre est-ce que c’est réellement sans souffre?

M : Il n’y a pas de législation ou de cadre législatif pour les vins nature. Il n’y a pas de définition. N’importe qui peut en faire supposément. Un vin est nature c’est antinomique. C’est ce qu’il faut dire à vos lecteurs, si vous laissez un verre de vin fermenté naturellement dans un récipient, dans une cuve ou n’importe quoi, ça devient du vinaigre. S’il y a intervention de l’homme ce n’est plus nature. Ou alors, si on parle d’un vin nature, c’est un vinaigre. Celui qui fait des vins nature il le prouve comment? Il va te dire ‘’On utilise des levures naturelles, qu’on produit nous-même’’. Alors c’est pas vrai. Ils en produisent mais c’est infinitésimal. C’est de l’arnaque! En plus c’est assez sectaire, c’est idéologique, et en majorité, pour nous ce qu’on va trouver comme des défauts, pour eux ils verront ça comme des qualités. Alors on ne vit pas sur la même planète. On cause pas le même language. Il n’y a pas d’échanges. Il y a cette mouvance là et elle existe de plus en plus.

CL/LM : Et votre opinion sur la biodynamie?

M : Je ne sais pas. Nous on est plus dans le bio que dans la biodynamie. Mais vous savez c’est assez proche. La biodynamie est en fonction des astres et autres, vous connaissez. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est le but de la viticulture qui est d’obtenir le raisin le plus sain possible. La parole d’Émile Peynaud ça été :’’Donnez-moi le meilleur raisin du monde je ferai le plus grand vin du monde’’. C’est notre travail de tous les jours. Ça commence par les rendements petits à moyens, ensuite il faut un état sanitaire irréprochable, il faut que ce soit aéré, il ne faut pas que les grappes se touchent l’une et l’autre.

CL/LM : Pourquoi planter Franc de Pied?

M : C’est mon père en 1992 qui a planté un hectare de Gamay. Et le premier millésime en 1995 on a vu la différence entre la vigne greffée et celle non-greffée. Et gustativement tout était en faveur des vignes non-greffées. Ça été une véritable révolution. Il y a toujours le risque du Phylloxéra mais pas ici car on a un sol sable avec argile. Alors on vit dans le risque avec le sans-souffre et avec les vignes Franc de Pied.

Suite à notre expérience avec le Franc de Pied, il y a des vignerons de la Loire qui se sont essayés. Mais ils ont malheureusement eu du Phylloxéra.

J’ai 5 parcelles non greffées pour les Franc de Pied dont Sauvignon, Gamay, Malbec, Chenin et Romorantin. Tout ça c’est vinifié à part et c’est qu’une parcelle. Premières Vendanges c’est un assemblage de plusieurs parcelles. J’ai 5 hectares et demi en Franc de Pied sur 62 hectares, presque 10%. Nous n’avons pas l’intention d’élargir le Franc de Pied. Vous savez si un jour il y a le Phylloxera…On ne veux pas prendre ce risque additionel.

À Chambord tous les Romorantin sont Franc de Pied (4 hectares provenant des boutures de la vieille vigne), un hectare en Sauvignon et un hectare en Hors Bois (Arbois) ce qui fait 6 hectares sur un total de 14. La proportion est plus élevée la que chez nous. Les vignes n’existaient plus à Chambord et c’est l’État qui nous a demandé conseil sur les solutions à entreprendre. En fait je suis consultant dans ce projet.

CL/LM : Utilisez-vous la grappe entière?

M : Moi j’utilise toujours la grappe entière. Depuis tout le temps.

CL/LM : Quels sont les implications de cette utilisation de la rafle entière?

M : Tout dépend du temps de macération, de la cuvaison. Si vous le faites sur une période 3 semaines vous pouvez avoir des problèmes de goût de rafle. Moi c’est 8 jours de macération. On décuve au bout de huit jours et je presse en grappe entière. C’est 62 hectares ramassés à la main (à un passage) dans les petites caisses de 15 kg et ça dure un mois. Si on a besoin de trier ce sera sur pied. Surtout pas de table de tri parce que le fait de vinifier en grappes entières il faut que la grappe arrive la plus intacte possible. Moins elle est manipulée moins il y a de raisins écrasés, le mieux ce sera. Car le but de la macération carbonique intra-cellulaires c’est que le jus fermente à l’intérieur de chaque baie de raisin.

Donc c’est ramassé dans des petites caisses et chacune de ces petites caisses sont vidées directement dans les cuves inox sous gaz carbonique. Et la macération est pour huit jours. La seule chose c’est que je règle la température à 30 degrés dès l’encuvage. Il n’y a pas de levures et il n’y a pas de souffre et il n’y a rien d’autre. Et là, la fermentation alcoolique elle explose. Plus besoin de faire autre chose. Et il n’y a pas de remontage. Je n’y touche pas. Donc cuve inox fermée et aucun vieillissement sous-bois.

CL/LM : Et vos rendements?

M : On est entre 40 et 45 hl/ha un peu moins en blanc qu’en rouge.

CL/LM : Parlez-nous des cépages oubliés.

