
J’ai eu le plaisir de rencontrer Alain Brumont à plusieurs reprises au fil des années, lors de dégustations qui m’ont permis de mieux connaître cet homme passionné qui a consacré sa carrière à transformer la réputation des vins de Madiran, dans le Sud-Ouest de la France. Notre plus récente rencontre avait lieu au restaurant La Chronique, à Montréal, dans le cadre d’une dégustation organisée par l’agence Noble Sélection. Une rencontre qui pourrait bien avoir été l’une de ses dernières visites professionnelles au Québec.
Visionnaire et véritable ambassadeur du Madiran, Alain Brumont fait partie de ces vignerons qui ont profondément marqué leur région. Avec Château Montus, Château Bouscassé et La Tyre, il a démontré que le Tannat, longtemps considéré comme un cépage rustique et particulièrement tannique, pouvait donner naissance à des vins d’une grande complexité, capables de rivaliser avec ceux des appellations les plus prestigieuses.

Au-delà de ses vins, c’est surtout sa connaissance approfondie des terroirs, son approche novatrice de la viticulture et sa détermination à repousser les limites de ce cépage qui expliquent son parcours. Aujourd’hui, alors qu’Antoine Veiry, son beau-fils, assure progressivement la relève, cette dernière rencontre était l’occasion de revenir sur plus de quatre décennies d’une aventure viticole qui a contribué à changer le destin du Madiran.
🍇 Une aventure qui commence en 1979
L’histoire prend un tournant décisif en 1979, lorsqu’Alain Brumont reprend le vignoble familial de Château Bouscassé. L’année suivante, selon la chronologie officielle du domaine, il acquiert Château Montus, une propriété alors largement délaissée dont le potentiel viticole demeure méconnu.
À cette époque, les vins de Madiran sont surtout réputés pour leur puissance et leur structure tannique, et rares sont ceux qui imaginent que cette région puisse produire des vins capables de rivaliser avec ceux des grandes appellations françaises. Alain Brumont est pourtant convaincu du contraire et entreprend un travail approfondi pour révéler le potentiel de ces terroirs encore largement sous-estimés.
Il s’intéresse particulièrement à la composition des sols, à l’exposition des vignobles et à l’influence des pentes sur la maturation des raisins. Il comprend rapidement que le Tannat, souvent considéré comme un cépage rustique et difficile à maîtriser, possède en réalité un potentiel exceptionnel lorsqu’il est cultivé sur des terroirs appropriés. Cette conviction l’amène à revoir les pratiques viticoles de l’époque, notamment en privilégiant les plantations sur les coteaux, en réduisant les rendements et en adaptant les méthodes de vinification pour obtenir des vins qui allient concentration, profondeur et élégance.
Le premier millésime de Château Montus voit le jour en 1982 et, dès 1985, Alain Brumont pousse l’expérience encore plus loin avec Montus Prestige, élaboré exclusivement à partir de Tannat. À une époque où ce cépage est souvent assemblé à d’autres variétés pour assouplir sa structure, cette décision constitue une véritable affirmation de son potentiel. Les vins attirent progressivement l’attention des critiques et des amateurs internationaux, contribuant à faire évoluer la perception du Madiran.
🌍 Château Montus et Château Bouscassé : deux terroirs, deux personnalités

