Catégorie : Événements/salons de vins – plusieurs vins dans chaque article (Page 1 of 20)

Quatre très beaux vins que j’ai dénichés pour vous!

Ces vins ont retenu mon attention lors d’une récente dégustation parmi plusieurs autres vins. J’ai la chance d’en déguster pratiquement tous les jours et j’aime bien vous dénicher de beaux produits. Alors voici deux blancs et deux rouges qui viennent d’Italie, d’Espagne et de l’Argentine. La preuve que les bons vins ne connaissent pas de frontière.

Aria, Baglio di Grisi, Italie, Sicile, 2017, $19.95, vin blanc, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 4.1 g/l, code SAQ : 13567612. Disponible dans 31 magasins

Un vin bien droit, très aromatique sur des notes assez intenses de poires, de fruits exotiques (ananas) et de fruits blancs. En bouche c’est un vin très frais avec une acidité presque vive et une belle sensation de minéralité.

Aria, Baglio di Grisi, Italie, Sicile, 2017

Mountain Blanco, Sierras de Malaga, Telmo Rodriguez, Espagne, Andalousie, 2015, $25.00, cépage : Moscatel 100%, vin blanc, sucre : 1.3 g/l, code SAQ : 14006121. Disponible dans 91 magasins.

On ne goûte pas souvent des vins élaborés de 100% Moscatel! Et c’est pas mal bon et tellement différent! Sur des notes de zeste de citron et de notes balsamiques (sapinage) avec une belle texture en bouche et une belle acidité juste ce qu’il faut. Bien goûteux et d’un bel équilibre. Moi j’ai beaucoup aimé!

Mountain Blanco, Sierras de Malaga, Telmo Rodriguez, Espagne, Andalousie, 2015

Borgogno, Langhe, Rosso, Italie, Piémont, Pinin, 2017, $19.95, vin rouge, cépages : Dolcetto 70%, Freisa 30%, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 14102403. Disponible dans 82 magasins.

Un beau Dolcetto bien fait sur des notes de cerises bien fraîches, d’épices, de tabac blond ainsi que quelques notes florales. En bouche c’est résolument sur les notes de fruits (cerises) ainsi que sur des notes de noyaux de cerise ce qui lui donne une légère amertume et beaucoup de fraîcheur. Les tannins étaient assez charpentés pour un Dolcetto.

Borgogno, Langhe, Rosso, Italie, Piémont, Pinin, 2017

Tinto Historico, D.V. Catena, Argentine, Mendoza, 2017, $19.95, vin rouge, cépages: Malbec 72%, Bonarda 21%, Petit Verdot 7%, sucre: 3.1 g/l, code SAQ : 13958365. Disponible dans 144 magasins.

Très beau vin de cet excellent producteur qui élabore toujours des valeurs sûres! Sur des notes animales (cuir), de cerises, de mûres et d’épices et de réglisse. En bouche c’est assez intense mais avec une dose de finesse et de fraîcheur. Beau volume en bouche et belle longueur.

Tinto Historico, D.V. Catena, Argentine, Mendoza, 2017

Merci à l’agence Noble Sélection pour cette dégustation!

Explorez l’univers unique des vins de Franciacorta de la maison Ca’del Bosco !

Ca’del Bosco, AnnaMaria Clementi, Franciacorta Riserva, 2009

Très belle dégustation aujourd’hui des vins de la maison Ca’del Bosco, qui veut dire ‘’la maison dans les bois’’. Nous étions avec M. Maurizio Zanella, président de la maison ainsi que l’agence Montalvin qui représente la maison au Québec. L’événement avait lieu à La Maison Boulud le restaurant du Ritz Carlton.

Le focus de cette dégustation était sur les vins de Franciacorta qui selon la loi européenne sont désignés, non pas comme des vins mousseux ou Spumante (Italie), mais bien tout comme les Champagnes, désignés comme tel selon leur terroir, selon leur appellaton – Franciacorta – en Lombardie.

Maurizio Zanella, Claude Lalonde (Vinformateur)

Il faut savoir que la fourchette de prix de ces vins est similaire à celle de la Champagne et non pas à celle des Cava, Prosecco ou Crémants (qui proviennent de région ou on fait des vins mousseux en France ailleurs qu’en Champagne) qui sont en général moins chers. Pas évident donc de vendre du Franciacorta sauf…que lorsqu’on y goûte, on est conquis.

Mais pourquoi donc sont-ils plus chers? Les règlements qui gèrent la production du vin de Franciacorta sont plus sévères que ceux de la Champagne. Les rendements sont plus limités donc des raisins de plus grande qualité et les temps de vieillissement sur lies sont plus long. Par exemple, un Franciacorta non millésimé (la majorité des ventes de ce vin) a un temps de vieillissement minimum de 15 mois alors que le Champagne est de 12 mois. Le rendement du Franciacorta par hectolitre (12 tonnes/hectare) ne doit pas dépasser 65/he/ha alors qu’il est pas mal plus élevé pour le Champagne (15.5 tonnes par hectare).

Lombardie
Franciacorta

La région de Franciacorta est pas mal plus petite que celle de la Champagne avec seulement 3,000 hectares de vignes pour 120 producteurs/embouteilleurs et 160 viticulteurs (raisins seulement). Elle fait partie de la Lombardie et est située à environ une heure de Milan.

On y produit annuellement environ 18,000,000 de bouteilles alors que certains producteurs en Champagne dépassent à eux seuls ce niveau de production. Fait unique, environ 77% de la production est organique (vins en bio, biodynamie, vins nature) ce qui est très élevé. On devrait s’attendre à ce qu’on atteigne 100% de la production d’ici quelques années. Toutes les vendanges sont faites à la main. Beaucoup de recherches sur l’agriculture organique sont effectuées à chaque année afin d’optimiser ce mode de production pour l’ensemble des producteurs et ainsi en faire un vecteur de différentation d’avec les autres vins effervescents.

Franciacorta

L’appellation a débuté en tant que DOC en 1967 et c’est en 1995 qu’elle a obtenu le statut de DOCG. On ne fait du vin de Francoacorta que depuis les cinquante dernières années. Malgré ce laps de temps assez limité si on compare à la Champagne, on a atteint un niveau de qualité particulièrement élevé. Ceci est dû entre autres, à la philosophie orientée qualité à laquelle adhèrent l’ensemble des producteurs.

Franciacorta

On utilise quatre cépages dont le Chardonnay 81%, Pinot Nero 15%, Pinot Bianco 3% (maximum de 50% de la composition) et le Erbamat (nouveau cépage autorisé à un maximum de 10%) qui ne représente présentement que 1% de la surface plantée.

Les niveaux de dosage sont les suivants :

Dosage zéro (max. 3 g/l) , Extra Brut (max. 6 g/l) : 8% des ventes

Brut (pas plus de 12 g/l) : Incluent les Satèn et les rosés – représentent 90% des ventes.

Extra Dry (de 12 à 17 g/l), Dry (de 17 à 32 g/l), Demi sec (de 33 à 50 g/l) : représentent 2% des ventes

On retrouve les Franciacorta suivant :

Franciacorta : vieillissement de 18 mois

Franciacorta Satèn : vieillissement de 24 mois

Franciacorta Rosé : vieillissement de 24 mois – Pinot Nero min. 35%, Chardonnay max. 65%, Pinot Bianco max. 50%, Erbamat max. 10%.

Franciacorta Vintage, Franciacorta Satèn Vintage, Franciacorta Rosé Vintage : doit utiliser 85% du vin de l’année/du millésime, vieillissement minimum de 30 mois.

Franciacorta Riserva, Franciacorta Satèn Riserva, Franciacorta Rosé Riserva : Vieillissement minimum de 60 mois. 

Ca’del Bosco

Ca’del Bosco

C’est en 1964 que débute l’aventure lorsque Annamaria Clementi achète une petite maison dans les collines près d’Erbusco connue sous le nom de Ca’del Bosc sur deux hectares qui seront plantés de vignes en 1968. Ca’del Bosco est en fait un des pionniers de l’appellation ce qui lui a permis de choisir parmi les plus belles parcelles et les plus qualitatives.

AnnaMaria Clementi

On y cultive 219 hectares de vignes dont l’âge moyen est de 20 ans. Environ 20% de ces vignes sont plantées avec une densité de 10,000 pieds de vigne ce qui fait partie des méthodes de viticulture les plus qualitatives. Environ 84% ont une densité d’un minimum de 5,000 pieds de vignes par hectare.

On apporte un soin maladif à l’obtention d’une maturité optimale des fruits et ce, parcelle par parcelle. Tous les fruits vendangés sont conservés à des températures de 16C ce qui réduit le risque d’oxydation.

Ca’del Bosco

Parmi les processus spécifiques à Ca’del Bosco, on retrouve le lavage de tous les fruits ce qui élimine toute trace de produit indésirable. Ceci permet d’optimiser le profil aromatique des vins de la maison. Le système de vinification est à la fine pointe de la technologie.

Ca’del Bosco

Les grappes sont pressée entières et l’utilisation de sulfites est limité au minimum. Alors que selon la loi une bouteille de Franciacorta pourrait contenir 185 mg/l, les vins de Ca’del Bosco n’en contiennent que 50 mg/l.

Ca’del Bosco

La dégustation

Dégustation Ca’del Bosco

Nous avons dégusté 3 vins de l’appellation Franciacorta DOCG, 2 vins de l’appellation Curtefranca DOC laquelle englobe la production de vins tranquilles en blanc et en rouge ainsi qu’un vin de Sebino Rosso IGT.

Ca’del Bosco, Cuvée Prestige, Franciacorta Brut, $44.75, cépages : Chardonnay 75%, Pinot Bianco 10%, Pinot Nero 15%, code SAQ : 11008024.

Cette cuvée est parmi les plus difficile à élaborer du fait qu’on recherche un profil aromatique le plus stable possible année après année tout en augmentant constamment la qualité. Seulement de 20% à 30% de vins de réserve sont utilisés. Ce n’est qu’après une période de maturation de 25 mois que cette Franciacorta sera prête à exprimer sa personnalité.

Et quel beau profil aromatique! Sur des notes de fruits blancs (pommes, poires), la pêche ainsi qu’un soupçon d’agrumes. La bouche est sur des notes de pain grillé, de poires avec une belle acidité bien vive et d’une superbe longueur.

Ca’del Bosco, Cuvée Prestige, Franciacorta Brut

Ca’del Bosco, Franciacorta Brut, Satèn, Vintage Collection, 2013, $74.00, cépages : Chardonnay 85%, Pinot Bianco 15%, code SAQ : 13617691. Disponibilité en Octobre 2019.

Les vignes de Chardonnay ont plus de 34 ans et celles de Pinot Bianca de 26 ans. L’ajout de sucre est moindre que pour la plupart des Franciacorta ce qui confère une douce texture crémeuse en bouche. La période maturation sur lies est de 48 mois.

Sur des notes de pain grillé, de levures, sur des notes de fruits jaunes assez mûrs ainsi que de belles notes florales. En bouche la texture est crémeuse, l’acidité presque vive, le tout est d’un bel équilibre, sur des notes de pain grillé, de fruits blancs et d’une longueur interminable. Vraiment superbe!

Ca’del Bosco, Franciacorta Brut, Satèn, Vintage Collection, 2013

Ca’del Bosco, AnnaMaria Clementi, Franciacorta Riserva, 2009, $139.00, cépages: Chardonnay 55%, Pinot Bianco 25%, Pinot Nero 20%, code SAQ: 13617721. Disponibilité SAQ Signature.

Ce produit témoigne de la quête de l’excellence de Ca’del Bosco. La période de maturation sur lies est de 9 ans et aucune liqueur de dosage n’est ajoutée (dosage zéro).

Au nez comme un léger soupçon de caramel, de fruits blancs bien mûrs, des notes de pain et de zeste d’orange. En bouche c’est la richesse qui étonne avec une acidité équilibrée. La bouche est complexe, toit en équilibre avec une belle sensation de minéralité et un soupçon d’agrumes en filigrane. Que d’émotions!

Ca’del Bosco, AnnaMaria Clementi, Franciacorta Riserva, 2009

Ca’del Bosco, Curtefranca Bianco, Chardonnay, 2014, $85.50, code SAQ : 14206157. Disponibilité Octobre 2019.

Un très beau Chardonnay bien typé sur des notes beurrées, de noisettes, de notes boisées bien intégrées ainsi que de fruits blancs et exotiques. En bouche la texture est grasse ce qui lui confère beaucoup de richesse et d’opulence, l’acidité est équilibrée et que dire de la longueur…

Ca’del Bosco, Curtefranca Bianco, Chardonnay, 2014

Ca’del Bosco, Curtefranca Rosso, Corte del Lupo, 2016, $36.00, cépages: Merlot 38%, Cabernet Sauvignon 33%, Cabernet Franc 22%, Carménère 7%, code SAQ : 14206106. Disponibilité Octobre 2019.

