Catégorie : Prix – Vins liquoreux/dessert (Page 1 of 3)

Suggestion pour la Fête des Pères: Porto, Colheita, Feist, 1989!

Feist, Colheita, Porto DO, $59.50, 1989

Feist, Colheita, Porto DO, $59.50, 1989, cépages: Touriga Nacional 25%, Tinta Roriz25%, Touriga Franca 25%, Tinta Barroca 25%, sucre: 132.70 g/l, alc.: 20%code SAQ: 884080.

Ce Colheita est un Tawny élaboré avec la récolte de raisins provenant tous de la même année/récolte et doit être élevé sous bois pendant un minimum de sept ans. Et notons le, il a 30 ans d’âge!!

Quel beau Tawny qui s’ouvre sur des efluves de fruits secs, de caramel toffey et de cassonade. En bouche on retrouve des arômes de fruits secs surtout sur les raisins de Corinthe avec comme un léger soupçon de cassonade, de prunes fraîches et de notes d’amandes. C’est d’une belle douceur et c’est tout en finesse sans cette concentration qui parfois peut être sirupeuse.

Vous ferez de beaux accords avec desserts au chocolat et fromages dont le fameux Stilton. Sublime!!

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Vignoble de Pomone, des vins du Québec à découvrir absolument!!

Sylvain et Sylvie ont un rêve, un projet de retraite. Avoir leur propre vignoble au Québec. On est au début des années 2000. Sylvain est agriculteur depuis quarante ans à Coteau-du Lac, dans le mais jusqu’aux oreilles…et il connaît ça avec ses 600 acres à cultiver. Un vrai de vrai. La terre, le climat, comment ses plantes réagissent etc., il a ça dans le sang.

Et Sylvie qui vient d’un univers totalement différent. Dans un poste de direction au sein d’une des plus grosses boîtes en technologie de l’information/informatique au Québec et ailleurs; c’est une ‘’workaholic’’. C’est dans cet univers dont je faisais partie que je l’ai rencontré pour la première fois

En 2009, le vignoble de Pomone à Coteau-du-Lac voit le jour, on plante des hybrides (30,000 plants de vigne) comme pas mal tout le monde, pour palier au climat du Québec. Ça prend des vignes robustes. On s’entoure des meilleurs experts pour faire le mieux possible et éviter les erreurs coûteuses. Le vignoble s’appellera Pomone car c’est la déesse des fruits et la protectrice des vignes et des plantes.

Vignoble de Pomone

Et au fil du temps ça devient de plus en plus gros. Le vignoble est rendu à 12 hectares de vignes plantées avec une densité d’approximativement 3,500 plants de vignes par hectare et 40,000 pieds de vigne. Il fait pratiquement partie des 10 plus gros vignobles au Québec ou tout près. On y a planté surtout des cépages hybrides et on y a aussi ajouté des cépages Vitis Vinifera tels le Riesling, Pinot noir, Pinot gris, Riesling et Chardonnay.

J’ai déjà eu le plaisir de faire les vendanges (millésime 2018) avec cette gang là. Que de plaisir nous avons eu!!

Vignoble de Pomone

Sylvie, forte de son expérience en affaires avec des clients importants et prestigieux, applique les mêmes principes de développement stratégique à l’orientation du vignoble. C’est en juillet 2019 qu’ils ont commencé à vendre leurs vins et depuis c’est le succès qui est au rendez-vous!!

Pour plus d’information sur le vignoble, lisez l’entrevue que j’ai faite avec eux cette semaine. Cette entrevue suit les notes de dégustation des vins du vignoble.

Vignoble de Pomone

Notes de dégustations

Les vins du Vignoble de Pomone sont disponibles au chai qui est situé au 144 chemin de la rivière Delisle Sud, Coteau-du-lac (QC) J0P 1B0.  (514) 929-3166 ou (450) 308-3166. Vous pouvez passer vos commandes en ligne sur le site du vignoble : https://vignobledepomone.ca/vins. Pour la livraison les quantités minimum sont de 12 bouteilles et plus. On livre gratuitement à Montréal, Laval et La Rive-Sud de Montréal.

Vous pouvez aussi accéder à la liste de tous les points de ventes au Québec en consultant le site web.

Vin blanc

Vignoble de Pomone, Uni, Sélection, 2018, vin blanc, $21.00, cépages : St-Pépin, Acadie blanc, Cayuga, sucre : 0.48 g/l, alc. : 13.3%.

Ce vin est caractérisé par des accents fruités et floraux assez intenses. Le nez est sur des arômes de fruits blancs, de noyaux d’abricots, quelques notes sucrées et résolument florales. D’ailleurs ce vin a vieilli dans des fûts d’acacia. L’équilibre aromatique nez et bouche est superbe! Les flaveurs perçues au nez se retrouvent en bouche de façon assez intense. La texture est un brin grasse et veloutée, l’acidité est moyenne et la finale se prolonge sur une belle perception de minéralité avec comme une légère amertume en fin de bouche.

Vignoble de Pomone, Uni, Sélection, 2018

Vin Orange

Vignoble de Pomone, Ode Classique, 2018, vin orange, $26.00, cépages : Louise Swenson, Swenson white, Prairie Star, Sabrevois, Frontenac gris, Frontenac blanc, alc. : 11.1%, sucre : 0.25 g/l.

C’est un vin de macération pelliculaire. C’est à dire qu’il est élaboré comme un vin rouge. Le jus du raisin entre en contact avec les peaux des raisins pour une brève période.

Pour le genre vraiment très beau et bien typé! Ce vin se démarque par sa sensation de minéralité, son soupçon de trame tannique et ses flaveurs d’orange et de sucre d’orge. Au nez se dégagent des effluves d’orange et de zeste d’orange, de sucre d’orge et un soupçon de notes de pêches et d’abricots. C’est un vin qui offre une belle structure avec comme un brin de tannins assez discrets, une texture asse ferme et une acidité rafraîchissante. La finale dégage une légère amertume comme une saveur résiduelle de zeste d’orange.

Vignoble de Pomone, Ode Classique, 2018, vin orange

Vins rouges

Voici ce que Sylvain en pense : ‘’Je sais pas si tu as remarqué mais nos vins rouges ont sensiblement la même signature. Ils ont tous ce goût et cette senteur d’humus, de sous-bois. Le Sélection rouge on l’a travaillé dans la ligne d’un Cahors avec un peu plus de Baco, le Classique on l’a travaillé pour qu’il soit plus souple, plus simple et le Réserve avec plus de notes boisées. Mais les trois ont une belle signature commune. Quant à l’humus ont est parmi les seuls à avoir ce profil-là. C’est pas les mêmes clients qui achètent ces trois rouges là.’’

Vignoble de Pomone, Sens Classique, 2018, $22.00, cépages : Frontenac noir, Sabrevois, Léon-Millot et Triomphe d’Alsace, alcool : 11.2%, sucre: .38 g/l.