Au fil de nos rencontres, j’ai pu constater à quel point Alain Brumont accorde une importance fondamentale à la diversité des terroirs. Pour lui, la qualité d’un grand vin repose d’abord sur la compréhension des sols, des expositions et des caractéristiques propres à chaque parcelle, une approche qui l’a amené à sélectionner progressivement certains des terroirs les plus qualitatifs de Madiran.
À Château Montus, les vignobles occupent des coteaux escarpés, principalement exposés au sud, dont les sols sont recouverts de gros galets roulés reposant sur des argiles jaunes et rouges. Ces galets emmagasinent la chaleur pendant la journée et contribuent, avec l’exposition et le drainage naturel des pentes, à créer des conditions favorables à la maturation du Tannat. Les vins qui en résultent se distinguent généralement par leur concentration, leur profondeur, leur structure tannique et leur remarquable potentiel de vieillissement.
C’est également sur ce domaine que se trouve La Tyre, un terroir particulièrement pentu, exposé au sud-ouest, qu’Alain Brumont découvre en 1990. Ses gros galets roulés et ses argiles rouges et bigarrées offrent des conditions propices à une maturation poussée des raisins. Le premier millésime de cette cuvée parcellaire voit le jour en 2000 et représente aujourd’hui l’une des expressions les plus ambitieuses du Tannat chez Brumont.
À Château Bouscassé, situé dans la commune de Maumusson-Laguian, les caractéristiques géologiques sont différentes. Les argiles fines, les formations calcaires et la diversité des sols permettent d’élaborer des vins aux profils variés, généralement marqués par une belle profondeur et une structure équilibrée. Alain Brumont y a développé plusieurs cuvées, notamment Château Bouscassé, Vieilles Vignes, Menhir et Argile Rouge, chacune mettant en valeur les particularités de son terroir.
La cuvée Vieilles Vignes provient notamment de parcelles dont les ceps dépassent 50 ans, tandis que Menhir et Argile Rouge expriment d’autres caractéristiques géologiques du domaine. Cette diversité illustre bien la philosophie d’Alain Brumont, qui considère que chaque parcelle possède sa propre identité et doit être travaillée en conséquence.