Très floral et aromatique sur des notes de fruits rouges (cerises) et de fruits noirs (mûres) assez intenses et de notes épicées. Ce vin est d’un bel équilibre avec des tannins charpentés tissés bien serré, bien juteux et bien goûteux. Très belle longueur.

Ca’del Bosco, Curtefranca Rosso, Corte del Lupo, 2016

Ca’del Bosco, Maurizio Zanella, Sebino Rosso IGT, 2015, $85.50, cépages : Cabernet Sauvignon 50%, Merlot 25%, Cabernet Franc 25%, code SAQ : 865410. Disponibilité Décembre 2019.

Superbe vin! Sur des notes de fruits assez intenses tels prunes, cerises, mûres, des notes d’eucalyptus et de cacao. Tout en élégance et en finesse sur des tannins charpentés. Pas mal de volume et d’amplitude en bouche et d’une longueur plus qu’appréciable.

Ca’del Bosco, Maurizio Zanella, Sebino Rosso IGT, 2015

Restaurant Maison Boulud

Aaahhhh… Les émotions que procurent les vins de Poderi Colla!

Dégustation des vins de Poderi Colla

J’ai eu le bonheur de revoir Tino Colla, co-propriétaire du vignoble Poderi Colla situé dans le Piémont. J’aime beaucoup rencontrer Tino un véritable vigneron avec beaucoup d’’’anima’’ (du cœur et de l’âme) comme on dit dans le Piémont. Il a toujours des histoires à raconter et des opinions bien arrêtées sur l’évolution du vin dans le monde. Disons d’emblée qu’il est un adepte de la philosophie non-interventionniste dans l’élaboration du vin.

Tino Colla

Comme il le dit : ‘’Je bois beaucoup de vins de partout dans le monde et bien souvent je ne goûte pas le vignoble ni les hommes qui l’ont fait. Je goûte plutôt l’intervention de l’œnologue. On devrait aller chercher la perfection quand on fait du vin. Mais il faut que ce soit une perfection naturelle. Beaucoup de vins sont parfaits, mais il s’agit de vins qui ont subi de la chirurgie plastique’’.

Je suis allé visiter son vignoble en avril dernier ou nous avons passé la journée avec Federica Colla. Pour accéder à l’entrevue faite avec Federica, clicquez sur ces liens : ➡️ http://bit.ly/2XFsO7z  http://bit.ly/2XBDLHo.

Federica Colla, Claude Lalonde (VInformateur)

Brève histoire de Poderi Colla

C’est en 1778 que l’aventure commence alors que Pietro Colla achète une ferme à Castiglione Tinella et produit principalement du vin ‘’Moscatello’’. Si on accélère l’histoire près de 100 ans plus tard, on retrouve Tino Colla qui obtient son diplôme en œnologie et fait une première expérience à Beaune avec Leglise et Siegrist auprès du Laboratoire d’œnologie de Bourgogne. À partir de 1986 il se joint à son frère Beppe pour gérer la société Prunotto qui restera propriété de la famille Colla pendant 35 ans de 1956 jusqu’en 1990.

Poderi Colla

Federica, fille de Beppe Colla est diplomée de l’université Cattolica de Milan spécialisée en marketing et économie du vin. C’est en 1993 que Federica et Tino décident de donner naissance à l’entreprise vinicole qui porte aujourd’hui le nom de la famille Poderi Colla.

Les vins et les vignobles

Les vins de Poderi Colla sont de ‘’véritables’’ vins élaborés de façon traditionnelle. Ils sont sérieux, authentiques, originaux et purs. On ne s’acharne pas à les triturer et à les changer dans le chai. Ce ne sont pas des vins d’efforts (des vins d’œnologue) mais bien des vins de terroir. Ils sont produits sans manipulations ni interventions invasives.

Poderi Colla se compose de quatre entreprises agricoles pour un total de 28 hectares. L’ensemble des propriétés se trouvent dans d’excellentes positions connues pour leur production de cépages de qualité supérieure et qui fournissent un éventail de la production œnologique des Langhes : Bricco Bompè, Tenuta Roncaglia, Dardi Le Rose, Cascine Drago.

Cascino Drago : Nebbiolo, Dolcetto, Pinot Noir, Riesling Rhénan

Tenuta Roncaglia: Nebbiolo, Barbera, Riesling Rhénan

Dardi Le Rose : Nebbiolo

Bricco Bompè : Barbera

La dégustation

Nous avons dégusté 13 vins qui sont des plus représentatifs de l’ensemble de la production de la maison. Certains sont disponibles en importation privée. Vous pouvez les commander en contactant l’agence Montalvin : 514-274-5115, montalvin@montalvin.com, https://www.montalvin.com/fr/contact

Dégustation des vins de Poderi Colla

Pietro Colla, Extra Brut, Spumante, 2015, $38.75, disponible en importation privée.

Élaboré en souvenir du grand-père Pietro né en 1894, qui a consacré toute sa vie à la production de Spumanti avec la méthode traditionnelle de la seconde fermentation en bouteille. Il a été un des premiers à faire des Spumanti selon cette méthode champenoise.

Sur des notes de fruits blancs, de levures, de pain grillé. En bouche, belle acidité bien vive, d’un beau fruité et d’une très belle structure légèrement vineuse. Sans sucre ni de liqueur d’expédition. Potentiel de vieillissement de 10 à 15 ans.  

Pietro Colla, Extra Brut, Spumante, 2015

Poderi Colla, Riesling, Langhe, Cascine Drago, 2018, $25.80, code SAQ : 13674266. Ce produit ne sera disponible qu’en mars 2020.

Sur des notes bien florales, un vin très aromatique avec un soupçon d’agrumes et de notes empyreumatiques. Un Riesling de caractère Piémontais bien différent des Riesling Alsaciens et Allemands. En bouche l’acidité est bien vive sur des notes d’agrumes et d’une longueur plus qu’appréciable. Très belle sensation de minéralité et potentiel de vieillissement d’au moins 15 ans. Excellent rapport qualité/prix.

Poderi Colla, Riesling, Langhe, Cascine Drago, 2018

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, ‘’Eticetta Gallo’’, Pian Balbo, 2017, $18.60, code SAQ : 13674362. Arrivage en Octobre 2019.

Ce Dolcetto est d’un classicisme des plus typique de la région. C’est important à savoir car le Dolcetto a été un peu malmené dans les dernières années par les producteurs ce qui est bien dommage. Il a quelque peu perdu de son lustre et c’est buvant des Dolcetto de Poderi Colla qu’on comprend ce que le produit doit être. Sur des notes de fruits rouges (cerises) bien mûrs assez intenses, de notes d’épices douces d’un style plus sérieux que la moyenne mais toujours facile à boire. En bouche, la dominante est sur le fruit avec des tannins de peu à moyennement charpentés et une finale sur des notes de fruits noirs.

Poderi Colla, Dolcetto d’Alba, ‘’Eticetta Gallo’’, Pian Balbo, 2017

Poderi Colla, Pinot Nero, Campo Romano Langhe, 2016, $38.50. Disponible en importation privée dès le 15 septembre 2019.

Planté en 1987 un peu comme un projet personnel, ce vin est sur des notes d’épices douces (cannelle), de griottes et de tabac. En bouche c’est comme sur des notes animales sur le cuir, de fruits rouges, quelques notes boisées bien discrètes sur des tannins charpentés. Très beau vin que j’ai beaucoup apprécié!

Poderi Colla, Pinot Nero, Campo Romano Langhe, 2016

Poderi Colla, Barbera d’Alba, Costa Bruna, 2016, $25.90, cépage : Nebbiolo, code SAQ : 13674371. Disponible en Octobre 2019.

Un de mes vins préférés! Sur des notes d’épices douces, de fruits rouges (cerises, fraises), peu boisé, très complexe. Le genre de vin dont on dit qu’on reconnaît le ‘’caractère des raisins’’. Beaucoup de finesse, d’élégance, un vin généreux sur des tannins charpentés, tout en équilibre, souple. En bouche c’est juteux, croquant sur une acidité bien présente. J’en boirais tous les jours!

Poderi Colla, Barbera d’Alba, Costa Bruna, 2016

Poderi Colla, Nebbiolo d’Alba, Bacchus Label, $25.95, 2015, code SAQ : 10860346. Disponible en avril 2020.

Un autre de mes vins préférés! Bien floral, sur des notes de roses, de prunes et d’épices douces. En bouche les tannins sont très charpentés avec beaucoup de volume et d’amplitude. Et quelle longueur…

Poderi Colla, Nebbiolo d’Alba, Bacchus Label, 2015

Poderi Colla, Bricco del Drago, Langhe, 2012, $33.75, cépages : Dolcetto 85%, Nebbiolo 15%, code SAQ : 927590. Disponible en avril 2020.

Coup de Coeur! Ce vin fait partie des 1er grands vins de table d’Italie. C’est le premier Bricco qui ait jamais été fait (1969). Sur des notes de prunes, de tabac avec des tannins charpentés tissés bien serré. Beaucoup de volume et d’amplitude et d’une longueur interminable. Un grand vin d’un grand potentiel de vieillissement.

Le 1994 (non disponible) était tout en jeunesse malgré ses 24 ans. Sur des notes tabac, de prunes vraiment étonnantes. Les tannins étaient bien charpentés avec de belles notes d’évolution et beaucoup de volume et d’amplitude.

Poderi Colla, Bricco del Drago, Langhe, 2012

Poderi Colla, Barbaresco, Tenuta Roncaglia, Roncaglie, 2015, $49.75, cépage : Nebbiolo, code SAQ : 11100120. Disponible en Novembre 2019.

Un vin d’une grande finesse avec beaucoup de complexité qui provient de l’une des parcelles (Roncaglie) des plus qualitatives. Sur des notes d’épices, de fruits rouges, un peu de tabac, des notes de mûres, de violettes, d’épices et de sous-bois. En bouche, la texture est des plus veloutée sur des tannins charpentés. Le tout est d’une grande richesse, très généreux et d’une grande amplitude. Un de mes coup de cœur! Grand potentiel de garde.

Le 1998 (non disponible) était encore d’une belle fraîcheur sur des notes de tabac, de fruits très mûrs. Il était prêt à boire, sur des tannins bien souples, presque charpentés. Surprenant ce vin qui était encore bien juteux et d’une superbe longueur.

Poderi Colla, Barbaresco, Tenuta Roncaglia, Roncaglie, 2015

Poderi Colla, Bussia, Dardi Le Rose, 2013, $59.75, cépage : Nebbiolo, code SAQ : 10816775. Disponible en avril 2020.

Oh wow! Sur des notes de fruits rouges, de notes empyreumatiques et des notes florales. En bouche c’est opulent, d’une grande richesse, sur des notes de fruits noirs et de notes de réglisse. Les tannins sont bien charpentés et le vin dégage beaucoup de volume et d’amplitude tout en conservant une bonne dose de finesse et d’élégance. Un Nebbiolo ‘’majestueux’’.

Et que dire de son potentiel de vieillissement! Nous avons dégusté le 2008 et le 2001 (non disponibles). Le 2008 possédait des tannins encore bien souples et bien charpentés sur une texture bien veloutée. Le 2001 présentait encore des traits de jeunesse avec ses tannins bien charpentés et souples.

Poderi Colla, Bussia, Dardi Le Rose, 2013

Restaurant La Chronique

Cette dégustation avait lieu au restaurant La Chronique, un des meilleurs restaurants de Montréal!

L’apothéose du Malbec de Cahors avec le Château Haute-Serre!

Château Haute-Serre

On dit souvent que le hasard fait souvent bien les choses! Le commun dénominateur cette semaine était le Malbec, cépage qui a connu son origine en France et qui a pris son envol avec les vignerons de l’Argentine qui en ont fait leur cépage phare. Car cette semaine j’avais deux dégustations dont une avec des vignerons argentins autour du Malbec et celle dont cet article traitera avec Bertrand-Gabriel Vigouroux de Château Mercuès et Château Haute-Serre de la région de Cahors surtout reconnue pour ses Malbec.

Bertrand-Gabriel Vigouroux

La présentation que nous a faite M. Vigouroux focussait surtout sur l’histoire et l’évolution du cépage Malbec. Car disons-le, ce cépage a connu des hauts et des bas dans cette région. Mais sachez qu’il est à reprendre ses notes de noblesse et à figurer parmi les vins de prestige. Cette dégustation était organisée par l’agence Philippe Dandurand.

Cahors – Malbec

Les vignes de Cahors furent plantées par les Romains lors de la conquête romaine de la Gaule. Mais c’est au 13ième siècle que ce cépage a pris son envol avec le support de Aliénor d’Aquitaine et Henri II. Les Anglais raffolaient de ce vin appelé ‘’vin noir’’ et la région de Cahors était une des plus dynamiques en France avec entre autres, le commerce du vin qui était exporté partout en Europe jusqu’en Russie. Grâce aux Gabares, bateaux à fond plat, les vins étaient transportés jusqu’à Bordeaux.

Région de Cahors

Il faut savoir que le Malbec était considéré comme un des cépages les plus qualitatifs à l’époque. Il était le principal cépage du Premier Grand Cru 1855 classé à Bordeaux.

