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Les vins du Château de Rouillac. Du grand art de Pessac-Léognan!

Hier avait lieu, Covid oblige, une dégustation virtuelle avec master class des vins de Château de Rouillac à l’École Hôtellière des Laurentides (mon alma mater) en compagnie de M.Laurent Cisneros, vigneron et propriétaire de Château de Rouillac à Pessac-Léognan, M. Jean Beaudin, professeur de sommellerie et M. Benoît Lecavalier de l’agence Benedictus.

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec M. Cisneros qui en plus d’être vigneron, est aussi vice-président responsable promotion de l’appellation Pessac-Léognan.

Classe de sommellerie – École Hôtelière des Laurentides à Ste-Adèle

Château de Rouillac

Domaine historique et très ancienne terre noble le Château de Rouillac situé dans l’appellation Pessac-Léognan est une vaste propriété de 36 hectares (dont 26 sont plantées de vignes d’un seul tenant) qui retrace l’histoire familiale de chacun des propriétaires qui se sont succédé.

Le plus illustre fut certainement Le Baron Haussmann qui acquiert le domaine en 1864 et en fait sa retraite favorite. Les siècles s’écoulent, les propriétaires se succèdent et ce n’est qu’en 2009 que Laurent Cisneros croise la propriété. Il tombe sous le charme de ce domaine et décide d’unir son destin et celui de sa famille à Rouillac.

Château de Rouillac

Situé au sud de l’agglomération de Bordeaux et dans la partie ouest de l’Appellation Pessac-Léognan, le domaine de 36 hectares présente le rare avantage d’être d’un seul tenant, se partageant aujourd’hui entre 23 hectares de rouge et 3 hectares de blanc.

Il est implanté sur un exceptionnel sol de graves du tertiaire, mélange de galets roulés et de graviers, traces providentielles de la Garonne. Le climat tempéré est influencé par la proximité de la Garonne et de l’océan, avec une douceur et une hygrométrie régulière particulièrement favorable à la vigne.

Carte vinicole

Laurent Cisneros supporté par Jean-Christophe, directeur technique, décide d’engager la conversion de l’ensemble du vignoble en Agriculture Raisonnée pour ultimement, au fil de bien des efforts, obtenir la certification Haute Valeur Environnementale 3 la plus élevée en France. Ceci implique entre autres, aucun herbicide, ni insecticide, labours avec des chevaux sur une grande partie du vignoble et suivi serré de la biodiversité dans le domaine.

Laurent Cisneros (source: essentiellevino.be)

Quant à la vinification, des foudres en bois et cuves en inox thermo-régulées sont rassemblées dans les deux cuviers de la propriété pour des vinifications contrôlées avec une durée de cuvaison d’environ 22 à 25 jours selon les millésimes.  Du matériel de dernière génération, des équipements performants adaptés assurent des vinifications et des extractions d’une grande précision.

L’œnologue conseil n’est nul autre qu’Éric Boissenot qui conseille déjà Lafitte Rotshchild, Latour, Margaux… En accord avec la philosophie de Laurent Cisneros et de son équipe, il travaille avec une grande précision la finesse et concentre la qualité des tanins avec une recherche constante du juste équilibre qui mène vers une excellence à la hauteur de son talent.

Eric Boissenot (source: magzter.com)

Notes de dégustation

Château de Rouillac, Pessac-Léognan, 2018, vin blanc, $60.25, cépages : Sauvignon blanc 90%, Sauvignon gris 10%, code SAQ : 13761781.

Il faut savoir que les grands vins de Bordeaux se retrouvent surtout à Pessac-Léognan. Il ne se fait qu’environ 4,000 bouteilles de ce vin et le Québec est choyé de se compter parmi les quelques marchés au monde qui y ont accès. De plus, le millésime 2018 est une très belle année.

Ce vin se révèle sur des arômes d’agrumes, de pêches blanches, de notes florales (acacia) avec en filigrane quelques notes herbacées. La bouche est d’une texture grasse caractéristique des blancs de la maison avec une belle rondeur. Beaucoup de fraîcheur avec une acidité assez présente et une belle sensation de minéralité. Et quelle longueur…Absolument délicieux et véritable coup de cœur!

Avec un excellent fromage de haute qualité, fruits de mers en sauce, homard.

Château de Rouillac, Le Dada de Rouillac, Pessac-Léognan, vin rouge, 2018, $35.75, cépages : Merlot 68%, Cabernet-Sauvignon 32%, sucre : 1.2 g/l, alc. :13%, code SAQ : 13479305.

Ce vin et son étiquette intègrent la passion des chevaux et la passion du vin. Il est élaboré de façon à en assurer son aspect ‘’gourmandise’’ et d’être plaisant à boire.

Au nez il dégage des effluves de fruits rouges bien mûrs, d’épices comme le girofle et la cannelle ainsi que des notes boisées bien intégrées. La bouche est d’une texture bien veloutée, l’acidité est équilibrée et les tannins presque charpentés et tissés bien serré. Belle fraîcheur et très belle longueur en bouche. C’est juteux, goûteux; en plein le genre de vin dont un verre en appelle un autre. Vous serez surpris de la rapidité avec laquelle vous sortirez une deuxième bouteille!

Vous ferez de beaux accords avec une caille aux canneberges.

Château de Rouillac, Pessac-Léognan, 2015, $55.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 57%, Merlot 43%, sucre : moins de 1.2 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ : 12224669.

L’étiquette de ce vin représente une rose des vents qui pendant de longues années a permi aux marins de trouver leur chemin. ‘’Il y a quelques années, j’ai pris un virage de 180 degrés et ma boussole intérieure m’a amené chez Rouillac. Cette étiquette possède une symbolique très forte (Laurent Cisneros)’’.

On parle ici tout comme le blanc, d’un grand vin élaboré de concert avec Éric Boissenot célèbre œnologue conseil.

Ce vin se révèle sur des notes d’une belle profondeur de fruits rouges bien mûrs (cerises noires), de moka, d’une légère torréfaction, de violette, de cannelle ainsi qu’un léger début d’évolution avec des notes de tabac et de cuir.

La bouche est suave, ronde, élégante avec des tannins charpentés et tissés bien serré. Les flaveurs perçues au nez se retrouvent en bouche dans un bel équilibre avec une sensation de volume et d’amplitude qui demeure élégante. Légère salinité en fin de bouche qui lui apporte beaucoup de sapidité. Du grand art!!

Vous ferez de beaux accords avec un confit de canard et une entrecôte bordelaise.

Visite de la maison E.Guigal, Côte du Rhône nord.

Vignoble E. Guigal

J’ai eu le plaisir de rencontrer Philippe et Ève Guigal fin 2018 lors d’une dégustation de leurs cuvées mythiques telles La Landonne, La Turque, La Mouline, Ex Voto Ermitage, La Doriane et bien d’autres.

Philippe Guigal

L’année suivante, lors d’un voyage vinicole de 4 semaines en France et en Italie au début 2019 avec mon comparse Luc Marier, j’ai profité de l’occasion pour aller visiter la maison Guigal à Ampuis. Malheureusement Philippe n’était pas disponible car à la dernière minute il a dû s’absenter pour une rencontre à Château Nalys leur nouvelle acquisition à Châteauneuf-du-Pape.

Nous avons donc quitté Lyons pour Ampuis et au bout d’une trentaine de minutes nous étions déjà rendus chez Guigal. À notre arrivée nous avons rencontré notre hôte Jacques Desvernois, ingénieur agronome responsable des opérations chez Guigal.

Gauche Jacques Desvernois, Mme Guigal mère, Claude Lalonde (Vinformateur)

Nous avons passé au moins 3 heures à visiter les vignobles très pentus de la Côte Brune et de la Côte Blonde situés presque de part et d’autre de la fameuse enseigne Guigal, à visiter la cave ou on vinifie tous les vins de Guigal de Côte-du-Rhône nord et enfin nous avons dégusté 17 vins dont les cuvées les plus mythiques de la maison. Quelle visite!!

Vignobles E. Guigal

Un peu d’histoire

Notre visite des vignobles a commencé par la Pommière la première parcelle dont Étienne Guigal a fait l’acquisition lorsqu’il a quitté Vidal Fleury. En fait il est arrivé à Ampuis vers l’âge de 14 ans et travaillait dans les vignes de la maison Vidal Fleury.

Au fil des années il a travaillé dans la vigne puis dans la cave et enfin est pratiquement devenu le directeur de la maison. Il a finalement décidé de prendre son indépendance en 1946 l’année ou il a fondé sa propre maison qui est maintenant Guigal suite à l’acquisition de parcelles de 10 ha de son ex-employeur.

En 1961 c’est Marcel qui prendra la relève et donnera ses lettres de noblesse aux terroirs de la Brune et de la Blonde et par la suite Philippe Guigal se joindra à l’entreprise familiale.

‘’Nous sommes négociants vinificateurs ou on achète des raisins à des vignerons voisins et nous sommes négociants éleveurs ou on achète du vin en vrac à des producteurs de Côte du Rhône. Il y a plus 200 vignerons qui travaillent pour la maison. Chaque année on va chez eux , on déguste les cuves , on choisit celles qui nous intéressent et on la ramène chez nous pour faire notre système d’élevage et d’assemblage. Et évidemment nous produisons des vins à partir de nos propres parcelles. Donc nous faisons les 3 métiers.’’

Vignobles E. Guigal

Le vignoble de Côte-Rôtie s’étend sur pas moins de 230 hectares avec entre autres La Côte Brune et la Côte Blonde.  Le domaine Guigal est propriétaire à Condrieu et à Côte-Rôtie sur des parcelles illustres donnant entre autres la Doriane à Condrieu avec son célèbre Viognier, les célèbres crus de la Côte-Rôtie la Mouline, la Turque, la Landonne avec ses pentes de près de 45 degréset de 60 degrés  et le Côte-Rôtie Château d’Ampuis.

Sur la colline de l’Hermitage, les Ex-Voto blancs et rouges, produits exclusivement dans les grands millésimes sont issus de parcelles telles Bessards, Hermite, Greffieux, Murets….Puis sur la rive droite du Rhône trônent les propriétés de l’appellation Saint-Joseph issues de l’ancien domaine de Jean-Louis Grippat.

La maison Guigal vinifie et élève dans ses caves à Ampuis les appellations septentrionales de la Vallée du Rhône (Côte-Rôtie, Condrieu, Hermitage, Saint-Joseph et Crozes-Hermitage). L’élevage des grandes appellations méridionales (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Tavel et Côtes-du-Rhône) est aussi fait dans les caves d’Ampuis.

La famille Guigal a fait l’acquisition en 2017 du Domaine de Nalys lequel jouit d’une situation exceptionnelle au cœur de l’appellation Châteauneuf-du-Pape. Comme le dit Philippe Guigal : ‘’ Cet investissement, mon grand-père en avait toujours rêvé. Mon père et moi aussi. Mais les opportunités étaient rares, nous n’avions jusqu’à présent vu passer que de petites offres qui ne correspondaient pas à ce que nous voulions faire’’.

Trois parcelles sur 53 hectares (d’un seul bloc qui se touche ce qui est rare dans l’appellation) encerclent le Château, la première lui a donné son nom’ ‘’Nalys’’, les deux autres sont situées sur deux terroirs majeurs de l’appellation : ‘’Le Bois Sénéchal’’ (13 hectares) et ‘’La Crau’’ (20 hectares). Chacun de ces trois terroirs supporte la totalité des 13 cépages de l’appellation ce qui porte à 39 les expressions potentielles à intégrer.

Château de Nalys

Visite des vignes

Le paysage est époustouflant avec ces vignes si pentues et en terrasses berceaux de ces vins devenus mythiques avec le temps. La vue imprenable du haut de la Côte-Rôtie vaut le déplacement ce Rhône qui méandre avec lassitude à travers toutes ces vignes. Avec Condrieu, c’est le pays de la Syrah, du Viognier et du soleil. On ne l’appelle pas Côte-Rôtie pour rien!