🌱 Une philosophie viticole fondée sur le respect de la nature
L’un des aspects qui m’ont particulièrement marqué lors de mes rencontres avec Alain Brumont est sa façon de considérer le vignoble comme un environnement vivant, dans lequel les bois, les sols, les végétaux et la biodiversité jouent un rôle essentiel. Bien avant que les préoccupations environnementales occupent une place aussi importante dans le monde viticole, il avait développé une approche fondée sur l’observation de la nature et la préservation des équilibres naturels.
Il m’expliquait notamment :
« Ma vigne doit vivre en harmonie avec les bois, c’est un biotope qui fonctionne depuis des millions d’années. »
Il ajoutait :
« J’ai protégé l’écosystème de mes vignes, leur biodiversité en respectant la flore et la faune, les lichens et les mousses au pied des ceps. »
Cette philosophie se traduit par la préservation des espaces boisés entourant les parcelles, une attention particulière portée à la vie des sols et une maîtrise rigoureuse des rendements. Alain Brumont privilégie notamment les plantations sur les coteaux pour optimiser le drainage et l’exposition des raisins, tout en réduisant parfois le nombre de grappes par sarment afin de favoriser leur concentration.
Bien qu’il se soit intéressé aux pratiques biologiques et biodynamiques, il a toujours tenu à conserver son indépendance dans ses choix viticoles, exprimant notamment des réserves sur l’utilisation répétée du cuivre dans les traitements phytosanitaires. Plutôt que d’adhérer systématiquement à une méthode particulière, il privilégie une viticulture fondée sur l’observation, l’expérimentation et l’adaptation aux conditions propres à chaque terroir.
Les Vignobles Brumont se sont également engagés dans une démarche environnementale reconnue par la certification Haute Valeur Environnementale (HVE).
🍷 Le Tannat : transformer la puissance en élégance
Impossible de parler d’Alain Brumont sans évoquer le Tannat, ce cépage emblématique de Madiran qui se distingue par sa richesse en composés phénoliques, sa structure tannique importante et son potentiel de vieillissement considérable. Longtemps, cette puissance a constitué autant une qualité qu’un défi, particulièrement lorsque les raisins manquaient de maturité ou que les vinifications accentuaient leur caractère austère.
Alain Brumont a consacré une grande partie de sa carrière à démontrer qu’une viticulture rigoureuse, une maturité optimale des raisins et des élevages adaptés pouvaient transformer cette puissance en profondeur et en élégance. Sa conception des grands vins repose sur trois éléments fondamentaux qu’il m’avait résumés ainsi :
« Les goûts en matière de vin évoluent. Il faut savoir les anticiper tout en gardant sa ligne de conduite. Pour moi aujourd’hui, le trio de l’élégance associe fraîcheur, richesse et profondeur. »
Cette recherche d’équilibre explique notamment son attachement au Tannat et sa volonté de produire des vins dont la concentration s’accompagne d’une fraîcheur suffisante pour préserver leur harmonie.
Alain Brumont revendique également une approche particulière de la vinification, privilégiant la qualité des raisins plutôt que le recours à certaines interventions œnologiques. Lors d’une précédente rencontre, il m’avait confié :
« Je me suis interdit depuis 30 ans de chaptaliser, d’acidifier, de taniser et de coller. J’ai été aidé par le Tannat, cépage que je privilégie et qui possède la rare capacité de pouvoir être performant sans tous ces ajouts. »
Autrement dit, il affirme avoir renoncé à l’ajout de sucre pour augmenter le degré alcoolique, à l’acidification, à l’ajout de tanins et au collage. Pour lui, la qualité doit d’abord provenir de la maturité des raisins, de l’adaptation du cépage à son terroir et de la précision des vinifications.
⏳ Le temps, cet autre allié du Tannat
Alain Brumont a toujours accordé une importance particulière au vieillissement de ses vins, convaincu que le Tannat, notamment lorsqu’il constitue la totalité de l’assemblage, bénéficie d’élevages adaptés à sa structure tannique.
Les durées varient selon les cuvées et les millésimes, certaines bénéficiant d’élevages relativement classiques en barriques tandis que d’autres connaissent des périodes beaucoup plus prolongées, parfois dans de grands foudres. Cette approche permet de rechercher une meilleure intégration des tanins tout en préservant la richesse et la personnalité des vins.
Alain Brumont utilise d’ailleurs deux expressions qui illustrent bien sa conception de l’élevage. La première étape, en barriques, constitue ce qu’il appelle la phase de « musculation » du vin, tandis que les années suivantes, notamment en foudres pour certaines cuvées, correspondent à une phase « d’éducation » durant laquelle le vin poursuit son évolution et gagne progressivement en harmonie.
Cette philosophie se poursuit aujourd’hui sous la direction d’Antoine Veiry, avec une attention particulière portée à la précision des extractions, à la qualité des élevages et à l’intégration des tanins.
👨👦 Antoine Veiry : poursuivre l’œuvre d’un bâtisseur