Ce vin est résolument sur des notes fruitées assez intenses avec un accent de crème de fruits rouges et noirs, de fumée, de sous-bois, de cèdre ainsi qu’un soupçon de notes herbacées. Ce qui caractérise la bouche c’est cette pointe d’acidité bien fraîche et d’épices douces qui créent un beau contraste avec les flaveurs de fruits noirs. Belle structure avec des tannins presque charpentés et tissés bien serrés. J’ai senti un peu d’astringence signe de la jeunesse de ce vin. La persistance est moyenne et on perçoit une légère amertume en fin de bouche.

Vignoble de Pomone, Sens Classique, 2018

Vignoble de Pomone, Sens, Réserve, 2018, $25.00, sucre: 0,59 g/l, alcool :12,8%, cépages : Léon-Millot, Frontenac noir, Baco noir et Triomphe d’Alsace

Le profil aromatique de ce vin est entièrement différent du précédent. Le nez se découvre sur des effluves de vanille, de fruits rouges et noirs, d’eucalyptus et de légères notes boisées et de sous-bois. En bouche ce sont les notes boisées qui prédominent ainsi que des notes d’épices douces assez intenses. La texture est de ferme à veloutée, l’acidité moyenne et les tannins sont charpentés et tissés bien serré. Bel équilibre dans ce vin avec une certain volume en bouche et une belle persistance.

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges grillées, du gibier et de l’agneau braisé.

Vignoble de Pomone, Sens, Réserve, 2018

Vignoble de Pomone, Sens, Sélection, 2018, $23.00, sucre: 0,3 g/l, alcool : 12,5%, cépages : Frontenac noir, Baco noir et Triomphe d’alsace.

Mon préféré des 3 vins rouges pour son équilibre et son profil aromatique. Le nez est sur des arômes de pâtisserie, de moka, de tabac et de sous-bois. La bouche est tout en équilibre avec une texture veloutée, une acidité équilibrée et des tannins équilibrés à charpentés. Quelques notes fumées, d’un beau boisé bien fondu entremêlées d’un rappel des flaveurs perçues au nez. Belle complexité aromatique et très belle persistance.

Vignoble de Pomone, Sens, Sélection, 2018

Vin dessert

Vignoble de Pomone, 375 ml, vin dessert, $49.00, cépage : Vidal, sucre : 167 g/l, alc. :13.4%. Étiquette à venir.

Quel coup de cœur!! Assez incroyable ce qu’on peut élaborer du cépage Vidal surtout quand c’est bien fait ce qui est la cas ici! On parle ici d’un vin dessert dont on a concentré les saveurs et le taux de sucre par le passerillage. Sur des notes de miel, d’abricots et de pêches confits, de fruits exotiques et d’accents d’orange brûlée. La bouche est grasse et veloutée, pas trop sucrée malgré ses 167 g/l et les flaveurs perçues au nez prennent leur envol pour notre bonheur total. Et quelle longueur…

Vignoble de Pomone, 375 ml, vin dessert

Entrevue avec Sylvain, Sylvain et Sylvie

Histoire de renouer, on s’est fait une belle entrevue avec Sylvain (Poirier), Sylvie (Bissonnette) et Sylvain (Gauthier). En voici l’intégrale!!

Sylvie Bissonnette (SB): “Grosse nouvelle, Sylvain a 53 ans et va être à sa retraite !! Il va maintenant mettre tout son temps dans le vignoble pour donner un coup de main à toute l’équipe. Et ça va super bien! On est rendu à 800% d’augmentation de nos ventes depuis 3 semaines. Faque c’est malade! On travaille fort pour établir un réseau de ventes.

C’est intéressant parce que ce sont eux qui nous appellent et qui viennent à nous. Le bruit qu’on fait sur Instagram et Facebook ça nous donne des résultats. La sortie de notre vin orange a été un réel succès. Ça été un gros hit parce que c’est très à la mode, tout le monde en parle partout. C’est vraiment touchant de sentie de ce succès et cette acceptabilité même dans les restaurants les plus prestigieurx du Québec!

Il y a eu beaucoup de changements depuis que tu es venu pour les vendanges. A chaque année on plante entre 11 et 13,000 vignes. On est rendu à approx. 40,000 plants de vignes. On a eu des ratés avec certains cépages surtout dans le Vinifera (Pinot Gris, Pinot Noir, Chardonnay, Riesling) à cause du froid particulièrement intense. On a eu 75% de mortalité avec ces cépages. On va se réessayer parce qu’on en a replanté d’autres. On a choisi une autre zone du vignoble qui devrait être plus propice pour ces cépages’’.

Vignoble de Pomone

Sylvain Poirier (SP): ‘’C’était vraiment une mortalité hivernale et j’ai compris pourquoi. Je vais choisir un autre endroit où on a présentement du Swenson White. Je pense que je peux l’arracher et planter du Vinifera. Chez nous on accumule beaucoup de glace dans le vignoble à certains endroits. Je suis collé sur le lac St-François et près de l’embouchure du lac Ontario. Vaudreuil Soulanges est reconnue conne une région plus humide qu’ailleurs. Et l’hiver on des courants d’air de chaud et de froid. Alors il se forme plus de glace ici qu’ailleurs. Une journée il peut pleuvoir et le lendemain il fait -30C. L’année où on a planté le Vinifera j’ai jamais vu un hiver froid comme ça. Je vais me réessayer et je suis sûr que je vais réussir’’.

SB: ‘’On réalise qu’on commence à faire de meilleurs vins avec nos cépages hybrides. Ce sont probablement les changements climatiques qui nous aident et l’expérience qui rentre. Quand je regarde notre façon de travailler, théoriquement on devrait être parmi les vignobles qui font leurs vendanges en premier. Et nous on fait toujours nos vendanges en dernier pour aller chercher la pleine maturité des raisins. On travaille beaucoup avec le risque de dernière minute. Et ça été payant cette année. On n’a pas besoin de chaptaliser (ajout de sucre) alors que beaucoup le font ».

Vignoble de Pomone – source: Guy Nolan

SP: ‘’J’aime beaucoup les cépages hybrides français qui ont été développé au début des années 1900. Les français avaient sortis de très beaux hybrides. Je les préfère aux hybrides américains. Savais-tu qu’à Niagara on the Lake ils retournent aux hybrides. Il y a un producteur propriétaire d’environ 1,200 acres qui nous fournit en hybrides comme du Chambourcin par exemple et autres cépages. Ces hybrides français ça va faire partie des cépages hybrides qu’on va ajouter cette année.

VF (Vinformateur): J’ai beaucoup aimé votre Vidal (vin passerillé) soit dit en passant!