Mais que s’est-il donc passé pour que ce cépage se perde dans l’ombre d’autres cépages et que la région perde de son lustre? Deux événements ont pratiquement détruit ces acquis. La terrible maladie de la vigne, le Phylloxéra, a complètement détruit les vignobles autour de Cahors (et l’Europe entière) vers 1865 ce qui a créé une grave crise économique dans la région. Suite aux grandes guerres successives,on a vu qu’un effort de replantation que vers les années 50. Cependant un gel terrible a anéanti ces efforts en 1956.

Ce n’est qu’avec les efforts conjugués de quelques irréductibles et visionnaires tels George Vigouroux qui ont fait que le vignoble de Cahors a repris ses lettres de noblesse.

Vignoble Château Haute-Serre

De nos jours, les vignes couvrent 4,400 hectares de vignes (comparativement à 400 hectares en 1971) sur 72 km de long et 24 km de large avec 300 producteurs. L’incroyable essor du Malbec en Argentine a eu un effet plus qu’appréciable sur la notoriété du Malbec et sur le succès des vins de Cahors. En fait, on y a planté plus de 40,000 hectares de vignes en Argentine ce qui est 10 fois plus qu’à Cahors. De plus,  de nouvelles générations de vignerons ont aidé à Cahors à se renouveler. De nos jours, les vins de Cahors rivalisent avec les meilleurs vins du monde.

La famille Vigouroux : https://hauteserre.fr/

George et Bertrand-Gabriel Vigouroux

Depuis quatre générations (1887) on fait du vin dans la famille Vigouroux. Le Château de Haute-Serre a été le premier à être replanté en 1971 sur 40 hectares (maintenant 63 hectares). Domaine jadis célèbre, plus rien ne subsistait suite aux ravages du Phylloxéra. ‘’Il a fallu beaucoup de travail pour redémarrer la cave. Il n’y avait pas de vignobles, pas de vin, rien! Tout devait être construit à partir de zéro. Mon père a recommencé à planter du malbec alors qu’il n’était pas populaire dans les années 70’’.

La famille exploite 4 domaines en Occitanie. Le vignoble de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est le plus vaste du monde avec 260 000 hectares de vignes réparties sur 4 bassins de production : Languedoc, Roussillon, Rhône et Sud-Ouest avec 109 appellations d’origine (77 AOC et 32 IGP).

La maison est ‘’le spécialiste du Malbec’’ et de ce fait élabore des vins qui font partie des meilleurs de l’appellation. Maintenant, c’est Bertrand-Gabriel Vigouroux qui mène les destinées de la maison. Oenologue de formation et propriétaire de la maison il en est aussi le ‘’winemaker’’.

Il fait sa marque autour d’un plan majeur d’investissement pour renforcir le positionnement de la maison comme véritable leader du Malbec. Après 10 ans de recherches sur les micro-terroirs, sols et sous-sols, porte-greffes, clones, densités, ce dernier voulait un chai à la pointe de ce qui se fait de mieux dans le monde pour faire de grands vins. Il fond sa philosophie sur 3 axes : une administration forte, un développement touristique important et la viticulture et de grands vins. Pour lui, le vin c’est l’invitation au voyage.

D’ailleurs, la famille est propriétaire du Château de Mercuès depuis 1983 qu’elle a complètement rénové pour en faire un Relais & Châteaux. Le château a été nommé 2ième Château Hôtel de France par le Times en 2016. Le restaurant du Château est étoilé Michelin depuis février 2017.

Château de Mercuès

Il existe deux principaux terroirs à Cahors: l’un sur calcaire et l’autre sur le sol kimméridgien. Le Château Haute-Serre, un des plus vieux vignobles de Cahors sur 63 hectares, est situé sur le plateau calcaire et possède un superbe terroir car ses racines poussent dans le sol kimméridgien composé d’argile rouge et bleue, de fer et de calcaire.

Les vignes s’étendent sur les croupes graveleuses environnantes au Château sur les troisièmes terrasses des communes de Gaillac et de Mercuès. La densité de plantation est très élevée avec 6666 pieds hectares. Ce terroir argileux-silicieux est idéal pour la culture de la vigne et permet d’obtenir des vins concentrés avec un grand potentiel de garde.

La dégustation

Que recherche donc M. Vigouroux dans ses vins?

Eh bien l’élégance avant la puissance, recherche de l’équilibre, excellente buvabilité le tout dans le respect du terroir.

Nous avons dégusté 8 vins dont une verticale du Château Haute-Serre sur les millésimes 1983, 88, 90, 2010 et 2016, puis le Château Haute-Serre Géron Dadine de Haute-Serre sur les millésimes 2000 et 2016 puis le Château Haute-Serre, Cuvée Icône, WOW 2014.

Château Haute-Serre, Cahors, 2016, $25.25, cépages : Malbec 90%, Merlot 7%, Tannat 3%, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 947184. Ce produit est disponible dans 155 succursales.

Quel beau vin, symbole de ce qui se fait de bien à Cahors! Sur des notes de fruits noirs bien mûrs, d’épices douces, un vin très charmeur avec quelques notes de cassis ainsi que quelques notes boisées très bien intégrées. En bouche c’est juteux sur une dominante de fruits noirs et des tannins soyeux, charpentés et corsés. Un vin bien structuré, doté d’une belle élégance le tout se terminant dans une longueur appréciable. Belle capacité à vieillir de 5 à 8 ans. Un vin à acheter! Vous ferez de beaux accords avec une entrecôte sur le grill ou une salade de gésiers.

Château Haute-Serre, Cahors, 2016

La verticale (même vin sur plusieurs millésimes) de ce vin démontre hors de tout doute sa capacité à vieillir.

Le 1983 était sur des notes de prunes, de chocolat, de raisins secs, de fenouil sur des notes étonnantes de fruits rouges. Velouté sur des tannins bien fondus avec beaucoup de matière, d’élégance et de finesse.

Le 1988 était un peu plus austère sur des notes plus terreuses, de prunes et de sous-bois. Velouté, d’une belle fraîcheur sur des tannins bien fondus. Assez intense et doté d’une belle élégance.

Le 1990, (Grand Vin Seigneur) année bien solaire, était sur des notes de champignons qui se sont estompées pour laisser toute la place aux notes de fruits sur la prune et un soupçon de notes boisées. Les tannins deviennent plus charpentés, d’une très belle longueur et le tout demeure d’une certaine élégance.

Le 2010 était sur des notes de cacao, d’épices, avec comme un soupçon de notes lactées, puis des notes de fruits rouges sut la framboise. Vraiment superbe avec des tannins bien charpentés avec beaucoup de volume et d’amplitude en bouche.

Nous avons aussi dégusté le Géron Dadine de Haute-Serre du Château de Haute-Serre dans les millésimes 2000 et 2016. Malheureusement ce vin n’est pas disponible au Québec.

Le 2000, Cuvée Prestige, était sur des notes d’épices (cannelle) de chocolat de tabac blond et de fruits noirs. Les tannins étaient bien charpentés, sur des notes de fruits noirs d’une belle concentration. Le 2016 était bien frais et d’une belle amplitude.

Enfin nous avons dégusté le pinacle du Malbec de Cahors :

Château Haute-Serre, cuvée Icône WOW, 2014, $178.00, importation privée.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence Philippe Dandurand, division Galleon, 514-932-2626, info@galleonwines.ca

Après une première sélection parcellaire du vignoble, les cuvées Icône sont travaillées en intra parcellaire pour ne garder que les meilleurs ceps. L’élevage se fait en barriques françaises neuves pendant 24 mois.

Wow! Un vin d’une élégance, d’une telle profondeur, assez intense sur des notes de fruits noirs bien mûrs, de tabac blond, de noix de coco et quelques notes d’eucalyptus et d’épices. La bouche est d’un beau velouté sur des tanins particulièrement charpentés. Quelle intensité, de volume et d’amplitude dans une finale interminable. Et quelle élégance…

Château Haute-Serre, cuvée Icône WOW, 2014

La révolution vinicole et viticole en Argentine !

Argentine

Tout un vent de changement en Argentine ces temps-ci!  Pour nous en faite part, Wines of Argentina avec le Consulat Général de la République d’Argentine ont mis sur pied une classe de Maîtres sur les vins de l’Argentine. Celle-ci était menée par Joaquin Hidalgo journaliste viticole en Argentine.

Un des changements qui affecte le plus le milieu viticole et vinicole en Argentine est le développement d’un nouveau système d’appellation qui se calque sur ce qui se fait en Europe. Cette approche instituée par l’Institut National de Vitiviniculture met le focus sur les différenciations entre les divers terroirs de l’Argentine. Grâce aux technologies appliquées à l’étude des sols et à l’étude des conditions climatiques qui configurent la diversité des terroirs on est à redévelopper un ensemble de ces IG. De nouvelles indications géographiques (IG) ont récemment mises sur pied suite à ces analyses.

À ces IG on appliquera une classification basée sur l’aspect qualitatif des vins des sols, du climat etc. Tout comme en Bourgogne par exemple ou on distingue divers échelons. Ce projet s’étendra sur plusieurs années.

Il y a maintenant 101 IG en Argentine incluant 2 DO (Dénominations d’origine) soient Luyan de Cuco et San Rafael.

GI Logics – présentation Joaquin Hidalgo

La viticulture organique est aussi en forte progression grâce au fait qu’une bonne partie de l’Argentine  est situé du côté continental et bénéficie d’un climat assez sec lequel est des plus favorable à la viticulture organique. La surface en viticulture organique a augmenté de 275 hectares en 2005 à maintenant 6240 en 2016.

Argentine

Quant à l’évolution des vins eux-mêmes, les vins blancs subissent des transformations assez importantes. L’élaboration des vins passent soit par le reconditionnement des vieilles vignes surtout dans le cas du Sémillon et du Torrontes et la recherche de niveaux d’acidité plus élevé ou de niveaux d’alcool moins élevés. On a aussi tendance à planter des vignes pour les vins blancs dans des endroits plus en altitude qu’auparavant. Quant à la vinification des vins blancs, on voit de plus en plus de vins oranges ainsi que des fermentations carboniques, des vins de voile ainsi que des vins de type oxydés.

Torrontes

Quant aux vins rouges, le plus vendu est décidément le Malbec. En fait, près de deux bouteilles sur trois de vins rouges vendus sont du Malbec. On a tendance à voir de plus en plus de Cabernet-Sauvignon, de Cabernet Franc, de Bonarda et de Petit Verdot. Quant au Malbec on différencie ce cépage de plus en plus selon les terroirs. Par exemple le profil aromatique de vins seront passablement différents qu’ils soient de Mendoza Este, de Luyan de Cuco ou de Valle de Uco. Quant aux assemblages on passe de l’assemblage classique de Malbec, Cabernet Sauvignon et de Merlot vers des assemblages de Malbec, de Cabernet Franc et d’autres cépages.

Profil aromatique – Malbec par région

Ce qu’il y a à savoir sur l’Argentine

Étendue et diversité : Le pays s’étend sur 3779 km du nord au sud soit du 23 ième au 45 ième parallèle. On peut ainsi cultiver des vignobles de qualité sur de grandes superficies et offrir une grande diversité de terroirs, Les facteurs clés sont l’altitude et la latitude, la présence de la Cordillère des Andes, les précipitations et la grande variété des sols. Plusieurs vignobles se situent à plus de 330- mètres d’altitude.

Climat : Sec et continental. Les régions traditionnelles de l’Argentine sont situées dans des vallées situées en haute altitude, éloignées de l’océan, ce qui en fait l’un des rares territoires viticoles continentaux du monde.

Sols : Peu fertile. Les sols sont en général jeunes et privés de nutriments, à faible teneur en matière organique, ce qui limite la croissance de la vigne.

Eau : D’une grande pureté. L’eau pure provenant de la fonte des glaces des Andes, constitue la principale source d’irrigation dans les vallées.

C’est le 5 ième plus grand producteur de vin au monde

C’est le 10 ième plus grand exportateur de vin au monde

On y compte 895 propriétés viticoles

Il représente la 7ième plus grande surface plantée au monde

Les régions et sous-régions

L’Argentine se subdivise en 4 grandes régions soient Le Nord, Cuyo, Atlantique et Patagonie.

Dans le Nord (6,000 hectares soit 3% du pays) se situent les provinces de Salta, Jujuy, Tucuman at Catamarca.  

Région Nord

Dana la région de Cuyo (190,710 hectares, 95% du pays) se retrouvent les provinces de La Rioja, San Juan et Mendoza qui est la plus importante de ces régions.

Région Cuyo

Dans la région de Patagonie et Atlantique (3768 hectares, 1.88% du pays) on retrouve les provinces de La Pampa, Neuquen, Rio Negro, Chubut et Buenos Aires.

Les cépages

Les vins blancs :

Les vins blancs représentent 18.85% des cépages cultivés en Argentine.