Au cours de mes rencontres avec Alain Brumont, j’ai également eu l’occasion de faire la connaissance d’Antoine Veiry, fils de Laurence et beau-fils d’Alain. J’avais réalisé une entrevue avec lui alors que se préparait progressivement la transmission des domaines, une conversation particulièrement intéressante puisqu’Antoine ne cherchait pas à présenter une rupture avec le passé, mais plutôt la poursuite d’une œuvre viticole construite pendant plusieurs décennies.
Il m’expliquait alors :
« C’est surtout une passation de confiance, de connaissances, d’histoire qui assurent le prolongement du domaine. »
Pour Antoine, Alain Brumont est avant tout un bâtisseur qui a consacré sa vie à explorer les terroirs de Madiran, à sélectionner les cépages et à développer une interprétation personnelle de chaque parcelle.
« Alain est un bâtisseur, c’est quelqu’un qui a défriché tout le terroir, toute l’histoire de cette appellation, qui a pensé les vins, qui a pensé les cépages, qui a interprété les terroirs. »
Son ambition consiste désormais à approfondir cette connaissance et à perfectionner chaque étape de l’élaboration des vins, un travail qu’il envisage sur plusieurs décennies. Il souhaite notamment renforcer la reconnaissance des terroirs de Montus et de Bouscassé, en travaillant à une identification plus précise des parcelles et, éventuellement, à une reconnaissance officielle de leur singularité.
Il m’avait alors livré cette réflexion particulièrement révélatrice :
« Alain est de passage sur terre et ce qui restera, c’est ce terroir et le style de nos vins. »
Cette phrase prend aujourd’hui tout son sens puisque, depuis son arrivée officielle à la direction technique en 2018, Antoine Veiry a progressivement pris les rênes opérationnelles des domaines. Dans une entrevue publiée par Terre de Vins en juillet 2026, il confirme qu’Alain Brumont ne vinifie plus personnellement.
Antoine poursuit désormais le travail entrepris par son beau-père tout en apportant sa propre sensibilité, notamment par la recherche d’extractions plus douces, d’une meilleure intégration des tanins et d’une précision accrue dans les élevages.
Il accorde également une attention particulière au développement des vins blancs, notamment à partir du Petit Courbu, un cépage historique du Sud-Ouest qui donne des vins aux arômes de fleurs blanches, de fruits à chair blanche et d’agrumes, généralement accompagnés d’une texture ample et d’une belle fraîcheur.
Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la philosophie Brumont, tout en répondant aux attentes actuelles des amateurs pour des vins qui conjuguent richesse, fraîcheur et élégance.
🏆 Un héritage qui dépasse les frontières de Madiran
En plus de quatre décennies, Alain Brumont a contribué à transformer profondément la perception des vins de Madiran, démontrant que le Tannat pouvait donner naissance à des vins complexes, élégants et capables de vieillir pendant plusieurs décennies. Ses cuvées Château Montus, Montus Prestige, La Tyre et Château Bouscassé sont devenues des références pour les amateurs de grands vins du Sud-Ouest.
Mais son apport dépasse largement ses propres propriétés puisqu’en attirant l’attention des amateurs, des critiques et des professionnels internationaux sur les possibilités du Tannat, il a contribué au rayonnement de toute une appellation. Son parcours rappelle également que les grands terroirs ne suffisent pas à eux seuls : encore faut-il des femmes et des hommes capables d’en reconnaître le potentiel, d’en comprendre les particularités et de consacrer parfois toute une vie à leur mise en valeur.
Alain Brumont n’a pas seulement créé de grands vins. Il a contribué à changer le destin de Madiran, et c’est probablement là que réside son héritage le plus important : avoir révélé des terroirs dont le potentiel continuera de s’exprimer bien au-delà de sa propre carrière.
La dégustation
Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic-Bihl, vin blanc, 2023, 39,75$, cépages : Petit Courbu 80%, Petit Manseng 20%, alc. : 13%, disponible en IP.

Ce vin blanc est élaboré à partir de cépages ‘’autochtones’’ (Petit Courbu et Petit Manseng) comme le dit si bien Alain. Le Petit Courbu, cépage blanc traditionnel et relativement rare du Sud-Ouest apporte aux vins une texture ample et généreuse, accompagnée d’une fraîcheur qui équilibre leur richesse. Cultivé notamment dans l’appellation Pacherenc du Vic-Bilh, il joue un rôle important dans les vins blancs de Château Montus et Château Bouscassé, où il contribue à leur complexité et à leur potentiel de garde.
Vinification
La vinification est effectuée avec un pressurage à froid avec des grappes entières. On procède à la sélection des meilleurs jus pour élaborer ce vin. L’élevage dure 12 mois sur lies fines en cuves avec bâtonnage dans des cuves inox.
Notes de dégustation
Ce vin surprenant est particulièrement aromatique avec des notes de fruits blancs (poires) et de fruits jaunes (pêches) qui s’entremêlent avec une trame de miel ainsi qu’un soupçon de fruits exotiques. La bouche exhale des flaveurs qui rappellent les arômes perçus au nez qui s’harmonisent avec une pointe de coings portée par une acidité équilibrée. L’ensemble bien moelleux démontre une belle richesse qui lui vient de son vieillissement sur lies. Belle amplitude et longueur appréciable.
Accords
Vous ferez de beaux accords avec des pétoncles poêlés, un homard au beurre citronné, un filet de turbot en sauce crémeuse, une volaille à la crème et aux champignons ou un risotto aux fruits de mer. Sa rondeur et son moelleux s’accorderont avec des fromages à pâte molle, comme le brie et le camembert.
Château Montus, Pacherenc du Vic-Bihl, Vin blanc, 2020, 48,50$, cépages : Petit Courbu 100%, sucre : 4g/l, alc. : 14%, code SAQ : 11017625.