SB: ‘’On l’a tout mis dans notre vin passerillé et on en a juste 200 bouteilles avec le 2018 et c’est déjà tout vendu. Pour la cuvée 2019 il faut qu’on se réajuste. On ne pensait pas connaître un tel succès avec parce qu’il est plus cher. On en vend autant que du blanc et que du rouge. On a augmenté notre plantation de Vidal dans le vignoble pour avoir une meilleure production. On va en avoir environ 300 litres pour environ 1,000 bouteilles.

En général au vignoble, on n’a pas assez de blanc. On en vendrait plus.

On a rajouté du Cayuga blanc dedans et les gens aiment plus cet assemblage. Ça lui donne une touche particulière.

La cuvée entière de 2019 on l’a multipliée par 4. Avec le millésime 2018 on a produit environ 9,600 bouteilles. On est en train d’exploser car en 2019 on devrait être à 28,000 bouteilles. En 2021, 2022 on devrait faire 60,000 bouteilles.

Vignoble de Pomone – source: Guy Nolan

Ce qu’on a fait, on a eu le luxe cette année d’avoir une énorme récolte donc on a laissé les cépages tous séparés dans des cuves différentes pour se laisser le loisir d’assembler à notre goût et avec l’aide d’experts. On va faire ça à l’automne et on t’invite avec d’autres sommeliers. Le but sera de trouver les meilleurs assemblages et des produits le fun. On a 40 cuves et barriques toutes séparées. On va pouvoir faire quelque chose d’intéressant.

Ce qu’on a compris des messages de nos clients, que ce soit les épiceries fines, les restaurants, la SAQ, les sommeliers etc. c’est qu’ils sont tannés d’avoir juste du blanc et du rouge. Ils veulent des nouveautés. La stratégie est donc de se diversifier par des nouveaux produits. Le vin orange en est un parfait exemple. En une semaine et demie j’ai vendu mes 1,600 bouteilles.

On a 4,000 litres de ce vin qu’on va embouteiller d’ici un mois. On veut plus aller vers ça. On va commencer à faire nos vins en amphores, on veut faire du vin gris, on a commencé à faire du vin fortifié.

Vignoble de Pomone – source: Guy Nolan

Tu sais, on a la chance d’avoir des cultures de fruits chez nous. On va commencer à faire des crèmes avec ces fruits là. On veut aussi faire du verjus (jus de raisins verts). Il n’y a personne qui en fait avec des vrais raisins. Ceux qui en font c’est avec des raisins bleus pas très bons, genre raisins standards’’.

SP: ‘’Moi je vais te parler de techniques de Chai. Moi je veux mieux comprendre les différences de terroir et leur impact sur le goût du vin. Un bon exemple c’est le Baco noir. A Niagara c’est une terre assez argileuse. Mais ce n’est pas la même argile que dans les environs ici. Et là j’ai déterminé que mon Baco est pas la bonne place dans le vignoble.  Il faut que je le déplace.

Et j’ai un autre endroit où le mettre qui est un peu plus argileux et j’ai bien hâte de voir la différence. Ça tombe bien parce que j’avais mis du Sabrevois parce qu’on me le conseillait dans une zone plus humide. Mais le Sabrevois on sait qu’il n’y a pas grand-chose à faire avec ça’’.

SB: ‘’Les nouveaux clients ils aiment les vins nature. On a plus de plus de jeunes professionnels qui se tiennent dans Griffintown qui suivent les blogues de vins et qui suivent toutes les nouvelles tendances. Donc ils aiment les vins très jeunes et très nature. C’est une nouvelle clientèle qui s’amène. On va travailler des vins dans ce style là avec ce type de clientèle là. Ce qu’on ne faisait pas avant.

Nous quand on goûte le vin on trouve qu’il est pas prêt mais eux ils nous demandent de l’acheter. On fait quoi? Comprends-tu? Je capote!’’

Vignoble de Pomone – source: Ted Van Rossum

VF: ‘’Écoute, il y a le marché plus mainstream qui représente le plus haut % de ventes et qui inclut selon moi les vins bio et possiblement en biodynamie. Puis il y a un autre groupe en émergence, plus jeune qui recherche des vins plus funky plus nature. La majorité des vignerons que je rencontre trouvent que ces vins dits nature ont beaucoup de défauts et ne sont pas de bons vins. On retrouve dans ces vins des petits producteurs qui produisent des vins sans sulfites ajoutés. Ces vins ont tendance à très instables et à développer des odeurs plus ou moins agréables s’ils ne sont pas bien faits.

Mais pour ce groupe cible de consommateurs ces odeurs selon eux sont ce qu’un vin “vrai” devrait goûter. Moi je n’aime pas en général ces vins. Il y a cependant des exceptions notables. Quand c’est bien fait, c’est excellent!

Pour faire des vins nature ce n’est pas juste de ne pas ajouter de sulfites. Il ne faut pas utiliser aucun intrant chimique ce qui peut être difficile pour plusieurs vignerons au Québec. Mais bon certains sont à tester cette approche. On verra’’.

SB: ‘’On va s’enligner la-dessus sans tomber dans l’exagération. Il y en a au Québec qui ont pris un virage nature et ça été négatif auprès de leurs clients. Il faut faire attention et bien approcher ces vins. Il faut faire attention à notre marque. On va explorer tout ça en faisant attention à l’ensemble de nos vins. Il faut penser à long terme. On est un peu hésitant face à ces vins-là.’’

SP: ‘’Je pense que c’est une mode. Et cette mode là elle va durer combien de temps? Si tu t’orientes vers ça, et tu scrappes ton nom par après je ne suis pas sûr pour les autres vins, moi je le sais pas. Je serais très prudent avec ça’’.

Sylvie, Sylvain et autres

VF: ‘’Quand tu regardes les ventes de vins dans le monde entier tout ce qui est vin bio, biodynamique et nature représente de 10 à 15% des ventes. Mais c’est en forte croissance. Il faut se rappeler que faire des vins nature ça part d’une philosophie qui est beaucoup plus large que juste ne pas ajouter de sulfites. C’est l’absence de tout intrant chimique par exemple’’.

SB: ‘’On s’est entêté un moment à ne pas mettre de sulfites et on a eu de bonnes pertes. La fermentation a reparti dans les bouteilles. Pour revenir au mix de cépages, il faut qu’on produise plus de vins blancs. Le vin blanc se vend super bien’’.

SP: ‘’On a 3,000 plants de Chardonnay dans la serre, on a 8,000 St-Pépin dans le vignoble avec 3,000 Acadie en plus. On a orienté la roue vers le blanc. La production de blanc n’était pas là mais là on a de 8 à 9,000 litres de blanc ce qui est mieux. On a 5,000 litres de St-Pépin pur alors on va pouvoir faire plus de blanc et possiblement un St-Pépin pur. Dans le blanc en plus je pense que je vais plutôt aller vers des futs d’Acacia de 500 l pour ne pas changer le goût du cépage.

