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Visitez le vignoble Montresor dans le Valpolicella avec Edoardo Montresor et Corrado Eridani!

En octobre dernier je rencontrais Edoardo Montresor ambassadeur de la marque à Montréal pour les 50 ans de l’Amarone Montresor qui est le plus populaire au Québec. Vous pouvez accéder à l’article que j’avais alors écris sur sa visite ainsi que les notes de dégustation de certains de ses vins : http://bit.ly/338we0V

Edoardo Montresor et Corrado Eridani (droite)

Suite à sa visite, nous nous étions donné rendez-vous chez eux dans la région de Valpolicella. J’y suis donc allé le 22 novembre dernier et j’ai eu le plaisir de visiter leur chai en compagnie d’Edoardo et de Corrado Eridani œnologue et winemaker de la maison et de déguster de leurs vins dont le Recioto 1974 dont je me souviendrai toujours.

J’ai conçu cet article tout comme si vous y étiez lors de ma visite. Évidemment ce n’est pas le genre de visite touristique mais bien une visite en profondeur avec Edoardo et Corrado. J’ai enregistré l’ensemble de cette visite et je l’ai retranscrite dans cet article. Je leur ai posé plusieurs questions sur divers aspects de la vinification des vins surtout pour les Amarone et le Ripasso. Avec la lecture de cet article vous en apprendrez beaucoup sur ces types de vins. Vous aurez aussi leur perspective sur le futur de ces types de vins.

La visite du chai

Winery Montresor

Lors de notre visite le Chai était en totale reconstruction suite a la vente du vignoble.

Edoardo Montresor (EM) : « En fait la moitié de l’arrière du chai a été mis à terre pour un agrandissement important qui comprendra une nouvelle ligne d’embouteillage qui devrait être prête fin février 2020 juste à temps pour embouteiller le dernier millesime. On ajoutera aussi sur le dessus une grande terrasse pour y faire plein d’événements sûrement à temps pour Vinitaly ».

Réception et pressoirs (derrière)

‘’La réception du Chai n’accueille présentement que des petits camions avec les fruits des vendanges pour l’opération de pressage. Les raisins proviennent autant de nos propres vignobles que des viticulteurs avec lesquels nous avons des ententes qui sont en place depuis de 60 à 70 ans. Puis nous avons 2 presses et ensuite les cuves de fermentation ou nous avons des cuves spéciales pour les vins avec à l’intérieur un cône cylindrique. Le CO2 produite durant la fermentation repousse le moût le long de ce cône qui agit comme une forme de remuage naturel ce qui fait beaucoup de différence pour un vin blanc car on conserve ainsi environ 7% de plus de polyphenols ».

Montresor – Méthode Charmat pour vins mousseux

Ce qui est inusité pour un Chai dans Valpolicella est le fait qu’on y fait des bulles depuis 1946 à partir de la méthode Charmat (Martinotti).

C’est ici que nous faisons connaissance avec Corrado Eridani qui est le Winemaker chez Montresor. Corrado Eridani (CE) :

« Nous produisons un vin tranquille qui sera clarifié et par la suite inoculé avec des levures (pour la seconde fermentation) puis introduit dans les cuves sous pression (saturé de nitrogène). Ces cuves ont des parois beaucoup plus épaisses car on a jusqu’à 6 bars de pression ce qui est énorme.

L’embouteillage doit être fait dans un environnement sous vide afin de conserver les bulles dans les bouteilles. Montresor a le droit de produire un Prosecco en dehors de la zone de production. Celui-ci est vieilli 6 mois en bouteille ce qui en fait une longue méthode Charmat. Plus on laisse vieillir le vin mousseux plus fines seront les bulles. Normalement cette période sera d’un mois mais quand on le laisse vieillir plus longtemps on obtient plus de complexité et de saveurs.

Ces mousseux ne sont jamais en contact avec l’air ambiant afin de conserver les caractéristiques du vin ».

Winery Montresor

EM : « Le Chai mesure 20,000 mètres carrés sur chaque étage et est en complète rénovation. Venez voir, ici nous avons découverts lors de ces rénovations un énorme trou dans un mur. Nous avons d’abord cru à de l’érosion majeure ce qui aurait signifié de graves problèmes. Il s’est avéré que ce trou était un genre de réfrigérateur fin XIX siècle utilisé par la famille. La porte est originale. La glace provenait des montagnes environnantes. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les vrais réfrigérateurs sont arrivés. Toute une surprise!

Montresor – séchages des raisins pour Amarone

…Nous somme montés vers la nouvelle salle de séchage pour les raisins qui seront utilisés pour élaborer les Amarone.

EM : ‘’Vous êtes les premiers à visiter la nouvelle salle de séchage pour les raisins utilisés pour l’Amarone. Ces rénovations se sont terminées une semaine avant les vendanges. Nous étions nerveux c’est le moins qu’on puisse dire. Toutes les poutres vieilles de 120 ans ont été réutilisées ainsi que les murs de pierres. Vous pouvez voir les raisins en train de sécher. On ne met qu’une couche de raisins sans les bacs de séchage pour qu’ils sèchent bien. Il est bien important de bien identifier les divers cépages lors de ce processus pour les retrouver lors de l’assemblage.

(NDLR : essayez de vous imaginer 20,000 mètres carrés de casseaux en plastiques tous remplis de raisins empilés jusqu’à 6 à 7 bacs de haut. Tout un spectacle…)

EM : « Le temps de séchage est de 4 à 5 mois ce qui est très élevé. Les raisins sont très sucrés à ce stage-ci. Le challenge avec l’Amarone est de bien balancer le niveau de sucre avec le niveau d’alcool. On ne veut pas trop de l’un ni de l’autre. Donc le temps des vendanges et la période de séchage jouent un rôle primordial. Durant ce temps le Winemaker est pas mal nerveux. Le niveau de sucre résiduel désiré est d’environ 4 g/l ce qui en fait un vin sec. La perception de sucre dans l’Amarone ne vient pas du sucre résiduel mais bien du côté fruité du vin. La texture moelleuse du vin vient des tannins bien ronds et non pas du sucre. Notre challenge est d’expliquer cela au consommateur car ces derniers deviennent réfractaires au sucre et il n’y en a pas plus dans l’Amarone que dans d’autres vins rouges secs. Une trop grande quantité de sucre dans le vin impacte la sapidité du vin. S’il est trop sucré, on n’en veut pas d’un deuxième ou troisième verre.

Le consommateur s’y connait de plus en plus en vin. On doit aller vers plus de qualité et un minimum de sucre. Les consommateurs recherchent des produits intéressants pour eux. Si on baisse le niveau de sucre on doit travailler encore plus fort dans le vignoble pour aller chercher un niveau de maturité qui va donner une texture bien ronde…Les terroirs qui sont le plus en altitude vont donner des textures plus intéressantes et plus rondes. C’est un challenge à long terme : les vendanges doivent être faites au bon moment, on doit choisir les bons cépages, les bons clones, on doit avoir le bon terroir, le temps de séchage doit être approprié, le temps de fermentation doit être optimisé etc.

Faire un bon vin d’Amarone c’est quand les gens apprécient le vin et oublient de boire de l’eau…j’aime bien voir un couple dans un restaurant avec un de mes vins et que la bouteille d’eau est encore pleine!

…Depuis un certain temps on voit les producteurs de la région réduire les niveaux de sucre dans l’Amarone. Ils retournent vers les recettes plus anciennes. Les Amarone d’aujourd’hui sont effectivement moins sucrés qu’il n’y a pas si longtemps. Les goûts des consommateurs évoluent. La philosophie va vers cette direction.

Quelquefois les consommateurs croient que l’Amarone est un vin difficile, super concentré alors qu’en réalité il doit absolument être élégant. Nous sommes contents de ce mouvement de la part des producteurs car ça aide l’appellation et ça aide tout le monde. L’élégance de ce type de vin est capitale pour la continuité du succès. Quand les gens commencent à boire du vin ils vont vers des vins plus sucrés. Mais avec le temps leurs goûts évoluent et ils vont vers moins de sucre.

…on continue la visite…

EM : ‘’Dans les rénovations on essaye le plus possible de garder le caractère historique du Chai. Ici Toutes les cuves sont thermorégulées, en inox avec 3 plis. Ici nous avons la collection des vieux millésimes. On y retrouve même un Recioto Spumante qu’on ne fait plus.

Toutes les barriques sont usagées car on n’utilise pas de nouvelles barriques. On les utilise seulement pour ajuster l’oxygénation du vin. Certaines années on ne les utilise pas du tout lorsque ce n’est pas nécessaire. On utilise surtout des foudres. Nous avons que peu de ces barriques, environ 200 toutes de chêne français.

…Ici nous avons un Soave 1943. Je ne sais pas s’il est encore buvable.

C’était le denier millesime produit car ma famille qui a du se sauver durant la deuxième guerre mondiale. Les allemands ont essayé de tuer mon grand-père car il a participé à sauver des gens qui étaient recherchés par eux.