Ce château Montus blanc est élaboré avec 100% du cépage autochtone Petit Courbu auquel on assemble parfois de 5 à 15% de Petit Manseng.
Vinification
La fermentation est effectuée en barriques de 228 L et de 600 L (Demi-Muids) sur lies fines pendant 30 jours. L’assemblage dure 24 mois en barriques dont 70% en fûts et 30% en foudres de 60 HL.
Notes de dégustation
Ce Château Montus blanc se distingue au nez avec une palette composée de fruits jaunes et blancs accentuée de notes d’amandes et de coings. En bouche des flaveurs discrètes d’oranges s’ajoutent à celles perçues au nez et sont supportées par une acidité équilibrée et une sensation de minéralité. L’amplitude s’exprime comme un éclat fruité qui perdure agréablement. Un vin bien droit et linéaire et particulièrement goûteux.
Accords
Vous ferez de beaux accords avec des pétoncles poêlés, un filet de turbot au beurre citronné, un homard grillé, dont les saveurs délicates s’harmoniseront avec sa richesse fruitée et sa fraîcheur, une volaille à la crème et aux champignons, un risotto aux fruits de mer ou un saumon en croûte d’amandes.
Les fromages à pâte ferme, comme le comté et le gruyère, mettront en valeur ses notes de fruits jaunes, d’amandes et sa belle longueur en bouche.
Château Bouscassé, Madiran, vin rouge, 2021, 23,55$, cépages : Tannat 50 %, Cabernet-sauvignon 26 %, Cabernet franc 24 %, sucre : 2.3 g/l, alc. : 14 %, code SAQ : 856575.

Le terroir de Château Bouscassé comporte 50 hectares de grand terroir argilo-calcaire longeant la falaise de la commune de Maumusson-Laguian (rive droite de l’appellation Madiran). Ce terroir est d’ailleurs surnommé « Le Pied de Côte de Saint-Emilion » car le Tannat y donne un vin qui possède certaines caractéristiques similaires aux grands vins de la rive droite de Bordeaux.
Vinification
Cet assemblage de Tannat, de Cabernet-Sauvignon et de Cabernet franc est macéré à froid durant de 3 à 6 semaines avant la fermentation. On procède par las uite à un élevage long de 36 mois sous-bois (barriques dont 30% à 50% sont neuves. Fait à noter on utilise que des vins de gouttes.
Notes de dégustation
Ce vin s’affirme au nez sur des arômes de crème de fruits rouges très mûrs qui s’harmonisent avec des notes de mûres assez denses. Ce vin démontre un très bel équilibre entre les arômes et les flaveurs perçus en bouche auxquelles se grffent quelques notes de réglisse et d’épices douces. L’ensemble supporté par des tannins presque charpentés et tissés bien serré culmine en une belle amplitude aromatique bien persistante. Somme toute un vin qui démontre un excellent rapport qualité/prix.
Accords
Vous ferez de beaux accords avec une côte de bœuf grillée, un magret de canard aux épices douces, un carré d’agneau rôti aux herbes, un mijoté de bœuf aux champignons, un cassoulet traditionnel du Sud-Ouest ou des viandes de gibier en sauce.
Château Montus, Madiran, vin rouge, 2021, 38,00$, cépages : Tannat 80 %, Cabernet-sauvignon et Cabernet franc, sucre : 1.7 g/l, alc. : 13%, code SAQ : 705483.