En parlant de St-Pépin, beaucoup de vignerons ne l’aiment pas parce que c’est une plante unisexe. Elle n’est que femelle. Et ça prend un autre pollinisateur à côté. Et le problème c’est que la majorité des vignerons ne savent pas comment s’organiser pour le polliniser efficacement. On sort approx. 5 a 6 tonnes à l’hectare en temps normal, et moi je sors de 10 à 12 tonnes. Il peut être très productif. On en a vendu cette année. Tout le monde se l’arrache. On manquait de cuves pour faire notre propre vin alors on avait pas le choix de le vendre’’.

Vignoble de Pomone

SB: ‘’J’aime beaucoup la touche du fut d’acacia qui donne une touche florale au vin. Peux-être qu’on aura deux vins élevés dans des fûts différents’’.

VF: Regardez-vous à faire du mousseux?

SB: ‘’On n’est pas encore rendu là. On est plus parti sur le vin orange. Peux-être qu’on aura des produits gazéifiés sauf qu’on a fait des essais avec un carbonisateur et on n’aime pas les bulles que ça fait. Si on allait vers le mousseux, il faudrait aller vers la méthode champenoise’’.

SP: ‘’Moi avant que j’embarque dans le mousseux, à virer des bouteilles à la main…Occupé comme je le suis présentement, j’ai pas le temps pour ça. Il faudrait se mécaniser car on le ferait certainement pas à la mitaine. Mais on en est pas là. En partant je ne suis pas un amateur de mousseux.  Même pas de champagne’’.

VF: Beaucoup de vignerons que j’ai rencontrés cette année me disaient qu’ils aveint des problèmes d’approvisionnement au Québec. Est-ce le cas?

SP: ‘’Supposément que tous les vignobles sont en rupture de stock. Ceux qui s’occupent de leurs affaires. Même les plus gros’’.

Vignoble de Pomone

SB: ‘’Un bémol. Avec toutes les épiceries fines que j’ai rencontrées, ils me disaient que plusieurs vignobles ne sont pas capables de commercialiser des produits avec de bonnes et belles étiquettes. Beaucoup d’étiquettes sont à revoir. Et c’est important quand on sait que c’est un critère de choix dans la sélection des vins de la part des consommateurs. Ils ont beau parler du vin mais la bouteille n’est pas attirante. Le client reste bloqué sur l’emballage. Nous on reçoit beaucoup de félicitations pour le look de nos produits et évidemment pour leur goût.

On a mis beaucoup de temps à développer de belles étiquettes et on a mis pas mal de temps à sélectionner nos bouchons et nos bouteilles qui sont de la plus haute qualité’’.

VF: Vous êtes en forte croissance. Vous avez des choix importants à faire point de vue produits et cépages. C’est quoi les prochaines étapes.

SB: ‘’On a l’avantage que nos vignobles ne sont pas pleins. Ça nous donne de l’espace pour évoluer en fonction de ce qu’on vend et de ce qu’on veut vendre. Ce qu’on va planter on veut le choisir selon notre stratégie. Dans deux ans nos vignobles vont être tous plantés on va commencer à arracher et à replanter avec ce qui fonctionne.

On va élargir la gamme. On a du vin blanc, du vin rouge, du rosé, du vin orange, le vin de paille, le vin fortifié. Je suis plus à choisir des cépages qui vont renforcir et élargir notre offre et augmenter les volumes. On voudrait ajouter du vin gris.

En fait, la philosophie qu’on devrait avoir: j’ai deux grandes gammes de vins. Un pour la restauration haut de gamme. Des produits juste pour eux que je ne vends pas ailleurs. Et j’aurais une autre ligne de produits pour les autres clients. Et je voudrais avoir une ligne de produits plus funky qui serait à l’air du temps qui suivrait les tendances et la mode comme le vin orange.

Vignoble de Pomone – source: Ted Van Rossum

La suite du vin orange ça va être un vin qu’on appelle pas orange mais peux-être un vin de ‘’macération pelliculaire’’ ou un autre nom pour que les consommateurs comprennent plus. J’aimerais éduquer les gens la dessus. Les autres vins orange qu’on va sortir on va probablement les appeler autre chose. Cette ligne de produits la serait plus que probablement sous le vocable “macération pelliculaire”. Pas sûre que les gens comprennent ce que ça veut dire un vin orange. Moi je suis partie pas mal tendance’’.

SP: ‘’Moi je suis le gars du champ et le gars du Chai! Et j’essaye depuis le début que je teste qu’est-ce qui répond le mieux à mon sol par rapport au Chai? Ça c’est le but que je recherche le plus. Et j’ai pas encore déterminé ce qu’il y avait de mieux. Un exemple? J’adore le Baco. Pis là je cherche la meilleure place pour le planter. Cet hiver j’ai beaucoup étudié les cépages et ils parlent toujours de sol. Chaque cépage a un sol qui lui est propre. Je recherche le meilleur cépage pour mes sols qui va rendre toute mon expérience au champ et au Chai agréable et faire un très bon produit. Et ça je l’ai pas trouvé encore.

Je sais pas si tu as remarqué mais nos vins rouges ont sensiblement la même signature. Ils ont tous ce goût et cette senteur d’humus, de sous-bois. Le Sélection rouge on l’a travaillé dans la ligne d’un Cahors avec un peu plus de Baco, le Classique on l’a travaillé pour qu’il soit plus souple, plus simple, le Réserve avec plus de notes boisées. Mais les trois ont une belle signature commune. Quant à l’humus ont est parmi les seuls à avoir ce profil là. C’est pas les mêmes clients qui achètent ces trois rouges àa. Et avec le Réserve le temps va l’améliorer’’.

Vignoble de Pomone – Chai (source: Ted Van Rossum)

VF: Depuis que vous avez lancé les vins en juillet en 2019, quels ont été vos plus grands challenges?

SB: ‘’Le plus gros c’est de trouver les meilleurs cépages pour les sols qu’on a ici. L’autre c’est de choisir les meilleurs assemblages. C’est la pire affaire. Parce que tu as vraiment peur de te tromper. Après c’est plus récupérable. Tu peux plus rien faire si tu t’es trompé’’.

SP: ‘’Moi mon gros challenge c’est au chai. Quand je fais mon élevage en barrique de blanc j’ai l’impression que je vais faire un miracle. Et puis je le détruis toujours un peu à la mise en bouteille. J’ai essayé de comprendre pourquoi. Quand ça arrive dans la bouteille me semble des fois que je suis un peu déçu par rapport à ce que j’ai goûté dans la cuve ou le fût. Le vin final est bon, c’est juste la différence entre la bouteille et le fût. Il faut que je trouve pourquoi’’.

SB:  ‘’C’est probablement dû au filtrage. Ça enlève des arômes. Déjà que les hybrides ont moins d’arômes que les Vinifera on dirait que le filtrage a un impact sur les arômes. On pense embouteiller sans filtrer, on a le laissera décanter puis là on va le filtrer. On va regarder le sous-tirage des fûts et le faire avec plus d’attention. Enfin on regarde plusieurs avenues de solutions incluant différents types de filtres’’.

VF: Travaillez-Vous toujours avec Jérémie (Jérémie d’Hauteville – oenologue) ?

SB: ‘’De plus en plus surtout avec les volumes qu’on a et qu’on va avoir. Il travaille beaucoup avec nous. Presqu’à toutes les semaines on teste des échantillons. On fait beaucoup d’analyses très souvent. Quant à l’utilisation d’un œnologue, je n’irai pas me substituer à un œnologue avec toute l’expérience qu’un Jérémie peut avoir.

Jérémie d’Hauteville – Co-fondateur et oenologue conseil – RJ Oenology

Une chose importante c’est que la croissance du vignoble n’est pas en corrélation directe avec les ressources humaines pour faire ça arriver question de rentabilité. Faut jouer avec ça. Une chance qu’on a des collaborateurs des plus motivés depuis quelques années. Des personnes telles Charles Picard qui s’occupe du vignoble et les champs de fruits et Laurent Picard qui est notre directeur commercial et qui travaille aussi dans les champs et le chai.

Moi je suis dans le goulot d’étranglement partout dans le processus. La bonne nouvelle c’est que les ventes rentrent bien. On a beaucoup plus d’inventaire que de dépenses. On va pouvoir prendre le dessus et ouvrir les valves. On devrait être break-even cette année. Ça peut pas faire autrement qu’augmenter, on travaille bien notre réseau de distribution surtout qu’on continue à faire des bons vins. Les deux vont de pair.

Faut pas qu’on perde ce momentum là.

C’est pas pour rien qu’on est dans des grands restaurants comme chez Toqué, Château Champlain, au Club St-James etc, Les produits sont bons! On a aussi développé un bon branding’’.

VF: Qu’est-ce qui se passe avec la certification IGP?

SB: ‘’Nos raisins sont certifiés. Au niveau du Chai il nous reste des détails à régler comme des trucs d’optimisation. On a déjà toute la tracabilité du champ à la bouteille. On va appliquer et obtenir ça rapidement. C’est juste qu’il faut trouver le temps pour le faire’’.

Vignoble de Pomone – Source: Ted Van Rossum

VF: Êtes-Vous toujours en agriculture raisonnée?

SB: ‘’Oui. Moi je passerais bien en bio mais mon chum pense autrement. On fait des tests sur une parcelle avec des produits différents. Il y a tellement de travail à aller bio et c’est pas le moment. On va attendre d’avoir notre air d’aller puis on verra’’.

VF: Tout semble bien aller au Vignoble de Pomone. Les temps semblent bons pour faire la promotion des vins du Québec.

SP: ‘’Si on allait chercher 2% des ventes de vins consommés au Québec il faudrait que les vignobles du Québec doublent tous la surface de leurs vignobles.

En passant c’est ma dernière année dans le mais. Je sème pour la dernière fois au printemps puis à l’automne je donne à forfait les travaux puis les battages. J’écoule tous mes équipements cet été’’.

SB: ‘’Avec le vignoble ça va être bien en masse! Et puis on va travailler à trouver notre personnalité au vignoble. On fait beaucoup d’essais et d’erreurs et ce le propre de notre développement. C’est tout un défi d’harmoniser le champ, le Chai et la commercialisation. Il faut équilibrer tout cette chaîne là. Je pense pas qu’on a la recette miracle mais ça s’en vient’’.

Un vin dessert d’un rapport qualité/prix exceptionnel!

Domaine d’Arain, Muscat de Frontignan, Languedoc-Roussillon, vin de dessert, 500ml, $10.35, cépage: Muscat 100%, sucre: 200 g/l, alc.: 15%, code SAQ : 10363999.

Quel plaisir de sortir un beau vin liquoreux à la fin du repas avec un dessert tel une crème brûlée! Ce Muscat de Frontignan est plein de fraîcheur sur des arômes de raisins de Corinthe, d’écorce d’orange, de pêches, de cassonade et de miel. En bouche sa texture est presque grasse sur des flaveurs de miel et d’écorce d’orange. La finale est longue et savoureuse.

Vous ferez de très beaux accords avec une crème brûlée et des fromages persillés tels un bleu, un roquefort.

Agence Amphora

De belles bulles pour la Saint-Valentin!

Quoi de mieux qu’un bon vin mousseux pour célébrer la Saint-Valentin. Les bulles ont cet effet de magique sur le cœur qu’il est difficile de définir !!  Alors je vous en trouvé 5 de partout à travers le monde à des niveaux de prix et des profils aromatiques différents.

Hungaria, Grande Cuvée, Torley, Vin mousseux, $12.85, code SAQ : 106492.

Un vin que j’ai trouvé assez différent de bien d’autres mousseux et des plus délicieux. Il pourrait ressembler à un Prosecco.  Le nez est très aromatique avec des notes florales, d’agrumes et de pommes et un soupçon de notes briochées. En bouche c’est bien frais, facile à boire avec comme un petit côté bonbon mais pas trop. Le genre de mousseux qui va plaire à plusieurs.

Hungaria, Grande Cuvée, Torley, Vin mousseux

Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône, $18.95, cépages : Muscat à petits grains 90%, Clairette blanche 10%, sucre : 66 g/l, code SAQ : 333575.

Élaboré selon la méthode ancestrale, ce vin est particulièrement aromatique sur des notes de pêches, de pommes avec comme un soupçon de sapinage qui lui donne une facture bien fraîche. La bouche est résolument sur des notes de pêches sans aucune lourdeur avec une certaine dose de finesse. Pas mal pour un vin de ce prix! Malgré le fait que ce soit un vin qui est considéré comme moelleux avec 66 g/l de sucre, il possède une belle sapidité. Et que dire de la longueur en bouche! Excellent rapport qualité/prix!

Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, $19.10, cépages : Pinot Noir, Chardonnay, Aligoté et Gamay, sucre : 12 g/l, code SAQ : 14093041.

Laissez-vous charmer par ses notes de fruits exotiques (litchi), d’agrumes, de fleurs blanches avec un soupçon de notes briochées. La texture est bien crémeuse, son acidité bien vive et tranchante et la finale est toute en finesse. Excellent rapport qualité/prix!

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Champagne Devaux Blanc de Noirs, Brut, Veuve A Devaux, $52.25, cépage : Pinot Noir 100%, code SAQ :  14202543

Des notes de fruits blancs bien frais surtout sur la pomme, d’agrumes, de fruits exotiques et de pain grillé. Quelques notes de fruits secs viennent s’immiscer dans cet univers aromatique des plus complexe. Bien équilibré avec une belle acidité, une très belle tension venant du Pinot Noir et d’une belle longueur sur des flaveurs de pommes.

Champagne Devaux Blanc de Noirs, Brut, Veuve A Devaux

Champagne Veuve Clicquot, Carte Jaune, Brut, non millésimé, $72.50,sucre : 10.0 g/l, code SAQ : 563338.

Quel plaisir à déguster !! Le pinot noir lui donne sa structure, sa générosité, le chardonnay lui donne un côté aérien, de l’agrume, un côté tendu et exotique alors que le pinot meunier lui ajoute de la gourmandise et un côté croquant.

Suivent de si belles bulles, de belles notes briochées, de fruits blancs et exotiques, beaucoup d’élégance, une belle acidité presque vive, un côté croquant et en même temps crémeux! Puissance aromatique, délicatesse et beaucoup de fraîcheur.

Champagne Veuve Clicquot, Carte Jaune, Brut, non millésimé

Suggestion de 6 vins pour le Nouvel An!!

Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, alc. : 12%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

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Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru, $48.50, alc. :12.5%, sucre: 9.3 g/l, code SAQ : 11374251.

De subtiles notes de fruits (agrumes), de levure, légèrement brioché, acidité bien sentie, belle minéralité, bien droit, un peu austère.  Très beau pour un champagne en bas de $50.00. N’oublions pas qu’on parle ici d’un Grand Cru!

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru

Lake Chalice, The Falcon, Chardonnay, Nouvelle-Zélande, Marlborough, 2017, $19.95, sucre: 2.5 g/l, code SAQ: 14191477.

Véritable coup de Coeur que ce vin! Il s’ouvre sur des effluves de poires, de pêches bien mûres, de noisettes grillées et de belles notes florales. La texture est riche et veloutée, l’acidité est bien équilibrée et le tout est entremêlé de flaveurs de pêches et d’agrumes assez intenses. Bien qu’il ait touché le bois on n’en sent que la complexité que le processus a apporté au vin, en fait on ne sent que très peu de notes boisées. Belle finale sur une acidité bien fraîche. Vraiment très beau!

Lake Chalice, The Falcon, Chardonnay, Nouvelle-Zélande, Marlborough, 2017

Corona De Aragon, Reserva, Espagne, Carinena, 2014, $17.90, cépages : Tempranillo 35%, Cabernet-sauvignon 30%, Grenache 25%, Carignan 10%, sucre : 0.3 g/l, code SAQ : 10462778.

Sur des accents dominés par les fruits rouges bien frais, de cassis, d’épices douces, de notes florales et de notes légèrement boisées (vieillissement de 14 mois en barriques 70% chênes français et 30 de chêne américain). Globalement on sent que ce vin en est d’altitude (fruits frais) avec ses vignes qui sont situées entre 500 et 700 mètres d’altitude. De plus son niveau d’alcool n’est que de 13.5% ce lui enlève de la lourdeur.

En bouche, la texture est veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins équilibrés pas trop charpentés. On a un rappel des notes perçues au nez dans un très bel équilibre. C’est juteux et la longueur est appréciable. Vraiment très beau, de facture moderne et des plus polyvalent.

Corona De Aragon, Reserva, Espagne, Carinena, 2014

Baron de Ley, Reserva, Espagne, Rioja, 2014, $21.95, cépages : Tempranillo 100%, alc. : 13.5%, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 868729.

Ce vin est aussi disponible en format de 500 ml et de 1.5 l. L’échantillon que j’ai goûté était le 500 ml.

Un deuxième Reserva mais celui-ci est élaboré à partir de 100% Tempranillo cépage assez tannique. Il est donc à noter que ce vin aura donc plus de structure et des tannins plus charpentés. De plus le vieillissement de ce vin est plus prolongé (barrique : 20 mois, bouteille 24 mois) que le précédent et de plus est fait dans des barriques de chêne américain lequel est passablement plus ororant/aromatique que le chêne français.

Au nez donc des notes bien évidentes de bois, de noix de coco, de fumée, de vanille et de fruits rouges bien mûrs, légèrement confiturés et de prunes. En bouche, la texture est veloutée, l’acidité moyenne et les tannins bien charpentés. Passablement de flaveurs d’épices douces et de notes boisées avec une certaine amplitude. La longueur est appréciable.

Baron de Ley, Reserva, Espagne, Rioja, 2014

Warre’s, Optima, Tawny, 20 ans, Portugal, Douro, format 500 ml, $41.25, cépages : Touriga Nacional, Touriga Franca, Tinta Barroca, Tinta Roriz, Tinto Cao, sucre : entre 90 et 100 g/l, code SAQ : 10667360.

Que j’aime donc les portos de type Tawny! Celui-ci dégage des notes de noisettes, de cassonade, de mélasse et de tabac. La texture est presque grasse sur des flaveurs de caramel, de raisins de Corinthe et d’épices douces. Imaginez les accords avec des fromages (surtout le bleu ou roquefort), des noix, de la crème brûlée, gâteau aux noisettes ou au chocolat!

Warre’s, Optima, Tawny, 20 ans

Tiens donc, cinq vins qui accentueront votre plaisir des Fêtes!

Marques de Casa Concha, Concha y Toro, Chardonnay, Chili, 2017, vin blanc, $20.50, sucre: 1.5 g/l, code SAQ : 11416141.

Un vin blanc assez intense sur des arômes de poires assez évidentes, de notes boisées (11 mois en barriques de chêne français), d’agrumes ainsi qu’une touche de vanille et de noisettes. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité assez vive pour un Chardonnay et les flaveurs de poire, de noisettes sont assez intenses. Il y a comme un petit côté rustique à ce vin qui est particulièrement goûteux avec une belle finale sur une touche d’amertume. Vous ferez de beaux accords avec des poissons grillés, des plats de poulet en sauce crémeuse et des fromages bien crémeux et coulants.

Marques de Casa Concha, Concha y Toro, Chardonnay, Chili, 2017

Gabriel Meffre, Saint-François, Côtes du Rhône, 2018, $17.95, vin rouge bio, cépages : Grenache 55%, Syrah 45%, sucre : 2.3 g/l, code SAQ : 14092938.

Ce vin est tout nouveau et fait partie du programme Pépinière de la SAQ. C’est-à-dire qu’il est disponible dans une quarantaine de succursales afin d’en déterminer le potentiel de marché. Afin d’en déterminer la disponibilité, veuillez consulter le site de la SAQ : www.saq.com

Des accents de fruits rouges bien mûrs (framboises, cerises) ainsi que de notes d’épices douces. Équilibré, des plus souple ce vin a une belle texture veloutée et des tannins presque charpentés et soyeux. Il est plus en finesse qu’en intensité et fera de très beaux accords avec les plats des fêtes genre tourtière, ragoût de pattes et autres.

Gabriel Meffre, Saint-François, Côtes du Rhône, 2018

Rioja Vega, Espagne, Rioja Baja, 2018, $10.95, cépages : Tempranillo 90%, Grenache 10%, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 12699197.

Définitivement sur des effluves de fraises, de cerise, d’eucalyptus et d’épices douces, pratiquement comme un Beaujolais. C’est un vin assez surprenant pour le prix avec une belle texture et des tannins qu’on croirait être plus charpentés pour du Tempranillo. Ceux-ci sont bien souples et gouleyants tout comme un Beaujolais. La dominante des flaveurs est sur les frais rouges frais. Ce vin offre un excellent rapport qualité/prix.

Rioja Vega, Espagne, Rioja Baja, 2018

L’Impromptu, Saint-Verny, Vallée de la Loire, Côtes d’Auvergne, 2017, $19.00, cépage : Gamay 100%, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 13343264.

J’en avais parlé lors de ma rencontre avec Léa Desprat de la maison Desprat Saint-Verny en mai dernier. Véritable Coup de Cœur le 2016 m’avait subjugué. Ce 2017 continue sur cette lancée!! J’avoue d’emblée que plusieurs vins élaborés de Gamay m’enchantent particulièrement. Plusieurs des 10 crus de Beaujolais, de la Loire et certainement d’Auvergne font de ce cépage des vins succulents que j’affectionne.

Résolument sur des notes de fruits bien frais (fraises, framboises et cerises) avec une petite touche de notes épicées. La bouche est veloutée, presqu’une caresse et les tannins sont presque charpentés donnant à ce vin une très belle structure. L’ensemble m’enchante et me séduit de nouveau.

L’Impromptu, Saint-Verny, Vallée de la Loire, Côtes d’Auvergne, 2017

Feist, Porto Colheita, 1998, $36.00, cépages: Tinta barroca 25%, Tinta roriz 25%, Touriga Franca 25%, Touriga nacional 25%, sucre: 57 g/l, code SAQ: 734632.

Sur des accents assez intenses de raisins très mûrs, de notes de caramel, de chocolat, de noisettes, de dattes et de figues. Tellement ‘’chill’’ et d’une belle douceur avec comme une certaine opulence. Je l’ai bien aimé!

Feist, Porto Colheita, 1998

Tous ces vins sont des échantillons que j’ai reçus.

Suggestions de 12 vins pour Noel!!

J’ai tenté de réunir une dizaine de vins qui, j’ose le croire, rencontreront vos besoins pour la période de Noel. Je les ai choisi selon les niveau d’appréciation que j’ai eu lors de leur dégustation et selon leur disponibilité (dans 100 magasins et plus au moment d’écrire cette chronique). Vous y retrouverez des mousseux, des blancs, des vins rouges et des vins desserts. Je sortirai sous peu la liste de mes 50+ coups de coeur de l’année 2019. Vous y retrouverez ces vins que je vous suggère.

Les vins effervescents

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, $19.10, cépages : Pinot Noir, Chardonnay, Aligoté et Gamay, sucre : 12 g/l, code SAQ : 14093041.

Mettez de côté vos Proseccos et Cavas! Définitivement un Crémant à acheter! Laissez vous charmer par ses notes de fruits exotiques (litchi), d’agrumes, de fleurs blanches avec un soupçon de notes briochées. La texture est bien crémeuse, son acidité bien vive et tranchante et la finale est toute en finesse. Excellent rapport qualité/prix!

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Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

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Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru, $48.50, sucre: 9.3 g/l, code SAQ : 11374251.

De subtiles notes de fruits (agrumes), de levure, légèrement brioché, acidité bien sentie, belle minéralité, bien droit, un peu austère.  Très beau pour un champagne en bas de $50.00. N’oublions pas qu’on parle ici d’un Grand Cru!

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru

Les vins blancs

Aranleon, Blanco, Joven, Valencia, 2018, $13.95, vin bio blanc, cépages : Macabeo 60%, Sauvignon Blanc 40%, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13792422.

D’une belle fraîcheur, bien aromatique sur des effluves de fruits blancs assez intenses avec une pointe d’agrumes qui appelle une belle acidité salivante. D’une texture veloutée, c’est joyeux en bouche, bien satisfaisant avec une belle finale fruitée d’un bel éclat. Super rapport qualité/prix!

Aranleon, Blanco, Joven, Valencia, 2018

Gran Passione, Botter, Veneto Bianco, 2018, $16.75, cépages : Chardonnay 80%, Garganega 20%, sucre : 7.8 g/l, code SAQ: 14195582.

J’aime bien ces vins qui ne touchent pas le bois (qui ne vieillissent pas en barrique) car ceci à mon avis,  libère toute la place pour les arômes de fruits. Cet assemblage des plus heureux s’ouvre sur des notes de fruits blancs, de melon, un soupçon de fruits exotiques et quelques senteurs bien florales qui se prolongent en bouche avec une belle acidité équilibrée et une texture bien veloutée. S’ajoutent des flaveurs de noyaux de pêches ainsi qu’une belle sensation de minéralité dans une bonne persistance gustative. Franchement à ce prix c’est à la caisse!

Vous ferez un malheur avec un risotto, des plats de poulet, de pétoncles ou de porc.

Gran Passione, Botter, Veneto Bianco, 2018

Château Mont-Redon, Vallée du Rhône méridionale, Lirac, 2018, $26.80, cépages: Clairette45 %, Grenache blanc 25 %, Roussanne 20 %, Viognier 10 % , sucre: 1.4 g/l, code SAQ : 12258973

Quelle belle complexité qu’offre ce vin! Élaboré à partir d’un assemblage de Clairette, Grenache blanc, Roussanne et de Viognier ce vin offre au nez des notes de vanille, de fruits blancs (pêches et poires), d’amandes (la Roussanne) ainsi que de belles notes florales. En bouche la texture légèrement grasse et riche offre un beau contraste avec l’acidité équilibrée de ce vin. Les saveurs de fruits blancs s’entremêlent avec des notes boisées bien intégrées et une légère note d’oxydation qui vient de la Roussanne. C’est goûteux, généreux d’une belle amplitude et d’une très belle longueur. Idéal avec une volaille bien grillée.

Château Mont-Redon, Vallée du Rhône méridionale, Lirac, 2018

Les vins rouges

Michele Chiarlo, Le Orme, Barbera d’Asti DOCG, 2016, $15.30, cépage : Barbera, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 356105.

Incroyable que ce vin qui se détaille $15.30 ait vieilli un total de 16 mois (3 mois en barrique et 13 mois en bouteille) avant d’être vendu. Issu d’un célèbre cépage du Piémont, la Barbera (c’est aussi une appellation), ce vin nous accueille sur des effluves de cerise fraîches et bien juteuses, un soupçon d’épices douces ainsi qu’un beau boisé discret tellement bien intégré. En bouche les accents de cerises, de noyaux de cerises et d’épices douces s’entremêlent de façon harmonieuse avec l’acidité bien fraîche typique de ce cépage et des tannins presque charpentés, souples et moyennement corsés. Excellent rapport qualité/prix!