D’en bas, derrière le panneau Guigal on voit La Mouline, puis la vigne qui est au-dessus est appelée la Garde (Château de la Garde) Château historique d’Ampuis. Aujourd’hui le château est tout en bas tout près du Rhône car il a été déplacé au XII siècle. Ce Château, la famille Guigal l’a repris en 1995 et sont devenus les 3e propriétaires de ce Château. Il y a eu énormément de restauration avec 11 années de travail. C’est maintenant la maison familiale de Philippe et son épouse Ève. On y fait aussi des événements tels des dégustations.

Alors il y a la Côte Blonde qui est en fait le lieux-dit Côte Blonde avec la Mouline qui est un des plus important. C’est la plus vieille vigne de la maison et de l’appellation avec plus d’une centaine d’année. Elle a une forme un peu particulière comme un amphithéâtre avec beaucoup de petites terrasses. Elle fait un hectare seulement ce qui est surprenant. La caractéristique de la Côte Blonde ce sont ses sols de gneiss qui ont une couleur un peu blanche et aussi un peu de dépôts calcaire qu’on n’a pas sur la Côte Brune. Les vins issus de ces sols sont toujours très tendres, délicats et très fins. Beaucoup plus doux que les vins de la Côte Brune sur lesquels on retrouve des sols de schiste avec beaucoup d’oxyde de fer qui donnent des vins avec des tannins assez serrés et plus de force et de densité.

De plus on retrouve beaucoup plus de vieilles vignes sur la Blonde. La plus jeune vigne sur la Brune c’est la Turque qui a été plantée en 1980 avec un 1er millésime en 1985. On y plante à environ 10,000 pieds par ha ce qui est très dense. On plante toujours un mètre par un mètre. La Mouline en a un peu moins car elle a beaucoup de terrasses. Les rendements sont approximativement 40he/ha ce qui est très bas.

Vignoble E. Guigal

On voit beaucoup de terrasses qui permettent de bien gérer l’érosion des sols. Il y a plus d’érosion sur la Côte Blonde que sur la Brune parce que les sols sont moins sensibles. Il faut beaucoup de travaux pour bien canaliser l’eau de pluie et l’évacuer complètement.

Le petit ruisseau partage la Côte Blonde à gauche de la Côte Brune à droite. En face de nous on a le vignoble de la Turque.

Une toute nouvelle parcelle qu’on appelle Fongeant (lieux-dit sur la Côte Brune) est en train de voir le jour et déjà on a en partie vendangé après 4 ans de travaux. C’est assez spectaculaire avec des murs assez profonds qui requièrent beaucoup de travail de maçonnerie. À cet endroit il y avait une forêt qui était orientée plein sud avec du soleil toute la journée. On y a arraché les bois et au fur à mesure on a planté les vignes. En commençant toujours par en haut. Ce qui a été récolté est assemblé avec la Brune et la Blonde. Chez Guigal, on verra avec le temps si on en fera une cuvée différente.

Parcelle Fongeant – Vignobles E. Guigal

Sur la partie nord autour d’Ampuis, la maison possède 75 ha avec principalement des Côte-Rôtie et des Condrieu. Il y a aussi pas mal de St-Joseph avec une dizaine d’hectares et en plus des Crozes-Hermitage et des Hermitage. La maison ne fait pas de Cornas ni de St-Peray. Château de Nalys à Châteauneuf-du-Pape c’est 60 ha qui se sont ajoutés dans les dernières années.

Les vignobles sont très pentus avec des pentes qui vont jusqu’à 60%. Un système de treuil permet les vendanges et le travail de la vigne est installé sur des camions tout au haut des parcelles. Grâce aux coteaux très pentus l’eau peut s’écouler. Le problème c’est quand on n’en a pas assez. L’été peut être très sec. N’oublions pas que ça s’appelle la Côte Rôtie et pas pour rien.

Camion treuil

Quant aux cépages une des particularités de la Côte Rôtie c’est l’utilisation du Viognier qu’on retrouve plus sur la Côte Blonde que sur la Côte Brune. Évidemment la cépage roi est la Syrah qui s’exprime de façon spectaculaire dans ces terroirs. La taille de la vigne est en gobelet avec une conduite en échalas qui est une taille courte qui donne 4 bras par pied de vigne.

Visite de la cave

Les vendanges

Les vendanges se font en général début septembre pour les vins blancs et mi-septembre pour les rouges et ça dure à peu près un mois. Il faut environ 10 jours pour faire les blancs et 3 semaines pour faire les rouges. Tout est vinifié au même endroit.

Avec toutes ces différentes parcelles, terroirs et expositions tout n’est pas mûr en même temps. Au fil des dégustations on procédera à un calendrier des vendanges. On trie à la vendange et à la réception de la cave façon manuelle. L’équipe de vendanges comprend une 50e de personnes et tout le monde est impliqué dans une sorte d’ambiance bien familiale. La mère de Philippe et son épouse Ève font même la bouffe pour les équipes de vendangeurs.

Réception des vendanges

Jacques Desvernois : ‘’Voilà l’endroit ou on passe le plus de temps pendant les vendanges. Dès que les vendanges ont commencé c’est avec M. Guigal père, Marcel, que nous procédons à la réception et au triage grâce au système que M. Guigal a développé.

Y participent aussi Philippe Guigal et le groupe d’œnologues. Dès qu’on ouvre le portail, la table de tri glisse à l’extérieur. Toute la vendange se faisant à la main, on vide les caisses de 50 kilos remplies de raisins sur la table de tri et la on enlève les feuilles, les partie de rafles, les raisins verts ou pourris et c’est M. Guigal père qui fait la première analyse pour vérifier les degrés et tout ça. Et c’est lui qui détermine la distribution de la vendange. C’est là qu’on va décider dans quelle cuve on va mettre quel raisin. Comment on procèdera au découpage des parcelles. C’est une première étape des plus qualitatives et on peut recevoir jusqu’à 50 tonnes de raisins par jour.‘’.

La vinification

Chez Guigal on utilise une cinquantaine de cuves pour s’harmoniser avec l’approche parcellaire. Celles-ci sont alimentés par des colonnes en inox situées au-dessus. On y travaille principalement les rouges car pour les blancs on a besoin des pressoirs pour récupérer les jus. On y fait des pigeages, des remontages et autres opérations.

Dans ces cuves on a souvent des ‘’pigeurs’’ mécaniques et automatiques avec des vérins qui viennent écraser la vendange. Pour les remontages on fait couler le jus dans des bassines et par ces colonnes on fait remonter le vin. La température dans les cuves est programmée afin d’optimiser la vinification. Les pressoirs pour les rouges sont sur des roulettes et sont amenés devant chaque cuve pour cette opération.

Pour les vins blancs c’est la même chose on fait des pressurages un peu particuliers à la maison parce que le Viognier est un cépage qui a une peau et une pellicule assez épaisse et il faut un pressurage qui doit être efficace mais pas brutal. C’est un pressurage qui peut prendre 8 heures.

Élevage

Souvent pour les vins blancs l’élevage durera une année. Il n’y a que l’Ermitage blanc qui est élevé 2 ans. Ce sont des vins qui ont plus de structure et de matière et aussi un potentiel de garde supérieur. Pour les Condrieu, parce qu’on vise la fraîcheur, on ne veut pas les écraser avec le bois, donc on les élève un maximum de 10 mois.

Embouteillage

Après avoir visité la réception des raisins et le système mis sur pied par Guigal il y a de ça quelques années, c’est l’étonnement de voir une ligne de robots utilisés pour l’embouteillage, l’étiquetage et la livraison. La ligne était en fonction pour le Côtes-du-Rhône et le bruit était assez assourdissant :

‘’On a neuf robots et 3 personnes et on peut faire près de 50,000 bouteilles par jour. C’est beaucoup d’efficacité. Le tout est contrôlé par la robotique et beaucoup de programmation et nous faisons la maintenance nous-même. L’étiqueteuse utilise la reconnaissance faciale. Elle en mémoire la photo de chaque étiquette et verra à s’assurer que l’étiquette apposée est bien la bonne. On y embouteille 7 millions de bouteilles par an.

Chez Guigal, on a ce côté artisan autant en viticulture qu’en viniculture et on utilise des équipements à la fine pointe de la technologie dans les endroits ou on peut gagner du temps et réduire les coûts. On y gagne aussi en réactivité dans les situations problématiques.

La dégustation

Nous avons dégusté 17 vins qui représentaient bien l’étendue de la gamme. Mes amis quelle aventure gustative.

J’ai ajouté les notes de la dégustation de novembre 2018 lesquelles sont plus complètes. Lors de la dégustation en avril 2019 au chai, j’ai eu le temps d’annoter assez brièvement mes impressions surtout dans le cas des vins de Côte-Rôtie. Pour y accéder cliquez sur le lien suivant : https://bit.ly/2SMWv1T

Côte du Rhone blanc, 2017, $20.60, cépages: Viognier 60%, Roussanne 15%, Marsanne 10%, autres cépages 15%, code SAQ: 290296.

‘’Dans la vallée du Rhône la proportion de vins blancs n’est à peine que de 7%. Ce n’est pas beaucoup. Nous on y produit beaucoup de vins blancs sans doute parce qu’on est de bons producteurs de Condrieu et du coup on produit beaucoup de Côtes du Rhône blancs ce qui représente 25% de la production de la maison. Pour le Côte-du-Rhône, le cépage principal c’est le Viognier mais on l’assemble avec du Grenache blanc à 35% et 15% de Clairette. C’est un vin qui n’a eu aucun élevage. Que des cuves inox.

On a ce côté exubérant, floral, de fruits frais, beaucoup de fraîcheur et acidité équilibrée.

Les deux vins suivants proviennent du Château de Nalys. La particularité de ce vignoble est d’avoir les 13 cépages autorisés à Châteauneuf-du-Pape. On y trouve 3 grands types sols dont chacun représente un tiers : la Crau (surtout pour les vins rouges), il y a aussi le Bois Sénéchal (quasiment un monopole), et enfin le lieux-dit appellé Grand Pierre avec des sols fabuleux.

Château de Nalys, Saintes Pierres de Nalys, Châteauneuf-du-Pape, blanc, 2017, $46.25, cépages: Clairette 36%, Bourboulenc 29%, Grenache blanc 25%, autres cépages 10%, code SAQ: 13905626.

Ce vin est principalement fait avec la Clairette qui a un côté fin un peu floral sur le muguet et qui donne une belle acidité. ‘’Nous préférons garder les Clairette pour les St-Pierre pour cette belle fraîcheur et d’immédiateté.’’

Château de Nalys, blanc, 2017, $82.50, cépages: Roussanne 43%, Grenache blanc 33%, Clairette 15%, autres cépages 9%, code SAQ: 13905677.

C’est le grand vin de la propriété. On réserve ici la majorité des vieilles Roussanne à 50% plantées sur la Crau. On l’assemble avec 30% de Grenache blanc. La partie Roussanne est élevée en pièces et le tout vieillit un an en fût. Ce 2017 est un peu jeune et on devrait l’attendre 3-4 ans voire même plus.

Il y a un éclat dans ce vin et c’est plus volumineux. On sent un côté boisé et lacté avec une texture grasse assez incroyable.

Sur un total potentiel de 200,000 bouteilles les blancs représentent 50,000 bouteilles dont 30,000 btles de St-Pierre et 20,000 de Château Nalys en blanc.

Saint-Joseph, 2017, blanc, $43.50, cépages: Marsanne 95%, Roussanne 5%, code SAQ: 13949776.

Ce vin est toujours un assemblage de Marsanne et de Roussanne qui ont été achetées chez des vignobles autour de Tain-l’Hermitage. Chez Guigal, on préfère le style sud du St-Joseph ou il y a plus d’ensoleillement qu’au style nord. St-Joseph fait 1,300 ha sur 60 km. On y retrouve des profils très variés sur des sols granitiques qui donnent de la force au vin.

La Marsanne (90% de ce vin) apporte un caractère large, mature, onctueux et volumineux. La Roussanne qui est la cousine de la Marsanne apporte un côté plus frais avec plus d’acidité un côté un peu plus floral avec des arômes de pêches, abricots et à chair plus blanche. En bouche un peu de miel, de nougat et une acidité surprenante. Ces vins sont élevés majoritairement en cuves puis élevés dans des fûts neufs.