Château Montus bénéficie d’un grand terroir, unique dans le Sud-Ouest, doté d’une forte pente à gros galets sur argiles fines provenant des Pyrénées. Fait à noter, ce vin en 1985 a bousculé la hiérarchie des grands vins rouges mythiques et a été remarqué dans le monde avec son cépage Tannat. Il est surnommé « le Pétrus du Sud-Ouest » par plusieurs critiques depuis 30 ans.
Vinification
Ce Château Montus est mis en macération à froid pendant de 3 à 6 semaines. Par la suite il est élevé pendant 36 mois sous-bois dont 12 mois en barriques et 24 mois en foudres.
Notes de dégustation
Ce vin est doté d’arômes denses et profonds de fruits rouges et de fruits noirs (50/50) qui sont accentués d’un soupçon de notes boisées et d’une pointe de menthe. L’attaque en bouche est profonde et élégante à la fois. Les tannins presque charpentés apportent ce qu’il faut de structure à la trame fruitée et fraîche. Excellent potentiel de vieillissement.
Accords
Vous ferez de beaux accords avec une côte de bœuf grillée, un carré d’agneau rôti au romarin, un magret de canard aux champignons, un filet de cerf sauce aux airelles, un rôti de bœuf aux herbes ou un confit de canard.
Château Montus, La Tyre, vin rouge, 2015, 423,00$, disponible en IP (caisse de btles), cépage : Tannat 100%.

En 1990, continuellement à la recherche des meilleurs terroirs, Alain Brumont remarque une grande pente de 10 ha, totalement en friche, située sur le plus haut coteau de l’appellation Madiran (260m d’altitude). Il y devine un grand potentiel et décide de l’acquérir afin d’y planter du Tannat.
La Tyre n’est autre que le nom d’un quartier de la commune de Castelnau-Rivière-Basse. Cette cuvée d’exception provient d’une sélection des meilleurs raisins issus de cette parcelle la plus haute du vignoble de Montus, qui représente aujourd’hui un très grand terroir.
Vinification
Ce La Tyre est mis en macération à froid (3 à 6 semaines) avant la fermentation. Suit un élevage de 24 bois sous-bois (en fûts neufs).
Notes de dégustation
Élégant et austère à la fois ce vin démontre une superbe complexité ainsi qu’une grande concentration. Deux mots me viennent en tête pour décrire ce vin : finesse et élégance!
Accords
Vous ferez de beaux accords avec une côte à l’os, un filet de bœuf Rossini, un carré d’agneau rôti aux herbes, un filet de cerf sauce aux champignons sauvages, un magret de canard aux truffes, un tournedos de bœuf aux morilles ou un ris de veau poêlé.
Château Bouscassé, Vendémiaire, Pacherenc du Vic Bihl, 500 ml, 2024, cépage : Petit Manseng 100%, sucre : 30 g/l.

Ce Vendémiaire est composé de Petit Manseng à 100% de vignes agées de 50 ans.
Vinification
On procède à un pressurage en grappes entières ainsi qu’a la sélection des jus au pressoir. La fermentation est effectuée en fûts neufs à 18°C.
Par la suite mutage par le froid en fonction de l’équilibre recherché et élevage de 12 mois en barriques.
Notes de dégustation
D’emblée on sent un éclat d’effluves de pêches, de mangues, de noix et d’abricots bien frais. En bouche les flaveurs d’abricots, de pêches, de miel et de noix prennent leur envol. Puis c’est la fraîcheur qui étonne ainsi que la buvabilité du vin. C’est léger et doté d’une belle acidité.
Accords
Vous ferez de beaux accords avec du foie gras, des desserts au chocolat, un fromage bleu comme le roquefort, une terrine de volaille aux fruits secs, une tarte aux abricots, un gâteau aux amandes ou une salade de fruits exotiques.


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