Arrivée à Paris!

Ça y est nous arrivons à Paris vers 09:00 le matin avec une assez bonne de jet lag dans mon cas . Après avoir été chercher à l’aéroport ma carte SIM bonne pour l’ensemble des pays de l’EU (2 sem. 40 euros) nous partons pour rejoindre notre petit hôtel (Hôtel Aviatic) tout près de la Gare Montparnasse. Il ne paye pas de mine mais il n’est pas cher et est bien central. On y laisse alors les bagages pour aller commencer une bonne marche de plusieurs kilomètres qui nous amènera vers la Tour Eiffel, le Champ de Mars, les Invalides, le Trocadéro. Quelques café bien tasses bu ici nous permettent de bien absorber le fait qu’effectivement nous somme à Paris et que le voyage que nous attendions tant est bien commencé.

En soirée nous allons avec des amis de Luc qui nous amènent dans un « bar clandestin » le Moonshine Bar situé dans la quartier de la Bastille. Quel concept! A l’entrée un beau petit restaurant italien d’une vingtaine de la places. Pour accéder au bar il faut passer par la chambre froide qui est comme cachée et qui ouvre la porte d’un bar dit « clandestin ». La faune de Paris s’y retrouve pour déguster des cocktails tous aussi variés les uns que les autres tous et qui couten de 10 à 15 euros. Et ils étaient très bons. Puis on retourne vers la Restaurant pour la pizza qui était excellente et des plus généreuse en ingrédients de qualité. Je vous le dis c’est un endroit à visiter absolument.

Ce matin nous quittons pour Angers dans la Loire où nous rencontrerons Julien Fouet du Domaine Fouet. A+

Voyage vinicole de 21 jours en France et en Italie !!

Deux sommeliers québécois dans la Loire, la Bourgogne, le Beaujolais, la Vallée du Rhône Septentrionale et le Piedmont!!

Et voila pour moi le voyage d’une vie!! Ça faisait longtemps que je voulais faire un voyage de vin ! Pas de musées, pas de grandes villes, que des vignobles dans la campagne à discuter avec des vignerons, à déguster leurs vins et à écouter leurs histoires. Le genre de voyage ou on se laisse porter par la grande aventure du vin.

Alors je pars avec un collègue sommelier, Luc Marier, avec qui j’ai fait mon cours en sommellerie. Ce sera l’immersion des senteurs et des odeurs du vin et de la campagne avec le Chenin Blanc et le Sauvignon Blanc de la Loire, le Pinot Noir et le Chardonnay de la Bourgogne, le Gamay du Beaujolais, la Syrah de la Vallée du Rhône et le Nebbiolo du Piedmont.

Luc et Claude (Vinformateur) lors d’un souper de notre classe de sommellerie – les deux gars en chemise bleue à gauche de la photo.

J’essaierai le plus possible de partager avec vous cette belle aventure sur une base quotidienne. Alors le départ est demain soir avec arrivée à Paris vers 9:00 hres mardi matin. On se repose du décalage horaire à Paris et on repart mercredi matin pour la Loire avec par la suite des visites chez Domaine Fouet, Nicolas Joly et sa Coulée de Serrant, Domaine Beaumard, Henry Marionnet Domaine de la Charmoise, Jacky Blot et le Domaine de la Taille aux Loups et finalement le Domaine de l’Écu le tout saupoudré de quelques châteaux et quelques bons souper avec de bonnes fioles…

Je vous en reparle!!!

Un vin sans souffre des plus goûteux du Languedoc-Roussillon! Le Mas Janeil, 2017

Mas Janeil, Côtes du Roussillon-Villages, François Lurton, 2017, $21.90, cépages: Grenache 46%, Carignan 32%, Syrah 22%, code SAQ: 1348334.

www.vinsfins.ca

Pourquoi diminuer la présence du souffre dans le vin? Pour aller chercher entre autres, toute la pureté du fruit et faire des vins avec le moins d’intrants possible. Cependant quelquefois l’absence de souffre (qui est un stabilisant) dans un vin peut le rendre instable et par le fait même dégager des odeurs plus ou moins agréables. Rien de tel dans ce vin! C’est la pureté du vin qui s’en trouve magnifiée!

Au nez des notes assez intenses et prédominantes de fruits bien mûrs sur les mûres, les bleuets ainsi que des notes épicées . En bouche c’est d’un bel équilibre entre le moelleux d’une texture veloutée, une acidité équilibrée et des tannins charnus bien ronds et charpentés. Des notes de cacao et de fruits bien noirs et des notes de réglisse viennent compléter le tout. La longueur en bouche est assez surprenante. Un vrai vin de soleil en ces temps où l’hiver s’éternise!

Des vins de Bordeaux en biodynamie !! Les superbes vins de Château Roland La Garde, Blaye, Côtes de Bordeaux.

cLors du Salon Slow Food (vins bio, en biodynamie, vegan et ‘’nature’’) qui s’est tenu à Montréal, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Guillaume Martin du Château Roland La Garde de l’appellation Blaye, Côtes de Bordeaux avec ses domaines en biodynamie. Alors cet article se subdivise en 3 sections. La première porte sur le domaine. La deuxième sur les notes de dégustation de 3 vins du Château et enfin la dernière est une entrevue effectuée avec Guillaume. Et puisque nous allons parler de biodynamie, si vous voulez en savoir un peu plus sur cette philosophie, allez à la fin de l’article ou vous trouverez un résumé de quelques notions importantes à savoir. Bonne lecture et merci pour vos commentaires.

Agence Divin Paradis

Château Roland La Garde

Château Roland La Garde

Situés sur deux magnifiques terroirs du Nord de la Gironde à Blaye et Saint Seurin de Cursac, Le Château Roland La Garde et Le Château Sainte-Luce Bellevue se trouvent sur l’appellation Blaye, Côtes de Bordeaux. Ce qui les distingue des autres vignobles à Bordeaux c’est le fait qu’ils appliquent les principes de la biodynamie depuis 2008 sur l’ensemble du vignoble. Il faut savoir que les cahiers de charge de la biodynamie sont beaucoup plus contraignants que ceux des vins conventionnels et même de l’agriculture dite bio.

Château Roland La Garde s’étend aujourd’hui sur 29 hectares avec des vignes datant d’une vingtaine d’années en moyenne sur un terroir calcaire. Cultivant à 74% des Merlots, 20% des Cabernets Sauvignons et 6% Malbec, ces cépages permettent de produire une gamme à 3 vins rouges dont vous trouverez les notes de dégustation.

Château Roland La Garde

Comme le dit Guillaume Martin :  ‘’Etre au plus proche de la nature et de ce qu’elle nous donne chaque année a toujours été notre priorité. Faire les plus beaux vins le plus naturellement possible et permettre à nos terroirs de s’exprimer sans artifices est une de nos motivations.

Guillaume Martin, Château Roland La Garde

«Depuis toujours la culture de la vigne a existé sur notre propriété. De nombreuses parcelles ont été regroupées pour former une belle entité. Les sols ont été labourés avec le cheval puis avec les tracteurs mais jamais mon père ou moi n’avons songé à utiliser du désherbant chimique. La vie du sol a été respectée.

Château Roland La Garde

Fort de ces pratiques, nous passons tout l’ensemble du vignoble en culture biologique et ce n’est qu’une étape. On a une transmission à faire à nos enfants, il ne s’agit pas d’offrir un cadeau empoisonné.
On veut simplement respecter les lois naturelles de la nature. L’objectif reste le vin : sa valeur, son originalité et sa pureté.
‘’Le vin a un sens, il est vivant, il doit nous envahir de son énergie. Le chemin de la découverte est encore long et j’espère que la voie de la biodynamie nous aidera.
Pour moi vigneron, ma vie c’est le vin, je ne regrette jamais tout ce que je peux lui donner. Il faut avoir des convictions et ne jamais céder à la facilité ».

La dégustation

Château Roland La Garde, Tradition, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $19.95, cépages : Merlot 80%, Cabernet-Sauvignon 20%, code SAQ : 10388344.

Des notes de fruits rouges frais bien mûrs de fruits rouges (fraises, framboises), soupçon de fruits noirs (mûres). L’utilisation du bois est très bien dosé et ne masque pas les notes de fruits en lui ajoutant une certaine complexité. En bouche, tout est en équilibre avec une texture bien lisse et veloutée, une acidité équilibrée et des tannins charpentés mais pas trop. Beau rappel des notes de fruits ainsi que quelques notes épicées. Très beau rapport qualité/prix!


Château Roland La Garde, Tradition, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Prestige, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $25.65, cépages : Merlot 75%, Cabernet-Sauvignon 20%, Malbec 5%, code SAQ : 10388336.

De belles notes de fruits bien mûrs et frais sur les fruits noirs et rouges avec une belle touche de vanille et de torréfaction. En bouche, ce vin a un peu plus de structure que le Tradition et est d’un bel équilibre avec des tannins un peu plus structurés et charpentés sans être asséchants. De belles notes de cacao et d’épices douces viennent couronner le tout. Très beau respect du fruit et belle longueur. Assez incroyable que ce vin soit à ce prix.


Château Roland La Garde, Prestige, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Grand Vin, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie, $39.75, cépages : Merlot 70%, Cabernet-Sauvignon 20%, Malbec 10%, code SAQ : 912907.

J’ai dans mon cellier un 2000, ma dernière bouteille d’une caisse de 12 qui m’attends. Croyez-moi ce vin sait durer et livrer de superbes notes tertiaires tout en conservant son fruit. Et avec l’apport de la biodynamie, le caractère du fruit n’en est que rehaussé.

Au nez de belles notes de fruits bien frais surtout sur les fruits rouges avec belle torréfaction bien dosée et bien intégrée. En bouche c’est superbe avec un moelleux bien riche, une acidité des plus équilibrée et des tannins bien structurés, charpentés et d’une belle finesse. Le vin est sphérique avec un beau volume et une belle amplitude. Rt quelle longueur…Vraiment très beau! Faites comme moi et achetez-en une caisse et regardez le évoluer au fil des années.


Château Roland La Garde, Grand Vin, 2014, Blaye Côtes de Bordeaux, vin en biodynamie

Château Roland La Garde, Grand Vin, 2000

Entrevue avec Guillaume Martin :

Guillaume Martin, Château Roland La Garde, Salon Slow Food Montréal

Vinformateur (V) : Je ne savais pas que Château Roland La Garde était en biodynamie. Vous êtes en biodynamie depuis combien de temps?

Guillaume (G) : Alors nous sommes certifiés agriculture biologique depuis 2012 et nous somme certifiés Demeter depuis 2014. Mon père a commencé la conversion de ses labels depuis 2008.

V : Et la conversion s’est opérée sur combien d’années?

G : Elle s’est passée sur 3 ans. Trois ans pour le bio et trois ans pour Demeter. Nous avons toujours eu un historique à travailler sainement la vigne et d’utiliser le moins d’intrants possible et mon père en 2007 a rencontré un autre vigneron qui travaillait en biodynamie à St-Émilion (M. Moueix) . Lui travaillait en biodynamie depuis pas mal de temps et donc il a montré à mon père à quoi ça correspondait la biodynamie , comment il s’occupait de ses vignes, comment il s’occupait des vins etc. Et pour mon père ça a été le déclic tout de suite. C’était ce qu’il voulait faire. Par la suite nous avons commencé sur nos propriétés.

V : Etes-vous passé de l’agriculture raisonnée à la biodynamie ou de bio à la biodynamie ?

G : Nous étions bio sans être certifés disons et nous sommes passés à la biodynamie. Nous sommes passés par la phase bio certifiée parce que c’est obligatoire pour accéder à la biodynamie. On ne peut avoir le label Demeter si on n’est pas certifié au préalable bio. Donc on est passé de 3 ans de certification en bio puis en biodynamie. Déjà on appliquait plusieurs des principes de la biodynamie.

V : Combien d’hectares possédez-vous?

G : Au total on a 40 hectares de vignes qui sont à 100% en biodynamie.

V : Avez-vous eu des baisses de rendement ou des impacts économiques suite à votre conversion?

G : Alors pas forcément pour nous car on avait déjà des habitudes d’agriculture bio et biodynamie depuis quelque temps. On travaillait déjà sainement les vignes et on avait déjà des rendements plus bas que la moyenne. On a toujours eu de l’herbe entre les rangs de vignes, on a toujours préféré la qualité à la quantité donc on avait des rendements qui étaient plus raisonnables que la moyenne et en dessous de ce qui est autorisé. Donc passer en biodynamie, nos vignes n’ont pas eu de contrecoups violents parce que la base du travail était déjà faite. Donc, on n’a pas eu de changements de rendements et on a avancé en biodynamie sans craindre d’avoir trop de pertes.

Château Roland la Garde

V : Trouvez-vous que c’est un avantage point de vue consommateur ou est-ce quelque chose que vous mettez de l’avant de toute façon ?

G : Je crois que de nos jours les consommateurs recherchent de plus en plus ce style de produit mais ce n’est pas ce qui nous a motivé. La motivation vient de l’aspect cultural de la vigne. Pour nous un vrai agriculteur c’est quelqu’un qui soutient ses sols, qui les cultive avec respect, qui les préserve et non pas les tuer avec des tonnes de produits. Cette philosophie là on la suit pendant la vinification de nos vins pour avoir en final un vin qui vient ultimement que du raisin et pas de 36,000 autres produits.

V : Etes-vous entouré de vignerons encore en conventionnel? Comment ça vous affecte?

G : Nous sommes entourés par des vignerons encore en conventionnel avec une seule voisine en bio. Ça fait une grosse différence avec nous. Moi ce que je dis toujours, notre force ce qu’on a une grande surface pratiquement d’un seul tenant, d’un seul bloc. Donc les perturbations apportées par nos voisins on s’en ressent moins. On lutte assez pour limiter l’impact de nos voisins. Si on a des parcelles trop proches d’un voisin en chimique on va élargir les allées, on va gérer le végétal. Si on peut racheter des morceaux de vignes alors on le fait. Notre grande force c’est les 30 hectares de Roland La Garde qui sont d’un seul tenant. Sinon ce serait plus difficile.

V : Donc pas d’écoulement de produits chimiques de la part des voisins?

G : Nous sommes situés les plus haut sur une petite butte et donc le plus en hauteur. Tout le secteur nord Gironde est assez plat et il y a très peu d’altitude et nous on a la chance d’être dans un petit village qui domine le secteur. Donc on a que des coteaux descendants ce qui donne de bonnes expositions, de très beaux terroirs et on rien au-dessus de nous.

V : Quelle est donc la réaction des autres vignerons à votre approche en biodynamie?

G : Autour de nous je dirais que les Girondins ont tendance à être très conservateurs et traditionalistes alors au début ça a beaucoup surpris que de gens comme nous allions dans cette direction. Peut-être parce qu’ils ne comprenaient pas encore ce que ça voulait dire et ce que ça impliquait. Je pense qu’on a eu beaucoup d’information sur ce mode de culture là dernièrement et sur l’utilisation à outrance de produits chimiques qui sont très dangereux. Donc je pense qu’il y a une prise de conscience. C’est pour ça qu’on voit de plus en plus de conversions vers le bio mais ce n’est pas encore majoritaire mais ça arrive de plus en plus.

V : Il doit y avoir très peu de vignerons à Bordeaux qui vont carrément vers la biodynamie?

G : À Bordeaux il n’y en a que très peu. Le climat fait que ce n’est pas évident de maîtriser la vigne. Il y a beaucoup de maladies de la vigne avec un climat océanique et humide et parfois chaud en même temps alors que le niveau de prolifération de mildiou peut-être élevé. On est quelquefois dans les pires conditions qui existent. L’année dernière on a perdu presque 50% de notre production. Même les vignerons en conventionnel ont beaucoup perdu aussi. La maladie a été tellement puissante que même les produits chimiques n’ont pu lutter contre tout ça. Quand je vois des années comme ça pourquoi utiliser des tonnes de produits chimiques pour essayer de lutter contre la maladie alors qu’au final ça ne change rien. Le produit chimique il a aussi ses limites.

V : Et la limitation du Glyphosate en France qu’en est-il?

G : On y a droit encore pour 5 ans mais bon dans 5 ans il y aura toujours beaucoup de discussions. Il y a des très gros producteurs qui comptent beaucoup sur ce type de produit pour continuer à cultiver. Ces gens-là ont une puissance énorme. Les discussions ne sont pas encore terminées. Il faudra de l’accompagnement beaucoup plus sérieux pour ceux qui veulent s’en départir. Des gens qui utilisent ces produits depuis des générations pour un maximum de rendement devront se remettre en question un moment donné. Le glyphosate c’est une sécurisation des cultures pour plusieurs. Les effets sur la terre sont très très nocifs.

V : Selon vous les applications de la biodynamie sont-elles les mêmes partout dans le monde?

G :  L’approche n’est pas technique, elle est philosophique et conséquemment tous, à quelques exceptions près, suivent les préceptes de cette philosophie qui est la même pour tout le monde. C’est ça qui est intéressant. Moi je trouve qu’on peut aller parler à un vigneron qui vient d’Argentine, de France d’Espagne ou autre et il aura les mêmes fondamentaux. Chaque vigneron aura sa façon de faire qui va s’adapter à son terroir, son eco-système, son environnement qui va s’appuyer sur les mêmes principes de base.

V : Que se passe-t-il avec les vins dits ‘’nature’’?

G : Il y a effectivement un mouvement sur les vins nature. Pour moi je suis assez méfiant sur cette appellation parce que c’est pas reconnu par quoi que ce soit. C’est pas contrôlé c’est pas labellisé. Donc pour nos vins on ne verra pas vin nature à moins qu’un jour il y ait une règlementation qui nous convienne. Présentement ce n’est qu’un argument commercial. Le côté économique et commercial a pris le dessus sur le vin lui-même et on s’est attaché à faire un vin qui n’aura pas de sulfite, qui n’aura pas quoi pour vendre absolument. Au final, le vin est instable, il peut-être oxydé avec tout un tas de trucs. Non c’est pas ça le vin. Le vin que ce soit en conventionnel, bio, en nature ou biodynamie il faut que ce soit stable, que le vin puisse voyager et qu’on puisse le garder à peu près dans les mêmes conditions ou qu’on soit.

V : Quel pourcentage des vins de Bordeaux sont bio?

G : En bio c’est 6% donc c’est pas beaucoup. On est la région la plus en retard de France la moyenne nationale de mémoire est entre 10 et 11% de vin bio. Et après la biodynamie je n’ai pas de pourcentage mais à Bordeaux on est à peu près 40 producteurs certifiés 100% Demeter sur près de 10,000 donc c’est vraimment pas beaucoup.

V : Est-ce que les vignerons en biodynamie et bio se rencontrent de temps à autres?

G : On se regroupe avec d’autres vignerons pour produire les préparation ensemble. C’est des choses qu’on peut acheter qui sont prêtes et qui sont vendues par des organismes dont c’est le rôle de préparer ce genre de chose la en accord avec les principes de la biodynamie. Nous on a pas un regroupement ou un club mais on se retrouve avec plusieurs vignerons une deux ou trois fois par an pour faire ces préparations. Les quantités sont alors subdivisées selon les besoins de chaque propriété. Ça réduit les coûts et ça permet en dehors des coûts des échanges et des discussions intéressantes pour faire évoluer certaines choses.

V : Petite question sur les cornes et la bouse de vache? Qui fait ça?

G : Les cornes elles arrivent vides et c’est nous qui remplissons une à une chaque corne avec un petit bâton et de la bouse de vache. Ça fait partie de la biodynamie. On pourrait le faire faire par quelqu’un d’autre ou par une entreprise mais alors là ça perd de son sens. Les cornes remplies de bouse il faut les enterrer dans le sol et creuser le trou avec des pelles parce qu’avec un tracto-pelle ça perd tout son sens. Ce genre de chose, ça paraît pas ragoûtant de premier abord mais c’est quelque chose qu’on fait un après-midi tous ensemble. Souvent les vignerons amènent des amis et enfants pour qu’ils comprennent à quoi ça sert et c’est un moment convivial.

Château Roland La Garde

V : Oui mais des cornes pour 40 hectares ça en beaucoup?

G : Ça prend pas tant de cornes que ça. Une fois desséché ça en prend quelques grammes par hectare. Toutes les préparations qu’on va utiliser s’apparentent à de l’homéopathie. On va pas miser sur de l’inondation de matières. Pour donner quelque chose on va miser sur la diffusion d’information. On va détecter une carence dans la vigne et alors on va aller chercher telle plante parce qu’elle contient tel élément et on va apporter cette information à notre vigne, on va la pulvériser à quelques grammes par hectare et on va penser que la vigne va intégrer ce message plus facilement si c’est des petites quantités. C’est l’imprégnation d’information. La biodynamie ce n’est pas que ça, c’est un tout. Il faut suivre le calendrier lunaire, pas utiliser de produits chimiques. C’est tout ce bloc la qui fait que la vigne se sent de mieux en mieux et réagit positivement à tous les stimuli qu’on peut lui envoyer.

Château Roland La Garde

V : Et les variations extrêmes de climat, la biodynamie elle aide comment?

G : La biodynamie ça rend le vigneron plus observateur, plus critique de ce qui se passe sur son terroir. On va ressentir plus ces variations plus que les autres vignerons. On se dit alors il faut changer quelque chose, il faut s’adapter. Dans ma région à Bordeaux, avec mon père, ça fait des années qu’on se dit que le merlot allait être compliqué à cultiver dans les dizaines d’années qui viennent. On ramasse des merlots de plus en plus mûrs, de plus en plus sucrés alors ça fait des vins de plus en plus alcooleux. Donc c’est très compliqué.

Avec mon père on a commencé une transition ou on plante de plus en plus de cabernet-sauvignon, cabernet franc et malbec. Et même on commence à se poser des questions à peut-être planter des cépages qui ne sont pas encore à Bordeaux qui viennent de pays ou les climats sont beaucoup plus chauds. On espère que les INAO vont peut-être aussi évoluer un jour. Parce que ça fait X années qu’ils sont bloqués dans leur système. Va falloir avancer. On prévoit faire des tests.

Bruno Martin, Château Roland La Garde

‘’On est une famille implantée sur ces terres depuis longtemps, la huitième génération, on est attaché à nos terres et on veut pouvoir cultiver demain. On ne veut pas faire des millions et des millions de bouteilles. On veut faire la juste quantité que la vigne veut bien nous donner. Mais si on ne s’adapte pas, on ne pourra pas. Donc il faut réfléchir par en avant, plus vite que les organisations bordelaises et d’autres endroits et peut-être un peu forcer la main dans certaines voies pour une agriculture plus saine, de nouveaux pieds de vigne, des cépages, des hybrides, des pieds oubliés. Avec ça, peut-être on pourra continuer à produire des vins qui ressembleront à du Bordeaux mais qui seront plus adaptés au climat de demain. Maintenant c’est chaque année qu’on a des catastrophes dans la région.

V : Merci beaucoup de votre temps.

G : Avec grand plaisir

La Biodynamie

Source: site du Château Roland La Garde

C’est en 1924, lors de 8 conférences données à des agriculteurs, que le philosophe Rudolf Steiner énonce pour la première fois les principes de la Biodynamie. Cette nouvelle façon de penser l’agriculture résulte de l’inquiétude grandissante des agriculteurs et agronomes sur les effets des méthodes de culture de l’époque notamment sur la faune et la flore.
La biodynamie fonde ses principe sur le fait que l’ont ne doit pas considérer uniquement que la plante que l’on cultive mais tout son organisme environnant comme faisant partie d’une seule et unique entité (plante, terre, faune). 
En conséquent, Rudolf Steiner explique que si l’on regarde l’environnement de notre plante comme un tout, la maladie de cette plante ne pourrait être en fait que la résultante d’un déséquilibre situé ailleurs dans le système autour de cette plante.

Le but de la biodynamie est donc de conserver ou recréer un environnement non pollué et non hostile à la faune, la flore, et à la terre de nos cultures. Il faut aussi éviter à terme un épuisement des sols à cause d’exploitations intensives et non réfléchies. 
La biodynamie prévoit plusieurs préparats issus de matières végétales, animales et minérales que l’on peut appliquer sur nos cultures afin de renforcer les échange entre la plante et le sol. Grâce à sa proximité avec la Terre, la Lune ainsi que les astres influent sur la plante, la faune, la terre.
La  biodynamie est tout d’abord une prise de conscience des interactions existantes à tous les niveaux. Une vigne est définie par la plante,son sol son espace ,son environnement, sa relation avec la faune et la flore , le vigneron.

Les travaux réalisés par Maria Thun ont prouvé l’impact des mouvements cosmiques sur la pousse d’une plante. Cet impact est lié à plusieurs facteurs tels que la position de la Lune par rapport à la Terre, la position du Soleil et des planètes par rapport aux constellations.
Ainsi Maria Thun a pu établir un calendrier grâce à ses observations. 
Ce calendrier a permis de définir plusieurs types de jours qui favorisent une partie différente de la plante :

Jour fleur / Jour feuille / Jour racine / Jour fruit 

 Ces quatre parties de la plante vont être stimulées à différentes périodes suivant tous les paramètres énoncés ci dessus.
Le calendrier de Maria Thun est aujourd’hui un outil très utilisé par les biodynamistes car il regroupe toutes les informations nécessaires pour optimiser les actions que l’homme va vouloir effectuer sur sa plante.

Comme avec d’autres cultures, l’utilisation de la biodynamie dans la vigne permet de renforcer les interactions entre le sol et la plante dans son système racinaire et foliaire. 

Deux préparats sont particulièrement utilisés :

               – Préparation 500 à base de bouse de corne : renforcement et structuration du sol et des racines
               – Préparation 501 à base de silice de corne / renforcement de la partie aérienne de plante

Il existe d’autres préparations utilisées dont la plupart à base de plante, chacune avec pour but de régler un déséquilibre précis. Toutes les préparations utilisées sur la vigne doivent être dynamisées, c’est à dire qu’elles sont diluées dans de l’eau de pluie dans une dynamiseur puis mis sous agitation très rapide de façon à former un vortex et en changeant de sens d’agitation subitement une fois le vortex formé, afin de créer un chaos énergique. Ces préparations dynamisées sont ensuite pulvérisées directement sur la vigne.

Les vins bio
Les vins bio

Soyez infidèles à votre chardonnay et à votre sauvignon blanc! Essayez ce Gruuner, 2017 !!

Gruuner, Autriche, Basse-Autriche, 2017, $15.30, vin blanc Vegan, cépage : Gruner Veltliner, code SAQ: 13657731.

Hier lors du salon ‘’Slow Food’’ dédié aux vins bio, biodynamie, vegan et ‘’nature’’, j’ai dégusté ce beau vin d’Autriche élaboré à partit du cépage Gruner Veltliner que j’affectionne particulièrement.

Le nez est des plus aromatiques, typique de ce cépage avec des notes de fruits exotiques, de pêches, de lime et de pomme verte. En bouche la texture est riche, légèrement grasse, l’acidité équilibrée avec un rappel des notes de fruits blancs surtout sur la pêche et en filigrane un soupçon de pamplemousse. C’est goûteux, versatile, d’une belle fraîcheur et doté d’une belle longueur. Très beau rapport qualité/prix.  


Gruuner, Autriche, Basse-Autriche, 2017

Pour en savoir plus sur Weingut Forstreiter

Weingut Forestreiter

Salon Slow Food – Montréal

Salon Slow Food Montréal

Découvrez le classicisme des vins des Vignobles de Larose. Superbes Crus Bourgeois!

J’ai eu le plaisir de déguster quelques vins des Vignobles de Larose au restaurant La Prunelle avec le Directeur Général et Maître de Chai, Franck Bijon, l’ambassadrice de la marque Manon Morel et  Kenneth Edward Gunn de l’agence Marchands des Amériques. 

Franck Bijon, Claude Lalonde (Vinformateur)

Nous avons en fait dégusté 5 vins, tous des Crus Bourgeois, dont le Château Larose Trintaudon 2011 et 2015, Château Larose Perganson 2008 ainsi que les nouveaux arrivages pour le marché du Québec du Château Arnauld 2012 et 2014.

Vignobles de Larose

Tous les vins exhibaient la finesse, l’élégance et l’équilibre résultats d’une maîtrise quasi-parfaite du processus de vinification qui comporte entre autres, une ‘’extraction maîtrisée’’, un contrôle minutieux de la maturation des raisins, l’instauration d’une agriculture durable exemplaire et des investissements importants avec un objectif qualitatif. Étant donné le haut niveau de qualité des vins, on peut dire sans se tromper, que ces derniers offrent un excellent rapport qualité/prix.

La dégustation

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2011, cépages : Merlot 58%, Cabernet-Sauvignon 42%, $33.01.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence: https://goo.gl/jy3hEP

Le millésime 2011 est considéré comme un millésime classique tout comme les 85, 88, 2001 et 2011. Le climat a été frais ce qui a ralenti la maturation des raisins et par le fait même, a donné ce qu’on pourrait appeler ‘’le vrai profil d’un vin de Bordeaux’’.

Des notes de fruits rouges mûrs (fraises) et bien frais, des notes épicées, de cèdre, de tabac ainsi qu’un soupçon de vanille et de notes boisées bien intégrées. En bouche, le vin est sphérique avec un beau volume, une texture riche et des tannins charpentés tissés bien serré. Des notes de fruits sur le cassis, la cerise, bien juteux et croquant. Superbe longueur, bien aérien et d’une grande buvabilité. Essayez de n’en boire qu’une bouteille… Excellent rapport qualité/prix.


Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2011

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2015, $26.80, cépages : Merlot 60%, Cabernet-Sauvignon 40%, code SAQ : 11835388.

Le millésime 2016 sera disponible à l’automne 2019 en approvisionnement continu.

Le millésime 2015 est caractérisé par un profil aromatique particulièrement intense avec beaucoup de charme et de séduction. Un excellent millésime qui a permis de produire des vins sphériques tout en fraîcheur avec des tannins soyeux et bien enrobés et d’une longueur interminable.

L’équilibre est quasi-parfait entre les tannins d’un grain bien fin et la délicatesse et l’élégance. Il a été élaboré selon une extraction bien maîtrisée qui ne produit rien de sec ni de dur. En fait, rien d’asséchant ici.

Des notes de fruits mûrs bien frais bien dominantes et quelques notes boisées bien intégrées qui ajoutent à la complexité du vin sans masquer le fruit. En bouche, la texture est bien riche, l’acidité bien fraîche et les tannins presque charpentés, assez ronds et tissés serré. Beaucoup d’équilibre, de finesse et d’élégance pour un vin de ce prix. En fait, si vous avez un vin de Bordeaux à acheter, ce serait bien celui-ci!


Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2015

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2008, $39.08, cépages : cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%.

Le millésime 2008 est disponible en importation privée en contactant l’agence. Pour les autres millésimes, ce vin est disponible à la SAQ en approvisionnement par lots. Le millésime 2010 ($34.75) est disponible dans 11 succursales SAQ. Le 2012 sera disponible en 2019. À suivre…

Le millésime 2008 a été un peu plus difficile et plus compliqué surtout quant à l’obtention de la maturité des raisins pour le Cabernet-Sauvignon. On aura réussi à faire du très beau malgré le climat.

Au nez des notes viandées, de cèdre, de tabac avec quelques notes d’évolution et de notes boisées bien intégrées. En bouche le vin est assez intense et d’une matière plus dense avec passablement de volume et d’amplitude et des tannins plus charpentés et tissés bien serré. De belles notes de fruits noirs bien juteux et croquants et quelques notes sur les noyaux de cerises.


Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois, Haut-Médoc

Les vins de Château Arnaud – une nouveauté au Québec

Château Arnaud

‘’C’est au cœur du Médoc, sur le plateau d’Arcins, que nous avons choisi de faire renaître religieusement le Château Arnaud, un cru d’exception, d’un terroir d’exception. Entre Margaux et Moulis, cette propriété est située sur une des plus belles croupes de graves qui fait aussi la réputation de ses voisins, les Châteaux Chasse-Spleen et Poujeaux’’.

Cette propriété de 17 hectares a été acquise en 2007 et est constituée de vignes qui ont en moyenne 45 ans plantées avec 10,000 pieds de vignes à l’hectare tout comme les Grands Crus (Mouton Rothschild par exemple). Les vins de ce Château sont vendangées à la main, les raisins sont sélectionnés avec tri optique, ils sont vinifié avec macération à froid puis vieillissement dans des barriques 100% neuves.

Château Arnaud

Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2012, autour de $60.00, , cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, disponible à la SAQ début mai 2019.

Quelques notes mentholées, de cèdre et de fruits rouges et noirs frais et bien mûrs. En bouche, beaucoup d’équilibre et d’élégance avec des tannins charpentés bien souples et tissés serré. ‘’Une main de fer dans un gant de velours’’. Pratiquement les deux-tiers de ce vin sont élaborés avec du Cabernet-Sauvignon ce qui lui donne plus de puissance et de tension. Très belle réussite!


Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2012

Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2014, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%.

Ce millésime est disponible en importation privée en contactant l’agence.

Au nez quelques notes mentholées et herbacées bien fraîches ainsi qu’un soupçon de torréfaction. D’un très bel équilibre avec des tannins charnus assez puissants bien élégants et des notes de fruits noirs et réglissées. Superbe longueur…


Château Arnaud, Cru Bourgeois, Haut-Médoc, 2014

Vignobles de Larose

Restaurant La Prunelle

Les Ursulines, Pinot Noir, Bourgogne , 2017

Les Ursulines, Pinot Noir, Bourgogne, Jean-Claude Boisset, $22.35, code SAQ : 11008121.

Agence Charton Hobbs

Le millésime 2017 en Bourgogne a été chaud, précoce et  »généreux ». On en a tiré des vins en général axés sur le fruit, expressifs et classiques. On en a un bel exemple avec Les Ursulines 2017.

Au nez des notes assez aromatiques de fruits frais et bien mûrs de fraises, de framboises, de cerises ainsi qu’un soupçon d’épices douces. En bouche ce qui étonne c’est l’acidité un peu vive et la fraîcheur de ce vin qui prédominent. Le moelleux est équilibré et les tannins sont assez présents et tissés bien serré pour cette appellation. En bouche, les notes de noyaux de cerises et de fruits noirs sont prévalents avec une certaine amertume en fin de bouche qui fait bien saliver. D’une grande buvabilité, c’est un vin très juteux qui sera idéal pour la bouffe telles viandes blanches porc, poulet et veau. Toujours une valeur sûre.


Les Ursulines, Pinot Noir, Bourgogne, Jean-Claude Boisset

Maison Jean-Claude Boisset : http://www.jeanclaudeboisset.com/fr/

L’histoire viticole de Jean-Claude Boisset a commencé au début des années 1960 alors qu’il a créé sa petite Maison de vin à côté de Gevrey-Chambertin à Nuits-Saint-Georges dans un ancien couvent des Ursulines. Depuis lors cette maison a connu une expansion fulgurante grâce à sa philosophie de viti-vinification axée sur l’origine, la pureté et l’élégance de ses vins. En 2002 la maison met sur pied sa cuverie par gravité élaborée selon la plus pure tradition bourguignonne.

Jean-Claude Boisset

On y privilégie la vinification sous-bois. Puis on élève les vins dans des barriques mais pas nécessairement neuves puisque le bois neuf peut laisser une empreinte tannique trop élevée.  On recherche des vins fruités, sans être légers, et authentiques dans l’esprit de la maison.

Maison Jean-Claude Boisset

« En général, j’aime les vins atypiques, qui bousculent les carcans et les idées reçues », déclare Grégory Patriat Vinificateur. « Mes Pommard Premier Cru sont plutôt féminins, tout en dentelle, tandis que mes Savigny-lès-Beaune sont plutôt rustiques aux tanins mûrs et serrés. Le terroir nous les a offerts dans ce style, conservons-le. S’il est vrai que j’ai un penchant pour les vins très fins pleins de fruit, de rondeur j’aime aussi qu’ils puissent défier le temps. »

Gregory Patriat

Pour Grégory Patriat, respect reste le maître mot puisque les raisins sont encuvés sans foulage et par gravité. Aucun produit œnologique de type levure, enzyme ou tanin n’est ajouté : c’est d’abord une philosophie de travail mais aussi un respect envers le terroir à ne pas dénaturer.

Maison Jean-Claude Boisset

Coup de Coeur que ce Gamay de la Loire ! L’Impromptu, Saint-Verny, 2016.

L’Impromptu, Saint-Verny, 2016, Vallée de la Loire, Côtes d’Auvergne, $20.85, cépage : Gamay 100%, code SAQ : 13343264.

Agence Charton Hobbs

D’un très bel équilibre ce vin dégage des notes fruitées en abondance sur les cerises, les fraises avec en filigrane un soupçon de notes épicées. En bouche c’est l’harmonie entre le moelleux, l’acidité fraîche et les tannins bien coulants mais quand même tissés serré. En rappel, les saveurs et flaveurs de fruits sont omniprésentes et c’est juteux et croquant à la fois avec en fin de bouche quelques notes sur les noyaux de cerise. Un vin à acheter!!


L’Impromptu, Saint-Verny, 2016, Vallée de la Loire, l’Auvergne

Pour en savoir plus sur les Vignobles de Saint-Verny : http://www.saint-verny.com/

Vignobles Saint-Verny

La structure, la finesse et l’élégance des vins de Paul Jaboulet Aîné!

Hier avait lieu une dégustation des vins de Domaines Paul Jaboulet Aîné avec M. Adrien Laurent, Directeur de Opérations du Domaine. Maison fondée en 1834, cette dernière a été vendue à la famille Frey en 2006 et Caroline Frey Oenologue et propriétaire, en a l’entière responsabilité. Fait à noter, elle a donné une impulsion qualitative et bio au Domaine lequel est entièrement bio depuis 2016. Même les vignobles de Crozes-Hermitage et de l’Hermitage sont en biodynamie. L’agence LBV organisait cette dégustation à leurs nouvelles facilités à Beloeil. http://www.lbvinternational.com/

Caroline Frey, Oenologue et propriétaire

Un total de 9 vins étaient à déguster provenant autant de la Vallée du Rhône Septentrionale que Méridionale. En général, ils étaient tous d’un très bel équilibfre entre la structure et la finesse et l’élégance surtout en ce qui concerne les vins de Crozes-Hermitage et de Saint-Joseph. Le rapport qualité/prix de l’ensemble des vins dégustés est vraiment très bon.

Dégustation des vins de Domaine Paul Jaboulet Aîné, agence LBV

La dégustation

Vin Blanc

Les Sauvagères, 2017, Saint-Péray, Vallée du Rhône Septentrionale, $28.75, cépages : Marsanne, Roussanne.

Disponible en importation privée en contactant l’agence. Ce vin est à venir

Belle sensation de minéralité avec des notes de fruits blancs, de noisettes avec un soupçon d’agrumes. En bouche c’est cette sensation de minéralité qui prédomine avec une texture assez riche, un soupçon d’agrumes ainsi qu’une très belle longueur.


Les Sauvagères, 2017, Saint-Péray, Vallée du Rhône Septentrionale

Vin Rouges

Les Traverses. 2016, Ventoux, Vallée du Rhône Méridionale, $16.70, cépages : Grenache 80%, Syrah 20%, code SAQ : 543934. Spécialité par lot.

De belles notes de cerises, de fraises, de framboises avec un léger soupçon de fruits noirs. En fait c’est le fruit qui prédomine. En bouche, c’est d’un bel équilibre avec une belle fraîcheur et des tannins équilibrés. On a un rappel des notes de fruits bien frais sur la cerise, c’est juteux, croquant avec un peu de notes épicées. Ce vin offre un excellent rapport qualité/prix.

Les Traverses, 2016, Ventoux

Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône, $16.05, cépages : Grenache 60%, Syrah 40%, code SAQ : 332304. Produit courant.

La cuvée de ce vin suit le mouvement apporté à l’ensemble du Domaine et devient maintenant en bio. Le label sera maintenant identifié avec une abeille, emblème de l’engagement de la maison dans l’agriculture biologique.


Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône

Au nez, des notes de cerises, de noyaux de cerises et de fruits rouges bien frais comme on le retrouve souvent dans les vins issus de l’agriculture bio. Toute la place est laissée aux fruits. En bouche, on ressent les notes de la Syrah avec des tannins plus structurés et des notes d’épices qui s’entremêlent avec les notes de fruits noirs et un soupçon de notes herbacées. Une valeur sûre dans le paysage vinicole !!


Parallèle 45, 2016, Côtes du Rhône

Biographie, 2015, Côtes du Rhône, $22.55, cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence.

Au nez, comme une crème de fruits rouges et de fruits noirs avec une dose de fraîcheur qui provient de notes d’eucalyptus. En bouche, bel équilibre entre la texture et l’acidité bien fraîche et les tannins presque charpentés. Quelques notes chocolatées entremêlées de notes d’eucalyptus qui lui confèrent cette belle fraîcheur. Vraiment très beau!


Biographie, 2015, Côtes du Rhône

De Père en Filles, 2016, Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu, $26.45, cépages : Grenache 80%, Syrah 10%, Mourvèdre 10%.

Ce vin disponible en importation privée en contactant l’agence. À venir.

Des notes d’épices, de prunes ainsi qu’un soupçon de caramel. En bouche la texture est riche et le vin est généreux avec un beau volume et une belle amplitude. Belle structure avec des tannins charpentés et une longueur appréciable. Un de mes préférés!


De Père en Filles, 2016, Côtes du Rhône Villages, Plan de Dieu

Les Jalets, 2015, Crozes-Hermitage, $27.85, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 13390597. Spécialité par lot.

De belles notes animales, viandées ainsi que des notes de fruits noirs, de prunes et de réglisse. En bouche la texture est bien riche avec des tannins bien charpentés tissés bien serré. Beaucoup de volume et d’amplitude, c’est juteux et délicieux!


Les Jalets, 2015, Crozes-Hermitage

Les Cyprès, 2016, Vacqueyras, $28.95, cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Ce vin est disponible en importation privée en contactant l’agence. À venir.

Des notes de prunes, de mûres bien mûres ainsi qu’un soupçon de cassis. D’un bel équilibre, les tannins sont bien charpentés avec quelques notes de cèdre, de notes herbacées, d’épices et beaucoup de fraîcheur, de volume et d’amplitude.


Les Cyprès, 2016, Vacqueyras

Le Grand Pompée, 2016, Saint-Joseph, $32.50, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 14095371. Spécialité par lot. À venir.

Des notes animales, viandées bien typées, de fruits rouges bien mûrs ainsi qu’une note de réglisse. D’un superbe équilibre entre la structure et la finesse du vin. Belle élégance!!


Le Grand Pompée, 2016, Saint-Joseph

Domaine de Thalabert, 2016, Crozes-Hermitage, $47.50, cépage : Syrah 100%, code SAQ : 12746571. Spécialité par lot.

De belles animales, viandées, de fruits noirs bien mûrs, d’olives noires et d’épices. Mon vin préféré avec son bel équilibre entre la puissance et la finesse et l’élégance. D’une superbe structure avec des tannins fins mais bien présents. Bel exemple d’un très beau Crozes-Hermitage.


Domaine de Thalabert, 2016, Crozes-Hermitage

Pour en savoir plus sur le Domaine Paul Jaboulet Aîné : https://www.paul-jaboulet-aine.fr/

M. Adrien Laurent, Directeur des Opérations, Paul Jaboulet Aîné, La Chapelle Hermitage, Château La Lagune, Château Corton C.

Un très beau Riesling vraiment à mon goût !! Le Weingut Burg Ravensburg, 2016

Riesling, Weingut Burg Ravensburg, Allemagne, Baden, Sulzfeld, 2016, $21.00, vin blanc bio, sucre résiduel : 7.4 g/l, code SAQ: 13453762.

Agence Benedictus

Issu d’un des plus vieux vignobles d’Allemagne, ce Riesling est bien typé, tout en équilibre et en fraîcheur. Au nez, c’est cette minéralité bien typée et légèrement ‘’pétrolée’’ du Riesling qui vous accueille. Puis suivent de belles notes citronnées qui s’ajoutent à cet ensemble pour en faire un vin vraiment charmeur. En bouche la texture est légèrement grasse et offre un beau contraste avec une acidité assez présente. Des arômes et saveurs de citron, de pamplemousse et de zestes d’agrumes viennent compléter le tout. Pas trop sucré, bien balancé, c’est le genre de Riesling à acheter à la caisse avec son très beau rapport qualité/prix!


Riesling, Weingut Burg Ravensburg, Allemagne, Baden, Sulzfeld, 2016

Pour en savoir plus sur Weingut Burg Ravensburg : http://www.weingut-burg-ravensburg.de/en#home-home

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