Avec de l’évolution on s’approcherait de la confiture d’abricots, de la cire d’abeille et ça se rapprocherait d’un côté oxydatif. Avec le temps ces notes oxydatives vont s’amplifier.

Lieu-dit Saint-Joseph, 2017, vin blanc, $65.00, cépages: Marsannes 95%, Roussanne 5%, code SAQ: 14094132.

C’est un vignoble assez particulier de Tournon sur Rhône. Il appartenait à Jean-Louis Grippat et a été vendu à la famille Guigal. Depuis 2001 on y produit des vins en blanc et en rouge et le lieux-dit a donné son nom à l’appellation. Belle carte postale que ce lieux-dit. Sur des sols granitiques assez léger exposés au sud.

Ça donne des vins très charnus, très mûrs, denses et d’une belle épaisseur. On les élève pendant 10 mois moitié fût neuf et moitié en fût d’un vin.

Notes boisées, de vanille, de tarte aux pommes ainsi que cannelle. Comme une caresse, très complexe.

Condrieu, 2017, vin blanc, $80.50, cépage: Viognier 100%, code SAQ: 13260856.

Élaboré à 100% de Viognier. On arrive sur les beaux vignobles de Condrieu avec des sols granitiques avec beaucoup de variations. On fait des vins qui sont toujours généreux avec du fruit de la passion, un beau côté floral avec une bouche toujours soyeuse et ronde.

Bien aromatique sur des arômes de fruits exotiques, de pêches ainsi que de belles notes florales. La bouche est grasse (gras volumineux) mais pas lourde et le tout est d’une belle profondeur avec beaucoup de persistance et de fraîcheur. Très beau!

La Doriane, 2017, $148.00, cépage: Viognier 100%, code SAQ: 13260899.

Provenant des 5 meilleures parcelles sur 5 ha de l’appellation Condrieu. Elles sont vinifiées séparément et élevées à 100% en fûts neufs et assemblées après 10 mois d’élevage.  

On y retrouve la grande finesse de Condrieu avec beaucoup de délicatesse, des notes boisées, une texture grasse toute en dentelle et avec beaucoup d’équilibre.

Ermitage, Ex-Voto, 2013, vin blanc, $232.50, cépages: Marsanne 90%, Roussanne 10%, code SAQ: 13319512.

On monte la côte avec ce vin qui est composé à 90% de Marsanne et de 10% Roussanne! C’est comme pour les lieux-dits, ce sont des parcelles qui appartenaient au domaine Grippat. Ce vin est un assemblage de 2 parcelles sur l’Hermite et au Muret. Ces vins sont élevés pendant 2 ans dans des fûts neufs.

Assez ouvert avec comme un petit côté mystérieux ainsi qu’un caractère un peu autoritaire et froid. Avec des notes de thé et de paille avec comme un côté bourguignon qui ressemble aux vins de Corton-Charlemagne de la Bourgogne qui ont beaucoup de puissance, de chaleur et de générosité. Aussi beaucoup de finesse. Gras en bouche avec cette finale sur le silex. Grand potentiel de vieillissement.

Côtes du Rhône, vin rouge, 2015, $20.60, code SAQ 259721

Issu d’un excellent millésime, il est composé de 50% Syrah, 45% de Grenache et 5% de Mourvèdre. C’est un vin d’un style bien tendre, plus pierreux et épicé. Il a vieilli pendant 3 ans dans des fûts.

Fruits noirs un peu confiturés, épices, garrigue avec un grain sérieux et assez épais avec des tannins bien charpentés.

Château de Nalys, Saintes Pierres de Nalys, Châteauneuf-du-Pape, vin rouge, 2017, $64.00, cépages: Grenache 69%, Syrah 20%, autres cépages 6%, Cinsault 5%, code SAQ: 13905600.

Surtout élevé en cuve inox avec à peine 20% qui est élevé en foudre. Il est composé de 70% de Grenache, 10% de Syrah et 20% de Cinsault.

Bien fruité, immédiat et ouvert avec un côté bien noir très mûr et des notes de cerises kirsch. Les tannins ne sont pas aussi prononcés, presque délicats mais quand même sphériques en bouche.

Château de Nalys, Châteauneuf-du-Pape, vin rouge, 2016, $110.00, cépages: Grenache 59%, Syrah 32%, Mourvèdre 5%, autres cépages 4%, code SAQ: 13905651.

Ici la proportion de Syrah est plus importante avec 35% (élevée en petites pièces) puis de Grenache, de Counoise et de Muscardin qui apportent une certaine rusticité et équilibrent la sur-maturité du Grenache.

Puissance, tannins bien charpentés, notes d’épices bien prononcées. C’est un vin qu’il faudra attendre un peu.

Saint-Joseph, 2016, vin rouge, $40.00, cépage: Syrah 100%, code SAQ: 14296800.

Sur les fruits noirs, graphite, tannins charpentés et bien serrés.

Lieu-dit, Saint-Joseph, 2016, vin rouge

Notes de cèdre, d’épices, côté bien solaire, tabac blond avec beaucoup de volume et très sphérique.

Saint-Joseph, Vignes de l’Hospice, 2016, vin rouge, $118.00, cépage: Syrah 100%, code SAQ: 14198329.

Plus frais et assez austère avec notes d’épices, de poivre, bien floral. La bouche démontre des flaveurs de chocolat noir, d’épices avec ce côté minéral.

Les Côte-Rôtie

‘’Pour les Côte-Rôtie, qui est la seule appellation ou on peut ajouter du Viognier, le pourcentage de Viognier va dépendre du type de vin et la façon dont c’est planté. Il est en fait co-planté dans les parcelles avec la Syrah. On sait la proportion de Viognier parce qu’on a compté les pieds de vignes. Donc je peux vous dire que pour la Mouline il y a 11% de Viognier parce que c’étaient des vignes ou il y avait historiquement beaucoup de Viognier. C’est surtout la maturité de la Syrah qui va déterminer la vendange. Le Viognier est souvent plus mûr que la Syrah. ‘’

Brune et Blonde, Guigal, 2015, $96.50, vin rouge, cépages: Syrah 96%, Viognier 4%, code SAQ: 13260821.

De la Syrah avec 4% de Viognier. Le plus représentatif de l’appellation avec des notes de violettes, d’épices et des tannins bien compacts.

Château d’Ampuis, 2015, $152.25, vin rouge, cépages: Syrah 93%, Viognier 7%, code SAQ: 13319491.

Contient 7% de Viognier. Un vin qui s’ouvrira avec le temps sur des fruits noirs, des tannins charpentés et d’une belle persistance.

La Mouline, 2015, $475.50, vin rouge, cépages: Syrah 89%, Viognier 11%, code SAQ: 13319547.

Contient 11% de Viognier et provient de vignes qui ont plus de 100 ans. Sur des notes de tabac blond, pot-pourri avec ce côté bien floral. La bouche est veloutée, suave et des tannins bien charpentés et bien équilibrés. Structure sphérique en bouche.

La Turque, 2015, $475.50, vin rouge, cépages: Syrah 93%, Viognier 7%, code SAQ: 13319563.

‘’Le dernier millésime de La Turque avant le 1981 c’était en 1935. Ce lieux-dit là il a été abandonné pendant 50 ans. C’est la famille Guigal qui a décidé de replanter des vignes à cet endroit car la famille savait que c’était un très bon lieux-dit qui faisait partie de premiers crus de Côte-Rôtie à même titre que La Mouline. Donc c’est pour ça qu’on a entreprit des travaux pharaoniques en 1981.’’

Côté plus démonstratif sur des notes de chocolat noir, de tabac blond.

La Landonne, 2015, $350.00, vin rouge, cépage: Syrah 100%, code SAQ: 12098666.

Composé à 100% de Syrah il est d’une intensité très aromatique avec des tannins bien charpentés et d’une longueur interminable.

Ermitage, Ex-Voto, 2015, vin rouge, $544.50, cépage: Syrah 100%, code SAQ: 14198311.

D’un profil plus noir avec des tannins d’un grain tissé bien serré.

D’autres vignobles à visiter à Condrieu et Côte-Rôtie

Domaine François Villard

Sur rendez-vous., 330, route du Réseau-Ange, 42410 Saint-Michel-sur-Rhône,

Tél. : 04 74 56 83 60.
www.domainevillard.com

Domaine Yves Cuilleron

58 RD 1086, Verlieu, 42410 Chavanay. 

Tél. : 04 74 87 02 37.
www.cuilleron.com

Domaine Pierre Gaillard

Lieu-dit Chez Favier, 42520 Malleval. 

Tél. : 04 74 87 13 10.

www.domainespierregaillard.com

Domaine Georges Vernay

1, route nationale, 69420 Condrieu.

Tél. : 04 74 56 81 81.
www.domaine-georges-vernay.fr

Maison Vidal Fleury

48 Route de Lyon

69420, TUPIN-ET-SEMONS

Tél : 04 74 56 10 18

Fax : 04 74 56 19 19

L’authenticité de l’Italie avec Poderi Colla et Poli Distillerie.

Je vous suggère de découvrir deux producteurs du nord de l’Italie qui ont quelque chose de très important en commun : l’authenticité et la recherche constante de la qualité. Rencontrez donc Poderi Colla située dans le Langhe et la Distillerie Poli en Vénétie et découvrez deux excellents vins rouges et un Vermouth étonnant.

Poderi Colla

Poderi Colla est depuis 300 ans probablement la quintessence du Domaine familial dans le Piémont bien ancrée dans la tradition, dans le travail bien fait, le respect de la nature, dans une recherche constante de laisser la vigne s’exprimer dans ce qu’on appelle la ‘’naturalité’’ des vins.

Comme le dit si bien Tino Colla : ‘’Nous connaissons tout des plus récentes avancées technologiques de la viniculture et ce, pour l’utiliser le moins possible dans l’élaboration de nos vins. Nous élaborons un produit naturel et on ne fait qu’aider la vigne à s’exprimer. Notre famille a tout essayé dans les diverses appellations du Piémont étant souvent les premiers à vinifier et nous avons eu la chance au fil du temps de sélectionner les meilleurs terroirs entre autres pour le Nebbiolo qui représente 60% de nos cépages plantés’’.

Vignoble Poderi Colla (crédit photo: Luc Marier)

Cette maison que j’ai visité l’année dernière est véritablement à la recherche constante d’authenticité, d’originalité, d’intégrité et de pureté. À partir de leurs 4 vignobles sur 28 hectares des plus qualitatifs, ils produisent des vins sérieux, classiques qui témoignent des cépages dont ils proviennent.  

Leurs vins sont simples du point de vue conceptuel et bénéficient de la longue expérience que la famille a acquise au fil des années. Chaque vin a son caractère qui est l’expression du cépage, du vignoble et de la parcelle dont il provient. En fait chaque cépage de chaque parcelle est vinifié séparément.

Poderi Colla, Barbera d’Alba DOC, Costa Bruna, 2017, $24.85, cépage : Barbera 100%, sucre : 3 g/l, alc. :13.5%, code SAQ : 14508981.

Poderi Colla, Barbera d’Alba DOC, Costa Bruna, 2017

De la belle Barbera bien fraîche provenant de vignes de 70 ans et plus avec beaucoup de structure et de matière! Un vin qui se laisse découvrir sur des notes d’épices douces, de fruits rouges (cerises) ainsi qu’un soupçon de fruits noirs bien frais, peu boisé et très complexe. Le genre de vin dont on dit qu’on reconnaît le ‘’caractère des raisins’’.

En bouche, beaucoup de fraîcheur de finesse, d’élégance sur des tannins charpentés souples et tissés serrés. C’est juteux, croquant avec une acidité bien présente qui supporte des flaveurs de cerises, de noyaux de cerises, de mûres et quelques notes boisées assez discrètes. Finale d’une belle persistance sur des notes fruitées. J’en boirais tous les jours!