M : J’en ai qu’un. Le Gamay de Bouze. On pourrait ajouter le Romorantin mais il n’est pas oublié celui-là. Nous étions parmi les seuls à en produire. C’est un cépage à jus rouge de Bouze-les-Beaune qui est un village au-dessus de Beaune et qui a été observé pour la première fois au milieu du XIX siècle et il a été planté dans ma région ainsi qu’en Beaujolais et bien sûr un peu en Bourgogne. On en voyait au milieu de la Côte de Nuit avec le Pinot Noir et il y a 25 à 30 ans en arrière il avait droit à l’appellation AOC Touraine. Puis il a été déclassé de l’appellation par l’INAO et est maintenant classé en IGP. Les gens l’ont arraché pour replanter en Gamay Noir à jus blanc classique. Et c’est comme ça qu’il a complètement disparu. Et nous on en a toujours fait avec un bon hectare de vigne et toujours fait une cuvée à part.

CLLM : Quelles sont les raisons qui vous motivent à ramener un tel cépage?

M : Déjà c’était un cépage traditionnel de Touraine, mon père en avait planté au début de sa vie. Donc au départ il avait droit à l’appellation et on mélangeait avec le Gamay Noir à jus blanc. Et une fois sorti de l’appellation il en a fait une cuvée à part. Ça donne un goût vraiment différent du Gamay et il n’est qu’en mono-cépage. Il ne faut ressortir un cépage sur le seul fait qu’il a été oublié. Il faut qu’il soit de qualité. C’est déjà fastidieux et très long. Il faut attendre de 20 à 25 ans pour savoir si ça donnera quelque chose d’intéressant.

CL/LM : Quel est l’âge des vignes?

M : Les premières ont 60 ans. En fait ça va de 60 à 40 ans. Après il y a de jeunes vignes qu’on a replantées.

CL/LM : Il y a toujours eu de la vigne ici?

M : Alors moi je suis la 3ième génération car c’est mon grand-père qui en 1921 a débuté le tout. Il a fait la guerre 14-18 et il s’est marié avec ma grand-mère et c’est un terrain de ma grand-mère paternelle.

CL/LM : Et les changements climatiques ça vous affecte comment?

M : Dans la Loire nous sommes quand même la partie la plus septentrionale de la France. Ça a plus de bon que de mauvais pour nous. Depuis le début des années 2000 c’est plus facile. Déjà on vendange plus tôt et c’est mûr. Il y a eu des années ou on ramassait à peine mûr. Les vins s’en trouvent grandement améliorés.

En 2018, ça été très pluvieux puis le restant de l’été ça été plein soleil. Puis on a eu des problèmes de sécheresse sur certaines parcelles et de jeunes vignes. Vers la fin août la maturité a été bloquée tellement il faisait chaud et la vigne avait soif. Puis ça c’est débloqué et on des maturités dingues et un bel équilibre. Et depuis 2014 c’est la qualité incroyable dans la Loire. La dernière année difficile ça été 2013.

Coup de cœur! Château Franc-Baudron 2016.

Bouteille de Château Franc-Baudron, France, Bordeaux, Montagne-St-Émilion, vin rouge bio, 2016
Château Franc-Baudron, France, Bordeaux, Montagne-St-Émilion, vin rouge bio, 2016

Château Franc-Baudron, France, Bordeaux, Montagne-St-Émilion, vin rouge bio, 2016, 26,85$, cépages : Merlot 80 %, Cabernet franc 20 %, sucre : 2.1 g/l, alc. : 14.5%, code SAQ : 14422280.

Ce Château Franc-Baudron provient de l’appellation Montagne Saint-Émilion. Cette dernière est une division de l’appellation Saint-Emilion et fait partie de la région du Libournais. Elle est située dans le prolongement des vignobles de Saint-Emilion au nord, sur la rive droite de la Barbanne.

C’est dans un terroir argilo-calcaire que sont issus les raisins qui donnent en finale un vin puissant, ample et généreux.

Ces raisins sont vinifiés en cuves inox sous thermo-régulation avec une macération longue (3 à 4 semaines). Suit l’élevage en barriques (fûts en chêne français et en chêne américain, fûts neufs et jusqu’à 6 vins) pour une période de 12 mois.

Carte viticole Montagne Saint-Émilion
Carte viticole Montagne Saint-Émilion

Notes de dégustation

J’ai beaucoup apprécié ce vin qui se révèle sur des notes dominantes de fruits noirs bien mûrs, de cassis, de fruits rouges très mûrs et de notes de torréfaction très bien intégrées.

En bouche c’est le volume et l’amplitude qui étonnent ainsi que la concentration des flaveurs de mûres, de prunes et d’épices douces. De belles notes de torréfaction y ajoutent ce qu’il faut d’élégance. Supportés par des tannins charpentés et charnus il démontre une structure qui tiendra la route encore quelques années bien que ce soit déjà un 2016.

Vous ferez de beaux accords avec une entrecôte à la bordelaise, un rôti de boeuf braisé, un magret de canard au miel et pêches rôties ainsi que des viandes de gibier.

Agence Global – échantillon

Château Franc-Baudron

Château Franc Baudron - vignerons, chai et vignobles
Château Franc Baudron – vignerons, chai et vignobles

C’est en 1923 Albert-Georges Guimberteau  (1894-1960) achète une propriété à Baudron (Château Franc Baudron) composée de 4ha de vignes, d’un bœuf et d’un cheval pour effectuer les travaux agricoles. Tout au long des années, la famille agrandira le domaine (35 ha) et adoptera en 2010 l’agriculture biologique.