Torrontes 27%, Chardonnay 16%, Sauvignon Blanc 6%, Chenin 5%, Sémillon 2%, autres 44%

Les vins rouges :

Les vins rouges représentent 81.15% des cépages cultivée en Argentine :

Bonarda 16%, Malbec 37%, Cabernet Franc 1%, autres 46%

La dégustation

Vins blancs

Sémillon, Nieto Senetiner, Argentine, Mendoza, vin blanc, 2017, $16.50, cépage : Sémillon 100%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 13653001.

Agence Sylvestre

J’ai bien aimé ce Sémillon surtout pour la complexité de ses saveurs et du contraste entre sa texture légèrement grasse et son acidité presque vive. Ce vin a été élevé à 50% dans des fûts de chêne français. L’élevage sur lies et l’utilisation des fûts produisent un vin d’une belle complexité. Ce vin a vieilli en bouteille un minimum de 6 mois.

Au nez des notes assez intenses de pêches très mûres et d’abricots, de miel ainsi que des notes boisées. En bouche des notes d’amandes, des notes boisées ainsi qu’un rappel des notes de pêches et d’abricots. La finale est sur des notes de noyaux de pêche et est d’une longueur moyenne. Très beau rapport qualité/prix.

Sémillon, Nieto Senetiner, Argentine, Mendoza, vin blanc, 2017

Torrontes, Susana Balbo, Signature, 2018, $22.90, sucre: 1.2 g/l, code SAQ : 13475646.

Très beau vin sur des notes de pêches, de fruits exotiques, de pamplemousse et de zeste de pamplemousse. En bouche c’est un vin des plus savoureux avec une acidité assez vive, une belle sensation de minéralité et une belle longueur.

Torrontes, Susana Balbo, Signature, 2018

Catena, Alta, Chardonnay, 2016, $40.00, sucre : 2,7 g/l, code SAQ : 521856.

Agence Noble Sélections

Sur des notes de petits pois verts, des notes boisées, beurrées et de fruits blancs (pêches, poires).  En bouche le boisé domine mais est très bien intégré aux notes de fruits blancs. La texture est légèrement grasse et l’acidité est des plus équilibré. Un vin d’un style vraiment bourguignon.

Catena, Alta, Chardonnay, 2016

Les vins rouges

Emma Zuccardi, Bonarda, Valle de Uco, Mendoza, 2016, $35.00, sucre : 1.8 g/l, code SAQ : 14014235.

Agence Élixirs

Sur des notes de fruits rouges et noirs, d’un caractère légèrement rustique avec une acidité équilibrée et des tannins particulièrement charpentés. Un vin bien droit sur des notes de noyaux de cerises, bien juteux et croquant.

Emma Zuccardi, Bonarda, Valle de Uco, Mendoza, 2016

La Linda, Private Selection, Old Vines, 2016, Bodegas Luigi Bosca, $17.25, sucre: 2.5 g/l, code SAQ: 14029111.

Sur des notes de fruits noirs et rouges avec une touche herbacée et des notes boisées. En bouche ce vin est tout en équilibre, d’une belle fraîcheur avec des tannins bien charpentés et une finale légèrement herbacée.

La Linda, Private Selection, Old Vines, 2016, Bodegas Luigi Bosca

Masi, Tupungato, Corbec, Appassimento, 2016, $24.95, sucre : 2.6 g/l, cépages : Corvina 70%, Malbec 30%, code SAQ : 10689964.

Sur des notes de fruits rouges assez intense, de prunes, de notes chocolatées et d’épices douces. Les tannins sont bien charpentés avec des notes de fruits assez intenses. On dirait presque un Amarone!

Masi, Tupungato, Corbec, Appassimento, 2016

Zuccardi Q, Cabernet Franc, 2017, non disponible à la SAQ.

Agence Elixirs

Un nez des plus charmeur sur des notes de fruits rouges et de notes herbacées. Les tannins sont particulièrement charpentés sur des notes boisées. Beaucoup de fraîcheur et bien juteux et croquant.

Zuccardi Q, Cabernet Franc, 2017

Lote Negro, Bodega Norton, 2017, $29.90, sucre: 2.8 g/l, code SAQ: 13554660.

Sur des notes de vanille et de chêne, de menthe, d’eucalyptus et d’épices douces. D’un bel équilibre, bien balancé et d’une certaine élégance. J’ai beaucoup aimé ce vin. Un de mes coups de cœur.

Lote Negro, Bodega Norton, 2017

Clos de los Siete, 2016, $24.95, sucre : 2.2 g/l, cépages : Malbec 54%, Merlot 18%, Cabernet-Sauvignon 12%, Syrah 12%, Petit Verdot 3%, Cabernet Franc 1%, code SAQ : 10394664.

Agence Dandurand

Nez charmeur de crème de fruits rouges et noirs bien mûrs et frais ainsi que des notes d’épices douces. En bouche c’est une belle concentration d’arômes de fruits rouges et noirs, de chocolat noir entremêlées avec quelques notes de torréfaction. C’est un vin goûteux, généreux avec passablement d’amplitude et de volume en bouche. Bel équilibre entre le moelleux, l’acidité rafraîchissante et les tannins bien en chair et charpentés avec une finale qui perdure. Vraiment très beau vin!

Clos de los Siete, 2016

À la découverte des spiritueux québécois!! Coups de Coeur!

Festival Tribute

La semaine dernière je suis allé au Festival Tribute qui se voulait un hommage aux spiritueux du Québec. Ce Festival était organisé par l’École de bar Made with Love et avait lieu au Palais des Congrès. Étaient présents 29 micro-distillateurs qui nous offraient une multitude de produits incroyables en plus d’une série de présentations sur le monde des spiritueux.

Et quelles découvertes j’y ai faites! J’étais comme plongé dans un univers de créativité entouré de liqueurs, vodkas, gins et autres spiritueux concoctés par des distillateurs passionnés et élaborés avec des produits du terroir, que ce soient des alcools neutres jusqu’aux herbes et fruits utilisés pour aromatiser ces alcools.

Il faut dire que le marché québécois des spiritueux connaît actuellement une croissance extraordinaire. À l’heure où les gins et vodkas sont au sommet de leur gloire et les québécois de plus en plus éduqués en matière de spiritueux, les changements au niveau de l’utilisation des matières premières du Québec, du grain à la bouteille, ont créé comme un vent de créativité qui se reflétait dans la gamme de produits offerts pour notre dégustation.

Mes Coups de Coeur!

Je vous fait donc part ici de mes coups de cœur! Disons d’emblée que l’ensemble des produits étaient excellents. Certains se démarquaient plus que d’autres à mon humble avis.

L’Acerum : C’est une eau-de-vie d’érable obtenue exclusivement par la distillation de l’alcool issu de la fermentation de la sève d’érable concentrée québécoise. Ce n’est pas une aromatisation mais bien un spiritueux noble.

Acerum brun, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml, $53.50, alc. 40%, code SAQ : 13489503

Un produit vraiment unique que j’ai beaucoup apprécié !! Un véritable coup de cœur. Sur des notes de vanille, de poires avec un soupçon d’orange amère et de cannelle. La texture est légèrement grasse, c’est velouté et d’une légère sucrosité en fin de bouche qui plaira à plusieurs.

Acerum brun, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml,

Acerum blanc, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml, $51.50, alc. 40%, code SAQ : 13489440.

Sur des notes poivrées avec un beau côté floral. La texture est bien veloutée et la fin de bouche est des plus douces. On ne sent pas du tout l’alcool en fin de bouche! C’est comme une Tequila haut de gamme, comme une Grappa, mais finalement c’est un produit vraiment unique.

Acerum blanc, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml

Dry Gin, St-Laurent, 750 ml, $48.75, code SAQ: 12881538.

Notes du producteur : Une première approche herbacée et florale laisse place à des notes de pinède suivies d’arômes pâtissiers, d’effluves d’agrumes et d’une pointe poivrée. L’algue laminaire, aussi appelée baudrier de Neptune, donne au Gin St. Laurent sa couleur verdâtre caractéristique et une douce finale minérale et légèrement iodée.

Ce gin avait ce petit côté iodé, légèrement herbacé sur des pointes d’agrumes.

Dry Gin, St-Laurent, 750 ml

Waxwing Gin, Artist in Residence, 750 ml, $40.00, code SAQ: 13811110.

Des notes de cannelle, très floral, des plus aromatique et bien goûteux.

Waxwing Gin, Artist in Residence, 750 ml

Distillerie La Chaufferie, London Dry Gin, Furlong, 750 ml, $48.25, code SAQ : 14022497.

Notes du producteur : Notes de thé vert, de jasmin et d’écorce de citron, Légèrement salin, rappelant l’origine du gin qui accompagnait les marins, Texture onctueuse et crémeuse, Notes rafraîchissantes de cardamome en finale

Bien épicé, poivré, vraiment très beau!

Distillerie La Chaufferie, London Dry Gin, Furlong, 750 ml

Cirka Sauvage, Dry Gin, 750 ml, $47.00, code SAQ : 13337631.

Notes du producteur : Notre gin exprime le côté sauvage et aromatique qui caractérise si bien notre forêt boréale québécoise. Pour le produire, nous utilisons notre propre base d’alcool ainsi qu’un filtre à vapeur construit sur mesure afin de recueillir les huiles botaniques qui lui donnent un goût distinct et subtil. En résulte un gin soyeux, complexe et élégant mêlant les notes fruitées, florales et de conifères.

Cirka Sauvage, Dry Gin, 750 ml

La Courailleuse, Distillerie Fils du Roy, 750 ml, $79.00, code SAQ : 12820284.

C’est un spiritueux aromatisé à la plante d’absinthe. Assez puissant et aromatique. Différent et excellent!

La Courailleuse, Distillerie Fils du Roy, 750 ml



L’Acerum – le premier spiritueux identitaire du Québec ! Un véritable Coup de Cœur!

Acerum – Distillerie Shefford

‘’Les Écossais ont le Scotch, les Français le Cognac, les Mexicains le Mezcal, les Américains le Bourbon – et les Québécois ont maintenant l’Acerum’’.

Hier je suis allé au Festival Tribute qui se veut un hommage aux spiritueux du Québec. Et quelles découvertes j’y ai faites! J’étais comme plongé dans un univers de créativité entouré de liqueurs, vodkas, gins et autres spiritueux concoctés par des distillateurs passionnés et élaborés avec des produits du terroir, que ce soit des alcools neutres jusqu’aux herbes et fruits utilisés pour aromatiser ces alcools.

Festival Tribute

Diverses présentations étaient faites par ces distillateurs et c’est là que j’ai rencontré Gérald Lacroix co-propriétaire avec sa conjointe Josée Pelletier de la Distillerie Shefford ainsi que Joel Pelletier co-propriétaire et amiral de la Distillerie St-Laurent.

Gérald et Joel nous présentaient un nouveau produit, l’Acérum, qui est en voie de devenir une IGP à part entière et devenir par le fait même un spiritueux identitaire du Québec.

(gauche: Joel Pelletier, droite: Gérald Lacroix)

L’Acerum – c’est quoi?

C’est une eau-de-vie d’érable obtenue exclusivement par la distillation de l’alcool issu de la fermentation de la sève d’érable concentrée québécoise. L’appellation est réservée aux spiritueux dont la fabrication respecte le cahier de charge établi par l’Union des distillateurs de spiritueux d’érable. (source – site acerum.ca).

Qu’y a-t-il à savoir?

Commençons par dire que c’est vraiment très bon! Dans le cas du Acerum brun, c’est carrément comme un scotch, un rhum et un cognac…euh vous comprenez…c’est unique! Ce n’est pas sucré car le sucre est transformé en alcool, cependant c’est plus doux en fin de bouche qu’un scotch ou même une tequila dans le cas du blanc.

Le nom Acerum était, jusqu’à tout récemment, la propriété de Distillerie Shefford. Afin de rassembler et de conjuguer les efforts d’un groupe de distillateurs qui veulent en faire un succès, le nom a été cédé aux distillateurs qui font partie de l’Union des distillateurs de spiritueux d’érable. Ce nom est en processus de devenir une IGP.

Le produit est un peu cher car on utilise la sève d’érable qui est la source de sucre la plus chère pour élaborer des spiritueux. Par exemple, dans une bouteille de 500 ml, on a l’équivalent de deux boîtes de sirop d’érable. C’est donc un spiritueux haut de gamme!

Il faut bien comprendre que ce n’est pas une aromatisation ou ajouterait des aromates à de l’alcool neutre. C’est plutôt l’élaboration d’un spiritueux noble (genre whisky) à partir de la sève d’érable.

Petit historique

Quelques distillateurs ont eu l’idée d’utiliser le sucre de la sève d’érable mais c’est la Distillerie Shefford qui a commercialisé le premier produit sous la marque Acerum. Cette marque est un mot développé à partie du mot Acer (érable) et du mot rum.