Et quel potentiel de vieillissement! Le 1995 que j’ai aussi dégusté présentait des notes d’évolution sur la prune avec des tannins encore bien charpentés. La finale dégageait beaucoup de volume et d’amplitude.

Poderi Colla, Barbaresco DOC, Tenuta Roncaglie, Roncaglie, 2015, $48.25, cépage : Nebbiolo, sucre; 2.7 g/l, alc. :14%, code SAQ : 14358345.

Poderi Colla, Barbaresco DOC, Tenuta Roncaglie, Roncaglie, 2015

Un vin d’une grande finesse avec beaucoup de complexité qui provient de l’une des parcelles (Roncaglie) des plus qualitatives. Sur des notes d’épices, de fruits rouges, un peu de tabac, des notes de mûres, de violettes, d’épices et de sous-bois. En bouche, la texture est des plus veloutée sur des tannins charpentés. Le tout est d’une grande richesse, très généreux et d’une grande amplitude. Un véritable coup de cœur! Grand potentiel de garde.

Le 1998 que j’ai aussi dégusté était encore d’une belle fraîcheur sur des notes de tabac, de fruits très mûrs avec des tannins bien souples et presque charpentés. Surprenant ce vin qui était encore bien juteux et d’une superbe longueur.

Poli Distillerie

Poli est une distillerie familiale artisanale vieille de plus de 100 ans dont la réputation n’est plus à faire. Fondée par GioBatta Poli (une famille qui a ses origines dans les années 1400) elle est spécialisée dans l’élaboration de Grappa, de liqueurs et autres spiritueux. Elle est située tout à côté de Bassano del Grappa.

Poli Distillerie

Le Vermouth est un apéritif élaboré à partir de vin fortifié avec une eau-de-vie qui est ensuite aromatisée de plantes aromatiques. Ce Gran Bassano Bianco, développé par Jacopo Poli, est un Vermouth à base de Vespaiolo, un vin blanc issu de raisins indigènes de la DOC dont fait partie la ville de Bassano.

Le profil aromatique de ce Vermouth est le résultat d’une infusion de plus de vingt plantes, parmi lesquelles dominent l’aubépine et le sureau (sambuscus), plantes caractéristiques de la région de Bassano, ainsi que le pamplemousse, le galanga (gingembre), l’orange douce et amère.

Gran Bassano Bianco, Vermouth, Italie, Poli Distillerie, $26,00, 750 ml, sucre : 190 g/l, alc. : 18%, code SAQ : 14462281.

Gran Bassano Bianco, Vermouth, Italie, Poli Distillerie

Quel beau Vermouth d’une intensité aromatique assez incroyable et d’une persistance plus qu’appréciable. Le nez est sur une dominante d’herbes aromatiques, d’épices douces, d’agrumes et de notes florales.

La bouche légèrement grasse présente un bel équilibre avec des flaveurs herbacées, des notes d’agrumes avec en plus comme une pointe d’amertume sur le zeste d’orange. Bien que le niveau de sucre soit assez élevé on ne le sent à peine tel l’équilibre aromatique a été atteint. Vous dégusterez ce Vermouth bien frais sans qu’il ne soit trop froid. 

Bonne dégustation!

Agence Montalvin – échantillons reçus

Bodega El Esteco. Les vins d’altitude extrême d’Argentine!

Bodega El Esteco

Bodega El Esteco

Les vignobles de cette maison, fondée en 1892 par des immigrants français, sont situés au cœur de la vallée de Calchaqui dans le Nord de l’Argentine dans une région qui présente des conditions particulièrement extrêmes. En fait, les vignobles se retrouvent à une altitude de plus de 1,700 m ce qui en fait parmi les plus élevés du monde. La région de Calchaqui ne représente que 2% de la surface viticole d’Argentine mais produit des vins qu’il vaut la peine de découvrir.

Vignoble El Esteco

Au-delà de 500 ha de vignes sont situés dans la région de Cafayate à 1700 m d’altitude du côté des montagnes Quilmes et 260 ha dans la région de Chanar Punco à 2000 m d’altitude près des montagnes Aconquija. Cette dernière région subit des températures très froides ce qui n’est pas évident pour aller chercher la maturité des raisins.

Vignoble El Esteco

Pour pouvoir faire du vin dans de telles conditions, cette maison a eu à redéfinir les paradigmes qui entourent la production du vin et a su mettre de l’avant les caractéristiques propres au terroir de la région. Elle doit composer avec des variations extrêmes de températures (environ 22 ° C entre le minimum pendant les matins et nuits froids, et le maximum pendant les jours ensoleillés).

Vignoble El Esteco

De plus, les sols sont profonds, pauvres mais riches en minéraux et rocheux et heureusement qu’ils reçoivent une irrigation des Andes car les précipitations sont très faibles avec 120mm de pluie. Les vignes sont exposées à 350 jours de soleil et afin d’aller chercher le maximum d’ensoleillement et donc de maturité des raisins elle favorise la taille de type pergola bien qu’elle utilise d’autres types de taille selon les terroirs.

Carte vinicole – nord de l’Argentine

Les notes de dégustation

Nous avons dégusté 3 vins (les bouteilles nous ont été envoyées avant la dégustation) dont 2 étaient élaborés à 100% de Cabernet-Sauvignon.

Il faut savoir que ce n’est qu’en 1853 que les premiers pieds de vignes de Cabernet-Sauvignon sont apparus dans le paysage de l’Argentine. Surprenant à savoir, l’Argentine est le 7e pays producteur de Cabernet-Sauvignon dans le monde et le vignoble El Esteco produit à lui seul 26% du Cabernet-Sauvignon de la vallée de Calchaqui.

Son profil aromatique est très caractéristique de la région surtout avec ses notes de Pyrazine qui lui apporte des notes herbacées. Ses caractéristiques sont aussi un côté fruité ( cassis, mûres, bleuets, cerises, et gelée de bleuets) un profil épicé (menthe, poivre noir, eucalyptus, anis, menthol, paprika, feuilles de laurier) et des arômes et saveurs de vieillissement sous-bois (chêne, cèdre, tabac, craie, chocolat noir).

El Esteco, Don David Reserve, Cabernet Sauvignon, Argentine, Vallée de Calchaqui, Cafayate, 2018, $16.25, sucre : 3.2 g/l, alc. :14%, code SAQ : 13545886.

El Esteco, Don David Reserve, Cabernet Sauvignon, Argentine, Vallée de Calchaqui, Cafayate, 2018

Ce vin est produit à une altitude de 1,700 m avec uniquement des raisins de Cabernet-Sauvignon. Le moût est produit uniquement avec du jus de première presse et 70% des vins sont élevés en petits fûts de chêne américain et français pendant 12 mois le restant en cuves inox.

Ce vin est carrément surprenant pour un vin d’entrée de gamme. Au nez il exprime des effluves de fruits très mûrs rouges et noirs, de prunes, de notes herbacées assez discrètes (piments verts), d’épices douces et de notes boisées.

En bouche la texture est veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins sont charpentés, souples et tissés assez serré. C’est juteux sur une dominante d’épices douces, de fruits noirs et de flaveurs de torréfaction et de chocolat au lait qui viennent agrémenter le tout. La perception de volume et d’amplitude est des plus agréable et la longueur est surprenante pour un tel vin. Décidément un vin à acheter.

El Esteco, Cabernet Sauvignon, Argentine, Vallée de Calchaqui 2015, $22.95, sucre : 3.4 g/l, alc. :14.5%, code SAQ : 13648324.

El Esteco, Cabernet Sauvignon, Argentine, Vallée de Calchaqui 2015

Dans ce vin qui porte le nom de la cave, on utilise de levures indigènes et sélectionnées pour le processus de fermentation ce qui intensifie le profil aromatique. Le vin est élevé dans les mêmes fûts de chêne utilisés durant la fermentation et ce, pendant 12 mois. Une sélection rigoureuse des fûts est réalisée, à la recherche de chêne légèrement toasté afin de surpasser la fraîcheur du fruit. Le vin est mis en bouteille non filtré et conservé à la cave pendant 6 mois.

L’idée ici, selon Alejandro Pepa, est de produire un cabernet sauvignon qui révèle quelques notes de pyrazine. Avec ses notes herbacées et fruitées, ses tanins fins et son acidité rafraîchissante C’est vraiment un vin à découvrir.

Ce vin se découvre sur des arômes d’épices douces (paprika) assez présentes, de prunes, de chocolat au lait, de notes herbacées (pyrazine) et de notes légèrement boisées. La bouche laisse découvrir une certaine élégance sur une texture veloutée, une acidité fraîche et des tannins très souples, charpentés et tissés bien serré. Les flaveurs de fruits noirs, de chocolat au lait, de cerises noires et d’épices douces bien présentes s’expriment en une longueur assez longue et d’une agréable persistance. Un vin ‘’smooth’’, généreux, d’une belle amplitude. À la caisse!!

El Esteco, Altimus MMXV, $45.25/btle, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Malbec 35%, Cabernet franc 10%, Merlot 5%, disponible en importation privée (caisse de 6 btles) via l’agence Galleonwines.ca.

El Esteco, Altimus MMXV

Le mot latin «altimus» signifie «le plus élevé» et témoigne de ce que peut donner de mieux ce terroir extrême.  C’est le vin emblématique de la maison et est élaboré à partir des meilleures parcelles du domaine et des meilleurs raisins de la vendange. Seul le jus de goutte est utilisé pour faire ce vin.

Chaque parcelle dont est issu le vin est élevé séparément pendant douze mois en barriques neuves de chêne français, puis assemblé et vieilli pendant six mois supplémentaires. Cet assemblage unique d’une sélection des meilleurs raisins de chaque vendange a le pouvoir de concentrer en lui-même les caractéristiques uniques du terroir des plus hauts vignobles du monde. Ce vin est non filtré et non stabilisé pour préserver son caractère unique.

D’emblée ce vin présente un superbe équilibre entre les arômes et saveurs fruités et les notes d’épices douces. Le nez est sur des notes de fruits très mûrs de prunes, de fruits noirs, de tabac, de café, de chocolat noir avec un soupçon de menthe et de notes herbacées et boisées.

La bouche est bordelaise et d’une texture élégante, veloutée et riche supportée par des tannins charpentés et particulièrement souples. Les flaveurs de fruits très mûrs de mûres, d’épices douces, de café, de torréfaction et de chocolat noir complètent cet ensemble quelque peu opulent. Et quelle longueur…Beaucoup de classe sans avoir ce côté ‘’bling bling’’ de plusieurs vins dits ‘’blockbusters’’.

Une autre aventure trépidante des  »Moustiquaires »!!

Les Moustiquaires – de gauche à droite: Bob, Stef, Ben et Claude (Vinformateur)

Encore une belle rencontre (lire dégusss) des célèbres Moustiquaires dont Alexandre Dumas aurait été des plus fier! Comme à l’habitude les vins sont dégustés à l’anonyme (aveugle, aveuglette etc.) par ces connaisseurs de la divine bouteille! Bob, Ben, Stef et Claude (Vinformateur) tentent par tous les moyens, oserais-je dire, de découvrir l’origine et la composition de ces joyeux flacons. Attablés au chic restaurant Grigio (apportez votre vin il va sans dire) nous avons largué les amarres et sommes partis à l’aventure…

Les vins dégustés à l’anonyme

La Syrare 2013 d’Alain Gallety, Côtes du Vivarais

Bob nous a apporté La Syrare 2013 d’Alain Gallety du Domaine Gallety. Ce vin provient de l’appellation Côtes du Vivarais située à l’extrême nord-ouest de la région viticole du sud du Rhône. C’est un assemblage de 30% Grenache et 70% Syrah avec des rendements très bas de 12 à 15 hl/ha. Macération de 45 jours puis élevage en fûts de chêne neufs pendant 2 ans. Finalement il est mis en bouteilles en très petites quantités (mes derniers chiffres me disent environ 2,000 bouteilles/an) sans collage ni filtration.

C’est un vin que nous goûtons depuis plusieurs années et nous avons eu le plaisir de recevoir Alain et son épouse pour une dégustation de leurs produits. Quel plaisir nous avons eu!

