Événement Accords mets/vins François Chartier – École Hôtelière des Laurentides

Il existe beaucoup de littérature sur les fameux accords mets/vins. Quoi manger avec tel vin, quel vin boire avec tel plat? Mais qu’en est-il de la façon dont on consomme le vin avec le plat choisi? Quelle est donc la meilleure façon de goûter les deux afin d’optimiser l’expérience d’un accord parfait? Comment obtenir ce fameux « troisième goût » qui naît de cet accord?

Faut-il prendre une bouchée d’un plat puis l’avaler et par la suite prendre une gorgée du vin pour apprécier le tout? Ou faut-il mélanger les deux dans sa bouche en même temps, donc prendre une bouchée et une gorgée en même temps, afin d’en mieux apprécier les propriétés gustatives?

Et là, mes amis, les avis sont partagés! Mon opinion bien personnelle est celle qui préconise la deuxième approche. Celle où l’on prend une bouchée suivie en même temps par une petite gorgée du vin et de mélanger les deux dans sa bouche afin d’en apprécier l’interaction. Je dois dire qu’auparavant, il faut goûter au vin et l’apprécier seul et faire de même avec son plat. Mais selon moi par après, c’est en mélangeant les deux en même temps qu’on obtient les meilleures observations. Comment donc savoir s’ils vont ensemble si on ne les mélange pas?

Cette opinion n’est pas partagée par tous et ce plus souvent qu’autrement selon moi, pour des raisons de bonnes manières et d’acceptation sociale. Selon mes observations non scientifiques et bien personnelles, la norme se situe plutôt vers l’alternance du plat suivi du vin et conséquemment, il n’est pas nécessairement acceptable socialement de mélanger les deux en même temps dans sa bouche. Bon OK.

J’en parlais avec François Chartier lors d’un événement accords mets/vins qui se tenait à l’École Hôtelière des Laurentides et il était de l’opinion qu’on pouvait évaluer de l’harmonie mets/vins en alternant bouchée et gorgée. Par contre, j’ai senti dans sa réponse un aspect d’acceptabilité sociale plus que le côté technique du processus.  Il m’a mentionné que par exemple, au Japon, il était acceptable de goûter le plat et le vin en même temps. Mais ailleurs…

Pour d’autres comme mon professeur de sommellerie Jean Beaudin, il est acceptable de mélanger bouchée et vin en même temps afin de mieux en sentir l’harmonie. Même opinion d’un ami, ex conseiller en vin des plus expérimenté à la SAQ Benoît Major qui m’a toujours dit : « Faut faire du ciment avec le vin et la bouffe » pour vraiment goûter à l’accord mets/vins.

Alors voilà, vous avez le choix! Essayez les deux et partagez vos observations! Une fois le vin et le plat choisi selon les recommandations de divers experts, goûtez au vin et au plat séparément afin de bien jauger de leurs arômes et saveurs. Puis tentez l’expérience. Vous m’en donnerez des nouvelles!