…continuation de la visite…

Ici ce sont les caves ou nous sommes entourés de cuves en ciment sur lesquelles ont a peint des dessins. Ces cuves en ciment agissent comme les fondations du Chai. En fait les cuves de ciment ont été bâties avant le Chai. Puis ce dernier a été bâti dessus. On peut voir certaines failles dans les cuves qui proviennent d’un tremblement de terre. Beaucoup d’histoire avec ces quatre générations des Montresor.

…Ici ce sont des barriques de 55 hectolitres faites de chênes français et de Slavonie.

Chaque barrique est différente car dans les années 30 on produisait nous-mêmes les barriques. Tout dépendait du type de bois qu’on pouvait trouver. On les utilise pour les cuvées haut de gamme.

Pour les Amarone en général on fait vieillir 2 ans en barrique et un an en bouteille avant de commercialiser (pour un total de 3 ans après les vendanges).

L’oxygénation est plus lente dans les foudres que dans les barriques. On obtient alors plus d’élégance mais c’est plus long. On veut éviter les notes boisées dans le vin.

…C’est ici qu’on laisse vieillir le vin en bouteilles toutes empilées les unes sur les autres selon la méthode catasta. C’est une des pires job dans le Chai qu’avoir à empiler les bouteilles les unes sur les autres. Vraiment fatiguant et monotone.

Traditionnellement nous avions un groupe qui dégusait les vins avant la commercialisation et s’ils étaient optimales alors on mettait les étiquettes sur les bouteilles et on les vendait.  Maintenant c’est la responsabilité de Corrado’’.

…continuation de la visite…

EM : ‘’Nous avons de très petites cuves pour expérimenter différentes cuvées. Nous croyons toujours que les cuves en ciment sont les meilleures pour entreposer le vin. L’inox et le bois sont excellents pour « travailler » le vin mais il n’y a rien de mieux que le ciment pour l’entreposer. On peut garder les vins jusqu’à 15 ans sans altérer le vin. Plusieurs vignobles ont détruit les cuves en ciment quand les cuves en inox sont arrivées car c’était la modernité. Maintenant plusieurs rebâtissent ces cuves en ciment.

Dans ces cuves, il n’y a pas de changement de température ni de pression. On peut voir sur les parois des résidus d’acide tartrique qui provient du vin rouge. Au début on tapissait ces cuves avec des parois de verre. De nos jours on utilise une résine d’epoxy.

Trois barriques qui représentent chacune une étape de la fabrication du vin et ont été peintes dans les années 60 et 70. Nous avons réussi à en conserver que ces trois.

…À l’intérieur de la maison principale pour la dégustation :

EM : « C’était la maison de la famille. Maintenant elle sert pour l’administration et les dégustations. Mes grands-parents demeuraient ici. Vous voyez dans ce plancher de la chambre de mes grands-parents il y a comme un trou . En 1944 mon grand-père (Bruno Montresor) est allé à la gare de Vérone sauver des juifs qui étaient dans les trains.

Un de ceux qui y participait a dénoncé mon grand-père et les allemands sont arrivés pour l’arrêter. Il s’est sauvé dans les montagnes alors que ma grand-mère a décidé de rester dans la maison pour confronter les allemands et s’assurer que rien ne serait volé. Un soldat allemand a avec ses éperons de bottes frappé la parquet et fait un trou dans le plancher pour essayer de trouver mon grand-père. Les cheveux de ma grand-mère sont devenus blancs en deux semaines à l’âge de 36 ans. Elle a été arrêtée puis a été libérée quelques semaines plus tard.  

Château Montresor – Loire

Par la suite les allemands ont fait de la maison leur bureau-chef. On a alors cessé de faire du vin durant cette période. Puis les canadiens sont arrivés et les allemands ont fui en apportant tout le vin et tous les objets de métal. C’était un désastre total.

Quand mon grand-père est retourné, il n’y avait plus rien. Et c’est M. Bertani de Bertani Domains qui lui a donné de l’équipement pour recommencer à faire du vin. Malgré le fait qu’ils étaient concurrents, c’est M. Bertani qui a fait qu’on fait maintenant du vin chez Montresor.

Certaines des pièces de la maison sont demeurées telles qu’au décès de mes grands-parents. Rien n’a changé.

…Une des plus vieilles bouteilles d’Amarone que nous avons est cette bouteille de 1946 et c’est la dernière’’.

La dégustation

Les vins de la maison Montresor sont représentés par l’agence Noble Sélections. Vous pouvez accéder à l’ensemble des vins disponibles tant à la SAQ qu’en importation privée en cliquant sur le lien.  :

Une recherche des vins disponibles à la SAQ donne les résultats suivants lors de l’écriture de cet article.

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico. Non disponible

Capitel della Rosara, Valpolicella Classico

Le Montresor Capitel della Crosara est disponible à la SAQ

Ce vin provient d’une seule et même parcelle située à 450 mètres d’altitude. Que des raisins frais sont utilisés. Il est vieilli pendant 6 mois dans des barriques qui ont servi pour l’Amarone.

CE : « On ne veut qu’un peu de structure avec le vieillissement de ce vin ».  Sur des effluves de figues de fruits rouges, d’épices douces et de belles notes florales. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité est assez présente et les tannins sont bien charpentés ce qui donne une belle structure au vin. Très élégant avec une belle et longue finale. C’est un vin bien frais, facile à boire Et tout en équilibre.

EM : ‘’Quant au futur de Valpolìcella, je crois que l’Amarone se doit d’être le produit le plus important. En termes de qualité la meilleure expression de Valpolicella c’est avec l’Amarone qu’on peut la traduire. C’est toute la tipicité de la région qui s’y retrouve. Dans le Valpolicella on retrouve le fruit, l’acidité et un niveau d’alcool peu élevé du vin.

On a commencé à sécher le raisin car la Vénétie avait une température assez froide et pour obtenir des vins plus concentrés il fallait faire sécher les raisins. Et avec ce séchage des raisins on fait aussi le Ripasso. On ne peut oublier le Valpolicella qui va si bien avec la nourriture locale autant les poissons que la viande.

La grande différence entre les autres pays qui utilisent la méthode appassimento (séchage des raisins) ce sont les cepages de Corvina, Molinara et Rondinella. Ils ne peuvent pas faire sécher leurs raisins pendant de 90 à 100 jours parce que nos cépages sont des raisins à peau épaisse si on compare au Merlot, Sangiovese et au Pinot Noir qui ont la peau plus mince. Après un mois de séchage, la peau de ces raisins se fendille et s’oxyde ce qui n’est pas le cas avec nos cépages locaux. On obtient alors un produit naturel avec une belle concentration.

Avec un Amaron le vin change à chaque 30 minutes tellement il est complexe. Quand on ouvre une bouteille d’Amarone, il se remet à vivre. C’est comme un bébé. Ça commence sur des de fruits bien frais et ça se termine sur des notes de cuir, de cacao, de chocolat noir un peu amer ‘’.

DE : ‘’Le Valpolicella c’est un peu le petit frère des vins de la région. C’est la base des vins de la région. Si je veux impressionner quelqu’un j’ouvre une bouteille d’Amarone. Mais pour un vin de tous les jours, j’ouvre un Valpolicella’’.

EM : ‘’C’est plus facile de vendre un Amarone à cause de l’élégance et de la concentration. On a une histoire à raconter avec un Amarone.

Cependant de plus en plus de producteurs poussent le Valpolicella Superiore parce que c’est véritablement un vin de terroir et c’est unique à la région. Les choses sont en train de changer. Pendant les 20 dernières années tout était concentré à obtenir des ventes et des scores (notes) qui aideraient aux ventes. C’est maintenant le terroir qui est en train de reprendre le dessus.

Faire un vin de Valpolicella est assez simple puisqu’on n’a pas à le faire vieillir en barrique et on a pas à faire sécher les raisins. Tout passe par la sélection des raisins. Beaucoup de producteurs se demandent s’ils ne devraient pas faire revivre les vins de Valpolicella’’.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016, $26.50, Corvina 70%, Rondinella 25%, Molinara 5%, sucre: 5.0 g/l, code SAQ: 12207527. Présentement non disponible.

Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016
Ripasso, Castelliere delle Guaite, Valpolicella Superiore, Primo Ripasso 2016

CE : « C’est la fermentation d’un Valpolicella sur Les peaux utilisés pour faire de l’Amarone ce qui crée une deuxième fermentation (Ripasso). Pour le faire on utilise le meilleur des Valpolicella et sur les meilleures peaux des meilleurs Amarone. On peut utiliser les peaux d’Amarone deux fois donc on fait normalement deux bouteilles de Ripasso avec le moût d’Amarone. Primo veut dire que c’est le premier passage des peaux et non pas la deuxième. Le vin est donc un peu plus riche et plus profond au niveau de son profil aromatique. Puis on il vieillit 2 ans en barrique. On veut qu’il soit concentré mais avec de l’élégance et un bel equilibre. Quant à l’étiquette de ce vin on peut facilement l’enlever, écrire des notes de dégustation et la conserver. Ça vous aide à vous rappeler du vin que vous bu chez des amis ou au restaurant’’.