Évidemment c’est Stef qui tout de suite a perçu les notes poivrées et la Syrah. Le vin nous a semblé plus en finesse que tous les autres millésimes goûtés. C’est peut-être ce qui nous a dérouté quelque peu. Il faut dire que lors de plusieurs dégustations contre de superbes vins de Syrah de la Vallée du Rhône, ce vin est souvent sorti parmi les meilleurs. Excellent produit comme toujours. Il est disponible en IP et malheureusement je n’ai pas le nom de l’agence.

Porseleinberg, Syrah 2015, Afrique du Sud, code SAQ: 13141339

Quant à moi j’ai apporté le Porseleinberg, Syrah, 2015 d’Afrique du Sud. Je l’ai goûté à quelques reprises avec Mark Kent propriétaire de la maison Boekenhoutskloof. Ses vins sont stylistiquement résolument d’inspiration française tant au niveau de la Syrah que du Cabernet-Sauvignon. Il a tendance à vinifier ses vins avec un niveau de Ph passablement élevé afin de leur donner une texture riche, veloutée ainsi qu’une belle amplitude en bouche. Son Porseleinberg est carrément d’inspiration Rhône Nord. C’est un vin qui est produit en petites quantités.

Bien que certains aient perçus la présence de la Syrah, nos experts ont été menottés par ce ce vin quant à son origine. Alors voici mes notes de ce vin rédigées suite à ma rencontre avec Mark Kent en avril 2018 : ‘’On a l’impression de goûter un des vins mythiques de Côte-Rôtie avec toute cette élégance et cette finesse. Attendez-vous à de la grande Syrah. Des notes balsamiques, viandées avec de belles notes de cerises, belle sensation de minéralité et des notes d’épices douces surtout sur le poivre et du chocolat noir. En bouche c’est élégant, c’est riche avec des tannins charpentés tissés serré. Il y a passablement de tension dans vin. Vraiment un beau vin! ‘’. De l’agence Univins.

Penfolds St-Henri, 1998, code SAQ: 510875

Stef nous a apporté ce vin assez époustouflant de la maison Penfolds dont j’ai eu la plaisir de rencontrer l’ambassadrice Zoe Warrington avec l’agence Mark Anthony en début d’année. Nous avons eu droit à tout un éventail de leurs produits dont le fameux RWT Bin 798 2016 qui m’avait jeté par terre.

Les vins Penfolds sont véritables icônes de la viticulture australienne depuis plus de 175 ans. Les vins de cette marque font partie de Treasury Wine Estates un des plus importants groupes vinicoles au monde avec au-delà de 70 marques et 13,000 hectares de vignobles. La marque Penfolds en est le pinacle avec des vins légendaires tels Grange Bin 95, RWT, Bin 707 et autres tous aussi importants.

Et que dire de ce St-Henri 1998!! Sur des notes particulièrement complexes de Shellac, de notes boisées, de fruits très mûrs et de chocolat avec un volume, une amplitude et une longueur interminable. Bon je me pète les bretelles! J’ai trouvé le pays et presque le millésime. De toute façon je me suis tellement fourvoyé sur les autres vins.

Le Volte dell’Ornellaia 1999, $29.35, code SAQ: 10938684

Ben nous a apporté ce vin de la maison Ornellaia reconnue de par le monde. Et c’est tout un millésime que ce mythique 1999!

Le domaine Ornellaia a été fondé en 1981 par Marchese Lodovico Antinori et est perçu comme l’un des vignobles emblématiques du monde. Il a prospéré sous la propriété de la famille Frescobaldi qui en a pris le contrôle en 2005. Une association avec Michel Rolland qui a débutée en 1991 en a assuré le style et le classicisme. Finalement c’est en 1991 que Le Volte a vu le jour.

Stef et Bob ont trouvé le pays! Ils sont forts ces deux là! Moi je me suis fait avoir avec la finesse et les tannins tellement fondus. J’étais en France un peu perdu…Incroyable le potentiel de vieillissement que ce vin possède.

Je vous fais part de mes plus récentes notes de dégustation du millésime 2017 : ‘’Ce vin s’ouvre sur des effluves de fruits noirs très mûrs (mûres), de prunes, de cassis, de notes animales et de notes viandées. En bouche la texture est bien veloutée, l’acidité très fraîche et les tannins sont charpentés et bien structurés. Les flaveurs témoignent d’une belle concentration du fruit dominés par les saveurs de prunes, de mûres et d’épices douces. Beau volume en bouche et finale d’une belle persistance.’’ De l’agence Mark Anthony.

Ceci conclut notre aventure!! Suivez-nous dans notre quête des meilleures bouteilles…

Coup de Coeur de l’appellation Pessac-Léognan! Château de Rouillac 2015.

Château de Rouillac, Bordeaux, Pessac-Léognan, 2015

Château de Rouillac, Bordeaux, Pessac-Léognan, 2015, $53.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 52%, Merlot 48%, sucre : 1.2 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ : 12224669.

Ce superbe vin est élevé en barriques de chêne français selon les millésimes (un tiers de fûts neufs). L’excellent millésime 2015 est caractérisé par son élégance. ‘’La force du 2015 réside avant tout dans sa fraîcheur et dans son éclat, son élégance en somme, plus que par sa densité et sa puissance ou la grande maturité des raisins’’. Source Le Figaro

Fidèle à sa réputation ce vin se découvre sur des notes de fruits rouges d’une belle maturité et d’une belle intensité, de cerises noires de prunes et de groseilles, d’arômes de cèdre assez discrets ainsi qu’un soupçon de torréfaction et de violette. Tout respire l’élégance et le charme.

En bouche la texture est des plus veloutée, l’acidité équilibrée et les tannins veloutés, charnus et charpentés. Tout est volupté, finesse avec un côté séduisant. Les flaveurs intenses et complexes de fruits noirs et de notes boisées lui donnent ce côté charnu et juteux des plus jouissif. La finale est d’une persistance à faire rêver.

Vous ferez de beaux accords avec confit de canard, agneau aux fines herbes, entrecôte bordelaise et filet de bœuf braisé.

Agence Benedictus – échantillon

Château de Rouillac

Domaine historique et très ancienne terre noble le Château de Rouillac situé dans l’appellation Pessac-Léognan est une vaste propriété de 36 hectares (dont 24 sont plantées de vignes d’un seul tenant) qui retrace l’histoire familiale de chacun des propriétaires qui se sont succédé.

Le plus illustre fut certainement Le Baron Haussmann qui acquiert le domaine en 1864 et en fair sa retraite favorite. Les siècles s’écoulent, les propriétaires se succèdent et ce n’est qu’en 2009 que Laurent Cisneros croise la propriété. Il tombe sous le charme de ce domaine et décide d’unir son destin et celui de sa famille à Rouillac.

Château de Rouillac

Situé au sud de l’agglomération de Bordeaux et dans la partie ouest de l’Appellation Pessac-Léognan, le domaine de 36 hectares présente le rare avantage d’être d’un seul tenant, se partageant aujourd’hui entre 23 hectares de rouge et 3 hectares de blanc.

Il est implanté sur un exceptionnel sol de graves du tertiaire, mélange de galets roulés et de graviers, traces providentielles de la Garonne. Le climat tempéré est influencé par la proximité de la Garonne et de l’océan, avec une douceur et une hygrométrie régulière particulièrement favorable à la vigne.

Carte vinicole

Laurent Cisneros supporté par Jean-Christophe, directeur technique, décide d’engager la conversion de l’ensemble du vignoble en Agriculture Raisonnée pour ultimement au fil de bien des efforts obtenir la certification Haute Valeur Environnementale la plus élevée en France. Ceci implique entre autres, aucun herbicide, ni insecticide, labour avec des chevaux sur une grande partie du vignoble, suivi serré de la biodiversité dans le domaine.

Quant à la vinification, des foudres en bois et cuves en inox thermo-régulées sont rassemblées dans les deux cuviers de la propriété pour des vinifications contrôlées avec une durée de cuvaison d’environ 22 à 25 jours selon les millésimes.  Du matériel de dernière génération, des équipements performants adaptés assurent des vinifications et des extractions d’une grande précision.

Chai – Château de Rouillac

L’œnologue conseil n’est nul autre qu’Éric Boissenot qui conseille déjà Lafitte Rotshchild, Latour, Margaux… En accord avec la philosophie de Laurent Cisneros et de son équipe, il travaille avec une grande précision la finesse et concentre la qualité des tanins avec une recherche constante du juste équilibre qui mène vers une excellence à la hauteur de son talent.

Éric Boissenot – oenologue conseil

Appellation Pessac-Léognan

C’est le 9 septembre 1987 qu’a lieu la signature du décret de l’appellation Pessac-Léognan. Cette région dont les caractéristiques du sol, le climat, les traditions de production des vins rouges comme des blancs secs, d’une qualité exceptionnelle qui s’exprimaient déjà depuis des siècles.

Les sols sont composés de dépôts de Graves: ces galets et graviers roulés par la Garonne depuis près de 2 millions d’années qui sont uniques au monde. Le climat est régulé par à l’est par la Garonne qui atténue les gelées et, à l’ouest, par la forêt qui coupe les vents et maintient l’humidité. Par son originalité géographique du fait que le vignoble s’imbrique pratiquement dans le tissu urbain.

Ce terroir composé de ces Graves dont l’épaisseur varie de 20 cm à 3 mètres et la disposition en sous-sol sans véritable homogénéité offrent différentes possibilités d’expression des caractères et des nuances des grands vins de Pessac-Léognan.

Terroir Pessac-Léognan

Deux cépages en particulier expriment le mieux l’expression du terroir : le Cabernet-Sauvignon et le Merlot. Le premier développe à merveille dans ces sols graveleux sa personnalité puissante et complexe offrant aux vins rouges une robe foncée, une structure puissante avec des tannins fermes ainsi qu’une aptitude incomparable au vieillissement.

Le second, le Merlot, compense, dans les assemblages, la rigueur du Cabernet-Sauvignon grâce à sa rondeur et son fruité et apporte ainsi de la souplesse.

En rouge les cépages suivants sont permis : Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet franc, Petit verdot, Malbec, Carmenère. En blanc : Sauvignon, Sémillon et Muscadelle.

Quel beau Brunello di Montalcino! Un must dans son cellier que ce Collemattoni 2015.

Brunello di Montalcino DOCG, Italie, Collemattoni, 2015, $57.25, cépage: Sangiovese 100%, sucre: 1.7 g/l, alc.: 14.5%, code SAQ : 13369288.

Ce vin provient d’une des appellations carrément mythiques et des plus qualitative d’Italie soit Brunello di Montalcino DOCG. J’ai eu le bonheur de visiter cette région à quelques reprises et de déguster plusieurs des vins de l’appellation. Toujours un bonheur de tremper ses lèvres dans ce nectar!

Élaboré à 100% de Sangiovese seul cépage de l’appellation, ce vin est élevé pendant un minimum de 30 mois dans des foudres de Slavonie d’une capacité de 32 hectolitres ce qui ajoute de la complexité au vin sans trop en modifier les arômes et saveurs fruités. Viennent ensuite quatre mois d’élevage en bouteille.

Le nez s’ouvre sur des arômes de cerises noires, de liqueur de Kirsch, de prunes, d’épices douces et de notes de cuir. La bouche bien généreuse est d’une texture veloutée, d’une acidité assez relevée typique du Sangiovese et des tannins charpentés et tissés bien serré. Les flaveurs assez intenses et tout en élégance de fruits noirs, de prunes, de réglisse, de tabac ainsi que des notes boisées viennent couronner ce nectar. C’est juteux, d’une longueur interminable.

Vous ferez de beaux accords avec des plats typiquement italiens ainsi qu’avec des viandes rôties, gibier et viande braisée.

Agence Sélections Fréchette – échantillon

Azienda Agricola Collemattoni

Azienda Agricola Collemattoni

Cette maison est située sur une colline du côté sud de la zone municipale de Montalcino, à une courte distance du village de Sant’Angelo in Colle. La ferme Collemattoni remonte à la fin du XVIIe siècle. En fait ce nom est mentionné dans les registres dès 1672 et la ferme est la propriété de la famille Bucci depuis au moins 1798.