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Michele Chiarlo, Le Orme, Barbera d’Asti DOCG, 2016

M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018, $16.25, cépages : Grenache, Syrah, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 476846.

Des notes de torréfaction, de moka, de fruits noirs et de notes viandées sur une texture un peu ferme, une acidité équilibrée et des tannins moyens tissés bien serré. Vraiment juteux, goûteux tout en équilibre. Un vin avec un excellent rapport qualité/prix!

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M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018

Peter Lehmann, The Barossan, Shiraz, 2017, $19.95, sucre: 4.2 g/l, code SAQ: 13525535.

Oh quel beau Shiraz! Sur des notes de fruits purs bien frais (prunes, framboises),de poivre, d’épices, quelques notes de sapinage et d’eucalyptus. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité moyenne et les tannins bien dodus et charpentés. Les notes d’épices sont assez intenses et s’entremêlent avec les flaveurs de fruits bien juteux, de notes de torréfaction dans une finale appréciable. De la vraie Shiraz!

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Peter Lehmann, The Barossan, Shiraz, 2017

Brunello di Montalcino, (Blu Label), 2014, Cépage : Sangiovese 100%, $47.10, code SAQ :11213343.

Au premier nez, des notes animales sur le cuir qui se dissipent assez rapidement pour laisser la place aux belles notes de fruits rouges, d’épices douces, de fleurs avec un peu de torréfaction. En bouche c’est le mariage de la puissance, de l’élégance et du classicisme. La texture est veloutée, enveloppante sur de belles notes de fruits. Superbe équilibre entre l’acidité et le moelleux du vin. Les tannins sont superbement bien serrés, denses sans être asséchants. Vraiment très beau!

Brunello di Montalcino, (Blu Label), 2014

Vins de dessert

Barros, Colheita, 1989, $64.75, cépages : Tinta Barroca 25%, Tinta Roriz 25%, Touriga Franca 25%, Touriga Nacional 25%, sucre résiduel : 132.70 g/l, code SAQ : 12243114.

Sur des arômes de raisins secs et confits, d’épices douces avec un brin d’alcool, sa texture en bouche est des plus suaves, bien grasse et forme une belle harmonie avec les flaveurs de cassonade, un joli soupçon de mélasse et saveurs de raisins secs. Ce Tawny est particulièrement doux, moyennement intense, tout en finesse et en élégance et des plus agréables à boire.

Et vous ferez de superbes accords avec un fondant au caramel, une tarte tatin, une crème brûlée et des fromages d’intensité moyenne.

Barros, Colheita, 1989

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016, $46.50, cépages : Sémillon 95%, Sauvignon 4%, Muscadelle 1%, sucre : 130 g/l, code SAQ : 10269521.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de miel, de fruits confits tels l’abricot et le citron. La texture est bien grasse ce qui créé un très beau contraste et un bel équilibre avec le sucre résiduel. C’est souple, délicieux avec les flaveurs de miel, de raisins séchés et d’abricots qui se prolongent en une finale plus que soutenue.

Vous ferez de beaux accords avec le foie gras en entrée, les desserts tels une tarte tatin et les fromages bleus. Vraiment sublime!

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016

Alors…pourquoi ne pas réessayer un porto?

Barros, Colheita, 1989

Barros, Colheita, 1989, $64.75, cépages : Tinta Barroca 25%, Tinta Roriz 25%, Touriga Franca 25%, Touriga Nacional 25%, sucre résiduel : 132.70 g/l, code SAQ : 12243114.

Un Colheita c’est un porto de type Tawny issu d’un seul millésime dont tous les raisins proviennent de la même année. Il est élevé en barrique pendant au moins sept ans et est embouteillé selon la demande du marché. Quand je vous suggère de réessayer un porto, c’est que la tendance est d’éviter les vins plus ‘’sucrés’’.  Je trouve cela bien malheureux car chemin faisant, on délaisse des vins absolument superbes.

Et celui-ci en est un parfait exemple. Sur des arômes de raisins secs et confits, d’épices douces avec un brin d’alcool, sa texture en bouche est des plus suaves, bien grasse et forme une belle harmonie avec les flaveurs de cassonade, un joli soupçon de mélasse et saveurs de raisins secs. Ce Tawny est particulièrement doux, moyennement intense, tout en finesse et en élégance et des plus agréables à boire.

Et vous ferez de superbes accords avec un fondant au caramel, une tarte tatin, une crème brûlée et des fromages d’intensité moyenne.

Agence Sélections Fréchette – échantillon.

Abandonnez-vous à la sensualité du Sauternes!

Château Laribotte, Sauternes, France, 2016

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016, $46.50, cépages : Sémillon 95%, Sauvignon 4%, Muscadelle 1%, sucre : 130 g/l, code SAQ : 10269521. Disponible dans 115 succursales.

Ah un Sauternes…quel merveilleux nectar qu’on récolte presque au goutte à goutte. En fait lors des vendanges manuelles on peut repasser jusqu’à cinq fois dans les vignes pour aller cueillir les raisins rendus à parfaite maturité. Ce qui est unique aux raisins c’est ce microscopique champignon appelé Botrytis Cinerea qui se pose sur les baies et perce des trous au travers desquels s’échappe l’eau contenu dans la baie. Ceci cause une concentration des sucres, élément unique aux vins de cette appellation.

Évidemment ces vins sont sucrés avec des concentrations au-delà des 100 grammes de sucre résiduel par litre de vin. Mais quel nectar! Celui-ci s’ouvre sur des effluves de miel, de fruits confits tels l’abricot et le citron. La texture est bien grasse ce qui créé un très beau contraste et un bel équilibre avec le sucre résiduel. C’est souple, délicieux avec les flaveurs de miel, de raisins séchés et d’abricots qui se prolongent en une finale plus que soutenue.

Vous ferez de beaux accords avec le foie gras en entrée, les desserts tels une tarte tatin et les fromages bleus. Vraiment sublime!

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Un beau Porto Colheita 2001 pour Noel!

Barros, Porto Colheita, 2001, $36.75, code SAQ : 882894.

iCe Colheita est un Tawny millésimé vieilli en barrique et non en bouteille. Dailleurs, il a vieilli dans des barriques un minimum de sept ans avsnt d’être embouteillé. Il s’ouvre sur des arômes assez intenses de raisins frais, de prunes, de fruits secs, de fruits confits ainsi qu’un soupçon de caramel et quelques notes oxydatives. Beau velouté avec une texture assez grasse, ce Colheita est doté d’une acidité assez surprenante qui équilibre bien le niveau de sucre perçu. Il émane des flaveurs de mélasse, de notes balsamiques, de fruits secs et d’épices dans un volume assez sphérique en bouche dans une bonne persistance gustative.

Vous ferez de beaux accords avec des desserts au caramel, une tarte Tatin ou une crème brûlée.

Agence Sélections Fréchette – échantillon

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