Josée Métivier – co-propriétaire Distillerie Shefford

Josée Métivier co-propriétaire : ‘’En 2016 on était à élaborer la recette de notre whisky quand on a eu l’idée de faire fermenter de la sève d’érable. Et le développement a été rapide puisqu’en décembre 2017 on était déjà sur les tablettes de la SAQ. On s’était fait dire par bien du monde que ça allait être long. Finalement on a eu une réponse assez rapide et elle était positive. Nous avons toujours cru au succès de ce produit malgré les difficultés. On se disait que les gens allaient aimer ce produit qui il faut se le dire, est un produit haut de gamme. On va pouvoir en être fier!’’.

Il faut savoir que d’autres distilleries dont la Distillerie St-Laurent et le Domaine Acer sont à élaborer leurs propres Acerum qui devraient être sur les tablettes sous peu.

La dégustation

Les produits Acerum sont représentés par l’agence Sélections Oeno.

Acerum brun, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml, $53.50, alc. 40%, code SAQ : 13489503

Un produit vraiment unique que j’ai beaucoup apprécié !! Un véritable coup de cœur. Sur des notes de vanille, de poires avec un soupçon d’orange amère et de cannelle. La texture est légèrement grasse, c’est velouté et d’une légère sucrosité en fin de bouche qui plaira à plusieurs.

Acerum brun, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml

Acerum blanc, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml, $51.50, alc. 40%, code SAQ : 13489440.

Sur des notes poivrées avec un beau côté floral. La texture est bien veloutée et la fin de bouche est des plus douces. On ne sent pas du tout l’alcool en fin de bouche! C’est comme une Tequila haut de gamme, comme une Grappa, mais finalement c’est un produit vraiment unique.

Acerum blanc, Distillerie Shefford, Eau-de-vie d’érable, 500 ml

Décidemment mes produits coup de cœur de ce salon! Et il faut les aider… Le produit est excellent ce qui est mon premier critère, le produit est écologique, on utilise des produits de notre terroir et on fait marcher notre économie. En fait cette appellation en devenir a tous les atouts pour devenir un succès planétaire!!

Note: Le produit étant passablement nouveau et étant différent des autres spiritueux, il est quelquefois placé à la SAQ avec les autres produits du Québec, des fois avec les liqueurs, des fois avec les gins et autres spiritueux. Sachez qu’il y en a à la SAQ. Il faut quelquefois le trouver. Et ça vaut la peine!

Photos Distillerie Shefford

4 vins pour la longue fin de semaine!

Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône, $18.95, cépages : Muscat à petits grains 90%, Clairette blanche 10%, sucre : 66 g/l, code SAQ : 333575.

Agence Dandurand – échantillon

Oh quel excellent rapport qualité/prix! Si vous me demandez quel vin mousseux essayer ce vin fera certainement partie de mes recommandations. Élaboré selon la méthode ancestrale, ce vin est particulièrement aromatique sur des notes de pêches, de pommes avec comme un soupçon de sapinage qui lui donne une facture bien fraîche. La bouche est résolument sur des notes de pêches sans aucune lourdeur avec une certaine dose de finesse. Pas mal pour un vin de ce prix! Malgré le fait que ce soit un vin qui est considéré comme moelleux avec 66 g/l de sucre, il possède une belle sapidité. Et que dire de la longueur en bouche!


Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône

Adorada, Eau de California, vin rosé, 2018, $19.75, cépages : Grenache 60%, Syrah 30%, Pinot Noir 10%, sucre : 7.6 g/l, code SAQ : 13749248.

Agence Escalade – échantillon

Ce vin rosé est délicieux et des plus aromatique avec des notes de fruits rouges (framboises, fraises), de pamplemousse rose, de notes florales surtout sur la rose avec comme un petit côté bonbon. En bouche la texture est veloutée et moelleuse avec ses 7.6 g/l de sucre résiduel et fait un très beau contraste avec l’acidité est bien fraîche. On a un rappel des notes de fruits rouges avec comme un petit côté sucré bet une belle longueur.


Adorada, Eau de California, vin rosé, 2018

Mâcon, La Roche-Vineuse, Terres Secrètes, Bourgogne, Mâcon-Villages, 2017, $19.90, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12453955.

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Quelle belle alternative abordable aux vins blancs de Bourgogne provenant de la Côte de Nuit et de la Côte de Beaune qui peuvent être assez chers. Les vins du Mâconnais! Et celui-ci est particulièrement réussi.

Au nez de belles notes de poires avec un soupçon d’abricots et de notes florales. En bouche c’est un vin bien droit qui procure une très belle sensation de minéralité avec une acidité bien fraîche. Petite amertume en fin de bouche sur une longueur assez appréciable. C’est le genre de vin que je boirais tous les jours! Tellement satisfaisant surtout à ce prix.


Mâcon, La Roche-Vineuse, Terres Secrètes, Bourgogne, Mâcon-Villages, 2017

Zuccardi Q, Cabernet-Sauvignon, Argentine, Valle de Uco, 2015, $19.95, sucre : 1.9 g/l, code SAQ : 13265294.

Agence Elixirs – échantillon

J’ai bien apprécié l’ensemble et l’équilibre de ce Cabernet-Sauvignon d’Argentine. Au nez des notes de fruits rouges sur la cerise, de fruits noirs sur les mûres, le cassis ainsi que quelques notes de bleuets, puis un beau soupçon de vanille et de notes boisées (12 mois de barrique avec chauffe moyenne). En bouche c’est juteux, goûteux d’un bel équilibre avec une texture veloutée, des tannins charpentés tissés serré et comme une petite chaleur avec ses 14.5% d’alcool. La longueur est appréciable, c’est beau, c’est bon, c’est bien fait et on achète! Je suggérerais de le passer en carafe pendant une heure pour que le vin prenne pleinement son envol.

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges grillées.


Zuccardi Q, Cabernet-Sauvignon, Argentine, Valle de Uco, 2015

À la découverte des vins mousseux français de la coopérative Jaillance !!

J’ai découvert un bel univers aromatique de vins mousseux de Jaillance avec chacun son profil et sa personnalité bien distincts. Ces 7 vins provenaient de 3 régions soient du Bordelais avec les Crémants de Bordeaux, de la Vallée de la Loire avec son Vouvray et de la Vallée du Rhône avec ses Clairette de Die. Cette dégustation s’est faite grâce à l’agence Dandurand et avec les commentaires de M. Claude Athimon Directeur Commercial Export de Jaillance. La dégustation se tenait au restaurant Seasalt & Ceviche .

Claude Athimon – Jaillance, Claude Lalonde (Vinformateur)

Jaillance est une coopérative qui a vu le jour en 1951. Elle englobe environ 220 viticulteurs et ne produit presqu’exclusivement des vins mousseux et ce dans 3 régions de la France sur environ 1,000 hectares de vignes. On dit de Jaillance que ce sont ‘’de purs faiseurs de bulles !!’’. Au début elle n’était présente que dans la Vallée du Rhône avec ses Clairette de Die dans le terroir de Die ou elle représente 77% des vins de cette appellation. Puis en 2001 elle a opérée une expansion dans la région bordelaise (Peujard) et tout récemment elle a débuté la production de Crémants de Loire et autres vins mousseux dans la Vallée de la Loire. La coopérative produit environ 12,000,000 de bouteilles par an et exporte dans environ 25 pays. La coopérative a adopté le nom Jaillance en 2001.

Vignoble Jaillance

La dégustation

Dégustation Jaillance

Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut, alc. 12%, cépages : Sémillon 70%, Cabernet franc 30%. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Bien aromatique sur des notes florales et de fruits blancs surtout sur la pêche. En bouche c’est bien équilibré d’une texture crémeuse avec une acidité bien fraîche. Bien que ce vin n’ait que de 8 à 9 gr. de sucre résiduel je sentais quelques notes sucrées en bouche. Le cabernet franc lui apporte une belle structure. Idéal en apéritif.


Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut

Les Cordeliers, Prestige, Crémant de Bordeaux, Brut, cépage : Sémillon 100%, $25.00, sucre : 10.0 g/l, code SAQ : 13787949.

De facture bien minérale, un vin bien droit sur des notes de pommes, de pain grillé, de levure et d’amandes. On aurait cru un véritable Champagne. De texture bien crémeuse, délicieux avec une acidité presque vive et d’une belle longueur. Je l’ai particulièrement apprécié!

De beaux accords avec poissons à chair blanche, crustacés, huîtres, desserts à dominante de fruits jaunes.


Les Cordeliers, Prestige, Crémant de Bordeaux, Brut

Jaillance, Icône, Blanc de Noirs, Crémant de Bordeaux, 2012, Extra Brut, cépage : Cabernet Franc 100%. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Ce vin est moyennement expressif, bien droit sur des notes de levures, de pâtisserie et de notes de fruits jaunes (pommes jaunes). En bouche ce vin est particulièrement complexe, bien goûteux et d’une belle structure. Avec fruits de mer ou volaille.


Jaillance, Icône, Blanc de Noirs, Crémant de Bordeaux, 2012, Extra Brut

Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône, $18.95, cépages : Muscat à petits grains 90%, Clairette blanche 10%, sucre : 66 g/l, code SAQ : 333575.

Oh quel excellent rapport qualité/prix! Si vous me demandez quel vin mousseux essayer ce vin fera certainement partie de mes recommandations. Élaboré selon la méthode ancestrale, ce vin est particulièrement aromatique sur des notes de pêches, de pommes avec comme un soupçon de sapinage qui lui donne une facture bien fraîche. La bouche est résolument sur des notes de pêches sans aucune lourdeur avec une certaine dose de finesse. Pas mal pour un vin de ce prix! Malgré le fait que ce soit un vin qui est considéré comme moelleux avec 66 g/l de sucre, il possède une belle sapidité. Et que dire de la longueur en bouche!


Jaillance, Cuvée Impériale, Clairette de Die, Vallée du Rhône

Jaillance, Vouvray, Brut, Vallée de la Loire, cépage : Chenin blanc 100%. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Quelle belle sensation de minéralité sur des notes de noisettes, de pommes. Un vin bien droit, peu exhubérant.


Jaillance, Vouvray, Brut, Vallée de la Loire

Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut, $23.00, cépage : Merlot 100%, sucre : 10.0 g /l, code SAQ : 12320888.

Sur des notes de fruits rouges (framboises) avec un soupçon de fruits jaunes. De texture bien crémeuse, bien équilibré avec un rappel des notes perçues au nez. Belle acidité et beaucoup de fraîcheur.


Crémant de Bordeaux, Cuvée de l’Abbaye, Brut

Jaillance, Clairette de Die, Tradition Vegan, Vallée du Rhône, cépages : Muscat, Clairette blanche. Ce vin n’est pas présentement disponible à la SAQ.

Élaboré selon la méthode ancestrale, ce vin vegan présente des notes herbacées, de fruits exotiques et de coing. La bouche est sur des notes de fruits exotiques et sur des notes de pêches. Très rafraîchissant et d’une belle sapidité avec ses 7% d’alcool. Excellent en apéritif et avec une salade de fruits.


Jaillance, Clairette de Die, Tradition Vegan, Vallée du Rhône

Rencontre et entrevue avec Nicolas Joly

Nicolas Joly et Claude Lalonde (Vinformateur) au Château de la Roche aux Moines, Savennières

Lors de mon voyage dans la Loire avec mon comparse Luc, nous avons eu la chance de rencontrer Nicolas Joly que certains appellent le ‘’Grand Pape’’ de la biodynamie. En fait c’est avec acharnement et conviction qu’il applique depuis 35 ans les principes et la philosophie de la biodynamie au Château de la Roche aux Moine et ses vignobles de La Coulée de Serrant situés dans le très beau village de Savennières.

Nous devions le rencontrer le jeudi et déjà le mardi nous faisions du repérage alors que nous étions dans la région. Nous avons donc fait un ‘’petit croche’’ pour aller brièvement voir le Domaine sans vouloir déranger personne et nous sommes tombés par hasard sur M. Joly. Nous nous sommes présentés un peu surpris de le rencontrer ainsi et du coup il nous dit ‘’mais pourquoi attendre à jeudi, faisons ça maintenant!’’. Et quelle générosité! Il nous accordé près de deux heures de son temps à répondre à nos questions, à nous faire goûter ses vins sublimes et à nous raconter des histoires et anecdotes.

Quelquefois ce n’était pas facile de le suivre dans ses explications qui frisaient à certains moments un certain niveau d’ésotérisme. Car il faut le dire, pour lui la philosophie de la biodynamie ce n’est pas une simple forme d’agriculture, mais bien une philosophie globale de vie. Et quand on parle de la vie sur terre et de l’influence des énergies solaires, stellaires et terrestres sur cette vie qu’elle soit humaine, animale ou végétale, ça peut mener loin.

Si j’avais à résumer ce que j’en ai retenu : c’est que la vie (on parle surtout de vie végétale ici) est le produit d’influences énergétiques fondamentales tant solaires, terrestres et stellaires. Cette vie s’est développée pendant des milliers d’années en symbiose avec ces énergies. Cependant, depuis une cinquantaine d’années, l’industrie phytosanitaire a inondé le monde de la viticulture avec des produits chimiques qui bloquent ces énergies si nécessaires au développement tant au niveau racinaire que du feuillage. La viticulture est devenue complètement dépendante de ces produits chimiques pour générer des rendements aux dépens de la qualité des vins et de la vérité du goût du vin. Ces produits ont complètement changé et masqué au fil du temps le ‘’vrai goût du vin’’. Les vins sont de plus en plus élaborés par des chimistes du vin, des ‘’œnologues’’ qui modifient le profil aromatique du vin.