Aujourd’hui, le domaine est dirigé par Marcello Bucci qui fonde sa philosophie de vinification autant de la technologie que du respect de l’appartenance au lieu. La maison est axée sur un développememt durable.

La maison Collemattoni comprend environ 11 hectares de vignes, principalement du Sangiovese, dans cinq régions différentes au sud-ouest et au sud-est de la communauté de Montalcino:

Le vignoble Collemattoni (avec moins de 2 hectares) est situé près de Sant’Angelo in Colle à 420 mètres au-dessus du niveau de la mer et entoure les principaux bâtiments du domaine et le cœur de la cave.

Le vignoble de Fontelontano (moins d’un demi-hectare) est situé entre Sant’Angelo in Colle et Collemattoni à 380 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le nom est lié à la présence d’une source d’eau que les gens utilisaient autrefois pour obtenir leur eau pour leurs maisons. Le Brunello di Montalcino Riserva est produit à partir de ce vignoble uniquement dans les meilleurs millésimes. Le vignoble de Fontelontano remonte à 1984 et est le plus ancien vignoble de Collemattoni.

Le vignoble Sesta (2,70 hectares) est situé entre les villes de Sant’Angelo in Colle et Castelnuovo dell’Abate sur une légère pente en face du Monte Amiata à 350 m au-dessus du niveau de la mer.

Cava Vineyard (1,80 hectares) est situé à Castelnuovo dell’Abate, dans une carrière d’albâtre (appelée localement onyx). La carrière locale a été utilisée pour construire l’abbaye romane de Sant’Antimo.

Le vignoble d’Orcia (environ 4,5 hectares) est situé près de Sant’Angelo in Colle. On y produit des variétés de Trebbiano et de Canaiolo.

Vignoble Collemattoni
Vignoble Collemattoni

La cave à vin de 700 mètres carrés a été entièrement rénovée en 2012. On en a alors profité pour installer une technologie de pointe pour la vinification. Malgré cette dernière, la cave est demeurée volontairement «très traditionnelle».

Brunello di Montalcino DOCG

La région de Montalcino, est située dans le sud de la Toscane à environ 1h30 de Florence et à 40 km de Sienne. La municipalité de Montalcino représente 31,200 hectares dont 3,500 sont plantés du cépage Sangiovese dont 2,100 hectares en Brunello di Montalcino (DOCG) et 510 en Rosso di Montalcino (DOC). On y élabore aussi le Moscadello (DOC) et le Sant’Antimo (DOC).  Le point plus haut de la région se situe à 564 mètres d’altitude.

Montalcino

Le cépage utilisé est le Sangiovese. On l’appellait autrefois Sangiovese Grosso, mais l’utilisation de ce cépage ne fait plus partie de la production. Au 19ième siècle alors que des vignerons ont expérimenté avec le Sangiovese, on l’appelait (et on l’appelle encore) Brunello ou Brunellino.  Il existe environ 130 clones de Sangiovese.

La région a connu un développement fulgurant passant de 20 maisons dans les années 70, à 50 dans les années 80 et compte maintenant 250 maisons productrices. On y élabore environ 9 million de bouteilles de Brunello et 4.5 millions de bouteilles de Rosso. Il est à noter qu’environ 25% de la production est organique ou biodynamique.

Les vins – caractéristiques

Les vins de Brunello di Montalcino ont en général une couleur/apparence légèrement plus transparente que disons un vin de Chianti Classico. En fait sa teinte est souvent légèrement orangée, quelquefois tuilée. On dirait presque la couleur d’un vieux vin.

Ce qui est aussi caractéristique du Brunello ce sont les tannins qui sont en général élégants et souvent charpentés rarement tanniques comme peuvent l’être quelquefois certains Barolo.

Les notes aromatiques qui prédominent dans les Brunello sont les épices douces, les fruits rouges genre cerises, quelquefois fraises, framboises, de notes prunes, de boisé, de torréfaction, quelques notes balsamiques, de tabac sans oublier quelques notes florales.

Les Brunello doivent vieillir un minimum de 2 ans en barrique ou en foudre et un minimum de 4 mois en bouteille (6 mois pour les Riserva). On peut les mettre en marché le 1er janvier de la 5ième année suivant les vendanges (6ans pour les Riserva).

Quant au Rosso di Montalcino on peut les mettre en marché le 1er septembre de l’année qui suit les vendanges. On peut y retrouver deux styles : soit fruité et léger ou avec un bon niveau de structure et de style généreux.

Quatre expressions du cépage Nebbiolo avec la caisse panachée de l’agence Vinatovin!

Le cépage Nebbiolo, roi et maître du Piedmont, situé dans le nord de l’Italie, confirme la qualité et l’unicité des vins de cette région. Cette caisse mixte démontre bien les multiples facettes du cépage avec un vin de la DOC Torino, de Barolo DOCG, de Barbaresco Reserva DOCG et de Barolo Reserva DOCG. Ce sont tous des vins qui sauront bien garnir votre cave ou cellier.

Pour commander

Pour commander ces caisses panachées cliquez sur le lien suivant.

Vous aurez accès à toutes les modalités ainsi que les détails de livraison en succursale ou à domicile selon la région. Vous pouvez aussi appeler au 1-819-472-5282 ou envoyer un email à information@vinatovin.com

Caisse #4: Italie – Nebbiolo dans toutes ses formes : $820.00 – 12 bouteilles

3 bouteilles Torino DOC 2016

3 bouteilles Barolo DOCG 2014

3 bouteilles Barbaresco Riserva DOCG 2012

3 bouteilles Vinorum Barolo Riserva DOCG 2011 (ou 2012 selon inventaire)

Torino, Nebbiolo, Italie, Piémont, Langhe, Torino DOC, Salvano, 2016, $38.40, cépage : Nebbiolo, , alc. : 13.5%.

Torino, Nebbiolo, Italie, Piémont, Langhe, Torino DOC, Salvano, 2016

Notes de dégustation Vinformateur (échantillon) :

Ce vin s’ouvre sur des effluves d’une belle intensité tant sur les fruits rouges bien mûrs, que de notes d’épices douces et un soupçon de vanille. La bouche est d’une texture veloutée, l’acidité assez présente typique au cépage et les tannins sont charpentés et tissés bien serrés et assez ronds pour du Nebbiolo. Le vieillissement de 18 mois en barrique libère de belles notes boisées qui avec le temps s’intégreront harmonieusement à l’ensemble du vin. C’est juteux, d’une belle amplitude en bouche et d’une très belle persistance. C’est un vin de Nebbiolo qui a une très bonne capacité de vieillissement bien qu’on puisse l’apprécier immédiatement.

Vous ferez de beaux accords avec des viandes rouges et du gibier.

Barolo, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG, cépage : Nebbiolo, 2014, $62.90, alc. : 14%.

Barolo, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG, cépage : Nebbiolo, 2014

Notes de dégustation du producteur :

Ce vin est un des plus prestigieux de la région du Langhe. D’un rouge éclatant avec quelques reflets violacés il dégage des accents typiques de tabac et de chocolat. La texture est bien veloutée et le vin est bien sec.

Vous ferez de beaux accords avec les viandes rouges et sera parfait avec du gibier. Il est particulièrement raffiné avec des plats typiques des Langhe, tels que «Brasato al Barolo» (bœuf braisé au vin rouge) et «Lepre al civet» (lièvre sauvage cuit au vin rouge). Excellent entre les repas comme «vin de méditation».

Barbaresco, Italie, Piémont, Langhe, Barbaresco, Riserva DOCG, Salvano, 2012, $82.20, cépage : Nebbiolo, alc. : 14%.

Barbaresco, Italie, Piémont, Langhe, Barbaresco, Riserva DOCG, Salvano, 2012

Notes de dégustation du producteur :

Robe rouge grenat intense et profonde. Bouquet caractéristique de fruits rouges mûrs avec des notes de bois et de vanille. Le profil aromatique est bien sec et austère rappelant le pays de Langhe.

C’est un vin adapté aux rôtis, au gibier et à diverses spécialités piémontaises. Excellent avec les fromages à pâte dure et épicée.

Barolo, Riserva, Vinorum, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG, 2012 ou 2011, $92.45, cépage : Nebbiolo, alc. : 14%

Barolo, Riserva, Vinorum, Italie, Piémont, Langhe, Barolo DOCG

Notes de dégustation du producteur :

Robe rouge grenat intense et profonde. Bouquet typique, intense et très persistant avec un parfum de bois doux et de vanille. Goût sec et velouté.

Vous ferez de beaux accords avec les viandes rouges et sera parfait avec du gibier. Il est particulièrement raffiné avec des plats typiques des Langhe, tels que «Brasato al Barolo» (bœuf braisé au vin rouge) et «Lepre al civet» (lièvre sauvage cuit au vin rouge). Excellent entre les repas comme «vin de méditation».

Cantine Salvano

Cantine Salvano

Les origines de Cantine Salvano remontent à des temps anciens. Dans les années 30, Angelo Salvano a commencé à produire des vins dans la ferme «Grillo» dans les vignobles de Diano d’Alba, au cœur des Langhe.

Ses produits, le résultat du travail acharné dans les vignobles et le dévouement à une terre dure et riche en même temps, commencent à être connus de beaucoup. Immédiatement après la guerre, la volonté de fer de son fils Xavier lui a permis d’agrandir la cave et de déplacer Valle Talloria. D’où le nom «Salvano» devient synonyme de vins de qualité.

Vignobles Salvano

En 1982 commence une nouvelle phase de croissance décisive, lorsque deux garçons des paysans d’origine décident de capitaliser sur leur enthousiasme et de réaliser leur rêve en tiroir. Luciana Agnello et Piero Sobrero apportent à l’entreprise et à leurs ambitions des expériences personnelles, en perpétuant la tradition, les saveurs et les arômes d’un art ancien, liés à la valeur de la terre des Langhe.

De nos jours, l’entreprise possède des vignobles à Ricca, Roddino, Barbaresco, Treiso, Serralunga, Monforte, à Roero et à Diano d’Alba (la terre historique du premier siège de la cave). Les vignobles sont traités et transformés par les agriculteurs, selon la tradition, afin de préserver les différentes caractéristiques de chaque terre.

Les autres caisses panachées

Poliziano! Des vins de Toscane de qualité supérieure!!

En juin dernier je visitais l’Italie et plus particulièrement la région de Montepulciano qui est située en Toscane. C’est à l’invitation du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano que j’ai visité cette superbe région. Vous pouvez accéder à mon article sur la région qui mérite d’ailleurs qu’on y aille au moins une fois dans sa vie. Tellement beau! Cliquez sur le lien.

Lors de ce voyage j’en ai profité pour visiter plusieurs vignobles dont celui de Poliziano. Rencontrez donc avec moi ce producteur bien connu au Québec dont une dizaine de références sont disponibles à la SAQ.

Il faut savoir que lors de ma visite j’ai enregistré l’ensemble des commentaires de Margherita Pallecchi Directrice à l’Export et du Dott. Federico Carletti propriétaire du Domaine. C’est donc pratiquement sous forme d’entrevue que je vous livre cet article.

VF (Vinformateur) : ‘’L’Italie possède tant de cépages indigènes et ça me surprend toujours qu’on persiste à utiliser des cépages dits internationaux dans l’élaboration des vins’’.

MP (Margherita Pallecchi) : ‘’Il est vrai que de temps à autres nous allons assembler du Merlot avec du Sangiovese car les deux vont si bien ensemble. Le Merlot ajoute un côté plus rond et plus velouté au vin final. Cependant notre but ultime pour les prochaines années est d’utiliser de 90 à 95% de Sangiovese si ce n’est 100% comme nous le faisons maintenant pour nos deux vins provenant de Single Vineyards (vins provenant d’une seule parcelle).

Nous voulons donc être des producteurs de Sangiovese dans le terme le plus pur. Pour le moment nous sommes entre 80 et 90% de Sangiovese et nous sommes en constante et rapide évolution.