Pas de désherbants, ni de produits chimiques de synthèse, utilisation de tisane et purins en complément des traitements bios, sol labouré un rang sur deux, plusieurs fois par an pour décompactage et aération des sols. Enrichissement effectué par apport de fumier.

La philosophie de la famille est d’élaborer des vins authentiques et vivants à partir de sols composés de plateaux calcaires et coteaux argilo-calcaires.

Le Beaujolais? Un monde insoupçonné à découvrir!!

Le Beaujolais, un monde insoupçonné! Je vous rapporte une photo qui vaut milles mots!! Un Moulin-à-Vent 1983 que nous a offert Philippe Bardet de la maison Jean Loron! Je suis sûr que vous ne vous doutiez aucunement qu’un vin du Beaujolais pouvait vieillir ainsi en beauté! Et croyez-moi nous étions loin du Beaujolais Nouveau!!!

Philippe Bardet: Maison Jean Loron. Moulin-à-Vent 1983!!
Philippe Bardet: Maison Jean Loron. Moulin-à-Vent 1983!!

Alors je reviens d’un voyage assez incroyable dans le Beaujolais ou moi et mon ami Luc avons rencontré pendant 6 jours nombre de vignerons totalement engagés dans le renouveau de cette région. ‘’Renouveau’’ vous dites? Eh bien oui c’est un effort incroyable de revalorisation des terroirs de la région qui est soutenu par l’ensemble de la filière. Et croyez-moi tous les gens que nous avons rencontrés véhiculent tous le même message. Ils sont tous portés par le même mantra.

Des rencontres incroyables!
Des rencontres incroyables!
Des rencontres incroyables
Des rencontres incroyables

Le renouveau du Beaujolais

Mais pourquoi donc cette quête de renouveau? Alors, voyons voir. Si je vous dis ‘’vin du Beaujolais’’ vous pensez à quoi? Comme la grande majorité des gens vous me parlerez de Beaujolais Nouveau. Et avec raison! Phénomène marketing des années 80 et 90 (qui avait vu le jour avant avec les vins primeur) et propulsé sur la planète entière par la maison Georges Duboeuf, ce vin était et est toujours disponible le 3e jeudi de novembre de chaque année. Vous dire qu’on en a vendu est un euphémisme. Ce vin a déjà représenté jusqu’à 50% de la production des vins de cette région. On vendait alors près de 1.5 million d’hectolitres de vin.

Affiche Beaujolais Nouveau
Affiche Beaujolais Nouveau

Au fil du temps les habitudes et les perceptions des consommateurs ont changées. Ce Beaujolais Nouveau avec son image festive en est venu à être perçu comme un vin de qualité inférieure, un vin ‘’gadget’’. De plus, ce vin Nouveau n’avait pas d’effet d’entrain sur le terroir varié de la région. Il n’avait pas ‘’d’ancrage territorial’’ car le consommateur ne savait pas trop d’où venait ce vin. La marque était forte mais pas ses valeurs.

Et cette perception forte a donc altéré négativement l’ensemble des vins de la région. Car cette région produit bien plus que du Beaujolais Nouveau. Elle possède une mosaïque de sols parmi les plus complexes de France qui produisent des vins époustouflants. Essayez donc alors de vendre un Morgon Côte de Py, un vin de qualité supérieure qui provient d’un des 10 Crus du Beaujolais et qui se vend entre 25$ à 35$ !

Les ventes ont périclité. En 1990 on vendait environ 600,000 he (hectolitres) de Beaujolais Nouveau et approx 1,200,000 he de vins au total. En 2021 on a produit 161,000 he de Beaujolais Nouveau et un total de 630,000 he. Quant à la surface plantée elle est passée en 2004 de 23,400 ha (hectares) à 14,200 ha en 2021. Les vignerons semblaient ne plus pouvoir suffisamment capitaliser sur la rente de qualité territorialisée des AOC du Beaujolais avec des conséquences néfastes : arrachage de vignes, adoption d’autres cultures etc. On a aussi développé entre autres des vins d’appellations telles Côtes Bourguignonnes et Crémant de Bourgogne.

Plusieurs fois lors de nos marches dans les vignobles nous avons vu ces parcelles délaissées au fil du temps. ‘’Il n’y a pas 20 ans on faisait pousser du gamay ici’’ qu’on nous a souvent dit.

Depuis une dizaine d’années la filière Beaujolais s’est retroussé les manches avec un objectif entre autres de revaloriser l’image de la région et de ses vins. Il n’y a pas que le Beaujolais Nouveau!  On veut faire connaître les autres appellations pour leurs qualités intrinsèques et la qualité spécifique de chaque terroir.

Les vignerons se regroupent

Rencontres avec le groupe Terres de Brouilly (gauche) et le collectif Les Pierres Dorées.
Rencontres avec le groupe Terres de Brouilly (gauche) et le collectif Les Pierres Dorées.

Des collectifs de vignerons comme ‘’Pierres Dorées’’ dans le sud du beaujolais travaillent avec acharnement et passion à faire reconnaître la spécificité de leur terroir et visent non moins que la reconnaissance d’appellations supérieures qui puissent témoigner de la qualité de leurs vins. Plusieurs identifient déjà leurs vins avec la mention Pierres Dorées.

Terres Dorées: carte viticole, vignobles et village Pierres Dorées
Terres Dorées: carte viticole, vignobles et village Pierres Dorées

D’autres comme Terres des Brouilly qui représente les appellations Brouilly et Côtes de Brouilly recherchent eux aussi l’obtention de telle reconnaissance (lieux-dits) et possiblement des premiers crus. Un potentiel de 36 lieux-dits ont été identifiés suite à des analyses de sols effectués dans les 10 dernières années. Afin de bien véhiculer cette approche plusieurs vignerons élaborent des vins sous un label collectif ‘’484, un vin, ses vignerons’’.

Terres de Brouilly: cartes viticoles
Terres de Brouilly: cartes viticoles

Et Dieu sait que la palette aromatique des vins du Beaujolais est large. Durant notre voyage nous avons dégusté environ une centaine qui couvraient la majorité des diverses appellations. Par exemple, certains provenant du Cru de Morgon, du lieu-dit Côte de Py étaient généreux, puissants avec des tannins corsés alors que d’autres de Brouilly étaient bien fruités avec des tannins gouleyants. Les vins du Beaujolais représentent une vraie myriade d’arômes et de saveurs. Nous avons même dégusté un Moulin-à-Vent 1983 véritable témoin de la capacité de ses vins a vieillir en beauté!

Mais qu’est-ce que donc que le Beaujolais?

Le vignoble forme se délimite sur 15 à 20 kilomètres de large et 55 kilomètres de long sur la rive droite de la Saône entre Mâcon et Lyon. Il est vraiment facile de visiter les diverses appellations en voiture et s’arrêter ici et là comme nous l’avons fait pour visiter quelques châteaux.

Les appellations

Appellations du Beaujolais
Appellations du Beaujolais

On y retrouve plus de 2,000 domaines, 9 caves coopératives et 200 négociants, dont des domaines ayant une activité de négoce et ce dans les 12 AOC du Beaujolais qui sont étalés sur 96 communes.

Ces Appellations d’Origine Contrôlée régionales (Beaujolais, Beaujolais Villages) sont plutôt situées dans la partie sud du vignoble, les Appellations d’Origine Contrôlée communales (les 10 crus du Beaujolais) sont implantées au nord.

Ces crus sont Brouilly (qui donne en général des vins fruités, ronds et souples), Côte de Brouilly (expressifs, délicats, fougeux), Régnié (frais, éclatants, structurés), Morgon (charnus, denses, puissants), Chiroubles (frais, gourmands, expressifs), Fleurie (fruités, lumineux, fins), Moulin-à-Vent (élégants, complexes, puissants), Chénas (généreux, charpentés, soyeux), Juliénas (expressifs, frais, charnus), Saint-Amour (fruités, tendres, harmonieux).

Les terroirs

Ce qui est étonnant c’est la diversité des terroirs et des sols. Afin de bien les identifier une étude majeure des sols a été effectuée sur une période de 10 ans par l’agence Sigales qui a identifié environ 300 différents terroirs!

Pour vous en donner une idée, dans l’appellation Beaujolais on retrouve des sols granitiques, de pierres bleues, de calcaire et de pierres dorées. Dans l’appellation Beaujolais Villages on trouve des pentes plus abruptes et des sols de pierres bleues. Quant aux 10 crus du Beaujolais ils sont composés à 50% de sols granitiques. À Brouilly les sols sont composés de granite, de pierre bleue et de roche volcanique, Côte de Brouilly on retrouve surtout de la  pierre bleue et des sols pentus, à Régnié c’est du granite, à Morgon des sols de granite et de pierre bleue, à Chiroubles c’est du granit à 100% avec de fortes pentes, à Fleurie des sols de granite, Moulin-à-Vent du granit, des marnes et calcaire, à Chénas du granit et calcaire, à Juliénas de la pierre bleue et Saint-Amour des sols de granite, de grès, de pierre bleue et d’argile.

D’ailleurs plusieurs vignerons identifient leurs vins selon la composition des sols soit surtout Pierres Dorées et Pierres Bleues.

Les sols du Beaujolais
Les sols du Beaujolais

Les cépages et la vinification

‘’Le Beaujolais c’est le Gamay!’’ Cette phrase on l’a entendue tout au long de notre voyage. En fait deux cépages sont autorisés soient le Gamay et le Chardonnay.

On utilise encore beaucoup la taille en gobelet mais cette dernière semble perdre de sa popularité face à la taille guyot, cordon ou charmet. Le gobelet est plus difficile à vendanger car il est au ras du sol et demande de constamment se pencher. De plus, il ne permet pas le travail mécanique de désherbage ou de labour. On voit donc de plus en plus de cordon et de taille guyot qui sont palissées et plus facile à travailler.

Vignoble en gobelet: vignoble Emmanuel Fellot
Vignoble en gobelet: vignoble Emmanuel Fellot

Les vendanges sont majoritairement manuelles dans le Beaujolais. Cette réalité impacte la situation financière des vignerons avec des coûts élevés. Ceci entraîne par le fait même un travail de justification pour des prix plus élevés. Ce qu’on pourrait appeler un mouvement de revalorisation des vins produits.

Macération semi-carbonique

Quant à la vinification, elle est très particulière et emblématique de la région. Elle consiste en une macération semi carbonique. Les grappes entières une fois vendangées sont encuvées entières. Dans le fond de la cuve le poids des raisins libère le jus et une fermentation se déclenche. Cette fermentation dégage du gaz carbonique qui entraîne une fermentation intracellulaire dans les baies qui se trouvent dans le haut de la cuve. En fin de macération les raisins fermentés sont pressés. Une fois réunis (jus de tire et jus de presse) achèvent leur fermentation.

Cependant, nous avons rencontrés plusieurs vignerons qui utilisent non seulement des variantes à la macération semi carbonique mais qui aussi vinifient à la bourguignonne avec égrappage partiel ou complet. Disons que ça influe sur le profil aromatique des vins.

Vins bio, biodynamie, nature

Bien que nous ayons rencontrés des vignerons tels Marcel Lapierre et Jean Foillard qui élaborent des vins bio et nature depuis les années 80, ce mouvement vers le bio semble quelque peu freiné par les conditions de vitiviniculture. La taille gobelet semble demander plus d’utilisation de désherbants systémiques et les vignobles en pente rendent ce travail mécanique difficile. De plus plusieurs vignobles se retrouvent à plus de 600 m d’altitude et sont pentus ce qui rend impossible le travail mécanique et la conversion bio.

Cependant on sent une vague de fond vers le nature et le bio de la part de la nouvelle génération. On reconnaissait environ 500 établissements en HVE sur les 2,000 répertoriés. En Terra Vitis, 80 vignobles en faisaient partie, 250 étaient en bio et une dizaine étaient en biodynamie.

Les vins

Bouteilles de Vins du Beaujolais
Vins du Beaujolais

J’écris depuis quelques années sur les vins du Beaujolais et je dis toujours que les vins de cette région représentent ce que les consommateurs recherchent : du fruit, de la fraîcheur et des niveaux d’alcool modérés. Mon voyage a confirmé cette perception. Mais il m’a aussi démontré que cette vision des choses était simpliste car les vins du Beaujolais expriment une variété incroyable de terroirs avec des vins allant d’un fruité gouleyant au vin de caractère, fruité, puissant, dense, structuré et généreux et ce à partir du même cépage Gamay.

Peu de vins des producteurs que j’ai visités sont présentement disponibles à la SAQ. La situation est sensiblement la même pour l’ensemble de la filière du Beaujolais. Ceci est possiblement du à des problèmes d’expédition vers le Québec avec tous les événements qui surviennent depuis assez longtemps. Ne vous en faites pas car ils seront au Québec dans un avenir rapproché.

Les deux premiers producteurs de cette liste font figure de proue quant au mouvement des vins nature dans le Beaujolais. Sous l’impulsion de Jules Chauvet négociant et chimiste les vignerons Jean Foillard, Marcel Lapierre, Guy Breton et Jean-Paul Thévenet débutent dans les années 80 un mouvement vers des vins plus écologiques, plus nature, plus proche d’une approche d’antan qui n’utilisait pas de produits chimiques. 

Domaine Marcel Lapierre, France, Beaujolais, Morgon, vin rouge nature, 2020, 39,75$, cépage : Gamay 100%, sucre : 1.9 g/l, alc. : 12.5%, code SAQ : 11305344.

Bouteille de Domaine Marcel Lapierre, France, Beaujolais, Morgon, vin rouge nature, 2020
Domaine Marcel Lapierre, France, Beaujolais, Morgon, vin rouge nature, 2020

Malheureusement ce vin n’est pas disponible pour le moment. Quelques magasins ont le format 1.5 l.

La création du domaine date de 1909. Il s’étend aujourd’hui sur 18 hectares plantés de gamay noir à jus blanc, en appellation Morgon principalement et en Beaujolais sur quelques parcelles. 

Vignes cultivées en agriculture biologique sans désherbant ni engrais chimique. Vendange manuelle, soigneusement triée, quelque fois en deux passages. Macération semi-carbonique beaujolaise traditionnelle, sans S02 ni levurage, de 10 à 20 jours.

Notes de dégustation

Dans ce vin les arômes et saveurs sont éclatants de pureté. Doté d’une belle élégance et d’une profondeur icônique il se révèle au nez sur des notes de cerises, de violettes, de framboises ainsi qu’une touche réglissée et d’épices douces.

En bouche les tannins sont veloutés et équilibrés et l’acidité bien présente. Les arômes perçus au nez se prolongent en une amplitude jouissive et flamboyante. D’une belle précision, ample et juteux ce vin ce vin trône au firmament du Beaujolais.

Agence Sélection Rezin

Jean Foillard, France, Beaujolais, Morgon, Cuvée Corcelette, vin rouge nature, 2019, 47,75$, cépage : Gamay 100%, sucre : 1.2 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ : 12201643.

Bouteille de Jean Foillard, France, Beaujolais, Morgon, Cuvée Corcelette, vin rouge nature, 2019
Jean Foillard, France, Beaujolais, Morgon, Cuvée Corcelette, vin rouge nature, 2019

Malheureusement ce vin n’est pas disponible pour le moment.

Macération carbonique à basse température sur des vendanges entières durant 3 à 4 semaines, sans ajout de SO2.

Notes de dégustation

Un vin d’une profondeur, d’une densité et d’une complexité irréprochables. Il se distingue au nez sur une concentration des arômes avec de belles notes florales, de cerises, de griottes bien mûres ainsi qu’une trame de framboises.

En bouche on retrouve une tension ainsi que des flaveurs de fruits d’une profondeur exquise. La structure est assurée par des tannins souples, amples et équilibrés ainsi que par une acidité surprenante et une sensation de minéralité. Quelle superbe amplitude aromatique qui se prolonge en une longueur plus qu’appréciable. Un véritable coup de cœur!

Agence Sélection Rezin

Chardonnay, Bourgogne blanc (Beaujolais), Domaine Emmanuel Fellot, vin blanc nature, 2018, 22,10$, sucre : 2.0 g/l, alc. : 13%, code SAQ : 14703946.

Bouteille de Chardonnay, Bourgogne blanc (Beaujolais), Domaine Emmanuel Fellot, vin blanc nature, 2018
Chardonnay, Bourgogne blanc (Beaujolais), Domaine Emmanuel Fellot, vin blanc nature, 2018

Malheureusement ce vin n’est pas disponible pour le moment.

Bien qu’on retrouve l’appellation Bourgogne sur la bouteille il s’agit en fait d’un Beaujolais blanc que je considère comme un vin blanc de connaisseur. Ces vins sont rares (environ 5% de l’appellation – LRVF) et vous avez l’occasion de profiter de ces vins de dégustation.

Les terres de prédilection pour le Chardonnay se situent à l’extrême nord du vignoble et au sud-ouest de Villefranche-sur-Saône. Les sols sont argilo-calcaire situés à mi-coteau face au Mont Blanc et on traite les vignes selon les principes la lutte raisonnée/agro-écologie en conversion vers le bio. Quant à la vinification on utilise des levures indigènes (Vs des levures commerciales sélectionnées) et aucune chaptalisation (ajout de sucre pour stimuler la fermentation). Une fois pressés, les jus sont mis en fûts de 228 litres après 24h.

La fermentation alcoolique à basse température se fait lentement durant 25 jours avec des levures naturelles et est suivie par la fermentation malolactique. On élève en cuves de 3 à 6 mois puis sur lies fines pendant 6 mois. On soutire au bout d’un juste avant les vendanges et on procède à la mise en bouteille.

Notes de dégustation

Oh que j’aime ce vin!!! Il se révèle sur des arômes frais, purs et croquants de poires, d’agrumes, de notes florales ainsi qu’un léger soupçon de belles notes beurrées.

La bouche est étonnante d’énergie avec des flaveurs de fruits éclatantes supportées par une acidité bien fraîche. Tout en finesse avec une certaine élégance l’ensemble se prolonge en une longueur savoureuse.

Soyez à l’affut de la distribution dans les succursales pour acheter quelques flacons!!

Vous ferez de beaux accords avec des volailles, poissons à la crème, salade de chèvre chaud, gratins aux fruits de mer.

Agence Les InvinQ

Jean Loron, France, Beaujolais Village, Rift 69, vin sans sulfites ajoutés, 2020, 18,45$, cépage : Gamay 100%, sucre : 1.9 g/l, alc. : 13%, code SAQ : 13915162.

Bouteille de Jean Loron, France, Beaujolais Village, Rift 69, vin sans sulfites ajoutés, 2020
Jean Loron, France, Beaujolais Village, Rift 69, vin sans sulfites ajoutés, 2020

Rift, est la rencontre entre l’expérience du sans soufre menée depuis 10 ans par la Maison Jean Loron et un terroir dont la faille géologique appelée « RIFT » a sculpté Il y a plusieurs millions d’années les superbes collines et qui a formé l’appellation Beaujolais-Villages. Le Gamay Noir s’exprime superbement sur ces terroirs pentus et complexes formés de roches granitiques, magmatiques et métamorphiques si particulières.

Les raisins récoltés manuellement sont partiellement égrappés et fermentent en cuves inox pendant 15 jours pour une extraction optimale qui apportera une vraie consistance au vin. L’élevage de 9 mois sur lies à l’abri de l’oxygène nourrit, complexifie et stabilise le vin en lui apportant ce côté épicé et minéral.

Notes de dégustation

Ce vin se révèle sur des effluves éclatants d’épices douces, de bleuets et de mûres avec en filigrane de belles notes florales. Cette pureté du fruit se prolonge en bouche avec quelques notes herbacées ainsi qu’une minéralité qui lui apporte de la droiture. Les tannins sont gouleyants, la texture un peu ferme et l’ensemble est des plus rafraîchissant. Du ‘’vrai’’ Beaujolais!

Vous ferez de beaux accords avec des charcuteries, du boudin noir, du veau et des saucisses grillées.

Agence Céleste

Stéphane Aviron, Beaujolais, Côte de Brouilly, Vieilles Vignes, 2019, 22,15$, cépage : Gamay 100%, sucre : 2.7 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ : 14015094.

Bouteille de Stéphane Aviron, Beaujolais, Côte de Brouilly, Vieilles Vignes, 2019
Stéphane Aviron, Beaujolais, Côte de Brouilly, Vieilles Vignes, 2019

Malheureusement ce vin n’est pas disponible pour le moment.

Ce superbe Beaujolais Côte de Brouilly de Stéphane Aviron provient de sols composés de granite, de schiste et de pierre bleue à 300 mètres d’altitude, exposé sud-est. Les rendements sont de 52 hls/hectare et l’âge moyen des vignes est de 55 ans.

Les vendanges sont manuelles et durent pendant 10 jours. On procède ensuite à une vinification traditionnelle beaujolaise, semi-carbonique. Élevage 10 mois en foudre de chêne.

Notes de dégustation

Décidemment ce vin confirme mon appréciation pour les vins du Beaujolais. Il se révèle sur des arômes éclatants de cerises, de fraises, de canneberges ainsi que de belles notes florales.

En bouche ce qui étonne c’est cette acidité presque vive qui se conjugue à des flaveurs de cerises sûrettes, de noyaux de cerises, de fraises ainsi qu’une légère amertume et quelques notes d’épices. C’est tout en fraîcheur, salivant, croquant, tout en équilibre le tout supporté par des tannins de gouleyants à équilibrés et tissés serré.

Belle intensité aromatique d’une persistance agréable. Quel plaisir à boire!

Vous ferez de beaux accords avec des charcuteries, terrines, saucisses, foie de veau et jambon.

Agence Fréchette Vins d’exception – échantillon

Terres Dorées, Beaujolais, Morgon, Jean-Paul Brun, 2020, 25,95$, cépage : Gamay 100%, sucre : 2.5 g/l, alc. : 12%, code SAQ : 11589746.

Bouteilles de Terres Dorées, Beaujolais, Morgon, Jean-Paul Brun, 2020
Terres Dorées, Beaujolais, Morgon, Jean-Paul Brun, 2020

Voici ce que Jean-Paul Brun dit de la vinification de ses vins : ‘’Je trie, j’égrappe et je fais des cuvaisons très longues d’environ 4 semaines à l’instar de l’ensemble de la filière Beaujolaise qui vinifie en macération carbonique. Ceci permet à toute l’information du terroir se rendre au vin.’’ Il ne chaptalise pas, n’utilise que des quantités très faibles de sulfites et ne filtre que très peu.

Les pratiques viticoles et vinicoles qu’il met de l’avant sont dans un respect de l’environnement et il intègre plusieurs des pratiques bio. Les sols sont par exemple labourés à la charrue, et le cuivre ainsi que le soufre sont préférés aux produits phytosanitaires pour préserver les vignes. Les vendanges sont manuelles et ne se font qu’à pleine maturité. Dans la cave, le raisin fermente avec ses propres levures, issues du terroir. Il pratique une intervention minimaliste dans la vigne.

Notes de dégustation

Ce Morgon Terres Dorées est d’un caractère un peu plus sérieux. Il exulte au nez des effluves de fruits rouges, de pomme grenade, d’épices douces, d’herbes aromatiques, de sous-bois ainsi qu’un soupçon de mûres.

En bouche c’est un vin qui démontre une certaine puissance avec des tannins équilibrés, tissés serré et supporté par une acidité bien fraîche.

Des flaveurs de fruits rouges, d’herbes aromatiques, de mûres, de fruits aigrelets (pomme grenade, canneberges) et de de sous-bois créent une belle amplitude aromatique sur une finale fruitée et légèrement acidulée.

Vous ferez de beaux accords avec des saucissons et andouillettes, du gibier ou des viandes en sauce.

Agence Importations BMT

Très beau Cahors que ce Clos de Gamot 2019!

Bouteille de Clos de Gamot, France, Sud-Ouest, Cahors, 2019
Clos de Gamot, France, Sud-Ouest, Cahors, 2019

Clos de Gamot, France, Sud-Ouest, Cahors, 2019, 26,05$, cépage : Malbec 100%, sucre : 1.9 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ : 913418.

Le Clos de Gamot est un vignoble de 25 ha. Une partie des vignes, encore en production, a plus de 120 ans d’âge. Plantés tout juste après le phylloxéra en 1885, ces ceps centenaires ont des rendements très faibles de 10 à 15 hl/ha. L’autre partie du vignoble dont l’âge varie de 40 à 70 ans a également des rendements très limités d’environ 40 hl/ha.

Les sols qui composent le terroir sont argilo-calcaire, avec galets, silex et bandes d’argile rouge.

Carte viticole et sols de Cahors et du Sud-Ouest
Carte viticole et sols de Cahors et du Sud-Ouest

Les vignes sont travaillées par labour du sol et les vendanges sont effectuées à la main pour les vieilles vignes. On y retrouve un seul cépage soit l’Auxerrois, aussi appelé Malbec.

Les parcelles sont vinifiées séparément en cuves de faible volume afin de conserver au maximum les spécificités de chaque terroir et les cuvaisons sont de l’ordre de 21 jours. Pour les méthodes d’extraction, on privilégie un travail de remontage en douceur afin d’obtenir une structure harmonieuse. Enfin un élevage en foudre et en demi-muids est donc réalisé pendant 18 à 24 mois suivant les millésimes.

Notes de dégustation

Équilibre est le mot qui vient en tête pour décrire ce très beau vin de Cahors. Il se révèle au nez sur des notes de mûres fraîches, de violettes, d’herbes séchées ainsi qu’un soupçon de prunes.

En bouche la texture est veloutée, l’acidité fraîche et les tannins équilibrés, ronds et tissés serré. De belles flaveurs de fruits noirs d’une belle densité se conjuguent à des notes de réglisse, ainsi qu’un soupçon d’épices douces et de notes boisées bien discrètes. C’est juteux, d’une puissance bien retenue pour un vin de Cahors et d’une belle amplitude avec une finale goûteuse sur des notes de fruits noirs.

Vous ferez de beaux accords avec un cassoulet, un magret de canard ou un rôti de bœuf. Temps de garde estimé de 5 à 8 ans.

Agence Noble – échantillon

Famille Jouffreau

Famille Jouffreau: famille Jouffeau-Hermann, chai, vignobles
Famille Jouffreau: famille Jouffeau-Hermann, chai, vignobles

La famille Jouffreau vignerons de père en fils élaborent des vins depuis 1610 sur un magnifique terroir de galets et de silex. Leurs vins sont issus en partie de ceps centenaires sculptés par le temps qui continuent à produire chaque année.  

La signature Jouffreau se transmet donc de générations en générations : cette capacité à élever des vins authentiques issus d’un terroir d’exception. On y préfère des méthodes respectueuses du vin et on évite toutes méthodes de sur extraction ou de concentration à l’extrême. C’est pour cette raison qu’on a décidé de travailler, et cela depuis des dizaines d’années, avec des foudres en bois et non pas des barriques de bois neuf afin de ne pas modifier le potentiel des raisins. Un élevage en foudre et en demi-muids est donc réalisé pendant 18 à 24 mois suivant les millésimes.

Un Amarone qu’il vous faut essayer! Tenuta Sant’Antonio 2016.

Sant’Antonio, Amarone della Valpolicella DOCG, Selezione Antonio Castagnedi 2016
Sant’Antonio, Amarone della Valpolicella DOCG, Selezione Antonio Castagnedi 2016

Sant’Antonio, Amarone della Valpolicella DOCG, Selezione Antonio Castagnedi 2016, 41,75$, cépages : Corvina 70 %, Rondinella 20 %, Croatina 5 %, Oseleta 5 %, sucre : 12 g/l, alc. : 15%, code SAQ : 10704984.

Les raisins proviennent d’un vignoble à flanc de colline avec des sols calcaires sablonneux et des roches calcaires blanches à une altitude venteuse de 300 mètres. Durant la vendange, on ne sélectionne que les grappes saines et intactes via un double tri. Le passerillage (séchage du raisin selon la méthode appassimento) dure pendant 3 mois. Durant cette période l’eau contenu dans le raisin s’évapore. A la fin du processus, les raisins ont perdu de 30% à 40% de leur masse tout en augmentant leur concentration en sucre et en intensité aromatique.

Méthode appassimento
Méthode appassimento

La fermentation a lieu en cuve d’acier à température contrôlée. Le pressurage est effectué par pneumatique, doux. La fermentation à température contrôlée avec des levures sélectionnées dure pendant 25 jours environ en cuves d’acier. La conversion malolactique naturelle se fait en en tonneaux de 500 litres. On procède au bâtonnage une fois par semaine pendant la première année.

Notes de dégustation

Cet Amarone Tenuta Sant’Antonio est doté d’une belle concentration des arômes et des saveurs sans être excessif ni trop puissant tout en démontrant beaucoup de fraîcheur et un superbe équilibre entre l’alcool, le sucre résiduel et l’acidité.

Il se révèle au nez sur des arômes de prunes, de cerises noires, de mûres, d’épices douces et de fruits rouges bien mûrs légèrement confiturés.

En bouche la texture bien veloutée et les tannins équilibrés, ronds et suaves se conjuguent aux flaveurs d’une belle concentration de fruits noirs, d’épices douces, de chocolat noir, de raisins secs et vde réglisse noire.

Ce vin culmine en une amplitude et une fraîcheur exemplaire qui se prolongent de façon jouissive. Allez et profitez de ce vin iconique qu’est l’Amarone.

Vous ferez de beaux accords avec des pâtes aux truffes, des viandes rouges grillées ainsi qu’un fromage bleu, un Stilton ou Parmigiano Reggiano.

Agence Montalvin – échantillon

Tenuta Sant’Antonio

Tenuta Sant'Antonio: 4 frères Castagnedi, chai et vignobles.
Tenuta Sant’Antonio: 4 frères Castagnedi, chai et vignobles.

Quatre frères de la famille Castagnedi et un rêve qui a pris naissance dans les vignes de leur père au cœur de la Valpolicella  dont le nom vient du latin : Vallis-Polis-Cellae ou « la vallée avec de nombreuses caves ».

Armando, Tiziano, Paolo et Massimo Castagnedi: quatre frères et une seule passion qui a pris naissance dans les vignobles de leur père à San Zeno di Colognola ai Colli, à Valpolicella où sont fabriqués les plus célèbres vins de Véronèse: Amarone, Valpolicella et Soave.

En 1989, ils ont pris la décision audacieuse d’acheter une propriété de 30 hectares non loin des vignes appartenant à leur père dans le Monti Garbi, jetant les bases de ce qui est devenu un domaine agricole connu dans le monde entier, le producteur d’excellents vins, avec plus de cent vingt hectares cultivés et une installation de vieillissement à la fine pointe de la technologie.

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