Château de la Roche aux Moines

De plus la philosophie de la recherche absolue des rendements a amené la viticulture vers une monoculture absolue et à l’utilisation de produits phytosanitaires à l’excès ce qui rend la vigne des plus vulnérable. On sait que les choses vivantes sont toujours intégrées des écosystèmes. Si on enlève cet ecosystème, on augmente les risques de maladies et autres car la vigne n’aura plus développé des mécanismes de défense. Donc selon M. Joly, il faut enttre autres, ramener cette diversité dans la vigne autant dans sa forme végétale qu’animale. Car ce sont ces diverses énergies qui aideront la vigne à prospérer pour longtemps . Il faut cesser cette folie et retourner vers des pratiques qui sont en harmonie avec la nature.

Vignoble de la Coulée de Serrant

Selon M. Joly, le consommateur se fait berner depuis longtemps avec des vins trafiqués qui ne témoignent plus des lieux et appellations desquels ils sont issus. Selon lui, il faut revenir aux vraies valeurs et la biodynamie est une des réponses. Selon lui, il est grand temps que ça cesse.

‘’La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail  et qui agissent comme des catalyseurs de forces.

Si la biodynamie se développe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des goûts que l’on avait oublié, des goûts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des goûts de terroir…Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.’’

‘’Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques.’’

Si vous voulez en savoir plus, eh bien lisez cette entrevue et allez sur le lien suivant qui se trouve sur le site du Domaine : https://coulee-de-serrant.com/la-biodynamie-demystifiee/

Alors, suite à cette belle rencontre nous sommes retournés quand même le vendredi de la même semaine car nous voulions marcher dans le vignoble et nous imprégner des lieux. Quel lieu mythique! Vous ne trouverez pas de vignes comme on en trouve dans certains vignobles ou tout est propret, sans un brin d’herbe entre les rangs. Ici c’est un peu en broussaille avec plein de fleurs partout. On sent et on voit la biodiversité. Des abeilles (le Domaine possède ses propres ruches) et d’autres insectes partout. Et le silence…Vraiment très beau!

Alors que nous revenions vers le Château suite à notre marche, Nicolas Joly revient vers nous avec son camion. Il arrête et nous dit : ‘’J’ai réfléchi à cette question que vous m’avez posée et…’’. Et la conversation reprend pour une autre demi-heure lui assis dans son camion et nous debout dans ses vignes. Finalement, petite anecdote, la conversation a convergée vers la production de sirop de bouleau et de sirop d’érable…Et Luc quelques mois plus tard, a fait parvenir 3 caisses de sirop d’érable ‘’biologique’’, il va sans dire, à Nicolas pour son plus grand plaisir.


Vignoble de la Coulée de Serrant

La biodynamie pour revenir à la vérité du goût

En visitant le Domaine, je suis tombé sur un cadre dans lequel se trouvait comme une lettre qui expliquait la philosophie du Domaine. Je vous l’ai retranscrite :

N’ayant recours au cellier à aucune ‘’chirurgie esthétique’’ qui rend le vin flatteur souvent au détriment de son originalité, tout au long de l’année nous agissons pour aider la vigne à se nourrir de la particularité de nos sols de schistes (prise par les racines) et du microclimat saisit par les feuilles.

Outre les préparations en biodynamie, tout au long de l’hiver nous amenons les moutons d’Ouessant qui nous nettoient les vignes comme de véritables jardiniers tout en les ‘’fumants’’. Dès le printemps nous passons différentes tisanes pour calmer les possibles excès climatiques. Le thym ou des labiés plus globalement (lavande, origan, sarriettes, sauge) réchauffent les sols et peuvent constituer une protection contre le gel. Les nombreuses tisanes d’orties soutiennent l’activité de la sève surtout en période de sécheresse ce qui permet de renforcer la photosynthèse et donc de marquer le raisin des originalités climatiques du millésime. Nous utilisons aussi l’ail qui est une grande amie de la vigne, la grande cousoudre etc.

Pour limiter les effets négatifs de la monoculture qu’est la vigne, volontairement, des parcelles qui ont droit à l’appellation sont laissées en prairie ou en boqueteaux avec présence permanente de différents animaux (ânes, chevaux, chèvres). Un troupeau de 10 vaches et un taureau Nantais – race menacée d’extinction en 1985 – élevé sur les terres du domaine, nous fournit la fumure annuelle nécessaire.

Nous pratiquons cela depuis 35 ans et grâce à la qualité de nos terroirs nos vins peuvent exprimer des goûts 100% issus de la nature.

À ce stade, un vin est thérapeutique.’’

Dégustation des 3 vins

Les vins du vignoble de la Coulée de Serrant sont représentés au Québec par l’agence Raisonnance.

Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC, $69.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924608.

Sur des notes florales, de poires confites, de tabac blond avec comme un soupçon de note acétyle. En bouche la texture est grasse, l’acidité est vive et la longueur…simplement incroyable!


Les Vieux Clos, 2017, appellation Savennières AOC

Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017, $84.75, cépage : Chenin blanc 100%, code SAQ : 13924616.

Sur des notes de coing, d’abricots et de notes florales. La bouche est de plus expressive et légèrement grasse, pratiquement opulente, de plus goûteuse et d’une longueur impressionnante.


Clos de la Bergerie, Clos de la Coulée de Serrant, Nicolas Joly, 2017

Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015, code SAQ : 11763441

Simplement sublime! Au nez, des notes de pêches, d’abricots, de cire d’abeille, de belles notes florales et un soupçon d’ananas. En bouche c’est l’énergie du vin qui étonne! D’une texture légèrement grasse avec une acidité bien fraîche et d’une longueur incroyable. C’est d’une finesse et d’une fraîcheur. Tellement bon!


Clos de la Coulée de Serrant, AOC Coulée de Serrant, 2015

Entrevue complète avec Nicolas Joly

VF : Que pensez-vous de la mode des vins nature?

NJ : Écoutez, vin nature ça ne veut rien dire. Vous pouvez être en chimie intensive et vous pouvez l’appeler vin nature. Ce nom n’est pas protégé, le consommateur se fait piéger. Vous avez des gens qui sont en vin nature qui sont bien vous savez mais beaucoup qui ne veulent pas faire l’effort d’être en bio ou en biodynamie. Ça fait des vins nature qui attrapent le marché et c’est rien. Ça ne veut absolument rien dire.

Ce qu’il faut comprendre c’est en amont. Premier temps, il nous faut parler des changements climatiques. La vie ce qu’on appelle la vie, le printemps ou tout sort de terre, la santé etc. La vie n’appartient pas à la terre. C’est ça le truc clé. La terre reçoit la vie parce qu’elle est un membre du système solaire. C’est ça la clé. Donc aussitôt que vous dites que la terre est un membre du système solaire alors comment ça marche. Eh bien ça marche par des fréquences cosmiques, des longueurs d’onde qui vont réveiller le perce-neige au mois de janvier et la primevère au mois de mars par exemple.

Qu’est-ce qui se passe actuellement? On intensifie d’une manière colossale des ondes qui n’ont rien à voir mais qui sont proches des fréquences cosmiques sous forme de satellites dans toutes couches de la terre. Claude Bourguignon a fait un travail remarquable pour dire que le sol est organisé en couches. Mais l’atmosphère est organisée en couche, tous les scientifiques le savent. Et cette atmosphère actuellement dans toutes les couches vous avez un niveau de pollution via les ondes générées par les GPS de chaque voiture, des téléphone intelligents, les SMS etc. Qu’est-ce qui se passe? Cette intensification des ondes, cette pollution hertzienne autour de la terre ralentit le lien de la terre au système solaire.

Donc, ralentissement du lien de la terre au système solaire. Et qu’elle est la défense de la terre alors qu’elle reçoit moins sa vie? Que font nos gouvernements et les lobbies etc.? Ils donnent le pouvoir à quelques scientifiques qui pensent à seulement 180 degrés. Donc la vie n’appartient pas à la terre. Quand la terre ne reçoit pas la vie, inversion partielle des polarités magnétiques, ça on ne le sait pas, mais quand on vous dit que le CO2 est le responsable, eh bien ce n’est que 5 à 10% du problème. Et on fait des gros marchés, on foute les vieilles bagnoles à la casse et on en achète d’autres. En réalité, la terre reçoit moins la vie qu’avant.

Quand il y a moins de vie, il y a plus de maladies c’est toujours l’équilibre qui se perd. C’est la que la biodynamie joue son rôle, c’est pour ça qu’elle fait le tour de la planète en viticulture. La biodynamie a 10,000 explications, en réalité elle est simple. Chaque préparation c’est un numéro de téléphone portable sur une planète. Et le soleil il a deux numéros de téléphone portable. Chaque préparation est une connexion qui est énergétique à une force particulière. Ça sera comme une aiguille d’acuponcture pour la terre s’il n’y a pas de pollution autour, ça ira très loin. S’il y a utilisation de produits chimiques tout près, la biodynamie ça s’arrêtera comme contre un mur.

Il ne faut jamais faire une expérimentation en biodynamie sans être séparé par au moins 30 mètres d’un autre voisin. Si le voisin au-dessus de vous désherbe chimiquement alors ça n’aide pas. Mais vous avez quand même ramené quand même un peu de vie. L’idéal c’est d’avoir son autonomie et ici je suis presque totalement séparé de mes voisins sauf sur peut-être 100 mètres d’une parcelle de Savennières même le type tout à côté est en bio alors ça fait l’affaire et c’est moins grave.

On fait un autre éclairage. Je vous pose la question suivante. Ou est le millésime 2019? Il ne se passe pas grand-chose, ça commence à peine à sortir de 2mm. Moi je vais avoir plusieurs tonnes de matière végétale qui vont apparaître dans les six mois je l’espère. Ce qu’il faut bien retenir, ces tonnes de matières qui apparaissent chaque année pour un hectare. Ça s’appelle de la matière sèche. 94% c’est de la photo-synthèse. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que mon millésime 2019 lui il est intangible, il est dans l’air. La vigne elle va saisir dans les mois qui viennent c’est de l’intangible. Est-ce que c’est du solaire, planétaire, stellaire? C’est intangible. Elle va l’amener à un niveau visible matériel qu’on peut toucher avec nos doigts, avec nos sens. Et c’est là dans cette transformation d’énergie en matière que la biodynamie existe.

Quand ce que j’appelle cette musique, c’est des harmonies (c’est Kepler qui au 17ième sciècle appelait cette musique …) quand cette organisation musicale est bien amenée il n’y a rien à faire au cellier. Par contre, les 4 drames de la vigne. On m’a conseillé au tout début un désherbant, je l’ai fait un an seulement. C’est quoi? Un désherbant ça tue les micro-organismes du sol. Ça l’attaque par la racine, par la plante ça tue les micro-organismes du sol. L’autre règle d’or : Aucune plante de notre bonne planète n’est capable de se nourrir d’un sol sans l’aide de micro-organismes. C’est-à-dire, je vous sers la sur la table du caviar le plus fin et le plus raffiné je vous mets un sparadrap sur la bouche et je vous attache les mains dans le dos vous n’y avez pas droit. C’est ça un désherbant.

Deuxième temps : on nourrit avec quoi? Des engrais chimiques! C’est quoi un engrais chimique? C’est un sel. Tiens vous pouvez vous faire l’expérience d’un engrais chimique. Vous allez prendre une demi-cuiller à table de sel, vous l’avalez et au bout de 20 minutes vous crevez de soif. Donc le sel chimique appelle l’eau. Donc quand une plante se gorge d’eau, le gros chou que vous achetez au marché vous rendra un litre de flotte. C’est de l’eau qu’on a forcé dans la plante. Aujourd’hui il y a cette chose merveilleuse qu’on veut éradiquer. Les maladies.

Les maladies des plantes ça se combat pas, ça se comprend. Aujourd’hui on les interdit. Donc les maladies arrivent, et on sort les produits traditionnels comme la bouillie bordelaise et la chaux.  L’industrie phytosanitaire a présenté depuis 20 ans des produits qui ne sont plus maintenant suffisants. On a maintenant les produits systémiques qui passent en une demi-heure dans la sève qui l’empoisonnent et qui empêchent ainsi la plante de capter la photosynthèse. Vous n’avez plus le sol, vous n’avez plus la climatologie, qu’est-ce qui vous reste? La technologie. Et cette technologie, elle fait des bons vins mais qui sont apatrides! Ils ne savent plus d’où ils viennent. On peut parfois reconnaître le cépage et encore pas toujours…

C’est ça qui a effectué un retour à la bio et à la biodynamie avec une animosité féroce. Au jourd’hui les gens dépensent 1,500 euros par hectare en produits phytosanitaires. Ça coûte diablement cher! Notre bon Parker, qui est un type très honnête d’ailleurs, il aimait bien le bois neuf. C’est son droit. Moi je dis que lorsqu’un vin est vrai il n’a pas besoin de ce support du bois neuf. Si vous en voulez vraiment allez cueillir des chênes et faites-vous une tisane et vous l’aurez entièrement.