On sent ici beaucoup de concentration, les tannins sont charpentés et souples et le tout culmine en une belle élégance. La texture est bien veloutée, beaucoup de fraîcheur, des flaveurs assez intenses et complexes. Bien que ce vin ait 14.5% d’alcool, on ne le sent pas. Beaucoup de longueur ainsi qu’une belle acidité. Très séducteur comme vin. Grand potentiel de garde.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico, $84.25, 2013, 2008 et 2003, code SAQ : 12711256. Le 2010 est disponible.

Amarone della Valpolicella, Monopolio Montresor, Capitel della Crosara, Classico

EM : ‘’Il faut commencer par le plus jeune si on veut voir son évolution. Dans ce vignoble qui est assez grand on ne possède pas toutes les vignes mais au début du XIX siècle on administrait le tout pour plusieurs producteurs. On parlait donc de Monopole et le nom est resté. Ça fait donc plus de 80 ans qu’on utilise ce nom sur nos étiquettes.

Bien que ce soient des millesimes différents on sent que ces vins ont la même signature et le même style. Les vignes ont plus de 50 ans et les cépages ont été co-plantés’’.

Le 2013 est encore bien jeune avec quelques notes herbacées, tout en fraîcheur, beaucoup de structure, des tannins particulièrement charpentés, il a besoin d’être encore vieilli même après 6 ans. Le sucre résiduel est très bas et on ne sent pas l’alcool. Très élégant et d’une longueur plus qu’appréciable. On sent vraiment le terroir dans ce vin. En fait on devrait attendre de 15 à 20 ans avant de boire un Amarone. Beaucoup d’émotions dans ce vin!

Le 2008 est carrément tout en élégance avec beaucoup de volume te d’amplitude en bouche. Simplement incroyable! Superbe sensation de mineralite, acidité assez présente

Ces vins sont secs et ronds à cause des tannns qui sont bien souples.

Je n’ai pas senti beaucoup d’évolution dans le 2003 ce qui témoigne de son potentiel de garde. De plus je n’ai senti l’effet de la chaleur torride qui a sévi en 2003. Le vin demeure bien frais.

EM : ‘’La raison est que le Vignoble se situe à environ 400 mètres d’altitude. De plus les plus vieilles vignes supportent mieux les changements climatiques. Même le 2003 aurait besoin d’un passage en carafe afin d’éveiller son ensemble aromatique. De plus aucune sensation d’oxydation. En fait plus le vin sera sucré plus ses chances de réagìr a l’oxydation est élevée car les sucres sont d’excellents capteurs d’oxygène’’.

Dans cette dégustation on sent clairement la signature de la maison et l’effet du terroir que je ne croyais pas voir avec un Amarone qui est un surtout un vin de méthode. Dans les années 90 beaucoup de producteurs ont commencé à beaucoup concentrer leurs vins. Ce mouvement est en train de complètement changer.

Recioto 1974

Recioto 1974

EM : ‘’Ce vin n’est plus vendu et fait partie de notre librairie personnelle. Si mon père savait qu´on ouvre une telle bouteille il me tuerait…’’.

On sent des notes de fruits rouges, de tabac, de cuir, de raisins de corinthe avec une petite touche de notes boisées ainsi que des épices méditerranéennes. Vraiment des plus exceptionnel. La texture est des plus veloutée et les tannins complètement fondus. On ne sent aucunement d’alcool (14.5%) et quelque peu d’oxydation. Ce vin a encore beaucoup de vie.

Montresor – salle de dégustation

Cinq vins de Bordeaux pour les Fêtes!

Et pourquoi pas des vins de Bordeaux pour la saison des Fêtes! Le classicisme des vins de cette région me ramène toujours à l’essentiel de ce qu’un vin doit être. Bonne dégustation!

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016, $15.90, cépages : Merlot 65%, Cabernet-Sauvignon 35%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12489528.

Château Fillon, Bordeaux Supérieur, Cuvée Première, 2016

Assez surprenant pour le prix! Au début peu aromatique, il se laisse découvrir peu à peu sur des arômes de cassis, de fruits bien mûrs de mûres, de cerises noires, avec un soupçon de tabac et d’épices douces. La bouche est bien équilibrée avec des tannins bien ronds quelque peu charpentés, une acidité quand même assez présente et une belle sensation de minéralité. Très bon rapport qualité/prix!

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015, $22.75, cépages : Merlot 89%, Cabernet-sauvignon 8%, Malbec 3%, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 14147142.

Château Bourdieu, No 1, Blaye Côtes de Bordeaux, 2015

Sur des effluves de fruits noirs bien mûrs (cassis et mûres) et de fruits rouges (fraises), de torréfaction, de fumée et d’épices douces. La bouche est assez costaude avec un beau volume et une belle amplitude sur des tannins bien charpentés. Beau rappel des notes perçues au nez dans une finale appréciable. Bien prometteur, provenant d’un excellent millésime, le genre de vin qu’on pourra apprécier immédiatement et qu’on pourra oublier de 5 à 8 ans au cellier.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015, $27.60, cépages : Merlot 63%, Cabernet-sauvignon 33%, Cabernet franc 4%, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 14146828.

Château Labadie, Bordeaux, Médoc, Cru Bourgeois, 2015

La dominante au nez est sur des accents de fruits noirs et d’épices douces puis s’invitent des arômes de fruits rouges (cerises), de moka et de torréfaction. La bouche est toute en équilibre et d’une bonne amplitude avec des tannins charpentés (33% Cabernet-Sauvignon) et des flaveurs de fruits noirs et rouges bien juteux. Un brin d’élégance et une très belle longueur. Temps de garde de 5 à 10 ans.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015, $29.75, cépages : Merlot 85%, Cabernet Franc 15%, sucre : 2.9 g/l, code SAQ : 972422.

Château Viramière, Saint-Émilion Grand Cru, 2015

Un très beau Saint-Émilion bien équilibré sur des arômes de fruits rouges tels fraises, framboises, cerises avec un soupçon de vanille et quelques notes d’un boisé bien fin (12 à 14 mois en barrique françaises) et bien intégré. La bouche est fraîche et agréable et les tannins charpentés donnent un vin moyennement corsé. Prêt à boire, il pourra se laisser oublier quelques années disons de 8 à 10 ans. Je l’ai bien aimé!

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014, $47.00, cépages : Merlot 90%, Cabernet-Sauvignon 10%, sucre : 3.1 g/l, code SAQ : 494005.

Château Petit Mayne, Pomerol, 2014

Sur des notes à dominante de fruits rouges bien mûrs, un peu de fruits noirs ainsi qu’une trame de notes boisées mais pas trop. La texture est bien veloutée, les tannins sont charpentés bien ronds, souples et tissés serré et l’acidité assez présente et le tout est d’un bel équilibre. C’est d’une belle complexité, bien structuré avec une finale assez longue. Temps de garde de 8 à 15 ans.

Échantillons reçus

Suggestions de 12 vins pour Noel!!

J’ai tenté de réunir une dizaine de vins qui, j’ose le croire, rencontreront vos besoins pour la période de Noel. Je les ai choisi selon les niveau d’appréciation que j’ai eu lors de leur dégustation et selon leur disponibilité (dans 100 magasins et plus au moment d’écrire cette chronique). Vous y retrouverez des mousseux, des blancs, des vins rouges et des vins desserts. Je sortirai sous peu la liste de mes 50+ coups de coeur de l’année 2019. Vous y retrouverez ces vins que je vous suggère.

Les vins effervescents

Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne, $19.10, cépages : Pinot Noir, Chardonnay, Aligoté et Gamay, sucre : 12 g/l, code SAQ : 14093041.

Mettez de côté vos Proseccos et Cavas! Définitivement un Crémant à acheter! Laissez vous charmer par ses notes de fruits exotiques (litchi), d’agrumes, de fleurs blanches avec un soupçon de notes briochées. La texture est bien crémeuse, son acidité bien vive et tranchante et la finale est toute en finesse. Excellent rapport qualité/prix!

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Veuve Ambal, Grande Cuvée Blanc Brut, Crémant de Bourgogne

Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

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Patrick Piuze, Non Dosé, Méthode Traditionnelle

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru, $48.50, sucre: 9.3 g/l, code SAQ : 11374251.

De subtiles notes de fruits (agrumes), de levure, légèrement brioché, acidité bien sentie, belle minéralité, bien droit, un peu austère.  Très beau pour un champagne en bas de $50.00. N’oublions pas qu’on parle ici d’un Grand Cru!

Champagne Lallier, Le Grande Réserve, Grand Cru

Les vins blancs

Aranleon, Blanco, Joven, Valencia, 2018, $13.95, vin bio blanc, cépages : Macabeo 60%, Sauvignon Blanc 40%, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13792422.

D’une belle fraîcheur, bien aromatique sur des effluves de fruits blancs assez intenses avec une pointe d’agrumes qui appelle une belle acidité salivante. D’une texture veloutée, c’est joyeux en bouche, bien satisfaisant avec une belle finale fruitée d’un bel éclat. Super rapport qualité/prix!

Aranleon, Blanco, Joven, Valencia, 2018

Gran Passione, Botter, Veneto Bianco, 2018, $16.75, cépages : Chardonnay 80%, Garganega 20%, sucre : 7.8 g/l, code SAQ: 14195582.

J’aime bien ces vins qui ne touchent pas le bois (qui ne vieillissent pas en barrique) car ceci à mon avis,  libère toute la place pour les arômes de fruits. Cet assemblage des plus heureux s’ouvre sur des notes de fruits blancs, de melon, un soupçon de fruits exotiques et quelques senteurs bien florales qui se prolongent en bouche avec une belle acidité équilibrée et une texture bien veloutée. S’ajoutent des flaveurs de noyaux de pêches ainsi qu’une belle sensation de minéralité dans une bonne persistance gustative. Franchement à ce prix c’est à la caisse!

Vous ferez un malheur avec un risotto, des plats de poulet, de pétoncles ou de porc.

Gran Passione, Botter, Veneto Bianco, 2018

Château Mont-Redon, Vallée du Rhône méridionale, Lirac, 2018, $26.80, cépages: Clairette45 %, Grenache blanc 25 %, Roussanne 20 %, Viognier 10 % , sucre: 1.4 g/l, code SAQ : 12258973

Quelle belle complexité qu’offre ce vin! Élaboré à partir d’un assemblage de Clairette, Grenache blanc, Roussanne et de Viognier ce vin offre au nez des notes de vanille, de fruits blancs (pêches et poires), d’amandes (la Roussanne) ainsi que de belles notes florales. En bouche la texture légèrement grasse et riche offre un beau contraste avec l’acidité équilibrée de ce vin. Les saveurs de fruits blancs s’entremêlent avec des notes boisées bien intégrées et une légère note d’oxydation qui vient de la Roussanne. C’est goûteux, généreux d’une belle amplitude et d’une très belle longueur. Idéal avec une volaille bien grillée.

Château Mont-Redon, Vallée du Rhône méridionale, Lirac, 2018

Les vins rouges

Michele Chiarlo, Le Orme, Barbera d’Asti DOCG, 2016, $15.30, cépage : Barbera, sucre : 2.5 g/l, code SAQ : 356105.

Incroyable que ce vin qui se détaille $15.30 ait vieilli un total de 16 mois (3 mois en barrique et 13 mois en bouteille) avant d’être vendu. Issu d’un célèbre cépage du Piémont, la Barbera (c’est aussi une appellation), ce vin nous accueille sur des effluves de cerise fraîches et bien juteuses, un soupçon d’épices douces ainsi qu’un beau boisé discret tellement bien intégré. En bouche les accents de cerises, de noyaux de cerises et d’épices douces s’entremêlent de façon harmonieuse avec l’acidité bien fraîche typique de ce cépage et des tannins presque charpentés, souples et moyennement corsés. Excellent rapport qualité/prix!

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Michele Chiarlo, Le Orme, Barbera d’Asti DOCG, 2016

M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018, $16.25, cépages : Grenache, Syrah, sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 476846.

Des notes de torréfaction, de moka, de fruits noirs et de notes viandées sur une texture un peu ferme, une acidité équilibrée et des tannins moyens tissés bien serré. Vraiment juteux, goûteux tout en équilibre. Un vin avec un excellent rapport qualité/prix!

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M. Chapoutier, Belleruche, rouge, AOC Côtes du Rhône, 2018

Peter Lehmann, The Barossan, Shiraz, 2017, $19.95, sucre: 4.2 g/l, code SAQ: 13525535.

Oh quel beau Shiraz! Sur des notes de fruits purs bien frais (prunes, framboises),de poivre, d’épices, quelques notes de sapinage et d’eucalyptus. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité moyenne et les tannins bien dodus et charpentés. Les notes d’épices sont assez intenses et s’entremêlent avec les flaveurs de fruits bien juteux, de notes de torréfaction dans une finale appréciable. De la vraie Shiraz!

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Peter Lehmann, The Barossan, Shiraz, 2017

Brunello di Montalcino, (Blu Label), 2014, Cépage : Sangiovese 100%, $47.10, code SAQ :11213343.

Au premier nez, des notes animales sur le cuir qui se dissipent assez rapidement pour laisser la place aux belles notes de fruits rouges, d’épices douces, de fleurs avec un peu de torréfaction. En bouche c’est le mariage de la puissance, de l’élégance et du classicisme. La texture est veloutée, enveloppante sur de belles notes de fruits. Superbe équilibre entre l’acidité et le moelleux du vin. Les tannins sont superbement bien serrés, denses sans être asséchants. Vraiment très beau!

Brunello di Montalcino, (Blu Label), 2014

Vins de dessert

Barros, Colheita, 1989, $64.75, cépages : Tinta Barroca 25%, Tinta Roriz 25%, Touriga Franca 25%, Touriga Nacional 25%, sucre résiduel : 132.70 g/l, code SAQ : 12243114.

Sur des arômes de raisins secs et confits, d’épices douces avec un brin d’alcool, sa texture en bouche est des plus suaves, bien grasse et forme une belle harmonie avec les flaveurs de cassonade, un joli soupçon de mélasse et saveurs de raisins secs. Ce Tawny est particulièrement doux, moyennement intense, tout en finesse et en élégance et des plus agréables à boire.

Et vous ferez de superbes accords avec un fondant au caramel, une tarte tatin, une crème brûlée et des fromages d’intensité moyenne.

Barros, Colheita, 1989

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016, $46.50, cépages : Sémillon 95%, Sauvignon 4%, Muscadelle 1%, sucre : 130 g/l, code SAQ : 10269521.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de miel, de fruits confits tels l’abricot et le citron. La texture est bien grasse ce qui créé un très beau contraste et un bel équilibre avec le sucre résiduel. C’est souple, délicieux avec les flaveurs de miel, de raisins séchés et d’abricots qui se prolongent en une finale plus que soutenue.

Vous ferez de beaux accords avec le foie gras en entrée, les desserts tels une tarte tatin et les fromages bleus. Vraiment sublime!

Château Laribotte, Sauternes, Bordeaux, France, 2016

Quelques suggestions pour le temps des Fêtes!

Alastro, Azienda Agricola Planeta, Sicile, Italie, 2018, $19.95, vin blanc, cépages : Grecanico 70%, Sauvignon blanc 15%, Grillo 15%, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 11034361.

Un beau vin blanc bien aromatique qui s’ouvre sur des effluves de fleurs, de pêches, de miel et d’agrumes. La texture est légèrement grasse et l’acidité bien présente. Le tout créé une belle harmonie avec les flaveurs de miel, de citron et de zeste de citron.  

Alastro, Azienda Agricola Planeta, Sicile, Italie, 2018

Bodegas Breca, Grenache, Vieilles Vignes, Espagne, Calatayud, 2016, vin rouge, $22.95, cépages : Grenache 100%, sucre : 2.8 g/l, code SAQ : 11996456.

Un vin que j’ai particulièrement apprécié sur des arômes de fruits rouges (fraises et framboises) et noirs (mûres) bien frais ainsi qu’une bonne dose d’épices douces et un soupçon de notes boisées. Très frais en bouche avec une texture bien veloutée et des tannins charpentés et tissés serré. Bien équilibré, ce vin démontre une belle extraction et est particulièrement goûteux.

Bodegas Breca, Grenache, Vieilles Vignes, Espagne, Calatayud, 2016

Volver La Mancha, Bodegas Volver, Espagne, Castilla La Mancha, 2016, $22.55, vin rouge, cépage : Tempranillo 100%, sucre : 3.2 g/l, code SAQ : 11387327.

Au départ peu aromatique il s’ouvre par la suite sur des accents de fruits rouges (cerises) et de fruits noirs (mûres) très mûrs ainsi que des notes boisées et un petit côté empyreumatique (une certaine chaleur). Les tannins sont bien charpentés, c’est goûteux, tout en fraîcheur et d’une belle concentration dont les saveurs se prolongent de façon appréciable.

Volver La Mancha, Bodegas Volver, Espagne, Castilla La Mancha, 2016

Joseph Phelps, Innisfree, Cabernet-Sauvignon, Napa Valley, 2017, $39.75, vin rouge, cépages: Cabernet-Sauvignon 80%, Malbec 8%, Petit Verdot 7%, Merlot 5%, sucre : 1.6 g/l, code SAQ : 11419616.

De facture très classique et élaboré sur le modèle Bordelais, ce vin exhibe des arômes de cassis, de cerises noires, un soupçon de caramel, de vanille, de chocolat au lait et de notes boisées bien intégrées à l’ensemble. Assez opulent en bouche, les tannins sont bien souples, veloutés, les saveurs sont d’une belle intensité avec passablement de volume et d’amplitude et la persistance en bouche est des plus satisfaisante. Le genre de vin qu’on peut boire maintenant et qu’on peut oublier quelques années dans le cellier.

Joseph Phelps, Innisfree, Cabernet-Sauvignon, Napa Valley, 2014

Emmolo, Merlot, Napa Valley, 2016, $70.00, vin rouge, code SAQ : 12930934.

Un vin des plus charmeur qui exhale des arômes d’eucalyptus (beaucoup de fraîcheur), de bleuets, de légères notes animales, un soupçon de torréfaction et de senteurs florales. Doté d’une belle amplitude sur des tannins charpentés, il laisse percevoir beaucoup de finesse et dégage une finale soutenue sur des flaveurs de torréfaction.

Emmolo, Merlot, Napa Valley, 2016

Patrick Piuze, Méthode Traditionnelle, Non dosé, vin effervescent, Bourgogne, $24.15, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 1.5 g/l, code SAQ : 12999181.

J’apprécie beaucoup de vin effervescent élaboré à partir de Chardonnay. Le genre de vin qui évolue constamment dans votre verre et doté d’une belle complexité. Prenez plaisir à humer les parfums floraux de ce vin entremêlés de sucre d’orge et de fruits blancs. Bien que non dosé, sa texture est légèrement moelleuse et son acidité bien vive. Il procure une belle sensation de minéralité et une persistance en bouche assez longue.

Patrick Piuze, Méthode Traditionnelle, Non dosé, vin effervescent, Bourgogne

Champagne Henriot, Brut, Souverain, $57.50, cépage : Chardonnay 100%, sucre : 8.3 g/l, code SAQ : 13828931.

Une valeur sûre que ce Champagne! Nez qui exhibe des arômes de fruits jaunes, d’agrumes, de poires, d’amandes et pain grillé. Rafraîchissant, aérien, un brin incisif et droit c’est un Champagne on ne peut plus classique.

Champagne Henriot, Brut, Souverain

Domaine Bott-Geyl, Crémant d’Alsace, extra Brut, $28.95, sucre : 4.8 g/l, cépages : Pinot blanc 50%, Chardonnay 30%, Pinot Noir 20%, code SAQ : 13032845.

Nez assez aromatique sur des arômes de fruits jaunes, de levures et de pain grillé. Beaucoup de rondeur et de complexité sur des bulles très fines. Belle sensation de minéralité, acidité assez vive pour du Pinot Blanc (50%) sur une finale bien goûteuse.

Domaine Bott-Geyl, Crémant d’Alsace, extra Brut

Tenuta Carobbio. Des vins d’émotions!

Dégustation des vins de Tenuta Carobbio

Très belle rencontre avec Dario Faccin Winemaker chez Tenuta Carobbio qui est située à Panzano dans ce qu’on appelle la vallée d’Or du Chianti entre Florence et Sienne. C’est un petit producteur qui élabore des joyaux de vins avec environ 80,000 bouteilles par an à partir de 15 hectares de vignes sur des sols particulièrement qualitatifs composés d’argile et de craie.

Dario Faccin – Tenuta Carobbio

Ce qui m’a le plus marqué de ma rencontre avec Dario c’est sa philosophie axée sur la recherche constante de la qualité. Et cette qualité, elle dépend du travail incessant de ses collaborateurs. L’attention portée à la vigne et aux vins dépassent de loin ce qui est fait par la moyenne des autres producteurs de la région. Pour vous donner une idée, un producteur moyen mettra environ 200 heures de travail par hectare de vigne alors que chez Tenuta Carabbio, on y mettra environ de 300 à 350 heures. La vigne est travaillée et bichonnée pour en tirer ce qu’il y a de mieux et le tout se transmet dans les vins.

Dario porte une attention particulière à la santé de ses vignes et à la recherche de l’optimisation de la maturité. En général il vendangera plus tard que les autres. C’est son travail de la vigne et la gestion méticuleuse de la canopée (feuillage) qui lui permettent d’atteindre cet objectif. Eh bien qu’il pratique une agriculture bio, il préfère ne pas l’indiquer sur les bouteilles car ce serait une approche marketing qui contrevient à sa philosophie. Pour lui faire du vin c’est bien plus que de faire de l’argent.

Le respect de la vigne et de ses collaborateurs transpirait lors de notre conversation. L’attention qu’il porte aux gens et à l’importance du côté relationnel m’a grandement impressionné. Pas étonnant que ses collaborateurs l’aient suivi alors qu’il a décidé d’accepter l’offre de se joindre à Tenuta Carabbio il y a quelques années. Un exemple qui m’a marqué c’est ce programme qu’il a mis sur pied avec des enfants autistes afin de les intégrer dans les activités de la vigne. Lorsqu’il en parlait, l’émotion était palpable.

La dégustation

Toute la personnalité et la philosophie de Dario Faccin se transmettent dans ses vins. C’est la recherche de la fraîcheur, de l’élégance et de l’équilibre qu’il vise. Ses vins ne sont pas donnés. Mais quand on sait toute l’attention que son équipe et lui mettent à les élaborer, on comprend mieux ce qu’on boît. Ce sont des joyaux de qualité qui génèrent beaucoup d’émotions.

Nous avons goûté à 6 de ses vins dont le Chianti Classico 2015 est disponible à la SAQ. Les autres sont disponibles en importation privée. SVP contacter l’agence Vitis : tél : 418-683-5618, info@vitiscanada.com, www.vitisagencedevins.com.

Tenuta Carobbio, Pinot Bianco, Toscana, Piluka, 2018, $44.50, caisse de 6 bouteilles. Production : 1,000 bouteilles/an. Importation privée.

Probablement un des meilleurs Pinot Bianco que j’aie eu la chance de goûter! Alors que plusieurs vins de ce cépage ont tendance à avoir une acidité relativement faible, celui-ci est d’une acidité particulièrement ‘’vibrante’’. C’est un vin plein d’énergie avec au nez des effluves de pommes jaunes, de notes florales et un soupçon d’abricots. Quelle belle sensation de minéralité entremêlée avec de belles flaveurs de noyaux de pêches et de pommes. Doté d’une belle structure il se prolonge en une longueur des plus appréciable.

Tenuta Carobbio, Pinot Bianco, Toscana, Piluka, 2018

Tenuta Carobbio, Chianti Classico DOCG, 2015, $23.00, cépage : Sangiovese 100%, code SAQ : 13694486. À venir en mars 2020.

Ce vin est bien typé Chianti Classico avec ses arômes d’épices douces et de cerises noires bien fraîches. Son acidité remarquable s’harmonise de façon très agréable avec ses tannins charpentés tissés bien serré. Les notes boisées lui apportent une certaine complexité sans dominer les saveurs fruitées. Juteux, d’un bel équilibre il offre sans contredit un très beau rapport qualité/prix.

Tenuta Carobbio, Chianti Classico DOCG, 2015

Tenuta Carobbio, Chianti Classico Riserva DOCG, 2013, $49.00, cépage : Sangiovese 100%, caisse de 6 bouteilles. Importation privée.

Ce vin est élevé pendant 24 mois en barrique française (2e passage) suivi d’un vieillissement de 6 mois en bouteille. La finesse et l’élégance de ce vin sont remarquables. Ce vin s’ouvre sur des parfums de cerises noires, de figues, de prunes ainsi que sur des notes florales. La texture bien veloutée est toute en équilibre avec une acidité bien fraîche et des tannins assez charpentés. Quel beau volume en bouche avec cette expression toute en finesse. La longueur de ce vin est généreusement soutenue.

Tenuta Carobbio, Chianti Classico Riserva DOCG, 2013

Tenuta Carobbio, Sangiovese Leone IGT, 2013, $108.00, cépage : Sangiovese 100%, caisse de 6 bouteilles. Importation privée.

L’expression du Sangiovese à son meilleur! Ce vin aurait potentiellement droit à l’appellation Gran Selezione qui est le niveau d’appellation le plus élevé. Il provient d’un seul vignoble ce qui est une marque des plus qualitative. Plus intense au nez avec des notes de cerises, de figues, de prunes, d’épices douces et de tabac blond. Très beau volume et amplitude en bouche tout en demeurant élégant, ce vin possède des tannins bien charpentés tissés bien serré. Les flaveurs de fruits s’harmonisent avec la complexité des notes boisées le tout dans un bel équilibre.

Tenuta Carobbio, Sangiovese Leone IGT, 2013

Tenuta Carobbio, Cabernet-Sauvignon, Pietraforte, IGT, 2013, $108.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 98%, Cabernet franc 2%, caisse de 6 bouteilles. Importation privée.

Bien que je ne sois pas un fan des vins italiens élaborés à partir de cépages internationaux alors que l’Italie regorge de centaines de cépages autochtones, ce vin m’a séduit! Si j’avais à choisir entre un Cabernet-Sauvignon de Californie ou celui-ci, alors aucune hésitation, c’est le Pietraforte qui l’emporterait. C’est un vin structuré, intense, élégant et doté d’une belle puissance. La texture est bien moelleuse, l’acidité bien fraîche et les tannins sont souples et charpentés. Tout en fraîcheur et d’un bel équilibre et d’une longueur appréciable.

Tenuta Carobbio, Cabernet-Sauvignon, Pietraforte, IGT, 2013

Tenuta Carobbio, Rosso Tocana IGT, Magaldo, Merlot, 2015, $75.00, caisse de de 6 bouteilles. Importation privée.

Un autre exemple du savoir-faire de Dario Faccin! Décidément ce vin a tout pour me faire changer d’idée quant aux cépages internationaux. Mon préféré, il se présente avec des accents de fruits rouges bien charmeurs, d’épices douces ainsi qu’un soupçon de vanille. Quelle souplesse et quelle élégance avec des tannins bien ronds, une texture veloutée et d’un équilibre sans pareil. On parle ici d’un vin riche d’émotions et d’une longueur bien soutenue.

Tenuta Carobbio, Rosso Tocana IGT, Magaldo, Merlot, 2015

Restaurant Per Te

Nous avons été reçus dans ce restaurant italien qui offre une fine cuisine exquise. Luigi de Rose propriétaire est définitivement un restaurateur dans l’âme!

Restaurant Per Te
Dario Faccin, Luigi De Rose (droite)

Le Clos Jordanne, vin mythique canadien, est de retour et disponible dès le 25 novembre prochain!!

Eh oui! Ce vin mythique élaboré au Canada par le vinificateur Thomas Bachelder (le dernier millésime étant le 2012) est de retour. En effet, Thomas Bachelder et Le Clos Jordanne, vignoble à Jordan en Ontario en partenariat avec les Vins Arterra Canada annoncent la renaissance de ces vins. Un chardonnay et un Pinot Noir seront disponibles à partir du 25 novembre 2019 à la SAQ et à la LCBO en Ontario au prix de $45.00.

Vignoble Le Clos Jordanne – Vins Arterra

La réputation de Thomas Bachelder n’est plus à faire. Originaire du Québec dans les Cantons de l’Est, véritable spécialiste des cépages bourguignons, il élabore des vins surtout issus de Chardonnay et de Pinot Noir à Niagara, en Oregon et en Bourgogne. Il élabore aussi des vins au Chili.

Thomas Bachelder – Vins Arterra

J’ai eu le plaisir de le rencontrer chez lui avec d’autres étudiants en sommellerie il y a quelques années et nous avons vécu l’expérience d’assembler des vins issus de diverses parcelles dans la Vallée du Niagara avec ce maître. Au fil du temps, j’ai eu l’occasion de goûter pratiquement tout l’ensemble de ses vins. En général de facture très classique et de caractère bourguignon, ils reflètent véritablement le terroir d’où ils sont issus. Et c’est effectivement le cas avec ce Chardonnay et ce Pinot Noir.

Notes de dégusation

Ces vins sont encore bien jeunes et ça m’arrache le cœur de les ouvrir maintenant, mais bon il faut ce qu’il faut! Si je me base sur le Chardonnay millésime 2004 que j’ai goûté dernièrement, leur potentiel de vieillissement est possiblement de 15 à 20 ans sinon plus. Alors les boire à ce moment-ci…

Le Clos Jordanne, Chardonnay, 2004

Le Clos Jordanne, Le Grand Clos, 2017, Chardonnay, $45.00, code SAQ : 14222851. Disponible dès le 25 novembre, 2019.

À l’anonyme on jurerait qu’on est dans une des appellations des plus qualitatives de Bourgogne. Un vin blanc complexe à souhait qui s’ouvre sur des effluves de fruits blancs, une touche de beurre vraiment des plus discrète ainsi que de belles senteurs florales. Ce vin a vieilli en fût mais on n’en sent absolument pas aucune trace sauf cette touche de complexité que le bois lui a apporté. La fraîcheur est dominante en bouche en harmonie avec un moelleux un assez gras, une acidité bien nordique et presque vive et une structure des plus généreuse. J’ai beaucoup apprécié toute cette tension et cette sensation de minéralité qui en font un vin vibrant et plein d’énergie.

Vous ferez de superbes accords avec des fruits de mer, des coquilles Saint-Jacques et saumon.

Le Clos Jordanne, Le Grand Clos, 2017, Pinot Noir, $45.00, code SAQ : 14222886. Disponible dès le 25 novembre, 2019.

Ce vin est encore bien jeune et bénéficierait d’un passage en carafe d’au moins une heure. Les derniers verres de la dégustation étaient définitivement les meilleurs.  D’approche un peu austère il s’ouvre et s’épanouit avec le temps sur des arômes de fruits rouges bien frais dont les framboises, les cerises et un soupçon d’épices douces. Tout comme le Chardonnay, ce vin a vieilli en fût et encore ici, ce n’est que la complexité de ce vieillissement qu’on perçoit et non pas les arômes boisés. C’est en bouche qu’il libère son plein potentiel avec un moelleux velouté, une acidité assez vive (vin nordique et millésime) et des tannins charpentés, souples et tissés bien serré. Beaucoup de fraîcheur et de profondeur des saveurs de framboises, de cerises et de noyaux de cerises le tout entremêlé avec cette belle sensation de minéralité qui se prolonge en une persistance jouissive.

Vous ferez de beaux accords avec des plats de lapin, de canard, tartare de bœuf, escalopes de veau, tournedos de volaille.

Vignoble Le Clos Jordanne – Vins Arterra

À la découverte de très beaux vins italiens qui offrent d’excellents rapports qualité/prix!

Les vins Umani Ronchi

On cherche toujours des bons vins qui offrent d’excellents rapport qualité/prix. Souvent cette quête nous amène vers des appellations moins connues qui produisent des vins tout aussi bons que ceux des appellations plus connues mais à prix beaucoup plus raisonnable. Et c’est le cas avec l’ensemble des vins de la maison Umani Ronchi qui élabore des vins depuis plus d’une cinquantaine d’années dans les appellations Marches et Abruzzo.

Chai Umani Ronchi

Fondée en 1957 par les familles Bianchi et Bernetti, Massimo Bernetti en devient propriétaire unique dans les années 70. Lui et son fils gèrent l’entreprise familiale depuis et fait à souligner, ils produisent des vins selon les préceptes de l’agriculture organique.

Michele Bernetti (gauche) et Massimo Bernetti

Les vins proviennent d’une dizaine de vignobles établis sur environ 215 hectares dont 110 hectares de cépage Verdicchio dans les Marches (ou ils représentent environ 10% de l’appellation), 70 hectares de cépage Montepulciano (environ 20% de l’appellation) dans les Marches et 35 hectares à Abruzzo de cépages Montepulciano, Pecorino et Trebbiano. Ces vignobles sont établis sur 3 districts soient Conero, Castelli di Jesi et Abruzzo. Chaque vignoble produit donc des vins uniques qui reflètent bien leur terroir propre.

Les vins sont vinifiés dans 3 chais soient celui d’Osimo pour le cépage Montepulciano et autres cépages rouges des Marches, de Castelbellino pour les blancs de Verdicchio et de Montipagano pour les rouges de Montepulciano d’Abruzzo. Ceci permet de conserver en vinification la nature même des cépages et les terroirs d’où ils proviennent.

Cartes des vignobles Umani Ronchi

Ce que j’apprécie beaucoup c’est le fait que la grande majorité des cépages que la maison utilise sont indigènes (cépages italiens). Tant qu’à faire des vins, pourquoi ne pas miser sur les cépages qui sont propres au pays! C’est un fait – ils sont excellents!

Vins blancs Umani Ronchi
Vins rouges Umani Ronchi

Les vins que nous avons dégustés sont donc élaborés de ces cépages indigènes : dans les blancs le Pecorino (Abruzzo) et le Verdicchio le cépage emblématique des Marches. En rouge nous avons dégusté les vins issus du cépage Montepulciano de la région des Marches et celui des Abruzzes qui sont assez différents. Celui d’Abruzzo est plus connu mais celui des Marches m’a semblé un peu moins tannique et plus en finesse.

Nous avons aussi goûté des vins issus de Sangiovese des Marches, un vin provenant du cépage Lacrima vraiment différent et le dernier qui est assemblé de Cabernet-Sauvignon, de Montepulciano et de Merlot, le seul élaboré avec des cépages internationaux mais avec tout de même 40% du cépage Montepulciano.

La dégustation

Dégustation vins Umani Ronchi

Rarement voit-on dans des dégustations de ce genre une lignée de vins à $15.00 ou moins dont 2 pratiquement sous la barre des $10.00. Il faut faire confiance à ses vins pour les livrer en pâture à des journalistes et chroniqueurs. Moi j’aime bien, car ça me permet de trouver des pépites, ou si vous préférez des vins avec d’excellents rapports qualité/prix. Et ici il y en a!

Les vins blancs

Umani Ronchi, Velodoro, Pecorino, IGT, Terre di Chieti, 2018, $17.90, sucre : 4.6 g/l, code SAQ : 12883200.

Bien aromatique et d’une belle complexité pour un vin de ce prix avec une myriade d’effluves tant florales que de fruits exotiques, de fruits blancs (pommes), d’amandes et un soupçon d’agrumes. Un vin bien polyvalent doté d’une belle acidité surtout en fin de bouche.

Umani Ronchi, Velodoro, Pecorino, IGT, Terre di Chieti, 2018

Umani Ronchi, Casal di Serra, Verdicchio dei Castelli di jesi, 2017, $19.90, sucre : 5.2 g/l, code SAQ : 10254725.

Umani Ronchi, Casal di Serra, Verdicchio dei Castelli di jesi, 2017

Le cépage Verdicchio est moins aromatique au nez mais il c’est pour mieux nous charmer en bouche…texture veloutée, flaveurs de pêches, d’abricots de noyaux de pêches (légère amertume), superbe acidité et une belle sensation de minéralité. Un vin de bouffe!

Umani Ronchi, Vecchie Vigne, Verdicchio dei Castelli di Jesi, 2016, $26.15, sucre : 2.2 g/l, code SAQ : 12941086.

Umani Ronchi, Vecchie Vigne, Verdicchio dei Castelli di Jesi, 2016

Les vignes dont proviennent ce vin ont plus de 40 ans et d’un seul vignoble. Un vin élégant que j’ai beaucoup apprécié surtout à cause de la pureté de ses arômes de fruits qui n’ont pas été altérés d’aucune façon par le bois. Saveurs de pêches, d’abricots, soupçon d’épices douces d’une texture veloutée et d’une belle structure. Et que dire de sa longueur…très beau! Achetez ce vin sans retenue!

Les vins rouges

Umani Ronchi, Medoro, Sangiovese, IGT Marches, $8.75, sucre : 8.1 g/l, code SAQ : 565283.

Des arômes de fruits rouges comme une crème de fruits avec des tannins charpentés et une finale sur des notes de fruits noirs et de noyaux de fruits.

Umani Ronchi, Medoro, Sangiovese, IGT Marches

Umani Ronchi, Podere, Montepulciano d’Abruzzo, 2017, $10.65, sucre : 5.7 g/l, code SAQ : 14044670.

Ce vin fait partie du programme pépinière. Il est donc en test avec la SAQ pour en évaluer son succès. C’est un excellent achat avec un rapport qualité/prix appréciable! Des accents de cerises et d’épices douces dominent dans ce vin. Doté d’une belle acidité et de tannins équilibrés mais bien serrés, il présente des saveurs d’une belle profondeur pour un vin de ce prix. Bien goûteux et savoureux.

Umani Ronchi, Podere, Montepulciano d’Abruzzo, 2017

Umani Ronchi, Jorio, Montepulciano d’Abruzzo, 2017, $15.45, sucre : 4.6 g/l, code SAQ : 862078.

Bien typé Montepulciano d’Abruzzo sur des notes de fruits rouges au nez puis de fruits noirs en bouche, des tannins charpentés tissés bien serré, beau volume et belle amplitude. C’est juteux, goûteux et pas mal beau. Excellent rapport qualité/prix!

Umani Ronchi, Jorio, Montepulciano d’Abruzzo, 2017

Umani Ronchi, San Lorenzo, Rosso Conero, 2016, $19.25, cépage: Montepulciano,  sucre: 3.1 g/l, code SAQ: 397174.

Vraiment très beau! Un Montepulciano bien différent de ceux d’Abruzzo. Un accueil des plus charmeur sur des accents d’épices douces, de fruits rouges bien mûrs ainsi qu’un soupçon de prunes. D’une texture bien veloutée en harmonie avec une acidité bien fraîche et des tannins charpentés mais toujours souples. Finesse et une certaine élégance en bouche avec une belle sensation de minéralité et finale d’une amplitude savoureuse. En route vers la SAQ!! Excellent rapport qualité/prix!

Umani Ronchi, San Lorenzo, Rosso Conero, 2016

Umani Ronchi, Fonte del Re, Lacrima di Morro d’Alba, 2017, $20.15, sucre : 6.1 g/l, code SAQ : 12883314.

Tellement différent et intéressant!! Des parfums floraux sur la violette et le muguet ainsi que quelques notes de fruits rouges. Un vin peu corsé dont les saveurs florales se prolongent en bouche de façon inattendue mais oh combien agréable! Vous ferez un malheur avec des charcuteries. Moi j’ai flippé sur ce vin!

Umani Ronchi, Fonte del Re, Lacrima di Morro d’Alba, 2017

Umani Ronchi, Cumaro, Conero Riserva DOCG, 2014, $30.75, cépage : Montepulciano, sucre : 2.1 g/l, code SAQ : 710632.

Mon genre de vin! Celui-ci dégage des notes animales, de torréfaction avec comme un soupçon de ‘’smoked meat’’ et de fumée. Wow! C’est velouté, d’une belle acidité bien fraîche, des tannins bien charpentés et tissés bien serré et beaucoup de volume et d’amplitude mais tout en gardant une bonne dose de finesse typique de ce cépage de la région des Marches.

Umani Ronchi, Cumaro, Conero Riserva DOCG, 2014

Umani Ronchi, Pelago, IGT Marches, 2015, $40.75, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Montepulciano 40%, Merlot 10%, sucre : 2.3 g/l, code SAQ : 735977.

Ce vin n’est produit que lors des années exceptionnelles. J’avoue que je l’ai pas mal aimé…bon beaucoup aimé, malgré le fait qu’il est élaboré avec des cépages internationaux. Il prouve tout au moins qu’il est possible de faire d’excellents vins avec ces cépages. Attirants ces arômes de chocolat au lait, ces notes florales, de prunes et de tabac. Humm…et ajoutez à cela des flaveurs de torréfaction mais pas trop tout en équilibre avec des notes de noisettes et de vanille. C’est un vin sphérique et volumineux d’ine longueur des plus persistante.

Umani Ronchi, Pelago, IGT Marches, 2015

Alain Brumont, visionnaire et ambassadeur de l’appellation Madiran!

Il y a de ces rencontres qui nous font avancer, réfléchir, évoluer…Celle avec Alain Brumont et de son épouse Laurence fait partie de celles-là. Visionnaire et ‘’ambassadeur’’ de la région de Madiran (Sud-Ouest de la France), Alain Brumont fait partie des icônes du vin avec entre autres, ses Château Montus, Château Bouscassé et La Tyre qui se sont hissés parmi les grands vins de ce monde.

Alain et Laurence Brumont

L’aventure commence en 1979 avec l’acquisition de Château Montus qui est alors pratiquement en ruine et dont personne ne veut. Au fil des années il fera l’acquisition de plusieurs parcelles des plus qualitatives et différentes les unes des autres ce qui lui permet d’accéder à une palette de différents terroirs pour élaborer ses vins d’exception. Le vignoble d’Alain Brumont est maintenant composé d’environ 240 hectares répartis sur une dizaine de vignobles/terroirs.

Plusieurs facteurs expliquent son succès. Tout d’abord le choix des cépages soit le Tannat pour les rouges, le Petit Courbu et le Petit Manseng pour les blancs. Il plante en pente sur le sommet de collines (ce qui est quasi-révolutionnaire en ces temps) pour faciliter le drainage et optimiser l’exposition des grappes au soleil. Chaque parcelle est protégée par un bois afin d’éviter la contamination d’une vigne à l’autre. Il a allégé ses ceps ne laissant qu’une grappe sur le sarment au lieu de deux et conduit ses vignes selon des principes qui deviendront plus tard les assises des vins bios et biodynamiques. ‘’Ma vigne doit vivre en harmonie avec les bois, c’est un biotope qui fonctionne depuis des millions d’années…

Château Montus

…J’ai protégé l’écosystème de mes vignes, leur biodiversité en respectant la flore et la faune, les lichens et les mousses au pied des ceps’’. Il connaît pratiquement ses pieds de vigne par leur nom…L’ensemble du vignoble est maintenant certifié HVE niveau 3 (Haute Valeur Environnementale) le niveau le plus élevé. Bien qu’ayant été tenté par l’aventure bio et biodynamique Il croit qu’il faut se méfier de l’utilisation du cuivre (bouillie bordelaise) utilisé en bio et en biodynamie comme des pesticides à outrance. Rien de mieux que de fabriquer sa propre méthode, ce qu’il a fait.

Château Montus

Quant à ses vins : ‘’Les goûts en matière de vin évoluent. Il faut savoir les anticiper tout en gardant sa ligne de conduite. Pour moi aujourd’hui, le trio de l’élégance associe fraîcheur, richesse et profondeur’’.

Il ajoute : ‘’Je me suis interdit depuis 30 ans de chaptaliser (ajouter du sucre lors de la fermentation), d’acidifier, de taniser et de coller. J’ai été aidé par le Tannat, cépage que je privilégie et qui possède la rare capacité de pouvoir être performant sans tous ces ajouts’’.  Fait à noter, les temps d’élevage de ses vins (ceux issus du Tannat à 100%) sont de plus en plus longs car selon lui, ce cépage en bénéficie grandement.

La dégustation

Nous avons eu le bonheur de déguster une dizaine de ses vins dont 4 sont disponibles à la SAQ et les autres en importation privée en utilisant le lien suivant : https://markanthony.kork.ca. Ces vins font l’unanimité des critiques partout sur la planète. Ils se retrouvent dans les meilleurs restaurants parmi les meilleures bouteilles de la cave et ce à des prix qui pourraient certainement aller chercher encore plus. Mais Alain Brumont s’enorgeuillit de pouvoir maintenir ses vins à des niveaux plus acceptables. Disons qu’à $185.00 c’est cher pour le commun des mortels mais dans ce monde il faut bien relativiser…

Dégustation vins Alain Brumont – agence Mark Anthony

Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic Bilh, 2015, vin blanc, $30.25, cépages : Petit Courbu, Petit Manseng. Disponible en importation privée (à venir).

Effluves bien aromatiques et assez intenses de pêches bien mûres, de miel ainsi qu’un soupçon de senteurs florales. Un vin bien structuré, d’une texture veloutée dont l’acidité assez vive est des plus rafraîchissante. Belle longueur sur une finale bien juteuse.

Château Bouscassé, Les Jardins Philosophiques, Pacherenc du Vic Bilh, 2015

Château Montus, Pacherenc du Vic Bilh, 2013, vin blanc, $46.00,cépages : Petit Courbu, Petit Manseng. Disponible en importation privée (à venir).

Plus complexe que le précédent, intense, d’une belle structure, son moelleux est légèrement gras et en harmonie avec une acidité assez vive qui se prolonge en une finale jouissive.

Château Montus, Pacherenc du Vic Bilh, 2013

Tour Bouscassé, Madiran, 2011, $18.05, cépages : prédominance Tannat (50%) puis Cabernet-Sauvignon (26%) et Cabernet Franc (24%), code SAQ : 12284303.

Excellent rapport qualité/prix! Sur des arômes de fruits noirs très mûrs, de prunes assez intenses qu’on retrouvera pratiquement comme signature qui se prolongent en bouche avec des saveurs de réglisse noire ainsi qu’un léger boisé entremêlés avec des flaveurs d’épices douces. C’est juteux, équilibré et d’une longueur moyenne.

Tour Bouscassé, Madiran, 2011

Château Bouscassé, Madiran, 2015, $20.10, cépages : prédominance Tannat (50%) puis Cabernet-Sauvignon (26%) et Cabernet Franc (24%), code SAQ : 856575.

Encore plus structuré avec des tannins plus charpentés que le précédent, il est tout en équilibre sur des notes de fruits noirs bien juteux, d’une belle fraîcheur et d’une longueur intéressante.

Château Bouscassé, Madiran, 2015

Château Montus rouge, Madiran, 2015, $118.95 (1.5 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). Disponible en importation privée (à venir).

La finesse et la douceur des accents fruités étonnent, charment et contrastent avec la puissance ainsi que l’élégance de ce vin. C’est une grande année et le vin est encore jeune avec ses tannins particulièrement charpentés et costaud ce qui laisse présager un excellent potentiel de vieillissement!

Château Montus rouge, Madiran, 2015

Châtetau Montus rouge, Madiran, 2014, $29.35, cépages : Tannat (80%) ,Cabernet-Sauvignon (20%), code SAQ : 705483.

Légèrement moins fruité que le précédent sur des notes de fruits rouges et noirs bien mûrs et de prunes. Passablement de puissance en bouche grâce à une solide structure et des tannins bien charpentés presque tanniques. Des flaveurs de fruits noirs et de réglisse se prolongent en une finale assez longueur.

Châtetau Montus rouge, Madiran, 2014

Château Montus rouge, Madiran, 2012, $105.75 (1.5 litres), $181.75 (3 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). SAQ approvisionnement continu.

Oh quelle longueur…quelle élégance…bien complexe sur des effluves de fruits rouges et noirs bien mûrs et d’épices douces. C’est un vin sphérique, assez puissant avec ses tannins charpentés et tissés bien serré et d’une longueur…

Château Montus rouge, Madiran, 2012

 Château Montus rouge, Madiran, 2011, $105.75 (1.5 litres), $181.75 (3 litres), cépages : Tannat (80%), Cabernet-Sauvignon (20%). Disponible en importation privée (à venir).

Agréables effluves de menthe qui d’emblée annoncent une superbe fraîcheur avec des arômes de fruits noirs bien mûrs et de délicates notes de prunes. J’ai beaucoup apprécié le profil aromatique de ce vin qui est en harmonie avec une texture veloutée, des tannins charpentés tout en finesse et assez coulants le tout culminant en une très belle longueur.

Château Montus rouge, Madiran, 2011

Château Bouscassé, Vieilles Vignes, 2011, $58.25, $138.75 (1.5 litres), cépage : Tannat 100%. Disponible en importation privée (à venir).

Un des vins que j’ai particulièrement apprécié !! Équilibré et tout en douceur au point de vue aromatique avec ses arômes de prunes, de fruits noirs bien mûrs, de tabac blond et un soupçon d’épices douces. Les tannins sont charpentés, d’un beau volume, d’une belle intensité des flaveurs et d’une longueur interminable.

Château Bouscassé, Vieilles Vignes, 2011

Château Montus Prestige, Madiran, 2009, $78.00, cépage : Tannat 100%, $78.00. Disponible en importation privée (à venir).

‘’Élaboré pour la première fois en 1985, ce Madiran 100% Tannat a bouleversé le monde en dépassant dans bien des dégustations les premiers vins français, mettant ainsi sur le devant de la scène ce cépage local’’.

Profondeur, richesse, opulence, arômes de fruits bien en retenue en harmonie avec des tannins puissants et d’une longueur sans fin…

Château Montus Prestige, Madiran, 2009

Château Montus Prestige, Madiran, 1999, $111.25, $255.00 (1.5 litres), $457.00 (3 litres), cépage : Tannat 100%, $78.00. Disponible en importation privée (à venir).

Ajoutez au texte précédent de belles notes tertiaires (d’évolution)…Tout en élégance avec des tannins bien en puissance et une finale interminable.

Château Montus Prestige, Madiran, 1999

Château Montus, XL, 1999, $133.00, cépage : Tannat 100%. Disponible en importation privée (à venir).

‘’Ce vin a séjourné pendant de 36 à 40 mois dans des foudres neufs. C’est grâce à la richesse, la profondeur et la concentration du Tannat que la conduite d’élevage aussi longs est possible’’.

Le top du top!! Un vin riche, opulent, complexe qui allie superbement bien la puissance et l’élégance. Serait-ce le vin parfait??

Château Montus, XL, 1999

Château Montus, La Tyre, Madiran, 2008, 3 X $185.00 (offert en coffret incluant les millésimes 2006, 2008 et 2010). Disponible en importation privée (à venir).

Cette cuvée d’exception provient d’une sélection des meilleurs raisins issus d’une parcelle La Tyre d’environ une dizaine d’hectares. Le genre de vin qu’il faut avoir dans son cellier. Il possède tous les atouts : puissance, élégance, longueur, équilibre, volume, complexité et profondeur. Wow!

Château Montus, La Tyre, Madiran, 2008

Maison Boulud

Bonheur total!! Le Clos Jordanne est de retour!!

Le Clos Jordanne, Le Grand Clos, 2017

Eh oui! Ce vin mythique élaboré au Canada par le vinificateur Thomas Bachelder (le dernier millésime étant le 2012) est de retour. En effet, Thomas Bachelder et Le Clos Jordanne, vignoble à Jordan en Ontario en partenariat avec les Vins Arterra Canada, annoncent la renaissance de ces vins. Un chardonnay et un Pinot Noir seront disponibles au prix de $45.00 à partir du 23 novembre 2019 à la SAQ et à la LCBO en Ontario.

Si je base sur les millésimes passés que j’ai goûtés et la réputation de Thomas Bachelder qui élabore des vins de style Bourguignon à Niagara, en Oregon, en Bourgogne et au Chili, je sauterais sur l’occasion pour m’en procurer quelques bouteilles.

En fait, j’ai goûté, il y a un an, au millésime original du Chardonnay, le 2004, Village Reserve. Voici ce que j’en disais : ‘’Aujourd’hui, les mots me manquent pour décrire le Clos Jordanne, Chardonnay, Village Reserve, 2004. De la vraie méditation! Une oeuvre d’art liquide signée Thomas Bachelder et Jacques Marchand. J’avais carrément l’impression d’être en Côte d’Or…’’.

Clos Jordanne2004

Les notes de dégustation suivront sous peu. J’avais juste hâte de vous l’annoncer!!

Toute la finesse, l’élégance et la puissance du Barolo!

Tortoniano, Barolo, Michele Chiarlo, 2014, $41.25, cépage : Nebbiolo, sucre : 2.4 g/l, code SAQ : 13004457

Ce vin évoque chez moi de beaux souvenirs de mon récent voyage dans le Piedmont pays du cépage Nebbiolo et des fameux vins de Barolo. Il me rappelle aussi les émotions du millésime 1999 de ce vin que nous avons dégusté avec Alberto Chiarlo l’année dernière…quel équilibre, quelle finesse et quel potentiel de vieillissement !!

Vous voulez vous initier aux Barolo, ces vins des plus qualitatifs d’Italie? Ce Tortoniano est possiblement un des meilleurs vins à essayer. De belles effluves de roses, de fruits rouges avec juste ce qu’il faut d’épices douces. Vivez l’expérience de cet équilibre entre des tannins bien charpentés fins et soyeux, cette structure et cette puissance toutes en élégance et ces flaveurs de cerises et d’épices le tout culminant dans une longueur en bouche exquise. Un beau coup de cœur!

Agence Univins – échantillon

Village de Barolo

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