Visite du vignoble

VF : note – nous nous dirigeons vers les vignes…

MP : ‘’Je me présente. Mon nom est Margherita Pallecchi et je suis Export Manager pour Poliziano Winery depuis 14 ans pour les marchés européens. Il y a 5 ans je m’occupais de tous les marchés.

La Winery est la propriété privée de Dott. Federico Carletti que nous allons rencontrer plus tard. Federico fait partie de la deuxième génération de la famille. Il a déjà été président du Consorzio Vino Nobile di Montepulciano et est une personne influente en viticulture italienne. Son background est ingénieur agronome et il a dévoué toute sa carrière depuis sa graduation en 1978 à l’élaboration du vin.

Son père a débuté la Winery en 1961 avec environ 22 ha et c’est lui qui planté toute la vigne. Poliziano c’est réellement une affaire de famille! D’autres membres de la famille sont bien impliqués dans les opérations.

Nous avons maintenant ici 127 ha de vignes avec un autre 27 ha dans le secteur de Maremma et Cortona. Nous produisons de 800,000 à 1 million de bouteilles. Nous vendons nos vins dans environ 45 pays incluant le Québec. On peut dire que la Winery a connu une forte croissance surtout due à l’acquisition de vignobles au fil des années.  Approx. 50% de la production est exportée alors que le reste est vendu localement. Ces pourcentages peuvent varier un peu d’année en année.

Les vignes sont plantées en Cordon Royat (Spur Cordon) à 80% de Sangiovese (Prugnolo Gentile).  

Les vignes sont plantées à haute densité donc très près l’unes de l’autre avec 6,000 plants/ha. Dans les années 60 et 70 cette densité était de 3,000 à 3,500 plants/ha. Ceci philosophie contribue au fait que chaque plant est en complétion pour la nourriture du sol. Les grappes résultantes sont plus petites, sont plus concentrées avec un profil aromatique plus riche.

Nous procédons à une vendange verte vers la fin d’août afin de bien gérer les rendements et la maturité des grappes que nous voulons optimales.

Cette année (2019) nous sommes 10 jours en retard puisque le mois de mai a été froid et pluvieux et ce, malgré le fait que le débourrement a été hâtif au printemps. Nous n’avons jamais rien vu de tel depuis des années.

Les changements climatiques ont été si drastiques que nous sommes passés du chauffage de la maison à l’air climatisé en une journée. Finalement nous n’avons pas eu de printemps.

Notre type d’agriculture est durable et nous ne sommes pas organiques. Cependant nous n’utilisons pas d’insecticides et utilisons plutôt les méthodes de « confusion sérielle » chez les insectes. Nous limitons aussi l’utilisation de produits phytosanitaires.  Nous pensons nous convertir un de ces jours.

Visite du Chai

Le Chai principal vient des années 70 et il a été restauré au fil des années. Nous recevons environ de 10 à 15,000 visiteurs chaque année. Nous avons 2-3 personnes qui s’occupent des visites sur au moins 6 mois par année.

Réception des raisins

Nous arrivons à la réception des raisins qui ont tous été vendangés à la main. Les raisins sont égrappés avec une nouvelle technologie qui utilise l’oscillation des grappes. Les baies sont traitées plus doucement et ne génèrent donc aucun stress. Puis elles sont triées depuis 2014 par scanner optique ainsi qu’à la main.

Nous sommes que quelques vignobles en Toscane à utiliser cette technologie de pointe. Dans les bonnes années l’efficacité de ces scanners ne semble pas optimale car la grande majorité des raisins sont beaux. Mais dans les moins bons millésimes ils aident beaucoup. Il est très important de bien calibrer ces machines car elles sont extrêmement rapides. Les vins Premium dont les Signe Vineyards ne sont triés qu’à la main afin d’optimiser la qualité des baies.

Égrappeuse – Poliziano

Cette portion du Chai a été rénové dans les années 90. Le tout utilise la gravité pour ne pas à avoir à pomper les raisins. Il n’y a qu’un étage vers le sous-sol. Tous les raisins sont fermentés dans des cuves en acier. Pour la fermentation malolactique, nous utilisons une partie des barriques de chêne’’.

La salle de fermentation

VF : note – Nous rentrons à l’intérieur…

MP : ‘’Au début, alors que nous n’avions que 22 ha cette partie du Chai suffisait pour le vieillissement du vin. Au fil des années le Chai a été agrandi. On s’est longtemps posé la question si au lieu d’agrandir le Chai original, il n’aurait pas été mieux d’en bâtir un autre afin d’améliorer la logistique. Ça a été finalement été une décision émotionnelle d’agrandir le Chai original ou tout a débuté. Au fil des années la Winery a beaucoup changée. Des 22 ha du début, on a maintenant 125 ha. Ces parcelles sont dispersées et tout revient ici.

Même les raisins de Maremma sont vinifiés ici ce qui est une bonne distance. Ils sont transportés dans des camions réfrigérés et ça prend de 2 à 2.5 hres pour arriver ici’’.

VF : note – Nous descendons vers les cuves de fermentation…

MP : ‘’Les cuves ont une forme conique ce qui aide au chapeau à constamment se désintégrer. Tout le moût arrive dans ces cuves par gravité. Nous avons ici deux sections. La première est pour les vins haut de gamme ou les cuves sont passablement plus petites avec 9,000 litres ce qui permet la vinification parcellaire. Les vins sont « punchés » lentement plusieurs fois par jour afin d’extraire les bons tannins. Nous ne voulons de vins avec des tannins astringents. Les cuves sont toutes thermorégulées afin d’optimiser la vinification.

Dans cette deuxième section nous avons des cuves plus grandes. Et il y a beaucoup de ces cuves pour une production de 800,000+ bouteilles. … Vraiment tout est fait afin de produire des vins de qualité. Le Rosso sera fait dans des plus grandes cuves. Ici la vinification et la fermentation sont automatisés. On utilise plus de « pump over » pour ces vins afin d’aller chercher une belle extraction de saveurs et de couleur’’.

VF : Observation : En comparaison avec d’autres vignobles ce qui surprend c’est la qualité, la qualité et le haut niveau de sophistication de l’équipement de pointe dans le Chai. En fait les investissements sont beaucoup plus effectués au niveau technologique qu’au niveau marketing.

MP : ‘’En 2005 nous avons agrandi pour accueillir encore plus de barriques pour le vieillissement. Même les barriques et foudres ont une forme conique. On peut les utiliser pour la fermentation malolactique car c’est une forme de barrique qui facilite le processus. Il est en fait plus facile de nettoyer ces barriques. Ce sont donc des barriques à double usage.

Nous ne faisons pas de Riserva mais nous avons des Single Vineyards.

Vieillissement en barriques et bouteilles

Plusieurs corridors sont utilisés pour le vieillissement en bouteille. Nous avons de beaucoup d’espace. La majorité des vins vieillissement en bouteille pour de 3 à 6 mois ou plus. Le vieillissement total en barrique est d’un an à 1.5 an plus le vieillissement en bouteille.

Au sous-sol nous utilisons l’air climatisé afin de bien contrôler la température et de plus c’est bien sombre ce qui est parfait pour le vieillissement. Tout cet endroit a été créé dans les années 70 . Vous voyez des cuves en ciment mais nous ne les utilisons plus pour la fermentation mais bien pour effectuer les assemblages. La fermentation n’est faite qu’en cuve d’inox.

Peux-être qu’un jour on réutilisera les cuves de ciment mais pour le moment nous sommes à l’inoxydable.

Bibliothèque des vins – Poliziano

VF : note – Devant nous La bibliothèque des vins! Ça ressemble à La Banca de Vino que j’ai vu à Bra dans le Piémont. C’est ici qu’on rassemble tous les millésimes.

MP : ‘’Puis nous arrivons dans la salle des barriques où sont disposées 2,000 barriques et tonneaux. Au fil des années nous utilisons de moins en moins de petites barriques et de moins en moins de barriques neuves afin de laisser la place aux arômes et saveurs fruitées et ainsi accentuer la complexité des vins.

Si on comparait un 2000 à un 2015 on verrait que les notes boisées sont beaucoup moins présentes. C’est véritablement un changement de style dans nos vins. Nous utilisons des barriques et des foudres de chêne français. Deux millésimes sont à vieillir présentement soient le 2017 et le 2018. Sous peu nous allons embouteiller le 2017 et nous libérerons de l’espace pour le 2019 qui s’en vient. Ici il y a toujours 2 millésimes qui vieillissent côte à côte. Nous contrôlons la température ainsi que l’humidité avec les ‘’sprinklers’’. ‘’

Rencontre avec Dott. Federico Carletti

VF : note – Nous sommes de retour à la réception ou nous rencontrons Dott. Federico Carletti le propriétaire de Poliziano pour la dégustation des produits de la maison.

VF : « Je suis impressionné par le nombre élevé de petites cuves qui vous permettent la vinification parcellaire.  Vraiment une orientation qualité ».

FC (Dott. Federico Carletti ):  ‘’Nous avons débuté il y a 20 ans cette approche parcellaire et ce dans tous les aspects de la Viti et viniculture incluant le vieillissement. Nous vendangeons à la main et nous respectons la typicité des cépages et des terroirs.

Dans les 10 dernières années nous avons fait beaucoup d’analyse de sols afin d’optimiser les bons cépages avec les bons sols. Il y a de ça 20 ans, nous avons fait ce que nous voyons maintenant comme une grosse erreur.

Nous avons 2 Single Vineyards dans le Vino Nobile et nous avons décidé alors de faire les vins dans un style Bordelais. Le terroir de Bordeaux est bien spécifique et finalement n’est pas du tout le même qu’on retrouve dans notre appellation. Nous avons une myriade de sols, d’altitudes, d’expositions etc. Finalement nous avons réalisé qu’il fallait mieux mettre en valeur ces variations en respectant les cépages et les sols qu’en essayant de copier le style d’une autre région. Maintenant j’ai changé de philosophie. Je ne tente plus de faire des vins comme à Bordeaux. J’étudie les sols, j’essaye de comprendre les particularités de chaque terroir et de voir ce qu’il me donne comme vin. Maintenant l’approche pour moi ce que nous faisons avec nos Single Vineyards.

Et vous serez aujourd’hui les premiers canadiens à déguster le deuxième Single Vineyards de Poliziano qui n’a jamais été vendu en Amérique du Nord’’.  

VF : ‘’Quelle est votre position sur le pourcentage de Sangiovese à être utilisé dans l’élaboration de vos vins et sur l’utilisation des cépages internationaux’’?

FC : ‘’Il à y 40 ans il n’était pas facile de faire un bon vin avec le Sangiovese. Les plants de vignes et les types de Sangiovese étaient différents. Dans notre Rosso nous avons par exemple 20% de Merlot. Je veux faire de bons vins. Maintenant nous envisageons des clones différents et ce dans les meilleurs terroirs ce qui permet l’utilisation de Sangiovese à 100%.

D’ailleurs, les vins que nous allons donc déguster sont le : Rosso di Montepulciano 2017 avec 20% de Merlot , Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 15% Merlot, Asinone Single Vineyard Vino Nobile di Montepulciano 2016 avec 10% d’autres cépages et le Caggiole Vinio Nobile di Montepiulciano 2016 est élaboré avec  100% de Sangiovese.

Nous faisons 1,000,000 de bouteilles avec 130 ha à Montepulciano et 27 ha à Maremma et Cortona. À chaque année dans ma tête j’améliore la qualité de nos vins. Par exemple nous avons augmenté la densité de plantation avec 6,000 plants/ha et ce depuis les années 90.

Avec les changements climatiques nous avons réduit à environ 5,000 plants/ha. Nous évaluons l’agriculture organique dont nous implantons certains des principes. Nous sommes experts dans beaucoup de ce qui touche la vitiviniculture pour avoir constamment expérimenté au fil des années.

Nous avons introduit beaucoup de technologies de pointe comme par exemple la sélection (tri) optique. Mais je ne l’utilise que surtout pour le Rosso. Pour les autres vins nous faisons le tri à la main. Le tri optique est extrêmement rapide et brasse un peu le raisin durant le processus.

J’ai visité l’année dernière le Château Montrose et j’étais fier de voir qu’ils appliquaient la même philosophie au niveau du tri entre autres.

Mais, ce qu’il y a de plus important c’est le terroir. Nos deux Single Vineyard proviennnet de deux sols totalement différents et on peut voir de grandes différences lors de la dégustation’’.  

VF : « Et le futur réside où selon vous? »

FC : « Avec des vins élaborés à partir de 100% de Sangiovese. Dans un autre ordre d’idée il ne faut pas oublier le réchauffement climatique qui nous a forcé d’apporter plusieurs changements. Nous coupons par exemple les feuilles plus jeunes qui ont tendance à produire du sucre ce que nous ne voulons pas. Nous gardons les plus vieilles feuilles et on protège les grappes avec. La gestion du feuillage a complètement changé. Auparavant ou « ouvrait » les feuilles le 10 juillet. Maintenant nous faisons cette opération le 10 septembre. Il ne faut pas que les grappes de Sangiovese cuisent sur le plant.

J’ai mis beaucoup de temps à sélectionner les clones de Sangiovese et je crois avoir trouvé les meilleurs. Ça nous permet de focaliser sur le Sangiovese et ajouter ainsi de la typicité à nos vins.

Nous utilisons entre autres seulement nos levures que nous produisons nous même.

La maturation du fruit est très importante pour moi. Je ne fais jamais l’analyse des baies. J’y goûte plutôt pour mieux comprendre ou le raisin est rendu . Donc je me promène dans les vignes avec mon oenologue et nous goûtons aux raisins. Nous prenons nos décisions sur le niveau de sucre, d’acidité , la maturation phénolique et nous sommes capables de dire quand il faut débuter les vendanges.

J’aime les vins qui sont riches et qui ont du corps. Je n’aime pas les vins verts avec des arômes herbacés.

La dégustation

Poliziano, Rosso di Montepulciano, 2017, $22.50, cépages : Sangiovese (Prugnolo Gentile) 80%, Merlot 20%, sucre : 2.4 %, alc. : 14.5%, code SAQ : 13630343.

J’ai été surpris par la structure de ce vin. De plus, les notes de chêne sont très discrètes (vieillissement de 6 mois de 20% du vin). Il a du corps, de la mâche, la texture est bien veloutée

et les notes de fruits (cerises noires) sont bien mûres. J’ai de plus perçu quelques notes florales. Les tannins sont charpentés et tissés bien serré et l’acidité est bien présente. Aucune note herbacée. Tellement beau, c’est définitivement un vin à acheter!!

FC : ‘’En 2009 nous avons commencé à vendanger alors que tous les autres vignerons avaient terminé. Nous avons quand même à vendanger 89 ha de Sangiovese et ça nous prend 2 semaines. Je prends des risques pour atteindre cette maturité’’.

Poliziano, Vino Nobile di Montepulciano 2016, $32.00, cépages: Sangiovese 85%, Merlot 5%, Cannaiolo 5%, Colorino 5%, sucre : 1.5 g/l, alc. : 13.5%, code SAQ: 11194832.

Ce vin a effectué un vieillissement de 15 mois en barrique. Le millésime 2016 en est un bien classique. C’est un vin dans lequel on perçoit beaucoup d’équilibre, une très belle acidité ainsi que de beaux arômes de cerises et d’épices douces. La structure tannique est superbe et il dégage une belle impression de volume en bouche. Un vin bien sphérique. On perçoit la complexité sans les saveurs et arômes boisées.

FC : ‘’On utilise des barriques de 500 à 600 litres. Il n’y a qu’une petite partie des barriques qui sont neuves. À ce sujet nous avons beaucoup évolué au fil des années.’’

Poliziano, Asinone, Vino Nobile di Montepulciano, 2016, (le 2015 est disponible à $63.75), cépages : Sangiovese 90%, Colorino 10%, code SAQ : 13787543.

FC : ‘’C’est le plus vieux des deux Single Vineyards. Les sols de cette parcelle sont particulièrement pauvres avec des sols d’argile et de roches rouges. La production de ce vin est très limitée’’.

Un vin qui s’ouvre sur des effluves de fruits bien mûrs, d’épices douces, de cuir. La bouche volumineuse est veloutée, la texture élégante sur des tannins bien charpentés et tissés bien serré. Tout est en équilibre et en finesse!! D’une longueur et persistance assez incroyable!!

Poliziano, Le Caggiole, Vino Nobile di Montepulciano, 2015, non disponible au Québec.

FC : ‘’Le Caggiole provient de sols composés de fossiles et de coquillages. On y retrouve de l’argile (29%) et aussi pas mal de sable. Nous avons débuté la sélection en 2013. Nous n’en avons pas fait en 2014. Puis 2015 le vin était beau et en 2016 nous avons  finalement décidé d’en faire notre deuxième vin Single Vineyard’’.

Élaboré à partir de 100% Sangiovese ce vin est très élégant, fin avec un côté féminin. Le vieillissement est fait dans des barriques un peu plus grande que pour l’Asinone.

Ces deux parcelles ne sont qu’à 500m l’une de l’autre ce qui est assez surprenant étant donné le profil aromatique tellement différent entre les deux vins. L’impact des sols sur ce vin est remarquable.

Dott. Federico Carletti et Claude Lalonde (Vinformateur) à droite

Vignobles de Larose: Des Crus Bourgeois de niveaux ‘’Supérieur’’ et ‘’Exceptionnel’’!

Cette semaine j’avais le plaisir de revoir Franck Bijon Directeur Général et Technique des Vignobles de Larose tous situés dans le Médoc. Circonstances plus qu’intéressantes car cette rencontre coïncidait avec l’annonce de la nouvelle classification des Crus Bourgeois de Médoc dont font partie les propriétés des Vignobles de Larose soient : Château Larose Trintaudon (Saint-Laurent, Médoc), Château Larose Perganson (Saint-Laurent, Médoc), Château Arnauld (Arcins) et la plus récente acquisition en 2019 du Château Tour de Pez (Saint-Estèphe).

Le classement des Crus Bourgeois du Médoc 

C’est en 1932 que les producteurs de vins ainsi que la Chambre de Commerce décident de reconnaître 444 Crus Bourgeois du Médoc. Puis en 1962, l’union des Crus Bourgeois est créée. C’est en 2003 que la première classification officielle est mise sur pied et compte 247 châteaux. Cependant en 2007 certains châteaux déclassés contestent en cours cette reclassification et gagnent leur cause ce qui entraîne l’annulation de cette classification.

Après un travail acharné de 10 ans, L’Alliance des Crus Bourgeois annonçait une toute nouvelle classification qui regroupe 249 châteaux répartis sur les 8 appellations du Médoc soient : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe.

Video en 3D du Médoc. Source: Pierre Le Hong Infographe

Cette classification comporte des nouveautés :

Celle classification est valable pour 5 ans ce qui permet aux producteurs de mettre sur pied des plans d’affaires quinquennaux.

Tous les vins ont été sélectionnés selon des dégustations à l’aveugle (sur 5 millésimes de chaque vin de 2008 à 2016) effectuées par des experts reconnus mais dont le nom n’a pas été publié. Donc aucune influence indue.

On réintroduit les 3 niveaux de classification soient : Cru Bourgeois (179 Châteaux), Cru Bourgeois Supérieur (56 Châteaux) et Cru Exceptionnel (14 Châteaux).

Les producteurs qui présentaient leurs vins pour les classifications Supérieurs et Exceptionnels se devaient de présenter leurs plans de marketing, de communication, leurs cahiers de pratiques agricoles et environnementales ainsi que leurs techniques viticoles et vinicoles.

J’ai inclus la liste des Châteaux qui sont reconnus comme Crus Bourgeois. Cliquez sur le lien suivant. https://www.crus-bourgeois.com/

Vignobles de Larose

Les Vignobles de Larose sont la propriété de la compagnie d’assurances Allianz et ce depuis 35 ans ce qui est particulier. Ceci apporte une solidité financière à l’entreprise et en retour permet des acquisitions (Château Arnauld 2007 et Château Tour de Pez en 2019) et des investissements tant au niveau viticulture, viniculture qu’au niveau oeno-tourisme. En fait des investissements importants à ce niveau sont à être effectués.

Vignobles de Larose

Vignobles de Larose est un joueur important au sein des Crus Bourgeois non seulement avec ses 4 Châteaux mais aussi avec ses 255 hectares de vignes, une production de 1.3 million de bouteilles dont 30% à l’export le tout selon une philosophie d’agriculture durable et certifiée Haute Valeur Environnementale.

Franck Bijon – Vignobles de Larose

La dégustation

Nous avons dégusté 4 vins chacun sur 2 millésimes : Château Larose Trintaudon dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur, Château Larose Perganson dont le Cru Bourgeois a lui aussi été classé parmi les 56 Châteaux classés Supérieur ainsi que le Château Arnauld dont le Cru Bourgeois a été classé parmi les 14 Châteaux classés Exceptionnel.

Le Château Tour de Pez dont on a récemment fait l’acquisition a été classé Cru Bourgeois. L’équipe des Vignobles de Larose est à mettre en place des actions qui en amélioreront le classement.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), Haut-Médoc, 2016, $29.00 (avant taxes), cépages : Cabernet-Sauvignon 42%, Merlot 58%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Ce vin s’ouvre sur des effluves de poivron, d’épices douces et de cerises. La texture est veloutée, l’acidité assez présente et les tannins sont d’équilibrés à charpentés et tissés bien serré. Bien sphérique en bouche, le tout est bien souple avec des flaveurs de griottes, de cuir et de prunes sur une finale bien fruitée.

Château Larose Trintaudon, Cru Bourgeois Supérieur, Haut-Médoc, 2016 (à partir du 2018), $26.35, cépages : Cabernet-Sauvignon 47%, Merlot 47%, Petit Verdot 6%, code SAQ : 11835388.

Sur des notes de crèmes de fruits rouges bien frais, soupçon de vanille et de fruits noirs (cassis, mûres). La bouche est veloutée, les tannins sont suaves et bien charpentés en même temps (il a plus de puissance que le 2011), quelques flaveurs de torréfaction bien intégrée, de cerises noires, le tout est bien équilibré et d’une belle longueur.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2008, $33.99, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 45%, Petit Verdot 5%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Un ‘’gros vin’’ tout en élégance! Sur des notes de torréfaction, de prunes, de fruits noirs (cassis, mûres) et un soupçon de poivrons. Beaucoup de volume en bouche avec des tannins bien denses, charpentés et tissés bien serré (légère astringence). Des flaveurs de griottes, de cigare, de chololat et de fruits noirs. Très long en bouche et élégant.

Château Larose Perganson, Cru Bourgeois Supérieur (à partir du 2018), 2012, $35.50, cépages : Cabernet-Sauvignon 50%, Merlot 50%, code SAQ : 12116385.

Bien complexe sur des effluves de truffes noires, de fruits rouges et noirs (cassis) et de chocolat. La bouche est puissante et élégante avec des tannins bien charpentés. D’une longueur assez impressionnante.

Le Magnum 2015 fera son entrée en succursale à compter de la semaine prochaine 9 mars 2020.

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2012, $60.00, cépages : Cabernet-Sauvignon 64%, Merlot 36%, code SAQ : 13987772.

Puissance et élégance! Sur des arômes de fruits noirs, de notes de cigare et d’épices douces. La bouche est dense et puissante et les tannins bien charpentés (64% Cabernet-Sauvignon) et élégants. Une main de fer dans un gant de velours!

Château Arnauld, Cru Bourgeois Exceptionnel (à partir du 2018), 2014, $58.93 avant taxes, cépages : Cabernet-Sauvignon 63%, Merlot 27%, Petit Verdot 10%. Disponible en importation privée (IP) en contactant l’agence. Marchands des Amériques.

Bel équilibre entre la puissance, l’élégance et les notes fruitées. Le nez dégage des notes mentholées et de cèdre ainsi qu’une certaine torréfaction. Beaucoup de tension et de minéralité dans ce vin. Longueur exceptionnelle.

Restaurant La Chronique

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