On est arrivé à deux sortes de vins. Le premier, bon et parfaitement technologique et l’autre le vin authentique. Mais pour avoir droit à l’appellation, vous vous placez devant un comité. Des gens bien conventionnels qui jugent les vins (et ça change depuis 2-3 ans). La bio et la biodynamie c’est des ennemis pour eux. On est en train de mettre des spots sur toutes ces bidouilles légales. C’est tout à fait légal. C’est quand même des bidouilles. Immorales mais légales! Donc on a plein de ces gens qui me disent : ‘’Tu nous emmerde avec ta biodynamie. Tu continues l’année prochaine et on les refuse!’’. Au lieu de revenir vers l’origine véritable d’une appellation qui garantissait sur toute la planète l’origine d’un goût ,ça ca été foutu en l’air. Et comme on a appris dans les écoles à goûter le vin en quarante tranches, chaque tranche est remplie par la technologie. C’est comme de la chirurgie esthétique. L’essentiel du vin, son âme n’est pas là.

Quand on regarde le groupe Renaissance et qu’on goûte des vins, première question : soit il y a quelqu’un la-dedans soit ah oui c’est bien mais c’est comme un peu un mannequin qui a été refait avec de la chirurgie esthétique. Un vin fait au silicone. Tout ça pour dire, la presse, ou est la presse? Combien d’articles vous voyez sur les vins aux goûts artificiels. Dans l’industrie alimentaire, dès que vous avez changé quelque chose dans le produit, vous devez le dire. Alors qu’en viticulture elle est exempte de toute transparence. Alors l’omelette aux truffes que vous pouvez acheter dans les restaurants, vous avez une chance sur deux qu’elle soit faite avec de vraies truffes.

La seule chose que je dis c’est que le consommateur a le droit de savoir. Quand vous vendez des bouteilles 200 euros, très souvent elles sont le produit de l’œnologie. C’est un scandale! Alors combien je rajoute de tannins, je fais mon osmose, les bidons de 200 litres qui apportent du gras parce qu’on a appris que c’est ce que les gens recherchent, les levures aromatiques, le phosphate etc. Ces levures quand vous les relevurez, elles veulent crever. On les oblige à vivre en mettant des produits qui ne leur permettent pas de mourir.

Avant les années 1980, il n’y avait que des sélections massales. Chaque variété pouvait avoir jusqu’à 300 espèces, une qui était précoce, l’autre qui était résistante à la maladie etc. On avait de la variété. On a commencé à lancer cet imbécile de clone. Ce qui est intéressant c’est la diversité pas la monoculture. Et ce clone c’est rendu 85% à 90% des vins qui sont fabriqués. Ces clones, ils se réveillent en même temps, ils fleurissent en même temps, ils se récoltent en même temps. Moi je n’ai que des massales pour préserver le goût d’ici. Les vignes ne se vendangent pas nécessairement en même temps. Pour la même variété je peux étaler sur 3 semaines.

Beaucoup de gens pour éviter des niveaux d’alcool trop élevés vendangent trop tôt quand c’est pas mûr. Moi je commence à vendanger à Savennières quand les autres ont fini pour avoir 12.5, 13% sur l’étiquette. C’est des conneries. Vous ne coupez pas une fleur avant qu’elle ne soit ouverte. Donc dans les vins d’ici, quand vous comparez même maturité, même lieu, absolument identique à une semaine d’écart on a des vins bien différents. Ce que je retiens c’est la presse qui ne dit pas la vérité en disant vous avez des bons goûts bidon. Maintenant pour vous consommateurs comment faire pour savoir si c’est vrai, si c’est bon? C’est facile. 

Prenez une bouteille, vous prenez un fond de verre tous les jours, et vous continuez pendant 15 jours. Vous refermez la bouteille et vous ne mettez pas au frigo. Un vin qui est vrai, quand il a reçu la vie, il a été agressé par l’air. S’il est en santé ce vin, eh bien il se défend contre l’oxydation. S’il a été tué par une agriculture stupide et je dirais artificiellement créé beau par une œnologie brillante, au bout de deux à trois jours il s’effondre. Et ces bouteilles là vous les achetez aux enchères à des prix ridicules. Et on se fait dire de ces vins, attendez attendez au moins 5 ans, vous verrez ils seront bien meilleurs plus tard! Et le consommateur achète et se fait avoir.

Mais le test à l’oxydation c’est de loin le mieux. Vous verrez à l’hiver surtout dans les climats froids ou vous êtes il va durer de 2 à 3 semaines (en parlant de ses vins). À l’été un peu moins car les énergies ne sont pas pareilles. Je dirais qu’il durera alors de 8 à 10 jours. Mais c’est un test qu’il faut absolument faire et idéalement vous le faites à l’aveugle. Vous achetez deux bons vins traditionnels et deux bons en biodynamie. Vos premières vous les ouvrez comme ça et vous mettez vos notes de dégustation. Les autres vous vous videz un verre (la bouteille sera environ au tiers). Vous allez la reboucher car vous l’avez ouvert 10 jours avant. Vous servez la bouteille et vous verrez des notes complètement différentes.

Et c’est incroyable. Tout ce qu’on entend : ‘’Protégez ce vin! Enlevez l’air! Mettez du gaz! Achetez-vous un aspirateur à air!’’.  Moi je réponds vous avez une viticulture qui est stupide à ce point? Ce sont deux mondes différents. Je le respecte mais ce n’est pas normal que le consommateur soit ainsi floué. Complètement floué. C’est ça qui est grave. Donc, ça c’est le résultat des courses. Une fermentation c’est pas fait pour durer de 8 à 10 jours. Ils ont tellement peur que ça dérape durant les fermentations. C’est normal, ils n’ont fait que des conneries avant. Les fermentations ne peuvent que partir en peur!

Alors sur les formes c‘est très intéressant! L’onde de forme, chaque forme (c’est la loi des harmoniques). Je mets mille diapasons, j’en sonne un et les mille se mettent à sonner. Donc chaque forme appelle une énergie particulière. Pour moi la barrique c’est le mieux. Parce que vous avez une voute vers le haut pour capter les énergies cosmiques et une autre vers le bas qui tires les énergies terrestres.

L’amphore elle est complètement terrestre. Ce sont comme des antennes. Le clocher d’une église c’est une amphore à l’envers. La vigne elle est déjà très terrestre et pour utiliser une amphore eh bien il faut l’enterrer. Non enterrée elle ne capte pas le terrestre. Pour moi c’est un peu excessif et ça devient une mode. Le vieillissement sous l’eau c’est de la pub. Juste une autre énergie différente.

Ce qui est important c’est qu’un vin exprime un lieu! Si vous voulez qu’un vin exprime un lieu, il faut que votre cave soit en dessous du niveau de la terre. Et les énergies sous la terre c’est important. Les nouvelles caves ne respectent les lois sacrées, ne sont pas en contact avec les énergies terrestres et ce sont ce que j’appelle des cercueils. Il n’y a que du béton et plus aucun lien avec l’extérieur. C’est triste!

Tout ça c’est de la musique. Quand on a compris la philosophie de départ ou l’intangible devient tangible. Comment cela se passe-t-il? Vous avez 3 facteurs. C’est exactement de la musique. Dans la musique qu’est-ce que vous avez? L’acoustique, le musicien, l’instrument de musique. Votre instrument de musique c’est votre lieu, votre vignoble, votre terroir. Il y a des gens qui ont des Stradivarius et qui désherbent. Je connais des vignerons qui n’ont pas de Stradivarius qui savent faire de la très belle musique. Le musicien c’est vos décisions. L’agriculture ce n’est que l’acoustique. Quand vous vous promènerez dans mes vignes essayez d’écouter la qualité du silence. Le silence c’est la capacité d’un lieu à recevoir toutes ces énergies qui vont devenir de la matière. L’intangible qui devient tangible.

…Le premier danger de la biodynamie c’est la monoculture. Si je vous dis quel est votre plat préféré, vous me dites c’est les lentilles et les saucisses, je vous le sers tous les jours. Au bout de 15 jours vous me dites j’en veux plus! La nature, la monoculture elle n’en veut pas. Dons la question quand vous faites des vignes, c’est comment lutter contre la monoculture.

…L’apport du monde animal c’est un secret. Ça change tout quand on ajoute des animaux dans votre lieu. Ça change quoi? Parce que vous mettez le monde animal en contact avec le monde végétal. Il n’y a pas que sa fumure. C’est sa simple présence. Parce qu’au niveau énergétique toutes ces forces sont en interférence permanente. Donc la biodynamie, il faut multiplier le monde animal, c’est les vaches, les chèvres, les moutons, les chevaux et les ânes. À chaque fois que vous amenez le monde animal, sur votre lieu c’est comme si vous ajoutiez une corde à votre instrument de musique.

Prenez un grand chanteur. Son instrument de musique c’est sa voix. Mettez-le à New York à 6 heures le soir dans le métro, il n’y a rien qui se passera. Il faut donc créer un lieu ou il doit y avoir une qualité d’écoute avec deux préparations de biodynamie qui aident à cette réception des énergies (la 502 et la 503). Je suis en train justement de faire un type de préparation biodynamique la semaine prochaine quand les températures deviennent plus bien, on aura franchi l’équinoxe, les lois de l’attraction solaire sont plus fortes que les lois de l’attraction terrestre. Donc le monde peut sortir de terre. C’est une lutte permanente entre le soleil et la terre. C’est extraordinaire! On peut se servir de ces forces.

Donc si vous voulez qu’une biodynamie s’exprime bien, il faut des préparations. Moi je fais les miennes, je ne les achète pas. C’est comme si vous achetiez de la nourriture étrangère pour vous. Mieux vaut utiliser la nourriture du lieu. Tous ces facteurs font que la musique va être plus profonde, plus grande, plus liée au lieu. Et après, je vous donne cet exemple.

Je donne un cours au Japon dans la montagne près de à Tokyo qui est magnifique. Je montre toujours quand je fais des cours comment les énergies interfèrent avec celles de la terre et celles solaires, la lumière, comment ça change la forme des feuilles tout ça c’est très important. Et là vous comprenez les choses plus en profondeur. Les gens ne veulent qu’on parle des solutions gratuites de la biodynamie. Les engrais qu’on utilise ce sont des engrais foliaires alors que la feuille est faite pour bouffer de la lumière. Tout est à contresens aujourd’hui.

CL/LM : La semaine dernière un vigneron en biodynamie nous disait que lorsqu’il écoute sa vigne et qu’elle semble avoir un problème il lui donne de l’information via les préparats. Qu’en est-il vraiment?

NJ : Oui bien oui! La vie sur terre c’est de l’information. Comment on donne de l’information? En premier temps c’est issu du règne humain, puis celui de l’animal, du végétal. À une certaine époque et Steinert vous le dit, à partir du nouvel an, de Noel, les jours commencent à rallonger. Faut un certain pour que dessous ça se mette en marche. Mais entre le 15 janvier et le 15 février, la machine est bien lancée. Rien ne se voit mais tout est là. C’est quoi? C’est ce qui va devenir de la matière. Mais ça dépend encore de la matière. Ce n’est que de l’énergie informée dans un mouvement ascendant. En pensant votre lieu, entre le 15 janvier et le 15 février, vous pouvez guérir des maladies que vous avez chez vous.

…Chaque note de musique a comme arrière-plan une planète. Le LA c’est le soleil. Après quelle octave? Toute la musique classique est développée en 432 hertz jusqu’à la dernière guerre à peu près. Sur une plaque de verre vous mettez du sable. Vous jouez une note de musique. Chaque note donne une forme différente. C’est une force qui est gratuite. La biodynamie est une agriculture gratuite. C’est pour contrer un peu les autres. Ça revient à l’information dont on parlait. Quand je vais au cellier, le LA c’est le soleil. Le 440 hertz au test donne zéro forme. Le 442 ça va plus vite, les gens applaudissent. Mais en 432 vous avez une forme magnifique.

Donc j’ai commandé un diapason en 432 et je commande le Ré. Je joue le LA en 432 et vous prenez un rythme qui est encore plus fort. Vous guérissez le vin! Vous faites baisser l’acidité volatile. C’est extraordinaire! Je le mets sur le dessus de chaque barrique pendant le deuxième tiers de la fermentation pendant environ 5 minutes. Je fais le 1,3,5,7,12 qui est encore plus puissant. La musicothérapie de demain! Ça ne doit pas être de l’électronique, de l’enregistré.

CL/LM : Avez-vous testé avec diapason et sans diapason pour voir les différences?

NJ : Alors c’est très intéressant! Je me souviens on avait une analyse sur une tonne  – je vendange tard alors je cours le risque que la volatile monte – j’étais à 70-75. Alors j’ai fait ça et normalement la volatile ça ne baisse pas. Avec cette technique j’ai perdu 15 points! Juste en faisant ça. Parce que le soleil c’est le milieu du système solaire. C’est celui qui ordonne toutes les planètes. La volatile qui monte c’est une force. Quand vous faites résonner le LA c’est le contact avec les forces solaires. Les principes sont là. Ça sera ça l’oenologie de demain.

Aux œnologues, je leur dis vous savez je trouve très important de voir un médecin de famille. S’il y a une urgence on sait qu’il est là. Si vous regardez, si vous comprenez en profondeur les lois qui permettent d’aboutir à un raisin qui n’existe pas 6 mois avant, le travail de l’œnologue on en a pas besoin. Le vigneron n’a qu’à bien incarner sa vigne après vous n’avez pas besoin d’artifices. C’est moins rentable. Vous savez quels sont les rendements en Champagne présentement? C’est 120 hecto/hectare. C’est du pipi de chat! Alors vous faites passer l’œnologue qui met les levures, qui met le gras et plein de trucs pour un paquet de couillons qui étudient le vin en 40 points et on l’a coupé en tranches de saucisson. Chaque point est bien noté puisque l’œnologue y a vu. Le vin est peut-être parfait mais il n’est pas là. Il est apatride, il est absent. Il n’a pas d’émotions. Pour ce marché là, ça marche.

Quand vous êtes passionné de vin le tout est tellement baratiné, du baratin! Moi je défends l’agriculture de demain. Celui de relier votre lieu aux forces dont il a besoin pour que la culture reçoive sa pleine expression. En fonction de votre latitude, de vos pentes, de votre sol etc. vous allez trouver le lien qui convient pour votre lieu s’exprime totalement. Revenez à la grandeur des AOC et vous revenez aux vins thérapeutiques. La vigne comme toutes les plantes médicinales ce sont des plantes atypiques. Or la vigne c’est une grosse terrestre. Elle sait plonger et du fait qu’elle plonge elle rêve d’être en haut mais elle n’arrive pas à monter. Alors il faut des tuteurs, des machins. Goûtez au Portugal, la vigne qui poussait jusqu’à 4 à 5 mètres sur des arbres morts. Et la même vigne qui reste au ras du sol, c’est le même sol, le même climat. Vous avez ce monde qui tire en haut et ce monde qui tire en bas.

Redécouvrir l’originalité des plantes, comment vous en servir. Exemple : 5 semaines avant les vendanges vous vous baladez dans vos vignes et vous goûtez le raisin. Vous recrachez car c’est hideux, dégoutant, c’est amer, ça vous bouffe la langue. La vigne elle a 5 semaines pour faire du bon raisin. Et vous pouvez l’aider. Moi je prends 50 grammes de miel (un sucre noble) par hectare, j’ajoute la rose sauvage et vous faites ce lien. Je dynamise pendant 20 minutes et je passe sur les vignes 5 semaines avant. C’est la même chose que quand le matin vous allez au boulot, vous vous êtes couché un peu tard, vous êtes un peu endormi, vous passez près d’un boulanger qui fait cuire son pain et ça vous met en appétit. C’est le même truc pour la vigne. Ça marche bien.

Une fois encore, la vigne ce n’est pas une mécanique, un moteur, C’est un être vivant simple et en lui apportant des choses simples. Et en vous adressant à ce système qui créé des résultats vous avez beaucoup plus d’effets que si vous vous adressez au plan matériel. La biodynamie c’est une gigantesque attaque contre des intérêts financiers colossaux et l’industrie phytosanitaire.

On n’est pas une secte, on est perçu comme l’est la médecine alternative. Mais on ne pourra interdire la vérité. Par contre on peut la retarder. On est au stade ou tous les passionnés de vins se disent mais voilà vous être foutus de nous. Les goûts que vous nous avez décrit sont bidons. C’est pas le goût du lieu, c’est pas le goût de l’AOC. Et là le marché change vite d’où la terrible inquiétude de Bordeaux.

La nouvelle génération est incarnée pour changer des choses. Cette jeunesse sait qu’on ne lui a pas dit la vérité. Elle la cherche. Et quelqu’un qui cherche la vérité finit bien par la trouver. Toute l’éducation qu’on a donnée depuis 50 ans a été géreé par les lois de l’argent.

Moi j’ai reçu ce vignoble de mes parents. Je n’ai jamais eu de soucis de banque. Je viens de le donner à mes enfants. Avec le niveau des transactions les gens ont de la difficulté à faire de l’argent.

CL/LM : Est-ce que vous considérez vos vins comme élitiques?

NJ : C’est élitique. Mais je me demande est-ce que c’est juste d’envoyer mon vin jusqu’en Australie? Probablement pas. Le système est la même s’il est appelé un jour à tomber. Tant qu’il est là on s’en sert. Mais de toute façon, mon rôle est maintenant de parler de biodynamie à ceux qui cherchent un autre son de cloche. Si ça peut les aider dans leur parcours tant mieux. Mais tant qu’il y a ces bidouilles qui sont du vol moral je dis qu’il faut dénoncer. J’ai plein d’ennemis. Ça m’est égal et je me dis que j’ai à transmettre les choses que j’ai appris de ces lois secrètes, comment elle peut créer une agriculture gratuite.

CL/LM : Que voulez-vous dire par agriculture gratuite?

NJ : Elle est gratuite parce que si vous ne dépassez pas un certain rendement, sur un certain lieu adapté à certains produits vous avez à partir du printemps quelque chose de visible, vous n’avez pas besoin de mettre d’engrais, très peu besoin de traiter, ça va aider à diminuer les intrants, surtout si vous donnez à votre vigne des énergies nobles. Si vous lui donnez des énergies destructrices la santé de votre vigne sera moins bonne. C’est pour ça que le monde pharmaceutique ne veut surtout pas entendre de biodynamie. Donc elle est gratuite dans ce sens que c’est la porte d’une agriculture énergétique. Vous ne mettez rien, vous ne mettez rien si le lieu a des rendements adaptés. Vous aurez ultimement un produit hyper sain.

La présence des animaux est aussi importante que leur fumure. Et à la fin je dirais que c’est un produit qui a des propriétés médicinales. Et vous vous dites, pourquoi c’est pas enseigné?

Si vous prenez en compte l’effet sur la santé de l’utilisation de tous ces produits phytosanitaires et ces intrants c’est de loin l’agriculture la moins chère, la meilleur marché même si elle est un peu plus chère. Elle frappe an plein dans le jackpot financier.

Il y a plusieurs expressions de la biodynamie. C’est comme un musicien qui s’achète un violon. Les premiers sons ne seront pas nécessairement les plus beaux. Mais les préparations si elles sont faites correctement auront immédiatement un effet positif sur le lieu. Il faut une certaine hydrométrie, il faut que ce soit le bon moment, il fat que les préparations soient bonnes etc. Ça renforcit la vie microbienne.

Steinert n’a pas créé de recettes. Il a créé des lois de la conscience vis à vis de la vie de la terre. Il a créé une agriculture hyper saine pour le consommateur par des lois énergétiques qui donne la vie à la terre. C’est un don. Après le rouleau compresseur a fait qu’on recherche des rendements optimaux. Mais à la base l’agriculture c’est art énergétique et gratuit. Le chemin il est là.

CL/LM : Est-ce que ce mouvement vers des vins issus de la biodynamie va être long?

NJ : On sent la lutte entre des intérêts opposés surtout à Bordeaux. Le jour qu’ils finiront par comprendre qu’il faut arrêter ces désherbants, d’utiliser ces clones, d’arracher les feuilles au début juillet, ces pratiques ridicules, alors ils comprendront que la vigne c’est un être vivant! Les 30 vignerons qui sont en biodynamie à Bordeaux ne disent pas la même chose que les autres. Aussi ils manquent d’expérience. Pour plusieurs il n’y a pas moyen de les faire bouger d’un millimètre. Le vin se fait avec l’oenologue, avec les levures avec toutes de sortes de machins. Tous ces gens qui font du vin ont droit à zéro risque. Vous avez alors des surtraitements pour assurer des rendements. Et vous n’avez pas l’expression d’un lieu, d’une personne qui vit avec le lieu. Beaucoup ne cessent de demander des dérogations à Demeter. Tous les Demeter n’ont pas les mêmes règles. C’est grotesque!

Et c’est la perception du consommateur qui va changer la donne! Parce que si vous devez faire un vin techno alors prenez-le bon marché. Pas besoin de l’acheter cher. En fait le consommateur a le droit de savoir si le vin est technologique ou s’il est vrai.

La vérité, le besoin de vrai goût c’est vital. Les faux vins sont faits en agriculture conventionnelle avec désherbage chimique, engrais chimiques, les systémiques qui empoisonnent le lien entre la terre et le climat. En fait il ne reste rien de l’appellation avec des œnologues qui passent faire des vins flatteurs. Ça c’est le faux vin.

Le vrai vin c’est aucun de ces artifices. En bio on arrive plus proche d’un vrai vin. Faut trouver un bon lieu avant, faut trouver un viticulteur qui a la fibre, qui soigne ses vignes à partir du cœur. Et le vin en biodynamie dans sa plus belle forme c’est la compréhension du système solaire en lien avec la vie sur terre , la manière de s’y relier, par les préparations en biodynamie par une bonne connaissance des plantes par l’apport d’animaux qui sont justifiés sur ces lieux la, par la recréation d’un paysage  etc etc. et par la non-interférence  au cellier. Chaque lieu en respectant la vie va produite les levures totalement adaptées au lieu.

CL/LM : Parlez-nous de la Renaissance des AOC

NJ : C’est un groupement que j’ai fait pour garantir aux consommateurs la vérité du goût, sa pleine expression car le consommateur il se fait baratiner. Les gens qui sont dans le groupe il y en a 230, et vous êtes sûrs que vous avez le goût du lieu dans leurs vins.

Dans l’ensemble par notre réseau on arrive à savoir ce qui se passe et on goûte constamment à l’aveugle. On s’assure qu’on ressent une émotion quand on goûte. Pas juste des dégustations œnologiques. Pas juste des dégustations par tranches. Car un vin ça doit créer une émotion. Moi le petit défaut dans un vin il ne me gêne pas si l’émotion est vraiment là. La vraie beauté n’est pas une beauté parfaite. Quand un vin est fait par un vigneron qui a des tripes alors le vin il est là. Moi ces vins là je les prend parce qu’ils parlent. Je ne suis pas dans la notion ou il faut que ce soit parfait. Dans les 230 il y en a environ de 30 à 40 qui sont exceptionnels. Si vous voulez la liste tapez Renaissance des AOC (Return to Terroir) et vous avez tout le listing. Tout est gratuit. On a fait deux fois le Québec.

CL/LM : Est-ce qu’un vin en biodynamie a un meilleur potentiel de garde? Est-ce qu’il se bonifie avec le temps?

NJ : Moi mes bouteilles vous pouvez les garder 40 ans. Mais attention. Pas dans des caves électriques. Des vraies conneries bourrées de 50-60 hertz. Il ne faut pas que le sol soit cimenté si vous voulez entrer en contact avec les énergies terrestres. Et j’en garde en altitude. Le potentiel de vieillissement dépend de tellement de facteurs. La biodynamie elle est pour surexprimer l’acoustique du lieu.

Quand je goûte un vin je me pose quelques questions : ou est le lieu, ou est le bonhomme qui l’a fait, ou est la viticulture, ou est la cave? Ça c’est très important.

…Quant au bois neuf, ça a servi à masquer la dilution liée aux rendements.

…Dans le chenin vous avez deux catégories différentes. Vous avez les années de chaleur 95, 97, 2003, 2007 qui caricaturent le vin genre regardez mes gros muscles. Alors les gens adorent. Quand vous allez à l’autre extrême, les années très lumineuses avec moins de chaleur 2002, 2008, 2009, 2016, 2017, ça vous fait des vins beaucoup plus féminins, avec de la dentelle. Alors 2009 est une année plus en lumière et 2007 est une année de chaleur.

CL/LM : Et finalement quelles sont les leçons que vous avez apprises?

NJ : Pour moi en regardant en arrière, ce que la biodynamie m’a apportée c’est la découverte de ce système secret. Et cette découverte conduit bien au-delà de la sphère du vin. Ça vous conduit dans l’éducation de vos enfants, une autre alimentation, ça vous conduit dans vos réflections, vous percevez les choses différemment. Ça apporte des changements colossaux. Je ne voulais pas de dogmes. C’était à l’opposé de ma philosophie. Je dirais par la biodynamie, au lieu de rester dans le vestibule je me suis rendu compte qu’il y avait une maison qui était grande et qui avait un charme extraordinaire. Voila!

La première règle, l’homme est un être libre. Ne jamais dire à quelqu’un tu dois aller dans une telle direction. À celui qui cherche on lui donne des réponses. Chacun doit découvrir ses vérités par lui-même.

Page 1 of 20

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén